Une Histoire de Café (Pv Ryuran)

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Dim 22 Oct - 13:43




Une Histoire de Café





Hotaru Imaï n'aime pas le café. Si elle en boit, ce n'est pas par amour du goût, bien au contraire, c'est pour l'image.

Le nez plongé dans sa tasse, la reine de l'empire Imaï contemple d'un œil terne le contenu noirâtre qu'elle touille avec emphase. Même la forte odeur de cet arôme rend Hotaru malade.

Son majordome lui répète souvent que c'est normal, que tous les jeunes palais sont ainsi et que c'est avec l'expérience et les tourments qu'on apprend à aimer les chocolats les plus amers.

Mais Hotaru n'est pas de cette avis, alors elle boit du café même si ça lui donne envie de vomir, elle s'y force, la main toujours posée poliment contre ses lèvres, comme si elle réfléchissait, quand, en vérité, elle est écoeurée.

Le problème d'Hotaru, c'est qu'elle est perfectionniste et elle ne se voit simplement pas admettre devant les nombreux adultes qui l'aident à diriger sa vie, qu'en plus d'être une enfant, elle est aussi immature. Ce serait comme leur ouvrir la porte pour qu'ils viennent lui sucer son génie et sa fortune tels des sangsues.

Or, Hotaru, non seulement d'être vaniteuse, est avare. La fourmi n'est pas prêteuse, absolument pas et tient ses finances d'une main experte, qui rendrait jaloux n'importe quel banquier.

Par bien des côtés, Mademoiselle Imaï, n'est pas une lycéenne traditionnelle et à vrai, dire, elle est déjà presque l'exemple d'une adulte parfaitement accomplie, moyennant un héritage de plusieurs millions de clochettes et gérant ses propres investissements avec brio. Sauf qu'Hotaru n'aime pas le café.

Aujourd'hui, est une pluvieuse journée d'Automne et le parc qui ne désemplit pas d'habitude est tristement vide. Ce n'est pas bon pour les affaires et Hotaru calcule déjà froidement comment amortir les pertes et tous les précieux conseils qu'elle pourra revendre au directeur du parc, à prix fort.

Cela dit, la tranquillité n'est un fruit qu'Hotaru ne goûte que trop rarement et la jeune fille peut apprécier une heure à l'abri du pensionnat et de l'autre uluberlu qui la suit bientôt depuis 3 jours déjà.

Construire un parc d'hiver pourrait être intéressant ? Elle a déjà les idées et le calcul des coûts en tête. Elle est certaine que ce serait grandiose, le seul bémol étant qu'elle devrait forcément parler du projet avec son abruti d'oncle et son horrible fiancé, Kaiba Seto.

A la mention du jeune homme, un frisson de pur agacement parcourt Hotaru. Perdue dans ses réflexions, elle n'entend pas tout de suite le pas léger de son majordome derrière elle, en revanche, elle sent la délicieuse odeur sucrée et chaude de la boisson qu'il pose sous ses grands yeux vides.

-Tenez mademoiselle, un chocolat chantilly caramel avec marshmallow, rien de tel pour se requinquer par un tel froid de canard. Hotaru jette un regard à la tasse et la repousse du bout de ses ongles violets. « Je n'aime pas le sucre Richard. » Et c'est tout ce qu'elle dit, se détournant obstinément du chocolat et de son délicieux arôme.

Mais le majordome, pas le moins du monde déterré par cette attitude froide, repousse le chocolat et s'empare de la tasse de café. "Je me suis trompé dans votre commande Mademoiselle et vous m'en voyez sincèrement navré, mais il serait dommage de jeter ce chocolat, je sais à quel point vous haïssez le gaspillage...Et puis, il n'y a personne." lâche-t-il avec un clin d’œil.

Et c'est bien parce qu'elle l'a en si haute estime qu'Hotaru ne le vire pas tout de suite et peut-être un peu aussi, parce qu'elle déteste vraiment le café qu'après un dernier regard désintéressé et obstinément tourné à l'opposé de la tasse, elle passe quand même un doigts autour de la hanse chaude.

Pour la première fois depuis très longtemps, Hotaru se dit qu'elle va boire quelque chose qui ne lui fait pas mal à l'estomac.


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Lun 30 Oct - 13:42




Une Histoire de Café







Stalkeur ou bien voyeur, deux appellations qui ont pour but de discriminer un certain type d'actions et d'individus, pourtant, bien que ce qu'il est en train de faire y ressemble fortement, Ryuran n'est rien de ça. Non, il ne fait pas dans le voyeurisme, oui, ça fait des heures qu'il attend-là, caché dans un buisson, vêtu d'une tenue de camouflage qu'il avait pris soin de ranger dans son baluchon lorsque le maudit Patou est venu le chercher. Tôt ce matin, si ce n'est la veille même, il est venu établir son campement après avoir étudié longuement les plans du parc d'Attraction de Monokuro et mis au point divers schémas d'approches.  Comme nous pouvons le constater, le jeune soldat qu'il est prend à cœur la mission qui lui a été confier, légèrement un peu trop peut-être. Si seulement il pouvait en faire de même dans ses relations avec ses camarades de classes, peut-être aurait-il la chance de revenir en ce lieu festif pour s'amuser et non pour travailler. De la nièce du Directeur, il n'a qu'une vulgaire photo d'elle dans une sorte de pyjama pingouins ainsi que de brèves informations comme par exemple son emploie du temps. S'il a su qu'elle allait venir ici, c'est précisément de la faute de cette homme masqué qui n'a pas su tenir sa langue.  

Depuis combien de temps est-elle là, assise à sa table en compagnie de ce qui semblerait être son majordome ? Il est parfaitement capable de vous le dire et ce à la seconde prêt, c'est pour dire à quel point il est attentif et maniaque, ou plutôt devrions nous dire : professionnel.  En tout cas, s'il a été en mesure de bien se préparer, il doit malgré-lui avouer avoir omis un élément important pouvant mettre en péril tout son plan : La météo. Un détail qui d'ordinaire n'aurait pas dû lui échapper. Ce n'est pas de sa faute cela dit, le pauvre vient d'être enlever à son foyer pour se voir confier une mission de surveillance dans un monde qui lui est totalement inconnu. Par ailleurs, a-t-il pris le soin de bien lire les renseignements contenus dans les livres qu'il a reçu à la fin de son entretien ? Évidement qu'il l'a fait. Cependant, il n'a pas réellement compris ce qu'il doit en faire si ce n'est une chose : Il sait qu'il  va devoir se trouver un créneau pour améliorer ses performances en natation.

C'est les yeux encrées dans les cadrans de sa paire de jumelles qu'il scrute le majordome qui se tint à ses côtés. Cet homme, il ne sait que peu de chose à son sujet également. Ce qu'il sait de lui, c'est qu'il est au service de sa cible depuis une dizaines d'années mais, n'est pas toujours présent. De ce qu'il tient du directeur, le vieil homme vient faire son service principalement les week-ends, comme c'est le cas aujourd'hui. Entre les cordes qui tombent, il peut voir ses traits ainsi que le moindre de ses gestes, il peut aussi le voir converser avec une des employée du parc. Malheureusement, la distance fait qu'il n'est pas en mesure d'entendre ce qu'il se dit et ce n'est pas son maigre équipement qui lui permettrait d'y remédier. Hélas, il n'est pas encore parvenu à se procurer un appareil d'écoute. Cela étant, son attitude pique l’intérêt du jeune soldat en cache qui trouve la situation étrangement suspect. Que signifie donc ces confidences ? Serait-il en train de préparer quelque chose de malsain ? Projette-t-il de profiter de l'absence de visiteur pour mettre en pratique un plan diabolique ? Dans tout les cas, quoi qu'il se trame, cela ne lui dit rien qui vaille. Il ne peut pas se permettre de rester ainsi en planque alors que sa cible est très certainement en danger !

Dans un plissement de ses paupières, il fini par abaisser ses jumelles pour se retrouver nez à nez avec un chat qui le scrute d'un air inquiétant voir même un poil menaçant. Un silence plus qu'évident s'installe entre lui et cet animal tant et si bien qu'à force de se faire épier, il commence à se questionner sur ses origines...Est-ce réellement un chat ? Un vrai de vrai ou bien un de ces fameux hybrides qui aurait prit sa forme animale, il n'en sait rien et pour tout dire, n'a pas encore totalement enregistré les coutumes  de ces étranges créatures. Un doute s'installe dans son esprit et c'est après une longue hésitation qu'il se décide à tendre le bras pour tenter une approche amicale, ce qui n'a pas l'air de plaire à son interlocuteur qui se met soudainement à lui cracher au visage et à s'enfuir en direction de là terrasse.  Maudite créature, il n'y a pas de doute, c'est un éclaireur envoyé en repérage et maintenant que sa mission est accomplit, il s'en va de ce pas alerter ses confrères. C'était donc ça ces messes basses, ils avaient ressenti sa  présence ! Le vieil homme a forcément dû demander à l'employée d'envoyer ce chat espion pour s'en assurer, tout s'explique maintenant !

Il n'est plus nécessaire pour lui de se cacher plus longtemps maintenant qu'il a été découvert, il lui faut passer à l'action au plus vite avant que sa cible ne touche au poison qui lui a été offert. C'est d'un pas précipité qu'il s'élance dans toute sa fougue et splendeur de soldat, l'uniforme lui collant à la peau, aussi bien au sens figure que propre de pars l'immersion de la pluie qui n'a eu de cesse de le tremper jusqu'aux os. Qu'importe son état, qu'importe son accoutrement, seul la réussite de sa mission prévaut. Dans une course qui ne laisse aucune doute sur l’entraînement qu'il a dû endurer au cour de son existence, il réduit petit à petit la distance entre lui et la personne qu'il se doit de protéger avec dans sa ligne de mire cette maudite tasse aux effluves suspectent. Tellement focalisé sur son objectif qu'il ne prend pas gare à la soudaine apparition de la jeune femme qui s'est éclipsée plus tôt, et qui, dans ses mains, tiens une délicieuse et colorée part de mille-feuille. Cette intervention à pour effet de lui faire relever la jambe, de se précipiter, son regard jongle entre la femme, la tasse et l'assiette, il en perd son équilibre tel le maladroit qu'il est de telle sorte qu'il ne lui est plus possible d'arrêter sa course si ce n'est en faisant la rencontre d'un énième obstacle.

-Attention !!!

S'écrie -t-il tout de même pour avertir les pauvres personnes qui se trouvent sur sa trajectoire. Mais, c'est inutile et surtout bien trop tard pour qu'ils n'aient réellement le temps de réagir. Sa main heurta le rebord de la table qui se mit, sous son impulsion à tanguer et à chavirer à son tour. Dans la dynamique de sa chute, il est parvenu cela dit à ne pas emporter avec lui Hotaru qui était assise à sa chaise. Même, et, c'est là qu'il est doué, elle n'a pas eu a bouger le petit doigts. Il est parvenue à l'esquiver avec souplesse. Ça ne l'a toutefois pas empêcher de se rétamer sur le sol, Qu'en es-t-il de la part de gâteau que transportait la jeune femme qu'il vient de bousculer ?  

« Grand dieu...Mademoiselle... » 

La voix dans son dos est celle du majordome. Au timbre de sa voix qui sonne grave, Ryuran a bien une petite idée de ce qui as pu arriver au mille-feuille...Il grince des dents à la perspectives des torts qu'il a pu commettre et se retourne aussi-sec,un genou sur le sol , la tête légèrement baissée.

-Ne prêter pas attention aux dégâts, l'essentiel c'est que vous soyez toujours en vie. Cette tasse est sûrement empoisonnée !!

Crie-t-il et accuse-t-il  presque pour faire entendre ses raisons. Qu'importe le degré des dégats qu'il a bien pu causer à partir du moment que sa cible est toujours de ce monde, le reste lui importe peu. Il allait poser son regard sur sa protégé, mais, très vite, les effluves de la tasse de chocolat allèchent ses narines et lui rappelle l'objet de sa mission mais aussi le fait qu'il n'a rien mangé depuis ce matin si on en croit les grondements de son estomac.. C'est un sourcils arqué qu'il se redresse sur son popotin, toujours au sol, et qu'il porte la porcelaine à ses lèvres pour en goûter la saveur sucrée sans demander la permission.

-Oh, mais ce n'est pas mauvais ça.

Avoue-t-il avec surprise et délectation, s'attendant à y trouver du poison, il ne se contente cependant plus d'un seul prélèvement. En cet instant, il n'y a plus que lui et le bouillon chaud qui réconforte son être. 


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