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 Convocation orageuse...[PV Aiko Kagura][RP Chap 1]

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MessageSujet: Convocation orageuse...[PV Aiko Kagura][RP Chap 1]   Lun 2 Avr - 11:37


Featuring
Aiko Kagura

Convocation Orageuse



La cour extérieur pullule de petites fourmis, enfin, ce que je veux dire c'est qu'elle est bondée par les jeunes élèves qui viennent de sortirent de leur salle de classe. Certains s'amusent déjà, d'autres eux se dirigent vers ce qui semble être la cafétéria, ce qui au vu de l'heure serait parfaitement logique. La sonnerie annonciatrice de la fin de la première partie de la journée a retentit dans tout l'établissement, et c'est avec un regard emplit de désespoir qu'il y en a qui se disent qu'il reste encore la seconde moitié. Triste n'est-ce pas ? Chaque jour c'est la même chose, un petit quotidien qui se répète, devenant à la fois monotone et ennuyeux avec le temps. En cette fin du mois de novembre, le ciel ne nous permet plus d'afficher un large sourire comme lors de cet été, froid et sinistre, une teinte brumeuse et grisâtre qui apporte un air de mélancolie. Nous avons toutefois la chance que la pluie ne soit pas présente, bien que cette dernière pourrait venir refroidir les ardeurs de certains individus. Mais bon, un petit coup de pouce de mère nature est bien trop demandé et elle n'est pas particulièrement nécessaire. C'est à l'abri du vent et de la température presque hivernal que j'observe le petit monde au travers de l'une des vitres de mon bureau, celui-là même où je passe d'ailleurs la plus part de mon temps pour mon plus grand malheur. Comment voulez-vous ne pas soupirer face à pareille situation, d'un côté je peux voir le petit monde qui s'agite, et d'un autre une montagne de papier qui ne demande qu'à s'écrouler. Il y a de quoi décourager même le plus valeureux des chevaliers. Je n'en suis pas un. Heureusement ou bien malheureusement ? Je ne sais pas trop quoi répondre. Les bras croisés, en appui contre le mur et le regard perdu dans la foule, un petit son bien particulier vint perturber le silence qui s'était installé, un craquement qui n'a strictement rien à faire dans cette salle et qui a pour effet de faire naître un début d'agacement, plus précisément lorsqu'un second se fit entendre. « crac, crac », C'est avec énervement que je prononce le nom de la créature qui m'accompagne depuis quatre ans déjà, alors qu'elle, se contente de me répondre sur un ton je-m'en-foutiste. Allongée sur le canapé, un magazine sous les yeux et la main dans un paquet de chips, la charmante louve que nous avons là prend plaisir du poste que j'occupe, elle en profite pour faire ce qu'elle veut et surtout pour me causer encore plus de tracas. Toutefois, un simple regard de travers de ma pars, suffit pour lui hérisser les poils et la mettre mal à l'aise, l'amenant alors à geindre de mécontentement et à balancer sur la table basse sa lecture avant de quitter la pièce en m’adressant une langue tirée et un claquement de porte en prime. 

Assit donc derrière mon bureau avec des documents à la main, un coup d’œil sur la pendule affichée au mur m'annonce qu'à cette heure-ci moi aussi je devrais être en train de prendre ma pause déjeuner au lieu de travailler, il faut croire qu'une fois de plus, je ne vais pas avoir le temps de me ressourcer. En plus de la paperasse qu'il me faut traiter, j'ai aujourd'hui devant moi un sujet bien plus important et délicat dont je dois m'occuper : Aiko Kagura. Élève de cinquième année en classe quatre, réputée chez nous pour ses nombreux retard, on pourrait presque dire d'elle qu'elle est une habituée, mais c'est je pense l'une des premières fois qu'elle se retrouve réellement convoquée par mes soins, d'habitude sa présence se faisait sous la direction d'un de ses professeurs. Je ne la connais pas vraiment si ce n'est pas la biais d'une connaissance commune, à part son nom, son visage et sa désinvolture, je ne sais rien d'elle si ce n'est que les informations qui m'ont été fournis par l'établissement et lors de certaines de mes discussions avec notre « amie ». Tout ce que je peux dire c'est que la relation que nous entretenons n'a rien de particulier, je ne la porte pas vraiment en estime à vrai dire, et il faut bien avouer que son comportement n'aide en rien. C'est dans un profond soupir que je relève la tête dans sa direction afin de pouvoir lui adresser un regard qui en rien ne montre une quelconque lueur de compassion pour son cas.

-Sincèrement, qu'est-ce qu'il faut qu'on fasse pour que vous soyez à l'heure ? Qu'on installe un lit dans la salle de classe peut-être ? Vous êtes bien consciente que vous n'allez pas pouvoir vous en sortir comme les autres fois, plus particulièrement aujourd'hui...

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MessageSujet: Re: Convocation orageuse...[PV Aiko Kagura][RP Chap 1]   Mar 10 Avr - 10:09


Featuring
Tsukasa Charleston

Convocation Orageuse



Sous mon poids, la chaise craque légèrement, puis grince et tremble de façon imperceptible alors que je tape en rythme dans les pieds en bois de houx, noirs et lisses, du bout de la queue. Mes oreilles me grattent jusqu'à la pointe et une délicieuse, mais tétanisante odeur me fait frémir jusqu'au creux des narines tandis qu'une désagréable sensation de sueur me colle à la peau et aux tempes. Je ne suis pas à l'aise, en fait je pue même l'insécurité et c'est peut-être ce qui me hérisse le plus dans cette histoire. Le palais sec, je n'ai qu'une envie, c'est de dé-serrer les lèvres pour hurler, me lever, faire claquer la chaise par terre et la porte sur ma silhouette après avoir ris à la barbe et au nez de celui qui me fait face, inflexible et froid. Mais déglutissante et les ongles enfoncés dans la chair de mon bras, je me contente de rester silencieuse, dans un état catatonique qui ne me ressemble absolument pas. Sur cette Terre, je suis fière de pouvoir affirmer que rien, ni personne, ne peut m'impressionner et pourtant, alors qu'il me dévisage de ses yeux fins aux éclats d'améthyste et de sang, le président du comité de discipline prouve une fois de plus, qu'il est, comme toujours et à tous les niveaux, une exception à la règle. Je change de position sur mon siège et je relève le menton hautainement, parce que c'est le seul moyen que je trouve pour garder ma contenance, me donner l'illusion que je maîtrise la situation ne serait-ce qu'un peu. Je n'aime pas être prise au dépourvu, je n'aime pas être sans voix et je n'aime pas me sentir en position de faiblesse, malheureusement pour moi, je suis en face de l'homme qui a toujours réussi à me faire ressentir tout ça à la fois : Tsukasa Charleston.

-Très sincèrement ? Tu ne peux rien faire du tout, car je ne suis simplement pas intéressée, cher président. -je parviens enfin à lâcher, cependant l'injonction de ma voix n'est pas encore assez ferme pour me plaîre. Il me rend déjà chèvre et on a pas échangé trois phrases, pauvre de moi...

Soyons-clair, je déteste, et j'accentue bien, je déteste Tsukasa Charleston. Il est l'antithèse de tout ce que je n'aime pas chez un homme: pet de sec, sérieux, carré, propre sur lui, studieux, populaire et surtout ennuyeux à mourir. Il ne vit que par les règles, le code, les études et semble juste incapable de s'amuser. Pour résumé, il a comme qui dirait, un balais enfoncé dans le cul. Qu'il soit le meilleur ami de mon ex-petit ami, et l'ex-petit-ami de la fille pour laquelle mon petit ami m'a plaqué, ne joue certainement pas en sa faveur, je dois l'admettre. Mais même avant ça, lui et moi, on se détestait déjà. On a jamais eu d'atomes crochus, on ne s'est jamais entendu non plus. Je l'ai croisé une ou deux fois au bras de Saya ou chez Madara, lorsque ce dernier invitait ses potes à boire de la bière autour d'une bonne pizza. Dans ces soirées, il était d'ailleurs celui que je repérais chaque fois en premier, non pas parce qu'il m'attirait ou que je l'appréciais, mais simplement parce qu'il avait cet éternel air princier, ce port qu'on repère à des kilomètres, cet élégance qui fait frissonner et se maintient parfait qui me donne juste envie de vomir. Tout chez Tsukasa Charleston pue la prestance, la richesse, l'intelligence et la royauté, il est exaspérant de perfection, il est un prince et il me renvoie sans cesse à ce que moi, je suis, une petite roturière sans éducation de la classe 4. Pour ma gouverne et pour ne pas paraître complètement injuste, il n'a jamais été particulièrement très tendre avec moi non plus, et certainement pas hypocrite sur le fond de sa pensée à mon égard. Lors de nos rares conversations, il ne s'est pas caché de me désapprouver complètement et il a clairement signifié et à plusieurs reprises, qu'il me trouvait exubérante à l'excès, grossière et inquiet de ma mauvaise influence pour sa "copine", qui était -jusqu'à ce qu'elle baise avec mon mec-, une fille que j'appréciais plutôt bien.

-Regardez qui a fini cocu... -je murmure tout bas sans réfléchir, avant de rapidement fermer la bouche. Déjà, je peux sentir son regard qui me brûle et me transperce. Je suis certaine qu'il est entrain de me creuser un trou dans le crâne avec soin et attention, tout en rêvant de pouvoir m'étrangler ! C'est ce que moi, en tout cas, je ferais... Ou alors, il est comme d'habitude posé et indifférent, maître de la situation, en proie à ce contrôle parfait qui le caractérise si bien. Voilà, c'est exactement le problème, ce contrôle parfait, cette maîtrise de soi qu'il possède. Quoi qu'on fasse, quoi qu'on lui dise, notre président du comité ne perd juste jamais les pédales. Il ne crie pas, ne s'énerve pas, tout au plus il est autoritaire et cinglant, mais c'est tout. Etre noir de fureur ? Jaloux à en mourir ? Passionné à ne plus en pouvoir ? Ce n'est pas de son niveau et ne le sera jamais !

Et c'est exactement pour ça que sa petite amie est allée voir ailleurs, parce qu'il a le niveau émotionnel d'une huître et la passion d'un frigo. Il est juste polaire comme type.

Je renifle dédaigneuse et continue de parler avec une assurance que je ne possède point pour meubler le silence qui me tétanise et se fait pesant, agitée d'être seule, dans cette pièce avec lui. Est-ce que Tsukasa me terrorise ? Je refuse certainement de le croire, cependant je ne peux pas nier que je suis sensible à ses attitudes et à son charisme dominateur.

-Met-moi des heures de colles, pour ce que j'en ai faire, j'en ai rien à foutre, tu sais. Ça me fera rien du tout. Et je n'accepte pas les fiançailles, je ne suis pas candidate, tu ne me plais pas, je ne veux pas de toi ! Je balance brusquement, consciente que je suis complètement stupide d'avoir lancée un sujet que j'étais la première à vouloir soigneusement éviter lorsque j'ai posé le pied dans ce bureau.

Hérissée, je le dévisage, attendant une réaction de sa part et pendant un instant, je suis subjuguée par son visage de marbre, la pâleur de son teint, la longueur de ses cils et la façon dont ses longues mèches noires de jais retombent sur son front et recouvrent le contour de ses yeux en amande, caressant de leurs pointes ses paupières. Une vive chaleur monte jusqu'à mes joues et sans explication mon estomac se retourne. Je fuis aussitôt la scène et détourne la tête, les yeux fixés sur le ciel orageux par derrière les carreaux de la fenêtre qui laissent filtrer quelques rayons gris et pâles. Je ne peux pas perdre la maîtrise de la situation et je ne peux pas être troublée par lui. Par contre, je peux prendre cette lettre de candidature, enfoncée et soigneusement cachée depuis deux semaines au fond de mon sac et la déchirer devant ses yeux ébahis. Je peux faire en sorte qu'il soit très clair, que tout ceci est une hérésie. Néanmoins, je ne fais rien, me contentant à ma honte et mon désarroi, de rester là, les mains moites à serrer les poings sur mon short noir, caché par dessous ma chemise blanche. Le plus ironique ? Cette chemise blanche est au président. Je l'ai piqué un soir à Saya et ne lui ait jamais rendu. J'ignorais alors qu'elle l'avait elle même récupéré dans la garde robe de son petit ami, Tsukasa Charleston. Le tissu en est riche et si soyeux, c'est le genre d'habit que je n'ai jamais pu me payer et ne pourrait jamais m'offrir dans cette vie d'ailleurs. Je l'ai donc gardé comme un vrai petit trésor et si j'avais eu un peu de jugeote, je ne l'aurai certainement pas mise devant lui. Cela m'apprendra à ne jamais faire attention à ce que j'enfile. J'inspire profondément et me redresse, une main posée sur mon sac alors que je me relève et le jette par dessus mon épaule avec nonchalance.

-Je vais y aller, de toute façon, rien de ce que tu peux dire ou faire ne m'intéresse. A plus, Tsukasa.
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MessageSujet: Re: Convocation orageuse...[PV Aiko Kagura][RP Chap 1]   Jeu 12 Avr - 18:21


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Aiko Kagura

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Naturellement, de cette fille, je ne pouvais m'attendre à une autre réaction que celle-là. Cette désinvolture dont elle fait preuve à mon égard, j'ai beau m'y être préparé plusieurs dizaines de minutes avant sa convocation afin d'y faire face avec un maximum de sang-froid, je ne parviens toujours pas à m'y faire. Non elle ne me prend pas au dépourvu, oui je savais parfaitement à quoi m'attendre et pourtant, même avec une préparation minutieuse, il est difficile pour moi de rester totalement de marbre devant son effronterie qui est la sienne. Si, par expérience j'ai pu en venir à conclure que j'ai d'ordinaire un certain feeling avec les félins, avec elle dont la nature n'en est pas si éloignée, j’éprouve de grandes difficultés. Non, à vrai dire c'est pire que ça en réalité, nous ne parvenons tout bonnement pas à nous entendre et ce depuis notre première rencontre. Il n'y avait rien d'étonnant à ce qu'il en soit autrement, compte tenu des fréquentations que pouvait avoir ce type qui se présentait autrefois comme mon « meilleur ami ». Une pensée pour lui fait battre à ma tempe une veine qui heureusement n'est visible que si l'on écarte les mèches de mes cheveux, un mouvement que je me garde de préserver pour ne pas attirer l'attention de l'incarnation de la vulgarité qui se tient de l'autre côté du bureau. De toute évidence, si elle s'en apercevait, elle ne se priverait pas pour s'en moquer à gorge déployée ; Une satisfaction que je ne souhaite en rien lui concéder. Sa réponse n'est pour moi pas une surprise mais, elle me laisse toutefois morose malgré ce masque d'une apparence froideur que je me suis muni à force d'éducation et d’entraînements. S'il y a bien une discipline dans laquelle je peux me vanter d'être bon, c'est bien celle de ne pas laisser transparaître mes émotions et de maintenir en permanence une assurance sans faille. Nul doute, le regard que je viens à l'instant de poser sur elle est lourd de médisances silencieuses. Rétorquer est inutile et ne fera qu'envenimer la situation, pire, la ton s'élèvera et le résultat n'en sera que plus frustrant, autant pour l'un que pour l'autre. Grand bien leur fasse à ceux qui se plaisent à faire circuler dans les couleurs que le président du Comité est un sadique qui prend plaisir à distribuer des punitions, si je peux au contraire éviter d'en donner autant, je n'en serais justement que plus fier de mon labeur. Là, tout ce que j'ai en face de moi, c'est la preuve que j'ai encore un long chemin à parcourir pour que la communauté du Pensionnat se gère d'elle-même.

« humfff »

Un soupir s'échappe et je me rend compte de mon erreur. La bougresse va très certainement penser que cette manifestation de mon désarrois est le fruit de son travail alors qu'il n'en est rien. Quel idiot je fais, je me suis laissé aller devant un rêve que je sais ne pas être en mesure de réaliser, pas tant que je ne parviendrai pas à mettre dans les rangs des individus de son genre. Ma bêtise fut de ne pas avoir été plus discret. Maintenant, la vile chatte risque de prendre cette victoire pour acquis et s'en attribuer les mérites. En attendant, de nous d'eux, celle qui a la voix qui tremble, ce n'est pas moi mais elle, preuve que je la met mal à l'aise et ça, ça me plait, de quoi me rendre le sourire et me remettre en condition pour passer au dessus de ma bourde. Dans un geste qui se veut lent par pur stratagème, je relâche le papier qui se tenait entre mon index et mon pouce pour l'apposer à plat sur le plan de travail. Dans un même temps, toujours avec une même minutie, je dénoue mon épaule pour relever mon bras de sorte à pouvoir venir prendre appui de mon coude sur le bois de sapin du bureau et caler la ligne de ma mâchoire au creux de ma paume.

"-Regardez qui a fini cocu... "  

Je manque de perdre mon équilibre, je dérape presque à la prononciation de ses mots et plus encore du toupet qu'elle se permet d'avoir alors que sa situation est dans ce cas précis la même que la mienne. Mon regard posé sur elle se fait irrémédiablement assassin et j'avoue que sur l'instant, l'envie de lui planter les crocs dans la gorge n'est pas une idée qui me déplaît. Cependant, en vaut-elle seulement la peine ? Je n'en suis pas si sûr. Si elle m'en fait la remarque, je ne pourrai pas nier pour cette fois que je me suis laissé prendre par mes sentiments et que la vérité n'est pas sans avoir un mauvais effet sur la maîtrise de ma contenance. Je suis furieux et je vomis à sang son manque d'empathie.  

Moi « cocu » ? Pauvre sotte, tu l'es tout autant que je le suis puisque c'est avec ton « mec » que ma « petite amie » s'en est aller. À qui la faute d'ailleurs ?

Une question que je n'ai pas cessé de ressasser durant les premières semaines qui ont suivit son départ. Étais-je dans l'erreur ? Est-ce parce que je n 'étais pas suffisamment bien pour elle ? De toute évidence ce n'est pas une question d'argent ni même de rang social, appartenant à la royauté, sur ce plan là, en dehors de la place de future reine, je n'ai rien de plus gratifiant à offrir. Le problème ne peut donc que venir de moi, mais où précisément, ça, je ne sais pas et ne le saurais peut-être même jamais. Pour tout avouer, je crains d'avoir un jour une réponse. Cette rétrospective, autant je la crains que je la déteste, de quoi me mettre de la hargne dans les veines et me replacer dans le sujet de notre discussion, outre le sifflement que je fulmine cette fois-ci exprès pour qu'elle comprenne que sa remarque, en dehors du fait qu'elle soit déplacé, n'est en rien pour me plaire ni ne rentrera en faveur de sa situation. Automatiquement je me braque, je me gonfle, je laisse s’annoncer dans les craquements de mon cou qui suivent le basculement de ma tête la remontrance qu'elle va se prendre.

-Je.... "- je ne veux pas de toi !"

La goûte d'eau qui fait déborder le vase et qui n'est pas sans m’arracher une grimace que je parviens malgré tout à passer sous silence et discrétion, ce qui n'est pas le cas du balancier que fait ma pomme d'Adam lorsqu'un grondement menace de s'extirper de ma gorge. Je devrais m'offusquer de cette déclaration tant elle me ramène à ma condition à la situation dans laquelle je me retrouve et plus encore à l'état de misérable que j’étais il y a encore quelques jours. Si à l'extérieur je n'ai pas fait le manifeste de ma tristesse quant au rejet de mon « ex »,  mes plus proches connaisses , elles, peuvent témoigner du désarroi qui m'animait. Si je ne m'empourpre pas de colère pour cette attaque, c'est pour deux raisons : La première étant que venant d'elle, encore une fois, ce n'est pas surprenant. Pour ce qui est de la seconde, c'est que le fait qu'elle ramène cette histoire de fiançailles dans la conversation alors que là n'est pas le sujet est la preuve qu'elle perd de son assurance.

-Ce n'est pas comme si tu avais la moindre chance de toute manière.

Soufflai-je dans un murmure plus à moi-même qu'autre chose même si cette parole lui est adressée. C'est une évidence, elle ne fait pas le poids face aux autres filles de la liste que le conseil de mon père s'est fait une joie de dresser avec expertise. Riches pour beaucoup, un bon nombre faisant parti à la royauté dans l'espoir de voir s’accroître le territoire de notre gouvernance,  la fourberie de ces rapiats n'est plus pour me surprendre mais n'est pas sans me donner froid dans le dos.

-Que ça t'intéresse ou pas, grand bien te fasse. Notre conversation n'est cependant pas terminée et.

Je coupe ma phrase le temps de me redresser et faire crisser derrière moi les pieds de mon fauteuil sur le parquet vernis, de quoi mettre en alerte son instinct animal qu'elle n'est pas à l'abri des répercussions dû à son attitude qui s'est faite inapproprié vis-à-vis de la raison principale de sa présence ici. D'un pas souple, d'une démarche forgée par une éducation disciplinée, d'un doigts posé sur le rebord du bureau spécialement sculpté à la demande de mon prédécesseur, je contourne l'imposant mur qui nous sépare elle et moi et réduit ainsi la distance en laissant dans un même temps mon regard animé d'une intensité carnassière se poser sur elle.

-Il se trouve que je ne peux pas te laisser partir comme ça, du moins pas sans t'avoir avertis de ta sentence ni même sans avoir répondu un minimum à tes jérémiades.

Parce que oui, à mes oreilles, en dehors du fait que ses mots furent cinglants et blessants, ils sont aussi pour moi une forme de plainte de sa part, c'est là pour elle un moyen d'évacuer sa propre frustration en me crachant au visage, c'est ainsi qu'est la vile chatte qu'est Aiko Kagura. Mes pas me rapprochent d'elle et ce n'est pas sans en tirer du plaisir que je me délecte de la voir ravaler sa salive et reculer à fur et à mesure pour maintenir une distance de sécurité, un champ que je ne lui laisse pas le loisir d'avoir. La belle a du bagou, mais ce n'est rien d'autres que les aboiements d'un chiot apeuré. La porte dans son dos vient sans mal la couper dans sa fuite et c'est de ma main que je viens appliquer avec fermeté dessus que je rend inaccessible la possibilité de l'ouvrir, un geste qui me force alors à avoir avec elle une proximité qui ne nous est jamais arrivé d'avoir. C'est la première fois que je me retrouve physiquement aussi prés d'elle, est-ce pour cette raison que l'espace d'un instant je me suis senti fébrile ? Parce que c'est nouveau pour moi ou bien parce que je suis contraint d'avouer qu'il émane d'elle un arôme agréable. Étrangement et à ma grande surprise, elle ne porte pas une trop forte dose de parfum, contrairement à ce que je m'étais imaginé d'elle. Loin de là, s'il n'y avait pas eu l'action de son mouvement pour faire véhiculer la fragrance qui imprègne son derme, peut-être ne l'aurai-je pas remarquer. La féline sent incroyablement bon, je ne peux pas mentir là-dessus, mais, je ne le ferai pas le plaisir de l'en complimenter.

-Une punition, Kagura-san, c'est ce qui t'attends. Une pour tes retards répétés. Soufflai-je dans une tonalité qui se veut solennelle pour capter son attention et son regard. -Mais aussi, Ajoutai-je dans l'accompagnement d'un sourire espiègle et symbolique du prédateur que j'arbore. -Une personnelle.  

Annonçai-je dans un murmure, un souffle qui s'écrase sur ses lippes de par la maigre distance qui nous sépare en faisant l'impasse sur notre différence de taille, une nuance que j'ai dû compenser en m'échinant pour lui faire face. De cette main libre qui longe mon être, je relève mon bras avec vigueur pour dans un premier temps la surprendre, puis dans un second l’imprégner de la sensation de la crainte. Un rictus tire le coin supérieur droit de mes lèvres alors que de l'extrémité de ma dextre je rencontre la matière du tissus qu'elle porte et que je reconnais sans mal, ce qui a pour effet de m'en faire froncer les sourcils et d'ajouter à ma contrariété un peu plus d'ampleur. J'avais des doutes au départ sur sa réelle appartenance, ce qui n'est plus le cas maintenant, cette chemise est belle et bien mienne.

-Tu portes quelque chose qui ne t'appartient pas. Que devons nous faire pour cela ? Ma chère et tendre prétendante. Tu ne veux pas participer, mais tu semble pourtant bien partie dans la course.

Lâchai-je dans un rire moqueur mais discret qui se laisse transcender au travers de mes mots, une petite taquinerie qu'elle mérite. Je sais parfaitement que ce n'est pas intentionnel, mais, c'était trop tentant. Mon ongle griffe et courre sur la luxueuse texture de ce qui était autrefois mon vêtement pour remonter sur son abdomen, puis un peu plus haut encore jusqu'à attendre sa gorge, une présence qui je pense n'est pas sans être menaçante.

by Masaru




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Convocation orageuse...[PV Aiko Kagura][RP Chap 1]

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