Le Napoléon du crime [Pv Scott <3]

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Dim 8 Avr - 23:53
Cette journée commence par un matin comme les autres. Un matin comme les autres où je me lève assez tôt pour avoir le temps d'aller courir une bonne demie-heure, pour me vider l'esprit. Je suis toujours le même rituel ; j'enfile mes affaires de sport à la va-vite, puis je sors de notre résidence, et prends un grand bol d'air frais. Larsaru et Liam dorment encore, assurément. Scar' en revanche est peut-être déjà debout. Je laisse le vent du matin me mordre les mollets, tandis que mes yeux sont dirigés vers le soleil, qui jette déjà quelques timides rayons disperser les ténèbres nocturnes. Toujours au rendez-vous. Bientôt, il se lèvera avant moi. C'est agréable de voir l'été approcher. Je souris brièvement, avant de partir en marchant vers le self, pour aller prendre un café et une tartine avant de commencer ma course - histoire de ne pas faire un malaise dés les premiers mètres. Ceci fait, je repars en petites foulées. Les brins d'herbe caressent mes chevilles quand je frappe le sol de mon pied, et déjà quelques oiseaux chantent leur sérénade à l'aurore. Ce théâtre où la lumière triomphe magnifiquement de l'ombre, où la nature s'éveille doucement, petit à petit, feuille par feuille, où la pureté du jour est la plus resplendissante, ce théâtre est exclusive aux yeux des âmes matinales. Ce moment court et éphémère où le coeur de la nature est grand ouvert ; c'est probablement pour cela qu'on dit que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt.

Retour à la résidence, douche, habillage, préparation du sac, puis je pars déjà en cours. La matinée passe vite, j'étudie de nouvelles notions d'algorithmique pendant deux heures en maths, avant de partir en devoir de géographie, dont le sujet porte sur la pauvreté de la population dans certains pays, la cause de cette dernière et les aménagements mis en oeuvre par l'état pour résoudre ce problème. Comme d'habitude, j'ai travaillé ma leçon : le contrôle passe tout seul. Je pense que j'y récolterai une bonne note... Ou du moins, j'espère. Je termine la matinée par une séance de chimie. Coup de chance, aujourd'hui, c'est travaux pratiques. La consigne est simple, et presque tout le monde accomplit la tâche sans trop de difficulté. Une fois le cours fini, la plupart d'entre nous se précipite vers le réfectoire pour manger le plus vite possible, comme si nous n'avions pas deux heures et demi devant nous pour le faire... De mon côté, je décide de faire un tour à la bibliothèque.

J'arrive tranquillement dans la bibliothèque, mon livre en main. C'est une pièce de théâtre, un classique. C'est nécessaire de s'adonner à ce genre de littérature de temps en temps, pour apercevoir la manière de penser de grands auteurs. En général, c'est plutôt ressourçant et ludique. Et puis ça fait toujours gagner quelques points de glisser une citation par-ci par-là en commentaire de texte. Mais je n'ai pas le temps de m'asseoir que j'aperçois un type plutôt... Intriguant. Une alarme s'allume immédiatement dans mon cerveau. Il est dangereux.

Je reste figé entre deux tables comme un idiot, ne pouvant détourner le regard. Je ne pense pas qu'il m'ait remarqué. Déjà une bonne nouvelle. En vérité, pour l'instant, il semble assez passif. Je prends le temps de l'étudier du regard. Cheveux noirs, attaché, un casque, des marque jaunes sous l'œil droit. Je pense avoir relevé assez de signes distinctifs pour pouvoir le reconnaître au besoin. Maintenant, je dois agir. Je sais parfaitement ce qu'il est. Je connais ce genre de personne. Ces yeux. Je sais qu'il faut s'en méfier. C'est un cannibale. C'est un criminel. Il a probablement déjà du sang sur les mains. Bon sang, mais que fait un cobra royal ici ?!

C'est à moi d'agir. Sa couverture semble parfaite, pour tout le monde, c'est un étudiant comme les autres. Mais je sais de quoi il en retourne. Son âme n'est que parjure. Ses paroles sont poisons. C'est absolument certain : il projette de tuer quelqu'un. Ou bien une tuerie de masse, qui sait ? Action, réaction. Je dois réfléchir vite. Plus vite. Il est dangereux, il est devant moi, nous sommes trop nombreux pour qu'il m'attaque, c'est une occasion d'agir gratuite. Je dois la saisir. Peut-être que la prochaine fois que je le verrais, il sera là pour mettre fin à mes jours. Pour me dévorer.

Je m'avance d'un pas résolu, avant de me rendre compte que je pourrais être bien plus subtil. Je tisse un scénario dans mon esprit. Oui, ça me paraît être une bonne idée. Je vais paraître gentil, timide et sociable. Je vais faire semblant de vouloir être son ami. Je vais me rapprocher de lui, le pousser à l'erreur, à l'imprudence. Et là, bingo. Avec un peu de chance, il sera trop attaché à moi pour m'assassiner. Quelle horreur, je vais devoir sympathiser avec un criminel. Pour avoir des preuves suffisantes pour le mettre en prison plus tard. La marge de risque de cette manœuvre ne dépend que de lui et moi. C'est celui qui fait confiance à l'autre en premier qui a perdu. Mais je pars avec un avantage certain : j'ai conscience de la situation, et pas lui. Et en vérité, si je me débrouille bien, il ne devrait s'en rendre compte que quand ça sera trop tard. Je continue donc ma marche vers sa table d'un pas plus discret. Plus normal. J'arrive à son niveau. C'est le moment d'agir. Le premier contact. Je ne peux pas tout rater maintenant. Je réussis à lui donner un sourire timide. Parfait.

"Hmm... Excuse moi, je peux m'asseoir ici ?
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Dim 15 Avr - 0:31
J'avais oublié à quel point les cours étaient ennuyeux : rester assis sur une chaise à écouter un adulte et à écrire ce qu'il nous dicte, et ce, à longueur de journée, cinq jour sur sept. Il y a ces quelques exceptions, modifiant ce schéma répétitif, mais n'arrivant pas à susciter la moindre once d’intérêt chez moi. Pourtant, je suis en train de jouer les élèves modèles, à écrire ce que je juge intéressant, à écouter chaque mot qui sort de la bouche de ce professeur, et surtout, à me faire le plus discret possible. La moindre erreur serait fatale pour moi, petite ou grande ; une seule, et c'est la fin assurée. Ce n'est pas vraiment ce que je recherche...

Un cahier posé à plat sur la surface du pupitre et un stylo entre mes doigts, je conclue ma dernière phrase par un point final, puis quelques secondes plus tard je me mets à détailler du coin de l’œil la salle de classe dans laquelle je me trouve, ainsi que ceux qui la compose, pour "prendre mes marques" comme le diraient certains. Dans l'ensemble, la classe et ses composants sont tout à fait banals et cliché ; digne d'une classe remplie d'intellos. Pour dire vrai, je m'attendais à ce genre d'ambiance, et ce cadre calme et sérieux était celui que je désirais le plus dans ce pensionnat. Alors, je ne vais pas m'en plaindre. Mais d'un côté, cette atmosphère accentue plus mon impression d'être le loup au milieu des moutons, d'être le triangle au milieu des cercles. Enfin, le professeur poursuit son cours après que les derniers retardataires aient rendu leurs copies. Les cours qui suivirent furent simple à comprendre et à noter, le contrôle lui, facile à remplir.

Pour un premier jour, je suis plutôt fier au niveau du travail.~

Lorsque le dernier cours de la matinée se termine enfin, je me mêle aux premiers élèves à sortir de la salle de cours et me sépare d'eux, après avoir constaté que beaucoup d'entre eux vont directement aller manger. J'erre les première secondes dans le couloir, à la recherche d'un endroit calme et isolé, où les chances de croiser quelqu'un sont minces, de préférence inexistantes. Mes yeux sont ceux qui me trahissent le plus, j'ai sentis dans mon dos le regard des autres et heureusement, la plupart n'ont pas deviné à quelle espèce j'appartenais ou du moins, je suppose que personne ne l'ont deviné. J'espère. J'avoue ne plus trop être en confiance pour le moment à cause de leurs stupides messes basses dans mon dos... C'est stressant, ça me rend horriblement mal à l'aise...

Je rigole. Je ne vais pas être mélancolique pour des petits chuchotements dans mon dos ! Je vais en rire même ! A force on s'y habitue à ce mode de vie.~

Pour une raison que moi seul connaît, je lâche un léger rire discret à cette pensée avant d'entrer dans la première salle que je rencontre sur le chemin. Je lève les yeux sur ce qui m'entourent, et de par les piles d'étagères remplies de bouquins qui dominent largement la pièce, je devine que je me trouve dans une bibliothèque. A mon plus grand bonheur, il semble qu'il n'y a personne en ces lieux, je vais pouvoir tranquillement me relaxer. Je me dirige alors vers un coin proche d'une fenêtre pour m'installer contre cette dernière, déballer un bonbon que je me mets directement dans ma bouche et me laisse transporter par la musique via mon casque. Le regard fixé sur un point invisible et l'esprit transporté, je finis par rapidement me perdre dans mes pensées les plus profondes. De mon casque sort de la musique classique, un genre que j'apprécie particulièrement, ce qui étonne mon entourage, me pensant être plus pour le métal et/ou le rock, mais il faut croire que je suis bien plus pour le calme. C'est relaxant et vachement idéal pour dormir ! Ces moments où je suis seul sont les meilleurs... Je suis sans masque, moi-même et libéré du monde réel.

Soudain, je suis interpellé par une voix qui m'est inconnue ; le volume de la musique étant assez bas, je n'ai aucun mal à entendre la requête de l'individu qui me dérange actuellement. Je pose alors mon regard doré sur lui en coupant la musique et en baissant mon casque au niveau de ma nuque. Je n'aime pas montrer cette face de moi. Revenons à celui qui m'a fait redescendre sur terre, je le dévisage de haut en bas, et je ne m'en gêne pas vraiment. Après un cours laps de temps, je décide de lui rendre un sourire rassurant, véritable ou non. On s'en fout.

" Si tu veux. De toute façon je ne trouve pas d'inconvénient. "

Oh si il en a, mais ne faisons pas le méchant dès le premier jour.~

" Tu es dans la classe 1 non? "
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Jeu 19 Avr - 22:44
Le suspect - ou plutôt futur coupable - enlève son casque avant de lancer sur moi un regard perçant. Ses yeux jaunes paraissent terrifiants, c'est probablement la dernière chose que verra sa victime - que je verrais, si je suis maladroit. Ses pupilles en formes de petites amandes me scrutent. Je connais ce regard, il m'examine, m'analyse. Suis-je digne de son intérêt ? Je ne trésaille pas devant ses yeux impériaux, mais je ne les défie pas non plus. Je reste aussi neutre que j'y arrive. Je réussis même à légèrement plisser le coin de mes lèvres - à contrefaire un sourire. Il ne se gêne pas pour promener son regard sur moi, il m'examine de la tête aux pieds sans aucune trace de honte. Je me demande bien ce qu'il cherche. Enfin, la vérité, c'est que je me demande quel est la première impression que je lui ai faite. Peut-être que sa pupille saurienne cherche un frisson, un tressaillement qui lui ferait dire que je suis sur mes gardes. Ou bien il cherche des indices sur ma personne, auquel cas cela veut dire qu'il s'intéresse à moi. Je ne suis pas sûr que c'est quelque chose qui me plairait, à bien y réfléchir. Si seulement j'avais le pouvoir de lire dans les pensées, ou bien de changer d'apparence... Voilà qui me serait bien plus utile pour être un bon détective que de pouvoir créer de futiles lumières dans le ciel...

Son inspection semble terminée. C'est l'heure du grand verdict. Et c'est... Un sourire. Trop discret pour savoir s'il est contrefait, il indique tout de même que mon interlocuteur à l'air de vouloir faire bonne impression. Et c'est potentiellement une bonne nouvelle pour mon opération. Mais ne tirons pas de conclusions hâtives, il peut aussi avoir décidé que mon cou sera celui dans lequel il plongera son couteau, et vouloir me mettre en confiance pour mieux me trahir plus tard. Enfin, dans ce cas, il me sous-estime. Et ça, c'est certain que c'est une très bonne nouvelle. Reste encore à faire l'idiot surgissement longtemps pour qu'il commette l'erreur. Celle qui le mènera à la déchéance. Avec un peu de chance, s'il a un statut important, je devrais pouvoir commencer à me tailler une réputation à l'international... "Drame au pensionnat Monokuro : Carl Secerman, du pays des vautours, déjoue une tentative de meurtre d'une terrible cobra royal infiltré parmi les élèves. "

" Si tu veux. De toute façon, je ne trouve pas d'inconvénients. "

Je laisse s'échapper un sourire amusé, pour dire que je prends sa remarque comme une blague. Mais c'est également possible que ça n'en soit pas une, quand j'y pense bien. Mais dans ce cas-là, il n'aurait pas l'air de me considérer comme une future proie. Ou alors il ment, et dans ce cas je suis déjà en train d'aller vers son piège. Enfin, je crois que je surinterprète. Au mieux, c'était simplement une boutade, et au pire ce n'est qu'un serpent associable et pas assez sur de lui pour commettre un meurtre pour l'instant. Avec un peu de chance, il est assez socialement désespéré pour s'attacher à moi. Et là, c'est jackpot, je devrais être protégé de toute tentative d'assassinat. Ouais, il faut absolument que je devienne l'ami de ce type. J'ai encore trop de choses à faire avant d'être tué.

" Tu es dans la classe 1 non? "

Je retiens un haussement de sourcil. Bonne analyse. Je suis curieux de savoir comme il a trouvé ça, sachant que moi, je n'ai pas encore trouvé dans quelle classe il pouvait être - bien que maintenant, je pense qu'il est également dans la classe 1 puisqu'il a l'air d'avoir une bonne capacité d'observation, et surtout que sa question le sous-entend presque. Mais alors pourquoi cette question ? Est ce qu'il essaye de sociabiliser pour m'attendrir, et faire de moi une victime potentielle ? Je dois faire attention. C'est moi qui dois mener la danse à chaque instant, pas lui. C'est une position dure à tenir, mais je ne le laisserai pas me la disputer longtemps. Commençons par une réponse frivole et simplette ; mon masque du jour sera celui du petit gars timide mais finalement sympathique. Je revêts alors mon accessoire type : un grand sourire un peu niais.

"Exactement, en 5ème année. Comment tu étais au courant ? Enfin, peu importe... Et toi ? T'es aussi de la 1 ?"

L'expression familière renforce tellement mon côté petit bonhomme niais et stupide que j'y croirais presque moi-même... Enfin, c'est typique de réutiliser des expressions de ce type, avec un raccourcis très argotique, qui fait très moderne, souvent pompée des plus agés... Je pense avoir tiré un bon coup, je ne pense rien rajouter. Il ne faudrait pas qu'il comprenne que je suis très curieux à son sujet, non. Pour lui, je ne suis rien de plus qu'un petit garçon qui s'intéresse à lui, sans réelles raisons... Tombera-t-il dans le panneau ?
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Dim 22 Avr - 1:42
Mes doigts tapent à répétions contre la surface de la table tandis que mes yeux restent scrutés sur lui, un délice pour les oreilles de certains et un supplice pour d'autres. En vérité je cherche à le perturber, à chercher un quelconque gestes chez lui ou bien une expression qui aurait de délicieuses chances de me régaler. Je le fixe de façon insistante, sachant déjà que mes yeux dorés sont tout sauf du genre à mettre à l'aise la personne ayant attiré mes deux billes d'or ; je rajoute par dessus, mes doigts tapant dé façon frénétique la table qui me sert d'accoudoir pour lui foutre encore plus de pression.

Chiant et lourd ? Ce sont mes surnom ouais, et je suis parfaitement conscient de mon comportement. Quoi que j'ai la possibilité d'encore y rajouter quelque couche, comme me lever pour lui faire face, aller... Je dois bien le dépasser d'au moins vingt centimètres non ? Sur ce point là je ne peux qu'en faire qu'une bouchée, et puis son corps m'a l'air pas mal simple pour moi à abîmer. Par contre je reste un peu en retrait à cause de ses doigts, ils sont étranges, particuliers ; je suis sûr que si ma peau entraient en contact avec, j'aurai de belles cicatrices pour au moins quelques bonnes semaines. Au bout du compte, je veux juste le rendre réellement mal à l'aise au point d'en perdre ses mots, ou même sa voix. Oups, mon mauvais côté ressort... ~ Je devrai faire attention à ça également ; ça pourrait être extrêmement fâcheux et pourrait me mettre dans une situation vachement délicates. Je veux éviter ça à tout prix.

- J'ai une bonne vue et une bonne mémoire. J'ai commencé les cours aujourd'hui, et comme je m'ennuyais affreusement pour un premier jour... J'ai regardé un peu tout et n'importe quoi.

A vrai dire, pour l'instant je n'ai retenu le visage que de certaines personnes, et il s’avérait que ce gars en faisait parti ; pour moi ce n'est rien de plus qu'un coup de chance, il n'y a pas de quoi se vanter à propos de ça. Tiens... Je viens de me rendre compte que j'ai répondus à toutes ses questions en même temps. Bof, ce n'est pas très important, s'il est perspicace il comprendra rapidement. C'est ce que j'attends de sa part justement. Enfin bon, je croque dans mon morceau de sucre devenu assez gluant puisqu'il a été réchauffé à l'intérieur de ma cavité buccale, et commence à le manger, ayant visiblement eu assez de le 'savourer'. Jeune homme poli que je suis, je décide de poursuivre la conversation avec lui même en vérité, ma pensée est totalement autre que celle que je laisse paraître.

- Tes doigts... Ils sont assez spéciales dis-moi. C'est de famille ? Ou bien c'est une anomalie ?  

Ainsi, je peux l'inciter à parler de lui puisqu'à l'inverse, je n'aime pas trop m'étaler sur ma vie accompagnée de toutes mes péripéties et mes petits moments de bonheur. C'est toujours mieux de laisser parler les autres en ce qui concerne ce sujet. Sinon je l'attribuerai bien l'image d'un oiseau à cause de ses doigts pour le plus étranges, mais je n'ai pas plus de détails que ça. Mais ce qui est sûr pour moi, c'est qu'il n'est pas un humain, ça m'étonnerait même.

- Oh, et j'ai été bel et bien sérieux en te donnant quartier libre pour poser tes fesses ici.


Manque d'élégance ? Ah, ça fait aussi partit de mon caractère. A croire que j'ai réunis tous les défauts du monde en moi... Bouhouhou, je vais pleurer des larmes de tristesse. N'allons pas faire tout un drame pour ça, si ?

En tout cas, depuis un certain moment je joue entre la carte du gars qui veut se sociabiliser et qui se montre sympas et tout et tout, mais en même temps celui qui se montre trèèèès impolis. Est-ce que cela veut dire qu'il a suscité mon intérêt ? Sûrement, j'ai hâte de savoir pourquoi il m'aborde. ET puis j'aimerai aussi vérifier certains points avec lui. Je ne suis pas dupe, loin de là. Rare sont les personnes qui sont venues m'aborder de leur pleins grès, surtout les " timides " de son genre. Je doute que ce soit pour sympathiser avec moi, mais je ne vois pas vraiment pourquoi il fait ça. J'ai douté de lui dès l'instant où il m'a adressé la parole. Comme quoi, on voit le mal partout, et puis maman m'a toujours dis de ne pas faire confiance aux inconnus. ~

Mais bon, jouons le jeu et prétendons ne pas avoir de doute sur lui, jouons le petit serpent un peu naïf et sympathique. On va bien jouer ensemble. ~
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Jeu 26 Avr - 21:17
Il me laisse simplement parler en me fixant encore et toujours de ses pupilles dorées. Je dois avouer que s'il y a bien une chose qui me met mal à l'aise chez lui, ce sont ces dernières. Cependant, j'ai une maîtrise de moi tout à fait respectable, assurément suffisante pour ne pas flancher devant un regard comme le sien. J'ai déjà vu les yeux vitreux d'un mort, les iris haineux d'un coupable. Le simple regard amusé d'un amateur ne me mettra pas un échec. Et ce ne sera pas non plus le cas de ses tapotements frénétiques contre la table. Bien sûr, ce sont des choses que je remarque. Et je pourrai interpréter cela comme un signe de stress, mais je sais très bien qu'il en est tout autre ; même s'il n'a pas l'air très aguerri, je pense qu'il ne l'est pas au point de flancher face au premier élément perturbateur venu. Je pourrai également dire que c'est de l'impatience, un signe pour m'indiquer que contrairement à ce qu'il dit, il ne souhaite absolument pas m'avoir à sa table. Mais c'est une technique d'amateur, à un point que je ne compte pas y prêter attention. Je pense qu'il veut simplement me tester, tâtonner ma conscience pour en apercevoir les limites. C'est une stratégie intéressante, mais déjà vue. Une gestion parfaite de la pression délie les lèvres de n'importe quel meurtrier, c'est un procédé que je me dois de maîtriser en tant que détective en herbe. Et comme on ne vend pas de concombres au jardinier, ce genre de techniques ne marche pas sur moi. Il continue de me fixer en faisant son petit numéro. Pour une fois, il ne semble pas particulièrement intéressé par mes ailes. C'est ce qu'on remarque en premier en général. Lui arrive à s'en détacher, ou à faire comme s'il s'en détachait, tout est relatif. Enfin, cette réflexion n'a plus de sens. Voyons ce qu'il me prépare pour la suite.

- J'ai une bonne vue et une bonne mémoire. J'ai commencé les cours aujourd'hui, et comme je m'ennuyais affreusement pour un premier jour... J'ai regardé un peu tout et n'importe quoi.


Bon sang, il a commencé les cours aujourd'hui ? Comment ne pas l'accuser en sachant ça ? Non seulement, il est louche, mais en plus, il est nouveau. Je suis certain que le directeur n'est pas assez inconscient pour laisser un cobra royal traîner parmi les autres élèves en tout impunité, comme si de rien était. Il doit forcément avoir, quelque part, un gardien. Un surveillant, prêt à intervenir. Si ce n'est pas le cas, alors c'est moi qui prendrais ce rôle, sans demander l'avis de personne. À la différence que je compte agir bien plus directement sur le sujet à surveiller.


Cependant, il  m'indique par la même occasion qu'il est bel et bien de la classe un. S'il a promené son regard sur moi et qu'il m'a vu, c'est bien qu'il ne devait être pas loin de là où j'étais. Son explication est loin de me convaincre, mais à défaut de mieux, je vais m'en contenter. De toute façon, ce n'est pas ce qui m'intéresse. Si j'étais sa cible depuis le début, alors ça m'arrange un peu. Je n'aurais à protéger personne. Et si ce n'est pas le cas, tant pis. Au moins j'œuvre pour sauver quelqu'un d'autre, et ça fera bien plus valeureux sur toutes les unes des journaux de mon pays.

- Tes doigts... Ils sont assez spéciaux dis-moi. C'est de famille ? Ou bien, c'est une anomalie ?  


Bien sûr, tu as bien raison de t'en préoccuper. Mes serres, c'est là où on retrouvera ta chair si jamais tu oses essayer de passer à l'acte. Je serais mort, mais tu seras condamné également. Même si je suis obligé d'entretenir ces armes naturelles absolument fantastiques, je n'aurais aucun mal à le griffer une ou deux fois, juste le temps de loger quelques unes de ses cellules sous mes ongles. Et à partir de là, c'est perdu pour lui. C'est probablement pour ça qu'il s'en inquiète tant d'ailleurs, il est déjà loin dans sa planification dans ce cas-là. Je dois faire attention, s'il me prend de vitesse c'est perdu pour moi.


"- Oh, et j'ai été bel et bien sérieux en te donnant quartier libre pour poser tes fesses ici. "


Trop absorbé par mes réflexions, j'avais totalement oublié d'être attentif. J'espère qu'aucun détail ne m'a échappé. Dans tous les cas, je m'assois immédiatement avec un petit sourire gêné. Le but est de répondre à sa première interrogation au plus vite, et d'enchaîner directement sur une question ; le but est de parler de lui pas de moi. Et comme la balle est dans mon camp, je ne vais pas me priver...


"Tu as tout à fait raison, ça me vient de ma famille. C'est une marque d'hybridation assez rare, mais on la retrouve parfois chez les rapaces. Toujours est-il que c'est plus gênant qu'autre chose ! Je dois toujours en prendre soin sous peine de blesser quelqu'un, et ça me donne une écriture terrible...


Je commence, par revêtir mon masque niais, et répondre très simplement à sa question. C'est probablement la réponse qu'il attendait. Mais je ne vais pas m'arrêter là, histoire de le surprendre un peu. Alors assis à la même table que lui, je lève ma main droite et la pose sur la table. Mes serres font obstacle entre nos regards. Par ce geste, je lui fais comprendre le principal obstacle qui se dresse entre lui et moi : ces ongles qui pourraient causer sa perte. Une griffure, et on peut le retrouver aussi simplement qu'un bouleau parmi des chênes. Une erreur, et mon meurtre sera le dernier qu'il aura l'honneur de commettre. Est-il vraiment prêt à risquer tant pour ma peau ? C'est la question que je chercher à lui faire se poser, par ce geste. C'est ça, la pression subtil. Un message subliminal dans un geste simple et commun. La touche finale consiste à rajouter d'une voix simplette pour mettre une cerise sur le gâteau :


"Mais malgré tous mes efforts, elles restent toujours un peu acérées... Enfin, peu importe.


Toujours casser la pression installée, parce qu'un moment de pression court à toujours plus d'impact que s'il était trop élongé. Et en guise de final, je retourne me cacher sous mon masque de simple intello un peu timide, histoire qu'il sorte de sa garde plus vite :


"Et toi, tu viens d'où ? Vu tes yeux, je pense que tu dois être un reptile... Mais lequel ?"


Comme si je ne l'avais pas compris depuis longtemps...
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Ven 4 Mai - 0:28
Faussement satisfait, je l'observe prendre place à mes côtés alors qu'intérieurement je lui criais de s'en aller et d'aller lire ailleurs, loin de moi, ou bien de faire comme les autres élèves. C'est à dire partir manger, pour ainsi me laisser seul, en paix avec moi-même. Alors que je commence à sérieusement me désintéresser de lui, l'un de ses membres attire soudainement mon attention, m'empêchant par la même occasion de porter mon attention sur autre chose que mon voisin.

Cette étrange main passa sous mes yeux, pour aussitôt se poser sur la surface de cette table de bois. Ainsi, je n'ai aucun de mal à observer de plus près cette petite mais dangereuse merveille aiguisée. Mes yeux se promènent sans aucune gêne sur ses doigts pour le moins... Particulier.

Puisque je n'étais pas non plus du genre à simplement observer avec les yeux, j'emprisonne son poignet, assez rapidement -et digne de la vitesse d'un serpent- pour qu'il n'ait pas le temps de réagir à cette étreinte que j'exerce sur son poignet, que j'ai par la même occasion, légèrement levé. Comme par exemple un serpent venant emprisonner sa proie en s'enroulant autour d'elle. Je n'exerce pas une bien grande pression, mais le strict minimum pour qu'il ne puisse se libérer. Bien sûr, je gardais quand même mon second œil sur sa seconde main, au cas où mon précieux petit camarade de classe voudrait me faire comprendre de le lâcher. Il peut me blesser à tout moment, mais je suis capable de faire pire, quitte à y laisser un membre. Certes, je n'aime pas me retrouver dans des embrouilles, mais je n'aime pas qu'on vienne vers moi pour en chercher.

De ma main droite, je passe les doigts de cette dernière sur le bout de ses ongles pour voir, enfin tester à quel point ils sont aiguisés, quitte à exercer un peu de pression sur le bout de mes propres doigts. Voir un peu de mon sang ne m'a jamais tué.

- Ce sont de beaux ongles... Un bon moyen pour se défendre contre autrui et pour faire une belle cicatrice dont on ne pourrait oublier. Mais malheureusement, ils deviendraient inutiles si tu viendrais à perdre tes mains. J'appuyais bien sur ces trois mots vers la fin de ma phrase en le regardant dans les yeux, comme pour me moquer un peu ouvertement je dirai. En y réfléchissant, ma phrase peut éventuellement être prise comme une sorte de menace. Mais rien ne peut être confirmer, ce qui me permet de jouer un peu plus avec lui sur ce terrain là. Sans attendre, je reprends donc. Ce serait terriblement fâcheux, n'est-ce pas ?

Peut-être bien qu'il était forcément difficile de démembrer ces membres là, mais pas impossible. Certains serpents peuvent bien manger un hippopotame... En tout cas, si ce petit brun comptait m'impressionner avec ses serres, c'est raté. Je n'ai absolument pas reculé lorsqu'il a pratiquement imposé sa main, au contraire, je l'ai même approché.

Ainsi donc, il était un rapace... Et non un pigeon, bête et stupide ou bien une satané colombe qui passe son temps à roucouler, et... Ne parlons en aucun cas de la mouette.

Bref, une catégorie d'oiseau qui m'intérèssait bien.

"Mais malgré tous mes efforts, elles restent toujours un peu acérées... Enfin, peu importe.

Je soupire un peu, ne voyant finalement pas mon sang s'écouler, ou du moins pas assez assez à mon goût pour un si petit touché. Il y a bien deux/trois gouttes qui doivent couler le long de mon poignet, mais sans plus.Il est possible qu'elles le soient un peu, mais elles ne m'ont plus l'air aussi coupantes qu'elles devaient l'être en temps normal. Je suis sûr que c'est à cause du règlement de l'école... Pff... J'étais tellement content d'en voir de plus près pour la première fois. Il faut dire que ces pattes me fascinaient depuis petit.

- Je vois... Donc c'est également une sorte de handicap au niveau de l'écriture.

Mais bon, à mon avis l'écriture n'est absolument pas une de mes priorités. A mes yeux on peut très bien s'en passer, comme utiliser un appareil tel qu'un ordinateur par exemple.

Je finis par libérer son poignet et ramène aussitôt mes mains vers moi pour sortir de quoi nettoyer le peu de sang présent sur ma main droite. Toujours en l'écoutant, je réduis le bout de tissus en boule en le glissant dans ma poche, pour finir par plonger mes yeux de reptiles dans les siens. J'avais beau l'air réagir de façon décontracté à la perfection, j'avais en réalité envie de décrocher ce sourire de ses lèvres et fixer le coins de ses dernières vers le bas.

- Oui, je suis bien un reptile. Mais tu m'as l'air bien curieux toi pour autant me poser de questions dès le premier jour, c'est un peu indiscret. Est-ce un traitement particulier envers ma seule personne ? Ou bien tu le fais aussi à d'autres ?

Je laisse échapper un léger rire bien sûr faussement amical à la fin de mes mots. J'ai toujours été du genre à me contredire, amenant parfois la personne avec qui je discute dans la confusion, et puis au moins je stop direct le sujet qui est tout d'un coup porté sur moi, enfin sur ma vie personnel. S'il compte me le faire dire aussi facilement, il peut se crever l'oeil. Je n'en ferai rien. A mon goût, il se montre un peu trop intéressé à mon sujet... Et ce, je pense depuis qu'il a posé les yeux sur moi. A-t-il un but particulier pour autant vouloir en savoir plus à mon propos ? Normalement... Dans les livres le petit simplet et timide, et mignon révèle toujours son visage lorsqu'il craque sous la colère. Mm... Je pense, que si je le fais craquer il me laissera définitivement tranquille. Mais de quelle façon ? Il y en a tant... Et peu pour éviter de se faire réprimander. Pour l'instant continuer à jouer et à tourner autour du pot comme il le fait est la seule possibilité que je vois pour l'instant.

Bon sang, retourne lire et laisse moi tranquille ! Je n'ai rien demandé moi !
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Ven 11 Mai - 12:42
Je dois avouer que pour une fois, j'ai failli me laisser impressionner. Je ne m'attendais pas à ce qu'il me saisisse le poignet au vol. Pour moi, c'était inconcevable qu'il fasse quoi que ce soit tant qu'il y aurait des témoins, mais il est visiblement bien plus audacieux que je ne le pensais. Mauvaise surprise.

Sa prise cependant est plutôt étrange. Comme enroulé autour de mon poignet, c'est très typique d'un reptile comme lui. J'en déduis qu'il sait quand même un peu se battre, même si c'était évident en vue de ses projets. Enfin, je n'aurais aucun mal à m'en libérer, j'ai quand même une deuxième main avec les mêmes armes que la première, mais cependant, je décide de le laisser faire. Parce que ça relève d'un intérêt qui trahit son questionnement, voire son inquiétude autour de cette main. Serait-elle vraiment capable de mettre à mal tous ses plans ? Est ce qu'elle a un point faible ? Il cherche la réponse à ces questions entre mes phalanges, le long de mes serres. Il va jusqu'à en tester le tranchant, et bien sûr s'y coupe. Du côté de mon attitude, je reste très calme et naturel. Je le regarde avec un air interrogateur, essayant timidement de rabattre ma main vers moi en signe de méfiance. Tout est contrefait, je ne force pas assez pour le faire lâcher et j'ai déjà les réponses à mes questions.

- Ce sont de beaux ongles... Un bon moyen pour se défendre contre autrui et pour faire une belle cicatrice dont on ne pourrait oublier. Mais malheureusement, ils deviendraient inutiles si tu viendrais à perdre tes mains Ce serait terriblement fâcheux, n'est-ce pas ?

Ma réaction est de simplement froncer les sourcils, comme si je ne le prenais pas au sérieux et pensais qu'il me faisait une simple blague. Bien sûr, c'est une menace. Cependant, il vient également de trahir son manque d'expérience. Premièrement, on ne coupe pas une main comme ça, il faut du matériel et surtout du temps. Ensuite, il faut réussir à me la couper sans que je ne résiste, à moins de me droguer ou de réussir à m'assommer, ça risque d'être difficile. De toute façon, je n'accepterais rien de sa part. Bref, pour contrer la menace de mes ongles, me couper les mains est une mauvaise solution surtout parce que ça laisse beaucoup de trace. Sur moi, sur le lieu du crime, et sur lui ; il devra donc aller se laver quelque part, et c'est une contrainte terrible au crime : on peut le surprendre en train de se laver, il peut rester un résidu de chair dans la canalisation. Bref, il laissera forcément un indice. Il y a mille solutions pour contourner mes ongles : le poison, une simple corde, une protection, ou tout simplement faire disparaître mon corps après le crime - même si la encore les chances de laisse un indice derrière soit sont très élevées. Bref, ce type est un amateur. Mais je ne le sous-estimerai pas, c'est une erreur de débutant. Il peut très bien cacher son jeu, il a même l'air plutôt doué pour ça.

Il jette un regard à son poignet, où deux gouttes de sang ont laissé une trace écarlate. Il a l'air désappointé, impossible de savoir pourquoi. La coupure est très légère, à mon grand regret. Je ne fais pas plus attention à ce détail, s'il voulait plus saigner, il n'avait qu'à appuyer plus fort.

- Je vois... Donc c'est également une sorte de handicap au niveau de l'écriture.

C'est évident, oui. Enfin, pourquoi faire un tel commentaire ? Probablement pour calmer le jeu. Après avoir agi si étrangement, parler pour rien dire et faire un peu baisser la pression, c'est simplement de la poudre aux yeux. Je ne sais pas trop quoi pensez de ce qu'il vient de me dire. Peut-être qu'il connaît quelqu'un dans le même cas ? Enfin, il libère enfin mon poignet, qui retourne devant moi. Il ne semble pas vraiment satisfait, tandis qu'il essuie son sang avant de me regarder bien droit dans les yeux d'un seul coup. Ce type est perturbant, c'est sur, mais j'ai l'habitude. Je me suis entraîné à faire face à ce genre de regard.

- Oui, je suis bien un reptile. Mais tu m'as l'air bien curieux toi pour autant me poser de questions dès le premier jour, c'est un peu indiscret. Est-ce un traitement particulier envers ma seule personne ? Ou bien, tu le fais aussi à d'autres ?

Dommage, il n'a pas l'air de vouloir se confier à moi tout de suite. Enfin, je ne vais pas arrêter là bien sûr. Après tout, je ne suis pas Carl Secerman, mais un jeune garçon un peu timide, mais surtout très naïf. Alors je vais pousser le bouchon un peu plus loin, histoire qu'on puisse s'amuser un peu.

"Moi, trop curieux ? La belle affaire ! Ce n'était pas indiscret la façon dont tu m'as examiné le poignet, tout à l'heure ? Enfin, si tu ne veux pas parler de toi, c'est ton choix. Tu dois avoir de terribles choses à cacher...

Un sourire moqueur pour lui signifier que je ne le prends pas au sérieux, et je reprends ma tirade :

"Enfin, tu as raison, je suis curieux, et si ça peut te rassurer, je suis comme ça avec tout le monde. Enfin, si tu veux te la jouer "type mystérieux" alors je n'ai qu'à faire travailler ma cervelle...

Je jette un regard à mon poignet, et annonce d'une voix détaché :

"Ta prise, tout à l'heure. On aurait dit une constriction, comme si tu cherchais à étrangler mon poignet... C'est typique des serpents, je me trompe ? Oui, ces deux jolies canines confirment mon hypothèse, je crois...

Je sais que j'ai raison. C'est irrévocable. Ainsi, je lui montre un peu de quel bois je me chauffe. Mais de la même façon que lui, je dois également laisser redescendre la pression. Je reprends donc un grand sourire, avant de lui lancer :

"Tu te rends compte, avec tout ça, j'ai oublié de me présenter ! C'est un peu tard, maintenant, mais qu'importe. Je m'appelle Carl Secerman. Et toi ?"

Voyons voir à quel point il est méfiant maintenant qu'il en sait un peu plus sur mes capacités...

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Ven 18 Mai - 22:59
Je roule des yeux et hausse les épaules, indifférent à ses manières. Ce qui sort des lèvres de cette petite personne ne me fait ni chaud ni froid, ça sonnait plutôt comme s'il m'annonçait qu'il allait pleuvoir aujourd'hui. C'est assez... Inintéressant. Ce type est tout simplement et purement fatigant. Je ne prends même plus la peine de le cacher ; mais difficile de dire si je suis ennuyé ou non d'un point de vue extérieur.

Mon histoire suscite-t-elle vraiment d'être racontée et entendue ? Ma personne a-t-elle le mérite que l'on s'intéresse un minimum à l'être emplie d'idées aussi tordues que noires ? Non, ce monde est remplit d'idiot ne pensant qu'à faire passer leurs propres petits intérêt. Ces personnes ne cherchent qu'à faire y faire profit, et à en tirer quelques avantages pour leurs propres satisfactions personnelles, sans se soucier du mal qu'ils procurent à leurs victimes. Ainsi va la vie : les plus forts écrasent les plus faibles. Ils les réduisent à néant, le plus souvent sans possibilité de se reconstruire par la suite.

Plus je pense à cela, et plus je réfléchis. N'est-ce donc pas pour quelque chose comme ça que ce gringalet veut absolument faire ami-ami avec moi ? Voyons... Vu ma position, d'un point de vue extérieur si je n'étais pas cette race de serpent... Je voudrais avoir pour ami un hybride, ou du moins une personne à l'apparence assez imposante pour qu'il puisse me prendre sous sa protection, et qu'ainsi, les chances de me faire racketter par des élèves plus grands et imposants. Hormis, cela, je ne vois pas trop ce qu'il cherche à faire avec moi... L'argent ? Possible mais non. Des contacts ? Je ne connais personne sauf les membres de ma famille. Une bonne réputation ? Il doit avoir erreur sur la personne alors. S'amuser ? Non, peu de chance. Se faire un ami ? Ami avec un véritable psychopathe ? Des personnes comme ça existent réellement ? Faire simplement bonne impression ? La bonne blague. Et ne pas savoir ce qu'il veut, ça me fout les nerfs.

- Hm... Pas faux. Mais pars du fait que je peux me comporter comme n'importe où, n'importe quand, et avec n'importe qui. Autrement dis, si je passe de sociable à associable c'est tout à fait normal.~


Je me demande même parfois où se trouve ma limite, pas seulement pour mes gestes mais pour tout en général. C'est troublant d'agir de la sorte par pur automatisme. Bien sûr, j'ai plus de facilité à les imposer par moi-même, surtout dans ce type de lieu comme les salles de classes par exemple ; là où il y a une autorité à ne pas tester. Ce serait amusant à tester, mais... Non, ce serait dommage de tout brisé pour une simple erreur d’inattention.

- Mais quand même... fis-je avec une petite moue, réussissant à accorder mes iris avec mon visage, bien qu'il restait encore ce petit air moqueur au fond de mon regard. Je ne suis pas doué pour parler de moi.

Et en plus je n'en ai pas envie. Il veut un C.V en même temps aussi ?

- J'ai pas spécialement envie de jouer ce genre de type ennuyeux avec comme par hasard un lourd passé, froid et qui rejette tout le monde, accompagné de tout le tralala. Je préfère être 'moi'. Mais c'est pour comme tu l'as dis, pour protéger mes petits démons cachés.~ Alors oui, compte plus sur ton cerveau que sur ma bouche.

Mouais'. Honnêtement je ne crois pas trop au fait qu'il se sociabilise avec tout le monde juste pour se faire des amis.  La preuve, il ne viendrait sûrement pas vers quelqu'un comme moi avec une aura à faire fuir les animaux et à faire glacer le sang à plus d'un. Les personnes comme ça existent encore dans ce genre de monde où ne règne que la loi du plus fort ? Difficile de croire quelqu'un qui fait cela pour ne rien avoir en échange.

- Ta curiosité de perdra un jour.

Je relève mes yeux à l'iris fendue vers lui lorsqu'il commence à parler de mon éteinte sur son poignet, avant de légèrement froncer les sourcils, un peu sonné par l'incompréhension par rapport à "ses canines" de serpent qu'il mentionne. Pourtant je n'avais pas serré fort à ce point, si ? Malgré moi, je finis par lui répondre dans un faible soupir agacé, ayant un peu pris sa phrase un peu trop à cœur je présume. De la façon dont je venais de l'entendre : si une femme était assassinée par étranglement, ce serait sûrement un serpent qui l'aurait commit.

- Oui, les serpents le font principalement beaucoup, surtout avec les petites proies comme les souris. Ce serait dommage d'utiliser leur seconde arme alors que l'étranglement leur nécessite peu d'énergie.

Mon visage habituellement amusé venait de perdre ses yeux moqueur pour afficher une mine sérieuse et légèrement vexée, autrement dit, une expression rare. Il fallait croire que j'étais tellement épuisé et lassé que j'ai finis par laissé cet air moqueur et rempli de malice ; le temps de quelques secondes.

Je fis une pause de quelques secondes pour par la suite reprendre.

- Et... Quel est le rapport avec mes canines ? Dis-je en haussant un sourcil.

Ces quelques secondes passés, je détourne à nouveau mes yeux pour fixer un point invisible, affichant maintenant une expression totalement neutre pour me reperdre encore une fois à moitié dans mes pensées. Malheureusement occupé par mon voisin entouré de plusieurs points d'interrogations.

- Scott.. Marmonnais-je. Scott Chatterson.

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Ven 25 Mai - 22:09
Enfin, il y a réaction du côté de mon interlocuteur. Effacé et discret, cet affaissement d'épaule m'indique qu'il ne semble pas vraiment prendre à coeur notre conversation. Je pense même que je l'ennuie un peu. Ses yeux roulent dans ses orbites, et viennent confirmer ma théorie. Je le gêne. C'est parfaitement dans mon intention, mais voilà. Il fallait bien que je doute à un moment ou à un autre, et ça devait être maintenant que ça arrive. Et si je le gênais vraiment ? Je veux dire, ma théorie depuis le début, c'est que ce type est un criminel, venu ici pour tuer quelqu'un, qui a réussi à s'infiltrer dans les élèves d'une manière ou d'une autre... mais au final, je n'en sais rien. Peut être que c'est bel et bien un élève, et qu'en fait il est tout à fait dans son droit. Peut être qu'il n'a jamais eu une seule idée criminelle dans sa vie, peut être que c'est un garçon sympathique et gentil, probablement plus que moi. Pire, peut être même qu'il est victime de harcèlement, à cause de sa race. Que chaque jour, des gens comme moi viennent lui rappeler que son pays est soupçonné de cannibalisme. Au final, est ce que je ne serais pas... Un idiot fermé d'esprit, plutôt qu'un détective assidu ?


- Hm... Pas faux. Mais pars du fait que je peux me comporter comme n'importe où, n'importe quand, et avec n'importe qui. Autrement dis, si je passe de sociable à associable c'est tout à fait normal.~


Mmh... ça ne m'aide pas vraiment à démêler le vrai du faux. Je peux comprendre qu'il cherche à justifier le fait qu'il cherche à s'éloigner de moi, c'est à dire que si je dépasse une limite, il ferme simplement sa bouche. Et c'est plutôt normalement, je pense. Mais est ce que ça veut dire que j'ai déjà dépassé sa limite ? mmh, ça ne me mènera à rien, je pense. Laissons cette réflexions pour le moment.

- Mais quand même... Je ne suis pas doué pour parler de moi.

Là, ça deviens un peu plus intéressant. Enfin, non, ce n'est pas une phrase pertinente en soit, au contraire. Je déteste ce genre de phrase, parce que personne ne peut mieux parler de toi que toi même, alors ce genre de remarque n'a aucun fond. Ce que cela révèle, c'est simplement que tu es trop timide pour le faire, ou bien que tu n'as pas confiance en moi - ce qui encore une fois ne serait pas étonnant.

- J'ai pas spécialement envie de jouer ce genre de type ennuyeux avec comme par hasard un lourd passé, froid et qui rejette tout le monde, accompagné de tout le tralala. Je préfère être 'moi'. Mais c'est pour comme tu l'as dis, pour protéger mes petits démons cachés.~ Alors oui, compte plus sur ton cerveau que sur ma bouche.

Mmh, le discours s'enrichit au fur et à mesure que le temps avance. Déjà, c'est bien qu'on évite de partir sur un délire bizarre, entre le mensonge et l'exagération, où il chercherait seulement à me montrer qu'il a une vie géniale, mais mystérieuse à la fois. Ce genre de débat stérile n'a aucun intérêt, et c'est bien qu'on écarte cette possibilité. Cependant, j'ai un petit doute sur le "je préfère être moi". Parce que concrètement, j'ai bien remarqué que je l'ennuie depuis le début, et il ne me l'a toujours pas fait remarqué. Alors, soit "moi" est très timide, soit "moi" est un menteur. Il y a contradiction dans ses dires. Comme quoi il a raison, j'en apprends bien plus en réfléchissant par même qu'en l'écoutant.

- Ta curiosité de perdra un jour.

Je déteste ce genre de phrases, la curiosité est la plus belle qualité de l'être humain, et c'est grâce à l'un curiosité d'un homme qui est aujourd'hui en train de lire un livre, dans un bâtiment isolé, fermé, complexe, assis sur une chaise manufacturée, qui repose sur un sol planché... Chacune de ces choses a été inventée par des hommes curieux, curieux de savoir comment on pourrait faire ci ou ça. Des hommes qui ont réussi car ils sont curieux. Alors, est ce que ma curiosité me perdra, j'espère que non. Mais ce genre de menace est loin de me faire peur.

- Oui, les serpents le font principalement beaucoup, surtout avec les petites proies comme les souris. Ce serait dommage d'utiliser leur seconde arme alors que l'étranglement leur nécessite peu d'énergie.

Vraiment ? Ce n'est pas plus épuisant d'étrangler quelqu'un pendant de longues minutes, pour qu'il soit complètement mort, plutôt que de simplement le mordre ? Étrange réflexion, non ? Oh, j'ai vu un truc. Un changement d'expression sur son visage. Il perd enfin son sourire moqueur. Il semble plus sérieux, et je ne sais pas vraiment si je devrais m'en réjouir. Si ça se trouve, je commence sérieusement à l'énerver ? Arg, pourquoi je commence à douter maintenant...

- Et... Quel est le rapport avec mes canines ?

Mmh... Il ne voit vraiment pas le lien ? C'est plutôt dommage. Je me trompe peut être oui... Enfin, je ne devrais pas autant douter de moi. Je ne devrais pas douter du tout, en fait. Enfin, il reprend à mon grand désespoir son expression habituelle. Dommage, on était bien partis pour enfin avancer vers quelque chose...

- Scott..Scott Chatterson.

Scott donc. C'est à moi de parler finalement, et je n'ai pas grand chose à dire ; quelques petites explications, et une question tout simple :

"Merci Scott. Pour m'expliquer, je faisais le rapprochement entre tes canines et les crochets des serpents, mais ce n'est peut être pas ça. Aussi, je trouve que la curiosité est une qualité absolument fantastique, ça ne tient qu'à moi, mais j'y suis attaché. Enfin, j'aimerais te demander Scott, pourquoi tu restes aussi passif ? Je veux dire, je vois bien que je te dérange depuis quelques minutes, depuis que je suis arrivé même. Alors pourquoi tu ne me dis pas de partir, si ton but est de rester "toi", et surtout de protéger tes "petits démons cachés". Tu saisis l'incohérence ? Si tu veux te protéger, alors tu aurais déjà du me demander de partir, non ? Qu'en penses ton vrai " toi" ?

C'est hasardeux, et totalement du bluff. Mais j'assume. Au pire, il me dira de partir, effectivement. Au mieux... Et bien, je ne sais pas.
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Ven 8 Juin - 22:18
Si chaque élèves de la classe 1 étaient aussi agaçants à être aussi insistants, et qu'ils possédaient une perspicacité troublante et redoutable que celle de ce petit brun, j'aurais sans doute choisi un autre établissement que celui-ci. Jusqu'à aujourd'hui, il m'était toujours simple de mener en bateau ceux qui voulaient tirer quelques informations sur moi comme en les rendant confus par mes mensonges lâché à chaque réponses que je donnais. Mais comment dire... C'est la première fois que j'ai envie de tout déballer pour qu'il me laisse tranquille tellement il est insupportable à forcer autant. Mais je sais que la parole d'un criminel aux yeux de la société ne vaut pas mieux que celle d'un vulgaire rat d'égout.

C'est peine perdu depuis bien longtemps.


"Merci Scott. Pour m'expliquer, je faisais le rapprochement entre tes canines et les crochets des serpents, mais ce n'est peut être pas ça. Aussi, je trouve que la curiosité est une qualité absolument fantastique, ça ne tient qu'à moi, mais j'y suis attaché. Enfin, j'aimerais te demander Scott, pourquoi tu restes aussi passif ? Je veux dire, je vois bien que je te dérange depuis quelques minutes, depuis que je suis arrivé même. Alors pourquoi tu ne me dis pas de partir, si ton but est de rester "toi", et surtout de protéger tes "petits démons cachés". Tu saisis l'incohérence ? Si tu veux te protéger, alors tu aurais déjà du me demander de partir, non ? Qu'en penses ton vrai " toi" ?


Concernant mes canines, je ne trouve rien de bien intéressant à répondre. Pour la curiosité, je le laisse chercher par lui-même, mais au moindre faux pas... Je n'hésiterai pas à recourir aux poings. Je suis en effet, plus le type de personne à échapper au combat, mais si jamais je me sens menacé... Je deviens vite agressif. Et pour ce qui est de mon comportement aimable alors qu'il ressent que c'est faux, je ne peux juste pas avoir confiance en lui mais j'ai peur qu'il divulgue des informations, vrais ou fausses, mais j'ai également peur qu'il arrive à dénicher ne serait-ce l'un de mes sombres secrets, alors pour le moment je préfère l'avoir sous les yeux.  

- Tu veux à ce point là me connaître ?

Je suis également conscient d'avoir ignoré toutes ses remarques et ses questions, mais il serait bien dommage lui donner réponses à toutes ces questions alors qu'on ne se connaissait même pas il y a trois heures. Je ne suis pas une fleur que l'on trouve au milieu d'une plaine, non, il faut d'abord surmonter de longs et multiples périples pour la cueillir...

Dans notre situation, qui oserait contester une personne racontant quelques trucs sur sa propre personne alors qu'ils ne viennent que de se rencontrer ? Peut-être ai-je étais sur le coup, incohérent et contradictoire sur ce que je racontais, mais chaque mots sortis d'entre mes lèvres étaient parfaitement calculés ; tout était prévus. Mais il faut croire que j'ai sous-estimé ce garçon... Il n'a pas l'air de réfléchir bêtement, et encore moins se jeter tête baissée dans mes mots pour au final tout accumuler et se perdre au milieu de ses derniers.

- C'est grossier de contredire les faits que je te raconte sur moi alors que l'on vient de se rencontrer, au points même de risquer de me mettre en colère ou bien de me mettre mal à l'aise, c'est ce que ferai sans doute une personne sensée à ma place. C'est comme si je te disais que j'étais courageux alors que tu me dis que non, je suis un gros peureux. C'est plutôt vexant, tu ne trouves pas ? C'est la même sensation qu'éprouverais n'importe quelle personne.

De mes lèvres retroussés vers le haut, j'affiche alors un sourire narquois, -et je sens d'ailleurs qu'à force de sourire je vais avoir mal à la mâchoire- et lui demande alors :

- A quel point peux-tu te montrer tordu pour obtenir ce que tu veux, Ssssecerman ?

J'avais insisté sur son nom en faisant le sifflement légendaire d'un serpent à la première syllabe, facilement reconnaissable grâce au prolongement du son de la lettre "s".

A ces mots, je lui avais clairement signalé qu'à mes yeux il ne me donnait certainement  pas l'impression de seulement vouloir faire ami-ami avec moi, mais que lui aussi veut me soutirer des informations. Vu la tournure de notre conversation... Et généralement ceux qui en voulaient, connaissaient précisément à quelle espèce maudite j'appartenais. Serait-il possible qu'il le sache ? Hm... Je doute, mais ce n'est pas une supposition à ignorer. De plus, je n'arrive pas à déchiffrer précisément ses intentions.

Je m'approche alors de lui, réduisant notre proximité. Avec nos centimètre de différence, je ne peux que m'imaginer imposant face à lui, bien plus petit que moi. Je suis même obligé de baisser la tête pour le regarder. Dans ces situations, ma taille est un sans doute l'un des atouts que j'adore, elle renforce mon côté intimidant et effrayant. Alors oui, on peut bien affirmer que j'essaye de l'effrayer par notre dangereuse proximité, et d'un autre par le fait que je ne peux faire qu'une bouchée si jamais il tente quoi que ce soit à mon égare. J'étais également tenté de poser ma main sur sa hanche pour l'emprisonner, ou du moins lui donner une sensation d'emprisonnement, mais pour cette fois-ci j'avais fait le choix de ne pas le toucher dans l'espoir ne pas me retrouver blessé face à ses serres qui jouaient le rôle de ses mains.

Non, je n'ai vraiment pas peur des contacts physiques.

- Jusqu'à où es-tu capable d'aller afin de combler ta curiosité ? Je la trouve très désagréable, tu le sais ça ? Elle est même... Un peu trop dérangeante selon moi.

D'une autre manière, je le laisse donc le choix d'aller droit au but, ou bien qu'on continue notre dialogue en feignant d'innocents camarades de classes. Pour être honnête, aucune de ces deux idées ne m'attire spécialement, dans tout les cas j'allais me le coller jusqu'au maximum, la reprise des cours ; normalement... J'espère en tout cas...
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Sam 16 Juin - 14:20
Je crois que j'ai fait une erreur, une grosse même. Ma dernière question, et tout le développement autour, tout ça était un peu osé. Un peu direct. Trop agressif, alors que je m'efforçais depuis tout à l'heure de paraître justement assez passif pour ne pas le braquer. Et jusque-là, ça marchais plutôt bien. Quelques menaces à peine dissimulées et un échange un peu compliqué, certes, mais j'avançais quand même un peu. Mais là, j'ai fait une erreur qui va me coûter cher. Peut-être même qu'elle va me coûter tous mes efforts jusqu'à maintenant. Je me suis jeté dans l'ouverture qu'il a laissé apparaître comme un loup affamé, j'ai cru faire un coup de bluff magistral et risqué alors que je me jetais en vérité dans le piège de mon adversaire. Et me voilà donc à sa merci, il n'a qu'à m'achever d'une tirade finale.

- Tu veux à ce point-là me connaître ?

Je le regarde dans les yeux, et pour la première fois, je laisse transparaître une émotion. N'allez pas croire que je cède devant la défaite, tout cela est totalement calculé... Enfin, je crois. Je laisse voir ma surprise. Je ne m'attendais pas à cette réponse, elle est trop neutre. Elle se perd dans les différents chemins qu'il pourrait emprunter pour me mettre en échec. Elle ne laisse rien voir, joue-t-il encore prudemment alors que la partie est presque gagnée pour lui.. ? Arg, je n'aime pas dire ça. C'est comme si j'admettais ma défaite, alors qu'il suffit qu'il soit juste un peu conciliant pour que je puisse me rattraper... Tout est possible, non ? Notre ami cannibale est peut être plus empathique qu'il le laisse entrevoir ?

- C'est grossier de contredire les faits que je te raconte sur moi alors que l'on vient de se rencontrer, au point même de risquer de me mettre en colère ou bien de me mettre mal à l'aise, c'est ce que ferait sans doute une personne sensée à ma place. C'est comme si je te disais que j'étais courageux alors que tu me dis que non, je suis un gros peureux. C'est plutôt vexant, tu ne trouves pas ? C'est la même sensation qu'éprouverais n'importe quelle personne.

Mais que fait-il ? C'est exactement ce que je voulais dire. Ces propos se contredisent, il n'est pas cohérent dans sa façon de penser, de réagir, de me répondre. Il y a quelque chose, il essaie de me cacher des choses qui sont bien trop grosses pour êtres cachées ; et il continue à vouloir jouer le jeu ?! Il continue à me menacer, mais pourquoi ? Il continue à jouer avec moi, alors qu'il aurait très bien pu me porter le coup final avec ma dernière phrase. Il aurait très bien pu me faire comprendre qu'il ne supporte pas qu'on joue avec lui de cette façon, puis partir et terminer le dialogue comme ça, de façon naturelle, ne me laissant aucun moyen de le rattraper sans paraître envahissant. Mais que fait-il ? Pourquoi me menace-t-il encore ? Que pense-t-il ? Pourquoi je n'arrive pas à le deviner ? Pourquoi est ce qu'il emprunte un chemin différent de ceux que j'avais prévu ? Pourquoi je n'arrive pas à cerner ce type ? Comment fait il pour échapper à mon sens de la déduction ? Est ce qu'il savait tout ça depuis le début ? Est ce qu'il avait compris que j'avais fait une erreur ? Est ce qu'il attend ça depuis que j'ai commencé à lui parler ? ça voudrait dire qu'il attendait que je fasse ça ? Donc.. Donc quoi ? pourqui je n'arrive pas à continuer ? Non, tout mon raisonnement ne tient pas. Il me perd. Je suis empoisonné sans savoir par quel poison - sans même savoir qui et quand on m'a mordu. Il en brouille même mes pensées. Pourquoi est-il... Comme ça ? Je ne laisse rien transparaître, mais je crois que j'ai peur. Non, bien au contraire. Je n'ai pas peur du tout. C'est la première moi qu'on arrive à me vaincre si vite, si tôt, si facilement. J'ai peut-être fait une erreur, mais elle lui a à peine servi. Alors je n'ai absolument pas pa peur, au contraire. Je suis impatient d'en voir plus.

- A quel point peux-tu te montrer tordu pour obtenir ce que tu veux, Ssssecerman ?

Une réponse très théâtrale, bien sûre. Cependant, je crois qu'elle me montre que mon ami à moins la,situation en main que ce que je pensais. S'il était vraiment le maître de la situation, pourquoi concéder à ce que je continue mon attaquer ? Pourquoi concéder à ce que c'est moi qui en sache plus sur l'autre au final ? Je vois une autre explication, je crois. Une explication qui ne m'enchante pas du tout. Admettons, il vient de prouver qu'il ne joue pas avec moi depuis le début puisqu'il concède à dire que c'est bien moi qui domine encore la conversation - autrement dit qui pose les questions. Admettons aussi qu'il soit assez intelligent pour avoir vu mon erreur, et qu'il a donc parfaitement conscience d'être passé à côté d'un moyen de couper court à la conversation. Cela voudrait dire qu'il cherche à continuer de me faire parler. Il vient également de sous entendre qu'il me défiait de chercher à en savoir plus sur lui, il s'attend donc à ce que je m'acharne. Ce qui voudrait dire que ça ne le gêne pas, ou bien que c'est ce qu'il veut. C'est ce qu'il veut, pourquoi ? Il vient également de sous-entendre qu'il me défiait de chercher à en savoir plus sur lui, il s'attend donc à ce que je m'acharne. C'est une hypothèse parmi d'autre, mais je pense que c'est la plus probable. Ce type en face de moi, à décidé que je serais sa victime.

D'un coup, il s'approche de moi. Encore une menace ? Je ne suis pas fan de ce genre d'expérience, j'avoue. Même si je ne me laisse pas facilement impressionner, je préfère en rester aux mots. Et même si je fait assez de sport pour pouvoir me défendre en cas de pépin, je ne sais pas de quoi ce type est capable, et je préférerais qu'on en reste à discuter tranquillement autour d'une table en bois et de quelques livres. Une sorte de pression s'installe entre nous deux, je déteste personnellement cette situation. Il peut tout faire, et ça ira trop vite pour que je m'en défende. Je n'aime pas ça, je préfère voir le coup venir, le tenir à distance, qu'il puisse simplement... Arg, comment pouvait, il savoir que le contact me met si mal à l'aise, hein ?

- Jusqu'à où es-tu capable d'aller afin de combler ta curiosité ? Je la trouve très désagréable, tu le sais ça ? Elle est même... Un peu trop dérangeante selon moi.

Oh...Serpent idiot. Tu viens de me prouver que tu n'avais même pas capté mon erreur. Tu cherches encore à t'extirper de cette conversation, tu me menaces pour que je ne cherche pas à en savoir plus sur toi. Rien de ce que j'ai pensé n'est vrai, au final, tu n'es rien de plus qu'un amateur, c'est ça ? Tu ne dois même pas avoir l'intention de tuer quelqu'un, je t'ai sur-estimé. J'ai eu peur face à un type comme ça, cette académie me ramollit vraiment les sens. Je suis peut-être un peu trop confiant, mais au diable la prudence. Après tout, que pourrait-il me faire ? Un type comme ça ne me brisera pas les bras, ne me fera rien regretter. Il n'est rien de plus qu'un reptile trop arrogant. On le formatera, après tout il n'est pas la depuis longtemps, il n'a aucun repaire, il panique. Je devais être comme lui, à mes débuts. Arrogant. Fier. Orgueilleux. Idiot. Enfin, il faut être honnête, je faisais aussi erreur depuis le début. En vérité, il me suffit d'être plus subtil pour le tromper. D'être un meilleur acteur, et surtout, meilleur menteur que lui. On va reprendre depuis le début, on va être prudent. On va le piéger. Et pour ça, rien de vaut mon masque préfèré : la fausse naïveté. Peut-être que j'en abuse un peu, d'ailleurs.


"Rooh, ça va, pas besoin de faire les gros bras avec moi, j'ai compris. Tu sais, ce n'est pas parce que je m'intéresse à toi que je suis forcément de la police, hein ? Pas besoin de faire tout ce jeux d'intimidation et tout, si t'as pas envie de me parler de toi bah le fait pas. Par contre, si tu pouvais reculer de deux ou trois pas, ça m'arrangerait, tu vois ? Je sais, j'ai voulu t'aborder de façon une peu spéciale, et je me suis un peu pris au jeu. Je dois avoir l'air... Bizarre, ouais. Mais bref. Désolé, du coup, Chatterson."


Là, normalement, je dois l'avoir perdu. Au moins un peu. Parce que ma réaction est tout sauf commune. Passer d'un interrogateur méfiant et pointilleux à un élève lambda, ça fait toujours un choc. Et pourtant, il faut le dire. Si le masque du petit gars naïf et simplet est mon préféré, celui que je porte le mieux, c'est parce que c'est probablement à ça que je ressemblerais si je n'avais pas choisi la même voix que mon père. En fait, c'est comme ça que je suis en général. Parce que je ne peux pas toujours être ce que je suis vraiment, je ne peux pas essayer de tout savoir sur quelqu'un à chaque fois que je lui parle. J'étais comme ça au début de l'année. Méfiant et pragmatique. Asocial à la limite du raisonnable. Mais j'ai du m'adapter au climat de l'académie. Un climat dans lequel on bouge, on parle, on est toujours avec quelqu'un. J'ai dû me conformer, tout en gardant ma vivacité d'esprit. Le masque du petit gars naïf, c'est celui que je porte au quotidien, au point que s'en est plus vraiment un.
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