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 Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)

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MessageSujet: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Mar 13 Mar - 2:42

ft. Nicephore Siegward
Vous avez dit manger ?
Ghost Busters au réfrigérateur

Faim. Tellement faim. Björn hurle et gronde, il est vide et c'est insupportable, il se tord dans tous les sens pour faire comprendre que ce n'est pas qu'il veut, mais qu'il a besoin de manger, encore et encore.
Björn, c'est ton estomac - estomac aussi gros et vide qu'un trou noir. C'est totalement débile de l'avoir nommé comme le mot pour « ours » de ton pays, mais c'est tellement une bête que ça t'es venu tout seul.


Je soupire, les bras serrés contre mon ventre qui crie famine. Quelle idée aussi de m'endormir et de louper le repas... En plus, je ne sais pas si un de mes colocs est passé par là ou si j'ai tout simplement pas fait attention, mais j'ai plus rien à grignoter pour faire passer la faim. Peut-être que c'est tout simplement que je suis tête en l'air, et que j'ai terminé mes derniers paquets, même si j'étais sûre qu'il m'en restait encore deux dans mon placard. Me connaissant, j'ai sûrement pas fait attention et je les ai dévoré sans m'en souvenir. Ou peut-être que j'ai mal regardé, aussi, mais ça m'étonnerait.

Je tourne dans mon lit, encore et encore - tentant de m'endormir, en vain.  Björn ne cesse de gronder, si bien que je me demande si un des colocs va pas se ramener pour me demander si je ne cacherais pas un petit animal dans ma chambre. Ou un gros, d'ailleurs. A l'entendre, ça pourrait autant être un ours qu'un dragon enragé. Ou autre bestiole affamée. Pourquoi je donne un nom à mon estomac, d'ailleurs ? Peut-être que la faim me rend folle, et me fait délirer. Mes pensées sont embrouillées, d'ailleurs - et j'ai l'impression que le simple fait d'imaginer un plat va le faire apparaître devant moi comme par magie. Comme lorsqu'on a besoin de quelque chose, dans un rêve. Sauf que c'est la réalité, et que mon imagination ne va pas m'aider.

Je soupire, et finit par me lever - je n'arriverais pas à dormir avec une faim aussi grande. Je n'ai pas le choix, il va falloir que j'aille manger, et trouver de la nourriture par moi-même. Ça fait un peu mission survie, ou commando pour récupérer de la nourriture.
Je me change -  inutile de me balader en pyjama - et sors de ma chambre aussi discrètement que je le peux. Mes colocataires doivent dormir, et ils se poseraient des questions si je disparaissaient en plein milieu de la nuit. Ou peut-être qu'ils trouveraient ça normal, mais je n'ai pas envie d'avoir à me justifier.  Ou de croiser quelqu'un. Ça serait bizarre et gênant, au final je fuirais pour retourner dans ma chambre sans avoir mangé, et tout ça n'aura servi à rien.
Et si je tombais sur un prof ? Un concierge ? Quelqu'un de terrifiant passant par là ? Et s'il y avait un fantôme ? Haha, non, les fantômes ça n'existe pas... Pas vrai ? Ça sert à rien de me faire flipper toute seule, sinon je n'agirais jamais.

Je sors donc de la résidence - refermant la porte derrière moi avec la plus grande délicatesse - et me dirige vers le réfectoire du pensionnat. Je déteste faire ça, mais j'ai pas vraiment le choix.
La nuit rend les alentours plus effrayants. Tout est silencieux - si ce n'est quelques hululements d'hiboux à intervalles irrégulières qui me glacent le sang, ou le murmure du vent qui résonne  comme les supplices d'un mort. Je frissonne, tout en essayant de calmer mon imagination qui semble déceler des formes non-humaine ou monstrueuse parmi les arbres, les buissons, et aux coins de bâtiments. Je sursaute plusieurs fois sur le chemin face à mon esprit me jouant des tours - avant de prendre quelques profondes respirations pour me calmer. Si quelqu'un arrive dans mon dos sans que je ne le remarque pour me faire peur, je suis bonne pour réveiller tout le pensionnat.

Je finis par m'introduire discrètement dans le bâtiment, marchant sur la pointe des pieds. Pourquoi je fais ça, au juste? J'aurais pas pu attendre le lendemain ? Comme réponse, Björn grogne bruyamment et je grimaces en le serrant pour le faire taire. À ce rythme, ce n'est pas si quelqu'un me fait peur que je vais réveiller tout le monde, mais si je ne mange pas bientôt. Je marmonne un « shh ! » à mon estomac, comme si ça allait le faire taire, et continue mon avancée vers le réfectoire. Je panique silencieusement à chaque fois que j'ai l'impression de voir une ombre, retenant mon souffle et me figeant - mais c'est toujours mon cerveau qui aime me torturer.

J'arrive au réfectoire, et m'y introduis avec la plus grande discrétion possible. Il est vide, bien évidemment, et plongé dans l'obscurité - toutes les tables étant soigneusement rangées, les chaises reposant sur ces dernières. C'en est presque terrifiant, de voir un endroit habituellement si rempli soudainement vide. Ça fait penser à des scènes de films d'horreur ou pire - de jeux d'horreur.
Je frissonne et tente tant bien que mal de me rendre aux cuisines, me prenant quelques tables sur le chemin - ce qui me fait jurer silencieusement avant de me maudire pour faire autant de bruit.

J'arrive au final à l'endroit désiré - les cuisines - et soupire. Elles sont toutes aussi terrifiantes que le réfectoire. On dirait vraiment qu'une âme revenue d'entre les morts va venir nous hanter, qu'un mort-vivant pourrait sortir du réfrigérateur, ou que je pourrais trouver des membres humains dans une caisse - ce qui ne serait pas si surprenant que ça, en soi. Je secoues la tête - me maudissant pour avoir joué à ce genre de jeux et vu ce genre de films, maintenant je suis paranoïaque. C'est pas comme si un psychopathe allait sortir d'un placard pour me dévorer, ou si un fantôme allait me faire un soudain screamer. Ce n'est pas un jeu, je peux très bien survivre.

J'avance alors et heurte un coin de plan de travail - maugréant silencieusement quand une casserole semble être déséquilibrée. Je l'attrape de justesse, mais frappe quelque chose d'autre qui fait un bruit pas possible. Je serres les dents et me maudits une nouvelle fois, avant de gentiment reposer la casserole. Je soupires, tentant de reprendre mon calme, puis repars à la recherche de nourriture, en essayant tant bien que mal de rester discrète.

Calmes-toi, arrête de paniquer. Respires, les ombres, c'est dans ta tête - les bruits et les pas aussi. T'es seule, et les fantômes ça existe pas, aucune raison d'angoisser.


Dernière édition par Alex Brzezicki le Sam 24 Mar - 1:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Mar 13 Mar - 20:48


Ghost Busters au réfrigérateur
Ft Alex Brzezicki

T’as faim. Il fait nuit, tout le monde dort dans ta résidence, et tu es là à te demander ce que tu vas faire. Tu pourrais aussi bien te rendormir, si ce rêve ne t’avait pas trop perturbé. Il en faut parfois peu car ton cerveau n’est pas très logique dans ces cas-là. Tu peux rêver de ta mort et ça ne te fera rien, probablement parce que tu y penses quelques fois en étant éveillé. Cette nuit, ton rêve n’avait tout simplement aucune logique. Tes yeux se trouvaient sur tes paumes de mains et non sur ton visage, c’était suffisant pour te sortir de ton sommeil dès lors que tu t’en es rendu compte.

C’est stupide et irréel, à moins que quelqu’un possède le pouvoir de déplacer les parties du corps. Ton rêve n’a pas réveillé ton estomac, s’il s’est réveillé en même temps que toi c’est surtout parce que tu n’as rien mangé du repas. Fatigué, la faim te manquait. Tu songeais à dormir, seulement dormir, et tu te retrouves maintenant éveillé avec l’estomac dans les talons. Foutue organisation de merde. Puisque tu n’aimes pas te forcer, tu n’as pas tenté une seconde de manger un peu. Ton sommeil est toujours assez profond pour enterrer tes autres besoins vitaux, tu comptais donc là-dessus.

Tu n’avais pas besoin d’un rêve à la limite du cauchemar, bien glauque, pour venir entraver ta nuit. C’est peut-être parce que tu as malencontreusement écrasé les yeux d’un rat que tu as rêvé de ça. Pourtant ça ne t’a pas dérangé sur le coup. Désireux de rester dans ton lit, et atteint par une flemme énorme, tu ignores ta faim pour t’enfoncer à nouveau dans tes couettes. Tu ne veux pas les quitter, c’est beaucoup trop confortable, il fait chaud et tu te sens déjà sombrer… Mais non, ton ventre gargouille tout à coup comme si tu ne l’avais pas nourri depuis l’avant-veille ! Tu rouspètes en silence en t’extirpant de tes draps.

Cependant, il est hors de question que tu fasses le chemin sans soutien. Il s’agit du plaid qui se trouve sur ton lit, que tu décides d’embarquer avec toi. Tu ne te changes même pas, restant en jogging t-shirt. Tu mets juste des chaussures avant de sortir, emmitouflé dans ton plaid. Le trajet s’effectue rapidement, tu connais le chemin par cœur et tu vois plutôt bien dans le noir. Il n’y a donc aucun problème, d’autant plus que le bâtiment est ouvert, tout comme les autres portes que tu rencontres. Le personnel doit avoir oublié de fermer, car il arrive souvent que tu doives faire demi-tour en ne pouvant pas entrer.

Dans l’optique de terminer rapidement ton en-cas et de retourner rapidement dans ton lit, tu ne fais pas très attention aux bruits. Sauf quand plusieurs fracas se font entendre, juste derrière la porte. Ah. Merde. C’est vraiment chiant. Déjà tu ne pourras pas manger ce que tu veux parce que t’en trouves surtout dans ton pays, mais en plus tu vas devoir te coltiner quelqu’un ! Tu grommelles, mais tu ouvres la portes. En passant l’encadrement, tu marches sur la couverture, basculant en avant pour t’emmêler dedans. Putain sérieusement, tu aurais débarquer avec le drap directement sur la tête ça aurait été pareil !

Tu te débarrasses vite de ça, le replaçant immédiatement sur tes épaules tandis que tu te diriges sans hésitation vers un frigo. Tu ne fais même pas attention à la personne présente, tu l’ignores au maximum. T’es absolument pas réveillé, t’es au ralenti, tu ne peux certainement pas être sociable. Pourtant, tu finis par jeter un coup d’œil à cette personne après avoir choisi une assiette de raviolis. T’as l’impression de la connaître, mais sur le coup, y’a rien qui te vient. Alors tu lui parles pas, et va mettre l’assiette au micro-onde sans attendre. Assiette que tu renverses sur la plaque tournante.
▬ Putain…
Tu soupires en ramassant le peu de raviolis tombés, et tu mets ce qui reste à chauffer. Puis tu percutes qui est là. T’es vraiment con, ça doit pas faire longtemps que vous vous êtes vu pour la première fois. C’est gênant. Là, t’es vraiment mal à l’aise tout à coup. Comment lui parler maintenant alors que tu viens de passer cinq minutes à l’ignorer. Elle t’a peut-être parler, mais tu étais tellement ailleurs que t’as rien écouter. Si tu dormais encore tout à l’heure, maintenant tu es tout à fait réveillé.
▬ Euh… Alex ? Salut. J’t’avais pas vu. Enfin, vraiment vu.

Tu sors l’assiette du micro-onde quand ça sonne, en la balançant presque sur un plan de travail tellement c’est chaud. Puis tu vas chercher des couverts.
▬ ça va, depuis ?

Et la famille, les amis ? Tu venais manger quoi ? T’es pas doué pour les banalités, mais t’avais pas envie qu’elle reste sur le « j’t’avais pas vu » alors que tu l’as fixée pendant 10 secondes.
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Dernière édition par Nicephore Siegward le Lun 19 Mar - 21:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Mar 13 Mar - 21:59

ft. Nicephore Siegward
Vous avez dit manger ?
Ghost Busters au réfrigérateur

Bordel, pourquoi faut-il que la nuit soit aussi sombre ? On ne voit rien. Genre, vraiment rien. Enfin, mes yeux commencent à s'habituer lentement à l'obscurité - mais c'est pas comme si j'étais devenue nyctalope non plus. En plus de ça, j'arrêtais pas de me heurter à un plan de travail, ou un placard. Génial, vraiment, j'avais besoin que de ça.

J'arrive finalement à trouver un placard et l'ouvre maladroitement, tâtant l'intérieur pour essayer d'en dénicher de quoi manger. J'attrape un sachet de biscuits apéritifs, quand soudain j'entends la porte s'ouvrir. Je me fige. Merde, je vais me faire griller... Est-ce que je risque pas une heure de colle, à fouiller dans les cuisines pendant la nuit ? Et si ma couverture était grillée et qu'on m'emmenait dans la chambre froide pour me servir aux élèves ?
Tétanisée, je tourne légèrement la tête vers la porte pour voir la tête de mon bourreau - et je ne vois qu'un amas de couvertures emmêlées. Je me fige, et je fais un sérieux effort pour ne pas crier. Un fantôme ? Non, les fantômes, ça n'existe pas... Mais ça ressemble beaucoup à un fantôme, tout de même. Quoi que, c'est un peu cliché les draps flottant.
La silhouette replace d'ailleurs le drap sur ses épaules, tandis que je reste cachée derrière ma porte de placard ouverte. C'est peut-être un fantôme qui a froid, alors. Débile, je sais, mais un peu tout ce à quoi je peux penser en ce moment - après tout, qui viendrait dans les cuisines en plein milieu de la nuit ? Bon, moi, d'accord - mais tout le monde n'est pas comme moi, et tout le monde n'a pas un estomac aussi affamé que n'importe quel animal sauvage.
Peut-être que c'était un fantôme affamé qui a froid, alors. Je vois pas très bien dans le noir, donc je ne sais pas vraiment - mais la silhouette n'a pas l'air de m'avoir vue. Ou alors, elle ne le montre pas.

Gardant le sachet de biscuits, je me met à chercher d'autres nourritures qui pourraient me rassasier plus que quelques biscuits. C'est pas tout, mais Gérard à faim. Gérard, Björn, ça change tout le temps - mais peu importe.
Je marche presque en rampant entre les plans de travail à la recherche de nourriture plus consistante - complètement débile, mais j'ai pas forcément envie que le fantôme, l'esprit - peu importe ce que c'est - ne me voit et me dévore. D'ailleurs, je le regarde le moins possible. C'est connu, si je ne le vois pas, ça peut pas me faire mal.
Il faut vraiment que j'arrête de jouer à des jeux d'horreur.

Après m'être tapé la tête plusieurs fois contre des placards, je trouve qu'il est plus judicieux de me lever à nouveau, et de marcher sur la pointe des pieds. De toutes façons, peu importe la manière dont je me déplace, je suis pas douée. Autant éviter de se faire assommer par un meuble, donc.
Je me déplaçais donc sur la pointe des pieds - tout en me disant que la silhouette n'était que le fruit de mon imagination, quand celle-ci ouvrit un des frigos. Bon, soit j'ai développé un pouvoir de télékinésie, soit il y a bel et bien quelqu'un.
Je déglutit, mais tente de ne pas le regarder - ça peut toujours être un fantôme. Je m'aide tout de même de la faible lumière pour me diriger dans la salle - trouvant un autre frigo assez loin de l'esprit. Je l'ouvre, cherche parmi les aliments avant de trouver une assiette de pizza. Je la prend, referme le frigo, et regarde aux alentours, tentant de me refaire à l'obscurité. J'entends un bruit, puis un juron - les fantômes jurent ? Ou est-ce qu'il s'agit d'un élève vivant ? Ou est-ce quelqu'un entre les deux ? Quoi que les zombies ne parlent pas non plus.
Je secoue la tête - il faut que j'arrête de penser à ce genre de choses.

J'attends un instant, le paquet sous mon bras, debout avec l'assiette dans les mains - histoire que mes yeux s'habituent à nouveau à l'obscurité. J'allais me mettre à marcher pour tenter de trouver un four - ou quelque chose comme ça - quand la silhouette s'adresse soudainement à moi.
Je sursaute - ou saute presque, même; ne m'attendant pas à ce que le silence soit ainsi brisé - et ne m'attendant surtout pas à ce que le fantôme - pas si fantôme que ça - me parle.
Après avoir donc presque fait volé mon assiette puis l'avoir rattrapée juste à temps, je regarde mon interlocuteur - sa voix m'étant familière - et je plisse les yeux pour mieux voir dans l'obscurité.

« ... Nicephore...? »

Je cligne des yeux, et m'approche de lui alors qu'il va chercher des couverts, après s'être fait chauffer son plat. Il me demande si ça va, depuis. Je suis un peu abasourdie - je ne m'attendais pas à croiser quelqu'un dans les cuisines, quelqu'un de vivant - encore moins une personne que j'avais déjà rencontrée, et encore moins lui.
Je reste donc debout avec mon assiette de pizza froide dans les mains, et le sachet sous mon bras.

« Euhm, je... oui et toi? »

Non, je ne t'ai pas du tout pris pour un fantôme - c'est faux.
C'est gênant. J'ai l'impression que je suis vouée à le rencontrer dans des moments gênants. Manger le sol en course, et maintenant piller les cuisines. J'aurais pas pu le croiser dans le parc, plutôt ?
Mes yeux font le tour de la pièce, alors que je demande:

« Euh... Qu'est-ce que tu fais ici ? »

Question idiote, vu que je suis moi-même ici, à la recherche de quelque chose à manger. J'essaie alors de me reprendre, histoire de me justifier:

« Euh, je veux dire- »

Je suis coupée par un grondement terrible venant de mon ventre - ressemblant fortement à la rage d'un dragon. Je détourne le regard. C'est vraiment gênant.

« Je vais faire chauffer ça. »

Je fuis presque vers le micro-ondes et y enfourne l'assiette de pizza, avant de me retourner vers mon interlocuteur, ouvrant le sachet de biscuits apéritif histoire de commencer à faire taire la fanfare de mon estomac.
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Mar 13 Mar - 23:21


Ghost Busters au réfrigérateur
Ft Alex Brzezicki

Au début, tu aurais pu croire qu’il s’agissait d’un animal égaré. Ça rampait, ça se prenait tous les placard… Jusqu’à ce que ça se lève, et que tu vois qu’il s’agit en fait d’un hybride. Hybride qui pille autant les frigos que toi. A bien y penser, tu es vraiment stupide de ne pas avoir deviné que c’était Alex dès le début. Vous vous êtes vu une fois déterminante, où tu n’as pas eu de problème à la cerner. Alors pourquoi tu ne l’as pas reconnu, tandis qu’elle se cognait partout et qu’elle cherchait à bouffer (encore) ? Sans compter la situation gênante, qui te rappelle le doux (non) sentiment partagé en cours de sport.

Tu n’oublies pas non plus ses questions débiles. Tu t’éclaircis simplement la gorge en signe d’impatience en entendant sa troisième question, pour éviter de l’insulter immédiatement. T’es pas vraiment de bonne humeur. Un sommeil interrompu présage une future journée de merde, et un temps réduit à dormir. Donc t’as pas envie de répondre à ce genre de question. En tout cas, à sa façon de demander si c’était toi, t’as l’impression qu’elle a vu un fantôme. Tu te moques silencieusement, avant de faire un bond en entendant son ventre gronder comme le tonnerre. Tu piquais dans un ravioli à ce moment-là, quand ton sursaut l’a envoyé vers un monde meilleur.
▬ J’ai entendu parler d’un monde magique accessible par un placard de la cuisine, alors j’ai voulu y amener des raviolis aux créatures de l’autre côté. Sinon je vais bien.
Tu te fous totalement de sa gueule, et jusqu’à la fin. Tu ne vas pas bien pour les raisons déjà évoquées. Et l’histoire du placard magique… C’est à croire que tu n’as pas encore quitté tes rêves. Tu manges quelques raviolis avant de te diriger vers un four pour l’ouvrir et faire de la lumière. Le micro-onde aussi, puisqu’il s’éclaire quand il est ouvert. Sauf que tu n’atteins pas l’appareil sans encombres. Tu glisses sur le ravioli perdu, te retenant de tomber en attrapant la porte du micro-onde comme premier réflexe. Ça fait un craquement sinistre, et tu fais de ton mieux pour garder ton calme.

La porte n’a pas l’air pétée, alors ça peut passer. Au pire ils s’en rendront compte à force de la manipuler, quand elle leur tombera dans les mains. Ça te gêne de l’avoir fait aussi brusquement, mais au moins maintenant vous avez de la lumière. Et le ravioli s’est fait la malle, il n’est pas sous ta chaussure.
▬ Fais attention, y’a un ravioli qui traîne. Il est dangereux…

Tu es très sérieux en disant ça, un peu plus et tu arrachais pour de bon la porte d’un outil du pensionnat. T’aurais été mal, très mal. Comme si ce n’était pas suffisant de payer pour rester dans ta classe, il faudrait en plus que tu paies pour les objets cassés à cause de la nourriture qui traîne. Tes parents ne l’accepteraient pas. Mais tu ne paniques pas, tu manges tranquillement et… T’as plus faim. Ton premier réflexe est de proposer l’assiette à celle que tu vas finir par considérer comme un estomac sur pattes.
▬ Tu veux ? J’en ai plus envie. Et toi, t’as tout le temps faim on dirait.

Tu te sers plutôt un verre d’eau. C’est bien l’eau, si ça tombe par terre ça n’essaie pas de tuer, même si le sol peut devenir un peu glissant par sa faute. Tu piques pourtant dans son sachet de gâteaux apéro par gourmandise, sans lui demander son avis.
▬ La porte était ouverte quand tu es arrivée, ou tu as crocheté la serrure ?
Pt-être qu’elle n’est pas seulement douée pour tomber, être gênante, et manger. Elle possède peut-être des aptitudes inconnues.
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Dernière édition par Nicephore Siegward le Lun 19 Mar - 21:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Mer 14 Mar - 1:08

ft. Nicephore Siegward
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Le grondement terrible de mon ventre a fait sursauter mon camarade - et valser ce qui se trouvait sur sa fourchette. C'était peut-être pour ça que j'avais fuit vers le micro-ondes, parce que c'était gênant. Pas un peu, mais beaucoup. Les gens ne sont pas censés entendre le grondement de votre estomac - pas trop, du moins. Ce n'est pas censé les faire sursauter comme si l'apocalypse arrivait.

Alors que j'attends que ma pizza soit réchauffée, Nicephore me dit qu'il a entendu parler d'un monde magique accessible par un placard de cuisine - alors il voulait amener des raviolis aux créatures de ce monde. Je ne peux m'empêcher de lui jeter un regard noir - ou blasé. Ou un mélange des deux. Question bête, réponse bête. Hilarant.  Enfin, je dis ça, j'aurais probablement rit si la situation était différente. Ou pouffé. Ou sourit, tout simplement. Mais je me contente d'un regard qui se voit à peine dans l'obscurité, puis de lever les yeux au ciel avant de soupirer - et de me tourner pour récupérer ma pizza. Pendant ce temps, Nicephore mange un peu de ses raviolis, puis ouvre un four pour faire un peu de lumière. Puis, il se se dirige vers un micro-onde - glisse - et se retient sur la porte de l'objet qui émet un son terrible, n'en disant pas long sur sa durée de vie. Je regardais la scène, bouche bée. Je sais pas si c'était lui ou si c'était moi, mais l'univers avait l'air de rendre les situations particulièrement étrange quand on se trouvait au même endroit.

Je le regarde toujours, ma pizza entre les mains - alors qu'il me dit de faire gaffe car un ravioli traîne, et qu'il est dangereux. Il dit ça avec sérieux, mais je ne peux m'empêcher de sourire - imaginant un ravioli mécontent se jetant sous les pieds des gens pour les faire glisser. L'image est marrante, le résultat moins - sûrement.
Je commences alors à dévorer ma pizza - un peu rassurée par les lumières émises par les électroménagers. Au moins maintenant, je voyais un peu mieux. Je risquais un peu moins de me prendre un placard dans les jambes.
Nicephore mange un peu, puis me tend son assiette - déclarant qu'il en veut plus, et que j'ai l'air d'avoir tout le temps faim. Je hausse les épaules, acceptant l'assiette en le remerciant - il n'a pas tout à fait tord, et c'est toujours ça de plus. Et puis, moi qui avait une véritable faim de loup, ça devrait calmer mon estomac - pour un petit moment du moins.

Mon camarade se serre en eau, alors que je termine rapidement ma pizza. Je prends l'assiette de raviolis et la regarde un instant - tandis qu'il se sert dans le sachet de biscuits apéritifs. Quelque chose me dérange, avec l'assiette - je ne saurais dire quoi. Nicephore me pose une question, alors que je regarde toujours l'assiette, penchant la tête - comme si elle allait me mordre. Puis, je capte enfin ce qui me dérange, et lève la tête vers mon interlocuteur.

« Rassures-moi juste avant que je ne commences à les manger, ils ne sont pas au sang ceux-là ? »

Simple souvenir du jus de fruit au sang de la dernière fois qu'il m'avait donné. Je frissonne - je n'avais pas véritablement envie de me nourrir de sang à nouveau. Même si en petite quantité c'est pas extrêmement dangereux, c'est une question d'éthique, ça me dérange.
Je pioche dans le sachet en attendant sa réponse, continuant avec un demi sourire.

« Et, non, c'était ouvert. »

Je grignotes quelques biscuits - je l'aurais bien crochetée si j'avais été dans un jeu vidéo. En dix secondes, même. Mais je n'avais pas ce genre d'aptitudes dans la vraie vie. Ça me semble normal, pourtant quelque chose semble clocher dans ce que je dis - surtout avec la question de mon camarade.

« ...Attends, c'était pas censé être ouvert ? »

Question sûrement idiote, mais je ne suis ici que depuis récemment moi, je n'ai pas encore eu l'occasion de m'introduire dans le pensionnat de nuit - c'est d'ailleurs la première fois que je m'introduis quelque part de nuit, tout court. En même temps, avant, le frigo était plus facile d'accès - j'avais juste à sortir de ma chambre, à aller me servir, et basta. Là, c'était plus compliqué.
Soudainement angoissée, je grignotes à nouveau des biscuits - regardant la salle et ses alentours. Est-ce qu'il pourrait y avoir un prof, un concierge - quelqu'un du genre qui traîne ? J'espérais que non. J'ai toujours faim, et j'espérais bien me sustenter un peu plus que ça. Après tout, j'avais loupé un repas.

L'assiette de raviolis douteux toujours en main, je m'aide de la lumière des fours pour partir à la recherche d'autre nourritures possible. Si ça continue, je vais vider les cuisines. Enfin, elles sont tout de même bien remplies, donc je ne pense pas.
Puis j'entends soudainement un bruit qui me fait sursauter et reculer. Reculer dans un chariot de service. Chariot de service qui roule par la petite poussée donnée.
Déséquilibrée, je recule en même temps que le chariot - tenant l'assiette comme je peux - et finit par tomber sur ce dernier. Il bascule, et peu importe ce qu'il y avait dessus, c'est parti vers d'autres cieux - enfin, surtout à l'autre bout de la pièce, et dans un vacarme pas possible.
Je grimace - j'ai mal au dos. Au moins, l'assiette est intacte - ou alors je ne vois pas où les raviolis douteux ont atterris. S'il vous plaît, pas dans mes cheveux.
Et pitié, faites que peu importe ce qu'il y avait sur ce chariot, c'était vide.
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Mer 14 Mar - 18:50


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Tu hausses un sourcil, perplexe, quand elle te demande si les raviolis ne sont pas au sang. Tu l’as pris dans le frigo, c’est de la bouffe absolument normale (malheureusement). Tu serais chez toi, tu aurais mille variétés de plats plus ou moins accompagnés de ce liquide rouge. Ça peut faire un substitut à la sauce tomate en plus. Sans compter les boissons, où l’on en trouve partout. Cette diversité te manque, même si tu trouves de quoi satisfaire tes besoins ici. Pour lui répondre, tu secoues la tête sans faire de précision et sans ajouter de sarcasme.

C’était ouvert, d’après ce qu’elle dit. C’est étrange mais tu ne fais aucune remarque. Les employés peuvent oublier de fermer la porte, ce serait pas la première fois, alors il n’y a pas à s’inquiéter. Tandis qu’elle te parle, elle engloutit biscuit sur biscuit, réduisant le volume du paquet à vitesse élevée. Puis elle te demande « C’était pas censé être ouvert ? », un peu comme quand elle t’a demandé ce que tu faisais ici. Tu lèves les yeux au ciel pour répondre simplement.
▬ Non, et on n’a pas le droit d’être ici si tu te poses encore une question bête. Mais tout le monde dort,  ils ne viennent pas toujours vérifier.
Tu t’es déjà servi trois quatre fois en pleine nuit, et tu n’as dû te cacher que deux fois… La moitié du temps, en fait. Tes stats n’augurent rien de bon, tu n’aurais pas dû y penser. Tu sais comment faire pour ne pas te faire attraper, mais tu es actuellement en présence de Madame J’attireLesCatastrophesAvecMesDeuxPiedsGauches… Tu soupires, prenant peu à peu conscience des ennuis futurs si vous tombez sur quelqu’un. Tu n’admets pas être aussi à l’origine de quelques problèmes, parce que t’as tout simplement pas envie de réaliser que t’es aussi gênant qu’elle, parfois.

Alex continue de chercher de quoi remplir le trou noir qui lui sert d’estomac, pendant que tu prends une tomate pour te nourrir un minimum. Ton appétit a réellement été coupé, mais si tu ne te forces pas, tu sais que tu auras à nouveau faim dans la nuit. Tu croquais dedans après l’avoir nettoyée, quand un bruit inattendu vous parvient. Directement, tu arrêtes de bouger et ne fais plus aucun bruit. Alex, elle, provoque la fin du monde. Elle sursaute, recule, tape dans un chariot, TOMBE sur le chariot, fait BASCULER le chariot. Stupéfait, tu assistes à la scène sans un mot. Ton attention se trouve toute absorbée par l’état du mur.

C’est une catastrophe. Si l’origine du bruit était un employé, il ne tardera pas à débarquer. Malgré ce fait, tes yeux ne se détache pas de la vaisselle cassée et de la bouffe explosée contre la paroi.
▬ Tu… Ton pouvoir, quand tu disais qu’il te permettait d’oublier du monde… C’est parce qu’il attire la malchance et les problèmes ?
 
Tu finis par te donner une claque mentale pour te forcer à bouger, réfléchissant à toute allure où se cacher 10 minutes. C’est la panique, et tu ne parviens pas à le dissimuler malgré tes efforts. Ça aurait pu passer si tu n’avais pas commencer à t’enfoncer dans ton plaid. Ta première idée, c’était de te cacher dedans. Finalement, tu te diriges vers elle pour l’attraper par le bras sans aucune délicatesse et l’aider à se relever.
▬ Bouge. Maintenant. On va se cacher quelque part le temps de vérifier que y’a personne, et ensuite, faudra nettoyer…

A cette pensée, tu la lâches brutalement en poussant un soupir sonore. Ça fait beaucoup, beaucoup de temps de sommeil en moins ! Tu te masses les tempes en essayant de te calmer, mais c’est peine perdue. Elle a gravement porté atteinte à ton moment préféré de la journée, qui était déjà mis à mal, t’es pas sûr de pouvoir t’en remettre directement. Énervé, tu la laisses en plan pour aller te cacher dans l’une des réserves, derrière les plus gros sacs. Problème, c’est pas facile de les déplacer, ni de passer par au-dessus. Tellement que l’un d’eux s’écrase au sol en renversant son contenu.

La présence d’Alex ne t’a pas porté malheur sur ce coup là, tu n’étais juste pas assez grand ou fort pour cette entreprise compliquée. C’était arrivé la dernière fois, mais le sac était bien fermé. Concernant Alex, tu l’interpelles rapidement pour la prévenir, histoire qu’elle ne roule pas sur une pomme de terre. Le bruit se fait entendre à nouveau, et t'as vraiment pas envie de te faire choper parce qu'elle aura tout gâché en glissant sur une patate.
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Mer 14 Mar - 21:46

ft. Nicephore Siegward
Vous avez dit manger ?
Ghost Busters au réfrigérateur

Bon, au moins, les raviolis n'étaient pas au sang, c'était déjà ça. Je pourrais les manger avec toute tranquillité sans me soucier de ce qu'il y a dedans. Enfin, peut-être qu'il y avait des boyaux ou de la viande humaine dedans - on peut tomber sur tout, ici, apparemment. Mais bon, j'ai faim - je ferais avec.  Et puis, si ça a le goût d'aucune viande existante, je me poserais des questions, mais on va pas chipoter sur de la bouffe en plus. Si c'est vraiment immangeable, je prendrais autre chose - de toutes façons, j'ai beaucoup trop faim pour me limiter à ça.

Ma question avait été idiote, bien sûr - mais au moins cette fois-ci il avait répondu sérieusement. Non, je sais pas, il aurait très bien pu déclarer que les cuisines du réfectoire étaient en libre-service et que de la nourriture y apparaissait comme par magie dès qu'on ouvrait un placard ou un frigo parce que ceux-ci étaient ensorcelés pour ne jamais être vide. Me connaissant, je l'aurais peut-être cru pour le libre service - sûrement, même.
D'ailleurs, je me demande s'il savait ce genre de choses pour avoir déjà essayé, ou tout simplement parce qu'il était là depuis longtemps. C'était la première fois que je m'introduisais quelque part la nuit, mais connaissant ma tendance à être tête en l'air et à perdre toute notion du temps, ça ne serait sûrement pas la dernière fois. Peut-être faudrait-il juste que je travaille la discrétion...

Après ma chute phénoménale - décidément, le sol aimait vraiment que je me retrouve contre lui - Nicephore me demande si mon pouvoir est d'attirer la malchance ou les problèmes, s'il me permet d'oublier le monde. Je cligne des yeux - encore abasourdie. Je ne sens rien couler sur mes cheveux ou mon visage - au moins, rien n'a atterrit sur moi, ou alors ça ne se sent pas encore. Par contre, je n'en suis pas aussi sûre pour la vaisselle qui se trouvait sur le chariot. Je n'arrive pas encore très bien à discerner les murs, mais certains endroits me semblent plus sombre que d'autres. Je cligne des yeux à nouveau - un peu déstabilisée par tout ce qui vient de se passer.
Soudain, mon camarade me tire par le bras - et je dois donner tous mes efforts pour ne pas tomber en avant, et pour que l'assiette de raviolis reste dans mes mains. Il me dit de bouger, pour qu'on aille se cacher - et ensuite nettoyer. Ah, donc oui, les casseroles sur le chariot étaient sûrement pleines.
J'ai envie de dire que c'est un miracle qu'aucune goutte ne m'ait atteinte.
Il me lâche brutalement, manquant de me faire tomber à nouveau - mais j'arrive à tenir sur mes jambes, et à reprendre mon équilibre. Puis, je regarde mon interlocuteur, qui à l'air fatigué - et énervé. Peut-être parce qu'il aimerait retourner dormir, ou parce que je suis une catastrophe ambulante. Peu importe.

Il finit par partir d'un coup, me laissant là. Je le regarde, ne sachant pas s'il faut le suivre ou non. Je profite néanmoins de l'hésitation pour finir l'assiette, et partir à la recherche d'un nouveau moyen de me sustenter. Je fouilles un peu les placards et les frigos pour trouver quelque chose d'autre de simple à manger, et prends avec moi un nouveau sachet de snacks salés - tandis que j'entends un bruit sourd. Je me redresse - alors que Nicéphore m'interpelle pour me signaler un sac de pommes de terres renversé - probablement le bruit sourd.
Néanmoins, le bruit entendu plus tôt se fait entendre à nouveau - et j'en déduis qu'il faut rapidement disparaître de l'endroit. Mon butin en main, je me diriges donc vers la cachette de mon camarade - sans vraiment trop savoir pourquoi.
Et puis, je sens un truc gluant sous ma chaussure. Un truc gluant et qui fait « spouitch » peu ragoûtant quand je marche dessus, qui me fais perdre l'équilibre. Et au fond de moi, je sais :
C'est le Retour du Ravioli.
J'essaie tant bien que mal de me rattraper, patinant sur le sol de la cuisine, effectuant presque un numéro de patinage artistique - mais avec la grâce en moins. Je panique, brassant mes bras dans l'air en avançant comme un buffle qui charge, tentant tant bien que mal d'éviter les pommes de terres qui m’apparaissent soudainement comme un champ de mines.

Et puis « BOUM ». Tout est noir. C'est fini ? Non, j'ai toujours mal au dos - et maintenant, j'ai mal au crâne. Je recule un peu et ouvre mes yeux apparemment fermés pour observer pile devant moi le mur dans lequel j'ai foncé - et que j'ai heurté de plein fouet. Je pivote la tête légèrement sur le côté pour apercevoir l'endroit où Nicephore s'est rendu - ah oui, donc en plus d'être maladroite, je ne sais même pas guider mes pas. M'enfin, c'est peut-être mieux que de lui rentrer dedans, d'un côté.
Je frotte ma tête douloureuse là où il doit sûrement y avoir une bosse, avant de regarder ma main pour vérifier qu'il n'y a pas de sang - et je remarque alors que quelque chose cloche. Ma main est fêlée. Je regarde le mur, il est fêlé aussi. Je regarde Nicephore, idem. En fait, ma vue est fêlée.
Je prends alors mes lunettes dans mes mains, clignant des yeux et les plissant pour y voir de plus près. C'est bien ça oui, mes verres sont cassés. Je les frôle de mon doigt, et un bris tombe par terre. Je sursaute légèrement, avant de soupirer.

« Génial... »

Je les remets néanmoins sur mon nez - il vaut mieux voir fêlé que ne pas voir du tout. Je rejoins ensuite Nicéphore, évitant son regard. La situation est vraiment gênante - enfin, j'ai l'impression que c'est devenu une habitude.

« Hm... Pour te répondre, non, mon pouvoir n'est pas d'attirer la malchance. Même si je pense que c'est un don que je dois avoir, en plus de mon pouvoir. Une sorte de sixième sens.»

Je cligne des yeux à nouveaux, alors que ma vision fêlée commence déjà à m'énerver - et je frotte de nouveau ma tête douloureuse. J'ai vraiment pas envie de me retrouver avec une plaie, alors autant vérifier, même si c'est souvent.
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Jeu 15 Mar - 23:52


Ghost Busters au réfrigérateur
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Elle ne te rejoint pas directement, tu pensais donc qu’elle resterait en compagnie de la nourriture quitte à se faire choper. Vous semblez clairement avoir des priorités différentes, surtout au niveau de la bouffe. T’es presque sûr de l’entendre manger quand tu pars te cacher. Incroyable… N’empêche, tu espérais presque qu’elle reste de l’autre côté. Pas que tu ne veuilles pas d’elle, c’est toujours mieux de s’entraider vu la situation, mais… Ta cachette est confortable, mine de rien, et c’est pas impossible que tu fermes les yeux deux secondes s’il ne se passe rien. Alex ne t’en laisse pas l’occasion.

Elle déboule dans ton champ de vision en effectuant une étrange chorégraphie, dont tu comprends vite qu’elle est orchestrée par le ravioli maudit. Puis elle tombe, sans surprise. Tu t’y attendais forcément, mais pas à ce que ce soit aussi violent. Sérieusement, ses lunettes… ?? Le mur ??!! Le sol doit tellement l’aimer pour qu’elle s’y retrouve aussi souvent… Elle ne se rend pas compte tout de suite de l’état de ses lunettes, et toi non plus, jusqu’à ce qu’un éclat de verre percute le sol. C’est con. Et triste, de se dire que la chose avec qui elle passe le plus de temps essaie de la blesser autant.

Quand elle te rejoint, t’as presque envie de lui crier « ATTENTION PATATE A DROITE » ou « POMME DE TERRE A 2h » pour qu’elle évite les obstacles. Ça lui éviterait de te tomber dessus à cause d’un stupide tubercule. Tu lui fais de la place, ramassant un peu ta couette qui s’étalait sur le côté. T’as pas envie qu’elle la contamine avec sa malchance, et de toute façon tu en as besoin pour avoir chaud. Faut croire que de se retrouver dans un coin réduit à ses côtés, après avoir assisté à sa séance de patinage foireuse, n’est pas assez gênant pour faire monter la température de ton corps. Rien que cette pensée est gênante, en fait.
▬ Si ton pouvoir n’est pas d’être gê-d’attirer la malchance pardon, c’est quoi ?
Simple curiosité que tu ne parviens pas à garder pour toi. Par contre, t’as l’impression qu’elle a un truc dans les cheveux. Tu penses tout d’abord qu’il s’agit d’un insecte (genre une grosse larve), avant de te dire plus logiquement que ça doit être de la nourriture. Tu lui indiques ses cheveux d’un mouvement vague, grimaçant légèrement tant ça te semble suspect.
▬ T’as un truc là, on dirait que ça bouge.
 
C’est faux. Ça ne bouge pas, mais t’as envie de la faire tourner en bourrique. Faut juste que tu arrêtes d’être trop sérieux quand tu fais des blagues, c’est à croire que tu piges absolument rien au concept de « plaisanterie ». Tu restes ensuite silencieux, à écouter les bruits extérieurs. Si Alex essaie d’interférer, tu lui donneras un coup de coude. Ça fait l’affaire, t’as même pas à sortir les bras de ton plaid. Tu te dis ça, mais en même temps tu ne peux pas t’empêcher de fermer les yeux. Pour une meilleure écoute, bien sûr.

Ça a duré deux secondes, deux secondes où t’es senti dangereusement sombrer. Tu fais un bond, ton visage vire au rouge pivoine tandis que tu te lèves précipitamment en bousculant Alex au passage. Techniquement, il n’y a pas à paniquer autant, elle ne doit rien voir avec ses lunettes fissurée. Tu te rassures comme tu peux, c’est gênant de dériver autant vers le sommeil alors que c’est une situation d’urgence ET que tu es accompagné.
▬ Y’a plus de bruit non ? On doit pouvoir sortir.

Tu fais ton chemin jusqu’à la cuisine, évitant soigneusement les obstacles (ne mens pas, t’as failli tomber sur deux patates). Puisqu’il n’y a plus aucun son, tu entreprends directement le nettoyage de la catastrophe. La démarche est simple, tu remplis un seau d’eau en versant une quantité aléatoire de produit, tu y plonges l’éponge rapidement, et tu la jettes sur Alex. C’est à elle de se charger du reste. Toi, tu peux superviser. Et l’aider si ça devient vraiment trop la merde.
▬ Tu vois plutôt correctement ou pas ? Pour savoir si tu vas bien voir ce que tu nettoies, ou si tu vas l’empirer. Quoique ça c’est pas trop possible, vu l’état.

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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Ven 16 Mar - 18:08

ft. Nicephore Siegward
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C'était la cata. C'était gênant. C'était l'apocalypse - l'apogée de la malchance.
Je soupires - je devais avoir un taux de mauvais karma  très élevé et sans aucune raison. Enfin, je pense - il ne me semble pas avoir commis de mauvaises actions. Mais peut-être qu'avoir aimé jouer était une mauvaise action. Peut-être qu'être asociale était une mauvaise action.
Peut-être que mon entière existence était une mauvaise action. Mais je ne pouvais pas y faire grand chose... A part tenter de la rendre moins catastrophique.

Je rejoins donc Nicephore dans le placard - et me colle dans le coin. C'est gênant. Très gênant. Pourquoi je suis là, déjà ? Je soupire. Je suis tombée, je me suis mangée un mur, mes lunettes se sont brisées entre mes mains... Vraiment, j'aurais dû partir dès que je l'aurais pu. Mais je suis toujours là.
Et puis, la situation en elle-même est gênante. C'est comme si tout était de plus en plus gênant, pour atteindre la « Gênance Ultime ». Un peu comme si c'était devenu le but de ma vie.

Mon camarade me demande quel est mon pouvoir, si ce n'est pas d'attirer la malchance. Je souris légèrement - il est vrai que j'attirais beaucoup de malchance. A croire que même le monde des humains possédait sa propre magie, et que j'avais un pouvoir de chaque monde : Le pouvoir de la malchance, venant du monde des humains; et mon pouvoir actuel de Monokuro.
Je me demande si c'était possible, d'attirer autant la malchance - ou si j'avais vraiment une sorte de malédiction sur le dos.
J'allais donc lui répondre, mais il me signale qu'il y a quelque chose dans mes cheveux, et que ça à l'air de bouger. Je le regardes, tentant de déceler de l'humour - puis commence à paniquer en amenant rapidement mes mains à mon crâne. Un insecte ? Un morceau de nourriture mutante ? Le raviolis maudit ? Je tâte mes cheveux avec terreur - avant de toucher un truc gluant faisant « spouitch spouitch ». Je grimace et frissonne - me dépêchant d'enlever la chose de mon crâne. Brrr - je ne préfère même pas savoir ce que c'était. Une fois rentrée, peu importe si c'est le milieu de la nuit, je prends un bain. Ou une douche. Une très longue douche.
Je soupire, et me colle un peu plus contre le mur. Je veux disparaître.

Je n'ose plus parler pendant les quelques minutes qui suivent - beaucoup trop concentrée à essayer de disparaître ou de ne faire qu'un avec le mur. Malheureusement, ce n'était pas vraiment possible. Mais ça ne m'empêchait pas d'essayer. Juste au cas où qu'un miracle se produise, et que le mur me dévore.
Ou alors qu'il se brise sous mon poids - ce qui serait vraiment, vraiment ironique.

Soudain, Nicephore bondit et me bouscule - alors je sursaute, et mon estomac gronde. Mais... Mais ça va pas oui ? Il s'est passé quoi là, au juste ? Y'avait aucune alerte ? Alors pourquoi ce saut soudain - sérieux, c'est dangereux ce genre de mouvements brusques. Je soupire, et hausse les épaules pour moi-même - ça ne servait à rien de vraiment chercher. Au pire, il avait senti un truc sous ses pieds - même si je doute que ça l'effraie.
Je soupires - puis secoues la tête. Vraiment, ça ne sers à rien de m'embrouiller l'esprit pour ça - il a ses raisons pour bondir, et Björn a ses raisons pour grogner. Oui, c'est revenu à Björn, c'est plus stylé.

Nicephore finit par déclarer qu'il n'y a plus de bruit - et qu'on devrait pouvoir sortir. Je hausse les épaules en hochant la tête - pas vraiment sûre, mais je lui fais confiance. Peut-être que je ne devrais pas. Mais s'il dit qu'on peut sortir, j'imagine qu'on peut.
Je le suis alors hors de la cachette, tandis qu'il se dirige vers les cuisines. Je fais très attention à éviter chaque pomme de terre et possible raviolis maudit - je n'ai pas vraiment envie de me remettre à patiner dans les cuisines. Ou de tout simplement tomber - ça commence à bien faire.

J'allais me resservir de biscuits apéritifs pour faire taire la bête en moi, mais quelque chose de trempé et visqueux me heurte - et je sursaute avant d'attraper l'éponge que Nicephore m'a jetée au visage. Puis, je le regarde - ou du moins je regarde dans sa direction - alors qu'il me demande si je vois bien, pour savoir si je vois ce que je nettoie pour ne pas empirer la situation - avant de déclarer qu'on ne peut sûrement pas l'empirer. J'essaye de me retenir de penser le contraire - trop tard. Avec moi, tout peut empirer. Mais bon, on va dire que ça peut aller pour cette fois, non ?

« Hm, imagine une vision fissurée. C'est un peu ce que je vois. Mais c'est mieux que rien. Si je perds mes lunettes ou que les verres se pètent complètement, par contre, je suis même pas sûre de pouvoir retrouver ma résidence. »

Je feins un sourire, mais c'est vrai. Je ne suis même pas sûre de pouvoir quitter le réfectoire sans créer trois catastrophes pas naturelles et deux apocalypses si je n'ai plus mes lunettes. Vaut donc mieux éviter de les briser plus que ça - d'ailleurs, en voulant les remonter dans un geste instinctif, je me suis arrêtée par peur de les casser. Et de me recevoir un morceau de verre dans l’œil. Ça serait triste, quand même.

« Sinon, pour mon pouvoir, je peux rentrer mentalement dans un monde virtuel. Pratique, quand on veut oublier le monde. »

Je fais une pause alors que je commence à chercher des yeux le bazar - me concentrant pour ignorer les fissures qui me bloquent la vue.

« Et toi ? »

Il est vrai que, depuis la fois où il m'avait dit qu'à cause de son pouvoir il devait se balader avec des viscères d'oiseau, j'étais assez curieuse. Et perplexe. Je me demandais sans cesse ce que pouvait être son pouvoir - tout en ayant peur que ça soit pour des invocations démoniaques.
Je commence donc à tenter de nettoyer le bazar avec l'éponge - faisant des mouvements amples, au cas où ma vue serait un peu en décalage avec la réalité. On sait jamais.

J'entreprends également de ramasser la vaisselle brisée - mais bien évidemment, j'ai deux mains gauches. Alors bien sûr, la vaisselle me glisse des mains et me coupe. Je grimace de douleur, et grommelle des jurons - avant de soupirer. Je dois avoir un esprit de malchance qui guide mes faits et gestes. Ou alors je suis un personnage de jeu vidéo, et la personne qui me joue est pas douée.
Ça serait ironique.

J'enroule ma main dans ma manche pour éviter d'en mettre encore plus de partout, et continue d'essayer de nettoyer ce que je vois.
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Ven 16 Mar - 20:12


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Son ventre a encore gargouillé ? Elle n’a sérieusement pas assez mangé ? Tu as pu l’entendre lors de ta sortie précipitée, sa faim est toujours autant présente qu’au début. Tu ne fais aucune remarque, mais tu n’en penses pas moins. Ça ne t’aurait pas tellement percuté si elle n’avait pas passé son temps à manger avant d’aller se cacher. Cependant, tu te fais une raison. Il va bien falloir, tu ne peux pas continuer à te poser ces questions débiles pour un estomac qui n’a de toute façon aucun fond. Absolument aucun. Un mystère de la science, sûrement.

Surtout qu’elle allait se servir à nouveau ! Heureusement que l’éponge la frappe avant qu’elle ne passe en mode trou noir. Pas que tu veuilles la frapper, mais ça t’aurait inquiété qu’elle se mette à bouffer alors que la cuisine est un bordel sans nom et bien sale. Elle t’explique sa vision, ajoutant qu’elle ne pourra pas retrouver sa résidence si elle pète totalement les verres. Tu grimaces à ses paroles, parce que t’es pas sûr de vouloir l’aider si ça arrive. Tu sais même pas où est sa résidence. Et t’as pas envie de l’inviter dans la tienne. Ce serait le summum de la gêne.

Il n’y aurait pas que la gêne. Avec les catastrophes qu’elle déclenche, tu ne veux pas qu’elle approche tes affaires ! Il suffirait qu’elle soit dans la pièce pour que les bocaux explosent. Et tu n’exagères même pas. Elle t’explique son pouvoir, que tu trouves vraiment cool et pratique. Oublier les autres en étant dans le monde que l’on veut, c’est le rêve. Quoiqu’un peu dangereux car il faut en sortir pour rester vivant dans le monde normal. C’est la seule ombre que tu vois au tableau. Elle te demande également qu’elle est ton pouvoir, mais tu ne réponds pas tout de suite.

Sa façon de nettoyer le mur t’intrigue, t’as plus l’impression qu’elle y va à l’aveuglette qu’autre chose. Et la maladresse frappe encore ! Il faudrait des applaudissements pour chaque situation gênante, chaque maladresse. Ça rendrait le tout plus vivant et peut-être moins gênant grâce à des allures de sitcom. Mais faut pas rêver, c’est la réalité et vous serez mal à l’aise jusqu’au bout. L’odeur du sang te parvient rapidement, réveillant instantanément ta faim évanouie. C’est un peu comme l’odeur d’un bon plat sortant du four. Pas celui dont tu raffoles, mais qui te donne faim de toute manière.

C’est difficile de l’ignorer. Tu calmes ta respiration du mieux que possible, ignorant au maximum l’odeur qui se répand dans la pièce. T’as juste envie d’aller la secouer en lui criant à quel point elle est exaspérante, mais tu ne bouges pas. Parce que tu as aussi envie de l’aider à nettoyer le sang, à ta façon.
▬ Putain… Tu fais exprès ? Dis le si tu veux juste emmerder ton monde !
Tu vas prendre un plat aléatoire dans un frigo pour le balancer dans le four sans aucune délicatesse. Tu le règles au hasard, en espérant que l’odeur du plat viendra vite remplacer celle du sang. Avec un soupir, tu tournes la tête vers elle. Ton agacement est plus que visible, mais compréhensible.
▬ Excuse, mais j’ai pratiquement rien mangé hier soir, et tout à l’heure, et là… Bref. Mon pouvoir. C’est de donner vie à un corps inanimé en lui implantant un cœur. C’est pas forcément un cadavre, ça peut être une marionnette. Tant qu’il y a un cœur ça passe.
 
C’est au tour de ton ventre de faire des caprices, et c’est gênant. Pas parce que ta faim devient bruyante, mais parce qu’elle est directement dirigée vers Alex. Cependant, tu es parfaitement (ça reste à vérifier) civilisé et tu sais te retenir, ce n’est qu’un plat comme un autre sur lequel tu dois faire une croix. Tu vas donc prendre un paquet de gâteau pour le manger, sans en proposer à Alex. Par contre, elle ne devrait pas continuer à nettoyer, selon l’état de sa plaie. Tu t’approches donc et attrapes sa main blessée sans prévenir, pour vérifier. Bien joué, c’était la meilleure chose à faire après avoir avoué implicitement que tu souhaitais boire son sang.
▬ Ne panique pas !! Panique pas, je… Je regarde juste si c’est pas trop profond.

Sérieusement, tu n’as pas pensé avant de la saisir ainsi que tu pouvais l’angoisser. L’habitude de manipuler des corps inertes ne t’aide pas.
▬ C’est pas pour te mordre ou quoi, vraiment. Sinon je l’aurais déjà fait.
Continue de la rassurer comme ça tandis que tu examines sa main, elle se sentira super à l’aise (ou pas).
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Ven 16 Mar - 23:01

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Cette escapade était définitivement plus catastrophique que prévue - elle n'était même pas censée être catastrophique, de base. J'étais juste censée aller me chercher à manger, calmer la bête qui me servait d'estomac, et rentrer tranquillement à ma résidence comme si de rien n'était. Aux dernières nouvelles, j'avais repeint les murs, brisé la vaisselles, patiné sur un raviolis - j'étais rentrée dans tous les meubles possibles, j'avais cassé mes lunettes, et je m'étais coupée. Et tout ça, en mangeant à peine. Comme quoi, je devrais vraiment essayer d'arrêter les plans foireux en pleins milieu de la nuit - et les plans foireux tout court. Et les plans en fait, parce qu'ils seront forcément foireux. Peut-être que je devrais tout simplement éviter d'essayer quelque chose, et que je devrais rester dans ma chambre avec de la nourriture qui apparaîtrait comme par magie.
Et encore, je serais capable de casser un truc.

Nicephore s'énerve contre moi - demandant si je le fais exprès. Je mords mes lèvres - j'aimerais bien, le faire exprès. Vraiment, ça me permettrait d'avoir un minimum de maîtrise sur mes actions, et peut-être d'éviter autant de catastrophes. Mais non, tout n'est que hasard et mauvais karma.
Alors que je continues de nettoyer comme je peux, je l'entends prendre un plat et le mettre au four rapidement - alors qu'il s'explique, avant d'expliquer son pouvoir. Ça à l'air plutôt cool, bien que le fait de devoir se transporter avec des cœurs doit pas être super sympa - mais peut-être que ça ne le dérange plus, ou pas plus que ça...
Je m'arrête soudainement, repensant à ces derniers mots, à son estomac qui grogne, et à notre première rencontre. Mais je suis débile ou quoi, au juste ? Je déglutis - et enroule encore plus ma manche autour de ma main. C'est gênant - très gênant. Je suis en mauvaise posture. Je paniques - mais pas non plus le genre de panique qui va me faire fuir en l'enfermant ici. Non, il est pas comme ceux de la dernière fois que j'avais séquestrés - il était sympa. Mais il pourrait tout de même m'attaquer, ou quelque chose comme ça. Je ne sais pas vraiment. Mais la situation était délicate - et légèrement angoissante.
Et si mon sang avait une odeur d'humain ? Ou qu'il était tenté de le goûter, et qu'il avait un goût de sang humain ? Trop de questions se bousculaient dans mon esprit et je frissonnait - refermant ma paume contre le tissu de ma manche, qui absorbait le liquide.
Puis, j'essayais d'ignorer mes angoisses en nettoyant avec plus de vigueur.

J'entends Nicephore manger un paquet de gâteau, tandis que Gérard-Björn-Jean-Louis gronde. De nouveaux noms, mais je suis trop paniquée pour penser correctement. Et ma main me fait mal - mais je la serre encore plus contre ma manche, me concentrant sur ma tâche pour tenter d'oublier tout ça.
Mais mon camarade apparaît soudainement à mes côtés en m'attrapant la main - et je sursaute en manquant de très peu de hurler. Mais je sais me retenir - quand même. Je cherchais avidement des yeux une fourchette, un couteau, un bris d'assiette - n'importe quoi pour me défendre - mais Nicephore se rattrape et me dis de ne pas paniquer, qu'il veut juste vérifier que ce n'est pas trop profond. Je déglutis - facile à dire, mais c'est pas lui la proie, ici.
Je le regarde - tout de même paniquée, mais immobile. Comme si le moindre mouvement courrait à ma perte. Comme si le moindre mouvement de ma part pourrait le transformer en bête féroce qui me poursuivrait.
Quelque part, cette pensée me fit rire intérieurement - car je savais aussi bien que lui que nous étions incapable de courir sur de longues distances. Ou de courir tout court, pour ma part. Il serait sûrement avantagé, s'il devait me poursuivre. Ça serait d'ailleurs la course-poursuite la plus courte du monde, sûrement. Sauf si je foirais encore quelque chose, ou qu'un raviolis, une pomme de terre - n'importe quoi - venait se mettre sur le chemin. Ça pourrait ralentir un peu la chose.

Tandis que Nicephore essaye de me rassurer en expliquant que ce n'était pas pour me mordre, sinon il l'aurait déjà fait - j'essayais de me calmer. Je pris une grande inspiration, puis expirais doucement. Il fallait que j'arrête de stresser, et que je prennes un peu de temps pour respirer, de temps en temps.
Je regarde donc mon camarade - m'efforçant de garder le peu de calme que j'avais récupéré.

« Euhm, euh... o-ok, si tu veux. »

Mon angoisse et ma gêne devaient être clairement présentes - mais je ne pouvais faire autrement. C'est un peu comme si vous vous scarifiez au milieu d'un marais rempli de sangsues, et que vous attendiez que quelque chose se passe. J'étais tentée de retirer violemment mon bras et de prendre la fuite, mais c'était sûrement un mauvais plan - beaucoup trop de choses pourraient arriver.
Je soupires - tentant de ne pas recommencer à paniquer - et détourne le regard.

« I-il.. Il est cool ton pouvoir. Enfin, stylé. Enfin..- »

Je me tait, m'embrouillant dans mes mots alors recommençant à paniquer et à angoisser. C'était peut-être une excuse pour changer de sujet, mais le pire, c'est que je le pensais vraiment. Son pouvoir était cool. Au moins, en donnant vie à des corps inanimés, on a plus vraiment besoin de se faire des amis. Ou si on se sent seul, on peut donner vie aux marionnettes - ou quelque chose comme ça. Je ne savais pas vraiment comment fonctionnait son pouvoir, mais dit comme ça, il avait l'air intéressant. A part pour la partie où il faut implanter des cœurs - certes. Mais c'était un peu comme créer des zombies - qui ne vont pas essayer de nous manger, mais plutôt de nous aider, j'imagine.
C'était mignon à imaginer - un petit zombie en peluche qui veut nous aider.

Je soupires - j'ai beau essayer de me calmer, j'ai la constante peur que mon sang trahisse ma couverture. Mais si je paniques trop, ça sera évident. Alors je respire - calmement, doucement - attendant la suite des événements catastrophiques.
Si un livre était écrit sur ma vie, on pourrait sûrement l'appeler « Les Désastreuses Aventures d'Alex Brzezicki ». Comme le livre de Lemony Snicket.
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Sam 17 Mar - 0:47


Ghost Busters au réfrigérateur
Ft Alex Brzezicki

Elle est sérieuse avec sa réaction à la con ?! Tu fais de ton mieux pour garder ton calme, pour chercher à l’aider, et c’est comme si tu avais brandi une arme sous ses yeux. Au fond, tu comprends parfaitement cette panique pour l’avoir rencontré à plusieurs reprises, et c’est toujours aussi pénible. Les autres savent se retenir quand ils voient une pièce de viande, c’est exactement le même principe pour toi. Et ce n’est pas parce que tu peux te servir régulièrement grâce à ton pouvoir, sans contrôler la quantité, que tu ne sais pas te tenir. Sa réaction te vexe. Elle t’énerve beaucoup, aussi.

Tu ne peux pas t’empêcher de la fusiller du regard en sentant sa panique. Ça n’arrête pas, son stress revient toujours. Tu ne peux pas examiner sa main dans ces conditions… Tu inspires, expires, inspires, expires… A fond… L’ignorer, faut l’ignorer. Impossible, elle t’a saoulé dès son sursaut. Elle devait même être en train de chercher un objet pour se défendre. Tu fermes les yeux trois secondes, soupires, et la regarde à nouveau. Tu n’es qu’un chouillat plus calme, ça craint. Tu lui réponds sur le ton le plus neutre possible, espérant fortement qu’il ne soit pas trop agressif. C’est un échec.
▬ Merci, mais ne te force pas. Tu devrais plutôt fermer ta gueule ou te calmer sérieusement parce que ça me tape sur les nerfs.
Tu ne sais pas du tout quoi faire. Faut croire que tu commences à paniquer toi aussi, parce que tu décides de jouer avec elle. Tu décides de lui faire peur, puisqu’elle ne veut pas se débarrasser de cette panique que tu ne supportes pas. Tu devrais déposer des brevets pour tes idées particulièrement connes, elles commencent à s’accumuler. Sa main fermement maintenue par la tienne, tu la tires légèrement pour porter la zone ensanglantée à ta bouche, sans la toucher pour autant. Tu ne vas pas mentir, c’est un challenge de ne pas aller plus loin. Tes yeux ne quittent pas son visage mais plutôt que de la mordre, tu appuies méchamment sur sa main blessée.

Le sang coule un peu plus, et tu la lâches brusquement pour t’éloigner. Tu veux te calmer. Tu le veux vraiment, mais tu ne sais pas gérer tes sentiments et particulièrement celui de la colère. Surtout pour une histoire aussi stupide. C’est pas parce qu’elle est une gerbille que tu voudras automatiquement la bouffer.
▬ Je viens d’avoir l’occasion de te vider de ton sang et… C’est un putain de miracle, tu es toujours vivante ! Est-ce que c’est vraiment étonnant ?
 
Tu passes ta main propre sur ton visage, l’autre étant tachée du sang d’Alex. Il sent bon, mais ce n’est pas une qualité supérieur non plus. Pt-être que ça la rassurerait de savoir ça, mais c’est glauque à préciser après ce que tu viens de faire. Tu ne t’excuses pas, d’ailleurs. Tu reprends simplement, ta voix tendue par l’agacement, tandis que tu te laves les mains.
▬ C’est pas trop profond mais il faudrait désinfecter et mettre une compresse. C’est pas minime comme dégât. Lave-toi les mains et garde ta manche en att-

Ta phrase est interrompue par une explosion en provenance du four. Explosion de nourriture… C’était intelligent de jeter le plat avec l’emballage, très intelligent ! Tu ouvres rapidement les fenêtres, plutôt content d’avoir une distraction. Tu ne t’en veux pas pour la frayeur que tu lui as fait, mais t’es mal à l’aise. Tu te dis qu’elle le méritait, et en même temps tu détestes avoir tout gâché. Intentionnellement. Tu n’arrives pas à te défaire de ce léger sentiment d’amusement, et ça te préoccupe aussi. Ton cerveau devrait mettre pause, il ne suit plus.

Tu ne regardes plus Alex, partant à la recherche d’une deuxième éponge pour nettoyer les dégâts. Au moins, l’odeur du sang est parfaitement couverte par celle du plat grillé, et tu as quelque chose à faire pour ne pas revenir sur l’erreur commise deux minutes auparavant.  
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Sam 17 Mar - 1:55

ft. Nicephore Siegward
Vous avez dit manger ?
Ghost Busters au réfrigérateur

Ma réaction ne lui a pas échappé - et ça ne lui a pas plus. Je comprends, je pense que je le prendrais mal aussi si quelqu'un avait peur de moi à cause de ce que je pourrais représenter. Mais ça ne m'empêche pas de rester terrifiée à ses réactions possibles. Et je me déteste pour ça - pour paniquer au moindre détail, au moindre problème. Pour paniquer parce que j'ai peur de tout, des gens, et qu'on découvre ma couverture. Il faudrait que parfois, j'arrête de penser - que j'arrête de réfléchir, et que mon cerveau arrête d'écrire des scénarios. Car c'est seulement comme ça que j'empirerais les choses.

Il me répond avec agressivité - compréhensif, même si ces mots font mal. Mais c'est la vérité qui blesse, après tout, et il a sûrement raison. Je devrais me calmer, me taire - et peut-être, redevenir comme avant. Redevenir cette coquille, ce corps qui n'affiche aucune émotion - ni joie, ni peur, ni colère. Tout cela se passait dans mon esprit, se brouillait - et n'affichait que des micro-expressions sur mon visage. Et mon arrivée à Monokuro avait été comme une renaissance - c'était comme si j'étais un bourgeon qui avait finalement éclot. Toutes émotions étaient nouvelles, et se montraient indépendamment de ma volonté.
Parfois, j'aimerais être cette coquille, et que plus rien ne soit visible. Car c'est lorsque les autres peuvent voir vos émotions qu'ils en profitent.

Soudain, il tire ma main vers lui et vers ses lèvres. La panique me reprend. Je sens son regard me fixer - puis il appuie sur ma main, ce qui me fais grincer des dents sous la douleur. Le sang coule - il me lâche, et s'éloigne. Je lutte pour ne pas m'écrouler au sol - mes jambes prêtes à céder après ces montagnes russes d'émotions et d'angoisse. Je tente de calmer un léger halètement, tenant ma main fermement, regardant le sang. Je...quoi? Je n'arrive pas très bien à saisir tout ce qui s'est passé. C'est comme si mon esprit avait buggé, comme s'il avait un black out - ou comme s'il redémarrait.
Nicephore lance qu'il venait d'avoir l'occasion de me vider de mon sang, et que - miracle ! - j'étais toujours vivante. Je n'ai même pas vraiment la force de lui jeter un quelconque regard - je suis toujours sonnée, et puis je comprends sa réaction. C'était déplacé de ma part. Si j'étais face à moi-même, je m'énerverais. D'ailleurs, je m'énerve déjà. Pour tout ce que je fais, dit - pour chacune de mes réactions, tous les jours, toutes les heures, toutes les minutes.
Lentement, je stabilise mes jambes encore tremblantes. Je pousse un long soupir - calmant ma respiration - et me redresse lentement. Aucune raison de paniquer - c'est ce que je me dis depuis tout à l'heure, et pourtant ça ne m'a pas empêcher de quand même angoisser.

Il commence à me répondre, déclarant que ce n'est pas trop profond et qu'il faudrait désinfecter, mais que je peux me laver les mains et peux garder ma manche - quand soudain, une explosion retentit, le coupant dans sa phrase. A peine remise de mes émotions, je bondis - presque comme dans les cartoons - et manque de me prendre un meuble, encore une fois. Je cherche l'origine de l'explosion, qui est devenue une pluie de nourriture - quand je remarque le four. Je soupires - les catastrophes ne sont pas terminées pour la nuit, on dirait bien.
Je vois Nicephore aller ouvrir les fenêtres, avant de prendre une éponge pour nettoyer également. Je me retourne, et va me laver les mains - me débarrassant du sang. Ça picote un peu, mais c'est pas grand chose, je ferais avec. Une fois rentrée, il faudrait que j'essaye de désinfecter un peu - et au pire, demain j'irais à l'infirmerie.

J'enroule de nouveau ma manche autour de ma main, histoire d'éviter tout contact avec ma plaie, et j'entreprends de finir ce que j'ai commencé à nettoyer. Je jette un œil à la vaisselle cassée - je m'en occuperais plus tard. Histoire de ne pas me couper une deuxième fois, surtout.
Je nettoies donc - toujours avec des mouvements amples - tandis que le silence pèse. Ça devient très vite gênant. J'ai très vite envie de disparaître, et je me sens mal. Mal pour mes réactions.
Je me sens toujours mal pour ce que je fais. J'ai constamment besoin de m'excuser, c'est comme un tic.
Je finis par soupirer, concentrée sur ma partie à nettoyer.

« Je, euh... Je suis désolée. Je paniques tout le temps, pour tout et n'importe quoi, et je...»

« Je suis humaine ». Ça te ronges, de le dire - mais tu sais que tu courrais probablement à ta perte. C'est beaucoup trop tôt pour dire ce genre de chose à qui que ce soit. Tu ne sais pas encore comment ils pourraient réagir - ni ce qu'ils pensent des humains. Il te faudra donc attendre.

Je secoues vaguement la tête, plus pour essayer de chasser cette phrase qui m'est presque venue aux lèvres qu'autre chose. Puis, je me reconcentre sur ma tâche.

« C'était pas voulu, vraiment. C'est juste que je réfléchis trop, et ça a tendance à me faire paniquer. Pour tout et rien. Tu pourrais me dire que tu aimes les brownies ou que ton fruit préféré est la banane, j'y trouverais une raison de paniquer. »

Je fais une pause, fixant le mur pendant un instant. Je ne sais même pas pourquoi je cherche à me justifier, je pourrais tout simplement rester silencieuse. Mais c'est comme si mon corps agissait de lui-même - comme si je n'avais plus aucun contrôle.

Après un petit moment de silence je reprends:

« Ce que j'ai dit la dernière fois, je le pense toujours. Tu peux ne pas me croire, penser que je suis folle ou bizarre - comme tu veux.»

Je fais une petite pause, continuant de nettoyer mon bazar.

« Mais t'es sympa. »

Je reste concentrée sur ma tâche, ne le regardant pas. Il ne va probablement pas me croire - pas après mes réactions débiles. C'est dommage, parce que je suis sincère - il a vraiment l'air sympa. Mais bon, ce n'est pas une personne qui me déteste de plus ou de moins qui va changer grand chose. C'est juste dommage que cette fois-ci, ça soit vraiment ma faute.
Et que maintenant, la situation et d'autant plus gênante. J'aurais dû me taire, une fois de plus.
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Sam 17 Mar - 17:57


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Tu ne dis plus rien. Le silence t’apparaît comme la meilleure solution pour ne pas faire de conneries supplémentaires, pour ne pas t’énerver à nouveau. Tu ne veux plus parler, ni l’écouter. Tu veux juste partir mais ce n’est pas possible. Le bordel est trop important pour que tu puisses battre en retraite dans ta chambre, sans te soucier une seconde des représailles. Et ça occupe plutôt bien tes pensées, qui tourneront sans cesse dans ta tête si tu vas te coucher. Le silence pourrait être gênant, mais il te permet de te calmer convenablement, de seulement réfléchir sans te soucier de la présence d’Alex.

Alex prend la parole et tu ne la regardes même pas. Tu l’écoutes, forcément, tu n’as pas le choix. Qu’elle avoue paniquer pour un rien te fait légèrement sourire, même si ça n’excuse pas son comportement de tout à l’heure. Tu n’en aurais plus rien à faire si tu n’étais pas rancunier… Ta réponse aurait pu venir directement après, mais t’as pas envie. Tu te demandes par contre si y’a un sous-entendu dans ses mots, et comment tu dois le prendre. Cependant, tu veux juste l’ignorer encore deux minutes. Puis c’est un peu compliqué de répondre tellement tu es concentré pour ne pas te brûler avec le four.

Ta concentration est instantanément perdue quand elle finit de parler, tu t’écartes donc rapidement du four en manquant de toucher la paroi. Tu vas finir par la croire, et ce serait pas une mauvaise chose. Pourtant, sa réaction précédente te reste toujours en travers de la gorge. Difficile de mettre ça de côté. Tu ne dis rien en allant rincer ton éponge, et si tu as fait de ton mieux pour totalement l’ignorer au point que ça en devienne gênant, tu finis par la regarder pour lui répondre.
▬ Il y a trop de gens qui « réfléchissent trop »… Et qui utilisent cet argument pour être totalement vexant. Qui me dit que tu n’es pas quelqu’un d’autre en réalité, et que tu ne me mens pas ? Avoir l’air sincère ne fait pas tout.
Que j’apprécie ta présence non plus. Tu ne le lui dis pas, n’admettant pas toi-même être à l’aise avec elle malgré tous les moments gênants et son attitude très énervante par moment. Tu soupires en retournant vers le four pour terminer de le nettoyer, en jetant par moment des coups d’œil vers la fenêtre.
▬ T’es sympa aussi, même avec tes défauts. Enfin, c’est peut-être grâce à eux si je te supporte, ça change des gens parfaits de ma classe. Ou ceux du château. La liste est longue…
Et de toute manière, tu t’adaptes plus facilement aux personnalités compliquées qu’aux gens trop parfaits ou trop plat. Avec l’habitude de rencontrer des difficultés, que ça vienne de toi ou des autres, le courant passe forcément mieux avec ceux qui ont les mêmes problèmes. Un minimum. Tu te figes soudain en voyant une ombre à l’extérieur. Tu finis donc le four rapidement, avant d’aller l’aider de son côté. Inutile de réfléchir cent ans sur ce que tu vas faire, tu t’occupes évidemment des débris pour éviter que ce soit elle qui le fasse. On va éviter une autre catastrophe.  
▬ Y’a un truc dehors… Dépêche toi de finir tout ça.
Sauf que t’as l’impression qu’elle en verra pas la fin avec ses mouvements amples. Tu la pousses donc et lui prends l’éponge des mains pour terminer, ta patience étant définitivement morte. De toute façon, tu as toujours l’impression que les choses vont plus vites si tu t’en charge.
▬ Va fermer les fenêtres plutôt. Tu peux vérifier s’il y a quelqu’un au passage ?
Tu as totalement oublié qu’elle n’y voyait plus rien, et qu’avec son sixième sens elle risquait de passer par au-dessus la fenêtre. Tu as autre chose à penser, et t’en vois pas le bout. Comme phaser un instant sur le seau d’eau sale en te demandant où le vider. L’évier, forcément, mais ça risque pas d’être un peu compliqué ? Tu essaies, renversant une partie à côté tellement c’est lourd, tandis que le reste bouche le tuyau. Bon… Après tout, c’est presque propre alors…
▬ C’est suffisant comme ça non ? Au pire ils sauront pas que c’est nous, avec un peu de chance.
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Dim 18 Mar - 1:09

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Peut-être que je n'aurais pas dû parler. Peut-être que j'aurais dû me taire - mais mon corps avait agi contre mon gré. C'est comme si j'avais senti le besoin de dire tout ça - comme si mon esprit avait eu besoin de s'exprimer. Mais il aurait pu s'exprimer en silence - il le fait souvent, aussi. Pourquoi il ne l'avait pas fait cette fois, c'était une bonne question - peut-être voulait-il faire en sorte que je paraisse moins débile. Ou peut-être était-ce ce que je voulais.

Le silence retombe - au final, c'est peut-être mieux comme ça. Je nettoie comme je peux les murs - soupirant. Comment étais-je censée réagir ? Peut-être aurais-je dû le regarder dans le blanc des yeux, et lui dire « Vas-y » tranquillement. Mais il fallait toujours que je panique. C'était dans ma nature, de paniquer. C'est peut-être ce qui m'avait rendue comme je suis aujourd'hui.
Nicephore me répond - déclarant qu'il y a trop de gens qui « réfléchissent trop » - et qui utilisent ça comme excuse. Il me dit que je peux toujours être quelqu'un de totalement différent et lui mentir - qu'avoir l'air sincère ne veut rien dire. Je le regarde alors, un sourcil haussé. Pourquoi je m'embêterais à  jouer le rôle de quelqu'un d'autre ? Ça me fait même rire intérieurement - de m'imaginer à jouer la pas douée pour tromper les gens. Sauf que non, je suis bel et bien comme ça de nature.
Toutefois, je ne réponds pas - n'ayant aucun argument précis. Même si je ne luis ment pas, je n'ai rien qui le prouve. Ça ne sert à rien d'essayer, donc.

Nicephore retourne nettoyer de son côté - et je retourne essayer du mien. Un petit silence s'installe - rapidement brisé par mon camarade qui reprend la parole, déclarant que je suis sympa aussi. Malgré mes défauts - qui me rendent sûrement supportable, différente de ceux qu'il à l'habitude de côtoyer.
Je souris, toujours occupée à ma tâche. Ce ne sont pas des mots que j'entends souvent - qu'ils viennent des autres ou même de moi. C'est comme si je les avais oublié, et que j'apprenais à les remanier. C'était peut-être pour ça qu'ils étaient toujours aussi maladroits - et que l'on ne me croyait pas forcément.
Mais bon, mes réactions n'arrangeaient pas tout non plus.

Il s'occupe de ramasser les débris de vaisselle - et d'un côté, je le remercie. Je n'avais pas vraiment envie de me couper une deuxième fois. Je me dis que j'aurais pu m'en occuper une fois que j'aurais terminé de nettoyer, mais qui sait ce qui aurait pu se passer - l'assiette brisée aurait très bien pu décider de m'attaquer et d'essayer de me manger pour l'avoir ainsi réduite en morceaux.
Nicephore me dit ensuite qu'il y a un truc dehors - et que je devrais me dépêcher de terminer de nettoyer. Mais alors que je m'active suite à ses mots, il me pousse et prend mon éponge - déclarant que je devrais plutôt aller fermer les fenêtres, et vérifier s'il y a quelqu'un au passage.
Je me dirige donc vers la fenêtre, et regarde aux alentours. J'ai bien l'impression qu'il y a des ombres qui bougent - mais c'est probablement mon imagination. Je n'ai vu que ça à l'aller - donc pas besoin de se mettre la pression pour rien.

Alors que je regardais bien de partout pour être sûre de ne voir personne - ma vue baissa soudainement. Surprise, je ramenais ma main à mon visage pour tenter de remonter mes lunettes - qui n'étaient pas là. Un « Psssch » se fit entendre sous moi - et je compris que mes lunettes venaient de se suicider - ou alors de se jeter dans les beaux bras des buissons. Je laisse échapper un juron - et me penche pour tenter de les récupérer. Ce qui n'est pas très facile, quand on est à moitié aveugle. Je tâte parmi les feuilles et les branches - elles ont dû tomber un peu plus profondément dans les buissons. J'espère tout de même qu'elles ne sont pas trop loin...
La tête presque dans les feuillages, les branches me chatouillant la peau - je finis par atteindre mes lunettes à l'aveuglette. Doucement, je les ramène vers moi - grimaçant en entendant un nouveau bris de verre se détacher. Puis, j'entreprends de me redresser.
Sauf que je n'y arrive pas.
Je commence donc à paniquer - agitant mes jambes en l'air - et tentant de ne pas m'enfoncer plus que ça dans le buisson. Après quelques minutes, j'arrive à coincer mes genoux contre le rebord de la fenêtre - et je me redresse doucement. Je manque de tomber en arrière, me rattrapant de justesse. Puis, je redescend au sol - remet mes lunettes - et ferme les fenêtres.

Je rejoins ensuite Nicephore - qui a terminé le travail, et me demande si c'est bon comme ça. Puis il ajoute que de toutes manières, ils ne sauront pas que c'est nous. J'acquiesce légèrement.

« A moins qu'ils aient des caméras ou qu'ils s'embêtent à chercher l'ADN, on ne devrait pas avoir de problèmes. »

Je fais une pause - en profitant pour retirer une feuille qui s'était coincée dans mes cheveux, puis éloigne avec rapidité un i.n.i. - un insecte non identifié - qui s'était lui aussi invité.
Mon estomac gronde encore - pas aussi fort qu'avant, mais il est toujours mécontent. Il est vrai qu'avec tout ça, je n'ai pas vraiment mangé - et en plus, j'ai perdu un peu de sang (comment ça, c'est une excuse débile ?). J'attrape le sachet de biscuits entamés et le coince sous mon bras - ça devrait me suffire pour la nuit. Demain, je referais le plein de rations.
Je reporte mon attention sur Nicephore.

« Ah et, euh... Merci, sinon. »

Je fais une petite pause - me tournant vers les fenêtres.

« J'ai pas l'impression d'avoir vu quelqu'un, sinon. »

Inutile de préciser que j'ai du mal à faire la différence entre une personne, un esprit et un arbre lorsqu'il fait nuit - c'est assez gênant comme ça.
Je regarde le sol, puis soupire.

« Je sais pas vraiment quoi te répondre, ni comment te prouver que je ne mens pas. Mais d'un côté, je penses pas que j'irais jusqu'à être aussi maladroite juste pour tromper les gens... Je veux dire, j'en ai un peu marre de me prendre le sol ou les murs, quoi. »

Je fixe le sol, puis relève la tête.

« Et puis, je penses que séquestrer des gens est un bon exemple du fait que je panique vite, et que je réagis pas forcément comme il le faut. »

Je commence à me diriger vers la sortie - manquant de rentrer dans un plan de travail que j'aurais juré être un peu plus sur la gauche. Foutues lunettes pétées.
Je me retourne finalement vers mon camarade une fois sur le pas de la porte.

« J'imagine qu'on ferait mieux d'y aller, maintenant... »
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Dim 18 Mar - 15:51


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Mais qu’est-ce qu’elle fout… ?? Tu voulais voir si elle avait correctement fermé les fenêtres, pour la voir penchée à l’extérieur, visiblement coincée.  C’est à croire qu’elle peut pas enchaîner cinq gestes sans se mettre dans une galère pas possible ! Sur le coup, tu sais pas quoi penser. Tu la regardes agiter les jambes en continuant le nettoyage, sans même penser à lui venir en aide. C’est que tu trouves ça vraiment magique de réussir à rester coincée dehors alors qu’elle fermait juste des fenêtres. Et tu es aussi un peu occupé à te foutre de sa gueule silencieusement, on va pas se mentir.

Tu ne fais aucune remarque lorsqu’elle te rejoint, mais tu ne peux pas t’empêcher de sourire en repensant à sa situation. Elle en a encore des feuilles dans les cheveux. Puisqu’elle affirme qu’il n’y a personne, vous pouvez sortir tranquillement. Tu ne te dis pas tout de suite que c’est une énorme erreur de lui faire confiance, trop pressé de quitter la cuisine mise à sac. De toute façon, qui irait se lever en pleine nuit pour venir ici ? A part vous, qui avez été assez stupides pour le faire, bien entendu. Tu organises tes pensées pour lui répondre, passant en même temps le pas de la porte sans attendre.
▬ Je parlais pas de ton attitude, c’est assez évident que tu fais pas exprès. J’vais pas te faire confiance en un claquement de doigts pour autant.
Même si tu en avais envie, tu ne pourrais pas. Ce n’est que la deuxième fois que vous vous voyez et tu ne préfères pas espérer pour rien. Tu ne fais même pas confiance à ton fiancé, c’est dire ! Bon, concernant Lüka tu as tes raisons… Tu avances doucement, avant de distinguer une silhouette dans la pénombre, à l’extérieur. C’est un fantôme. Oui, bah oui, forcément un fantôme. Ça ne peut être que ça ! Un fantôme, ça n’embête pas à cause d’infiltration interdite dans les cuisines… Alors c’est un fantôme. C’est. un. fantôme. Tu te le répètes en boucle, mais en même temps tu commences à marcher à reculons.

Ça ne loupe pas. Tu marches sur le pied d’Alex en reculant, la bousculant au passage pour finir les fesses par terre. La chute t’échappe, tu ne sais pas comment ça s’est passé, mais tu te relèves à la vitesse de éclair en aidant Alex à se remettre sur pied également.
▬ Tu disais qu’il y avait personne ! T’es bigl… Oui tu vois rien putain j’avais oublié.
Tu soupires, toujours persuadé qu’il s’agit peut-être d’un esprit. Après tout, la personne serait déjà entrée si elle vous avait vu. Mieux vaut passer par l’autre sortie. Ça va être compliqué. Il fait sombre, un océan de tables vous barre la route, des chaises dressées sur leurs surfaces plates. Certaines tomberont au combat, vous aussi, peut-être, mais vous serez sains et saufs. Si tu as la chance d’avoir une vision passable dans la pénombre, ce n’est pas le cas d’Alex qui a une vue de merde même en plein jour. Puis, une idée parfaitement logique te vient en tête.

Si vous allez jusqu’à la porte en passant par dessous les tables, personne ne vous verra, non ? Tu ne vas pas le faire, c’est trop ridicule, lorsqu’un craquement retentit derrière vous et te pousses à te cacher sous une table.
▬ Tu as bien vu la silhouette comme moi ? Si non, on peut partir du principe que c’est un esprit et c’est rassurant… Mais très peu probable. Ça a l’air complètement con comme idée, mais y’a moins de chance de se faire choper si on avance à couvert. Puis on risque moins de se prendre les tables et les chaises.
Alors que tu termines ta phrase et tournes la tête pour avancer, tu te prends un pied de table en plein figure. Ça secoue le meuble, fait tomber une chaise, et toi tu restes immobiles, à essuyer le sang qui commence à couler de ton nez. Bordel… Tu marmonnes en sortant un mouchoir de ta poche. C’est la honte… tu t’assois en tailleur le temps d’arrêter le saignement, avec l’envie pressante de t’enterrer sous le carrelage du réfectoire.
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Dernière édition par Nicephore Siegward le Lun 19 Mar - 21:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Lun 19 Mar - 19:37

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Ghost Busters au réfrigérateur

Nicephore me rejoins - alors que je joue avec mes cheveux pour être sûre qu'aucune feuilles ou insectes indésirables n'y soit resté. Vaut mieux vérifier - un insecte un minimum intelligent aurait compris qu'il faut grimper vers l'arrière de ma tête s'il veut faire son nid correctement.
Rien qu'à cette pensée, un frisson me traverse - je n'ose même pas imaginer qu'un insecte ait pu passer outre ma vigilance. Et s'il pond des œufs dans mes cheveux ?
Je commence par sérieusement me gratter et me frotter les cheveux - paniquée à l'idée qu'un insecte ait décidé d'y créer une petite famille. Parfois, je devrais vraiment arrêter mes pensées.

Lorsque mon camarade passe la porte, il répond qu'il ne parlait pas de mon attitude, plus tôt - et que c'était évident que je ne faisais pas exprès. Mais qu'il n'allait pas me faire confiance pour autant. Je hausse les épaules et hoche la tête en même temps. Il a raison - et je le comprends. Moi non plus, je ne vais pas lui faire confiance aussi facilement. Après, je ne fais confiance à personne - ou à très peu de gens. Mais je le suit tout de même. Je dois être un peu paradoxale, quelques fois - ou tout le temps, même.
Et puis, étant humaine, je ne peux pas faire confiance facilement aux autres. Je ne peux pas dire à n'importe qui ma véritable nature - ça pourrait être dangereux. Je préfère apprendre à les connaître, pour savoir si c'est quelque chose que je pourrais révéler. Et ça allait sûrement me prendre du temps - même si je sentais de plus en plus le besoin de confier ce poids à quelqu'un.

Je commence à suivre mon camarade - quand il s'arrête subitement, fixant une silhouette. Une silhouette. Je panique - un vrai fantôme, cette fois-ci ?
Je n'ai pas vraiment le temps de réfléchir ou de me poser la question - Nicephore recule et me marche sur le pied et me bouscule. Il finit par terre - et moi aussi, bien sûr, tentant de me rattraper avec mes mains. Je grimace lorsque la blessée rencontre le sol, et la referme rapidement sur ma manche, comme si ça allait atténuer la douleur.
Alors que je serre mon poing pour tenter de ne plus avoir mal - et pour me persuader que le sang n'a pas repris - mon camarade se relève rapidement, et m'aide à faire de même. Toujours un peu sonnée, je regarde autour de moi. Nicephore déclare que j'avais dit plutôt qu'il n'y avait personne - avant d'affirmer que je vois rien. Je fais la moue - pas besoin de le dire comme ça.
Même si, en soi, c'est vrai. Je sais pas, il aurait pu le dire autrement - même s'il résumait parfaitement ma vision.

Un bruit retentit, et Nicephore va se cacher sous la première table. Je le rejoins - ne sachant pas vraiment quoi faire. S'il y a quelqu'un - ou quelque chose - il vaut mieux se cacher. Je n'ai pas vraiment envie de servir de garde-manger à qui que ce soit.
Une fois que je l'ai rejoins, mon camarade me demande si j'ai vu la silhouette comme lui - que si non, c'est probablement un esprit. S'il ne l'avait pas vu, je serais partie du principe que mon imagination me joue des tours - mais du coup, ce n'était probablement pas le cas. Il ajoute cependant qu'on a moins de risques de se faire prendre ou de heurter des tables si on avances à couvert - et j'acquiesce à ses mots.
Mais alors qu'il se retourne, il se prend le pied de table de plein fouet - faisant tomber une chaise. Je le regarde s'asseoir, bouche bée.

« Ç-...»

Je m'arrêtes, ma phrase à peine commencée, et secoues la tête - la bouche toujours entrouverte. Ça ne sers à rien de poser une question idiote une fois de plus. Bien sûr que ça va pas, il pisse littéralement le sang par le nez. Je m'assieds, et me ravise - changeant ma phrase.

«... Tu ne t'es pas fait trop mal ? »

Question moins idiote, mais toujours autant débile. Je me mords les lèvres, et joues avec mes doigts - pourquoi je pose toujours les même questions ? Et pourquoi je m'inquiète toujours pour tout le monde ?
Je pousse un soupir - serrant mon poing de ma main blessée. Pourquoi à chaque fois que j'entreprends quelque chose, ça devient complètement chaotique ?
Je secoues la tête - puis me redresse, ayant mal au dos. En oubliant que je suis sous une table.
Mon crâne cogne donc le meuble - le secouant une nouvelle fois pour lui faire perdre une nouvelle chaise - et je me recroqueville immédiatement, frottant le dessus de ma tête frénétiquement. Bordel, pourquoi je suis aussi débile ?

Je soupires - tenant toujours ma tête - et détourne le regard, recroquevillée. Je me sens débile que je n'ose ni bouger, ni croiser les yeux de mon camarade. J'ai juste envie de disparaître.
Je me racle la gorge - regardant un point fixe dans le vide, avant de murmurer.

« Heum... Est-ce qu'on tente de les ramasser ? Ou c'est trop risqué ? »

Un nouveau bruit se fait entendre et je sursaute - avant de me recroqueviller sur moi-même une nouvelle fois, ramenant mes jambes contre moi. Je mords mes lèvres - je dois avoir l'air ridicule. Je serres mon poing plus fort - me faisant grimacer - et reprend, ne le regardant toujours pas.

« On bougera quand tu iras mieux... Pas que t'as l'air de mourir, hein, juste... voilà... »

Je soupire - je déteste m'embrouiller, et ne plus savoir ce que je raconte. Je veux enfoncer mes ongles dans mes paumes, comme j'en ai l'habitude - mais ça revient plus douloureux qu'avant. Je me mords les lèvres, tentant de percevoir quelque chose dans la pénombre.

« Ou on peut aussi attendre de ne plus rien entendre. Je préfères ne pas me fier à ma vue, mon imagination peut me jouer des tours et me faire croire qu'il y a quelqu'un alors que non - ou l'inverse... Mais c'est peut-être pas la meilleure option pour ne pas se faire prendre, après. Donc comme tu préfères. »

Je soupire,et regarde aux alentours - tentant de discerner une forme différente parmi les tables.
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Lun 19 Mar - 21:06


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Tu la fusilles instantanément du regard quand elle commence sa phrase. Pitié, pas un « ça va ? » alors que t’es en train de repeindre le sol… ! Heureusement, elle s’arrête à temps et modifie sa phrase pour une question pour intelligente. À laquelle tu ne sais pas quoi répondre. Tu hausses les épaules, vérifiant si le sang continue à couler. Oui. Et c’est chiant. Tellement chiant. Tu lui précises rapidement que ce n’est pas douloureux, et que le sang aurait pu couler même sans le pied de table. Il n’y a pas vraiment de variables à prendre en compte, t’as juste un corps pénible qui fait des siennes.

Deuxième chaise qui tombe dans un fracas assourdissant, brisant le semblant de silence revenu depuis la première chaise. C’est pas vrai, à ce rythme vous allez toutes les faire, et ce sera véritablement l’apocalypse dans le réfectoire ! Tu restes silencieux, un peu dépité, tandis qu’elle se recroqueville en frottant sa tête. Tu essaies de ne pas la juger, car ce serait très mal venu. Ton corps te le rappelle lorsque tu retires le mouchoir pour aller ramasser les chaises, répondant ainsi à sa question. Tu dois te raviser, au risque d’éparpiller du sang partout. De plus, il y a encore un bruit.

C’est vraiment bizarre. Si c’était quelqu’un, il se serait manifesté depuis bien longtemps. Ou alors, c’est quelqu’un de pas net qui veut vous faire flipper jusqu’au bout. Si tu as la situation à peu près en main (quel optimisme) et tu ne flippes pas trop, le sursaut d’Alex te dit qu’elle, ce n’est pas le cas. Tu fixes son poing fermé sans rien dire, en te demandant ce qu’elle peut penser pour le serrer aussi fort. Ce n’est pas la première fois qu’elle le fait et ça rappelle son tic pénible du cours de sport. Tu vas pour lui faire lui demander, quand sa question t’interrompt et te replonges dans ton mutisme, énervé.

Tu l’écoutes, t’as pas le choix, et tu dois bien avouer qu’elle n’a pas tort. Toi, malgré ta vue passable tu as réussi à te prendre un pied de table. Et vous avez peut-être tous les deux rêvé la silhouette. Les bruits ne sont peut-être que des branches frappant contre la vitre. En fait, t’es peut-être toujours endormi et… Stop ! Tu pars trop loin.
▬ Pour une fois tu dis des choses intelligentes… On ne devrait pas se faire repérer si on bouge pas. VRAIMENT pas. C’est pas que je doute en tes capacités mais… Hm… On va faire comme tu dis et rester cachés.
Elle l’a dit elle-même, son imagination peut lui jouer des tours. Sans parler de ses lunettes et de leur état pitoyable. Même en combinant toutes vos capacités, ça ne sera pas concluant. Comme si l’un faisait ressortir le pire de l’autre. Le pire du sens de la catastrophe qui sommeille en chacun. T’es certain qu’Alex est la cause de tout ça, il ne t’arrive pas trop de malheur quand tu es seul. Tu oublies délibérément ton dernier passage chaotique devant l’Ageha.
▬ Je vais très bien, au fait. N’insinue pas que je pourrais nous ralentir en cas de fuite !
Ton agressivité n’est pas voulu, mais tu n’as pas aimé ce qu’elle a dit plus tôt. Tu pourrais vous ralentir, pourtant. T’es presque sûr d’avoir des vertiges si tu cours un minimum. Mais elle le pourrait tout autant. Elle trébucherait sur une chaise, sur une table, sur le vide ou sur son propre pied. Votre galère semble sans fin, quand on y pense. Le silence revient durant de longues minutes où tu ne sais pas quoi dire. C’est gênant, t’as pas l’habitude de te retrouver dans le noir sous une table avec quelqu’un que tu connais à peine. T’as pas l’habitude de faire la conversation, d’être aimable tout court.

Pourtant, quand un sujet parfaitement débile te vient, tu n’hésites pas à le proposer. Vous ne savez pas pour combien de temps vous allez rester coincé, alors autant se divertir. Cela n’inclut rien de gênant, en plus. Ça pourrait, à bien y penser. Mais tu n’y penses pas bien, tu le lances immédiatement quand l’idée t’effleure.
▬ On fait un action/vérité ? Tu connais le principe, j’espère.
Prends la pour une conne en plus, ça va la motiver.
▬ Euh… Bien sûr que tu connais, c’est stupide. Alors ?
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Lun 19 Mar - 23:15

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Après ma question semi-débile, mon camarade me répond que son nez n'est pas douloureux - et que ça aurait pu saigner sans le pied de table. Je hausse un sourcil - à la fois inquiète, et curieuse. Ou plutôt étonnée. Je me demandais ce qu'il voulait entendre par là - peut-être qu'il saignait du nez facilement, ou  que son corps avait une constitution plus faible.
Je secoues la tête - ça ne doit pas être très grave. Du moins, je l'espère.

Je soupire - les poings toujours serrés. Je ne sais pas si c'est le mieux pour ma plaie, mais au moins ça m'évitera de paniquer et de commencer à jouer avec mes doigts. Au moins, comme ça, mes mains restent plus ou moins immobiles. Même si je m'enfonce les ongles dans la peau.
D'ailleurs, en serrant les poings, je me rends compte que je n'ai plus le paquet de biscuits apéritifs avec moi. A cette pensée, Björn gronde - et je me mets à chercher de tous les côtés. Le sachet a dû tomber au combat - lorsque nous avons été surpris par l'Ombre. Je vois en effet sa forme sur le carrelage vers là d'où on vient, et je suis prise d'une envie d'aller le chercher. Mais je ne suis pas suicidaire à ce point.
Je soupire donc, regardant le paquet. Tu t'es bien combattu, l'ami. Dommage que tu sois tombé aussi tôt. Mais je vengerais ta mort - je le promets !

Nicephore me sort de mes pensées - déclarant que pour une fois, je dis des choses intelligentes. Je ne peux m'empêcher de lui lancer un regard blasé - qui n'atteint probablement pas ses yeux ( je rappelle que je vise très mal, et que la moitié de mes lunettes est détruite). Puis, je soupire et détourne le regard - alors qu'il déclare qu'en effet, on ne devrait pas bouger, et rester cachés. J'acquiesce légèrement, serrant mes jambes contre moi en posant ma tête sur mes genoux. C'est assez gênant - et très étrange en même temps. Jamais je n'aurais imaginé rester coincée sous une table en plein milieu du réfectoire en pleine nuit, avec pour celle compagnie quelqu'un que je connais à peine. Enfin, quand je me suis décidée à partir pour les cuisines, j'aurais dû me dire qu'il y avait des possibilités à ce que je me caches sous une table tout court.
Il ajoute finalement qu'il va très bien - et que je n'ai pas à insinuer qu'il nous ralentirais en cas de fuite. Je me mords les lèvres - c'est pas vraiment ce que je voulais dire. Enfin, peut-être que c'est ce que j'ai laissé paraître, mais je ne voulais pas le dire comme ça. Je me frappes mentalement - parfois, je suis vraiment, vraiment débile.

Je soupire - alors que Nicephore me propose un action ou vérité. Je le regarde, haussant un sourcil. Il a un instant insinué que je ne connaissais pas, avant de se reprendre. Bien sûr que je connais, c'est un peu la base - surtout chez les humains, même si je n'ai jamais eu l'occasion d'y jouer. J'espère que ce n'est pas une question piège, et que ce n'est pas pour savoir si je suis une véritable hybride ou non.
Je finis par le regarder, acquiesçant.

« Ça me va, oui. »

Je le regarde quelques instants, m'attendant à ce qu'il commence. Mais un petit silence gênant s'installe - et je ne sais pas s'il faut que je me taise, ou que je reprenne la parole. Après avoir tout de même fixé un point invisible pendant quelques instants - sans qu'aucun nouveau dialogue n'ait lieu - je décide toutefois de reprendre la parole.

« Heum, je vais commencer, donc... »

J'ai quelques instants peur de ne pas savoir jouer - n'ayant jamais véritablement eu l'occasion de pratiquer ce jeu - mais je me reprends. Le principe est simple, c'est pas comme si j'allais foirer quelque chose d'aussi facile... Si?
Je prends une profonde respiration, avant de demander:

« Du coup... Action ou Vérité ? »

J'attends la réponse de mon camarade - avant de me mettre à réfléchir à ce que je pourrais lui demander. Quels genres de questions ou de gages on est censé poser, lors de ce jeu ? Je crois que certains jeunes le font en groupe lors de soirées, pour la rendre plus ou moins épicées - quelque chose comme ça. Mais à deux - face à face - comment est-on censés jouer ? Les règles diffèrent-elles ? Et qu'est-ce qu'on est supposés demander ?
Je soupires et me redresse - doucement, cette fois-ci - pour me rasseoir correctement et observer mon interlocuteur. On va commencer par quelque chose de simple - un peu naze, mais simple. Et je verrais avec l'avancement du jeu si de nouvelles idées me viennent.

« Bon... Raconte une blague. »

J'espère qu'il ne considérera pas ça comme quelque chose de trop nul. Et que ça lui ira comme gage. Je n'ai pas forcément envie de proposer des choses trop risquées - on est tout de même supposés rester cachés.
Enfin - je dis bien « supposés ».
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Mar 20 Mar - 21:03


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Elle accepte de jouer à action/vérité, à ton plus grand soulagement. Ça aurait été gênant qu’elle dise non et que le silence se prolonge davantage. Pourtant, il revient au galop à peine a-t-elle répondu. Il te faut le temps de réfléchir aux règles, qu’en vrai tu ne connais pas tellement. Tu as peut-être joué une ou deux fois à ce jeu, des années auparavant. Tu ne sais pas qui doit commencer, si c’est toi ou elle. Autant qu’elle commence dans la foulée, non ? C’était une merveilleuse idée de proposer un jeu que tu connais à peine, sans savoir comment le démarrer. Non, vraiment, si l’idée était bonne ça manque clairement d’organisation.

Elle finit par lancer la partie, et tu réponds instantanément « action ». Que vous soyez cachés sous une table réduit grandement les possibilités, mais ça ne vous empêche pas de bouger malgré les hauts risques. Toi, en tout cas, tu es prêt à te déplacer. Ses actions ne seront pas trop hard de toute façon… Au fond, tu t’attends à une évolution gentillette du jeu, venant d’elle. De ton côté, tu n’es pas sûr de proposer des trucs sympathiques et tu ne t’en soucies pas plus que ça. Ça fait partie du jeu. Par contre, son action… ! Surpris, tu en avales presque ton mouchoir. Une blague ? Pour de vrai ?

Tu tousses et réajuste ton plaid en cherchant la future victime au massacre. Ça va être affreux. Déjà, tu comprends pas les blagues quand les gens les racontent. Tu ne saisis pas pourquoi c’est drôle. Alors en raconter une… Qu’est-ce qui te fait rire, toi ? L’humour noir te plaît, selon la blague, mais tu as déjà pu observer que ce n’était pas le cas de tout le monde. C’est même parfois très gênant de voir à quel point ça fait un bide, pour le peu de fois où tu racontes des blagues. Il se passe encore quelques minutes avant que tu décides d’une blague potable. C’est dur de ne pas laisser la gêne transparaître dans ta voix.
▬ Ok… Euh… Pourquoi l’enfant a fait tomber sa glace ? …Parce qu’il s’est fait renversé par un bus.
Quand on te l’a raconté, tu ne vas pas mentir, tu as ri. Tu ne savais même pas s’il s’agissait réellement d’une blague, mais tu en es vite venu à la conclusion qu’on ne te l’aurait pas présenté ainsi si c’était sérieux. Tu ne t’attardes pas plus, demandant rapidement si elle choisit action ou vérité. Vérité. Vérité… Tu te ronges les ongles en réfléchissant à une question intéressante et pas trop gênante. Pour ne rien cacher, tu y as seulement joué avec ton frère et ta sœur, et ça n’avait rien de tranquille. C’est la raison pour laquelle tu n’y as pas joué depuis si longtemps. Mais tu vas lui épargner ça…
▬ Tu as déjà fait quelque chose d’illégal ? Ce soir exclu.
Techniquement, vous n’avez pas le droit d’être ici et ça peut-être considéré comme illégal. Tu ne sais pas trop si elle osera répondre à ta question ou non, si jamais elle a déjà été dans l’illégalité. Alors tu t’éclaircis la voix et reprends la parole avant qu’elle puisse répondre.
▬ Ce qui est dit ici reste ici, ok ? C’est pas des armes de chantage ou quoi, sinon autant qu’on arrête directement.
ça te rassure de le préciser, même si tu peux être un parfait connard qui appuie sur les points faibles quand tu as les armes nécessaires en tant voulu. Pour ceux qui méritent, bien sûr. Alex ne t’a rien fait, et vu le peu que tu connais d’elle, tu ne vas pas utiliser les vérités et actions de ce soir pour lui faire du mal.
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Mer 21 Mar - 0:51

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Ma question semble surprendre mon camarade - comme s'il ne s'y attendait pas. Pourtant, n'était-ce pas un classique d'action ou vérité ? Peut-être n'y avait-il pas tant joué que ça... Ou peut-être que les questions étaient différentes, à Animaland. Ou peut-être les questions avaient été différentes avec lui - je ne sais pas. Je me basais seulement sur des clichés vu dans des séries ou des films, ou dans des livres - un peu tout ce que je connaissais du jeu, quoi. Si ça se trouve, ce n'étais que des clichés basiques et pourris - et le jeu était beaucoup plus complet que ça. Après tout, c'était tout de même « Action ou Vérité », on était censé pouvoir demander de faire n'importe quoi, ou pouvoir poser n'importe quelle question.
Nicephore tousse avant de s'enfouir sous son plaid. Ça me rappelle que je n'ai rien amené - à part un pull. J'ai bien fait de ne pas venir en pyjama - non seulement ça aurait été la gêne ultime, mais en plus de ça je serais en train de mourir de froid. Pas que je ne ressens pas le froid en ce moment - il fait toujours froid, la nuit. Mais au moins, j'ai un pull pour me couvrir un peu.
Je frissonne légèrement - maintenant que j'ai pensé au froid, je le ressens. C'est comme quand on pense à une blessure, et qu'après elle nous fait mal - ou quand on pense à de la nourriture, et qu'après on a faim. C'est sûrement purement psychologique - mais ça ne m'empêche pas de frotter mes bras.

Après quelques minutes de plus, Nicephore finit par raconter sa blague. Quelques secondes passent, le temps que les mots montent à mon esprit - avant que je ne laisse échapper un gloussement. C'est bête, débile - et c'est surtout totalement gênant de rire pour tout et n'importe quoi. Surtout que, en y repensant, je ne sais même pas si c'est véritablement une blague, ou même si c'est vraiment marrant. Mais sur le coup, ça m'a fait rire - je ne sais pas vraiment pourquoi. Je dois être un peu bizarre, quelque part. Voire même carrément, en fait.

Lorsqu'il me pose la question, je lui réponds vérité - pas vraiment sereine pour commencer une action. C'est pas que je ne lui fais pas confiance - même si je suis méfiante avec tout le monde - c'est que j'ai peur du genre de gages qu'il pourrait sortir. J'ai peur de n'importe quel gage, même. Ça pourrait tomber sur tout et n'importe quoi, et mon esprit scénariste imagine le pire.
Mais quand on y pense, la moindre question de vérité pourrait également poser problème et être gênante. Enfin, dans mon esprit, tout était moins gênant qu'une action qui pouvait être tout et n'importe quoi.

Après un petit moment, Nicephore me pose la question - demandant si j'ai déjà commis quelque chose d'illégal. Il précise que ce soir ne compte pas - bien entendu. Je ne l'aurais pas compté, de toute manières - même si on a sûrement pas le droit d'être ici, le réfectoire devrait être ouvert aux élèves à n'importe quelle heure de la journée, non ? Comment ils font, s'ils ont des hybrides nocturnes ? Ils devraient pouvoir se balader dans le pensionnat et aller chercher à manger, non ? Ou peut-être que c'est différent pour eux, ou alors qu'ils se sont habitués au jour. Question à travailler.
Nicephore reprend la parole avant que je puisse vraiment réfléchir, précisant que ce qui est dit ici reste ici - que ce ne sont en aucun cas des armes de chantage. J'acquiesce, complètement d'accord - je n'ai pas forcément envie que ce qui est dit ici soit utilisé contre moi, surtout si j'en viens à dire que je suis humaine. Mais ça n'arrivera pas, n'est-ce pas ? Ça serait un peu de la triche, de poser ce genre de questions.

Je réfléchis donc quelques instants, me frottant le menton, pensive.

« Hm... J'ai déjà fais quelque chose considéré comme illégal, oui. J'ai déjà hacké pour ne pas avoir à payer des musiques ou des jeux. »

Je fais une pause - je pense que c'est la seule chose illégale que j'ai bien pu faire. Après tout, je ne sortais pas tant que ça chez les humains - et je n'ai jamais rien volé. Je ne me suis jamais introduite nulle part non plus. Et vu que ce n'est tout de même pas très recommandé de hacker sur le net, je crois bien que c'est la seule chose illégale que j'ai pu faire. J'espère qu'il ne trouve pas ça trop bizarre.
Si Papa était au courant, il serait sûrement déçu. Enfin, c'est pas comme s'il ne l'était pas déjà.

Je relance donc le jeu, et Nicephore me répond « action » à nouveau. Je réfléchis - je ne peux pas lui redemander de raconter une blague. Il faut que je trouve quelque chose de plus original, et qui pourrait ne pas plonger la situation dans une gêne extrême. Et qui peut se réaliser sous une table sans problèmes.
Je soupire - des idées se bousculant. J'essaie de faire avec ma pauvre connaissance en la matière, me remémorant toutes les questions que j'ai déjà pu lire. Puis, je fais ensuite une sorte de tir au sort dans mon esprit.
Pensive, la tête relevée - je laisse alors échapper :

« Pendant les 15 prochaines minutes, chacune de tes phrases devra contenir le mot "frétillant" ».

Je fais une pause - avant de me rendre compte de ce que j'ai dit. J'abaisse donc mon regard vers lui - même si je ne suis pas très sûre de le regarder - et ne dis plus rien. C'est gênant, non ? C'est ultra gênant, même. Pourquoi je suis débile à ce point ?

« Euh... Je peux changer, si c'est trop débile. »

Je soupire et repose mon menton sur mes genoux - serrant ces derniers contre moi en serrant mes poings. La prochaine fois, je prendrais peut-être action - histoire que ça soit un peu équitable.
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Ven 23 Mar - 17:21


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Elle glousse comme une abrutie, et ça te rassure. Ton pessimisme te préparait au pire, c’est donc toujours agréable de voir qu’une blague aussi conne -et un peu triste- peut suffire à la faire rire. Surtout lorsqu’elle est aussi mal racontée. Son frisson de tout à l’heure ne t’échappe pas et tu conclus rapidement qu’elle a froid, mais tu ne lui proposes pas de partager ton plaid pour autant. Ce serait gênant de partager un espace encore plus restreint, sous une couette. Et c’est hyper chelou de le penser ainsi. Sans compter que ça t’énerverait de partager ton espace vital avec quelqu’un d’autre.

A ta question, elle répond qu’elle a déjà hacké des jeux et de la musique. C’est terriblement cool, et tu ne peux t’empêcher d’éprouver un peu d’admiration pour ce qu’elle a fait. Toi, t’es seulement très doué pour faire des recherches efficaces. Et puisque tu es riche, tu n’as pas besoin de hacker quoique ce soit. Te servir sans demander dans le « porte-feuille » de tes parents n’est pas hacker, de toute façon ils ne se rendent compte de rien et ils s’en foutent. Il n’y a que le trésorier pour se plaindre, mais on ne l’écoute pas vraiment.

Tu réponds « action » lorsqu’elle relance le jeu, en souhaitant silencieusement que ce soit pas une nouvelle blague à raconter. Sinon, tu peux directement te lancer dans un one man show composé de blagues foireuses et de pure gêne. Et… quoi encore ? Placer le mot « frétillant » dans chaque phrase… ? Ok, d’accord, tu vas finir par proposer un roi du silence pour éviter ce genre de proposition aussi foireuse que tes blagues. Tu soupires et secoues la tête lorsqu’elle propose de changer, résigné à sortir des phrases débiles pour quinze minutes.
▬ Non, c’est le but du jeu, on s’en fout si les actions sont difficiles. Et euh… Frétillantes.
Pourquoi ?! Pourquoi, alors que tu pouvais placer ce foutu mot partout, tu as décidé de le mettre à la toute fin pour parler d’actions frétillantes ? C’est gênant, putain  ce que c’est gênant. Tu passes une main sur ton visage, réalisant qu’il va falloir bien réfléchir à tes phrases durant les quinze minutes à venir. Tu lui poses la question habituelle au jeu, rendue gênante par le « vérité frétillante » que tu n’as pas le choix de placer. Tu ne veux même pas imaginer ce que ça donnerait si toutes les actions et vérités devait être frétillantes. On ne pourrait même pas parler de gêne mais d’un truc bien pire.

Elle change et répond « action » pour une fois. Tu réfléchis quelques minutes, quand une idée te vient. Vous n’avez pas déterminé que le jeu devait être très soft ou exclusivement sous la table… Tu sors de la cachette en vitesse pour te diriger vers la cuisine.
▬ Je… reviens tout de suite frétillant.
Elle mérite l’action que tu prépares, seulement pour les paroles ridicules que son action te force à sortir. Le chemin vers la cuisine n’est pas de tout repos, tu te cognes dans une chaise et marche sur ce qui semble être un paquet de gâteau. Malgré ça, la discrétion dont tu fais preuve t’étonne toi-même. Il ne semble plus avoir de silhouette, mais t’es pas rassuré pour autant. Dans la cuisine, tu cherches un verre que tu remplis rapidement du premier liquide trouvé dans le frigo, du lait. Tu y ajoutes ce qui te passe par la main, tel que le vinaigre d’un pot de cornichon, du curry, du jus d’orange, de l’huile de sésame et de la moutarde. Et un peu de poivre et de sel pour assaisonnement.

En soit, ça pourrait être bien pire, tu aurais pu y ajouter le sang récupérer d’un paquet de viande. Tu te contentes cependant de ce petit mixte, que tu lui ramènes en faisant très attention où tu poses tes pieds. Quelques gouttes sont probablement tombées par terre en route, mais tu arrives sain et sauf sous la table. Tu poses le verre par terre, devant elle, pour te réinstaller en tailleur.
▬ Bois ça, en entier frétillant.
Tu lui conseilles ensuite de ne pas demander ce qu’il y a dedans, car ça passera beaucoup plus vite de l’avaler dans l’ignorance.  
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Ven 23 Mar - 18:49

ft. Nicephore Siegward
Vous avez dit manger ?
Ghost Busters au réfrigérateur

Je me sens un peu - beaucoup - débile, pour poser ce genre de questions. J'aurais pu demander n'importe quoi d'autre - et choisir un tout autre mot. Et pourquoi ? Pourquoi ce mot - frétillant ? D'où je sortais ce genre de mots ? D'où je pensais que ça pouvait être marrant ? D'où j'avais ces mots en  tête ?
Je soupire - ça doit être dans ma nature, d'être gênante, débile, et tout ce qui s'en suit. D'avoir des idées bizarres, étranges - d'avoir un esprit qui réfléchit différemment. Et qui me plonge sans arrêt dans des situations gênantes.
Nicephore, quant à lui, soupire et secoues la tête à ma proposition - expliquant que c'est le but du jeu, et qu'on s'en fout si les actions sont difficiles... Et frétillantes. Je ne peux m'empêcher de me mordre les lèvres - c'est gênant. « Frétillant » est un mot gênant en soi. Pourquoi j'ai choisis ce mot ? Pourquoi pas « petit gâteau » ou « licorne » ou « saint-jacques » ? Quoi que, ça aurait pu être gênant aussi. N'importe quel mot aurait pu être gênant - même « chocolat ». Parce que les mots ne s'assemblent pas - ou alors, ils s'assemblent mal, et ont une autre tournure.

Lorsqu'il me demande « action ou vérité frétillante » - qui me fait me mordre les lèvres une nouvelle fois - je réponds action, cette fois-ci. Je me sens un peu mal de lui donner une action gênante, et devoir m'en sortir avec seulement des vérités - bien qu'elles puissent être gênantes aussi. Et bien qu'il puisse me proposer des actions dérangeantes pour se venger...
Je déglutis - et préfère arrêter mon esprit avant qu'il ne parte imaginer des choses improbables.
Après avoir réfléchi quelques minutes, mon camarade sort de la cachette et se lève - déclarant qu'il revient tout de suite, « frétillant ». C'est gênant, mais ça en devient presque comique - quand la phrase n'est pas trop mal tournée. A moins qu'il voulait dire qu'il reviendrait très vite et tout frétillant - et c'est à ce moment que je dois me frapper mentalement parce que mon esprit part trop loin.

Il s'en va donc vers les cuisines, alors que je reste assise - ne bougeant pas. Je ressers mes jambes un peu plus contre moi, tentant d'oublier le froid qui m'enlace doucement. Je pose mon menton sur mes genoux et attend patiemment - essayant de ne pas m'inquiéter des bruits étranges qui me parviennent des cuisines. Je soupire et ferme les yeux - c'est mieux pour ne pas s'imaginer des formes ou silhouettes.
Lorsque je l'entends revenir, je rouvre les yeux et me redresse. Il pose un verre au sol - avec une mixture inconnue s'y trouvant - et se réinstalle. Puis, il me demande de boire en entier - « frétillant », et me conseille de ne pas demander ce qu'il y a dedans. J'acquiesce légèrement, déglutissant - me demandant s'il est parti trouver quelque chose comme du sang ou autre. Je prends le verre et l'inspecte - mais je ne peux pas vraiment discerner la mixture qu'il s'y trouve. Une odeur âcre, acide, remonte cependant à mes narines - et je réprime une petite moue. Mais ça ne peut pas être terrible - du moins, ça m'étonnerait que je meurs avec ça. A moins que je ne sois allergique à quelque chose - mais je ne sais même pas si je suis allergique à un aliment en particulier. Si dans quelques minutes je ressemble à une fraise et que je suis en train de m'étouffer, j'imagine que je saurais que je suis allergique à quelque chose - même s'il sera probablement un peu tard pour l'apprendre, et que je n'aurais aucune idée de ce dont il s'agira.

Je prends une profonde inspiration, et porte le verre à mes lèvres - buvant la mixture. Je manque de m'étouffer à la première gorgée, lorsqu'un goût onctueux mais acide et épicé me brûle la gorge. Mais j'avale rapidement la suite (même avec difficulté) - jusqu'à terminer le verre. Boire d'une traite est mieux, selon moi. Mais ce n'est pas ce qui m'empêche de tousser comme si j'allais cracher mon œsophage une fois le breuvage terminé. Je tousse car une partie du breuvage me brûle la gorge - tandis qu'une autre la réchauffe et l'enflamme. Un arrière-goût encore plus brûlant me picote chaque partie de l'œsophage, tandis qu'un goût fruité essaye tant bien que mal de faire passer le tout - mais rend le mélange encore plus désastreux.
Et au milieu de tout ça, il y a une étrange onctuosité - ce qui rend le mélange encore plus étrange.

Je tousse pendant un petit moment - quelques larmes me montant aux yeux par l'intensité de la mixture.  Bordel, c'est gênant - j'ai pas envie de pleurer, pas là, maintenant, devant quelqu'un que je connais à peine. Avec un peu de chance, l'obscurité cachera mes yeux, même s'ils doivent briller. Je finis par me racler la gorge - rêvant d'un grand, très grand verre d'eau - puis m'essuie les yeux rapidement.

« Wow... Je sais même pas si j'ai envie de savoir ce que tu as mis dedans, au final... »

Ma voix est rauque, éraillée, enrouée - presque aussi sèche et aride qu'un désert. Je la racle à nouveau, cherchant à la libérer.
Je lui pose ensuite la question « action ou vérité », ce à qui il répond vérité, cette fois-ci. Peut-être attendait-il des représailles - mais je suis tellement occupée par l'état de ma gorge que je ne sais pas si j'ai le temps de me concentrer à planifier une vengeance digne de ce nom.
Ou peut-être que si, je ne sais pas.

Je réfléchis quelques instants - prise d'une nouvelle envie de tousser. Mais je me retiens - me raclant la gorge à nouveau.

« Hm... Si un génie t'offrais trois vœux, lesquels choisirais-tu ?

C'est toujours intéressant, de savoir ce que les autres désirent - et puis, c'est pas si méchant comme question. C'est plutôt sympa, même. Enfin, ça dépend de ce qu'il souhaite - s'il souhaite une salle de torture, ou une salle de sacrifice avec des seaux pour stocker le sang et des bougies alors oui - c'est bizarre, étrange, et gênant. Mais sinon, pas de raisons de s'inquiéter - c'est une question plutôt basique.
Je me repositionne alors comme avant - les genoux contre mon torse, mon menton posé sur eux, pour regarder (ou essayer de regarder) mon interlocuteur. Mes yeux et ma gorge picotent toujours un peu, mais mieux vaut attendre que j'arrête de voir flou même avec mes lunettes pour aller me chercher un verre d'eau - sinon je risque de créer une énième catastrophe.  
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Ven 23 Mar - 21:09


Ghost Busters au réfrigérateur
Ft Alex Brzezicki

Elle boit le verre en entier, et tu grimaces en voyant le niveau du liquide descendre rapidement. C’est vraiment dégoûtant, tu aurais pu lui préparer quelque chose de plus facile à boire et de moins catastrophique. Pourtant, ça t’amuse de la voir galérer avec cette boisson surprise, qui pourrait totalement lui faire du mal si elle avait une quelconque allergie. Heureusement pour toi, elle n’a pas l’air d’en avoir. Tu ne te retrouveras donc pas avec un cadavre sur les bras. Tu ne vas pas mentir, l’idée de tripatouiller un cadavre t’attire toujours un peu. Cependant, c’est mieux si tu n’as pas provoqué sa mort.

Elle tousse beaucoup, se racle la gorge, parle d’une voix éraillé. C’est tout juste si elle ne pleure pas. Pourtant ça allait, l’action n’était pas si terrible. Tu souris légèrement mais ne fais aucune remarque sur sa galère. Tu ne te moqueras certainement pas, car elle a eu le courage de tout boire. Ton sourire fait office de félicitations silencieuses, tu veux pas prendre le risque de lancer un « bravo frétillant » très gênant. Quant aux ingrédient de la mixture, tu ne les détailles pas puisqu’elle ne veut pas les savoir. N’importe quelle excuse est bonne à prendre pour éviter de parler.

Alex demande action ou vérité, et pour une fois tu choisis l’autre option. Tu ne veux pas risquer une action pénible parce que la tienne ne lui aura pas plu, bien qu’elle ne soit pas du genre à se venger, on dirait. Sa question arrive après un instant de réflexion, et la réponse te vient instantanément. Ça ne fait pas trois vœux et c’est douloureux de le penser, alors tu réfléchis activement à autre chose. Tu peux déjà avoir tout le matériel que tu souhaites en un claquement de doigt et… Tu prends cette question beaucoup trop au sérieux, ce qu’il ne faut absolument pas faire.

Tu te ronges les ongles en tournant tes envies dans tous les sens, cherchant quelque chose de plutôt positif. Ça ne vient pas, et tu finis par soupirer.
▬ Hm… Tout d’abord, toute la connaissance possible en anatomie. Mais je demanderai surtout à ne jamais être né, je suppose.

Un léger rire t’échappe, comme un tic nerveux. Tu étais plus que sérieux. Ça ne fait pas trois vœux, pourtant tu n’en diras pas un dernier. Ce n’est pas logique de souhaiter quelque chose en particulier après avoir demandé la mort. Tu toussotes, gêné d’avoir balancé ça ainsi alors que tu ne le dis généralement qu’aux morts. Tu pars toujours du principe que ça passera, que ce n’est rien, qu’il y a pire. Ça ne t’empêche pas de regretter ta vie régulièrement. Afin d’éviter un silence gênant de s’installer, tu sors de sous la table en faisant attention à ne pas te cogner.

Ton trajet vers la cuisine t’a permis de voir que la voie est libre, vous devriez donc en profiter pour sortir d’ici sur le champ et ne pas provoquer l’apocalypse pour de bon. Tu t’éloignes, en faisant signe à Alex de te suivre. Geste intelligent étant donné qu’il fait noir et qu’elle ne voit rien.
▬ J’ai rien vu tout à l’heure, alors on doit pouvoir y aller. Fais attention à la chaise devant, et au paquet de gâteaux qui est… Euh… Bah, prends bien tes appuis au cas où tu marches dessus.

Tout en disant ça, tu marches -encore- sur le paquet qui manque de te faire tomber. Sérieusement, c’est elle qu’il fallait agresser, toi tu as déjà marché dessus tout à l’heure ! Tu ignores l’incident en poursuivant ta route vers la porte, avant te tourner brusquement vers elle.
▬ Attends ! Faut ramasser le paquet pour pas éveiller les soupçons. Ou au moins les endormir un peu vu la gueule de la cuisine après notre passage.
Sauf que le paquet, il est perdu dans le noir et vous avez peu de chance de le retrouver. Puis tu as la flemme de le chercher, de te mettre à quatre pattes pour tâtonner dans le noir.
▬ Quoique… Au pire c’est pas grave, ils penseront qu’il y a des rats. T’es une gerbille non ? Alors c’est pas tout à fait faux.
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MessageSujet: Re: Ghost Busters au réfrigérateur [Pv.Nicephore] (Terminé)   Ven 23 Mar - 22:29

ft. Nicephore Siegward
Vous avez dit manger ?
Ghost Busters au réfrigérateur

Mon état à l'air de le faire sourire - je ne sais pas vraiment si c'est parce qu'il se moque de moi, ou parce que j'ai joué le jeu, ou pour une autre raison quelconque. Enfin, je dis ça - mais dans la nuit, je ne discerne pas grand chose. Si ça se trouve, je me plante complètement.
Mais d'un côté, je souris aussi - même si je tousse comme si j'étais en phase terminale. C'est toujours un défi sympathique à réaliser. Et puis, il n'a pas vraiment l'air de se moquer - sinon peut-être aurait-il rit. Mais peu importe, au final : J'ai relevé le défi, et c'est le plus important. Même si j'ai l'impression que ça va me rester pour un petit moment de la soirée...
Le bon côté des choses, c'est que Björn ne grogne pl- ah non, j'ai rien dit, il est toujours là, à faire un boucan pas possible. A croire qu'il est vraiment vivant, monstrueux - et qu'il sait quand on parle de lui.

Après ma question, il y a un court silence pendant lequel il semble réfléchir. Je penche ma tête légèrement sur le côté - ais-je posé une question qu'il ne fallait pas ? Pourtant, il y a tellement de belles choses que l'on peut souhaiter - comme explorer les étoiles, ou vivre dans un monde différent. Pouvoir respirer sous l'eau, ou voir ses rêves devenir réalités. Ou pouvoir voler, flotter dans les airs, ou ramener des personnes à la vie. Tellement de vœux qui peuvent être aussi beaux que poétiques, aussi mignons qu'amusant - aussi réels que rêveurs.
Et pourtant - parmi tous les vœux possibles sur terre, ceux de Nicephore me surprennent. Il n'en énonce que deux - mais son dernier me fait me redresser légèrement. Je cherche son regard dans l'obscurité, tentant de voir son visage. Pas parce que j'ai pitié, ou que je suis choquée - loin de là, même.
Mais parce que, aussi triste que cela puisse être, je le comprends. J'ai déjà eu ce genre de pensées - et pas qu'une fois. Ça a changé, depuis que je suis à Monokuro, cependant. Parce que je n'ai plus de présence aussi néfaste dans ma vie, et que je commence à rencontrer certaines personnes qui me comprennent. Mais j'ai longtemps souhaité disparaître - et même ne jamais avoir existé. C'est même ce que l'on me faisait comprendre, que cela aurait été mieux si je n'avais jamais été là.
Après tout, si j'étais partie, c'est parce que je n'étais pas assez bien pour être l'enfant de quelqu'un.
Inconsciemment, je regarde mes poignets.

Ils ont soufferts. Tu les as charcutés encore et encore, jusqu'à ce que les marques ne partent plus - jusqu'à qu'elles soient ancrées, gravées en toi comme ton histoire. Lorsque ton sang coulait, lorsque la douleur t'affectais - tu avais l'impression que c'était ta raison d'être, et que tu pouvais vivre - cette souffrance te faisait sentir en vie.
Car tout le reste te tuais à petit feu.


Les mouvements de Nicephore me sortent de mes pensées - et je tire violemment sur mes manches, une habitude que j'avais perdue. Mais c'est pour ça qu'en général je porte des pulls lorsque je ne suis pas dans ma chambre - c'est une habitude qui perdure depuis que j'ai commencé à scarifier ma peau, dans le monde des humains. Il était impensable que les autres puissent voir - qu'ils puissent voir cette partie privée, intime, de mon corps. Qu'ils puissent voir cette faiblesse.
Et aujourd'hui encore, je ne peux me résoudre à ce qu'on voit ces parties de mon corps. C'est quelque chose qui me terrifie.

Nicephore m'interpelle, expliquant qu'il n'a rien vu - ni personne - lorsqu'il est parti dans les cuisines plus tôt. Il me dit juste de faire attention à la chaise et au paquet de gâteaux qui doit être par terre, sur lequel il marche en prononçant ces exacts mots. Je souris légèrement et sors de dessous la table - tout en faisant attention à la chaise. Je tire mes manches pour y cacher mes poings, et croise les bras - cette soudaine prise de conscience qu'on puisse voir mes marque me terrifiant.
Alors qu'il se dirige vers la porte, il me dit de ramasser le paquet. Je le cherches alors du regard - et je suis déjà à quatre pattes lorsqu'il ajoute qu'au final, c'est pas grave. Ah - c'est un peu tard. Les poings fermés sur mes manches, je tâte tout de même le sol - finissant par trouver le paquet mort au combat, un peu comme si j'avais un radar à nourriture. Il a dû souffrir, le pauvre. Björn émets un son qui semble joyeux lorsqu'il prend conscience que j'aurais un peu plus à manger une fois que j'aurais rejoins ma chambre - un peu comme un animal de compagnie, ou un petit chien qui vient d'apprendre qu'il va avoir ses croquettes ou qu'on va le promener.
Je serre le paquet blessé contre moi et me redresse - suivant mon camarade. Je me perds un instant dans ma réflexion, réfléchissant à ce que Nicephore a dit plus tôt. Maladroitement, mon corps parle sans que je ne lui en donne l'autorisation - encore. C'est comme si parfois, mon esprit n'avait pas le temps de donner son accord.

« Au fait, à propos de ce que tu as dit plus tôt... Pourquoi tu voudrais ça ? »

Je m'arrêtes - regardant le sol. Je serres le paquet plus fort contre moi - entendant le bruit de petits gâteaux s'émiettant à l'intérieur - comme si cette action cacherait mes marques, et me cacherais moi.
Puis, je relève la tête - prenant conscience de mes mots, et secoue la tête.

« Pardon, tu veux sûrement pas en parler - pas à une inconnue, du moins. Ça me regarde pas. T'as pas à répondre. C'est juste que... »

Je suis passée par là ? Je ne te juges pas ? Je n'ai pas pitié de toi ?

Je secoues la tête une nouvelle fois, et m'avances vers la porte tout en évitant son regard.

« Je comprends. »

Je passes le pas de la porte - et m'arrête un instant pour essayer de discerner mes alentours. Puis, je me retourne vers lui. Je ne sais pas vraiment si je dois l'attendre, ou partir de mon côté - même si ça résulterait sûrement en catastrophe, et qu'il y aurait une chance sur deux pour que je me retrouve dans la mauvaise résidence, ou dans un buisson. Mais je n'ai pas envie de le retenir plus que ça - il doit rentrer dans sa propre résidence, lui aussi.
Je me retourne alors une nouvelle fois - prête à prendre une direction qui pourrait possiblement (avec de l'espoir) me ramener à ma chambre.
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