Confies-toi à la mer [Pv.Sachiko]

rédigé par Asriël Yphbioptrasi le Mar 10 Avr - 13:16
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ft. Sachiko Hesediel
Le passé nous hante toujours.
Confies-toi à la mer

[Elle]

Tu ne sais pas pourquoi, tu avais accepté.
Après tout, c'est ton boulot d'accompagner ce genre de sorties - tu est prof, tout de même. C'est ton devoir d'être là pour les élèves, ton devoir de les aider, de les accompagner. Puis, tu les aimais bien - tu aimais pouvoir passer du temps avec eux. Ils étaient un peu comme tes enfants - tes enfants que tu n'auras sûrement jamais. Alors tu appréciais ces petits moments où ils pouvaient voir en toi un peu plus que leur prof - mais leur accompagnant, leur tuteur s'il le faut.
Alors tu avais accepté de les accompagner, pour cette sortie à la plage.

Tu avais mis une robe, pour cette journée. Une longue robe ceinturée à la taille, qui descendait jusqu'à tes pieds - et ainsi, on ne voyait pas tes jambes. Elle avait des allures de toge grecque, et cachait ta pudeur. Tu avais attaché tes cheveux en une tresse, aussi - pour que leur longueur ne te dérange pas trop, et que la chaleur ne t'étouffe pas. Car il faisait chaud - mais ce n'est pas pour autant que tu te changerais. Tu avais même mis tes gants - tes éternels gants que tu ne quittais seulement pour te laver les mains, ou si la situation l'exigeait. Mais sinon, tu gardais toujours cette protection de soie sur ta peau - qui te protégeait et de la saleté, et des regards sur tes frêles mains.
Tu avais un sac en bandoulière qui contenait quelques objets dont tu pourrais avoir besoin, comme du gel désinfectant pour les mains, des bouteilles d'eau et des fioles vide - et plus encore. Tu te balades toujours avec ces fioles, car tu ne sais jamais quand l'odeur mentholée viendra si tu décides de ne pas l'appeler par toi-même.

Après avoir rejoint tes élèves et quelques autres collèges, vous vous étiez tous dirigés vers la plage. La plage - cet endroit empli de monde. Cet endroit où les autres se rassemblaient, à moitié nus - où ils se touchaient, s'échangeaient, te regardaient. Un enfer absolu, surtout pour toi - toi qui ne supporte ni le toucher des autres, ni leur nudité. Toi qui ne supportait pas d'être proche de saleté, de parasites ou de microbes - et qui pourtant, savait que ces gens s'amusaient dans ces eaux, et à même le sable.
Rien que l'idée de marcher sur le même sable te donnais des frissons et des nausées - mais tu faisais avec, tu prenais sur toi. Tu respirais profondément, et tu te disais que tu suivis le seul chemin qui n'avait pas été souillé.
Ça t'aidait un peu.

Lorsque vous aviez atteint la plage, et que vous fassiez face à la mer, il fut demander de vous changer. Les élèves, autant que les profs. Tu avais secoué la tête, un sourire désolé sur les lèvres - tu resterais sur la berge, à vérifier que tout se passait bien, et à surveiller les élèves qui prendraient un bain de soleil. Tu étais déjà assez mal à l'aise de te retrouver au milieu de tes élèves et collègues à moitiés nus - même s'ils étaient comme une famille, pour toi. Tu n'allais pas non plus de dénuder devant eux - exposer ton corps si intime à tout le monde. Ton corps si étrange, si désolant - ton corps que, aujourd'hui, tu n'aimais pas.
Ton corps souillé et impur.

Tes collègues avaient beau te taquiner et te tapoter l'épaule pour t'inviter - ce à quoi tu répondais par un mouvement de recul immédiat - tu ne te changerais pas. Tes élèves avaient beau te prier en tirant sur ta robe, insistant sur les « Madame ! » ou « Monsieur » pour les quelques étourdis, tu ne ferais rien - au mieux, tu tremperais tes pieds dans l'eau - cette eau qui te paraissait sale, souillée par tout le monde qui y entrait, et par ce qu'ils pouvaient y faire. Tu pourrais y poser le pied, donc - mais l'idée te procurait à nouveau un frisson de dégoût.

En surveillant tes élèves, tu l'avais remarquée - Elle. Tout comme toi, elle refusait de se changer, de se déshabiller. Tu te disais qu'elle avait peut-être un complexe sur son corps, mais ce n'est pas la première fois que tu la remarquais. En cours, ou avec les autres, elle était froide - et elle lançait aux élèves masculins des regards qui auraient pu tuer. Elle semblait à la fois les fuir, et vouloir les annihiler - et tout comme toi, elle ne semblait pas friande des touchers.En fait, elle te faisait penser à toi, plus jeune - et tout de même à toi, maintenant.
Tu te demandais si elle avait eu des problèmes - si elle en avait toujours. Alors, en tant que prof - en tant que mère, père, tuteur - tu te devais d'être là, pour elle.

Tu t'étais donc rapprochée d'elle, en fixant la mer. Tu laissais tout de même une distance raisonnable entre vous deux - car malgré tout, tu avais peur. Même si elle était complètement différente de lui, tu ne pouvais t'empêcher d'avoir peur de chaque personne que tu approchais, ou qui t'approchait. C'était devenu une partie de ta vie.

Tu baisses donc le regard sur elle, esquissant un de tes beaux sourires - et tu déclares calmement et posément:

« Tu ne veux pas t'amuser dans l'eau ? Il fait chaud, pourtant. Tu devrais te rafraîchir. »

Tu passes une main dans tes cheveux doux, et reportes ton attention sur l'étendue de la mer. Même si elle doit être remplie de terribles choses, elle est belle, magnifique, éclatante. Elle brille, et pourtant elle est si mortelle - une parfaite fresque.

« Enfin, tu pourrais me poser la même question, j'imagine. Je ne te forcerais pas, ne t'en fais pas. Je pense que je peux comprendre. »

Tu gardes ton sourire, et tu la regardes à nouveau - le visage rayonnant comme le soleil dans le ciel.

« Mais ne va pas te déshydrater ou faire une insolation non plus... Je peux t'accompagner pour aller chercher une limonade ou une glace, si tu veux. »

Tu espères ne pas être impoli - ni l'effrayer. Après tout, tu veux juste l'aider.
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