Super *pas* entraînés ! [Pv.Nicephore] (Terminé)

rédigé par Alex Brzezicki le Mer 7 Mar - 23:38
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Quand courir ne fait pas partie de la vie
Super pas entrainés !
Courir.
Quel concept atroce. Encore, s'il faut courir pour sa vie ou pour aller manger - ou bien pour ne pas rater la dernière sortie de jeux vidéo au magasin, et donc s'assurer d'arriver avant la rupture de stocks - ça, c'était de véritables raisons de courir. Mais courir, pour la simple fait de courir? Courir juste pour que l'on note notre aptitude à savoir respirer correctement en agitant nos jambes rapidement? Quelle blague ! Et puis, quel était l'intérêt de courir? Ou d'être noté sur la course? En quoi cela nous représentait, et en quoi pouvions nous être noté sur quelque chose d'inné - que nous savons faire ou non?
Cela était clair: Je détestais le sport.

Le sport à Monokuro se faisait généralement en cours commun - avec toutes les autres classes. C'est-à-dire que non seulement il y avait probablement meilleur que moi dans ma classe - mais en plus de ça, il y aurait encore plus meilleur que moi avec les autres - en particulier avec les classes de sportifs ou de doués en tout. Je me retrouverais loin derrière une foule de personne - seule. Enfin, c'est pas comme si ça allait changer de d'habitude... Au moins, la course était un sport seul - et je n'allais pas avoir à affronter des équipes qui se battent pour ne pas m'avoir. Ça arriverait tôt ou tard, mais d'ici là j'aurais le temps de me trouver des amis - ou non.

En plus de ça,j'avais dû me changer dans les toilettes, aussi. Je n'aimais pas me changer devant les autres - affronter leur regard, leur jugement. Voir des filles prendre peur en pensant que je viens les mater - et je ne pouvais pas non plus aller dans les vestiaires des garçons. Et puis, mon corps m'appartenais, et je ne pouvais pas laisser des inconnus en regarder certaines parties, en particulier ma peau amochée par le passé. Même s'ils ne disent rien, leur yeux poseraient trop de questions - et c'était beaucoup plus que je ne puisse supporter pour ce sujet.

Après avoir longtemps pensé à finalement partir et jouer le reste de la journée - ou plonger dans un monde virtuel - j'avais tout de même rejoins le cours. Rien que l'échauffement était une torture, et je me demandais pourquoi je n'étais pas déjà retournée dans ma chambre - et pourquoi je n'avais pas fait plus de sport. Et pourquoi j'avais tant épuisé mon corps hier sachant qu'il y aurait cours de sport.
Il fallait vraiment que j'apprenne à ne pas utiliser ce pouvoir dès que j'en ai l'occasion.

L'entraînement terminé, j'étais déjà essoufflée - mais le pire restait à venir, la pire torture - c'était comme vivre la mort à répétition, en restant vivant.
La course commença alors. Je me mettais déjà derrière tous les élèves, et partaient une fois qu'ils avaient un peu d'avance - de toutes façons, il m'auraient rapidement doublée. Et ils le feront avant que je ne finisse mon tour.
J'avais donc commencé à courir. Mes jambes étaient douloureuses, je les sentais courir incorrectement - ma respiration était irrégulière et toujours aussi essoufflée. Je tentais tant bien que mal d'absorber de l'air dans mes poumons, en vain. Puis, un poing de côté fit rapidement son apparition - alors je me tenais les côtes pour courir, toussant alors que l'air brûlait ma gorge, et que j'avais l'impression que le feu remplaçait ma respiration. J'avais tout l'air d'une asthmatique, ou d'avoir un problème respiratoire - alors qu'il n'en était rien, je ne savais tout simplement pas respirer pendant une course, je ne savais tout simplement pas courir.
Je ralentis, toussant en tenant la poitrine, mes poumons semblant se déchirer sous la douleur et brûler sur un feu de joie. Je tousse -inhalant avec difficulté - et me retourne.
Même pas 15 mètres.

Avec l'impression d'être un chient assoiffé asthmatique - ou un phoque égorgé - je m'élançais tout de même pour reprendre la course. Et bien sûr, rencontrer de mes pieds la première pierre machiavélique  présente - trébuchant alors pour tomber comme un oiseau mort - au détail près que j'émettais le son d'un buffle.
rédigé par Nicephore Siegward le Jeu 8 Mar - 1:17
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Être nul en classe est devenu une habitude, une partie de ton quotidien. Un quotidien certes détestable, mais possible à ignorer dans la limite où tu ne recherches pas les interactions avec tes camarades de classe, que tu juges aussi insupportables que les mauvaises notes tombant trop facilement. Être nul n’est pas trop difficile à supporter quand il s’agit de rester assis sur une chaise, à essayer de comprendre un cours que tu n’arriveras pas à revoir correctement. Ton cerveau travaille, et ça ne se voit pas. La discrétion des salles de classe te profite largement.

Puis il y a CE cours. Adieu discrétion, adieu efforts cachés, adieu solitude… ! Bonjour souffrance et ses amis. Bonjour, sport haï depuis toujours ! Tu hésites à sécher dès le départ, comme bien souvent, avant de te rappeler ta situation trop délicate. Tes parents paient pour que tu restes dans cette classe, il est donc compliqué d’accumuler les absences injustifiés. Tu vas donc affronter ta classe, ainsi qu’une autre, avec une colère déjà trop haute pour un cours stupide. Comme si ce n’était pas suffisant de se ridiculiser devant une classe, il faut en plus que d’autres se rajoutent.

Aujourd’hui, vous êtes avec la classe 4. Avec la classe la plus nulle. Tu es sûr de trouver quelqu’un de ton niveau, et ça te rassure un minimum. C’est peut-être un énorme cliché, mais tu es beaucoup trop agacé pour te soucier de ça. Les vestiaires t’énervent, même si ça te donne l’occasion de mater. Et sérieusement, tu préfères le faire discrètement. On ne t’aime pas, ça n’arrangera pas ton cas si ton comportement est considéré comme encore plus bizarre. Le sport t’énerve, parce que c’est du sport et que ton corps n’est pas fait pour ça.

Si l’entraînement passe plutôt bien, ce n’est pas du tout le cas de la course. Il ne faut pas deux secondes pour te retrouver à la traîne, au bout de ta vie, avec la seule envie de tout envoyer chier parce que ça ne sert vraiment à rien de courir comme ça. Pourtant, tu essaies, presque rassuré d’entendre quelqu’un crever derrière toi. Au moins tu n’es pas seul. Ça te motive de voir la galère des autres, même si tu commences sérieusement à voir trouble. Puis ta motivation part en éclat en même temps que ta respiration devient beaucoup trop compliqué à gérer.

Essoufflé, tu t’arrêtes pour reprendre haleine, les mains sur les hanches et plié en deux. Impossible. Un quart du parcours, c’était largement suffisant. Tu fais alors demi-tour, évitant de regarder les autres courir au loin, en envoyant chier quiconque te feras une remarque. T’as pas d’excuses pour t’arrêter, sauf celle d’être sur le point de faire une syncope en plein milieu de la piste. C’est déjà arrivé, et c’est franchement la honte. La honte, sentiment probablement ressenti par la personne qui fait un son horrible en s’écrasant par terre, devant toi. La sélection naturelle par le sport.

A peine soucieux de son état, tu la secoues de la pointe de ta basket. Compliqué d’être inquiet pour quelqu’un d’autre quand on a du mal à oxygéner son cerveau… Encore plus quand ce n’est pas dans ta nature.
▬ Est-ce que… Putain de sport de merde… Est-ce que ça va… ?
Ta question n’est pas anodine. Entre le moment où tu l’as touchée avec ta chaussure, et l’instant où tu lui as parlé, tu as conclu qu’il te serait profitable de l’aider. Si le prof demande ce que vous faites, tu peux prétexter que tu l’aides parce qu’elle est tombé, et ce sera tout à ton honneur. D'ailleurs, tu sais même pas si c'est une fille, un gars, les deux... Tu lui tends vaguement la main, sans plus. Tu peux pas vraiment l’aider, t’as pas la force, mais t’es impatient de quitter la piste.
▬ Bouge, dépêche. T’es tombée comme une merde, ils n’auront aucune pitié à te marcher dessus si tu traînes. Et en fait, évite de t’appuyer sur moi, là j’peux pas t’aider. Pas envie, pas la force.
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rédigé par Alex Brzezicki le Jeu 8 Mar - 2:30
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Quoi de mieux que de manger de la terre en plein cours de sport? Et quand je dis manger de la terre, je veux dire littéralement. Ce n'est pas ma faute si j'avais besoin de reprendre de l'air au moment où mon pied à ricoché avec la pierre. Enfin, ce n'était pas non plus comme si je l'avais avalé - elle avait à peine touché mes lèvres, et je m'étais empressé de cracher le peu qui avait osé franchir ma barrière de chair - crachant mes poumons au passage.

Quelque chose me secoue légèrement - c'est à peine s'il y a un réel contact - et je me redresse légèrement alors qu'une voix se fait entendre, me tirant à peine de ma souffrance.

« Est-ce que… Putain de sport de merde… Est-ce que ça va… ? »

Je ne pouvais qu'être d'accord sur sa réflexion : La course, c'était merdique. C'était un sport horrible, inutile, créé juste pour faire souffrir de pauvres âmes - ou plutôt pauvres corps - qui ne sont pas adapté au sport, ou du moins à l'endurance.
Je regarde mon interlocuteur - bien que mes lunettes salies ne me le permettent pas vraiment - et hoche la tête légèrement, le souffle toujours trop coupé pour réussir à parler - et la gorge bien trop en feu. Il me tend à peine la main et ajoutes:

« Bouge, dépêche. T’es tombée comme une merde, ils n’auront aucune pitié à te marcher dessus si tu traînes. Et en fait, évite de t’appuyer sur moi, là j’peux pas t’aider. Pas envie, pas la force. »

Un rouge de gêne me monte aux joues - je n'aime pas vraiment embêter les gens, ou tout simplement me faire remarquer. D'ailleurs, rien qu'en imaginant des élèves voyant ma magnifique chute, j'ai déjà envie de rentrer dans ma chambre, dans le noir, et de m'isoler – encore.
Au final, d'ailleurs, je ne sais même pas si je dois me servir de sa main pour me relever. Mais par peur de mal agir - et par peur de contact - je me relève doucement, sans m'appuyer sur lui. C'est ce qu'il m'a demandé après tout.
Le souffle toujours court, je prends mes lunettes pour les essuyer du bout de ma manche - avant de les remettre sur mon nez pour y voir plus clairement. Puis, je regarde à nouveau mon interlocuteur, avant de baisser la tête et de murmurer entre deux respirations haletantes:

« Merci.... Et désolée...»

J'ose un nouveau coup d’œil, et remarque qu'apparemment il n'a pas l'air plus doué que moi en course. Il a l'air tout aussi essoufflé - comme si la vie s'échappait par son souffle - et avait l'air tout aussi fatigué que moi après ces quelques lamentables mètres. De nouveaux élèves passent devant nous - victorieux de dépasser les dernier, et moqueurs de notre niveau. Je leur lance un regard noir, avant de baisser les yeux une nouvelle fois. Je veux retourner dans mon monde - dans mon univers. Je veux replonger dans mon espace personnel, dans mes monde virtuels - que ça soit avec mon pouvoir ou non.
Peut-être que si je me cache dans un coin, je peux fermer les yeux et m'imaginer dans ma bulle, m'imaginer mes aventures - là où je me sens en sécurité. Mais le regard de mon interlocuteur m'empêche de bouger ou de faire quoi que ce soit.

Alors que je reste debout, sans bouger, je retrouve peu à peu mon souffle - bien qu'il soit toujours un peu irrégulier. Je tousse, et passe une main sur ma gorge douloureuse et sèche, comme si un désert venait de s'y installer. Je sens mon pouls rapide sous mes doigts et frissonne à ce contact, déglutissant. Mes jambes flageolent légèrement, déjà épuisées et douloureuses - et je me tiens les côtes, les massant, essayant tant bien que mal de faire passer ces foutus points de côtés. Je me décale légèrement sur le côté de la piste pour éviter de gêner les coureurs passant, narguant de leur niveau.

Parles, parles bordel. Dis un truc, n'importe quoi, ce qui te passes par la tête, ça devient gênant.

« C'est dur...», je murmures en regardant le sol d'une voix éraillée par la soif.
Ma phrase tourne dans mon esprit, puis je relève la tête subitement en tentant maladroitement d'ajuster mes mots.

«'Fin... La course, j'veux dire... Et le sol...»

 C'est ça, enfonces-toi encore plus, t'as le sol pour t'enterrer.
rédigé par Nicephore Siegward le Jeu 8 Mar - 3:32
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Elle (ou il) rougit, gênée. Forcément, certain-e-s con-ne-s ne manqueront pas de le lui rappeler dans la journée, ou dans la semaine, ou dans le mois, ou dans l’année. Tu n’exagères pas en pensant ça, sachant pertinemment qu’un truc à la con peut suivre une personne pendant longtemps. Tu ne lui souris pas, toujours occupé à reprendre ton souffle, la/le remerciant silencieusement de ne pas s’appuyer sur ta main. Si elle avait fait ça, tu lui serais tombé dessus et vous auriez été tous les deux ridicules. Elle l’aurait doublement été. Tu as beau être reconnaissant qu’elle ne s’appuie pas sur toi, ça ne t’empêche pas de l’agresser à moitié quand elle murmure sa réponse.

Tu lui balances un « parle plus fort ou ferme-la », avant de soupirer en marmonnant une excuse. C’est bien ta veine de trouver un partenaire de nullité si c’est pour le dégoûter instantanément de ta compagnie. Tu mets ça sur le compte de la course qui t’a éreinté, de ton souffle que tu galères toujours à reprendre. Et surtout, surtout… Tu mets ça sur le dos des élèves qui vous dépassent. C’était inévitable. Vous auriez peut-être eu le temps d’aller vous cacher dans les vestiaires si elle avait bouger plus vite. Ou alors vous auriez été assez éloignés pour pouvoir ignorer les moqueries.

Tu les ignore de toute façon, toisant la personne en face de toi sans vraiment savoir quoi faire. Réapprendre à respirer normalement pour pouvoir communiquer est la première étape, communiquer semble être la deuxième… Et t’étais pas prêt. Pas du tout. Tu t’étouffes avec ta salive, réduisant à néant la première étape, en essayant tant bien que mal de trouver un sens PROPRE à ce qu’elle/il vient de dire. La course, le sol, tu as bien sûr pensé à ça en premier. Erm.
▬ Qu… Oui. Oui c’est compliqué. Après le sol est pas fait pour qu’on se vautre dessus non plus.
C’est gênant. Ça ne l’aurait pas autant été si vous n’aviez pas mal interprété un mot. Tu regardes ailleurs, chassant cette gêne du mieux possible. C’est un camarade de classe qui t’offre la possibilité de penser à autre chose. De ne réfléchir à rien, plus précisément. Vous vous étiez légèrement décalés, avec la fille ou le gars gênant. Pas assez pour ignorer certains regards. Ou certaines remarques. T’avais pourtant fait des efforts au début.  Pas là. Tu fais un simple croche-pied, discret, au coureur qui critique et tu attends deux secondes pour le voir s’écraser par terre. Presque aussi beau que la chute de l’autre.

Le prof ne regardant pas par là, tu n’hésites pas une seconde avant d’entraîner la fille ou le gars gênant avec toi, vers les vestiaires. Vous êtes au bord de la mort tous les deux, mais ça ne devrait pas être compliqué de trouver l’énergie de fuir. La seule bonne raison d’apprendre la course. Tu n’étais pas obligé de la traîner avec toi, mais elle/il aurait morflé à ta place et ça ne te plaît pas de masses. Ça fait un potentiel allié en moins. Tu t’arrêtes seulement après avoir fermé la porte d’un vestiaire, celui des filles si l’on regarde bien.
▬ Euhm… ça m’a fait chier. Si ça peut te rassurer, le prof n’a rien vu et cet abruti ne se plaindra pas. Au fait, c’est quoi tes pronoms et accords ?
Tandis que tu lui parles, tu pousses un sac pour t’asseoir deux secondes sur le banc. Ça se trouve, la personne en face de toi ne diffère pas des autres et est juste nulle en sport. Et ce serait un piège à attirer un semblant de sympathie. Oui, un semblant, on ne peut pas dire que ton ton sois très aimable en lui parlant.
▬ Le vestiaire des filles c’était pas voulu, ok ? ‘Fin, pas dans un but tordu ou quoi.
La précision est importante, surtout que t’en as rien à faire d’être ici, tant qu’on ne vient pas te chercher.
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rédigé par Alex Brzezicki le Jeu 8 Mar - 5:32
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C'était gênant - dans tous les sens du terme. Je n'étais clairement pas adaptée pour parler à des inconnus - encore moins pour trouver un sujet de discussion. Mais je pouvais tout de même sentir le malaise qui pesait lourdement sur nos épaules - aussi bien les miennes que les siennes. Enfin, peut-être que c'est juste mon imagination, et que le malaise repose donc entièrement sur mes épaules.
Je me retiens de tressaillir lorsqu'il m'assaillit presque, me balançant de « parler plus fort ou de la fermer », avant de grommeler ce qui ressemble à une excuse. Les yeux rivés au sol, j'avais préféré rester silencieuse sur le coup.

En y réfléchissant, peut-être que j'aurais dû rester muette - car parler n'avançait pas beaucoup les choses, j'avais bien remarqué ma gaffe et priait pour que ça ne rende pas les choses encore plus gênantes - tout en me frappant mentalement pour être aussi débile. Je sens l'angoisse monter en moi, tout comme les milliers de questionnements et de scénarios possibles sur ce que j'aurais pu dire ou faire pour que tout tourne mieux -  sur tout ce qui pourrait avoir lieu dans les minutes à suivre.

Ta foutue manie de trop penser - mais cette fois ci, tu respires au lieu de te charcuter.

L'interlocuteur reprend ma phrase en l'arrangeant avec de meilleurs mots - ce que j'aurais dû faire dans mon esprit avant de les laisser franchir mes lèvres. Un sourire gêné se dessine après qu'il m'ait fait remarquer que le sol n'était pas fait pour se vautrer dessus - ce à quoi je faillis répondre que les pierres n'étaient pas censées me faire de croche-pattes. Mais je me tus - ne voulant pas aggraver la situation, et puis de toutes façons ça ne sonnait pas si bien que ça.

Puis au fond, tu sais que la pierre n'est qu'une excuse pour ta maladresse.

D'autres élèves passent - d'autres élèves nous regardent, l'air narquois, se moquant de nos difficultés. Je vois mon camarade faire un croche-pied au plus grand critiqueur vantard, qui se vautre au sol quelques secondes plus tard. Il aurait été normal et non-moqueur, peut-être que je me serais sentie mal pour lui, mais je ne pus retenir un mince sourire à la vue de son visage manger la boue. Puis je me dis que je ne devrais pas être aussi ravie, car je devais ressembler à ça quelques minutes plus tôt.
Au moins, ça me permettait de rire intérieurement de ma propre gaffe - ce que j'aurais fait normalement si je n'avais pas été entourée d'inconnus terrifiants.
Mais d'un côté, ils sont toujours là - à nous observer.

J'ai à peine le temps d'effacer mon sourire que mon camarade m'entraîne avec lui - manquant de me faire tomber, tellement je ne m'y attendais pas. Je reste tout de même sur mes jambes et le suit, alors qu'il m'entraîne vers ce qui s'apparente être les vestiaires - mais n'y ayant jamais posé un pied, je ne fais que supposer. Je ne sais même pas pourquoi je le suis - ni pourquoi il m'amène avec lui - mais au moins je n'ai plus à supporter les encouragements de la faucheuse.
Il ferme la porte derrière nous, sans que je fasse véritablement attention au vestiaire dans lequel on était entré - ayant eu un cours moment d'absence où mes pensées avaient repris le dessus. Je ne prends même pas la peine de regarder autour, ce n'est pas comme si ça m'intéressait - même s'il serait rassurant de savoir si je ne suis pas enfermé dans une salle louche ou dans les réserves d'une cuisine. Mais un rapide coup d’œil m'indique des affaires d'élèves, alors pas de quoi s'inquiéter - du moins, pour l'instant.

Mon camarade pousse un sac pour s'installer - tout en se justifiant pour m'avoir amenée avec lui. Lorsqu'il énonça le prof, je me rendis compte que ce qui d'habitude m'aurais inquiété ne m'avais même pas frôlé l'esprit - et qu'au contraire, j'étais bien contente d'être loin de ce qui s'apparentait à un camp de concentration. Bon, d'accord, c'était peut-être un peu exagéré.
Juste un peu.

Sa question me fit sourire - alors que je me laissais tomber à côté de lui, au grand soulagement de mes jambes - contrebalançant avec ma panique intérieure qui se demandait si c'était la bonne chose à faire, et si ça n'allait pas le déranger. Pour calmer cette angoisse, je regardais le sol en jouant avec mes doigts - tic que je ne pouvais empêcher - tout en tirant sur mes manches.
Avant que je ne puisse répondre, il ajouta d'ailleurs que le vestiaires des filles n'était pas voulu - du moins pas dans un but tordu - et je me contentais d'un haussement d'épaules, je n'avais pas véritablement fais attention.

Je me concentrais alors pour répondre à sa question - me demandant si je devais jouer les mystères comme j'aimais le faire, ou révéler tout simplement. Mais peut-être n'était-il pas d'humeur à jouer aux devinettes, surtout après avoir manquer d'aller passer le bonjour au fossoyeur.
Prenant donc une grande inspiration - qui me permis de récupérer du souffle - je redressais la tête pour la tourner vers mon interlocuteur - et ainsi, le regarder pour répondre. C'était effrayant, mais c'est la base d'une discussion.

« Biologiquement, je suis une fille - même si mon physique a toujours prêté à confusion. Mais sinon, je m'en fiche un peu, enfin ça me dérange pas qu'on m'appelle “jeune homme”, j'ai fini par m'y habituer. Ça me fait plus rire qu'autre chose, quoi. »

Je fais une pause - j'ai l'impression d'avoir trop parlé. Mon cerveau carbure, mes doigts s’entrechoquent, se massent, se serrent - ils dansent presque ensemble. C'est peut-être gênant, angoissant - voire même agaçant, mais je n'arrive pas à m'arrêter. Alors, j'enfonce mes mains dans les poches de mon sweat - serrant les poings et jouant avec mes propres doigts une fois ceux-ci cachés. Un petit silence s'installe - je n'ai jamais été douée pour démarrer des discussions, ni pour parler tout court - on l'a bien vu plus tôt.

« Et toi? »
Les mots sortent d'eux-même, comme pour relancer la discussion, alors que mon esprit surchauffe. Puis, il capte la nouvelle erreur qu'il a fait, et je me redresse instantanément, regardant mon camarade.

« Pardon, j'veux dire... T'es normal - enfin plus que moi en tous cas - enfin... mais parfois, même en ressemblant à un genre, on s'identifie plus à un autre ou aucun, donc -»

Je me tais, servant un sourire gêné alors que mes ongles pénètrent mes poings. « Je devrais définitivement me taire », je le pense tout haut mais ne le dit point.

Tu es débile. Débile, débile, débile.

« O-oublies, je veux pas t'embêter. On est là pour éviter de mourir, pas pour rendre ça encore plus gênant... »

Je détourne le regard.

Tu tentes de fuir la discussion, mais au final tu ne fais qu'aggraver les choses.
rédigé par Nicephore Siegward le Jeu 8 Mar - 15:50
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Tu te décales légèrement, par automatisme, lorsqu’elle/il s’assoit à côté de toi. C’était une violation direct de ton espace vital, qui s’étendrait à 3 mètres autour de toi si tu pouvais te le permettre. Cependant, tu ne fais aucune remarque, soupirant simplement tandis que tu bouges de deux centimètres. Tu as bien remarqué l’angoisse de l’autre et tu compatis largement, mais tu es sûr qu’au bout de deux minutes tu aurais envie de lui broyer les doigts si elle/il continue à jouer ainsi avec. Alors tu regardes ailleurs, à l’exact opposé, en respirant le plus calmement possible.

Ce n’est que lorsqu’elle te répond que tu regardes vers elle, ton regard glissant bien trop souvent vers ses doigts. Faut vraiment que t’arrêtes de te focaliser sur de la merde pareil… T’as beau faire des efforts pour la regarder et l’écouter, ce n’est que lorsqu’elle range ses mains dans ses poches que tu l’écoutes totalement. Un peu plus et t’allais lui taper les mains. Pour de vrai. Puisque tu as essayé de ne pas montrer ton agacement, tu te dis qu’elle n’a rien vu de toute façon. Elle est trop occupée à s’embrouiller avec ses mots, à s’excuser, et c’est plutôt marrant.

Tu réponds à son sourire gêné par un fin sourire amusé, ne sachant pas trop si ça sert à quelque chose de répondre. Pt-être qu’elle sera encore plus gênée, et tu vas finir par être gêné, et c’est sera hyper gênant et… Respire, c’est qu’une discussion normale dans le vestiaire des filles alors que vous échappez à un cours de sport. N’empêche, les rongeurs que tu dissèques ne sont heureusement pas aussi nerveux et gênants, ce serait bien embêtant sinon.
▬ Je suis hermaphrodite. Par contre, c'est débile de parler de normalité quand on sait les variétés qui existent. Tu t'embrouilles pour rien.
T’as failli préciser « il suffit d’étudier les animaux pour voir la diversité, les organes nous apprennent beaucoup », mais tu t’es ravisé juste à temps, te mettant à te ronger les ongles. C’est une mauvaise habitude dont tu ne viens pas à bout, et qui s’intensifie facilement lors de toute interaction sociale. Un peu comme la fille gênante avec ses mains qu’elle tord dans tout les sens. Si toi tu faisais ça, t’es presque sûr qu’un nerf se déplacera bizarrement, tu te déboîteras une phalange ou autre. Se ronger les ongles jusqu’au sang est aussi efficace, de toute manière.

Par contre, « éviter de mourir »… Tu ne la regardais plus depuis un moment, même en parlant, mais à cette pensée tu te tournes vers elle.
▬ Par éviter de mourir, tu veux dire éviter le cours de sport ou éviter les autres ? Dans les deux cas, va falloir se dépêcher avant que les autres reviennent… Quelle plaie.
Même si elle n’est pas dans le vestiaire des gars, elle peut aussi bien avoir autant d’ennuis que toi. Tu te lèves à contre cœur, t’étirant au passage, pour ouvrir légèrement la porte et regarder dehors. Il n’y a que le bruit des deux classes concentrées sur l’effort.
▬ Tu devrais ramasser tes affaires. Ça me fait rien de te laisser dans la merde, tu fais comme tu veux, mais y’a moins de risques si on se planque dans un vestiaire vide.
C’était totalement con d’aller dans un vestiaire occupé en premier lieu. Tu n’attends pas sa réponse, sortant de la pièce pour entrer dans celle d’à côté et récupérer tes affaires. Tu n’as même pas expliqué à la fille gênante pourquoi tu l’aidais un minimum. Et ce serait bête de lui dire « en fait je veux t’aider », alors que tu es prêt à l’abandonner si elle ne te suis pas. Une fois ton sac jeté sur l’épaule, tu reviens rapidement au vestiaire des filles.
▬ Alors ? Et sinon, tu t’appelles comment ? Pas « fille gênante », je suppose.

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rédigé par Alex Brzezicki le Jeu 8 Mar - 18:11
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Mes ongles traversent ma peau comme des serres, comme des aiguilles -  me donnant une sensation de picots sur la surface de mes poings. Je respire lourdement, en voulant à mon stupide esprit - ne sentant les griffes seulement comme une libération, un mouvement par lequel passer pour avoir été aussi idiote.

Au final, peut-être que j'angoisse trop pour rien. Mon camarade n'a pas l'air plus dérangé que ça par mes mots mal utilisés, ni par maladresse. Peut-être que ma présence le dérange tout simplement, et je peux comprendre - je ne suis pas à l'aise près des autres non plus. Mais peut-être que c'est ça qui me fait penser que personne n'aime pas ma présence. Après tout, j'ai un esprit beaucoup trop angoissé pour être rationnelle.

Mon camarade répond à ma gêne par un sourire - qui n'est pas un sourire gêné. Il n'est pas non plus moqueur, ou de pitié - mais n'a pas l'air non plus d'exprimer une joie intense. Puis, il me répond qu'il est hermaphrodite - et ajoute ensuite que je m'embrouille pour rien. Je le regarde alors, hochant légèrement la tête - il avait raison, je me prenais la tête pour rien. Je fus d'ailleurs surprise de ne pas être surprise par son genre - ce n'est pas comme si on rencontrait souvent des hermaphrodites dans le monde des humains. Je me demandais s'il était un de ces rares cas, ou s'il était un hybride d'une espèce hermaphrodite. Cette simple pensée me donna des frissons - et me donna envie de prendre mes jambes à mon cou. Mais ma force n'étant pas tout à fait revenue, je ne ferais sûrement que quelques pas avant de m'écraser lamentablement par terre, à nouveau. Alors je pris sur moi - enfonçant mes ongles plus profondément dans ma peau.

Mon camarade se retourne vers moi, me demandant ce que j'entends par « éviter de mourir ». Sur le coup, je n'y avais pas pensé, mais autant le sport que les élèves sont source de mort - ou de souffrance. Et comme il le disait - que ça soit l'un ou l'autre - il faudrait s'activer pour quitter les lieux. Peut-être était-il un peu comme moi, et que la présence des autres le dérangeait - ou quelque chose comme ça.

« Les deux...»,  je marmonne alors qu'il se lève pour s'étirer. Je me redresse également - presque comme si je me laissais glisser du banc - et fais craquer ma nuque, gardant mes poings serrés dans mes poches - tandis que mon étrange camarade jette un œil dehors.

 T'es mal placée pour dire que les autres sont étranges, tu dois être la pire de tous.

Mon partenaire de mauvais niveau déclare que je devrais ramasser mes affaires, et que je fais comme je veux - il s'en fout. Mais que les risques seraient moindres si on se cachait dans un vestiaire vide. Je hausse les épaules, sur le point de lui répondre - mais il est déjà parti en direction des autres vestiaires pour récupérer ses affaires à lui. Je soupire, me dirigeant vers la porte lentement. Mes affaires ne sont pas là, bien sûr. Quelle idiote je fais. Je pourrais être normale et me changer dans les vestiaires comme tout le monde - mais non, il faut absolument que je fasse tout différemment.

Tu as toujours été « différente », de toute manières.

Mon camarade revient vers moi et veut savoir si je le suit - avant de me demander mon nom, supposant que ce n'est pas « fille gênante ». Je ne peux réprimer un mince sourire à ses mots - quelque part, il n'a pas vraiment tord.

« Ça pourrait tout aussi bien être ça, mais c'est juste Alex. »

Pause. Je le regarde, penchant un peu la tête.

« Et toi ? »

Étrange camarade.

Nouvelle pause. Je l'analyse alors du regard - posant mes yeux sur ses affaires, et me rappelle que j'étais censé prendre les miennes qui ne sont pas ici. Je mords mes joues, allant sûrement passer pour une débile à nouveau - mais je respire profondément, grattant les traces d'ongles sur mes poings - et lève la tête pour lui répondre.

« Mes affaires ne sont pas là. Elles sont près du terrain.»

Je me tais un instant - revoyant mon sac, solitaire près du terrain, là où on se regroupait tous avant de commencer le cours. Je détourne le regard, souhaitant disparaître.

« 'Fin, c'est pas important, je peux les récupérer après le cours...»

Mais au fond, tu sais que c'est important - car ta vie - tes mondes, ta bouffe se trouve dans ce sac. Quelle idée aussi, de mettre tes carnets, tes snacks, et la console de ton monde dans un sac si facile à égarer.
rédigé par Nicephore Siegward le Ven 9 Mar - 2:06
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« Fille étrange » n’était pas une touche d’humour. Ça n’avait pas pour but de la faire sourire ou la blesser. C’était ce que tu pensais sincèrement. Ça la fait sourire, et tu ne comprends pas vraiment pourquoi. Parce que ça lui va bien, comme elle le fait remarquer ? Perplexe, tu ne réponds pas à son sourire et reste la fixer comme si elle disait n’importe quoi. Tu te reprends seulement quand elle te renvoie la question, à laquelle tu réponds « Nicephore » de la manière la plus neutre du monde. C’est plat, peut-être parce que t’es encore fatigué du sport de tout à l’heure. En tout cas ça n’a rien de princier pour ton rang.

Son regard te met mal à l’aise, tu trouves cette façon de mordre ses joues stupides, mais cela n’est rien à côté de l’émotion suscitée par sa réponse. Près du terrain… Près. Du. Terrain. Tu lâches un soupir d’agacement sonore, laissant ta tête venir cogner l’encadrement de la porte tellement tu n’y crois pas. Putain, à quoi ça servait de faire tout ça si c’est pour finalement sortir ? Ton sac glisse de ton épaule, et tu le laisses s’écraser par terre tandis que tu la maudis silencieusement d’être une quiche. Qui laisse son sac dehors, sérieusement ? Tu décides donc qu’il faut abandonner l’objet de malheur.
▬ Ben démerde-toi, fallait être stupide pour le laisser près du terrain aussi.
Y’avait d’autres manières de le dire… Réfléchissant à la situation, tu te décolles de l’encadrement en frottant ton front. Ta peau trop pâle marque en un rien de temps, c’est d’un pénible. Tu regrettes immédiatement de t’être laissé tomber aussi lourdement même si la trace rouge disparaîtra dans 15 minutes, et qu’on ne voit rien grâce à tes cheveux en pagaille. Le problème si vous laissez le sac à la vue des autres, c’est qu’il pourra faire l’objet de chantage. Ou finir dans une poubelle. Ou alors personne ne le remarquera et c’est très bien. Si cette solution était la plus probable, tu ne réfléchirais pas encore.

Le truc, c’est que c’est un peu de ta faute si elle est là, avec toi. Tu t’en fous, clairement, tu pourrais l’abandonner aux autres pour sauver ta peau s’il le fallait. Vraiment ? Tu essaies de t’en convaincre, mais une tonne de points négatifs te passent par la tête. Ça n’aide personne. Tu soupire à nouveau, décidant de l’abandonner dans tous les cas si ça se passe mal. Après avoir marmonné un « pourquoi je fais ça j’en ai marre laisser moi crever pour éviter les débiles de la planète » incompréhensible, tu lui lances un regard un peu trop noir pour les mots plutôt sympas que tu vas dire. Et tu inspires à fond, vraiment à fond, pour te calmer.
▬ Bon, attends. On peut le récupérer. Façon Mission Impossible, sinon c’est la merde. Encore plus que maintenant, je veux dire.
Tu n’es pas sûr qu’elle capte la référence d’humain, et tu ne prends pas le temps de t’en assurer. Tu lui fais signe de la tête pour qu’elle te suive, avant de te diriger vers la sortie des vestiaires. Il suffit d’y aller quand les autres seront à l’autre bout du terrain.
▬ Regarde où sont les autres, on ira quand ils seront loin. Il est à peu près vers où ton sac ? Dans une zone exposé ou pas ? Au pire, va le chercher de manière hyper détendue, comme si de rien n’était. Parfois ça marche super bien.
T’as jamais eu l’occasion de le tester mais dans les films et séries c’est efficace. Les autres remarqueraient même pas sa présence. Quant à toi, tu conseilles mais n’agit pas, c’est pas ton sac qui est en danger.
▬ Oh, il ne faut pas oublier le facteur prof… Il est sûrement occupé à regarder les autres. Ou pas. À voir.
C’est à croire que tu veux la faire stresser, mais tu ne fais qu’énumérer un fait pour analyser le terrain.
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rédigé par Alex Brzezicki le Ven 9 Mar - 3:44
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Mon étrange camarade se présenta platement - Nicephore - au moins, maintenant je n'ai plus à l'appeler « étrange camarade »,et je peux mettre un nom sur un visage. Pas comme si je l'appelais comme ça avant non plus - du moins, pas à voix haute. Tout comme il ne m'avait pas appelée « fille étrange » avant - à voix haute, en tous cas. Pour ce qui est de son esprit, je ne sais pas - et je ne suis pas sûre de vouloir savoir.

Lorsque je lui annonce que mon sac n'est pas ici mais près du terrain, il semble agacé - très agacé, lâchant un lourd souffle irrité, et se laissant cogner contre l'encadrement de la porte. Son sac glisse et tombe au sol dans un lourd son qui résonne telle une sentence - et je fixe le sol en me mordant les lèvres. Je sais que je le dérange - et ça me ronge, de toujours déranger tout le monde. C'est dans des moments comme celui-ci où la seule chose que je souhaites est de disparaître à jamais - ou bien de me transformer en souris pour disparaître dans un trou. Et malheureusement, ce n'étais pas mes attributs de gerbille qui me le permettraient.

Ses mots ont le même effet qu'une flèche : tranchants. Et pourtant, réalistes. Après tout, la vérité fait toujours mal à entendre - et j'aurais dû y réfléchir à deux fois avant de poser mon sac près du terrain. Mais je n'avais rien prévu de tout ce qui était arrivé - c'était comme ça: J'avais beau trop penser et imaginer des centaines de scénarios sur ce que le moindre de mes mouvements pourrait causer, c'était toujours ceux que je n'imaginais pas qui avaient lieu. Un peu comme si la vie le faisait exprès, de m'angoisser en choisissant les situations que je n'avais pas prévu.

Mes ongles ont de nouveau rencontré ma peau - s'enfonçant jusqu'à rencontrer le sang. Mes dents passent sur mes lèvres et dévorent la peau fine qui s'y trouvent - j'ai envie de parler, de m'excuser, mais lorsque j'ouvre la bouche aucun son ne sort, c'est comme si mes cordes vocales avaient été nouées. Pendant un court instant, je vois le monde extérieur se refermer - mon esprit se rangeant dans sa bulle de sécurité, ignorant chaque présence autour de lui. Mais je prends une profonde inspiration, puis souffle - et tout redevient comme avant.

J'allais partir - laissant mon camarade en paix, et loin de problèmes qu'une débile comme moi pourrait lui attirer - mais je l'entendis marmonner, puis respirer profondément. Il m'annonce qu'on peut récupérer mon sac, façon « Mission Impossible ». Je relève la tête vers lui - souriant intérieurement à la référence peut-être non intentionnelle. Et peut-être extérieurement, je ne faisais plus trop attention.
Je le suis à son geste, alors qu'il va vers la sortie des vestiaires, histoire de regarder le terrain. Il explique qu'il suffit d'y aller quand les autres seront loin - puis me demande vers où est mon sac. Il poursuit ensuite, supposant qu'y aller de manière détendue, comme si de rien n'était, pourrait fonctionner.
Avant que je ne puisse répondre, il ajoute que le facteur prof est aussi à prendre en compte. Il n'a pas tort - mais avec de la chance le prof a déjà oublié que je suis dans sa classe. Ou pas. Peut-être qu'il a justement remarqué qu'il lui manquait des élèves, et qu'il nous cherchait du regard.
Et voilà, je penses trop à nouveau.

Je regarde mon camarade un court instant, avant de tendre le bras vers là où les élèves étaient rassemblés avant de commencer le cours - les bancs. Seul le prof se tenait près des meubles de bois maintenant, et posé contre l'un d'eux, on pouvait distinguer un sac à dos.

« Il est là-bas. Peut-être que je peux faire semblant d'aller chercher de l'eau. Si je fais le tour et passe par derrière, peut-être que le prof ne me verra pas. »

Je m'empresse de remettre ma main dans ma poche, et attends quelques secondes pour voir le groupe d'élèves s'éloigner. Puis, lorsqu'il me semble assez loin, je m'élance - enfin, en marchant, faut pas exagérer non plus. Je ne regarde même pas s'il me suit ou non - de toutes façons, il a bien dit que je devais me démerder.
Je marche donc comme si de rien n'était, tranquillement en direction de mon sac, mais je me rends rapidement compte qu'aucun de nous n'avais pris un facteur très spécifique en compte: La rapidité de certain élèves. Il était clair que certains d'entre eux auraient le temps de me rattraper avant que j'arrive à l'autre bout du terrain. Et ces élèves ne semblaient pas apprécier que d'autres ne courent pas - et ne leur offrent pas un beau spectacle de nullité.

Je sentis un poids immense sur mon dos et me frapper les côtes, avant de voir le sol s'approcher de moi pour la seconde fois de la journée - ayant à peine le temps de positionner mes mains correctement pour tenter de me rattraper - et de ne pas trop me blesser.

« Oups, pardon je t'avais pas vue ! ~ »

Un ricanement se fait entendre et je jure que si je n'étais pas trop occupée à manger le sol, j'aurais attrapé sa queue d'animal pour le faire trébucher et lui marcher dessus. Enfin, je dis ça, mais je n'aurais sûrement pas osé. Quoi que...

J'entends d'autres rires approcher et je roule sur le côté comme je le peux. Ma respiration s'accélère un court instant alors que je commence à paniquer, et j'ai l'impression de faire un black-out pour deux secondes. J'ai l'impression que tous les regards moqueurs des élèves sont rivés sur moi. J'ai envie de disparaître, d'écorcher mes poignets sur la pierre au sol.
Mais je bondis - prise de panique - et effectue un sprint sur moins d'un mètre avant de ralentir à nouveau. Je regarde autour de moi, puis m'empresse de me cacher sous la capuche de mon sweat - et d'accélérer le pas vers ma destination, malgré mes jambes endolories.

Tu ne les vois pas. Ils ne sont pas là. Tu ne les vois pas. Tu ne les vois pas.
Tu ne les vois pas.
rédigé par Nicephore Siegward le Ven 9 Mar - 5:10
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Elle semble réagir à la référence, et ça te fait plaisir bien que tu ne le montres pas vraiment. Tu lui offres un rapide sourire, seul témoin de ta joie. Qu’elle comprenne les références d’humain pourrait te mettre la puce à l’oreille qu’elle n’est pas réellement hybride, mais sur le coup tu n’y penses pas du tout. Tu t’en fiches, peut-être qu’elle aime regarder des trucs d’humain parce qu’elle trouve ça intéressant, comme toi. Ou ridicule. Car les humains sont ridicules. Ils n’ont aucune aptitude, pas de pouvoir… Ils sont parfois tout juste bons à divertir. Heureusement que leur culture est vaste et un minimum attractive.

Alex te suit, et propose un plan tenant bien la route. Il ne devrait pas être compliqué à réaliser, ce n’est pas comme si le sac était très loin. Alors, tu la laisses faire son affaire tandis que tu l’attends à l’intérieur. Tu lui offres un soutien moral (certes très faible) et ça devrait suffire. Ce serait encore plus bizarre si tu l’accompagnais, ceux de ta classe ne comprendraient pas et risqueraient de la catégoriser. Rester en retrait reste donc la meilleure des solutions, tu l’aideras en cas d’urgence. Urgence plus importante qu’une enflure qui la fait tomber délibérément, pour le plaisir de la rabaisser...

Tu aurais pu lui prêter le scalpel que tu caches dans le double fond de ton sac, mais elle t’aurait sûrement pris pour un psychopathe et aurait préféré la compagnie des ordures douées en sport. Non, sérieusement, tu ne te serais pas permis de le sortir, même si c’est actuellement très tentant. Pas pour charcuter des gens, mais leurs affaires. Leur comportement t’échappe, comme souvent, mais particulièrement aujourd’hui. C’est pas parce que cette fille est nulle en sport, gênante, et pas douée qu’il faut lui faire ça. Pourtant,  une toute autre pensée germe dans ton esprit alors que tu laisses Alex seule face aux autres.

T’es soulagé de voir les autres lui faire ça. Tu n’es pas à sa place, tu n’es pas avec elle, mais à l’abri dans les vestiaires, loin des regards trop pesants. Tu ne fais pas un seul pas à l’extérieur, même en ayant vu la scène. Tu la laisses seule jusqu’à la fin, en attendant qu’elle revienne. Ça ne lui sera vraiment pas profitable si tu lui venais en aide, de toute façon. Persuadé d’agir correctement, tout en étant mal à l’aise de penser tout ça, tu entreprends de la venger. Rien de bien important, tu mélanges seulement les affaires des autres.

Tu déplaces un objet dans un sac qui se trouve à l’opposé de celui d’origine, les affaires des gars avec celles des filles… Un beau bordel qui t’occupe l’esprit pour ne pas penser à ton manque de courage, ou pire, au soulagement ressenti en la voyant galérer. Parce que ça te rassure toujours de voir que tu n’es pas seul. Après avoir fini de mélanger tous les sacs, tu retournes à l’entrée des vestiaires pour l’attendre. Sauf qu’avant de voir revenir Alex, tu vois un groupe d’élèves. C’est mal tombé. Très mal tombé. Alors, tu sors des vestiaires avec la technique du « comme si de rien n’était », et tu te diriges vers Alex.
▬ Y’a un problème… Des gens dans les vestiaires, sauf que j’ai foutu le bordel dans les sacs et ils risquent de le voir.
Pour le coup, tu ne sais plus quoi faire. Tu as seulement envie de rentrer dans ta chambre, dormir, oublier les gens. Il y a peut-être le temps d’atteindre un vestiaire vide avant que le groupe sorte, mais c’est risqué. Tu grimaces, lassé au possible de ce cours pourri.
▬ On peut tenter d’aller dans un vestiaire vide. Perso…
J’ai envie de m’enterrer. Mais tu ne finis pas comme ça, tu te forces pour ne pas dire la première pensée ultra pessimiste qui te vient, et ça consiste à dire l’exact opposé.
▬ Je pense qu’on peut essayer.
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rédigé par Alex Brzezicki le Sam 10 Mar - 1:32
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Marches. Encore. Plus vite. Ne les regardes pas. Tu ne les vois pas. Ils ne sont pas là. Ils n'existent pas. Ou du moins, tu ne les perçois pas - plus.
Tu deviens invisible - c'est toi qui n'existe plus.


Je marches - rapidement, haletante. Le sol sous mes pieds était dur, ferme - comme de l'acier, ou comme si des pics me transperçaient les pieds. Le monde autour de moi n'est plus qu'un vide noir, c'est comme si je marchais au milieu d'un cauchemar. Je remonte rapidement mes lunettes sur mon nez - essuyant le peu de terre qui a pu s'y retrouver - et continue de marcher plus vite, ayant l'impression que mes jambes vont finir par fondre, se liquéfier - ou tout simplement s'émietter sous mon poids pour m'abandonner, me laisser tomber une bonne fois pour toutes, sans que je puisse me relever.

Je finis par arriver sans m'en rendre compte au niveau que je visais, et fais le tour par derrière - comme je l'avais prévu - pour aller récupérer mon sac. Éprouvée, je ne prends même pas le temps de faire attention à ce qui m'entoure - ni au prof, ni aux élèves dont je souhaites l'invisibilité. J'attrape le sac violemment et rapidement - un peu comme un ninja - et je pars sur-le-champ, sans demander mon reste.
Arrivée assez loin du prof et des élèves, je m'adosse contre un mur, respirant fort et rapidement, tentant de me calmer. Je prends alors de profondes inspiration trop rapide, l'air griffant ma gorge - puis expire bruyamment. Je ferme les yeux, et essaie de réitérer l'opération plus calmement. Une, puis deux, puis trois.
Le monde revient.

Je reprends conscience peu à peu de ce qui m'entoure - remarquant que je serre mon sac contre moi comme un trésor. Pendant un instant, il me semble étranger - mais je me rappelle ensuite que j'ai enlevé les pins une fois à Monokuro pour éviter de paraître suspecte.
Je m'empresse de le poser par terre et de vérifier frénétiquement que tout y est bien. Un long soupir de soulagement se libère lorsque je vois que tout est là. Je le prends alors sur une épaule et replonge mes mains dans mes poches - gardant ma capuche, protectrice des regards que je veux éviter. Au moins, je me sens invisible quand je ne vois pas les autres.

Je commence donc à marcher tranquillement vers les vestiaires, mais Nicephore me rejoins avant que je ne les atteigne - m'annonçant qu'il y a des gens dans les vestiaires, et qu'il mit le bordel, les autres risquant de le voir. Je hausse un sourcil, mais ne pose pas de questions. Il semble agacé de la situation - mais finit par proposer qu'on peut toujours tenter d'aller dans un vestiaires vide - et pense qu'on peut tenter. Je le regarde un instant, levant la tête pour que ma capuche ne me cache pas la vue. Puis, je finis par acquiescer.

« On peut tenter... », je confirme, le souffle toujours lourd. Je remets la lanière  de mon sac correctement sur mon épaule, et me met en marche. « De toutes façons, on a plus rien à perdre. Plus vraiment. »

Je ne sais même pas moi-même ce que j'entends par là, mais je marches vers les vestiaires. J'ai juste envie de me poser un long moment et de ne plus bouger. Si ça pouvait être sous mes couvertures avec ma console, ça serait encore mieux - mais on n'a pas tout ce qu'on veut dans la vie. Et puis, un vestiaire vide, c'est plutôt calme - alors tant qu'il n'y a pas davantage de problèmes et que je peux être tranquille, tout me va.

J'arrive aux vestiaires et entre dans le hall - voyant les gens dont parlait mon camarade dans un nouveau vestiaire. Il n'y en a un autre de vide, mais ces gens peuvent toujours nous déranger. Je soupire - je veux juste être tranquille, et que les autres arrêtent de m'embêter - de nous embêter.
Mes yeux se posent alors sur des clés accrochées à un mur - les clés des vestiaires. Mon regard altère entre l'objet de métal, et la porte du vestiaire occupé pendant un court instant - puis sans réfléchir je les attrapes et fonce vers la porte occupée pour la fermer - à clé - ne prenant pas comptes des gens à l'intérieur. Je repose rapidement les clés là où je les ai trouvées, et me retourne vers Nicephore.

« J'ai paniqué, ok ? »

Je tritures mes doigts dans mes poches et me dirige vers l'un des vestiaires vide rapidement, m'y engouffrant avant de me poser sur un banc.

« Au moins, on sera tranquilles comme ça. »
rédigé par Nicephore Siegward le Sam 10 Mar - 2:54
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Son sac est récupéré, la mission est réussie. Vous pouvez maintenant vous cacher ou fuir en toute tranquillité. Ignorer les autres, enfin. Tu oublies la solitude puisqu’Alex est avec toi, mais une personne c’est toujours moins  pire que deux classes entières. Moins pire, et parfois sacrément plus pénible. Étrangement, la compagnie d’Alex ne te dérange pas tant. Tu aurais pu t’arranger pour lui attirer mille ennuis depuis le début, t’aurais pu appuyer sur les faiblesses que tu as cru détecter, mais tu n’en as rien fait. Sacrément étrange pour toi, et pourtant tout à fait normal comme comportement pour un être vivant.

Elle pense que vous pouvez tenter. Bien, y’en a au moins un-e de vous deux qui y croit ! Alors tu la laisses passer en première, te questionnant longtemps sur son « on n’a plus rien à perdre ». En soit, oui, vous avez déjà tout perdu au bout de deux minutes d’endurance. Votre souffle, vos jambes, vos cœurs. Une grosse perte physique. Tu ne fais pas mention de la perte de dignité car il semblerait qu’aucun de vous deux en soit doté, de toute façon. Et… Qu’est-ce qu’elle fait ? Pourquoi ? Ok. D’accord. Si c’était pour séquestrer des gens, t’es certain qu’elle aurait pu s’y prendre autrement.

Surpris par ce mouvement fourbe, tu restes la fixer un instant, tes lèvres s’étirant en un sourire quand elle dit avoir paniqué. C’est quel genre de panique ça au juste ? Tu ne réponds rien, mais son geste t’a fait rire. Dans les vestiaires, tu t’installes non loin d’elle après avoir fermé la porte. Non loin d’elle, avec bien cinquante centimètres entre vous deux. C’est la première fois que tu te retrouves dans un vestiaire vide avec une autre personne, pendant un cours. Et c’est un peu gênant, parce que tu peux pas faire ta vie en l’ignorant complètement. Tu ne vas pas sortir ton portable, ton goûter, puis lui tourner le dos. De toute façon t’as personne à appeler.  
▬ Euh… Au fait, t’es là depuis longtemps ? C’est pas la première fois qu’on a cours avec la classe 4, mais c’est la première fois que je vois quelqu’un d’aussi nul, du coup je me pose la question.
Certes, tu l’insultes. Mais t’étais pas loin devant elle alors tu ne peux pas trop la ramener. C’est juste une constatation. Après, t’as peut-être juste pas fait attention. Même si tu es capable de recueillir un grand nombre d’informations sur les autres à force de les écouter sans le vouloir, tu ne leur portes qu’une attention moindre. D’ailleurs, tu as renommé toute ta classe selon des surnoms à la con, te mettant ainsi dans une galère pas possible quand il s’agit de les interpeller (ça arrive très rarement).

Maintenant que vous êtes tranquille, que personne ne viendra vous déranger, tu fouilles dans ton sac à la recherche de quelque chose à boire. Ta gorge est sèche depuis tout à l’heure, tu n’en peux plus d’attendre pour te désaltérer. Sérieusement, faire du sport ne sert à rien d’autre que faire souffrir, c’est un moyen de torture admis par la société. Il ne te faut pas longtemps pour trouver, tellement tu as pris de quoi boire pour la séance. Ouais, plus facile de prévoir le goûter que les muscles. Ce sont différentes poches, à l’image des Capri-sun humain, et aux couleurs des parfums. On dirait que t’a cambriolé le placard de la cafet.
▬ Tu en veux ? J’ai du multifruit, du euh… Orange tout simple, pomme, et goyave. Ah, et fruits rouges.
Tandis que tu lui dis ça, tu déposes les boissons sur le banc, prends celle à la goyave et plantes une paille dedans. Parce que tu ne partages pas ce parfum, c’est mort, t’es déjà bien sympa de lui proposer à boire alors que rien ne t’y oblige. Mais il faut que tu t’en débarrasses un peu, sinon ton sac restera lourd et tu ne le souhaite pas du tout.
▬ Me demande pas pourquoi j’ai tout ça, je t’ai pas demandé pourquoi t’as enfermé des gens « à cause de la panique ». T’as l’air douée pour les choix foireux, c’est plutôt marrant. Mais c’était bien pensé.
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rédigé par Alex Brzezicki le Sam 10 Mar - 5:32
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ft. Nicephore Siegward
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Après avoir fermé la porte, mon camarade s'installe à une distance raisonnable de moi. C'est un peu gênant, d'habitude je me retrouve seule avec mon esprit - pas seule avec quelqu'un d'autre. Je ne sais pas vraiment ce que je suis censé faire, ni dire - et le silence est pesant, trop pesant. Je ne peux m'empêcher de continuer à jouer avec mes doigts - mes mains toujours cloîtrées dans mes poches.

Après quelques minutes, Nicephore me demande si je suis là depuis longtemps - que même si c'est la première fois qu'il a cours avec la classe 4, c'est la première fois qu'il voit quelqu'un d'aussi nul. Je hausse les épaules - n'y voyant pas vraiment de mal. Après tout, il faut le dire, je suis nulle. En sport, du moins.

« Non, je suis arrivée ici assez récemment en fait... Mais du coup, j’imagine que t'es là depuis longtemps ? »

Je réfléchis quelques instants - espérant que mes mots ne me trahirons pas -avant de le regarder.

« Et puis, tu peux parler, t'as pas l'air meilleur que moi... M'enfin, pas pire non plus. »

Je baisse le regard quelques instants, alors que mon camarade fouille dans son sac et en ressors plusieurs poches de jus de fruit - me proposant si j'en veux un, tout en me faisant la liste des parfums. Il finit par tout poser sur le banc et en prend une de son choix - tandis que j'hésite un moment. Je finis par tendre ma main vers le jus multifruits pour le prendre.

« Merci...», je déclare alors que ma main se referme sur l'objet.

Je regarde la poche de jus un moment, alors que mon camarade ajoute que je n'ai pas à demander pourquoi il a tout ça - il n'a pas posé de questions quand j'ai enfermé des gens pour avoir « paniqué ». Je souris et souffle, détournant le regard - d'un côté, ces gens l'avaient mérité. Et s'ils ne l'avaient pas, ils le mériteraient - car ils nous auraient dérangés d'un quelconque moyen.
Mon camarade poursuit, comme quoi j'ai l'air doué pour les choix foireux - et que c'était marrant, mais bien pensé. Je me retourne alors vers lui.

« Mouais, y'aurait eu des problèmes, ils nous auraient dérangés à un moment ou à un autre. J'ai vu que ça...»

Pause. Je mesures mes mots, avant d'enchaîner:

« Je t'ai pas non plus demandé pourquoi t'avais foutu le bordel dans les vestiaires, hein. T'es marrant aussi, d'un côté...»

Je souris légèrement et me tais, puis regarde mon sac. Je l'ouvre finalement et fouille frénétiquement dedans - c'est un vrai bazar là-dedans - et sors plusieurs sachets de biscuits. Certains de mon pays natal - comme les Nóa Kropp ( un équivalent du malteser ), les Súkkulaðirúsínur (à vos souhaits - des raisins enrobés de chocolat) ou bien des Lindu Rís Buff ( des sortes de rochers au chocolat avec de la guimauve à l'intérieur) - dans des récipients qui n'allumeraient pas le panneau « HUMAINE » sur mon front. J'avais également des snacks plus général, comme des oreos, quelques barres chocolatées, des semblant de Reeses, et autres trucs du genre. Il faut dire, question nourriture, j'avais toujours ce qu'il fallait. J'étale mon butin sur le banc également.

« Hmph, sers-toi si tu veux un truc. Me demande pas non plus pourquoi j'ai tout ça... »

Dire que j'aurais sûrement été capable de manger plus de la moitié de toutes les gourmandises de mon sac en une journée. Surtout après le sport - il fallait que je regagnes mon énergie perdue. Sinon, adieu l'utilisation de mon pouvoir - déjà qu'il me fatiguait de base, alors si en plus je n'avais aucune énergie, je ne pourrais sûrement pas l'utiliser.
Je soupires, et commences à siroter mon jus de fruit - voulant me désaltérer avant de manger quoi que ce soit.
rédigé par Nicephore Siegward le Sam 10 Mar - 16:05
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Tu es soulagé de savoir qu’elle est nouvelle, c’est plus facile de parler à quelqu’un qui ne connaît rien du lieu, des rumeurs et des préjugés. C’est aussi plus facile puisqu’elle n’a pas l’air de son fondre facilement dans la masse. Sinon elle ne serait pas là avec toi. Tu envisages un instant qu’elle puisse être une parfaite hypocrite, avant de décider que tu t’en fiches parfaitement. Hypocrite ou non ça ne change rien au reste, t’auras juste envie de la balancer dehors mais c’est tout. Tu hoches la tête à sa question, précisant avec un ton particulièrement ennuyé que tu es ici depuis 3 ans.

T’as pas l’air meilleur qu’elle, sérieusement ? Tu étais quelques mètres devant elle, ça fait toute la différence ! Certes, t’étais prêt à tomber dans les pommes, mais tu avais un peu d’avance. …Difficile de déterminer qui est le/la plus nul-le d’entre vous, finalement. Néanmoins vexé par la vérité, tu la toises un instant avant de lever les yeux au ciel. Tu ne vas pas lui répondre, risquant ainsi d’être beaucoup trop tranchant dans tes mots. Tu soupires juste, la laissant choisir une boisson. Et c’est quand tu commences à boire la tienne que tu percutes qu’un truc n’ira pas pour elle, mais tu gardes le silence.

Quand elle précise qu’elle ne t’a pas demandé pourquoi tu avais foutu le bordel dans les vestiaires, tu t’étouffes. Tu avales de travers, et te détournes immédiatement pour tousser. « J’ai foutu le bordel pour arrêter de penser », ouais, bravo, pire raison du monde et pourtant la plus exacte ! Tu ne réponds pas tout de suite, occupé à reprendre ton souffle. D’autant plus qu’elle reprend la parole, te proposant beaucoup trop de bouffe. Et elle commence à boire. Tu la laisses faire, peu soucieux d’apporter des précisions sur les ingrédients qui composent la boisson.
▬ C’était pas pour être « marrant » que j’ai mélangé leurs sacs, c’était pour arrêter de penser. Parce que ça m’énervait…
Ne voulant pas plus exposer tes raisons, tu t’interromps brusquement, agitant une main pour faire comprendre que c’est rien. Que tu t’es suffisamment expliqué. Tu te concentres alors sur la bouffe devant toi. T’as pas faim, le jus de fruit te suffit largement. Ça ne t’empêche pas de prendre les sachets pour étudier le contenu, jusqu’à prendre un truc pour goûter. L’un des plus petits. Ça avait l’air d’être du chocolat, mais non, y’a un truc derrière. Un raisin. Tu l’avales rapidement dès lors que tu t’en rends compte, n’aimant pas du tout, et tu bois plusieurs gorgée pour oublier le goût.
▬ T’as des trucs comestibles sinon ?
En parlant de trucs comestibles… Tu la fixes un instant sans rien dire, ne sachant pas du tout comment aborder le sujet. Puis tu continues à siroter ta boisson comme si de rien n’était.
▬ Le jus de fruit te plaît ? J’ai jamais vu une gerbille boire du sang, c’est surprenant. C’est bien du multifruit hein, mais pas que.
Pour donner plus de précisions, tu tournes ton jus de fruit pour lire les composants.
▬ Remarque, on ne sent pas trop le goût, c’est seulement 40 % de sang type A+. On sent beaucoup les fruits alors… Bref, tant mieux si t’aimes bien.
T’es parfaitement conscient d’avoir mal agi. Tu savais que t’aurais dû l’empêcher dès le début, tout en te disant que ça ne la tuera pas de goûter. Puis c’était intéressant à voir, tu as pensé expérience avant le reste. Même si c’est une expérience ridicule et inutile. Tu marmonnes une excuse pour la forme, sans être véritablement désolé dans le fond. C’est pas comme si tu lui avais donné un rat mort, tu t’es juste foiré en lui proposant à boire.
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rédigé par Alex Brzezicki le Sam 10 Mar - 18:27
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Mon camarade était effectivement là depuis longtemps - du moins, plus longtemps que moi, 3 ans. J'acquiesce légèrement, à l'écoute. Il doit connaître les alentours, à force. Enfin, mieux que moi en tous cas. Si je me baladais en ville, il y aurait de grandes chances pour que je me perde et ne sache plus retrouver le chemin pour le lycée - normal, quoi.

Il me lance un regard noir lorsque je déclare qu'il n'a pas l'air meilleur que moi. Je me tasse un peu sur le banc - c'est vrai, non? Enfin, peut-être que j'aurais dû me taire - une fois de plus. Il fallait toujours que je parle trop, que je dise n'importe quoi - et que je foire tout.
Je soupire - je devrais avoir l'habitude, à force. D'ailleurs, il s'étouffe presque à l'une de mes phrases -preuve une fois de plus que j'aurais dû ne rien dire, et rester silencieuse. C'est ça, le problème avec moi : Soit je suis muette comme une carpe et ça rend tout gênant, soit je dis n'importe quoi et c'est pas mieux non plus. Il faudrait un juste milieu - mais apparemment, je ne suis pas prête de le trouver.

Un petit silence s'installe, tandis que nous buvons tous les deux nos jus de fruit. Le mien a un goût légèrement différent - il y a un fruit que je ne reconnais pas dans le mélange. Pourtant, j'ai déjà bu du multifruit - plusieurs fois même. On en avait en Islande. Peut-être que le jus de fruits Islandais est différent des autres - ou que c'est seulement celui de Monokuro qui est différent. Je hausse les épaules -  il y a peut-être des fruits que je ne connais pas, et qu'il y a différentes compositions de multifruit - de toutes façon, ce n'est pas dérangeant.

Mon camarade reprend alors la parole - déclarant que ce n'était pas pour être « marrant » qu'il a mélangé leur sacs, mais que c'était pour arrêter de penser - car il était énervé. Puis, il fait un geste vague de la main, et je hausse les épaules à nouveau. Je ne cherchais pas à être marrante non plus quand j'ai enfermé ces pauvres gens. J'ai juste réfléchi trop rapidement - paniqué - et j'ai agi. De toutes façons, ils auraient posé problème à un moment ou à un autre, et j'en avais un peu marre des gens qui essayaient de me voler ma tranquillité.
Nicephore pioche un Súkkulaðirúsínur, et semble ne pas apprécier - il me demande d'ailleurs si je n'ai rien de comestible. Je regarde tout mon butin en réfléchissant à ce qui pourrait lui plaire ou non - restant silencieuse en sirotant mon jus de fruit.

Alors que je réfléchis toujours, analysant le composé de chaque nourriture, mon camarade me demande si le jus de fruits me plaît, et que c'est la première fois qu'il voit une gerbille boire du sang. Je ne capte pas tout de suite - sirotant toujours le jus de fruits en réfléchissant aux différents snacks.
Puis, ses mots me percutent.
Mes yeux s'écarquillent et je veux cracher le breuvage, mais je fais l'inverse et l'avale de travers - toussotant tout en essayant d'inspirer à la fois. Ça fait un bruit horrible, mais c'est pas comme si je pouvais le contrôler de toutes façons.
Je reprends mon souffle et regarde la poche fixement, tandis que mon camarade précise les ingrédients. Je suis prise d'envie de la lâcher, mais à la place je la pose gentiment à côté de moi. Puis je regarde celui qui m'a proposé un tel breuvage, qui marmonne une excuse. Je pousse un soupir.

« Je... »

Je suis toujours sous le choc, et je n'arrive pas à parler. Je fixe le sol un instant, mes pensées fusant dans tous les sens, s'entrechoquant - embrouillant mon esprit. Je reste quelques secondes comme ça - la bouche entrouverte - avant de cligner des yeux et de me reprendre.

« Pourquoi du sang ? »

Débile comme question, mais si tu demandes s'il est humain tu risques de te faire griller. De toutes façons, il n'y a presque aucun doute - pourquoi ça serait du sang d'autres chose alors que ça peut être du sang d'humain.

Un léger frisson me parcourt le corps à l'idée de boire du sang humain - ou du sang tout court. Et puis, normalement une gerbille n'est pas censé boire du sang - comme il l'a dit. J'ai un instant peur d'avoir grillé ma couverture, mais je préfère ne rien dire à ce sujet, et faire comme si de rien n'était. Peut-être que cette méthode marche aussi dans les dialogue, qui sait.

«... C'est pas un peu dangereux, de boire du sang ?», je demande après avoir réfléchis quelques secondes. Je ne sais pas si l'être humain peut boire du sang, ou s'il le digère. Si c'est dangereux ou non. J'ai un court instant de panique - mais pas le genre qui me fait séquestrer des gens - concernant ce que je viens d'ingérer. Après, ce n'est pas avec quelques gorgées que je vais mourir - au pire, je serais un peu malade.

Je regarde la poche de jus de fruits pas si fruité posée à côté de moi comme si elle allait me mordre - ne  la quittant plus des yeux.

« Je me disais bien qu'il y avait un petit goût que je ne reconnaissais pas... Je pensais que c'était juste un fruit que je n'avais jamais goûté avant. »

Je fais une légère pause, ne quittant pas la poche du regard. « Ça me fait bizarre de l'admettre, mais c'est pas mauvais avec les fruits ». Je le pense tout haut, mais n'en dit rien - je n'ai pas envie de passer pour plus bizarre. Mais après tout, il en boit aussi - pour des raisons que je n'ai pas vraiment envie de connaître.

« On sent pas vraiment le goût du sang... »
, je finis par dire, n'ayant toujours pas lâché la poche des yeux. Je n'ose même plus la toucher - et me demande si je devrais continuer à boire comme si de rien n'était, ou aller chercher une autre boisson. Au pire, je peux attendre de rentrer - si je ne me déshydrate pas d'ici là.

Je me tourne de nouveau vers mon camarade pour répondre à sa précédente question.

« J'aurais peut-être dû te dire ce que c'est au lieu de tous te les présenter... Enfin bon. Y'a des boules croustillantes au chocolat , de la guimauve enrobée au chocolat... Des oreos, c'est des biscuits au chocolat avec une pâte sucrée entre les deux... Des barres au chocolat, des friandise de beurre de cacahuète enrobées de chocolat... »

Je désigne chaque friandise en lui parlant, pour qu'il puisse savoir laquelle est laquelle - et ainsi choisir celle qu'il désire. Une fois mes explications terminées, je prends un oreo entre mes doigts.

« Peut-être un peu trop de chocolat... »
, je marmonne avant de commencer à grignoter le biscuit.
rédigé par Nicephore Siegward le Sam 10 Mar - 20:56
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Forcément, ça ne lui plaît pas d’apprendre qu’elle boit du sang. Elle s’étouffe, faisant résonner un bruit horrible dans le vestiaire vide. Ça pourrait être un bon bruitage pour un film d’horreur, et ça te fait presque rire, mais tu mobilises tout ton sérieux pour ne pas lui faire peur. Tu inspires à fond et expires longuement, sans la quitter des yeux tandis qu’elle pose la poche sur le banc. Elle ne la jette pas, heureusement, car ça aurait fait du gâchis. Tu tournes la tête, la regardant simplement du coin de l’œil quand elle dit un mot.

Au fond, tu comprends pas trop son choc. Certes, ça lui paraît dégoûtant, bizarre, mais elle l’a bu sans rien dire. Elle le dit elle-même, elle a cru que c’était un fruit en plus, et elle n’a pas vraiment senti. Ça te fait rire, comme sa question sur la dangerosité de boire du sang. Tu ris et secoue légèrement la tête, tu ne sais pas vraiment quoi lui répondre. Ça dépend des organismes ? Tu la laisses décrire la nourriture, toujours aussi étonné de voir tout ce qu’elle a pu trimballer. Et tout le chocolat qui s’y trouve. C’est plutôt incroyable, même si tu ne sais pas quoi en penser.

Tu tiques un peu au mot « oreos », te demandant si c’est un nom particulier au royaume des gerbilles alors que tu l’as déjà entendu quelque part. Quoiqu’il en soit, tu n’as définitivement pas faim. L’appétit te viendra après, et tu iras chercher du sang frais. Parce que les jus de fruit, c’est bien bon, mais ça ne vaut pas la fraîcheur d’un sang prélevé à la source. Puis nature c’est parfois meilleur, un peu comme le thé. Tu prends tout de même une guimauve par politesse, même si t’es pas fan. T’es pas fan de nourriture en général, comme si l’appétit te manquait constamment sauf pour le sang, qui est bien plus nourrissant pour toi.
▬ C’est bon. …La guimauve. Et c’est pas un problème qu’il y ait autant de chocolat. J’ai juste du mal à voir comment on peut manger tout ça. Dis, Oreo, ça vient de ton pays ?
T’avais pas besoin de préciser que tu parlais de la guimauve, mais tu avais un peu peur que cette fille gênante interprète mal un simple « c’est bon ». L’un dans l’autre, vous êtes tous les deux aussi atteints et loin d’être à l’aise en dialogues. Tu t’éclaircis la gorge après avoir fini la friandise et bu un peu, puis tu reprends la parole.  
▬ Oh et euh, pourquoi le sang ? C’est pour effectuer un rituel satanique quotidien et faire revenir les morts à la vie.
Tu lui balances ça sur un ton hyper sérieux, seulement à moitié en train de blaguer. T’es aussi gênant qu’elle, voire beaucoup plus en ce moment. Faut vraiment que tu évites les touches d’humour, surtout quand elles sont à moitié vraies et entièrement pourries. Tu aurais pu t’en tenir à ton idée de base, lui dire que t’étais un vampire aurait fait l’affaire ! Non, il a fallu que tu parles de Satan comme si c’était ta véritable religion. Tu finis rapidement ta boisson, que tu vas directement jeter à la poubelle. En retournant vers le banc, tu apportes des précisions indispensables.
▬ C’est pas vrai, pour le rituel satanique. Je suis juste une sangsue et le sang est ma principale alimentation. Du coup je sais pas si c’est dangereux pour les autres. Il me semble qu’en grande quantité, ça l’est. Tu peux trouver de la documentation là-dessus, mais la bibliothèque de Monokuro est pas très fournie à ce sujet.  Vaut mieux utiliser internet.
Tu parles surtout du fonds en occultisme, peu développé, même si tu t’intéresses beaucoup à une science plus récente. Pourtant tu n’as pas à te plaindre de ce petit fond, ton statut et ta richesse te permettent d’acquérir divers livres anciens aux sujets biens sombres. Chose dont tu ne parleras pas maintenant.
▬ Enfin bref, t’as pas de soucis à te faire, c’était pas périmé. Au pire tu vomiras, mais tu seras pas malade pour autant.
Tu te laisses glisser sur le banc, embarrassé d’autant dire de la merde. Alors tu recommences à te ronger les ongles sans la regarder.
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rédigé par Alex Brzezicki le Sam 10 Mar - 22:56
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Mon regard s'est de nouveau posé sur la poche de jus de fruit au sang. Un frisson me parcourt l'échine à la seule pensée que ça ait pu me plaire un court instant - alors que ça aurait pu être le sang d'une connaissance. M'enfin, c'était du sang - que ça soit un sang d'hybride, d'animal, d'humain ou de palmier, ça m'aurait dérangé dans tous les cas. Mais qu'est-ce qui me dérangeait? Le fait que ça soit du sang, peut-être ? Pourtant, le boudin noir était une nourriture humaine - et préparé avec du sang. Mais ça ne m'avais jamais vraiment attiré non plus.
Je secoues la tête légèrement - ça ne servait à rien de me retourner l'esprit à ce propos. De toutes façons, le sang été bu - je ne pouvais pas annuler mes actions.

Alors que je grignotes mon biscuit, mon camarade se sert également, prenant une guimauve au chocolat. Je termines mon biscuit alors qu'il me regarde - déclarant que c'est bon, la guimauve - il précise comme si je pouvais mal interpréter. Enfin, il n'a pas tort - je suis douée pour ça.
Puis il poursuit, expliquant qu'autant de chocolat n'est pas un problème - qu'il a juste du mal à voir comment manger tout ça.
Et puis, il me pose la question - celle qui pourrait me griller, celle qui désignait les mots qui me rendaient suspecte. Je fis tout mon possible pour ne pas me figer sur place - et garder mon calme. Je prends d'ailleurs une barre chocolatée que je commence à manger nerveusement - angoissant de mes réponses possibles, commençant à imaginer ce que je pourrais dire et comment ça pourrait être pris. Je calme ma respiration - tentant de paraître normale, même si c'est raté depuis le début.

Mon camarade s'éclaircit la gorge et m'explique que le sang est pour un rituel satanique. Je le regarde, haussant un sourcil - cherchant une dose d'humour sur son visage. Mais je ne vois rien. Non, il ne peut pas être sérieux - n'est-ce pas? Il blague, hein ? Après tout, qui fait des rituels satanique ? Peut-être lui - qui sait...
Non, il doit faire de l'humour. N'est-ce pas ?
Il finit sa boisson et va la jeter - alors que je ne le quitte pas des yeux, des questions fusant dans mon esprit. En revenant, il finit par préciser que ce n'était pas vrai pour les rituels sataniques, mais qu'il était une sangsue et que le sang était donc sa principale alimentation. Je l'écoute, sans vraiment savoir quoi dire. Il est donc véritablement un hybride - à moins qu'il soit déguisé en sangsue et aime tout simplement le sang... Ouais, non, je préfère me dire que c'est une sangsue - même si ça veut dire que si ma couverture est grillée, je serais mal en point.
Il m'explique que du coup, ne sait pas si c'est dangereux à ingérer - sûrement en grande quantité. Et que je pourrais trouver de la documentation dessus - avant d'ajouter que je ne devrais pas avoir de soucis à me faire. J'acquiesce légèrement - tout de même rassurée. Même si je me sens cannibale d'avoir bu du sang probablement humain.

« Je vois... Merci, ça me rassure un peu », je finis par lâcher.

Je le regarde alors se laisser glisser sur le banc - tandis que le silence revient s'installer. Je grignote nerveusement une deuxième barre de chocolat, avant de commencer à répondre à ses précédentes questions.

« J'imagine que j'aime juste manger, pour le chocolat. »

Pause. Mon angoisse me murmure de reprendre une friandise pour calmer ma nervosité, mais j'ai peur de paraître louche - et je me retiens. Je regarde mon camarade, réfléchissant un court instant, tentant de me calmer.

« Pour les Oreos, on m'a juste dit que ça s'appelait comme ça quand on me les a donnés.»

Je déteste mentir - vraiment. Ça me fait l'effet d'un parasite qui me ronge de l'intérieur, qui me dévore les entrailles pour me laisser dépérir petit à petit. Je ne supporte pas l'idée de ne pas être honnête - mais il en va de ma survie. Je ne connais pas cet hybride - pas personnellement du moins - et pour ce que je sais, il pourrait me livrer s'il savait mon identité. Ou boire tout mon sang - à voir. Mais je ne pouvais pas risquer qu'il aille chercher ce mot pour découvrir qu'il appartient au monde des humains.
Mais si jamais le Pays des Gerbilles a bien un mot « Oreo », dans ce cas je suis mal. Très mal. Mais bon, il n'y a aucune raison pour que ça soit le cas...

Je regarde ma nourriture et ait peur de passer pour une goinfre si je me ressers - ce qui doit déjà être le cas, de toutes façons. Mais je ne me ressers pas pour autant - ça pourrait être gênant, un silence avec une personne qui bouffe comme quatre.
Je finis par regarder la porte des vestiaires, la fixant un moment.

« Je me demande ce que font les autres. S'ils ont réussis à sortir ou s'ils sont toujours coincés. »

Je termine à peine ma phrase que la porte grince - comme si elle m'avait entendue - laissant place à une personne dans l'encadrement de la porte.
Je me fige sur l'instant, ne sachant comment réagir - il n'y a malheureusement pas de casier pour le séquestrer, et je n'ai rien à portée de main.
Je panique, mais différemment - cherchant des yeux quelque chose pour me défendre dans mon sac - en vain.
rédigé par Nicephore Siegward le Dim 11 Mar - 1:38
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Elle aime manger, oui, ça se voit. T’es pas en train de la juger, mais ça t’étonne vraiment. Peut-être que si tu côtoyais plus de monde ça ne te ferait rien de voir quelqu’un s’enfiler deux barres chocolatées, avec une grande hésitation pour se servir à nouveau. Non vraiment, qu’est-ce qu’elle bouffe, tu te sens presque mal de lui avoir enlevé une guimauve au chocolat.  Elle l’aurait mieux appréciée que toi. Tu réponds un « sans blague », quand elle dit aimer manger, écoutant ensuite son explication sur les Oreos. Ça a l’air de la stresser de livrer une explication aussi simple.

Cependant, tu ne fais pas la remarque. Elle a peut-être un rapport super bizarre à la bouffe, et le simple fait de parler d’Oreos ça l’angoisse ? Genre elle aurait eu un accident avec eux un jour. Comme quand elle s’est étouffée tout à l’heure. Ce serait paradoxal pour quelqu’un qui aime autant le chocolat cela dit. Tu mets un moment à hocher la tête, le temps de sortir de tes pensées. Ça aussi c’est compliqué quand on est avec quelqu’un. Ne pas trop réfléchir, faire attention à l’autre présence et à répondre. Alors que tu pourrais être en train de dormir sur le banc… Tu soupires malgré toi, signe manifeste de ton agacement.

Tu hausses les épaules à ses questionnements, allant pour dire que t’en as parfaitement rien à foutre. Quelqu’un viendra forcément les aider, et ils oublieront cette histoire. Le mieux pour vous c’est de rester ici et de ne pas penser à ce qu’il se passe derrière la porte. Alors oui, t’allais juste répondre « rien à foutre », quand la porte du vestiaire s’ouvre. Panique instantanée. Comme si ton cerveau venait de se débrancher brutalement, avant de te foutre une décharge. Que faire ? Sérieusement, que faire ?? En plus tu sais qui c’est, une connasse qui se croit au dessus des autres.

Il est néanmoins important de préciser que ton avis n’est partagé par personne. C’est juste toi qui a eu de mauvaises expériences avec elle. Tu as possiblement renversé des boyaux d’oiseau sur elle, quand vous vous êtes croisé un jour. C’était un accident, qui a suffi pour te détruire. Compréhensible, peu de personne aime recevoir des boyaux en pleine figure… Avant qu’elle puisse dire quoique ce soit, tu ramasses rapidement tes affaires et la poche de jus de fruits entamée au passage. Et tu éclates la poche devant elle, aspergeant son visage de sang et de fruit. T’as vraiment un problème avec sa tronche c’est pas possible. Quoiqu’il en soit, tu savais à son regard qu’elle ne dirait rien de bon.

Tu profites qu’elle soit désorientée pour la pousser dans les vestiaires, passant rapidement la porte tandis qu’elle te traite de malade. Puis elle vous traite de malade et autres joyeusetés. Tu l’ignores, te retournant seulement pour voir si Alex suit. Sauf que la patience n’est pas l’une de tes qualités, pas avec les autres êtres vivants en tout cas. Alors tu l’attrapes par le bras et la traînes presque dehors, assez loin du vestiaire. Tu ne t’en rends pas compte tout de suite, mais y’a pas mal de monde dans les couloirs. Ils ont libéré les gens qu’Alex avait enfermé et avec de la chance ils n’ont pas vu que vous sortez des vestiaires vides.
▬ Bon. Fais comme si de rien n’était, comme si on venait de dehors et ça devrait le faire…
Sauf que t’as pas envie. Alors, sans prévenir, tu la plantes là pour sortir, sans vérifier si elle est derrière. Au pire elle sert de distraction. Tu t’éloignes du bâtiment, mais pas assez pour être introuvable. T’as juste besoin de prendre l’air, et te retrouver à nouveau face à des gens alors que tu commences sérieusement à saturer n’était pas possible.  
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rédigé par Alex Brzezicki le Dim 11 Mar - 3:34
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Je fixe la personne de la porte - ayant comme un blanc, ne sachant pas quoi faire. Je reste immobilisée, réfléchissant à toute vitesse - et ce n'est peut-être pas pour le mieux, vu ce qu'il s'est passé la dernière fois que j'ai réfléchi trop vite et paniqué. Je suis donc figée - comme une statue - attendant que quelque chose se passe. Peut-être que si je ne bouges pas, la fille ne me verra pas - et que je serais invisible à ses yeux. Peut-être que je peux me fondre dans le décor.
Ou peut-être pas.

Avant que je ne puisse réagir autrement que faire la statue, Nicephore se lève et ramasse ses affaires - attrapant également la poche sang-de-fruits que j'ai entamée - pour se diriger vers la fille et éclater la poche à son visage - aspergeant ce dernier du mélange. Puis, il profite de la surprise pour pousser la fille hors du vestiaire, ignorant ses injures - tandis que j'en profites pour  ranger mes affaires également et me lever. La fille continuer de proférer des injures - et mon camarade se retourne après l'avoir ignorée pour m'attraper le bras et m'entraîner loin des vestiaires - évitant la vague de monde dans les couloirs. Les gens que j'avais enfermé sont sortis - un peu dommage - et occupaient tout l'espace. Nicephore déclare qu'on a qu'à faire comme si de rien n'était - d'agir comme si on venait de dehors, et que tout devait aller. Sauf qu'il disparaît bien trop vite, et je le perds de vue dans la foule.
Foule qui s'agglutine autour de moi, m'encerclant - m'emprisonnant. Mon souffle est court - j'ai l'impression de suffoquer, entourée de tant de monde. Je tente de fuir - mais je rentre dans quelqu'un et tombe en arrière avec le recul.

« Ah, c'est elle qui était avec l'autre malade là !», une voix féminine lance. Je panique - patinant sur le sol en tentant de me relever - alors que j'entends à nouveau quelques ricanements et moqueries. Lorsque je tente de me relever, certains me poussent de nouveau à terre - ou s'amusent à me faire basculer entre eux. Mon souffle s'accélère, j'ai l'impression que l'air ne rentre plus dans mes poumons - alors que je tente tant bien que mal d'inspirer.

« Elle est dans la classe des nuls en plus, pas étonnant qu'elle sèche le sport ! 

- Elle devrait peut-être arrêter les cours, haha ! Au moins ça ferait un nul de moins ! 

- En plus son pote s'est barré sans elle, comme quoi même les plus louches veulent pas traîner avec elle.  Elle est bien trop bizarre !»


Des rires, d'autres remarques. Je m'enfuis en rampant sous les gens, et me lève dès qu'une ouverture se profile - sortant définitivement dehors en claquant la porte derrière moi. Peu importe si des gens étaient derrière, c'est bien fait pour eux. 

Tu sens des larmes couler sur tes joues. Merde - t'es toujours obligée d'être putain d'émotive et d'hypersensible. Normalement, tu es habituée et ce genre d'insultes ne t'atteignent plus. Mais putain, c'était tellement violent, et tellement gratuit - ça t'a fait l'effet de te faire vider de tes entrailles.
Tu mords tes lèvres, jusqu'à sentir un goût âcre - bien différent de celui du jus de fruit de tout à l'heure. Tu continues de te dévorer les lèvres, les larmes ajoutant un goût salé - comme si cette action allait te sauver. T'as mal de partout à cause de ces putain de gens qui t'ont traitée comme une poupée de chiffon - mais ça ne t'empêche pas de donner un violent coup de pied à la porte, comme si ça allait la sceller et qu'ils allaient rester à l'intérieur pour crever. Puis, tu cours. Là-bas, y'a un endroit reculé où tu peux te cacher...


J'arrive à ce qui peut sembler être une cachette, essoufflée. Je n'ai tellement pas fait attention au temps qui s'est écoulé - mon esprit s'étant déconnecté pendant la course - que j'ai l'impression d'être arrivée en quelques secondes. Pourtant, mon corps endolori, mes joues trempées et mon souffle presque à bout m'indiquent bien le contraire.
Je jette mon sac au sol violemment - avant de me jeter dessus pour vérifier que rien n'est cassé. Puis, je donne un coup de pied dans le mur - puis un coup de poing. Je grimace à la douleur, puis me laisse tomber contre le mur.

« Bordel ! »

Je suis faible, et je me déteste pour ça.
Je m'essuie les yeux, puis me prends la tête entre les mains. Je souffle bruyamment pour reprendre ma respiration. Je m'en fous si Nicephore est parti sans moi - au moins, je ne le dérangerais plus. Et j'arrêterais d'être gênante. J'ai juste envie de disparaître dans un trou.

Tu es faible. Trop faible. Arrête de pleurer pour rien, bordel.
Tes lames te manques.
rédigé par Nicephore Siegward le Dim 11 Mar - 12:00
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Tu ne l’as pas attendue. Tu l’as laissé seule sans aucun remord, seulement préoccupé par des questions à la con. Vas-tu trouver quelqu’un à l’endroit où tu te rends ? Ça arrive, c’est le genre d’endroit parfait pour garder ses distances avec les autres, bien que difficilement accessible en plein cours,  si on s’y rend devant tout le monde. T’aimes bien cet endroit, sauf quand tu tombes sur des trucs gênants. Il n’y a pas que les personnes solitaires à apprécier les lieux reculés… Heureusement, tu ne trouves personnes en arrivant, ça aurait été la goutte de trop dans ce cours de sport déjà chiant à la base.

Heureusement, tu as aussi fait un détour pour ne tomber sur personne. Si tu as tes astuces pour éviter totalement les interactions, tu as l’impression que ce n’est pas du tout le cas de Alex. Cette fille a l’air de s’attirer des ennuis automatiquement, de faire des mauvais choix, de ne pas être assez rapide. Si elle avait été plus vive, elle serait sortie en même temps que toi. C’est dommage, elle était sympa. Elle n’est pas morte, mais c’est tout comme. Socialement, elle doit l’être depuis longtemps -même si elle est arrivée depuis peu- vu la facilité avec laquelle tu es resté à côté d’elle et inversement.

Tu l’enterres mentalement en t’asseyant contre le mur. Le calme parfait. Du bruit se fait certes entendre au loin, mais ce n’est pas le type de bruit insupportable. Ça ne t’empêche pas de te détendre tranquillement en oubliant qu’Alex est peut-être dans une sacré galère. Tu l’ignores délibérément, fouillant dans ton sac à la recherche d’un divertissement. Rien ne vient vraiment, alors tu te contentes d’ouvrir un nouveau jus de fruits et de faire des cercles dans le sol avec ton scalpel. Tu vas rester ici assez longtemps, le temps que tout le monde parte et- Quoi ? Tu sursautes quand Alex débarque, arrêtant instantanément ce que tu fais.

Bordel de merde. Elle ne t’a pas vu. Tant mieux. Ou pas ? C’est affreusement gênant. Dans un premier temps, tu jettes ta lame dans ton sac tant qu’elle ne te voit pas. Ensuite, tu paniques. Plus tu attendras moins tu arriveras à bouger, alors… Attends, vaut-il mieux lui parler ou se barrer sans rien dire ? Elle a vraiment pas l’air bien, mais ce n’est pas parce que tu le remarques que tu sais quoi faire. Tu t’éclaircis la gorge, et… Un mot rassurant, ou juste un mot, c’est aussi bien ! Sauf que tu n’as plus de langue tout à coup. Finalement, tu dis la première chose qui te passe par la tête, et t’es tellement perdu, mal à l’aise, que ton ton se fait glacial.
▬ Fallait partir plus vite, c’est basique…
Bravo. Non sérieux, elle attendait sûrement un conseil aussi avisé, aussi agréable à entendre, dit avec tellement d’amour ! Tu lui aurais servi la pire insulte, avec un ton pareil ça n’aurait rien changé. Tu es parti du principe que la question « ça va ? » était complètement conne, tout comme constater qu’elle n’allait pas bien. Ça n’a jamais aidé personne de dire « ça a pas l’air d’aller ! ». Tu ne la regardes pas, depuis que tu as commencé à parler.  
▬ Est-ce que ça arrive souvent ?

Tu ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé, mais tu supposes aisément. Faut pas être débile pour le comprendre, surtout quand tu es toi-même confronté à ce genre de situation. A la base, tu voulais lui proposer d’aller faire des crasses aux autres pour se venger. Cependant, tu ne sais pas comment elle risque de le prendre (malgré sa tendance à la séquestration), alors tu l’amènes de manière détourné.
▬ C’est mieux quand tu ignores, ou quand tu montres que tu peux faire pire.

Oui enfin, dans ton cas ça t’a juste valu une réputation de mec hyper louche, qui n’est en rien arrangée à cause de ton pouvoir. Donc ton conseil est merdique, t’as juste réussi à te persuader que ça fonctionnait, à force.
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rédigé par Alex Brzezicki le Dim 11 Mar - 18:14
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Putain de bordel de merde de tout ce que tu peux imaginer. Les jurons fusent dans ton esprit, se répétant encore et encore - et pourtant seul ton esprit les cries à plein poumons, les faisant résonner dans ta boîte crânienne. De toutes façons, t'aurais pas pu les crier, t'es bien trop occupée à souffler - comme pour expier tout ce que tu as vu et vécu.
T'es vraiment trop faible, ma vieille - une statue de sucre qu'il suffit d'effleurer pour briser.


Je souffle, fixant le sol. Mes poings empoignent mes cheveux, tirant dessus comme si je voulais les arracher. Je me recroqueville sur moi-même, voulant disparaître, m'enterrer, ne plus exister. Je voudrais  m'enfermer dans un jeu vidéo pour toujours - quitte à en être sortie de force avec des douleurs inlassables, puis y retourner dès qu'elles se sont calmées. Ne plus sortir, ne plus avoir de vie sociale - juste traîner comme une larve dans ma chambre, pour toujours. De toutes façons, le monde ne me comprend pas, alors à quoi bon...

Un bruit me tire de mes pensées - un raclement de gorge. Je sursaute - prenant finalement conscience du monde qui m'entoure, et que je ne suis pas seule. Je panique un instant - me retournant subitement vers la personne, qui n'est autre que Nicephore. Était-il là depuis le début ? M'avait-il vu craquer complètement et perdre tous mes moyens ? C'était gênant. Mais d'un côté, j'étais soulagée que ça soit lui, plutôt qu'une autre personne comme le précédent groupe. Au moins, il ne me juge pas - ou plutôt, il me juge en silence. C'est mieux que rien.

Il finit par déclarer que j'aurais dû partir plus vite. Je le regarde avec des gros yeux. Qu... Il est sérieux, là ? Est-ce qu'il pense vraiment que j'ai essayé de prendre le thé avec les gens qui me coinçaient ? Non, c'est l'autre titan là qui m'a bloqué le chemin... Avant de jouer avec moi comme si j'étais un vulgaire objet.
Je soupire - enfin bon, il n'a probablement rien vu, et puis d'un côté il a raison. Si j'étais partie plus vite et que je m'étais faufilée parmi les gens, j'aurais pu mieux m'en sortir. Il aurait pu tout simplement le dire autrement que s'il m'accusait d'avoir paniqué quelques secondes.

Sans me regarder, il finit par me demander si ça arrive souvent. Je redresse un sourcil, avant de hausser les épaules silencieusement. J'ai pas vraiment compté, en fait. Mais que ça soit ici ou avant, c'est pas la première fois - et ça ne sera sûrement pas la dernière. Je dois avoir quelque chose comme « Faiblarde » d'écrit sur le front. Il faudrait que j'essaye de faire peur, comme ça même si j'ai une réputation de louche, on ne m'approcherait plus - et je serais enfin tranquille.

Nicephore ajoute que c'est mieux d'ignorer, ou de montrer que je peux faire pire. Je ne peux retenir un rire nerveux - c'est pas toujours facile d'ignorer, surtout quand on se fait traiter comme une poupée, et c'est sûr que je serais hyper crédible à m'énerver et à tenter de les attaquer. En plus, quand je suis en colère, je pleure - c'est vraiment tout sauf croyable, et c'est ridicule. Au final, ça serait comme se faire poursuivre par une petite souris - littéralement. Après, vu que je suis de nature un peu muette et renfermée, ça surprendrait peut-être les gens de voir que je peux également mordre, grogner - et ne pas me laisser faire.

Je soupire, et prends la parole.

« J'essaie d'ignorer, mais c'est pas toujours évident. Et puis, je doute que quelqu'un ait peur de ce que je puisse faire de « pire », je serais vraiment tout sauf crédible. »

Je lève la tête pour la poser contre le mur, et regarder le ciel.

« Ce qui m'énerve le plus, c'est que ce genre de choses m'atteignent toujours, en fait. Ça devrait plus rien me faire, pourtant. Et ça m'énerve de rien pouvoir faire non plus. »

Je fais une petite pause, fixant un peu le vide.

« Ça me fait sentir faible, et ça m'énerve. Au final, je m'en veux plus que j'en veux aux autres. »

Je soupire, puis regarde à nouveau le sol, jouant avec les quelques pierres. Puis, je range mes poings dans mes poches à nouveau, et fixe à nouveau le vide. C'est vrai que je m'en veux, pour être débile, faible, et passive. Les autres tirent juste profit de mes faiblesses, mais ce n'est pas de leur faute si j'agis comme ça - si je suis comme ça. Hypersensible, la moindre émotion est décuplée, comme si des enceintes étaient branchées à mon esprit.

Ramenant mes genoux à moi pour y poser ma tête, je fixe un point invisible devant moi.

« T'es différent des autres, toi. T'es sympa. »
rédigé par Nicephore Siegward le Dim 11 Mar - 21:05
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Un soupir de soulagement t’échappes lorsqu’elle te répond. Tu avais peur qu’un silence gênant reste entre vous deux, sans que personne ne bouge, juste à tolérer l’autre. Ça aurait gênant, surtout parce que tu l’as vu péter un câble comme tu le vois rarement. Pas que ça te dérange vraiment, juste que tu as fait l’effort de lui parler, et que tu aurais été désemparé si elle n’avait pas répondu. Cependant, tu la comprends. Toi-même, tu n’aurais pas répondu si quelqu’un t’avais parlé. Tu l’aurais envoyé chier, mettant ainsi fin à toute discussion. Alex, elle, s’explique, et ça te fait plaisir.

Ça te fait plaisir parce que tu comprends. Vous n’avez pas vraiment la même manière de gérer les problèmes, mais c’est globalement le même ressenti. Toi, tu pars au quart de tour, parfois pour rien, te retrouvant ainsi dans la mouise alors que tu aurais pu éviter les problèmes. Tu provoques -pas tout le temps- les problèmes. Elle, elle les attire. Tu hoches la tête de temps en temps, sans rien ajouter. Tu préfères écouter pour le moment, le temps d’ordonner tes pensées. Mais t’es même pas sûr de vouloir t’exprimer sur le sujet. On vous fait chier, c’est pénible, mais vous faites avec non ? Pourquoi parler de son ressenti ? Peut-être que elle, ça l’aide.

Toi aussi, ça t’aide, mais t’as plus l’habitude de t’adresser aux tombes du cimetière. Alex est bien loin d’être morte et enterrée. Du coup tu sais pas. T’as toujours eu l’impression que parler à des cadavres ou des trucs inanimés était beaucoup plus efficace. Tu parles, tu dis tout ce que tu penses, et personne ne t’interrompt ou te contredit. Puis tu as tout de même l’impression d’être entendu, puisque ces gens étaient de ce monde. Tu ne penses pas qu’Alex partage tes pensées, puisqu’elle préfère se livrer à un presque inconnu qui pourrait fortement la juger s’il était un parfait connard.

Quand elle termine, t’es choqué. Tellement choqué que tu t’étouffes violemment avec ta salive. Tu te dis que tu as mal entendu, et tu ne peux pas t’empêcher de secouer la tête.
▬ Tais-toi, c’est n’importe quoi. Mais merci je suppose.
Mal à l’aise au possible, tu ne la regardes plus du tout. A vrai dire, tu regardes à l’opposé. C’est plus facile d’être gêné face au vide que face à quelqu’un… Sérieusement, tu te demandes encore pourquoi elle t’a dit ça. Elle aurait pu prévenir ! Quoique non, c’est bizarre de prévenir les compliments. Les gens ne crient pas « ATTENTION COMPLIMENT » avant de dire un mot sympa. Tu tousses légèrement avant de répondre.
▬ Tu l’es aussi. Sympa, pas différente. Quoique si carrément différente. Fin je crois. Je te connais pas encore. Merde… Ce que je veux dire, c’est que tu trouveras des gens avec qui traîner. Peut-être hein, c’est une supposition mais…

Tu soupires d’agacement à force de t’embrouiller, te rongeant les ongles à cause du stress que ça t’apporte. Ce n’est qu’en sentant le goût métallique de ton sang dans ta bouche que tu essaie d’arrêter.
▬ En tout cas je te comprends. Ignorer, c’est bien, mais c’est difficile de passer au dessus. Surtout si tu es du genre à ruminer. Ou à agir trop spontanément. Et à regretter. Ou à ne pas regretter, et du coup tu te dis que ça va pas.

ça résume 80 % de tes interactions sociales.
▬ Par contre, fais pas gaffe à l’avis des autres si tu veux faire « pire ». J’veux dire, y’a pas forcément besoin des muscles, il suffit d’avoir des idées. Même si les muscles ça aide un peu. Mais bref, écoute pas ça, m’écoute pas. Fais comme tu as l’habitude de faire, en espérant que ça se résume pas à séquestrer des cons.

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rédigé par Alex Brzezicki le Dim 11 Mar - 22:58
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A peine ais-je prononcé mes derniers mots que mon camarade manque de s'étouffer. Je le regarde, haussant un sourcil. Il ne devait pas s'y attendre, c'était probablement la première fois qu'on lui disait quelque chose du genre, à en croire sa réaction. Il secoue la tête - confirmant alors mes pensées - déclarant que c'est n'importe quoi. Je hausse les épaules - visiblement, personne ne lui a jamais dit ça. Il doit probablement penser tout le contraire de ce que je lui ai dit - peut-être même imagine-t-il que je dis ça pour être gentille. Mais je suis sincère dans mes mots - il est différent de la plupart des gens que j'ai rencontré jusqu'ici, et plus sympa qu'eux. Et vu que ces gens sont - pour la plupart - ignobles, je pars du principe que lui, est sympa. De mon point de vue, du moins.

Il tousse - sûrement pour ne pas manquer de s'étouffer à nouveau - avant déclarer que je le suis aussi. Sympa - il précise, pour ne pas qu'on se méprenne à nouveau. Puis il ajoute que si, je suis différente - enfin, il pense, il ne me connaît pas. Il s'embrouille un peu, ça me fait sourire. Pas parce que je me moque - loin de là - mais parce que je comprends. Je m'embrouille tellement de fois, c'est presque devenu une habitude de m'embrouiller.
Il finit par ajouter que ce qu'il veut dire, c'est que je trouverais quelqu'un avec qui traîner - peut-être, du moins. Je garde un léger sourire, c'est vraiment sympa ce qu'il dit. Il ne s'en rend peut-être pas compte, mais c'est le cas. On m'a rarement dit des choses aussi gentilles, que ça soit sincère ou non. On ne m'a même jamais dit que je trouverais quelqu'un - on m'a plutôt dit que ceux qui me tiendraient compagnie auraient plus pitié de moi qu'autre chose, et qu'au final je serais trop bizarre pour eux.

Mon camarade soupire, puis se ronge les ongles. Il semble angoissé, peut-être parce qu'il s'embrouille, ou parce qu'il ne sait pas vraiment quoi dire. Ou peut-être que c'est juste ma présence qui le dérange, qui le gêne. Je soupire, alors qu'il répond qu'il me comprend - et qu'ignorer, c'est bien. Je l'écoute donner son avis, hochant la tête au fil de ses mots. Puis, il me dit de ne pas faire gaffe aux autres, si je veux faire pire - qu'il y a pas forcément besoin de muscles, mais d'idées. Puis, il finit par déclarer de ne pas l'écouter - et de faire comme j'ai l'habitude, si ce n'est pas seulement séquestrer des gens. Je fais légèrement la moue à cette dernière phrase - je n'ai pas l'habitude d'enfermer les gens. C'était même nouveau pour moi de faire quelque chose dans le genre.
J'ai juste paniqué - comme je l'ai dit.

Je soupire, regardant à nouveau le ciel. On aurait pas cru, mais le mur est plutôt confortable. Enfin, j'imagine que tant que ce n'est pas encerclé de monde, et que je ne suis pas en train de cracher mes poumons, tout peut être confortable. En geste instinctif, je tâte mon sac pour vérifier qu'il est toujours là et sentir les objets qui y sont - une sorte de tic, mais je ne peux m'en empêcher.

« J'ai pas vraiment l'habitude de séquestrer des gens. Ou de faire quoi que ce soit, d'ailleurs. Et j'ai rarement de bonnes idées. J'ai plutôt tendance à paniquer, à réfléchir trop rapidement, et à faire n'importe quoi, voire la pire option possible. T'as pu le voir, je pense. »

Je pioche une friandise dans mon sac et la mange - j'ai comme une faim compulsive qui sert à me calmer. Manger a comme un effet anti-stress, pour moi. Ça me permet de me concentrer sur autre chose. Peut-être que je devrais manger dans les situations où je panique, pour éviter de paniquer.

« J'ai tendance à trop penser, aussi. Beaucoup trop, même. Ou à ruminer, à regretter. A me poser trop de questions, bref tout ce qui nourris l'angoisse quoi. Même en ignorant. »

Je fais une petite pause.

« Pour ça qu'en général, j'essaie d'oublier le monde. »

Je ne sais pas s'il saisit ce que je veux dire par là - et au pire, ce n'est pas grave. Je ne sais même pas pourquoi je dis tout ça, après tout. Je ne sais même pas s'il m'écoute vraiment. Et puis, c'est pas comme si je m'en souciais vraiment, après tout. Enfin, ça ne me dérange pas qu'il n'écoute pas. C'était même gênant que je dise tout ça, à vrai dire. Pourquoi je disais tout ça, déjà ?
Pour le coup, je me resservis dans mon sac.

« Sinon, Merci... »
, je lance en regardant le sol. « Toi aussi, tu pourrais trouver des gens avec qui traîner. Enfin, sauf si tu préfères la solitude. Parfois, c'est bien aussi la solitude. Vaut mieux être seul qu'avec une bande d'imbéciles... »

Je souffle, fixant toujours le sol. Je ne je le regarde pas, portant mon regard sur les fourmis évitant mes pieds.

« Je le pensais vraiment, sinon, ce que j'ai dit plus tôt. Mais t'es pas obligé de me croire, je te connais pas vraiment non plus, enfin.... voilà, quoi... »

À mon tour de m'embrouiller et d'angoisser - cependant, je préfère ne rien ajouter pour ne pas m'enfoncer. Je préfère fixer le sol, et jouer avec mes doigts au fond de mes poches, pour tenter de me détendre.
rédigé par Nicephore Siegward le Lun 12 Mar - 0:42
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Tu hoches la tête quand elle explique sa tendance à agir n’importe comment à cause de la panique, c’est largement vérifié par ses actes précédents. Cependant, tu ne juges pas. Elle pourrait s’enfuir en faisant la poule, et là ce serait préoccupant… Elle pourrait être parfaitement consciente de ses gestes et mal agir, comme toi qui balances un scalpel à ton fiancé… Alors ça va, sa panique est plutôt mignonne et surtout efficace. Et ça, en cas de fuite, c’est primordiale. Même si c’est un boulet. Tout à coup, tu n’es plus très sûre de son efficacité… Faut bien choisir quand l’avoir comme alliée, en fait.

Ah. Elle mange. Encore. Tu la regardes un court instant, avec une question dans la tête. Quand on la voit comme ça, elle n’a pas l’air d’être du genre à remplir son sac de friandises et à le vider en peu de temps. Comment fait-elle, sérieusement ? Tu l’écoutes vaguement, familier avec les sentiments qu’elle décrit. Familier et étranger. T’es pas dans sa tête, ses mots semblent comme un redit à ce que tu penses, mais il y a forcément des nuances. Peut-être qu’elle, elle arrive à oublier le monde. Toi, les gens t’énervent instantanément, et tu ne sais pas calmer tes nerfs trop vifs. T’as besoin de les voir disparaître pour de vrai.

Elle se sert à nouveau, et tu te demandes à quel point c’est une gouelle. Tu ne vas pas lui poser la question, bien sûr, mais elle peut lire sur toi comme un livre ouvert. Tu tournes la tête pour éviter son regard, gêné, quand elle reprend la parole. Première phrase, tu te retiens de rire comme tu peux. C’est pitoyable, tu n’y arrives pas, et tu finis par être pris d’un fou rire. A chaque inspiration faite pour te calmer, tes épaules se secouent à nouveau et tu repars. Il te faut deux bonnes minutes pour réussir à te maîtriser, temps durant lequel tu lui tournes le dos.

Tu soupires, moqueur malgré toi, avant de te tourner vers elle. Comment lui expliquer ? C’est gentil à elle de te dire tout ça, mais tu ne veux pas trouver des gens avec qui traîner, et ceux qui veulent traîner avec toi ne courent pas les rues. Lüka n’est même pas une personne avec qui tu songes traîner, bien que tu le souhaites davantage.
▬ Je m’en fiche donc je te crois. Sauf que… La solitude convient très bien, j’arrive pas à trouver des gens qui aiment le concept d’avoir un animal mort dans les poches. Tu sais la fille dans les vestiaires ? C’est parce que je lui ai balancé les organes d’un oiseau qu’elle m’apprécie pas.
Au moins elle est fixée. Tu ne la quittes pas des yeux pendant un instant, un peu trop long, avant de te détourner. Tu sais pas vraiment ce que tu espères, si c’est la dégoûter ou non, tester sa réaction, la faire flipper… Ce serait dommage, parce qu’elle est drôlement sympa et vous parlez bien. De toute façon, tu ne fais que dire la stricte vérité, ce sera pas de ta faute si elle te regarde mal après.
▬ C’est principalement à cause de mon pouvoir si j’ai ça sur moi.

Mais tu y as pris goût, pour finalement considérer ça comme un passe-temps tout à fait valable. Juste que c’est glauque d’avoir des bocaux de formol dans sa chambre, des cadavres et des livres d’anatomie. Ces derniers sont à ta colocataire, que tu apprécie. Sans prévenir, tu ramasses brusquement ton sac pour te lever.  
▬ Bref… Le cours doit être fini, on peut sortir d’ici. Ce qui est bien quand on veut « oublier le monde », c’est que le monde nous oublie parfois. Souvent même. Les autres sont sûrement rentrés.

Et quand tu vas voir le terrain, tu te rends compte qu’il y a encore du monde. Le cours semble bel et bien fini, pourtant. Tu soupires, légèrement agacé de voir ça, et ne réfléchis pas deux secondes pour savoir ce que tu vas faire.
▬ Y’a encore des gens. Des bouffons qui traînent. Je passe par là, tu fais ce que tu veux.

Tu balances ton sac de l’autre côté de la grille que tu comptes escalader sans attendre, pour le voir s’écraser sur le petit toit du bâtiment où vous étiez adossé. Bordel de merde. T’as honte. Déjà c’était compliqué de le jeter mais en plus tu sais pas viser. Tu ne regardes pas Alex, et commence à grimper la grille, près du mur. En soit, c’est pas compliqué, tu l’auras en tendant le bras. Ce que tu fais, doucement, au bord de la grille… Doucement, tu te penches jusqu’à l’atteindre et empoigner une bretelle. Brutalement, tu glisses en avant, fait une magnifique cabriole qui te défonce le poignet, et tu te réceptionne comme une merde en bas.

Tu te redresses aussitôt tant bien que mal, en maugréant toutes les insultes du monde à cause de la douleur. Mais ça va, ça va passer. En général la grille n’est pas du tout difficile à escalader.
▬ Ok. Super. Putain. J’en ai marre. Si tu passes par là, fais gaffe à ton sac.
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rédigé par Alex Brzezicki le Lun 12 Mar - 5:32
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ft. Nicephore Siegward
Quand courir ne fait pas partie de la vie.
Super pas entrainés !
J'eus à peine le temps de terminer ma phrase que mon camarade s'étouffe - puis éclate de rire. Je le regardes, alors qu'il me tourne le dos - haussant un sourcil. Qu'est-ce que j'ai dis de mal ? De travers ? Est-ce que j'ai fais quelque chose d'étrange ? Aucune idée, mais ça à l'air de bien faire rire Nicephore - qui n'arrive pas à se calmer pendant deux bonnes minutes. Au final, je souris - je ne sais pas ce que j'ai dis ou fait de travers, mais au moins ça l'a fait rire. Je suis pas vraiment douée pour faire rire les gens, d'habitudes - enfin, si ce n'est pas pour qu'ils se moquent de moi.
Enfin, peut-être qu'il se moquait - mais pas pour les mêmes raisons que les autres, du moins.

Il soupire, se tournant vers moi - puis déclare qu'il s'en fiche, donc me croît. Il ajoute ensuite que la solitude lui convient, et qu'il n'arrive pas à trouver des gens qui aiment avoir des cadavres d'animaux dans leur poche - comme la fille des vestiaires à qui il à balancé des organes d'oiseau. Je le regarde à nouveau, levant un sourcil. Ah, en effet, je comprends un peu. Enfin, après on mange tous de la viande issus d'animaux - donc avoir peur d'organes, c'est un peu hypocrite vu qu'il nous arrive de manger du foie, du sang, et bien autre encore. Mais compréhensible. Surtout si la jeune fille était un hybride oiseau, mais j'avoue ne pas avoir fait attention.
Je hausse les épaules - la solitude, c'est pas si mal. Et puis, même si je ne souhaites pas forcément me retrouver aspergée d'organes de gerbilles ou de chaque animal, chacun son trip. Tant que ce n'est pas lui qui tue les pauvres petites bestioles juste pour les ouvrir - et qu'elles sont mortes différemment. Après, peut-être qu'il les tuait pour se nourrir de leur sang. Ou peut-être que c'est juste qu'il aime ça. Mais chacun ses hobbies.
Même si je ne veux pas un shampooing aux organes. Au final, je ne sais pas trop quoi penser. J'imagine que tant qu'il ne me badigeonne pas de boyaux animal ou humain, je n'ai rien à dire. De toutes façons, j'éclate bien des zombies et chasse pour avoir des ressources - c'est peut-être virtuel et complètement différent, mais on m'a déjà jugée pour ça aussi.

Après un court silence, il finit par ajouter que c'est à cause de son pouvoir, s'il à ça sur lui. Je me retourne vers lui avec un regard interrogateur. Je suis curieuse - curieuse de savoir pourquoi son pouvoir le pousserait à garder des animaux morts sur lui. Est-ce qu'il en fait des zombies assoiffés de sang ? Ou est-ce que son pouvoir est une sorte d'alchimie qui lui demanderait la vie de petits êtres vivants ? Est-ce qu'il trouvait des animaux morts, et les faisaient revivre ? Est-ce qu'en faisant une offrande, il pouvait parler à un être de l'au-delà ? Ou est-ce qu'au final, il faisait véritablement des rituels sataniques avec du sang de chèvre et des cadavres en tant que sacrifices pour invoquer des démons ? Des questions fusaient dans mon esprit - comme des voitures sur une autoroute. J'étais peut-être un peu tarée, aussi. Mais faut dire qu'avec tout ce qu'il y a dans les jeux vidéos, les mangas, les films - l'occultisme devient intéressant. Non pas que je veux boire du sang de chèvre, danser autour d'un pentacle et croiser un démon non plus - loin de là, même. Je dis juste que dans la communauté nerd, ça a un côté intéressant, et ça pousse à y réfléchir.
Mais, du coup, je suis bien curieuse de connaître son pouvoir - et bien trop terrifiée d'être indiscrète pour demander.

Je pense à mon propre pouvoir - qui m'enfonce encore plus dans mon isolement. Au final, même si je l'ai depuis peu, il m'a « aidé » à rester asociale - à rester cloîtrée dans ma chambre comme une ermite, sans aucun contact avec le monde extérieur, ni même un volet d'ouvert - en décalage total avec la réalité. Et lorsque je ne pouvais plus l'utiliser, j'étais bien trop épuisée pour sortir - quitte à parfois sauter des repas, ma tête me faisant souffrir comme si elle allait exploser. Au final, c'est peut-être pour ça que je mangeais à longueur de journée - au cas où que je loupe un repas, que ça soit à cause de mon pouvoir ou parce que je ne vois tout simplement pas le temps passer. Ou peut-être que j'étais juste gourmande.
Trop gourmande.

Nicephore ramasse subitement son sac - me tirant de mes pensées en un sursaut. Il annonce que le cours doit être sûrement fini maintenant - et qu'on allait pouvoir partir. Il ajoute que le bon côté quand on « oublie le monde », ce que le monde nous oublie - parfois.
Parfois, oui - car même lorsque je construits les murs autour de moi, qu'un voile sombre me cache le visage pour que je ne vois plus les alentours, que ce même voile tombe sur mon esprit pour l'embrumer et m'emmener dans une autre dimension - même lorsque j'oublie le monde, au point de n'être que néant intérieurement, il m'arrive d'entendre des échos de l'extérieur. Et j'ai beau essayer d'isoler mon néant comme je peux, il y aura toujours ces échos pour résonner dans mon crâne - au loin.
Un peu comme une punition pour tenter d'oublier l'existence des autres.

Je ramasse mon sac en me levant, prenant véritablement conscience de chacun de mes membres endoloris - tandis qu'il va voir en direction du terrain. J'allais le suivre, mais il a déjà fait demi-tour, expliquant qu'il y a toujours des gens qui traînent. Qu'il partirait par autre part - et que j'avais qu'à faire comme je veux.
Je regarde le terrain, et repense à mes quelques dernières interactions avec lui avant de secouer la tête - hors de question de me jeter dans la gueule d'une dizaine de loups qui n'attendent que ça. Je suis peut-être débile, mais pas idiote ou imprudente. Enfin, un peu, mais pas à ce point.
Je me retourne alors pour voir vers où il veut partir, et remarque la grille vers laquelle il se dirige. Haha, très drôle. Non attends... C'est sérieux ? Mais la grille est... Immense ! Et je suis... minuscule...

Nicephore finit par lancer son sac de l'autre côté - sac qui atterrit sur le toit. Il a un moment de blanc - avant de grimper et de tendre le bras pour attraper la bretelle de son sac - puis de glisser et de tomber au sol. Je me mords les lèvres et me rapproche - tandis qu'il se redresse en marmonnant des jurons. Foutue empathie qui me fait sentir mal pour lui - tandis qu'il me dit de faire gaffe pour mon sac si je passe par là. J'acquiesce, et regarde la grille.

Je me fige. J'ai un lancé de merde, le sac passera jamais de l'autre côté. C'est comme jouer au basket un peu, sauf que le panier c'est l'autre côté de la grille. J'ai toujours été nulle au basket, un vrai plaisir.
Je prend un peu d'élan et lance mon sac - qui passe de l'autre côté avant de s'accrocher sur les pics au sommet de la grille. Génial. Au moins, il n'est pas sur le toit, c'est déjà ça. J'ai qu'à le récupérer sur le chemin.
J'entreprends alors d'escalader comme je le peux, me tenant comme si la grille pouvait ployer sous mon poids - ce qui serait vraiment ironique, considérant la plume que je suis. Au final, j'arrive au sommet sans trop de problèmes et avec seulement quelques griffures par les pics, récupérant mon sac - me rendant compte seulement au même que je ne sais pas comment descendre. Je grimace, regardant le sol. C'est pas si haut. Mais j'ai pas confiance en mon corps. Je soupire, et saute tout de même - atterrissant lourdement et comme une merde, explosant mes genoux, ce qui me fait grimacer et grogner. Je me redresse avec difficulté, me tenant les genoux, et regarde mon camarade.

« Ça va ? »

Bordel que je suis débile - bordel que je déteste cette putain d'empathie qui me fait passer pour une cruche. Sa chute était limite pire que la mienne, bien sûr qu'il pétait la forme. Au final, je ne peux pas m'empêcher de m'inquiéter pour les autres - tout le temps. Je secoues la tête - prenant mon sac sur une épaule.

« Moi, mon pouvoir me permet d'oublier encore plus le monde, en quelques sortes. »

Je n'en dis pas plus, par peur que cela puisse éventuellement griller ma couverture. Je soupire, j'ai mal aux jambes, j'ai un trou à mon survêt, et je suis épuisée. J'ai envie de me laisser tomber, mais je sens que je ne me relèverais plus si c'est le cas. Je m'adosse alors contre le mur du petit bâtiment, histoire de souffler un peu.

« La solitude me dérange pas plus que ça non plus, c'est mieux que de se faire insulter pour être soi-même. Ou pour être androgyne.»

Un silence s'installe. C'est gênant, je sais pas quoi dire, ni faire - j'ai pas envie de le suivre comme un petit chien, mais ça serait gênant de partir sans rien dire non plus, ou de le regarder silencieusement s'éloigner. Mais après, on se connaît pas, c'est pas comme si on allait se faire des adieux de films non plus.

« J'ai pas vraiment envie de te déranger plus que ça, alors... Si tu veux partir, te gênes pas. De toutes façons, maintenant, j'imagine qu'on peut chacun retourner dans nos résidences comme si de rien n'était. »

Et je pourrais peut-être profiter de quelques heures loin de ce monde avant que les migraines ne m'assaillent.
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