Brisons la loi du silence pour créer de nouvelles histoires au sein de cette bibliothèque. [PV Alex]

rédigé par Invité le Mer 7 Mar - 0:01
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"Y'a des gens sans humour..."


Plus le temps passait et plus Juaquim commençait à s’habituer à ces hybrides qui venaient lui serrer la main et même parfois la patte. Il se sentait à l’aise avec ses nouveaux camarades qui devaient sans aucun doute lui arborer un magnifique sourire jovial chaque matin, lui faisant presque regretter sa prosopagnosie. Dommage qu’il ne pouvait pas les regarder droit dans les yeux déjà qu’il avait dû apprendre le visage humain avec des dessins limite difformes pour ne pas être handicapé lorsqu’il fut plus jeune, mais d’un côté ce pouvoir qui lui était apparu dès son arrivée s’avérait être très utile. En effet, même s’il avait encore besoin de décrypter quelques pictogrammes qui s’affichaient sur le faciès des individus il pouvait se permettre de les aider dans leurs envies. Oh oui, combien de fois s’était-il rué jusqu’aux cuisines pour trouver à son ami Roger un bon sandwich parce qu’il avait faim ? Et combien de marches avait-il dévalé en portant un camarade hybride-escargot qui avait une envie pressante ? Autrement dit, ce don lui permettait de faire le bien autour de lui, ce qui le réjouissait et plus les jours passaient et plus il avait l’impression de se comporter en super-héros. Une idée lui avait traversé un moment l’esprit, celle de se déguiser en mariachi et se faire appeler « Super-Tacos » pour venir en aide aux autres avant d’y oublier à cause de sa mémoire de poisson rouge.

Mais comme on le sait tous, même Iron Man a besoin d’une petite pause, de détente dans ce monde de brutes et donc il fallait que Juaquim retrouve le calme. Pour une raison qui lui était inconnue il quitta sa classe pour aller rejoindre la bibliothèque. Bien qu’il n’aimait pas spécialement lire il devait avouer que lire des romans de son pays lui manquait énormément. Aussi des œuvres qu’on lui lisait souvent comme « Alice au Pays des Merveilles » ou bien encore « Le Magicien d’Oz » lui feraient sans doute grand plaisir à lire. Après maintes réflexions inutiles il s’était dit qu’il pourrait éventuellement s’identifier aux héroïnes puisque telle une Alice ou une Dorothy il se retrouvait dans un monde inconnu, étrange et potentiellement dangereux pour lui. Outre la reine de cœur qui aimait couper les têtes et la méchante sorcière de l’Ouest, ici ses camarades pouvaient être ceux qui le verront dans leur assiette à leur plus grand plaisir.

Ses doigts caressaient les livres et il cherchait le titre de l’un de ces ouvrages sans aucune préférence. Il espérait pouvoir trouver l’un de ces chefs d’œuvre avec facilité mais malheureusement la bibliothécaire ne semblait pas vraiment se soucier du rangement. Au bout d’un moment, il trouva le nom de Frank Baum sur l’arrête d’un bouquin et le prit aussitôt. Un grand sourire s’afficha sur le visage du mexicain lorsqu’il comprit qu’il n’avait pas seulement le premier volet, mais l’œuvre du Cycle d’Oz au complet. Tout heureux et presque en chantonnant doucement, il s’approcha d’une table où quelques élèves semblaient faire leurs devoirs ou faisaient quelques recherches. Il examina à chacun leur pictogramme en s’amusant de celui d’un type qui cherchait uniquement à fanfaronner devant une jeune demoiselle en se faisant passer pour un intellectuel. Juaquim voulut lui dire que même le pire des imbéciles pouvait aimer la lecture mais s’en abstint pour l’unique but qu’il n’avait pas envie de s’attirer des conflits.

Satisfait de sa trouvaille, il tapa dans ses mains tel Petit Ours Brun sauf qu’il ne sautera pas à pieds joints. Il entreprit d’ouvrir le livre pour le feuilleter au départ afin d’en vérifier l’état. Soudainement il remarqua quelques pages abîmées qui le firent grimacer. Comment les gens pouvaient-ils être aussi négligés ? N’avaient-ils pas appris le respect ? Le mexicain laissa échapper un soupir avant de s’arrêter sur l’illustration de la reine Ozma. Il fit la grimace, regarda la personne à côté de lui avec un petit sourire avant de se rapprocher d’elle.

« Hey, pssit ! Tu connais cette histoire ? »

Il lui montra la page en la bougeant un peu afin qu’elle remarque qu’elle était abimée.

« C’est l’histoire d’une femme déchirée… »

Et là il fit mine qu’il avait du mal à passer à la page suivante pour continuer sa blague, fier de lui.

« …qui n’arrivait pas à tourner la page… »

Là il s’esclaffa sous le regard médusé de ses camarades dont l’un qu’on appellera « Jean-Fayot » qui se permit alors de lui faire un reproche.

« C’est un CDI ici, on doit rester silencieux !
-Bah commence toi tout d’abord à te taire, murmura Juaquim à voix basse avant de reparler à son interlocuteur ou interlocutrice, au choix, à qui il avait fait la blague. Alors, tu as aimé ? »


rédigé par Alex Brzezicki le Mer 7 Mar - 2:37
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Brisons la loi du silence [...]
Tout était effrayant.
Le monde, les gens - tout. J'avais beau me dire que parmi tous les élèves, il y avait forcément des humains déguisés, comme moi - j'avais peur de tout le monde. Peur de me faire découvrir - peur que l'on sache mon identité humaine, et que je termine en repas pour hybrides.
Alors j'avais recommencé à m'isoler - comme je le faisais toujours. Pourtant, je m'étais dit que cet endroit serait comme un renouveau, et que je pourrais enfin m'épanouir. Mais malheureusement, on ne change pas si facilement une habitude - et la mienne était d'avoir peur des autres.

J'avais passé beaucoup de temps à utiliser mon pouvoir. Il n'était pas utile, et ne servait complètement à rien - mais il me plaisait. Et ainsi, j'avais déjà fait plusieurs passages à l'infirmerie pour des fatigues subites et migraines inlassables - et pourtant, je ne me laissais pas de l'utilisation de ce pouvoir. J'aimais pouvoir me trouver dans un autre monde - tout simplement - même s'il n'était pas réel. Même si personne ne me voyait. Même si j'étais seule.
Car au moins, c'était mon monde.

Ayant besoin de repos - sans écran, on m'avait précisé - j'avais donc décidé de me rendre à la bibliothèque pour retrouver mes mondes préférés sous une autre forme. Lire et imaginer tout un monde pouvaient procurer autant de bonheur que d'en visiter un - imaginer chaque recoin, chaque ville, chaque paysage jusqu'au moindre brin d'herbe, peindre les tableaux de chaque horizon dans son esprit. C'était un autre moyen de visiter des mondes et de se mettre à rêver - tout en reposant son corps et ses yeux.
Enfin, plus ou moins pour ces derniers.

Je m'étais donc installée à la bibliothèque - respirant avec joie l'odeur de poussière et de vieux livres, mêlé à une odeur de papier usé. Un sourire s'était dessiné sur mes lèvres, alors que je m'enivrais d'une de mes odeurs préférées, prête à partir vers d'autres univers. J'avais fais le tour des rayons, caressant du bout des doigts plusieurs de mes vieux amis pour les relire - Le seigneur des anneaux pour voyager à travers la Terre du Milieu et accompagner Frodon dans sa quête; des comics pour lire l'aventure de Supers-Héros; des mangas; ou encore Six of Crows pour observer le beau Kaz émettre des plans les plus réfléchis et se sortir de situations périlleuses.
Un mince sourire me chatouille les lèvres. Kaz, peut-être l'un de mes derniers coup de cœur. Les personnages irréels m'ont toujours apporté plus de soutien que les personnes du monde réel. Lorsque je lisais Kaz, j'avais l'impression que n'importe lequel de mes problèmes pouvait être résolu. Qu'il me suffisait de prendre la route et de suivre ses pas, ses murmures, pour arriver à mon but.
Je soupire - parfois, j'aurais aimé que mon pouvoir me donne la capacité d'entrer dans les livres.

J'avais donc pris les deux tomes de Six of Crows - et également le premier du Seigneur des anneaux, si jamais je finissais les deux autres avant de rentrer; et je m'étais plongé dans la relecture de ce chef-d’œuvre, idolâtrant ces personnages qui se dessinaient dans mon esprit, et qui ne vivaient seulement dans cet organe ou sur ces bouts de papiers.
Il faut savoir que lorsque je lis, c'est comme si tout s'éteignait autour de moi. Je ne perçois plus le monde - ou presque plus. C'est comme si mon esprit était transporté autre part, comme lorsque j'utilise mon pouvoir - sauf que c'est juste la faute à ma propre personne.
Néanmoins, j'avais perçu de l'agitation à mes côtés, et j'avais réussi à me reconnecter à la réalité pour prendre conscience de ce qui se passait.

Je capte donc à mes côtés une présence qui s'adresse à moi, et me tourne pour la regarder. Tout est encore flou, et semble se passer sous un filtre - et ce n'est qu'après avoir grommelé contre une personne au loin que j'entends clairement ce qu'il dit:

« Alors, tu as aimé ? »

Une seconde passe, puis une autre, alors que tout n'est que silence. Lentement, ses paroles me reviennent alors que je sortais de ma bulle. Puis, au bout de quelques secondes de flottement, j'éclate de rire. Je sens que j'attire quelques regards haineux mais tant pis - je ne m'attendais pas à entendre ce genre de blagues, ici, maintenant, dans une bibliothèque.
Après plusieurs «Chhhhhut!» enragés, je me calme tout de même - essuyant légèrement mes yeux avant de replacer mes lunettes correctement. Puis, je regarde mon interlocuteur, qui me regarde. Je lui souris timidement - avant de me figer lorsque j'aperçois son hybridation, un lion qui ne ferait qu'une bouchée de moi, humaine ou non. Je me décale instinctivement, prise de peur, mais je m'efforce de ne pas fuir et de paraître au moins sociable, pour une fois.

« C'est assez sympa, oui... Tu en as d'autres dans le genre? »

Je marque ma page et la referme, à l'écoute du lion.
rédigé par Invité le Sam 10 Mar - 1:39
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"Enfin une bonne spectratri.... un bon spectact... OOh! "


Si lui avait ri avant de se faire disputer, il en était autrement pour les autres. Chacun avait osé râler à leur manière, certains en l’insultant de sombre abruti et d’autres en ruminant dans leur barbe. Si jamais il avait pu voir leur faciès sans doute aurait-il vu des regards noirs qui lui étaient adressés. Les pictogrammes qui s’affichaient sur eux étaient tout simplement clairs ; ils souhaitaient encore une fois étudier ou tenter de draguer la jolie fille de leur classe, encore soit-il qu’elle ne soit réellement belle. Juaquim se concentra uniquement ensuite sur son interlocuteur ou interlocutrice, il n’en savait rien, afin de connaître sa réaction et lorsqu’il ria à son tour il fit de grands yeux. Si ce corps ressemblait à celui d’un garçon, assez petit cela-dit, sa voix lui disait qu’il avait tord sur son identité. En effet, il avait l’impression d’entendre une jeune demoiselle même si sa voix était quelque peu masculine sur certaines tonalités. Il plissa les yeux tout en l’écoutant attentivement. Mais qui était cette créature qui recula un peu comme si elle craignait qu’il ne la dévore.

« Bien sûr, j’en ai beaucoup, j’en ai énormément, j’adore l’humour et je vais même me marier avec elle. Mais si tu veux, j’ai une bonne blague.»

Il se mit à rire légèrement avant de se rapprocher à nouveau de cette étrange inconnue. Pour savoir s’il s’agissait bien d’une fille il avait quelques techniques mais il craignait qu’elle n’approuve pas ses méthodes. Oh oui, il était juste un simple élève et non un gardien de sécurité qui pouvait se permettre de toucher les autres afin de découvrir un objet caché comme une poitrine par exemple ou même un soutien-gorge rembourré avec des mandarines. Le mexicain referma le livre pour le poser sur la table avant de fixer la personne.

« Tu sais pourquoi parmi une bande de documentaliste, celle avec les cheveux rouges est celle qui a le plus de vocabulaire ? »

Il se met à sourire en laissant quelques secondes pour que son interlocutrice puisse répondre ou du moins réfléchir à la réponse.

« C’est parce que c’est La-rousse. »

Et il se mit à rire une nouvelle fois avant qu’il ne pleuve d’autres insultes à son égard même s’il pouvait entendre toutefois le rire de quelques personnes qui essayaient au plus de se contenir. Et oui, il pouvait raconter des blagues comme ça et il était prêt à continuer juste pour le fun et pour énerver le petit fayot qui rageait de désespoir dans un coin mais malheureusement il avait une conscience qui lui disait de se calmer surtout pour faire connaissance avec cette gerbille. Oh oui, il reconnaissait bien les oreilles de ce rongeur puisque sa sœur en avait une qu’il aurait volontiers bouffer tant elle faisait énormément de bruits. Il lui tendit la main, tout souriant.

« Sinon, je m’appelle Juaquim Diaz mais tu peux m’appeler par « Juju » ou « Didi ». Donne-moi n’importe quel sobriquet je le porterais fièrement comme un chevalier avec le blason de son roi. »

Et bien sûr il était fier de ce qu’il avait dit. Oui, il se sentait poétique comme si soudainement Victor Hugo était apparu en fantôme, l’avait possédé pour dire une phrase de toute beauté. Ne se sentant pratiquement plus, il estima qu’il avait le droit de jouer le petit curieux et de poser une question que nul n’avait pensé à le faire autant de fois que lui.

« Au fait, excuse-moi mais tu es une fille ou un garçon ? Disons que j’ai un petit handicap qui ne me permet pas de voir la bouille des gens alors…. »

Oui, autant être honnête et lui dire toute la vérité dès le début. Après tout, il se pouvait que ce garçon ou bien cette fille, à voir, ne supporte pas les gens comme lui avec un handicap. Oui, c’était de l’intolérance mais malheureusement on ne pouvait pas plaire à tout le monde, surtout à des imbéciles qui pensaient être supérieurs aux autres « car normaux ». Toutefois il espérait secrètement se faire une nouvelle connaissance puisque même s’il avait Tsuta il ressentait l’envie d’avoir de véritables amis sur qui compter.


rédigé par Alex Brzezicki le Sam 10 Mar - 3:40
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Quelques regards fusaient toujours en notre direction - mais j'avais décidé de les ignorer. De toutes façons, je pouvais très bien vivre en faisant comme s'ils n'existaient pas - et c'était pour le mieux.
Le jeune garçon me répondit qu'il en avait plein d'autres - des comme ça - et qu'il adorait l'humour, qu'il se marierait même avec. Ses mots me firent sourire, il avait l'air plein d'entrain, heureux, blagueur - et par-dessus tout, à l'aise avec les autres. Un peu tout le contraire de moi, quelque part - après, j'aimais bien rire aussi, être heureuse - juste que j'en avais rarement l'occasion.
Mais, étrangement, il semblait être l'une de ces occasions.

Il déclara qu'il avait une autre blague - et commença déjà à rire en se rapprochant de moi. Mon corps s'immobilisa une seconde - mais je tentais de me calmer. Ce n'est pas parce qu'il était un lion qu'il l'était vraiment - enfin, je me comprends. Mais je ne pouvais pas m'empêcher d'être quand même suspicieuse - et de trop penser. Peut-être m'approchait-il pour mieux me mettre dans son assiette? Peut-être voulait-il savoir si je pouvais être servie à la cantine? Trop de peut-être fusaient dans mon esprit - et je me concentrais à nouveau sur mon camarade pour tenter de les arrêter. Il avait posé son livre, et me regardais. Puis, il me posa une question pour commencer sa blague, et laissa un court silence - pendant lequel je réfléchissais à la réponse possible, sans trouver.

« C’est parce que c’est La-rousse. »

Je le regardais éclater de rire quelques millisecondes - avant d'étirer mes lèvres en sourire et de le rejoindre dans un rire léger - pas aussi fort que le sien, en tout cas. Je riais rarement très fort - la fois précédente ayant été majoritairement causée par la surprise. Mais je ris tout de même - après tout, il n'était pas très difficile de me faire rire. De nouvelles personnes nous jetèrent des regards noirs, mais tant pis - de toutes façons, certains d'entre eux n'étaient pas mieux que nous à draguer la jolie fille du lycée - ils étaient même plus bruyants, à faire leur coqs. Et puis tant pis pour ceux qui bossent, la bibliothèque est parfois bruyante - paradoxalement - et une salle de classe ou sa chambre est un bien meilleur endroit pour travailler.

Une fois chacun de nous calmé, il me tendit la main - tout sourire - et se présenta. Juaquim Diaz - Ou Juju - ou Didi. Ou n'importe quel surnom que je pourrais lui donner - il serait ravi de le porter. Je fis un mince sourire et pris timidement sa main pour la serrer - main qui me semblait minuscule dans la sienne, chaude.

« Enchanté...Juaquim. Moi c'est Alex Brzezicki, et je n'ai pas vraiment de surnoms, mais libre à toi d'en trouver un si tu le désires.»

Je gardes un sourire gêné - j'aimerais bien lui donner un surnom, mais j'ai l'impression de ne pas le connaître assez encore. Je ne voudrais pas que demain, ce surnom soit évaporé dans les airs, tout comme ce qui aurait pu une amitié naissante. Et puis, j'aimerais un surnom aussi - mais je n'ai jamais eu d'amis assez proches pour que ça arrive. Et puis, Alex est déjà comme un surnom, on peut pas faire grand chose avec.
Il me demande ensuite si je suis un garçon ou une fille - et si j'avais souris aux mots qui étaient chez moi une habitude, mes lèvres perdirent leur étirement lorsque qu'il m'expliqua avoir un handicap ne lui permettant pas de voir le visage des gens. Mince alors ! Je me sentais mal pour lui. Je ne connaissais pas vraiment ce qu'il pouvait avoir, mais maintenant j'étais curieuse - et c'était sûrement quelque chose que j'allais chercher une fois que j'en aurais l'occasion. Encore faut-il que je trouves à partir de « ne pas voir le visage des autres », ce qui pouvait me laisser patauger longtemps.

« T'en fais pas, va », je déclares avec un mince sourire. « Mon visage est tellement androgyne que tu n'aurais pas deviné non plus je pense. Mais sinon, je suis une fille. »

Habituellement, j'aimais laisser planer le mystère - laisser les gens réfléchir à ce que je pourrais être, et jouer aux devinettes. Mais je me sentirais mal de lui faire subir la même chose - et quelque part, c'était un peu méchant. C'était aussi une flemme de sociabilisation, d'un côté.

Je pose ma tête contre ma main, regardant le jeune garçon.

« C'est grave, ton handicap ? Tu es né avec? Enfin, t'es pas obligé de répondre non plus, hein...»

Un sourire gêné se dessine - j'espère ne pas le déranger avec cette question, j'ai le chic pour poser les mauvaises questions et toujours déranger. Mais je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter - mon éternelle empathie - et de me sentir mal pour lui.

«S-sinon, tu lis quoi ? », ajoutais-je rapidement pour changer de sujet,
dans le cas où j'aurais foiré précédemment.
Mon éternelle angoisse.
rédigé par Invité le Dim 11 Mar - 1:46
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"Bonjour Señorita ! "


Comme attendu, la demoiselle se mit aussitôt à rire derechef à sa blague, à croire qu’elle appréciait et comprenait son humour ridicule quoique parfois peut-être trop subtile pour des personnes qui ont un balai enfoncé dans un orifice. Ceci dit il remarqua qu’elle ou qu’il, parce qu’il n’en était pas encore sûr, s’était braquée lorsqu’il s’est rapproché à nouveau d’elle. A croire qu’elle avait un souci avec lui, qu’elle craignait qu’il ne la dévore en se ruant soudainement sur elle. Il fallait qu’il mette les choses au clair avec elle avant qu’elle ne prenne la poudre d’escampette ou même de Perlimpinpin. La personne se présenta au nom d’Alex. Le nom de famille ? Notre mexicain avait beau être respectueux des noms mais lorsqu’ils étaient trop difficiles à retenir pour lui mais lorsque c’était limite une partie de Scrabble mal gérée, il n’arrivait pas à les mémoriser.

« Enchanté Alex ! Laisse-moi te donner un petit surnom alors ! Quelque chose d’original. Tu es une gerbille, l’une de ces créatures démoniaques de la famille des muridés… qui aime perturber le sommeil des honnêtes gens. Oh lolo… je crois que je vais t’appeler «Bibille ». Quitte à ne pas jouer avec ton nom, autant jouer avec ton côté rongeur non ? »

Il lui sourit de plus belle en rapprochant son visage du sien.

« Tu sais, ce n’est pas parce que je suis un lion que tu dois avoir peur de moi. Je te vois te braquer et reculer mais ne t’inquiète pas…. je ne mange pas les souris et leurs amies. »

Juaquim se redressa ensuite en gloussant comme une tourterelle tout en tapotant à trois reprises l’épaule de son interlocuteur qui s’avérait être une interlocutrice. Etrangement ça l’intéressait énormément sans doute parce qu’il n’était qu’un gros dragueur. Il se savait sans saveur telle une glace au yaourt nature sans garniture mais il savait qu’il ne manquait pas de charme quand il affichait un grand sourire qu’il ne pourra jamais admirer dans le reflet d’un miroir. Il fallait qu’il joue ainsi le beau jeu pour essayer de séduire la demoiselle.

« Androgyne, que tu ressembles aussi bien à une fille qu’un garçon ? C’est bien ça ? Ça ne m’applique pas à moi cette loi du physique ! Juste que tu caches bien comment tu es roulée alors c’est vrai que ce n’est pas pratique pour définir si tu es une señorita ou non. Mais soit. Je suis content que tu me l’aies dit. »

Après tout elle aurait pu faire un coup foireux afin de s’amuser de lui comme l’auraient fait ses anciens camarades d’autrefois. Si à partir du collège ça avait été plus facile pour lui de deviner si l’interlocuteur était une fille ou un garçon, il en avait été autrement en primaire avec toute la gente féminine qui n’était pas formé. Il se souvenait s’être basé sur leurs cheveux mais malheureusement au Mexique comme dans tout autre pays occidental, les garçons pouvaient avoir les cheveux longs et les filles à la garçonne. Là, au moins, il avait la certitude qu’Alex n’était pas un gars avec qui parler de fille. Non, bien au contraire, elle serait une sorte de proie à ses blagues vaseuses et à ses tentatives étranges de la séduire. En tout cas, voilà qu’elle commençait à lui poser des questions concernant son handicap ce qui surprit notre jeune homme. En effet il n’était pas habitué à ce qu’on lui demande des choses dessus si ce n’était que si c’était une plaisanterie ou non. Il fit la moue, quelque peu gêné avant de se décider tout de même à répondre.

« Je suis malade depuis ma naissance et disons que tout dépend par ce que tu sous-entends par « si c’est grave ». Je suis incapable de reconnaître des gens, de me faire correctement des amis et je dois trouver des solutions qui me permettraient alors de les reconnaître. Cheveux, lunettes, style vestimentaire et surtout la voix. Y’a même les parfums qui peuvent jouer mais les gens ont peur lorsqu’un type vient de les renifler. »

Il avait répondu sur une voix calme, voire même sereine. Après tout, Alex avait bien le droit de poser des questions et de le connaître un peu plus, non ? S’il souhaitait se rapprocher d’elle il ne pouvait que lui énoncer les vrais faits le concernant afin que leur amitié soit sur un solide pilier. Le pictogramme sur la tête de la demoiselle changea pour montrer une nouvelle interrogation et il ne put s’empêcher de sourire en prenant le livre pour le présenter à Alex comme s’il s’agissait de son propre ouvrage.

« Je lisais « Le Cycle d’Oz ». J’ai toujours adoré cette histoire avec celle d’Alice au Pays des Merveilles. Malheureusement les gens ne connaissent uniquement le premier livre, celui avec Dorothy alors qu’il y a une suite. Je ne suis pas un grand lecteur mais j’adore quand il s’agit de personnes qui atterrissent dans un autre monde même si, en soit, je me demande pourquoi les héroïnes cherchent toujours à rentrer chez elles, à croire qu’elles refusent de rester dans un endroit qui leur ressemble, qui leur donne une seconde chance. Mais bon, je pense qu’on ne pense pas tous pareil, je me trompe ? Sinon ce serait ennuyant. »

Et oui, pourquoi elles retournaient chez elles ? Alice était dans un monde de fous, elle-même était folle. Le Disney ne montrait pas comment elle se frappait elle-même après avoir triché lors d’une partie de croquet contre sa propre personne. Autrement dit, elle avait suivi un lapin, trouvé un endroit qui aurait pu lui correspondre, elle aurait pu grandir dans le Pays des Merveilles mais avait préféré retourner chez elle. Jabberwocky, Chapelier Fou, Lapin Blanc… Elle avait tout quitté comme si ce n’était rien qu’une chimère sortie tout droit de son imagination. Si le premier livre y laissait à croire, les suivants faisaient bien comprendre que tout était peut-être réel. Il retint un soupir et appuya son coude contre la table pour loger sa joue dans la paume de sa main avec un grand sourire.

« Et toi, qu’est-ce que tu lis ma Bibille ? »



rédigé par Alex Brzezicki le Dim 11 Mar - 5:04
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Au moment même où il apprend mon nom, Juaquim entreprend de me donner un surnom - quelque chose d'original. Il réfléchit quelques instants - partant du fait que je suis une Gerbille. Puis, avec un grand sourire, il annonce qu'il va m'appeler « Bibille » - précisant que si on ne peut pas jouer avec mon nom, autant jouer avec mon côté de rongeur. Mes lèvres s'élargissent légèrement - c'est un peu étrange, mais c'est la première fois que quelqu'un cherche à me donner un surnom affectif. Ça me faisait une étrange sensation au sein de la poitrine - un semblant de chaleur qui se répandait.

Le jeune garçon rapprocha subitement son visage du mien - ce qui me surpris et me fit rougir légèrement. Il était un peu trop près - puis il déclara que ce n'était pas parce qu'il était un lion que je devrais avoir peur de lui, il ne mangeait pas les souris. Un sourire gêné se dessina sur mes lèvres - il avait dû remarqué mon malaise et ma prudence. Je n'étais vraiment pas discrète.
Juaquim se redresse alors - gloussant légèrement. Je le regarde - toujours gênée, essayant de me calmer.

Il reprend la parole - parlant de mon physique, expliquant que le fait que je ressemble autant à un garçon qu'à une fille ne s'appliquait pas à lui - sûrement parce qu'il ne pouvait pas voir mon visage, du coup. Mais il ajoute ensuite que vu que je caches comme je suis « roulée », il est difficile de savoir. Je souris légèrement - riant presque. Ce n'est pas que je cache, c'est juste que j'ai vraiment rien - niet, nada. Juaquim est cependant content que je lui ai dit la vérité - et je suis heureuse de ne pas l'avoir laissé chercher. Ça aurait été méchant, et je déteste ça. Surtout que ce n'était vraiment pas sa faute - il ne pouvait pas discerner les quelques traits féminins sur mon visage. Je me serais sentie mal de lui faire subir ça - et il l'aurait sûrement mal pris. Puis, il avait l'air gentil, alors peut-être que pour une fois, je pouvais ne pas avoir trop peur de m'ouvrir.

Le jeune garçon parut gêné de ma question - et je me mordis les lèvres, m'en voulant un peu. Je ne voulais pas l'obliger à parler de sujets douloureux. Et pourtant, il me répondit tout de même d'une voix calme - m'expliquant qu'il avait ce problème depuis la naissance, et qu'il ne reconnaissait pas les gens - étant donc incapable de se faire des amis sans trouver des méthodes pour reconnaître les gens. Je l'écoutais attentivement, mal pour lui. Au final, il avait une excuse véritable pour quelque chose que je faisais depuis toujours : ne pas me faire d'amis.

Juaquim finit par m'expliquer le livre qu'il lisait - tout en exprimant son point de vue. Il aimait beaucoup quand les personnages arrivaient dans un nouveau monde, et ne comprenait pas pourquoi ils tentaient toujours de rentrer chez eux, alors qu'ils avaient à leur disposition un endroit qui leur ressemblait. Je souris, ça me faisait penser à mon pouvoir. Plonger dans un monde qui me ressemble, reflète ce que je suis. Sauf que je veux y rester - et que malheureusement, je ne peux pas. C'est un peu le contraire des héroïnes dont il parle. Peut-être que je ne suis pas une héroïne alors - je ne suis qu'un personnage basique.

Le jeune garçon appuie son visage contre sa main tout en me regardant avec un grand sourire, me demandant ce que je lis - avec mon surnom. Je ne peux m'empêcher de sourire bêtement - c'est débile, mais entendre quelqu'un me donner un surnom est vraiment nouveau pour moi. C'était agréable, quelque part.

« Hm, je relisais les romans « Six of Crows », qui ne sont pas assez connus à mon goût. C'est pourtant une histoire passionnante, qui m'a tenue en haleine jusqu'à la fin... et les personnages sont vraiment bien écrits ! Mais j'ai aussi pris le premier tome du Seigneur des Anneaux, pour le relire. J'aime bien les univers complètement nouveaux, qui nous permettent de rêver...»

Je fais une légère pause, laissant ma phrase en suspens. Si mon pouvoir me permettait de voyager en Terre du Milieu ou d'arpenter les rues de Ketterdam, je ne sortirais probablement plus de chez moi - peut-être pour ça que mon pouvoir ne se limitait qu'aux jeux vidéos, il devait inconsciemment savoir que je finiras par ne plus jamais retourner au monde réel.

Je reporte mon attention sur Juaquim.

« Je ne savais pas, pour la suite du Magicien d'Oz, j'imagine que j'ai dû le louper... Mais maintenant, je suis curieuse, et j'ai envie de lire la suite. Sinon, je suis du même avis que toi - les mondes nouveaux sont bien plus intéressants, je préférerais y rester plutôt que de retourner chez moi... J'imagine que mon raisonnement diffère de celui des héroïnes de romans. »

Je souris légèrement. Évidemment, quand on voit ce qu'était devenu mon chez moi, il est évident que n'importe quel autre monde était plus accueillant. A part les mondes chaotiques, bien entendu. Mais un monde qui me ressemble, un monde rien que pour moi - quelque part, c'était un peu ce que je cherchais depuis toujours. Et un peu ce que je m'imaginais depuis toujours, m'inspirant de mes univers favoris. Malheureusement, on ne peut pas rester enfermé dans son esprit à tout jamais.

J'offre un sourire empathique à Juaquim - prenant ensuite consciente qu'il ne le voit peut-être pas. Mais l'intention y est, c'est déjà ça.

« C'est triste, pour ton handicap... J'aimerais bien pouvoir t'aider. Je n'ai jamais vraiment pu me faire d'amis non plus, mais c'est plutôt parce que j'étais trop « différente », ou « étrange » à leurs yeux... Au final, j'ai fini par ne plus « voir » les gens, mais plus par choix...»

Je reste quelques secondes à fixer le vide - puis me rend compte de tout ce que je viens de dire. Le rouge me monte aux joues, et je tente de me reprendre.

« E-enfin, je racontes n'importe quoi ! ...Parles-moi un peu de la suite d'Oz... Ou des livres que tu aimes lires... Ou des mondes que t'aime bien, ou comme tu veux...»
rédigé par Invité le Ven 16 Mar - 15:44
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"Quelqu'un qui peut me comprendre... "


Les gens les regardaient et certains préféraient même fuir ce lieu paradoxalement bruyant. Malheureusement pour eux, Juaquim n’était pas prêt à s’en aller lui aussi maintenant qu’il avait fait la connaissance de la jeune gerbille. Il n’avait pas envie de quitter les lieux pour la simple et bonne raison qu’il avait envie de faire davantage connaissance avec Alex. Tandis qu’elle lui répondait, il l’examinait attentivement pour ne pas à avoir à la confondre avec d’autres filles… ou même garçons vu son physique qui le laissait perplexe parfois. S’il ne pouvait pas voir les visages, le mexicain pouvait toutefois retenir ces grandes lunettes comme peu de gens en portent pour la simple raison qu’elles sont plus coûteuses pour une raison qui lui échappait mais également parce qu’elles étaient passées de mode. Après tout, même les lentilles et les montures pouvaient être des phénomènes de mode ; si lors d’une année les montures carrées étaient prisées, l’année suivante c’était les grosses épaisses aux motifs qui laissaient à désirer. Juaquim pouvait également se fier à la coiffure de la jeune demoiselle mais malheureusement elle pouvait changer à tout moment et opter pour une coupe à la garçonne ou bien de se les plaquer contre le crâne. Non, il se contenterait tout simplement de ses lunettes et même également de son odeur. D’ailleurs, devait-il lui demander si elle avait un parfum ? Ou alors dans ce cas la renifler ? Car même s’il n’était qu’un simple humaine déguisé en un lion, il pouvait différencier les différentes odeurs puisque tout le monde avait la sienne.

« J’ai commencé à lire Six of Crow, mais il faut que je continue… Je dois t’avouer qu’à faire toutes mes idées je n’ai pas le temps de lire en général. Disons que je préfère aller courir de partout… Je ne tiens jamais en place ma pauvre Bibille… Mais en tout cas, je crois comprendre que tu es une geek pour aimer le Seigneur des Anneaux ? »

Bien sûr, ce n’était pas grâce à de la réflexion mais surtout par un mauvais jugement qui s’avérait être vrai pour le cas de la demoiselle. Combien de personnes estimaient un adorateur des œuvres de Tolkien pour un geek tout comme des gens se considéraient être otaku pour lire uniquement du Naruto ou du Bleach sans chercher à étoffer sa culture des mangas, des animes et même des jeux vidéos ? Alex aurait pu tout simplement être un simple rat de bibliothèque ou quelqu’un qui adorait tout simplement l’heroic-Fantasy mais malheureusement pour elle, elle était tombée sur un gros bêta qui pouvait porter trop rapidement un jugement.

« Oh ne t’inquiète pas, tout le monde ignore en général qu’il y a une suite, même pour Alice au Pays des Merveilles ; il n’y a pas que « De L’Autre Côté du Miroir » mais après je pense aussi que c’est parce que ça devient un peu trop farfelu pour les enfants. Après tout, si on leur interdit la drogue il vaut mieux aussi leur éviter des œuvres écrites par un écrivain venant d’une époque où l’opium était toléré. »

Il se mit à rire bruyamment comme à son habitude tout en se claquant la cuisse. Tout d’un coup il eut une idée. Sans doute était-elle mauvaise mais il croyait comprendre que la jeune fille préfèrerait elle aussi vivre dans un monde complètement différent et qui l’accepterait telle qu’elle est. Peut-être était-elle dans le même cas que lui, qu’elle n’arrivait pas à se faire entourer mais pas à cause d’un handicap mais à cause d’autre chose. Est-ce qu’elle était associable ? N’aimait-elle pas aller voir les gens ? Etait-elle timide ou bien craignait-elle de se faire dévorer ? Mais dans ce dernier cas, serait-ce parce qu’elle était humaine tout comme lui ou parce qu’elle craignait la chaîne alimentaire ? Le jeune homme continua à regarder Alex, commençant à penser qu’elle lui plaisait réellement d’une certaine façon. En effet, elle semblait être compréhensive contrairement à tout ceux qu’il avait croisé jusque-là mais aussi adorable. Il regrettait de ne pas pouvoir voir son visage, craignant que s’il loupait en lui tirant les joues il enfonce ses pouces dans les yeux de la jeune fille. Son sourire s’éclipsa légèrement lorsqu’elle se mit à lui parler de son handicap. Est-ce qu’elle compatissait ? Avait-elle de la pitié pour lui ? C’était gentil de sa part et savoir qu’elle ne le critiquait pas lui donnait envie de la câliner. Il sourit légèrement, tendit son bras et ébouriffa les cheveux d’Alex.

« C’est gentil mais ne t’inquiète pas pour moi. Je m’en sors au final d’une certaine façon. J’arrive à reconnaître les gens d’une certaine façon ma petite Bibille. Et puis tu sais, ça me permet au moins de ne pas voir les faces de cons et ne pas juger les autres pour leur faciès. Cet handicap a tout de même un certain point positif, non ? Et puis…. »

Il souleva le menton de la demoiselle pour mieux regarder cette tête à la face lisse comme une banquise.

« Pour moi tu n’es pas étrange, si tu veux savoir. Tu es quelqu’un de super sympathique qui me donne envie de te connaître encore plus parce que je t’apprécie déjà, tu vois ? Laisse les autres juger car seuls les imbéciles décident de ressembler aux autres pour mieux se fondre dans la masse. Seuls ceux qui acceptent d’être différents des autres se font remarquer et ont de la valeur. »

Il sentait qu’il allait se faire des ennemis mais il s’en fichait totalement. Quelqu’un le regardait, lui jetait un regard mauvais, mais qui ? Ça Juaquim n’en savait rien néanmoins il était prêt à s’en découdre si jamais le gugusse venait à le provoquer après les cours du lendemain à seize heures et demi, le temps de manger une barre chocolatée et de vider deux-trois Capri Sun avec la paille. Ouais. Lorsque Alex se mit aussitôt à lui demander de parler un peu plus des livres qu’il aimait, le mexicain ne put s’empêcher de sourire de plus belle avec des yeux mouillés. En effet, il avait l’impression d’avoir trouvé quelqu’un avec qui il pourrait le plus clair de son temps à enquiquiner, allant la voir tous les jours pour lui demander des nouvelles et tout…. Ils étaient différents sur plusieurs points et ça il le sentait, mais d’un autre ils avaient des points communs qui pourraient faire leur force. Récupérant sa main il répondit ;

« Je t’avoue qu’un monde un peu foufou est toujours plaisant à voir, quelle que soit l’œuvre. Je t’avoue que si nous vivions dans un monde où il y a des créatures fascinantes, aussi bien des petites choses poilues qui ressemblent à des bigoudis avec des pieds, des villages remplis de personnages en porcelaine, et tout pleins de trucs dans ce genre, je ne serais pas là à étudier mais plutôt dehors à jouer Dora l’Exploratrice… et je t’emmènerai avec moi pour jouer…. Gerbillebouche. Ou « Bille-Bouche » plutôt. »

Il ria encore un peu avant de reporter son regard sur le livre du Magicien d’Oz.

« La vie serait meilleure. Mais soit, on n’y peut rien si notre monde est comme ça, non ? »

Même si en soit il vivait une certaine forme d’aventure ; après tout, il devait étudier avec des gens qui pouvaient à tout instant le manger. Malheureusement ce n’était toujours pas assez pour le garçon qui en avait marre de devoir se lever le matin pour aller en cours en faisant attention à ne pas être trop brusque avec sa queue de lion pour ensuite étudier le soir, faire ses bêtises habituelles et aller se coucher. La vie était monotone pour lui. Juaquim se retourna à nouveau vers la demoiselle.

« Et toi alors ? Dans quel type de monde tu aimerais vivre ? »



rédigé par Alex Brzezicki le Ven 16 Mar - 20:49
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J'écoutais Juaquim - un peu gênée par ma maladresse. Mais il m'annonça qu'il avait commencé « Six of Crows », et qu'il fallait qu'il continue. Mes yeux s'illuminèrent - et même s'il ne pouvait probablement pas le voir, je le regardais avec admiration. C'était la première fois que je croisais quelqu'un qui connaissait le livre, même s'il n'avait pas tout lu. Il prévoyait de lire la suite, et c'était largement assez. Je ne pus m'empêcher de sourire - heureuse d'avoir enfin trouvé quelqu'un qui lisait également le livre. J'avais envie de lui poser des tas de questions sur ce qu'il avait pensé du premier tome, mais je me retins tout de même. Peut-être que plus tard, je lui demanderais - mais d'abord, j'allais écouter ses réponses.
Il ajouta d'ailleurs qu'il avait tendance à ne pas tenir en place, ce qui ne lui donnait pas énormément de temps pour lire. Je souris - il avait l'air d'avoir de bonnes références, tout de même. Il devait quand même être un bon lecteur, ou alors il était tombé sur les bon livres.  Mais il avait tout de même l'air d'aimer lire.
Il ajouta ensuite que je devais être une geek, pour aimer le Seigneur des Anneaux. Je ne pus empêcher un léger rire - il n'avait pas vraiment tord, mais j'étais une geek pour toutes les raisons possibles, et pas seulement pour le Seigneur des Anneaux. Mais j'assumais - car c'était une partie de moi, une partie de mon histoire.
Et une partie de mon présent et futur, sûrement.

Juaquim déclara ensuite que la plupart des gens ignoraient qu'il y avait une suite au Magicien d'Oz ou à Alice, à part « De l'autre côté du miroir ». Mais selon lui, c'était parce que ça devenait ensuite trop farfelu pour les enfants. Je souris, pensive - maintenant, j'avais vraiment envie de dévorer ces livres pour en apprendre plus. Peut-être que emprunterais certains livres, ou alors que je resterais plus tard pour lire. A voir comment la discussion avec Juaquim tournerait - mais il avait l'air sympathique, et je me sentais étrangement à l'aise en sa présence. D'un certain côté, j'avais l'impression qu'il pensait comme moi - ou du moins, qu'il comprenait ma façon de penser. Et que le fait qu'elle soit différente ne lui importait pas.

Juaquim rit - et ça me fit sourire. Il avait l'air d'être une personne qui riait facilement. Une personne naturellement joyeuse, et de bonne humeur. Je ne riais pas souvent, mais il en fallait tout de même peu pour me faire rire. Quelque chose me disait que si je traînais avec lui, je commencerais à rire bien plus souvent.
Après que j'ai parlé de son handicap, il m'ébouriffa les cheveux - ce qui me fit un peu rougir. Je n'avais pas vraiment l'habitude d'avoir des contacts physiques avec les gens - du moins, pas des contacts affectueux. Du coup, ça me surprenait toujours un peu. Mais ce n'était pas forcément désagréable.
Juaquim déclara que je n'avais pas à m'inquiéter pour lui - plus facile à dire qu'à faire, j'étais un moulin à inquiétude. Il ajouta qu'il arrivait à reconnaître les gens d'une manière ou d'une autre, et qu'au moins il n'avait pas à voir les têtes de « cons », ou à ne pas juger les autres - et que du coup, il y avait quelques points positifs. Je ne pu refréner un léger rire à nouveau - c'était précisément pour ça que j'avais tendance à ne pas « voir » les autres, à les oublier, à me refermer complètement. C'était pour oublier leur existence.

Sa main caressa soudainement mon menton pour le relever. Je sentis son regard plonger dans le mien - bien que je savais qu'il ne voyait probablement pas mes yeux. Il déclara que pour lui, je n'étais pas étrange - j'étais sympathique, et il avait envie d'en savoir plus sur moi, qu'il m'appréciait déjà. Ses paroles me firent rougir à nouveau - je recevais rarement des compliments. Jamais, même. Surtout des phrases aussi belles, et aussi... Sincères ?
Il était vraiment sympathique, différent des autres. Il avait l'air franc et sincère dans chacune de ses paroles - après, peut-être que c'était ainsi que je le voyais. Je détournais le regard - je n'aimais pas trop m'accrocher aux gens. C'était une peur de toujours - car trop s'accrocher signifiait souffrir lorsqu'on se faisait jeter. Mais est-ce que Juaquim était du genre à abandonner ses amis ? Il avait plutôt l'air du genre à aimer rencontrer des gens, et à les garder près de lui. Mais je ne le connaissais pas - donc je ne savais pas.

Le lion prit ma main, et me parla des mondes qu'il aimait bien - des mondes fous, loufoques - et que s'il vivait dans un tel monde, il serait déjà parti à l'aventure, comme Dora l'exploratrice. Je souris - moi aussi, si j'étais dans un monde comme celui-ci, je me la jouerais Bilbo le Hobbit, à partir en aventures. C'est ce que je faisais quand j'utilisais mon pouvoir, d'ailleurs. Mais malheureusement, ces aventures étaient bien trop courtes à mon goût... J'espérais qu'un jour, je pourrais y passer plus de temps.

Juaquim me demanda ensuite dans quels mondes j'aimerais vivre. Mon regard se perdit quelques instants dans le vide - réfléchissant à la question. Puis, je plantais mes yeux dans les siens.

« Tous, tant que ce n'est pas celui-ci. »

Je laisse mes mots flotter quelques secondes, avant de reprendre en levant le regard.

« Que ça soit un monde fantastique comme dans le Seigneur des Anneaux ou Dragon age, un monde loufoque comme Alice ou Le Magicien d'Oz - un monde dans l'espace comme Star Trek, un monde aventureux comme le pays d'Hyrule... Que ça soit les rues de Ketterdam, les villes chaotiques de jeux post-apocalyptiques... Et même les villes connues, d'antan ou d'aujourd'hui comme dans Assassin's Creed, ou Beyond Two Souls... Chaque monde a quelque chose qui m'attire, quelque chose qui me donne envie d'y vivre. Peut-être tout simplement parce que, quelque part, ils ne sont pas réel. »

Je me tus quelques instants, le regard perdu. Sans m'en rendre compte, j'avais laissé mon être parler - et énoncer seulement des exemples humains. J'espérais qu'il y avait ces titres aussi à Animaland, ou sinon je me ferais griller très rapidement. Après, je pouvais être une hybride s'intéressant aux ouvrages humains... Non ?
Je soupire légèrement, reportant mon attention sur mon interlocuteur, avant de sourire.

« Au final, tu as raison. Vivre dans de tels mondes rendrait la vie meilleure, mais on n'y peut rien. »

Et encore, je peux visiter certains de ces mondes. Certains, seulement. Mais c'était déjà ça - même si c'était plus comme une balade fantomatique.
Je regarde le lion, souriant.

« Sinon, je pense que je suis ce qu'on peut appeler une geek, oui. Mais pas seulement à cause du Seigneur des Anneaux... Je pense que ça ne doit même pas faire un dixième des raisons, d'ailleurs. »

Et puis, mes lèvres laissent échapper des mots d'eux même - emportés par mon esprit têtu et qui à tendance à être beaucoup trop empathique.

« Si jamais un jour tu as un quelconque problème pour reconnaître quelqu'un, ou un quelconque problème à cause de ton handicap... Je veux bien t'aider et être tes yeux de secours. »

Et sur ces mots, je tapote mes lunettes pour accompagner mes paroles - n'ayant pas conscience de ce que mon esprit vient de me faire dire.

Naïve que tu es, Alex.
rédigé par Invité le Jeu 29 Mar - 22:51
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Mais que disait-elle là ? Est-ce qu’elle aussi n’aimait pas ce monde ? D’un côté il pouvait la comprendre mais d’un autre ça le surprenait. Elle n’était donc pas une hybride ? Une réelle hybride ? Pourtant elle devait bien aimer celui-ci, sans humain enquiquinant mais d’un autre côté c’était vrai qu’elle pouvait se faire attaquer par un prédateur désireux d’en faire son quatre-heures. Il fit la moue ; malheureusement pour elle, le pays des humains était pire que celui des Hommes à demie-bêtes. Il n’y avait pas de race et pourtant ils se tapaient tous dessus pour x raisons. Elle lui lâcha quelques titres qui lui donnèrent au final raison. Oh non, c’était quelque chose d’humains et elle se vendait toute seule. La pauvre, devait-il faire semblant de ne pas l’avoir entendue ou lui prévenir que lui-même était dans cette situation ? Elle devait stresser d’un côté, devait le penser qu’il était lui aussi un terrible prédateur qui voulait lui manger les bras, les jambes, les mains et la tête, alouette, sans aucune pitié. Il fallait donc qu’il l’avertisse de sa véritable nature. Si jamais il se trompait ? Tant pis, le rongeur ira prévenir sa bande et il se fera manger, grignoter, avec les petites dents de gerbille de la demoiselle. Après tout, ne se fichait-il pas de mourir au point de risquer sa vie en courant dans tous les sens, manquant parfois de perdre sa magnifique queue de lion ?

En tout cas elle se remit à parler, prévenant qu’en effet elle était une geek, autrement dit Juaquim avait eu raison de penser ça d’elle bien que les jeux vidéo qu’elle avait énoncé eut pour effet de souligner la théorie. Elle faisait donc parti de ces gens qui aimaient les consoles de jeux vidéo, la science-fiction, les mangas et les comics au point d’en oublier l’existence de la vie réelle. Le mexicain avait tenté autrefois d’en devenir un mais en vain ; il préférait largement sortir faire du parcours pour se vider l’esprit plutôt que de rester plusieurs heures d’affilée devant un écran. Il trouva ça mignon, adorable, bien qu’il commençât à s’inquiéter pour la santé de la jeune fille ; elle n’allait quand même pas s’abîmer les yeux uniquement pour le plaisir ? C’était étrange de voir que des gens étaient capables de jouer les masochistes et mettre sur une table de poker leur santé. Il fronça les sourcils lorsque le pictogramme sur le faciès de la demoiselle changea ; au lieu d’un bonhomme qui souhaitait parlait il y avait une main qui se tendait. Elle voulait lui rendre service ? Les derniers dires de la gerbille lui affirmèrent ses suppositions ; elle voulait bien l’aider à reconnaître certains visages. Cela toucha énormément le garçon qui en avait pratiquement les larmes aux yeux. Enfin quelqu’un qui souhaitait l’aider et non le laisser dans sa pacotille et ce malgré le fait qu’il trouvait toujours une technique pour reconnaître les gens. Un grand sourire s’afficha sur le visage de l’adolescent qui ne pouvait pas refuser une telle preuve de bonté, démontrant ainsi que les humains pouvaient également avoir de l’empathie.

« Et bien, j’accepte volontiers ma Bibille. Gracias. »

Il ne se rendit pas compte sur le coup qu’il avait parlé espagnol, il se dit tout simplement que les gens pourraient prendre son remerciement pour un jargon qu’il aurait inventé avec la demoiselle. A moins qu'il y avait des hybrides espagnols ou mexicains... Sans crier gare il se rapprocha de la demoiselle pour la prendre dans ses bras avec un énorme sourire. Oui, il lui faisait un câlin.

« Tu es vraiment trop adorable et en plus tu sens super bon. Mais tu sais quoi ? C’est pour ça que je vais te demander un truc…. »

Il chuchota doucement pour que personne ne l’entende ;

« Tu es une humaine, c’est ça ? »
Il fallait bien la prévenir, l’avertir qu’elle ne craignait rien avec lui. « Je ne te ferais aucun mal, promis. Joue juste le jeu de la future kidnappée jusqu’à un coin de bibliothèque. »

Et puis il se mit aussitôt à lui mordre l’oreille humaine pour la lâcher et s’écrier.

« Je suis un méchant dinosaure ! Qu’on vienne se battre contre moi ! »

Et bam ! Il sauta agilement sur la table en prenant une position de tyrannosaure. Sous les râles de certains, il commença à faire des pas lourds, remuant la tête comme s’il était à la recherche d’une quelconque proie. Il imita des grognements, il poussa même un cri qui ressemblait un rugissement de dinosaure carnivore bourré à l’hélium, mais cela était parfait selon lui pour cacher le fait qu’il avait fait des messes basses avec la demoiselle. Quelqu’un cria mais le jeune homme lui répondit d’un autre rugissement en manquant de lui envoyer sa glotte tant il fut trop fort. La bibliothécaire lança un avertissement et le jeune homme se retourna brusquement pour chercher du regard Alex ; il la reconnut aussitôt grâce à sa tenue.

« Vic.time.en.vue.BIP.BIP. »

Il se jeta à terre à côté d’elle, toujours avec un air de dinosaure pour la renifler en laissant échapper des « miam miam miam ». Il ne fallait pas qu’elle ait peur. Peut-être aurait-il dû lui avouer qu’il était lui aussi humain mais il préférait largement se faire dévorer par une gerbille que l’autre hippopotame qui était dans le coin en train de l’insulter de bargeot. Il lui adressa un grand sourire ainsi qu’un clin d’œil avant d’attrape avec ses dents son pull pour y tirer dessus doucement et essayer de l’entraîner dans un coin de bibliothèque, pour qu’ils soient tous les deux plus tranquilles. Oh que oui, il n’allait pas la laisser dans une mauvaise posture dans ce monde de brutes ; si jamais elle était bien humaine il avait envie de la défendre en cas de pépins. Il la surveillera histoire à ce qu’elle ne se vende pas comme elle venait tout juste de faire. Au final il réussit à l’entraîner dans un endroit de la bibliothèque, un coin où personne ne venait habituellement faute de livres pour enfants qui n’intéressaient personne ou que peu n’osait prendre parce que ce n’était pas de leur âge. Afin de faire passer ça pour quelque chose d’ordinaire, une scène de petit couple ou plutôt de gros lourd qui drague comme un poulet rescapé d’un KFC qui souhaitait profiter de la vie, il lâcha le pull de la jeune fille pour la plaquer contre le mur, la main posée à côté de son visage. Il murmura à voix basse ;

« Non mais sérieusement tu es humaine ? Ne t’inquiète pas hein, je ne te mangerais pas. Je suis un lion qui mange du Tofu. N’hésite pas à me le dire. Je veux… je veux juste te protéger. Sinon quoi je t’aurais vendu aux autres boulets là-bas. En plus y’a un gars dans ma classe qui l’est également… tu peux tout me dire. Et ne tente pas de me mentir ; je le saurais rapidement.»



rédigé par Alex Brzezicki le Ven 30 Mar - 22:15
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Prenant conscience de mes dernières paroles, je commençais à rougir - mais qu'est-ce qui m'avait pris de dire quelque chose comme ça ? Je le connaissais à peine ! Et pourtant... Pourtant j'avais envie de l'aider. Mais c'était devenu une habitude chez moi - de vouloir aider les gens, de vouloir leur tendre la main et être là pour eux. Certains penseraient que c'est parce qu'à une époque je n'allais moi-même pas bien, alors ça me faisait du bien de pouvoir aider les autres, que c'était une façon de m'aider moi-même. Je ne savais pas - je savais juste que j'aimais aider les gens.
Peut-être que parce que quelque part, je me sentais utile - mais aussi parce que je n'aimais pas laisser quelqu'un dans la souffrance, ou dans le néant, et que je savais à quel point voir une main se tendre vers nous pouvait aider, même si elle était simplement tendue.

Juaquim ne parut cependant pas gêné par ce que j'avais pu dire - au contraire, un large sourire se dessina sur son visage, et il me dit qu'il acceptait volontiers. Sa réaction me fit sourire - jusqu'à qu'il s'approche de moi pour me prendre dans ses bras. Instantanément, je me figeais et sentis mes joues brûler - pas forcément à l'aise avec les contact physiques. Je restais crispée - puis tentais de lui tapoter le dos gentiment. Comment on faisait un câlin ? Je ne savais pas vraiment. Je tentais de resserrer un peu mon emprise sur lui - tout en restant crispée. C'était agréable - même si je ne le connaissais pas encore. Après, j'allais avoir besoin de pratique - parce que je devais ressembler à un robot, crispée comme j'étais.

Si ces mots me firent rougir et me redonnèrent le sourire - ce qu'il me chuchota me fit me raidir instantanément - effaçant toute émotion sur mon visage, si ce n'était la panique, la peur. Comment avait-il su ? Est-ce mes références qui lui avaient mis la puce à l'oreille ? Mais je pensais qu'Animaland possédait quelques références humaines... A moins que celles-ci ne soient pas connues à Animaland ? Mais alors, aurait-il déduit que ça vient du monde des humains, ou en savait-il un peu sur ce monde ? Ou alors, connaissait-il ce monde, étant un humain lui-même ?
Je ne savais pas - mais la panique me montait à la tête, me faisant réfléchir à toute vitesse. J'eus même à peine le temps d'entendre ces mots avant qu'il ne me morde l'oreille - me faisant sursauter, et me tirant de mes pensées pour le coup.
Puis, il sauta sur la table - annonçant qu'il était un dinosaure. Je le regardais, bouche bée - incapable de bouger, bien trop surprise. J'hésitais un instant à fuir, mais de toute façons mes jambes ne bougèrent pas - étant bien trop... obnubilée par ce que faisais le jeune lion, et par son imitation de dinosaure. C'était normal de faire un tel bruit ? Peut-être était-il un hybride dinosaure, au fond - et qu'il révélait son identité cachée. Ou peut-être imitait-il tout simplement un dinosaure enragé - ou malade, c'était à se demander avec le bruit. Au final, même si je ne comprenais pas trop ce qui se passait et que j'étais surprise, je m'inquiétais pour la santé du jeune homme qui poussait d'étranges cris.

Il se retourna subitement vers moi et me déclara comme sa victime. Je déglutis - repensant à mon idée de fuir. Mais je n'eus pas l'idée d'y réfléchir qu'il était déjà sur moi à jouer le dinosaure affamé - ce qui, d'un côté, était assez amusant.
C'est cette hésitation qui causa ma perte - alors qu'il m'attira avec lui, m'ayant au préalable adressé un clin d’œil. Devais-je croire que je ne risquais rien ? Bonne question - mais au final, je l'ai tout de même suivi. Quelque part, je n'avais pas trop le choix - ou peut-être que je voulais penser que je n'avais pas trop le choix.

Il me plaqua au final contre un mur dans un coin vide de la bibliothèque, et posa sa main à coté de mon visage, le sien à quelques centimètres pour pouvoir murmurer en toutes simplicité. Il réitéra sa question - tentant de me rassurer. Il déclara qu'il voulait me protéger, sinon il m'aurait vendu aux autres - et que si je voulais mentir, il le saurait. Je mordis mes lèvres - j'aurais pu nier, mais je n'aimais pas mentir. Encore moins à quelqu'un comme lui. Le fait qu'il veuille me protéger me toucha - c'était bien l'une des premières fois qu'on s'inquiétait à mon sujet, et qu'on voulait me protéger. Mais peut-être était-ce une ruse ? Il avait l'air d'être quelqu'un à qui on pouvait faire confiance, pourtant.
Poussant un soupir, j'acquiesçais légèrement - avant de me souvenir du handicap du jeune homme, et de reprendre en bégayant:

«E-euh je... O-oui...»

Mon regard s'abaissa - alors que je mordis mes lèvres. Je me sentais idiote d'avoir été grillée aussi vite - et je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même. J'avais peur qu'il se soit joué de moi, et profite donc d'avoir maintenant la certitude pour se faire un nouveau repas - même s'il semblait honnête.
Je relevais alors mon visage vers le sien - plongeant mes yeux dans son regard, tout en m'accrochant à son pull.

« Tu... Tu es vraiment sincère, hein ? Tu ne vas pas... je ne vais pas... »

Je mordis mes lèvres à nouveau, mi-paniquée. Je lui avais dit la vérité, alors pourquoi agir comme si ne le croyais pas ?

« J-je te fais confiance, hein... C'est juste que.. »

Je secoues la tête - ne finissant pas ma phrase. A la place, je détourne le regard - feignant un sourire à cause de la panique.

« J-J'imagine que je me suis grillée toute seule... Mais... Comment tu t'en es rendu compte ? »
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