Apocalypse & Merry-Go-Round [Pv.Nicephore]

rédigé par Nicephore Siegward le Ven 22 Juin - 14:19
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Apocalypse & Merry-go-round
Ft Alex Brzezicki

Alex t’explique qu’elle s’inspire de différents supports pour votre tentative d’évasion, mais qu’elle n’a jamais testé. Ce n’est pas un problème, y’a un début à tout. Te disant qu’elle souhaite peut-être tester quand même, tu ne te proposes pas pour crocheter la serrure. Sinon tu l’aurais déjà fait. N’empêche qu’elle a pas l’air très à l’aise avec le scalpel. Et avec ses idées. Quoiqu’il en soit, il va falloir qu’elle se débrouille pour les réaliser. Toi, tu lui apportes vaguement ton soutien, et tu la fais sursauter en prenant la parole. Ce n’était pas prévu, encore moins que « la porte » détruise ta carte.

Tu hausses les épaules, insensible au bout de plastique brisé. Au pire, qu’est-ce que tu loupes ? Le menu gratuit à la sandwicherie du coin ? Y renoncer ne provoquera pas un grand chagrin. Elle continue son travail de James Bond, détruit une partie des ossements -ça te peine un peu plus que la carte-, puis s’attaque aux gonds de la porte. Elle pourrait avoir l’air d’une vraie pro, si la porte ne s’écroulait pas sur elle. Toi, bien sûr, tu ne lui viens pas en aide et recules prestement. Faut pas déconner, elle a décidé de s’assommer seule. Tu essayes quand même de la libérer, mais c’est lourd et tu risques d’empirer les choses.

La porte était ouverte. Ah. Vous êtes. Stupides. Incroyablement stupides. Ça te fait rire, beaucoup, et tu dois reprendre ta respiration pour te calmer et ne pas faire de bruit. Tu parviens à te maîtriser alors que vous parcourez le dédale de couloirs, mais l’abruti de tout à l’heure refait surface et vous finissez dans un placard. Sincèrement, tu imaginais la fuite autrement, et tu ne pensais pas te trouver dans un placard aussi exiguë. Dans un placard avec elle, encore une fois. C’est gênant. Sa panique donne des résultats gênants. Collé contre le mur comme si tu pouvais le traverser, tu cherches quelque chose à dire qui ne soit pas trop gênant.  
▬ C’est vraiment étroit. Euh. Oublie ce que je viens de dire.
C’est absolument pas malaisant dis donc. Tu décides donc qu’écouter les bruits extérieurs est bien meilleure option que d’ouvrir ta bouche. Puisqu’il n’y en a plus, vous devriez pouvoir sortir. C’était sans compter l’aura de malchance et de gêne qui vous entoure perpétuellement. En voulant sortir, ton pied percute le seau de la serpillière, tu glisses sur cette dernière, et tu finis ta course écrasé sur Alex. Étant plus léger que la porte, elle ne devrait pas trop avoir mal. C’est juste la gêne absolue. Ça devait forcément arriver. Comme si une force supérieure s’était arrangée pour déclencher ce cliché gênant.

Tu te redresses rapidement en cherchant la poignée de la porte pour t’éloigner le plus vite possible. Tu désires mettre de la distance sans tarder, ça te prend donc seulement deux secondes pour retrouver le couloir.
▬ Euh… Pardon, la serpillière glissait vachement et hm… C’est hyper gênant… J’t’ai pas fait mal ?
Tu n’attends pas vraiment sa réponse et te mets immédiatement à chercher la sortie. Puisque vous aviez bien avancé, elle n’est pas longue à atteindre. Un fois dehors, tu l’entraînes là où l’on trouve plus de monde, afin que vous vous perdiez dans la masse et que l’on ne vous retrouve pas facilement.  
▬ On a qu’à faire ce que tu as dit, trouver un coin et manger un truc. On a les tickets en plus. Il est où ton sac ?
T’es toujours un peu gêné de l’accident du placard, donc tu dévies l’attention sur la bouffe. C’est probablement le meilleur moyen d’intéresser Alex.
▬ Ou sinon on va manger hors du parc, si on reste ici trop longtemps même la bouffe se retournera contre nous.
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rédigé par Alex Brzezicki le Mar 26 Juin - 18:03
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ft. Nicephore Siegward
Et c'est reparti pour un tour !
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C'était gênant. Très gênant - autant la débilité de ne pas avoir vérifié si la porte était ouverte que ce qui avait suivi, c'est-à-dire l'enfermement dans le placard.
En y repensant, tout poussait à croire que l'homme n'avait jamais fermé la porte à clé : Il nous avait bien dit de ne pas bouger, de nous tenir tranquilles, et il ne me semble pas avoir entendu un quelconque bruit de verrouillage. Tout portait à croire qu'il ne nous avais pas enfermé, et pourtant, nous avions tous les deux cru que c'était le cas, sans prendre le temps de vérifier. Ce qui est plutôt malin, faire croire à quelqu'un qu'il est enfermé et il n'essaiera pas d'ouvrir la porte (sauf certaines personnes, bien entendu).
Bref, cette explication n'enlevait pas le fait que la situation était extrêmement gênante.

Collée au mur du placard, je regarde le sol - ou du moins, mes yeux sont portés vers le sol, après je ne peux pas vraiment discerner la serpillière du seau. A la remarque de Nicephore, je manque de m'étouffer - oui, oui, c'est très étroit, tout à fait. Bordel, pourquoi faut-il que la situation soit toujours aussi gênante ? On ne pourrait pas avoir, juste une fois, la paix de la part de l'univers, et être tranquille sans risquer qu'un marchand de glace meurtrier nous poursuive avant d'exploser dans une pluie de confettis ? (Improbable oui, mais tout à l'air possible quand nous sommes réunis).
Je tente de me reprendre, et ne réponds pas. Autant ne pas empirer la situation.
J'attends alors - que quelque chose se passe, qu'une météorite s'écrase, qu'une alarme incendie se déclenche. Je commence à croire qu'il faut attendre les signes que l'univers me donne si je veux pouvoir vivre « sereinement ».

Le silence pesant, mon camarade décide donc de sortir. Mais bien sûr, l'univers n'a pas donné son feu vert.
Son pied se prend la serpillière, il glisse, et s'écrase sur moi. Bien sûr, je ne m'y attendais pas - donc je glisse en arrière, finissant à moitié coincée entre.... Entre Nicephore, le sol, et le mur. Gé-ni-al. En tombant, bien sûr, il a fallut que je lâche un cri - pas de douleur, plus de surprise. En même temps, qui pouvait s'attendre à ce que quelqu'un s'écrase sur soi dans un placard ? Personne.
Je finis par détourner le regard, rouge de gêne - le visage légèrement déchiré entre l'agacement, la surprise, et une légère colère. Si le dieu des situations gênantes existe, il va finir par m'entendre - et avoir très, très mal au derrière ( sans arrière pensée, bien sûr ). Parce que cet acharnement, ça devient du harcèlement, au final. Et que j'en ai un peu marre, moi.

Nicephore se redresse aussi vite que l'éclair en tentant d'ouvrir la porte et de s'éloigner. Moi, je me redresse comme je peux - encore un peu chancelante, m'appuyant contre le fond du placard. Au final, rester dans un placard est pas si mal, c'est cool, y'a des balais pour nous faire des amis imaginaires et un seau pour faire des latrines. Le seul problème, c'est qu'il y a pas de bouffe - et ça, c'est inacceptable.

Alors que je retrouve mes moyens, Nicephore s'excuse - me demandant s'il ne m'a pas fait mal. Je secoues la tête en guise de réponse - encore un peu trop sous le choc de tout ce qui vient de se passer pour répondre. Si j'avais tenté de parler, j'aurais sûrement émis un son horrible et indescriptible qui ne veut absolument rien dire, donc bon, autant ne pas rendre tout cela encore plus gênant.
Mon camarade marche déjà vers la sortie, et je le suit donc jusqu'à la foule - tentant d'imaginer les délicieuses gourmandises qui pourraient m'attendre pour oublier tout ce qui vient de se passer.

Nicephore déclare que l'on à qu'à trouver un coin et manger un truc, vu qu'on a les tickets - ou aller carrément hors du parc, pour éviter que la nourriture se retourne contre nous. Je hausse les épaules, tapotant mon sac à bandoulière pour vérifier qu'il est bel et bien toujours sur moi - me faisant bousculer par l'immense foule.

« On peut prendre à manger ici, tant qu'on a les tickets, ça se refuse pas vraiment. Après, on peut toujours aller les manger plus loin, c'est peut-être le parc qui nous attire la poisse... 

C'est débile, car je sais pertinemment que nous savons tous les deux que ce n'est pas le parc, c'est juste...Nous ? Moi ? Lui ? Quelque chose comme ça ? En tout cas, quand on est au même endroit, il y a une sorte de dysfonctionnement dans l'univers. Peut-être que si on reste à proximité trop longtemps, on va finir par créer un trou noir ?
Je frissonne, et me met à suivre mon camarade qui à l'air de beaucoup mieux se repérer dans le coin que moi. En même temps, s'il n'y a pas un stand de bouffe à proximité, ça va être compliqué pour moi de m'y retrouver.
Je tâtonne une de mes poches pour y retrouver le scalpel. Je prends l'objet, tapote l'épaule de mon camarade devant moi et lui tend la lame.

« Tiens, j'ai oublié de te le r- »

Je couines littéralement comme une souris ( un genre de « SQUEAK » assez strident ) lorsque la personne qui se retourne est tout SAUF Nicéphore, et qui me regarde avec un drôle d'air puisque je pointes une arme sur lui. Depuis combien de temps je suis la mauvaise personne ? Je recules - rentrant dans quelqu'un qui m'insulte et me dit de faire attention. Je regarde autour de moi, et je ne vois que des visages inconnus.
Je panique.
Je resserre ma main sur l'objet et fond sur le sol, faisant (presque) une élégante galipette pour rouler hors de ce groupe de personnes. Puis, je me redresse, et regarde aux alentours. Je reviens un peu sur mes pas, puis essaie de me rappeler vers où est le plus proche stand de nourriture pour me diriger (vaguement) dans la même direction.
Finalement, je finis par apercevoir quelqu'un qui à l'air d'être le véritable Nicephore - mais je l'observe de loin pendant deux minutes avant de vraiment me rapprocher de lui. Hors de question de me tromper une deuxième fois.
J'arrive derrière lui comme si de rien n'était - comme si je l'avais suivi tout le long - et l'interpelle, pour lui tendre le scalpel.

« Au fait, tiens, j'ai oublié de te le rendre, tout à l'heure, faute de chute de porte. Il est pas cassé, j'ai fais attention. »

Je faisais toujours attention aux objets des autres - peut être que j'y faisais même plus attention qu'à moi-même. Ce qui expliquait pourquoi je perdais tout, sauf ces objets-là, et que je tombais tout le temps, mais ne cassais jamais ces objets-là. Je les protégeais presque au péril de ma vie.
J'attends donc que le vrai Nicephore récupère son objet pour enfourner ma main dans ma poche.

« Bon, euh, allons trouver un truc à manger, toute cette agitation m'a donné faim... »

Et cette fois-ci, je garde mes yeux rivés sur lui - histoire de ne pas me tromper une nouvelle fois.
rédigé par Nicephore Siegward le Jeu 12 Juil - 1:21
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Alex propose que vous preniez à manger sur le parc, ignorant ainsi la mise en danger perpétuelle que cela implique. La mise en danger de gêne, principalement, car cette poisse, accompagnée du malaise, ne vous lâche pas d’une semelle. Tu n’ignores pas que le problème vient surtout de vous, mais c’est plus facile de rejeter un peu la faute sur le parc. Un peu, parce qu’avec vos différentes rencontres faut pas être con pour deviner la gêne que vous pouvez créer. A cet endroit, elle semble néanmoins décuplée. Probablement parce que vous êtes côte à côte depuis longtemps.

Tu te diriges donc vers le stand de nourriture le plus proche en partant du principe qu’Alex te suit sans problème. Comme si les choses pouvaient se dérouler sans problème quand vous êtes ensemble. C’est ainsi que tu la vois, à plusieurs mètres, pointant ton scalpel sur quelqu’un. Bordel… ça te fait rire, mais tu fais comme si de rien n’était lorsqu’elle finit par revenir vers toi pour te tapoter l’épaule et te tendre l’outil. Même si elle dit avoir fait attention, tu ne peux pas t’empêcher d’étudier la lame sous tous les angles avant de hocher légèrement la tête et de la ranger dans ta poche.

Après avoir parlé de trouver un truc à manger, elle te fixe comme si tu pouvais t’évaporer à tout instant. Elle veut pas te tenir la main tant qu’à faire ? Au moins y’a aucun risque de se perdre ainsi. Tu lui souris, un peu moqueur, en lui tendant la main pour plaisanter.
▬ T’as besoin d’aide pour pas qu’on se perde ? Ou pour éviter de donner mes outils à n’importe qui ?
Puisque c’est une blague (très sympathique avouons-le), tu ne lui laisses pas le temps de prendre ta main. Tu ne lui laisses même pas le temps de bouger, en fait, que tu fourres tes mains dans tes poches.
▬ Le stand est juste ici, donc ça devrait le faire.
Puisqu’il y a beaucoup moins de monde que tout à l’heure, vous ne tardez pas à passer votre commande, réglant à l’aide des tickets gagnés lors de l’accident de la boule. Ces tickets vous permettent de faire une razzia sur les stocks du stand, et c’est pas plus mal. Une fois la bouffe récupérée et le règlement effectué, tu t’éloignes de la foule avec l’un des sacs de nourriture dans une main, et une glace dans l’autre. Tu attends qu’Alex soit là pour te diriger vers la sortie sans attendre. Peut-être que votre malchance se réduira à l’extérieur.
▬ ça te dérange pas si on se tire d’ici, alors ? Y’a sûrement un banc dehors.
La question n’est qu’une formalité, vous êtes déjà à deux pas des barrières du parc. Et ça, sans que l’on vous arrête parce que vous êtes les dangereux individus causant d’énormes dégâts dans le parc. Tu prends ça comme un petit succès, jusqu’à que tu butes sur la dernière marche, fasse tomber ta glace, et marche dedans en essayant de te rattraper. La mangue ne s’arrange pas avec le noir de ta chaussure, la pistache non plus (on ne dira rien sur le mélange). De frustration et de désespoir face au malaise, tu laisses tomber le cône par terre en t’éloignant. Cône qui se brise et éclabousse Alex de ce qu’il restait à l’intérieur.

C’est gênant. Vous étiez à deux doigts de sortir sans soucis et il fallait que ça finisse ainsi. Agacé, tu sors des serviettes en papier du sac et en tend quelques unes, assez violemment, à Alex. De ton côté, tu essuies la glace sur ta chaussure.
▬ Sérieusement… ça devrait même pas être possible… Excuse.
Tu meurs d’envie d’aller t’enterrer, mais histoire de ne pas passer pour un gamin pourri gâté parce qu’il a fait tomber sa glace -en partie intentionnellement à la fin-, tu restes à côté d’elle. Impatient de t’éloigner du parc, certes, mais tu restes.
▬ C’est bon, y’a plus rien, on peut y aller ?
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rédigé par Alex Brzezicki le Sam 14 Juil - 17:30
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C'était gênant - comme d'habitude. Cette expression devrait devenir le titre de ma biographie, ou de l'histoire qui raconterait ma vie - car clairement, toute ma vie n'était qu'une suite d'éléments gênants. En plus de ça, Nicephore se moque à moitié de moi en me tendant la main - demandant si j'ai besoin d'aide pour ne pas me perdre ou pour ne pas donner ses outils à n'importe qui. Je soupire et me mord les joues - bon sang ce que c'est gênant. Si seulement je pouvais faire un tout petit peu plus attention et ne pas me perdre - ni prendre des inconnus pour des gens que je connais... C'était vraiment gênant dans le sens où j'avais pointé une arme sur un inconnu, et dans le sens où Nicephore avait vu toute la scène.
Je n'ai qu'une envie - me terrer dans une cachette, loin et pour de bon. Loin de l'inconnu qui doit me prendre pour une folle, et loin de Nicephore qui... Qui doit se dire que tout est normal, au final - puisque c'est comme ça que se passent nos rencontres.
Il fourre finalement sa main dans sa poche - ce qui me rassure car je n'étais pas vraiment sûre de ce que je devais faire. Puis, il montre le stand qui est juste à côté - déclarant que ça devrait le faire. Je hausse les épaules - je ne serais même pas surprise si sur les dix pas que je devais faire, un alien venait me manger le pied avant que je n'y arrive.

Nous marchons donc jusqu'au stand et nous commandons, payant avec les tickets - ce qui nous permet de prendre un peu de tout ( voire BEAUCOUP de tout ). Nicephore prend une glace - mais j'avoue avoir peur que si j'en prend une, elle me saute à la gorge ou dégouline le long de ma main avant que je ne puisse la manger. Ou autre, on ne sait jamais - les glaces mutantes, ça court les rues en ce moment. Cependant, je n'ai rien contre les barres glacées ou autre de ce genre qui ne risquent (plus ou moins) pas de me tuer.  
Je prends donc l'un des sacs de nourriture, avant de suivre mon ami jusqu'à la sortie. Peut-être que c'est juste le parc qui pore malheur, ou que c'est le parc plus notre combinaison. Dans tous les cas, ça ne sera sûrement pas pire dehors. Enfin, normalement. Au final, je suis soudainement prise d'une peur de sortir du parc - il est peut-être sécurisé. Mais un regard vers la grande roue qui pourrait aisément se détacher me convaincs définitivement, et je hoches la tête vivement à la question de Nicephore.

« Partons, j'ai plus ou moins envie de rester en vie... »

Nous arrivons à la sortie sans encombres - ce que je commence à trouver louche. Je redoute l'explosion soudaine ou la météorite. Mais au final, c'est « juste » Nicephore qui trébuches, fais tomber sa glace, marche dedans, fais tomber le cône qui m'éclabousse au final. Je le regardes, tandis qu'il sort des serviettes - m'en tendant une comme s'il voulait m'étouffer avec. Je la prends lentement, comme si elle pouvait me sauter à la gorge - alors que mon camarade essuie la glace sur sa chaussure tout en grognant après cette malchance impossible, s'excusant au passage. Je hausse les épaules en m'essuyant à mon tour.

« C'est rien... Me faire éclabousser par une glace est sûrement la chose la moins dangereuse qui m'arrivera aujourd'hui. »

Et la moins gênante, aussi. Sauf si j'étais allergique à la mangue ou à la pistache - ce qui, heureusement, n'est pas le cas. Quelle serait ma tristesse, mourir à cause de la nourriture...
Je hoches la tête en réponse à sa nouvelle question - déclarant que l'on peut y aller. J'ai juste envie de m'asseoir tranquillement, et de manger. Beaucoup, manger. C'est un peu ma consolation pour toutes les choses étranges qui peuvent arriver.
Nous marchons donc, pour rapidement trouver un banc où nous asseoir. Je soupire - rassurée d'être arrivée à un banc en un seul morceau. Je pose le sac entre moi et mon camarade, histoire qu'on puisse se servir.

« Bon, on a plus qu'à espérer que la nourriture ne se retourne pas contre nous, maintenant... »

Je pioche une friandise dans le sac et me met à la grignoter nerveusement. C'est fou, quand même, cette malchance - et cette manie de s'attirer la gêne. Je dirais même plus que c'est le Karma, puisque je ne fais rien de mal à côté. Serait-ce définitivement le destin, qui ne supporte pas que l'on se rencontre ? Ou serait-ce une autre raison scientifiquement prouvée ?
Je soupires - me perdant alors dans mes pensées, quand je sens soudain quelque chose se poser sur ma tête. J'ai à peine le temps de réaliser ce qui se passe qu'un bec se penche sur moi pour piquer mon reste de barre, avant de battre des ailes pour s'envoler. La main toujours dans la même position, tenant une friandise invisible, je reste alors sans voix.

« Qu... »

Je reste immobile, regardant l'oiseau se vanter de son larcin, bouche bée. J'ai toujours beaucoup aimé les animaux, mais là, j'avoue que j'avais bien envie d'attraper ce qui me passait sous la main pour le lui envoyer - pour qui il s'est pris, aussi, à me voler ma bouffe ?
Serrant le poing, je prends une grande inspiration - prenant sur moi. C'est qu'un piaf, il a faim, il va nourrir ses petits. Ça n'arrivera pas.
Quelle grossière erreur de jugement de ma part.
Je reprends une friandise et m'apprête à la manger quand un autre oiseau vient s'en emparer en plein vol - me faisant sursauter et même légèrement crier de surprise. Mais ils ont un problème, ces oiseaux ?
Déterminée, je reprends tout de même une friandise - avant de me faire agresser une nouvelle fois pour me la faire voler.
La rage s'empare alors de moi et je me lève.

« Mais c'est pas bientôt fini oui ?! »

Et je n'ai comme seule réponse un « Fshuiit » et une désagréable sensation sur la tête. Je me figes alors et me rassieds lentement, regardant le vide un instant. Puis, je tourne la tête vers mon camarade lentement, une grimace déformant mes lèvres.

« S'il te plaît... Dis moi que ce n'est pas ce que je pense. »

La gêne, toujours présente. Et si ça continue, je m'arrangerais personnellement pour qu'un certain oiseau soit servi au self ce soir.
rédigé par Nicephore Siegward le Mar 9 Oct - 13:46
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Vous êtes enfin assis, tranquillement, de la bouffe entre vous pour un goûter bien mérité. Ça creuse de courir partout, de démonter des portes, détruire des attractions et fuir la direction du parc. Ça creuse, et vous allez faire honneur à ce festin durement gagné (oui enfin, il suffisait juste d’être dans une attraction lorsqu’elle tomberait en morceaux). T’es un peu dégoûté d’avoir perdu ta glace, mais il reste d’autres friandises. A priori, les catastrophes auraient dû cesser dès votre premier pas hors de la fête foraine. Faut pas déconner, la malchance doit cesser à un moment ou un autre.

Non, ça ne s’arrête jamais. Tu t’estimes plutôt heureux que les piafs volent la nourriture d’Alex et non la tienne, d’autant plus que c’est assez marrant à voir. Et assez incroyable. Elle a beau sortir de la nourriture, il y a toujours un oiseau pour la lui voler. Inquiet pour les friandises, tu finis par éloigner le sac d’Alex et te lever. Tu t’écartes un peu, en la laissant avec ses nouveaux amis, pour éviter que vous perdiez encore des rations. Alex finit par protester, pour recevoir une… charmante réponse. Tu n’en crois pas tes yeux. Comme si la gêne faisait un f*ck à Alex pour avoir essayer de se rebeller.

Tu grimaces à sa question, gêné pour elle. Avec sa couleur de cheveux ce n’est pas du tout discret, en plus. Tu t’approches légèrement pour lui tendre une serviette en gardant de bonnes distances. On sait jamais, entrer dans son périmètre c’est peut-être risquer une attaque d’oiseaux.
▬ Bah… C’est un peu dégueu, prends une serviette.
Juste quand tu dis ça, le bras tendu vers elle, tu te reçois exactement la même chose mais sur la main. Ni une ni deux, tu l’essuies sur celle tendue d’Alex, comme un réflexe. C’est gênant. Tu pouvais pas penser à prendre la serviette, fallait que tu lui fasses un espèce de high five chelou pour essuyer de la merde d’oiseau ? Comme si elle n’en avait pas assez sur elle. Tu marmonnes une excuse avant de sortir tout une pile de serviettes, chose plus sympathique à utiliser que la main de ta pote. Qui soit dit en passant, doit être grasse de toutes les friandises qu’elle a tenu.

En sortant les serviettes, c’est toute la bouffe qui vient avec et tombe sur le sol. Comment est-ce seulement possible ?! D’accord, les serviettes devaient être écrasées sous la nourriture ou tu ne sais quoi, mais sérieusement ?! Cette accident suffit à rameuter tous les oiseaux, bien contents de voir ce festin renversé sur le sol. Encerclé, tu fais de ton mieux pour partir de là sans ennuis. Chose plutôt bien menée avant que tu marches sur deux ou trois plumes. Tu recules donc rapidement, avant de contourner la masse de bêtes à plumes et t’approcher d’Alex rapidement.
▬ Alex, on devrait partir, tu trouves pas ? J’ai marché sur quelques oiseaux et ils ont pas l’air très contents…
Tout disant cela, tu en repousses quelques uns du pied et continue de t’écarter. Ça ne t’arrive pas souvent de fuir devant des oiseaux, et ça te gêne légèrement. Tu ne t’arrêtes que quand ils ne te suivent plus, et que la nourriture devient enfin plus importante à leurs yeux. Espérons maintenant que Alex arrivera aussi à traverser la mer d’oiseaux.
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rédigé par Alex Brzezicki le Jeu 11 Oct - 1:10
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C'est la cata. La gène absolue. Le summum du mauvais Karma.
Je sens toujours la « plaisante » surprise dégouliner sur mes cheveux -  accompagné d'une odeur peu agréable. Je grimaces alors - prenant lentement conscience de la situation : Non, ce n'est pas un rêve. Oui, c'est bien réel - un oiseau m'a bel et bien lâché une pêche sur la tête. Si jamais j'avais encore des doutes, la tête de mon camarade finit par me confirmer que ce que je pense est bel et bien arrivé - même si j'aimerais que ça soit le contraire.

Il déclare que c'est « un peu dégueu » et me dis de prendre une serviette - tout en m'en tendant une, mais restant à une certaine distance tout de même. Sauf que, avant même que je n'aies le temps de tendre le bras pour la prendre, un oiseau passant par-là lâche une joyeuse surprise sur la main de Nicephore - qui panique et l'essuie sur la mienne. Enfin, je ne sais pas vraiment s'il panique, mais le résultat final est le même.
Ça s'est passé tellement vite que j'ai à peine eu le temps de réagir - couinant tout de même lorsque le fluide nauséabond et poisseux avait touché ma peau. Je grimaces alors une nouvelle fois, regardant ma main avec un air dégoûté - et un poil triste. Je ne sais même pas si je lui en veux ou non - j'en ai juste marre de cette journée qui avait bien commencé, mais qui avait finit par enchaîner les catastrophes. Je pense qu'au final, j'étais au plus bas - tellement désespérée que je ne pouvais plus vraiment être surprise. A ce point-là, il fallait plutôt s'estimer heureux de toujours être en vie...

Nicephore s'excuse tout de même tout en essayant de sortir une autre serviette - ce qui résulte à tout faire tomber. La bouffe avec.
Je regardes alors mon amour de toujours ensevelir les serviettes destinées à me sauver - ou plutôt, mon amour de toujours s'écraser au sol vers une mort certaine.
Si la scène était au ralentie, je suis sûre qu'on aurait pu voir le désespoir sur mon visage, alors que je tends la main vers ce qui tombe au sol - en vain.
Si ce n'était que ça, encore, j'aurais pu récupérer la nourriture intacte. Mais non, il avait fallut que ça rameute tous ces oiseaux goinfres - qui se jetèrent sur la bouffe. Si je n'étais pas aussi bouche bée de la tournure des événements - et pas aussi fatiguée par cette journée - j'aurais sûrement essayé de sauver ma douce et belle nourriture en donnant des coups de pieds aux chapardeur. Mais à y réfléchir, ils pourraient me manger le pied - alors il fallait mieux rester prudente. Cependant, je les poussais tout de même pour tenter de récupérer une serviette - même si cela signifiait me faire engloutir par une marée d'oiseaux.

Une fois mon dû récupéré - non sans plusieurs coups de becs - je tente de m'enfuir de cette armée de piafs. Mais je continue de me prendre des coups - alors je mets mes bras autour de ma tête et me recroqueville. J'entends Nice parler de partir - et d'oiseaux écrasés. Je veux bien m'en aller, moi - mais c'est eux qui m'en empêchent.
Au final, je fais la morte sur le sol et roule loin de la brigade de volatiles. Puis, je me relèves et m'éloigne le plus possible - en profitant pour essuyer ma main et ma tête. Brrr, j'aurais besoin d'une bonne douche, ce soir...
Je me tourne alors vers mon ami et le rejoins - essuyant la saleté sur mes vêtements qui s'était accumulée lors de mon passage au sol.

« Partons, ouais, j'en ai marre... Et puis, on sait jamais, ils peuvent toujours revenir s'attaquer à nous... Comme dans le film, là...»

J'allais continuer ma phrase - mais je pris soudainement conscience que cela pourrait nuire à ma couverture, alors je préfères m'arrêter là.
Je regarde donc l'armée d'oiseaux.

« Enfin, avec notre chance, on sait jamais. Ils vont appeler leur vaisseau-mère et nous pourchasser jusqu'à nous vider de notre sang...» 

Je me rends compte que ce que je dis est un minimum glauque et étrange - mais ça me fait tout de même sourire d'imaginer l'idée. Et frissonner, aussi - car c'est pas non plus très joyeux.
J'enfourne alors mes mains dans mes poches et me tourne en direction du pensionnat - un poil agacée par cette journée qui a mal tournée de tant de façons. Mais au fond, ça rajoutait un peu d'action - c'était juste mieux quand notre vie n'était pas en danger, et quand on ne se recevait pas du caca d'oiseau sur la tête...

« Hm, dépêchons nous, je préfère ne pas tenter le karma... »

Et sur ces mots, je me mets à marcher.
rédigé par Nicephore Siegward le Jeu 11 Oct - 11:29
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Qu’est-ce qu’elle fout ? Perplexe, comme souvent avec Alex, tu la regardes faire la morte et rouler hors du cercle d’oiseaux. Ça ne serait jamais arrivé si elle n’avait pas essayé de récupérer une serviette, idée complètement stupide. Cependant, tu ne dis rien, conscient qu’elle fait de son mieux pour s’en sortir avec ses moyens. Et ce n’est pas une manière d’insinuer qu’elle est déficiente mentale, c’est juste qu’elle n’a pas de chance et qu’elle doit faire avec. Elle te rejoint finalement, avec l’équivalent du contenu d’un sac d’aspirateur sur ses vêtements.

Elle est d’accord pour partir, citant un film où les oiseaux attaquent les gens. C’est un film d’humain ça, non ? C’est le premier qui te vient en tête. Sur le coup, tu ne penses pas du tout qu’elle puisse être humaine, tu te dis simplement qu’elle s’intéresse peut-être autant que toi à leur culture. Et tu penses qu’elle a oublié le titre plus qu’elle ne veut pas le citer. Ensuite, elle donne une idée totalement wtf sur la suite des événements. Avec votre chance, ça pourrait arriver. Enfin… En tant que sangsue, tu es le seul à te nourrir de sang ici, mais bon. Tu la suis, aussi pressé de rentrer qu’elle. Normalement, marcher ne devrait pas poser problème.
▬ Le film dont tu parlais… y’a un film d’humain qui s’appelle Les Oiseaux, mais tu parlais probablement pas de ça.
On sait jamais, ça pouvait très bien être Les Ptérodactyles contre attaque version gerbille. Ou Il était une fois un groupe d’oiseaux attaquant deux étudiants mangeant tranquillement sur un banc. C’est peu probable, mais vos aventures portées à l’écran ça peut être drôle. Pour les autres, parce que ce n’est vraiment pas marrant (et surtout très gênant), de le vivre.  
▬ Après, tu sais, le problème ici c’est que je suis le seul à boire du sang. Et si les oiseaux faisaient de même on s’entendrait bien. A bien y penser, c’est positif.
Tu soupires légèrement et continue de marcher, les mains dans les poches. Le pensionnat n’est pas si loin, et tu as hâte d’aller te reposer dans ton lit. Faire une sieste, même si le plus raisonnable serait de revoir tes cours ou faire tes devoirs. Clairement, tu n’as pas la motivation pour ça et vous avez fait suffisamment d’efforts aujourd’hui. Suffisamment de catastrophes aussi.
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rédigé par Alex Brzezicki le Ven 12 Oct - 5:08
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Et c'est reparti pour un tour !
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C'était gênant - mais à force, j'étais habituée. Il fallait juste... Faire comme si de rien n'était. Faire comme si tout était normal, que c'était prévu ou dans la routine. Après tout, si on montre clairement qu'on a fait une bourde ou que c'est pas normal, c'est là que les gens vont le capter et vont réagir bizarrement - donc la que la gène arrive. Mais si on fait comme si rouler par terre était une activité normale, alors tout prend son sens - et on n'est pas jugé.
Enfin, c'est ce qu'il faut se dire - car même en faisant comme si de rien n'était, je peux sentir de lourds regards suspects sur moi.
C'est la faute aux piafs, aussi...

Nicephore me suit en direction du pensionnat. D'un côté, j'ai un peu peur que les oiseaux se transforment véritablement en une armée sanguinaire - d'un autre, je me dis qu'on a eu notre lot de malchance pour aujourd'hui... Mais je me suis dit la même chose plusieurs fois dans la journée - et pourtant, ce n'était pas terminé.
Peut-être devrais-je arrêter de penser aux possibles catastrophes - peut-être était-ce ce qui les attirait. Mais mon esprit partait toujours en vrille à la recherche de nouveaux scénarios plus improbables les un que les autres - et je n'arrivais malheureusement pas à le stopper. Peut-être étais-je condamnée à attirer les catastrophes à cause de mon esprit trop perché qui s'inventait des histoires... Un peu comme dans ce film, là, où quand le gars raconte des histoires aux gosses - et que ceux-ci ajoutent leur grain de sel - tout se réalise alors.

Nicephore me sort de mes pensée - cherchant le film dont je parlais. Il déclare qu'il y en a un humain nommé « Les Oiseaux », mais ajoute que je ne parlais probablement pas de ça.
Je manque de trébucher - si, si, je parlais bien de ça. Je me demande comment il a deviné, d'ailleurs - ça m'étonnerai qu'il soit un humain, mais alors pourquoi ? Peut-être est-il tombé sur ce film, ou peut-être aime-t-il les humains. Ça serait cool, mais je ne peux pas tenter le diable non plus - donc mon identité doit toujours rester secrète.

« J'me souviens plus vraiment du nom, mais je crois que c'est ça ouais... »

Mensonge, oui - mais au moins, je laisse sous-entendre que je connais bel et bien le film sans crier haut et fort que je suis humaine - ça serait dommage de signer ma mon arrêt de mort, ou plutôt d'organiser ma préparation en repas.
Nicephore ajoute ensuite qu'il est le seul à boire du sang - et que si les oiseaux s'y mettaient, alors ils seraient copains. Je le regarde alors de haut en bas, avant de jeter un œil à la foule de volatiles derrière nous - qui pour l'instant est loin et toujours occupée par la bouffe. Une minute de silence, pour toute cette nourriture perdue - données aux piafs en offrande. Peut-être que ce sacrifice équilibrera le karma pour nous redonner de la chance.

« Mmmouais...»
, je grommelles, pas convaincue - ou plutôt, pas rassurée. Si les oiseaux et Nicephore s'alliaient pour vider le sang de quiconque sera sur leur chemin, je ne peux compter que sur mon karma légendaire pour provoquer une catastrophe assez grande pour tout anéantir - peut-être même moi avec.

« Mais si c'est ton sang qu'ils essaient de boire ? Tu vas pas les laisser faire ? Ça serait un peu horrifique non ? Puis... C'est nul, comme mort. Imagine comme épitaphe, “Asséché par un piaf”, c'est un peu la honte... »

Enfin, c'est pas vraiment mieux que “écrasé par une attraction” ou “dévoré par un gland-lutin” - je ne sais même pas ce qui est pire. Les épitaphe, c'est nul en fait - il vaut mieux qu'il n'y ait rien de marquer, pour laisser un semblant de mystère.

On approche enfin du pensionnat - et je ne pense qu'à mon lit qui m'attend avec de bonnes friandises. À ma douche, aussi - qui m'attends à bras ouverts. Je grimace en me rendant compte que je sens toujours la fiente d'oiseau - et que même après avoir essuyé, ça a un peu séché dans mes cheveux.
J'espère que ça partira au premier shampooing.

« Bon, les oiseaux nous ont pas suivis...pour une fois, tout à l'air de s'être bien pas- »

Je n'ai pas le temps de finir ma phrase que mon pied bute contre quelque chose - enfin, il bute contre lui-même, donc plus ou moins le vide. Je perds alors l'équilibre et m'écrase au sol dans un bruit sourd accompagné d'un petit cri. Ben voyons, suffisait que je parle pour que la catastrophe arrive. Peut-être devrais-je rester allongée au sol, et ne plus me relever - au moins, je ne pourrais pas tomber plus bas. Peut-être devrais-je avancer en roulant sur le côté. Peut-être devrais-je acceptée ma destinée d'être avec le sol...
Je soupires - je commence sérieusement à divaguer, à cause de tous ces problèmes.

Après être restée quelques instants au sol, me demandant si je devrais me relever ou non - je me redresse tout de même, frottant mes bras et genoux douloureux. C'est un miracle que mes lunettes soient toujours en vie - et je les essuie rapidement avant de me relever complètement, titubant un peu. J'époussette la saleté accumulée et vérifie que je n'ai rien de grave - quelques égratignures, à priori, rien de plus.
Je regardes Nicephore comme si tout était normal, et remet mes mains dans ma poche.

« Bon, j'ai rien dit. Rentrons. »

Je me remets donc à marcher vers l'intérieur du pensionnat en faisant comme si de rien n'était et que ma chute était prévue - attendant les retrouvailles avec ma douche et mon lit avec impatience.
rédigé par Nicephore Siegward le Ven 12 Oct - 18:58
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Que tu puisses t’allier avec les oiseaux buveurs de sang ne convainc pas Alex, qui te rétorque qu’ils peuvent essayer de boire ton sang et que ce serait un peu nul comme mort. En plus d’être nul, ce serait aussi très long et tu n’as pas franchement envie de le tester. Le pensionnat est en vue et lorsque Alex le signale, elle n’a pas le temps de finir sa phrase qu’elle s’écrase au sol. Elle trébuche sur son karma, sûrement. Est-ce qu’il faut dire que c’est gênant ? Oui ? Depuis le temps c’est intégré, tout de même. Parce que là, maintenant, t’es un peu gêné pour elle. Moins qu’avec la fiente, cela dit.

Elle reste un moment au sol, sans bouger, et tu finis par te demander si elle va bien. Tu ne veux même pas imaginer le malaise si elle ne se relève pas. A cause d’une perte de conscience partielle, pas définitive. Tu ne lui demandes pas si ça va, observant simplement ses gestes pour le déduire. Ouaiis, ça va, ses lunettes sont intactes et elle n’est pas morte, c’est que ça va. D’autant plus qu’elle agit comme si tout était normal, il n’y pas besoin d’en rajouter. C’est presque étonnant de voir autant d’assurance alors qu’elle a buté sur le vide. Ou son pied, et ça c’est toujours gênant quand ça arrive.

Tu la suis jusqu’au dortoir, où tu bifurques pour aller rejoindre ta chambre. Une sieste, ou même une nuit, sera la bienvenue après autant de sensation.
▬ Bon, salut. C’était… Erh… Comme d’habitude. À plus.

Sur ce, tu lui fais un rapide signe de la main avant de t’éloigner, t’imaginant déjà dans ton lit. Tu sais même pas quelle heure il est mais ce n’est pas grave, le sommeil est toujours le bienvenu.
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