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 La solitude dans un lit de plumes [Mayhera]

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MessageSujet: La solitude dans un lit de plumes [Mayhera]   Mer 4 Avr - 15:01


   

   
La solitude dans un lit de plumes

   
Danse comme si ta vie en dépendait

   


   Deux jours qu'elle est arrivée ici et pourtant elle a l'impression que cela fait déjà une éternité. Rien que de voir le batiment se dresser devant elle, et toute ces têtes d'étudiants, ca lui avait filé la nausée. Adieu libertée et vie d'amour et de folie. Ses parents avaient réduit tout ça en poussière, seulement pour la séparée d'un garçon, en pensant que cela allait l'assagir. La blague. Elle comptait bien leur faire se mordre les doigts. Ses deux premiers jours n'avaient ressemblés a rien. Elle avait posé ses valises dans la chambre qui lui fut destiné, avec d'autres personnes qu'elle n'avait qu'à peine regardé, et avait errée dans les jardins, la bibliothèque, ou encore dernièrement, le gymnase... Quand il était vide évidemment. Elle avait eu la bonne idée de s'y rendre tard le soir, avec son enceinte, et danser jusqu'à s'en briser les os toute la soirée, comme seule au monde. Ce fut tellement plaisant, qu'elle avait décidée d'y retourner ce soir.

Après toute une journée à fuir sa chambre et le moindre contact humain, elle s'était pointée quelques minutes dans sa chambre histoire de se changer, enfiler un short rouger foncé et un débardeur noir, tombant sur son épaule, pour sauter le repas du soir et filer jusqu'au gymnase. Un pas, puis deux : il était vide. Pas une seule âme à l'horizon. Parfait pour refaire une session de danse, et s'oublier, elle, l'espace et le temps. D'un pas léger, elle sautille jusqu'aux gradins, pour venir brancher son enceinte. Le voix douce et forte à la fois s'échappe de la petite machine noire et elle laisse la musique s'emparer de son corps, de son coeur, comme lui, l'avait fait... Non, il ne fallait pas qu'elle y pense. C'était trop tard. Trop douloureux. Il fallait surpasser tout ça. N'était ce pas elle qui disait qu'elle pouvait se forger elle même, seule, sans avoir besoin qu'on la case avec quelqu'un? Elle hurle. Un cri du coeur, déchirant, qu'elle peut se permettre vu qu'elle est seule... Ou qu'elle se pense seule.

Et, au rythme de la musique, elle se laisse aller. Un pas, puis deux. Son corps ne lui répond plus, son cerveau s'est déconnecté pour laisser la place aux émotions et non pas à la raison. Sa silhouette svelte et élégante danse aux accords de la musique. Ses pieds, qu'elle avait déchaussé, glissent sur le parquet lustré. Les plumes qui forment une traine derrière elle suit ses mouvement et l'enveloppe. Plus rien n'existe, elle n'est plus qu'une boule d'énergie, de beauté. Peut importe le monde, peut importe le gens, elle ne se sentait plus que vivante en dansant, maintenant qu'elle avait été emprisonnée dans cette prison dorée qu'était à ses yeux le pensionnat Monokuro...

Une visuel du type de danse? Par ici:
 

   

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Dernière édition par Liberty Afternoon le Mar 17 Avr - 16:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La solitude dans un lit de plumes [Mayhera]   Lun 16 Avr - 19:14

I paced around for hours, I'm empty
I jumped at the slightest of sounds
La journée avait été plus qu'épuisante. J'avais déjà passée une très mauvaise nuit, alors il fallait bien s'en douter, la journée allait être encore pire. Le réveil avait été loupé, mon corps était complètement tombé du lit sans même que je m'en rendes compte, je suis sortie les cheveux en pétards, ce qui m'a valu énormément de critiques de mes amis. Ouais, pour la fille qui adore prendre soin d'elle, c'était loupé. Les heures passaient lentement, comme-ci le temps c'était arrêter. Même l'heure de déjeuner avait été un supplice. D'ordinaire, je m'amuse beaucoup à cette heure de la journée, parce que c'est la plus longue pause et puis, retrouver tous nos amis devant un bon plateau bien garnit, c'est sympathique. Ouais, cette fois-ci c'était tout l'inverse. Je n'avais même pas touchée à mon dessert, alors que je l'aurai déjà engloutit depuis trente minutes là. Mon visage était affalée sur la table, mon regard vide alors que mon esprit s'échappait de mon corps. Serait-ce une maladie? Aurais-je de la fièvre? C'est impossible. Je dormirais au moins deux heures après mon cours de gym, ce n'est pas un problème si je rate le repas, je me goinfrerais dans la nuit. La sonnerie me ramène rapidement à la réalité alors que ma bouche s'ouvre en grand pour laisser un merveilleux bâillement s'échapper. La fatigue, c'est terrible.

Enfin, c'est l'heure de dormir. J'avais passée le reste des cours affaler sur la table. Même le cour de sport, je l'avais passée à me faire réprimander par le prof, je loupais trop souvent la balle. Il était temps de faire une petite sieste de deux heures grand maximum. Le pied.

Tiens, il est déjà si tard? Je me réveille rapidement de mon joli sommeil à cause de mon téléphone. Un message d'une amie me disant qu'elle avait laissée un de ces sacs dans les vestiaires du gymnase. Roooh.. Il fallait qu'elle me rende un papier ultra important pour mon cours de demain, j'avais complètement oubliée. Il était déjà très tard et elle n'osait plus sortir de sa chambre. Bon, en tant que bonne copine, je vais lui ramener son sac et prendre mon papier, ce n'est pas le couvre-feu qui me fera peur.

Il fallait être silencieuse et ne surtout pas se faire remarquer. Mission camouflage. Un tee-shirt, un simple jean déchiré, des baskets et une casquette, le tout de noir. Je pars à toute vitesse, prenant avec moi une barre de céréale pour la dévorer sur le chemin. J'arrive rapidement à sortir de l'établissement pour me rendre au gymnase. Après tout, le couvre-feu n'était pas encore passé, il ne restait plus que six minutes.

Je souffle un bon coup et reprends ma respiration avant de me rendre aux vestiaires, bien qu'un son me titille alors les oreilles. Sans même m'en rendre compte, mon corps m'emmène devant une déesse. Une sublime créature était là, devant moi, entrant de me faire une danse plus que rayonnante et gracieuse. Wouah, quelle élégance dans tous ces mouvements. Je suis pratiquement sûre d'avoir une goutte de bave qui est tombée sur ma chaussure. Cette demoiselle dansait vraiment plus que bien, c'était un don. Je m'imagine un instant reproduire la même chose.. Non, faut pas y penser.

J'attends un instant, le son commence à se dissiper, surement la fin de la musique. Je continue de regarder la belle rouquine avec des milliards d'étoiles dans les yeux, elle était comme un ange.

▬ Wouuuuah! C'était magnifique!

Aucune gêne. Mes deux mains se claquent l'une contre l'autre, faisant alors résonner un immense bruit dans le gymnase. Je me rapproche un peu plus de min interlocutrice, un grand sourire aux lèvres. J'en ai même oubliée le sac.

▬ Fantastique, où as-tu apprit à danser comme ça?
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MessageSujet: Re: La solitude dans un lit de plumes [Mayhera]   Mar 17 Avr - 16:36


 

 
La solitude dans un lit de plumes

 
Danse comme si ta vie en dépendait

 


  Chaque parole, chaquen ote résonnait dans son être. Son coeur bat la chamade dans sa poitrine, comme à chaque fois qu'elle se laissait aller à ses émotions et à la danse. Il n'y avait que peu de choses à ses yeux qui était aussi puissant que ces moments profond et bien à elle, enfin, c'est ce qu'elle pensait. Chaque mouvement est accompagné par sa cascade de cheveux rougeoyant, ou encore par la traine de plume qui lui sert de queue. l'obscurité du gymnase, alors qu'elle est seulement eclairée à la lumière de son portable et de son enceinte, créer des ombes et des compagnes qui suivent en parfaite harmonie la danse de Liberty le long des murs et sur le sol.

Son souffle se fait de plus en plus court, et heureusement, la musique se tait, et, alors qu'elle allait se lever pour chercher à en mettre une seconde, n'en ayant pas assez tant qu'elle n'était pas à terre avec une cheville tordue ou le coeur décroché, elle entend cette voix. Elle qui se pensait seule, c'était raté. L'oiseau se tourne alors vers cette invité qui est seulement faiblement éclairée et qu'elle n'arrive pas tout à fait a distinguer. Mais ce qu'elle distingue bien, c'est sa voix et ses applaudissements, qui file à la belle un frisson tout le long de sa colonne vertébrale. Elle ne dansait jamais librement devant le regard des gens. Car quand elle l'avait déjà fait il y a quelques années, c'était pour faire plaisir à ses parents, partager une danse courtoise avec un idiot plein aux as... Pas forcément de bon souvenirs pour Lily. Elle se rapproche et lui demande où elle a apprit à danser. Pour elle, c'était comme si on lui demandait où elle avait apprit à parler. C'était quelque chose d'inné, et de travaillé chez les inséparables. Mais ils étaient spéciaux après tout.

«Je... Seule. Je pensais être seule ici, pardon.»

L'oiseau est déstabilisée et elle est très mauvaise actrice. Si elle s'excuse, c'est autant par gène que par crainte d'avoir empiété et d'avoir gêné par sa présence. Elle n'avait quasiment parler à personne depuis ses quelques jours d'arriver au pensionnat et évidemment il fallait que ce soit une de ses colocataires qui la trouve ici, vulnérable, à danser. Oui, c'était une de ses colocataires, elle en mettrait sa main à couper. A présent qu'elle s'était rapproché et qu'elle pouvait observer sa chevelure de neiges et ses grands yeux brillants, elle l'avait déjà croisé et évité pendant ses quelques allées et venus dans sa chambre, ayant essayé de n'être qu'un fantôme pour ses colocataires, dans cet endroit qu'elle espérait en réalité quitter au plus vite. Comme une enfant prise la main dans le sac à voler des bonbons, Liberty se dirigea vers son téléphone pour couper le Bluetooth avec son enceinte et commencer à ranger et a remettre ses chaussures. Elle ne savait plus s'y prendre avec les gens. Pas après ça. Même ces compliments, qui pourtant semblaient sincère, la faisait grimacer de gêne et d'inconfort. Elle ne voulait pas blessé des êtres tel que la jeune femme devant elle, qui semblaient profondément bon et pleins de bonnes intentions. Elle n'était plus fréquentable. Devenu trop tempétueuse. Fragile. Imprévisible. Alors elle devait fuir. Comme toujours. Encore une fois.


 

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