Sounds of freedom [pv. Athena V. Delacourt]

rédigé par John J. Purple le Mar 6 Fév - 0:30
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Voilà quelques semaines déjà qu'il avait intégré le pensionnat et les professeurs qu'il avait pu rencontrer pouvaient maintenant se faire une idée nette de la mauvaise graine qu'il pouvait être. Déjà il avait fait monter le ton en cours, n'hésitant pas à l'insolence lorsqu'il sentait la moindre menace du professeur. Oui, il était habitué à ça, à pousser l'enseignant jusqu'à sentir son point de rupture, ce moment où il ne voit plus un type caché derrière des classeurs et un savoir canonique, mais la personne qui se retrouve heurtée. Voir ce simple passage n'avait pas de prix aux yeux du nouveau crocodile qui n'appréciait pas vraiment l'assurance mal placée de certains de ces professeurs qui méritaient d'être mis à leur place. L'ennui, c'est que la punition fut inévitable. Et s'il pu s'attendre aux heures de colles et aux sermons, il put remarquer que les punitions de cette académie pouvaient prendre une toute autre dimension. Heureusement pour lui, il n'avait pour l'heure écopé que de quelques avertissements pour avoir roulé en skate dans les couloirs et des heures de retenues pour sa conduite condescendante. Rien qui ne fut insurmontable pour un esprit qui demeurait libre.

Quoi qu'il en fut, il avait commencé à trouver un certain rythme pour vivre sa semaine. Respecter l'emploi du temps ? Faut pas rêver, c'est déjà bien gentil d'assurer sa présence à un cours qui ne suscitait nullement son intérêt. Du reste, il préférait mettre à profit les heures de cours séchées pour en apprendre plus sur l'académie, se permettant d'observer  le moindre détail, notamment l'importance des classes. Il trouvait cela ironique : à peine les élèves arrivaient qu'il se trouvaient déjà séparés et enfermés dans des carcans afin de leur coller une étiquette sur le front. Déjà, il put comprendre la représentation dévalorisante que l'on faisait de la classe 4 dans laquelle il fut intégrée. Une classe réunissant les niveaux les plus bas et dont l'ensemble des élèves ne se foulaient pas pour désigner cette classe comme celle des « rêveurs », des « ratés » même. La classe 0 ? A priori des fils et filles de parents pétés de thune et ayant assez d'influence pour garder dans cet établissement des gosses certes brillants mais aussi hautains et parfois particulièrement violents. La classe 1 ? Les adversaires directs des 0, le stéréotypes des mecs et filles parfaites, premiers de la classes et fortement encouragés par les profs… souvent aussi des fils à papa. En observant les classes 2, John pensait que cette classe aurait pu être la sienne, sachant que nombre des élèves de cette classe se distinguaient par leur talent, notamment par la musique pour certains… mais quand il voyait la réputation de starlettes de l'académie que pouvaient avoir cette classe, il fut rassuré sur le fait d'être tombé chez les 4. Il ne souhaitait en aucun cas la popularité, en aucun cas devenir comme les méprisables gens qui avaient bouleversé son existence.

Il secoua la tête à cette sombre pensée, semblant reprendre conscience de l'endroit où il se trouvait. Il était au deuxième étage, le sac de sa guitare accroché à son bras droit, une lanière de son sac à son bras gauche. L'étage où se côtoyait fréquemment les classes 1 et 2. Son style négligé que définissait sa chemise froissée, ses gants noirs, son jean déchiré et ses boots, contrastait avec l'attitude chic des autres élèves. Mais alors que faisait-il à l'étage de la « jet-set » ? Il observait, une fois de plus. Il se tenait dans un coin du couloir alors que son regard était posé sur une porte fermée.  Pendant plusieurs minutes il avait dû bouger pour échapper à la surveillance des pions qui patrouillaient les couloirs en quête des types comme lui qui préféraient rester en dehors de la classe, risquant de provoquer des ennuis. Mais il revenait toujours à cette porte qui l'intriguait : la porte de la salle de musique. La sonnerie finit par retentir et il ne fallut pas beaucoup de temps avant que tous les élèves sortent des classes. Le moment parfait pour profiter de la foule et se cacher parmi elle. Après tout, un élève parmi d'autre, ça n'allait pas attirer l'attention ! John gardait cependant son attention sur la sortie des élèves et surtout sur celle du professeur de musique. Depuis le début, il n'était pas venu en cours de musique. Oh ! Il aimait la musique, il aimait en écouter et surtout en faire. Il ne fallait pas s'y tromper ! Cependant, réduire la musique à un ensemble de gammes à répéter inlassablement, à un chant vulgaire de chorale où chaque voix doit mourir dans une mélasse informe, cela retirait tout le plaisir que la musique pouvait procurer à John. La musique, c'est la liberté. C'est l'émotion la plus forte qu'il peut retranscrire tant par la voix que par son savoir faire avec les instruments. C'était surtout la seule occasion qu'il s'accordait d'être lui-même, de ressentir cette étrange béatitude et ce qu'il joue du classique ou qu'il reste dans le répertoire hard rock qu'il affectionne. A quoi bon partager cela, si les autres ne sont là qu'à écouter comme des moutons juste parce qu'ils sont obligés d'assister aux cours ? A quoi bon chanter si cela doit servir à une note juste pour rattraper le devoir catastrophique de mathématiques ? Où était le plaisir à devoir prendre cela en compte quand on faisait quelque chose d'aussi naturel que de faire de la musique ? Fallait aussi une note pour vivre ? Pendant toute sa scolarité au lycée avant d'atterrir dans cette académie, il avait été dégoutté des cours de musiques, à tel point qu'il n'avait plus mis les pieds dans un cours de musique… seulement dans la salle pour « emprunter » quelques instruments pour se faire la main. Devinez comment cela s'est terminé. Un sourire vint étirer ses lèvres à la pensée de ces professeurs indignés… mais le sourire laissa place à l'incompréhension. Où était le professeur de musique ? Il avait compris par les dires que c'était sensé être une femme mais… il ne vit tout simplement pas sortir de femme qui avait le gabarit d'un prof. Dans un moment d’inattention, il eut heurté une fille aux cheveux verts. Vu le mouvement de foule intense, il n'avait pu voir que ce détail.


Désolé ! S'excusa-t-il instinctivement bien qu'il n'eut pas l'impression d'être entendu dans le brouhaha naissant des élèves qui se dirigeaient majoritairement vers la cantine.

Il eut beau tourner plusieurs fois la tête à la recherche d'une professeur, mais il ne la trouva. Décidément, il avait dû faire fausse route pour le coup et avait cru qu'il s'agissait d'un cours alors qu'il devait sûrement s'agir d'une permanence ou d'un club de musique que la prof suivrait.  Peu importe ! Une chose lui demeurait observable : personne n'avait verrouillé cette porte. Peut-être que la professeur reviendrait alors pour la fermer entre temps. Il fallait qu'il profite de ce court laps de temps pour y aller… au moins jouer quelques accords. Il n'avait malheureusement pas d'ampli pour sa guitare électrique et le seul endroit qui pouvait contenir un ampli même basique résidait dans cette salle porteuse de grandes espérances pour le britannique. C'est ainsi, dans un stratagème pensé, qu'il suivit le mouvement de foule des élèves, faisant mine d'aller vers le réfectoire. Mais avant, comme plusieurs élèves, il s'arrêta aux toilettes et alla s'enfermer dans une des cabines. A partir de ce moment, il regarda sa montre. Quand deux minutes passèrent, il tira la chasse pour donner l'illusion, sortit de la cabine et se dirigea de nouveau vers les escaliers pour rejoindre rapidement le second étage afin d'accéder à la salle. Les venues d'élèves étaient moins nombreuses, le plus gros était déjà en bas en train de faire la queue pour se prendre à manger. John était parti pour sécher les cours cet après-midi, il mangera plus tard ! Et au pire, il lui restait la moitié de son paquet de clopes pour couper sa faim.  

Arrivé devant la porte de la salle de musique, il retint sa respiration. Il empoigna la poignée et la tourna d'un geste décidé. Le bruit des gond grinçant légèrement en ouvrant la porte lui apparurent aussi beau qu'un choeur d'église chantant d'une voix euphorique un « Alleluia ». Une fois entré, il referma tout de suite derrière lui. Le regard d'émeraude du nouveau crocodile se promena pour observer ce nouvel environnement. La lumière douce de l'extérieur qu'apportait les fenêtres, les notes boisées du parquais odorant et surtout le piano massif présent dans la salle lui rappelait étrangement le salon de sa jeunesse. Il se sentit irrésistiblement attiré par le piano, curieux de voir la qualité de l'instrument. Une touche appuyée libéra la vibration céleste d'une corde résonnant d'un son pur. John ne pouvait nier de la qualité de cet instrument, pour en avoir déjà touché un similaire. Mais il écarta ces pensées et alla installer ses affaires au fond de la salle avant d'aller à la recherche d'un ampli et de haut-parleurs. Lorsqu'il eut trouvé cela, ainsi qu'un micro, il apporta cela ce coin au fond de la salle qu'il avait aménagé en scène à huis clos.  Il sorti son ordi portable de son sac, l'alluma et ouvrit un logiciel de création de musique assistée par ordinateur. Une guitare seule était peut-être un peu fade comparé à un véritable morceau punk, à moins que sont humeur fut à jouer des balades.. ce qui ne fut pas vraiment le cas. Aussi, les sons qu'il avait enregistré par ce logiciel lui avait permis de sychroniser les morceaux de batterie, basse et guitare rythmique dans certains cas… qu'il avait manuellement composé sur le logiciel. Ne lui restait alors plus qu'à saisir sa guitare électrique et suivre le tempo. Ce devait-être une harmonie, même pour un style punk californien. La batterie posait le rythme, sur la batterie se glissait la basse qui parvenait à structurer la distorsion intense de la gratte. Nul instrument seul n'avait le beau rôle dans une composition, surtout dans le rock. Aussi toute cette installation fut soigneusement préparée par John. Après avoir opéré les derniers branchements, il sortit enfin « Rosemary », sa guitare électrique aux couleurs de l'union jack. Il prit un dernier temps pour l'accorder et lança le morceau de son logiciel. C'était aux accords de guitare de commencer. L'occasion pour lui de vérifier la qualité de l'ampli qui semblait plus que correct.

Yep ! La musique pouvait commencer. Une musique jouée à huis clos pour lui-même, son instant de liberté tout comme le rythme effréné de la musique le laissait entendre… et ce malgré des paroles qui pouvaient trahir un certain mal-être qu'il ne se racontait à lui même par la chanson. Il stoppa la guitare pendant le premier solo de batterie, entamant le chant avant de reprendre la guitare sur des accords basiques mais terriblement entraînant. Alors qu'il chanta en laissant ses doigts danser et glisser sur les cordes de « Rosemary », il se surpris à fermer les yeux. Il avait conscience de son espace, il pouvait s'agiter sans risquer de se prendre la table ou tirer trop sur les câbles. Il était dès lors seul avec la musique qui lui insufflait l'haleine de la liberté:



I've began to lose my Dog, in a Park behind my Home !
My feet are full of shit, I was too hurry to put my shoes !
I will be late again, chief was in the army, so give me an escape of this fuckin' day morning
My name is Bobby Lee, my Friends call me Loser maybe because with the girls it's not really a part of fun
I was 20 years when I've started to lose my hair
Not a Genius at school, I was the best one in football

So fucking day, So fucking life, So fucking way, So fucking hair. Ho please tell me why, my Mum as made a stupid Guy !

I'm born in 1975, Hospitals were on a strike
The first thing that I'va seen is the bottom of a car !!
Dad as opened the door and took me in his arms, he has slide on a shit, you know why it's strange when I'm walking

So fucking day, So fucking life, So fucking way, So fucking hair. Ho please tell me why, my Mum as made a stupid Guy !

I just see one waaaaaaaay. I tell you anywaaaaaaaaaaay. The only solution is suicide.
I just see one waaaaaaaay. I tell you anywaaaaaaaaaaay. The only solution is suicide.

So fucking day, So fucking life, So fucking way, So fucking hair. Ho please tell me why, my Mum as made a stupid Guy...
So fucking day !!So fucking life !! So fucking way !! So fucking hair !! Ho please tell me why, my Mum as made a stupid Guy !
rédigé par Invité le Mar 6 Fév - 10:01
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Plus rossignol qu'hippocampe


Le reveil avait été dur... Très dur même. Ce week end, ils avaient fêter les 1an du cabaret. C'est à dire, soirée spéciale, nouvelle choré, fermeture plus tard, de l'alcool... Et même si ce n'était pas le genre d'Athéna, elle avait bien du trinquer avec ses collèges. Le temps passait tellement vite... Comme cette nuit du dimanche soir au lundi matin, qui lui avait paraitre durer 1h.. En faite, elle en avait durer 3h. Ce qui donnait une Athéna épuisée mais qui ne se permettait jamais de retard, de repos, ou de paraitre trop dans un mauvais état, par respect envers ses élèves. Elle s'était alors remise en forme a coup de douche froide, de maquillage léger (surtout pour dissimuler des cernes naissantes) et de coups de bec affectifs de la part de Ganymède qui lui faisait garder un oeil sur les aiguilles avancantes de son horloge murale... Et après avoir brosser sa cascade de cheveux et enfiler un manteau long et élégant au dessus de sa robe aux couleurs bleutés et vertes, qui semble dater d'une autre époque (comme ses bottines à talons dans lesquels on pourrait très bien imaginer Marie Antoinette), elle rejoint le pensionnat pour donner son premier cours de la matinée.

Ce dernier se passe bien, comme c'est quasiment le cas à chaque fois. Si certains professeurs posent le respect avec une autorité cinglante, une aura imposantante et une menace de punitions plantant au dessus des têtes des élèves, Athéna n'a rien de tout ça. Elle impose un respect tout autre, presque naturel, religieux pour certains. Elle peut avoir le mérite de donner envie à certains élèves récalcitrants, de revenir à son cours et se mettre au premier rang. Au diable les cours de flute, les études redondantes sur les différentes vagues de style de musique dans des époques qui ne parlent pas du tout aux jeunes de cette époque, et même que très peu à elle. Elle prônait la liberté d'expression, la nouveauté, la découverte de tout type de musique, aux quatres coins des royaumes, ce chant, cette musique qui naissait au creux de votre ventre, et pas juste sur un papier qui finira en boule au fond du sac.

L'heure du déjeuner à sonner et comme d'habitude c'est une véritable guerre dans les couloirs... On pourrait croire qu'on laisse ces jeunes gens mourir de faim. Sortant de sa salle de classe, la jeune femme esquive agilement la plupart des élèves (qui souvent se font simplement pousser à droite à gauche par leur collègue et arrive à n'essuyer que de faibles dommages : une de ses élèves qui manque de lui écraser le pied, et un tête blonde, étrangement inconnue, qui la bouscule et s'excuse rapidement. Après s'être échapper de cette foule d'animaux affamés, la professeur ouvre son agenda en prenant le chemin de la cantine et reprend conscience de quelques rendez vous qu'elle avait... Sans lever ses yeux de sa propre écriture soignée qui lui rappelait son emploi du temps, elle souffle un

«On ne traine pas Gany, il faut préparer la salle de musique, alors je te le dis d'avance, tu n'auras pas de rab cette f...»

Et rapidement, elle constate son absence. Le bruit de son froissement d'aile lui manque. La chaleur de sa présence, son roucoulement habituel qu'il produit quand il se dirige vers la cantine, prêt à se remplir le bidou. Où était Ganymède? Elle ferme brusquement son cahier et se tourne. Nul part. Et cet éloignement la fait souffrir. Pas seulement dans sa tête. C'est comme un lien qui serait étiré douloureusement s'ils se trouvaient trop loin l'un de l'autre. Alors, sous les regards surpris de ses élèves et collèges, la jolie créature attrape la traine de sa robe pour la remonter et faire claquer ses talons sur le sol pour courir rapidement et retourner à la salle de musique... Qui semblait occupée. Pourtant, cette musique, ce n'était pas Ganymède qui la produisait. Elle ralentit alors devant la porte et s'arrête un instant. Ganymède n'est pas loin, mais il n'est pas seul.

En effet, alors qu'un petit profiteur squattait la salle de musique bien équipée, Ganymède, qui avait ressentit le manque de sa 'mère' lui aussi, était venu se poser sur le bord de la fenetre entrouvert qu'il avait l'habitude d'emprunter pour sortir et entrer comme il le voulait de la salle ou travaillait Athéna. Mais rapidement, la présence d'un intrus lui déplut fortement, surtout s'il lui piquait son rôle de faire de la musique... Au moins lui n'avait besoin que de sa voix. Rapidement, l'animal à la taile imposante vint briser l'harmonie et le rythme puissant de la musique par un cri strident, et d'un coup d'aile, il s'envole, direction les mains du blond qui produisait ces notes, serres en avant. L'attaque d'un tel oiseau, c'est pas la chose la plus rassurante. Ayant entendu le cri de Ganymède qui semblait contrarié, et connaissant son sale caractère, la professeur rentre rapidement dans la salle et voit son oiseau entrain de harceler cette pauvre tête blonde... Elle ne venait pas tout juste de le voir?

Rapidement, l'hippocampe tend alors son bras sur le coté et siffle, l'oiseau semblant prendre conscience de sa présence, et de cet ordre, s'éloignant rapidement du chanteur, tournant un instant en rond au plafond de la salle, pour finir par se poser sur le bras de la jeune femme, qui ne semblait pas souffrir de son poids, comme ci ce dernier était un poids plume... Ce qui était loin d'être le cas comme pouvait le témoigner par mal de personnes qui avaient eu le malheur, comme John, de subir sa mauvaise humeur, ou au contraire, de lui plaire un peu trop et lui servir de perchoir. Ronchonnant encore envers cet individu suspect qui n'avait rien à faire là, Athéna lui lance un regard mauvais, avant de poser ce dernier, plus doux et inquiet, sur la victime de l'attaque de son oiseau

«Vous n'avez rien?»

Certes il n'était pas sensé être là, encore moins seul, sans accord, et à faire de la musique... Mais visiblement ça passait après. Il avait faillit se faire picorer les yeux par son oiseau, après tout!
 
©️ By Sablou sur Libre Graph

 
rédigé par John J. Purple le Mar 6 Fév - 13:48
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Cela faisait depuis son arrivée à Monokuro qu'il n'avait pas touché sa guitare. Et il est indéniable que ces retrouvailles furent intenses, le plaisir de sentir les cordes lui entamer le bout des doigts et sortir ses distorsions harmonieuses par l'ampli. Cela ne lui avait que trop manqué, bien qu'il avait essayé de pallier avec son skateboard, arpentant la cour à la recherche d'un spot où grinder, ou simplement s'amuser à faire des backflip pour passer le temps, au détour d'une pause clope dans le jardin de l'école. Retrouver la musique qu'il jouait et chantait lui-même était presque comme les retrouvailles d'une très chère amie, la seule amie qui vaut dans un monde de paraître et de convenance où le moindre faux pas se voit sévèrement condamné. Voilà pourquoi il chantait cette chanson : face à un cadre de vie qui aurait pu l'enterrer dès la naissance dans une existence strictement cadrée, une existence pénible où ses maux auraient continué à le tourmenter et dont la seule solution pour fuir fut d'en finir avec sa vie… lui, John, décidait de balancer ces paroles, ce contexte sur une musique dont le rythme interdisait toute tristesse. Au contraire, c'était le déchaînement des passions, la volonté de montrer un sourire insolent à un destin qui croyait avoir une prise sur la vie d'un esprit libre.

Mais un cri assourdissant vint interrompre ce moment de libération. John ouvrit rapidement les yeux et vérifia si ce n'était pas son ordinateur ou l'ampli qui avait un problème. Mais avant même de comprendre ce qui fut à l'origine, il vit un éclair rougeoyant foncer sur ses mains, puis il senti la douleur.


PUTAIN DE… !!!

Instinctivement il agrippa sa guitare pour ne pas la lâcher. Le réflexe normal aurait été de la lâcher et de se couvrir le visage pour se protéger de l'assaut de cette étrange créature. D'où sortait-elle ? Il ne l'avait pas vu en rentrant dans la salle ! Dans tout les cas, elle pourrait bien lui entamer la peau, n'était pas encore né celui qui pouvait toucher à « Rosemary » ! Il préférait sacrifier ses mains à l'instrument de sa libération qui méritait plus que de finir écrasée au sol. « Un artiste doit toujours prendre soin de son instrument » avait dit maman jadis « car il est une partie de lui-même ». John ne l'avait jamais nier et cela ne fut que plus vrai à ce jour. Revenant à son assaillant, John, qui sentait les serres entamer sa peau sous les gants noirs qu'il portait , finit par laisser la douleur le réveiller de la stupeur première provoquée par l'attaque surprise de la créature, et se débattit pour la faire partir, secouant son corps et ses mains crispées sur sa guitare. Il tentait ainsi vainement de déstabiliser l'assaillant pendant quelques seconde. Il serait tenté d'utiliser son pouvoir, mais il risquerait de lâcher sa guitare sous le poids énorme des écailles. Et surtout l'attaque surprise, ne lui avait pas laissé le temps de réfléchir à cela, l'utilisation de son pouvoir n'étant pas encore instinctive.

Au bout de quelques secondes interminable de lutte entre l'oiseau et le crocodile, un sifflement se fit entendre. Ce dernier attira l'attention de la créature qui se dégagea des mains du britannique pour rejoindre le bras d'une femme à l'apparence jeune. John put alors distinguer parfaitement l'apparence de son agresseur : ce fut un oiseau au plumage flamboyant, à l'apparence royale et fière, les serres puissantes pouvant faire penser à un oiseau de proie. Mais semblait totalement docile envers cette femme à l'accoutrement classique digne des toilettes* du XVIIIème siècle. En l'observant attentivement, il était sûr de l'avoir vu dans la foule parmi les élèves plus tôt. Sûrement avait-elle assisté à la permanence de musique qui avait dut avoir lieu ce matin. Il profita de ce court moment de répit pour poser sa guitare et finir par se préoccuper de sa main. Le tissu du gant avait été sectionné et la griffure avait entamé la surface de sa main droite, venant laisser une belle trace nette et rouge, commençant à saigner. Mais cela n'avait rien de grave, il ne risquait pas de se vider de son sang, juste d'avoir une plaie vive dont la légère sensation de douleur l'irriterait plus qu'elle ne le ferait souffrir. En entendant le grognement de l'oiseau, le blond leva son regard vers la créature. Le britannique était visiblement agacé alors qu'il répondit un froid.


Ose refaire ça le piaf… et là y aura pas ma gratte pour m'empêcher de me défendre !

Il grogna cette phrase à l'oiseau avant de retirer lentement son gant pour ne pas toucher la plaie. Ce n'était pas tant la douleur des serres de l'oiseau au plumage flamboyant qui le mettait dans cet agacement proche de la colère, mais bien le fait d'avoir été interrompu dans son moment de liberté. Comment aurait-il réagit, cet oiseau, si lui, John, lui avait balancé des pierres alors qu'il chantait tranquillement sur son arbre, perché ? A ce qu'il saches , il n'avait pas menacé sa progéniture, ni même insulté la créature dans sa chanson… cet oiseau n'avait pas à l'attaquer. Mais ce qui l'interpella le plus ce fut l'obéissance que l'oiseau témoignait à cette femme à la chevelure verte, de douce couleur. Sa queue reptilienne qui s'était raidie sous la menace de l'attaque, venait se détendre peu à peu. En pensant à cet appendice lié à lui de manière magique pour constituer son costume, il demeurait encore étonné de la facilité de vie qu'il pouvait avoir avec cette queue animale qui semblait partager ses sentiments et réagir en conséquence. Même après plusieurs semaines ça faisait toujours bizarre. Surtout à ce moment, où elle pouvait témoigner de la sensation de calme que cette jeune femme posait par sa simple présence, comme un alcion posant son nid sur une mer secouée par la tempête.

A la question de la jeune femme, il cacha vite sa main et recula d'un pas. Bien qu'elle ne semblait pas hostile, John gardait toujours une certaine méfiance à la première rencontre. Un peu comme un animal farouche en sorte. Qui était-elle ? Pourquoi son piaf l'avait attaqué ? La normalité voudrait qu'elle le réprimande d'avoir joué ici sans surveillance ou alors d'appeler le surveillant pour le faire dégager de la salle. Enfin… peut-être se faisait-il des idées après avoir été habitué à se faire punir par les profs et dénoncer par les bons élèves de la classe… sans parler des médisances dont il se savonnait volontiers. Là, rien dans l'inflexion de la voix de la jeune femme ne semblait menaçant, bien au contraire. Mais il préférait se méfier. Il savait souvent que cela commençait par une trop grande confiance et que cela finissait parfois mal. Il savait comment une amitié pouvait tourner au cauchemar et à l'ennemi le plus cruel. Sa confiance était devenue dure à obtenir pour qu'il puisse parler de la moindre souffrance.


Ça va… ça va… dit-il en guise de réponse évasive pour que cette femme ne s'intéresse pas trop à sa griffure.

D'ailleurs, il n'y avait rien de bien grave. Le sang s'était mis à couler de la plaie mais la griffure demeurait superficielle. Un peu d'anti-sceptique, un petit bandage et dans une semaine il n'en parlerait plus. Bon son gant… fallait qu'il en rachète un autre mais ça aussi ce n'était pas une fatalité. Il attrapa dans sa poche un mouchoir et l'utilisa pour essuyer le sang sur sa main pour éviter qu'il ne s'égoutte et qu'il n'en foute partout. Il soupira et se dirigea vers une chaise proche de son portable pour s'y asseoir. Heureusement cette blessure ne pouvait pas l'empêcher de jouer. Il passa sa main sur la guitare qu'il avait posé sur la table, semblant l'examiner minutieusement. Il finit par soupirer longuement, de soulagement cette fois avant de laisser échapper ce complément de réponses :


Ca va… rien qu'une égratignure et ma « Rosemary » n'a rien… Par contre faudra que tu dises au piaf de calmer ses ardeurs… j'ai pas spécialement envie de lui faire du mal ou d'en faire mon quatre heure, mais faut être gonflé pour interrompre quelqu'un de cette manière, c'est comme si je lui balançait un caillou à la gueule si il chantait… mais bon j'imagine que le son de ma gratte l'a effrayé..

Il secoua la tête devant ces paroles qui relevaient plus des pensées internes que d'une véritable envie de communication. Cependant, John avait le mérite d'être franc sur certains points quitte à ce que ses pensées viennent heurter ceux avec qui il discutait. Néanmoins, il refusait de travestir ses pensées pour se tenir aux convenances. Cela pouvait être apprécié ou au contraire, honni… mais pour sa part c'était son trait de caractère. Il posa alors son regard sur la jeune femme. D'ailleurs cette dernière avait pu remarquer le tutoiement qu'il avait tout de suite adopté. Peut-être fut-ce par une volonté de faciliter la parole, de ne pas se plier aux convenances dans la communication… mais vraisemblablement, John devait la prendre pour une élève, et non pour une professeur.

D'ailleurs, j'savais pas qu'on pouvait apporter des oiseaux de proie ici...

* : dans ce cas, Toilettes au sens vieilli désignant la « garde-robe » , la « tenue » et non pas les WC.
rédigé par Invité le Mar 6 Fév - 16:32
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Plus rossignol qu'hippocampe


Elle avait bien constater que Ganymède avait surement abimer la main du garçon. Si les hippocampes n'étaient pas réfutés pour leur vue ou leur ouie perfectionnée, mine de rien, ils avaient un bon odorat... Et l'odeur du sang, acre et amère dans ses narines, lui avait fait poser cette question en tout premier lieu. Si Ganymède protégeait son territoire et faisait presque un meilleur travail qu'un possible chien de garde, elle n'avait aucune envie de blesser un camarade, ou un élève. C'était bien l'une des dernières choses qu'elle pouvait désirer... Et loin d'être son but. Le jeune garçon semble alors plus s'inquiéter pour son instrument que pour sa propre peau, et cela vient arracher un faible sourire à la jeune femme, qui connaissait plutôt bien ce sentiment, et cette habitude de chérir ces derniers plus que leur propre personne... Même si Gany maintenant, faisait aussi partie de ses priorités maintenant. D'ailleurs, il n'était pas resté de marbre face à la première menace du jeune garçon, venant ouvrir ses ailes, menaçant, en croassant, alors qu'Athéna l'avait rapidement calmer en posant caressant du bout de son index son poitrail, l'animal toujours fiérement perchée sur le bras de sa maitresse.

Elle fut aussi plus amusée que vexée d'entendre le garçon insulté l'animal de simple piaf ou encore d'oiseau de proie. Car oui, ce fut un peu une insulte envers elle même, si elle en croyait les suppositions, que Gany fut un part de sa propre âme. Ils ne faisaient qu'un. Elle le laisse parler, sans le couper ou répondre entre deux, tandis qu'elle refermait calmement la porte derrière elle, n'ayant aucune envie qu'un surveillant ou une tierce personne observe la scène qui porterait du tord à l'élève qui avait fait erruption ici, qu'Athéna qui avait laissé son animal sans surveillance. D'un pas calme, ses pieds presques invisibles sous la traine de sa robe, elle se dirige et semble presque flotter jusqu'à son bureau, où elle tend le bras et laisse Ganymède rejoindre... Son perchoir. Ce détail avait du échapper au britanique, qui pouvait alors soit trouver étrange qu'une salle de musique soit doté d'un perchoir, soit qu'il fasse le lien qui ne s'était pas encore visiblement fait dans sa tête, et considérer enfin la jeune femme comme professeur et maîtresse des lieux, en quelques sorte.

Ne désirant pas le laisser dans le flou, et lui devant bien quelques explications, elle pousse alors doucement sa chaise sous son bureau pour mieux la ranger, et observer le blond, droite entre le bureau et le grand tableau noir devant elle. Après avoir remis une de ses mèches d'algue derrière son oreille, elle annonce d'un voix calme, en laissant un faible sourire trôner sur ses lèvres de poupée de porcelaine

«Excuse le. Son nom est Ganymède, et il n'est pas réellement un oiseau de proie. J'ignore ce qu'il est réellement, si ce n'est, la représentation physique de mon âme artistique. Il est mon âme soeur, ma moitié, donnons lui n'importe quel nom. Il n'est pas agressif, seulement jaloux et territorial... Et tu es justement sur son territoire.. Il sait faire sa mauvaise tête quand il le veux.»

Oui, âme soeur, moitié, des mots peut être un peu fort pour un 'simple' animal? Mais ca n'en était pas un. Il semblait prendre beaucoup de place dans le coeur d'Athéna, normal s'il était une part de ce dernier... Littéralement... Laissant alors peu de place pour un homme dans sa vie, et expliquant son célibat, même pour une belle , jeune, talentueuse femme comme elle... Qui plus est danseuse de cabaret. Mais ça, c'était un secret. Pour accompagner ses paroles, elle vient grattouiller le dessous de son bec alors que l'animal étend son cou pour profiter de cette attention et siffle légèrement de bonheur, produisant un son assez similaire à une petite flute de pan. Il resserre ses griffes sur son perchoir et repose son regard mauvais sur John. Mauvaise première impression

«Je ne vous ai jamais eu en classe encore... Alors oui, je comprend la confusion, nous n'avons pas été présenté. Je suis Athéna Delacourt, la professeur de musique. et vous? J'aimerais pouvoir vous appeler autrement que... "intrus"»

Finit elle sur un rire, tout aussi chantant que la voix de son oiseau. Il n'y avait pas de doute, la ressemblance était présente, sur quelques points. Si elle se permettait une pointe d'humour, la belle gardait pour sa part son vouvoiement... Et ne l'avait pas repris sur son tutoiement à lui. Ce n'était pas son genre...
 
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rédigé par John J. Purple le Mar 6 Fév - 21:33
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L'oiseau au plumage flamboyant continuait à darder son regard fier sur le crocodile. Il put même observer sa réaction en réponse à sa menace non sans un certain amusement. Ce n'était pas parce que c'était un animal qu'il allait recevoir un traitement de faveur. John n'était pas homme à s'incliner facilement, même s'il devait ne pas en sortir vainqueur. Il préférait mille fois mieux la douleur à la soumission d'un agresseur. En observant son comportement avec cette jeune femme, il put remarquer que le respect que connaissait cet animal envers sa maîtresse semblait bien plus profond que ça, comme si une tendresse particulière était liée entre ces deux êtres. John n'avait pas à juger cela, même dans le monde des humains il connaissait des gens davantage liés à leurs animaux de compagnies qu'aux autres humains. Et en un sens, il ne pouvait que les comprendre. S'il n'avait eu ni chien ni chat à la maison, il avait quand même une guitare électrique qui conservé entre ses cordes toute l'émotion, tous les sentiments dont John pouvait affecté avant de les libérer enfin. Quand la jeune femme s'approcha du bureau pour y poser l'oiseau, John eut remarqué enfin le perchoir. En effet, ce détail ne l'avait pas frappé en premier lieu. Par ailleurs, pourquoi aurait-il fait attention à un perchoir alors que tout ce qu'il voulait se trouvait de part et d'autre de la salle, notamment dans la réserve ? En soit cela parvint à lui mettre la puce à l'oreille. La femme était partie vers le bureau du professeur, et voir que le perchoir semblait accueillir l'oiseau, John pu comprendre que cette femme n'était pas une élève comme lui. Sa figure perdit légèrement de sa détente, semblant alors bien plus sur la défensive en sachant que son interlocutrice n'était autre que la prof de musique.

Il écouta alors docilement l'explication de la jeune femme concernant l'oiseau qui venait roucouler alors qu'il se voyait offrir une attention de la part de sa maîtresse… ou devrait-il dire de son âme sœur à en croire la professeur. Elle demandait au britannique d'excuser l'animal pour son comportement. Cette attitude pouvait dénoter une certaine bienveillance autant pour le fait de ne pas tout de suite mettre le crocodile en cause de cette altercation que pour avoir voulu apaiser les tensions par le pardon. Il apprit que cet oiseau était littéralement une partie liée à elle, représentant « son âme artistique ». Etrange. Il semblait y avoir un contraste saisissant entre la passion dégagée par cet oiseau, tant dans son comportement protecteur, fier et territorial que dans la couleur flamboyante de son plumage ; et l'attitude calme, le sourire léger, la tranquillité du visage de la jeune femme, sans oublier son accoutrement classique et élégant, semblant beaucoup plus retenue, plus… fragile ? Non pas nécessairement, mais il y avait de ce quelque chose que John retrouvait chez cette femme et qui incitait au calme au risque de la briser… ou de s'attirer les foudres de son piaf. Après avoir fait entendre son sifflement harmonieux, l'oiseau adressa de nouveau son regard mauvais sur le blond. Ce dernier répondit par un regard plein de défi, arquant un sourcil pour signifier un « quoi t'es prêt à remettre ça le piaf ? ». Il reporta son attention sur la jeune femme alors qu'il croisait les bras pour un peu plus de confort et signe d'une stabilité adoptée pour l'écoute. Il put ainsi apprendre que cet oiseau fut jaloux et territorial, ce qui pouvait expliquer sa réaction agressive. Lui ? John était sur son territoire ? A ce qu'il se souvienne il ne s'est pas assis sur son perchoir ni n'avait mangé ses graines… et quand les élèves sont là, ne viennent-ils pas empiéter aussi le territoire de l'oiseau ? Typiquement le genre de comportement que John aimait mettre au défi. Il n'était pas trop allié avec les limites et les territoires à adopter. Mais pour l'heure il s'abstint d'en faire la remarque au professeur alors qu'elle poursuivait.

On en arrivait évidemment au point qui faisait mal ! Et encore « mal » est un bien grand mot. Disons alors « le point emmerde » : la jeune femme venait de relever le fait qu'elle n'avait pas encore vu John dans sa classe et avait vite fait de se présenter comme étant Athéna Delacourt, la professeur de musique, comme John pouvait s'y attendre après avoir vu tout les indices en témoigner. Cependant il était encore difficile de réaliser que cette fille était un professeur. Certes elle mesurait dans les 1m70 et devait arriver aisément à la taille de John même sans talons. Oui, John l'avait remarqué au claquement notable des talonnettes. Mais rien de son visage ne pouvait témoigner de fait que cette femme fut en âge d'être professeur de musique. Non, il n'était pas venu en cours de musique, et il y avait une raison à cela. Est-ce que le fait que se fut une personne plus jeune qui assurait le cours aurait changé sa perception ? Probablement pas. Il serait allé pour le plaisir des yeux au risque de se sentir bridé et ennuyé alors qu'il voulait juste cinq minutes pour être lui-même, sans avoir à rendre compte sur sa technique ou se faire emmerder par un autre élève qui soit le médirait soit le suivrait comme un chien pour lui faire de la lèche. Une bonne distance s'était faite entre l'élève et le professeur alors que John avait décidé de rester à son emplacement au fond. Il ne put s'empêcher de montrer un léger rictus alors qu'elle le nommait « l'intrus » non sans rire légèrement de la situation. Ce n'était pas un rire de moquerie. Il connaissait assez la moquerie et le sarcasme pour savoir à quoi cela ressemblait. Non, ce rire cristallin était plutôt une note légère afin de détendre l'atmosphère. Elle semblait plutôt compréhensive pour une professeur dont la tranche d'âge des élèves s'étalait aux dizaines de nuances de l'adolescence. Un instant, John vint à se demander si un élève avait déjà osé la brusquer et la pousser à bout. Bon il ne doutait pas que Ganymède l'aurait réduit en charpie… bon « dissuadé » l'élève en question… mais cela devait laisser une trace. Et l'air qu'elle donnait avait cette idée de paix fragile et calme qu'elle tentait d'entretenir et, par un mystère miraculeux, parvenait à le partager. Même John fut étonné de cette étrange sensation de confiance que sa présence invitait à adopter. Cependant, fidèle à lui-même il resta sur ces gardes. Non ce ne fut pas à cause de Ganymède. Mais si Mme. Delacourt avait toute la compassion du monde, elle demeurait un professeur et obéissait à une institution qui n'allait pas forcément laisser la liberté aux élèves d'être eux-même… et ce même avec toute la bonne volonté du monde. Tous goutteront la pression des examens, certains malchanceux celle des bullies, d'autres celle de leur petit-copain ou petite-copine qui exigeront malgré tout les poids, une présence alors qu'on a juste envie de faire le point et de se trouver… Et ceux-ci trouveront une bribe de joie en allant dans les cours des professeurs comme mme Delacourt. Mais la liberté existait-elle dans une telle perspective ? John retirait momentanément ces pensées de sa tête alors qu'il se releva et marcha tranquillement vers le bureau de la professeur.


« L'intrus »… ce serait pas mal comme surnom dans les couloirs… mais pour le moment appelle moi John… et s'il te plait pas par mon prénom complet ce serait sympa…

Certes ce fut sa mère qui voulu l'appeler Jonathan, et il fut fier de porter ce prénom. Mais comme ce prénom fut un des rares legs de sa mère, il le protégeait farouchement ne donnant qu'à de rare chanceux l'honneur de l'appeler ainsi sans qu'il n'aie à se fâcher… bien qu'il n'aie encore trouvé personne dans cette académie à autoriser de l'appeler par son nom complet. D'ailleurs, Athéna put remarquer que John n'avait pas abandonné le tutoiement pour s'adresser à elle. Etait-ce un défi à cette professeur pouvant malgré elle représenter une instance devant laquelle le jeune rebelle se positionnait contre, une façon de tester le professeur… ou alors était-ce dans son habitude d'abolir les frontières dans la discussion ? Seul John le savait à ce moment donnait alors qu'il venait s'asseoir contre le bord de la table la plus proche du bureau, venant croiser de nouveau ses bras. Il passa son regard de cette jeune femme à son piaf… mais le regard pour l'oiseau ne fut pas long. Il finit par poser distraitement son regard sur le piano. Il avait encore en tête le résonnement pur de la touche blanche qu'il avait pressé pour savoir si ce piano fut bien entretenu. Et cela n'avait fait aucun doute. Cela vint à le faire penser à ces premières leçons, aux premières gammes qu'il avait joué sur le piano du salon. Il finit par soupirer malgré lui avant de poser de nouveau son regard sur la jeune professeur.

Alors… que va-t-il m'arriver professeur Delacourt ? Heure de colle ? Rapport ? Si c'est pour me retenir et chercher une explication, disons juste que je suis passé dans la salle, j'ai profité que personne n'y était pour me faire plaisir… Que ça soit autorisé ou non… ou que monsieur Ganymède en aie fait son territoire… Tu peux me passer les sermons que tu veux je les connais tous… je ne regrette rien, et je recommencerais sûrement…

Visiblement John était sur la défensive dans cet aveu. Il était habitué aux punitions pour avoir défié le professeur ou avoir fait preuve d'insolence. Mais cela trouvait souvent sa source dans une « injustice » ou une « limitation injuste » que John n'acceptait naturellement pas. Et lorsqu'il était lui-même, qu'il disait ce qu'il pensait et que cela entrait en contradiction avec le professeur ,aussi performant soit-il, il finissait sanctionné. Oh ! Mais cela ne le rendait pas débile pour autant. Bien au contraire, il savait désormais comment jauger un professeur, être attentif à la moindre information pour trouver la faille du règlement devant faire valeur en classe. Ce fut juste son désir inassouvi de liberté qui lui faisait défaut, croyant en une noble cause qui devait le conduire sur le chemin épique des moulins que le pauvre Quichotte emprunta. Il savait qu'il était en tort face au professeur pour avoir pénétré dans la salle de classe sans autorisation ni surveillance à l'heure du déjeuner. Habituellement, un professeur face à ce genre d'aveu l'aurait traité comme un effronté et envoyé en retenue ou aurait trouvait toute sorte de punition pour qu'il « comprenne bien la leçon ». Comme si une punition aidait à apprendre quoi que se soit… la punition apprenait uniquement à ceux qui avaient peur d'elle… et cela n'était nullement le cas du crocodile qui observait en silence mme Delacourt. Par sa réaction, elle allait lui montrer quel genre de professeur était-elle réellement.
rédigé par Invité le Mar 13 Fév - 11:01
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John... Evidemment ce n'était pas son prénom complet... Il pouvait faire ce genre de demande à ses petits camarades de jeu, de classe, ou encore ses plans drague, mais pour une professeur c'était compliquée. John... Ce n'était pas le diminutif de beaucoup de prénoms... De plus, il lui semblait déjà avoir entendu, dans les couloirs ou dans la salle des profs, parler ses collèges a propos d'un petit fauteur de trouble... Mmh, Jonathan ? Elle en était maintenant quasiment sûre. Ganymède semblait se moquer silencieusement de l'élève qui lui faisait cette demande. L'air de dire "Déjà tu viens nous emmerder CHEZ NOUS, pendant l'heure DU REPAS (moment très important pour l'animal) et tu essayes de poser tes conditions?". Athéna, elle, semblait moins chagrinée de rater un repas. Après tout, durant ses entrainement intensifs pour le cabaret, ça lui était déjà arriver de se négliger assez pour manquer de tomber dans les pommes sur scène. Et c'était presque autant Athéna qui s'occupait de Ganymède, que le contraire, ce dernier n'hésitant pas à la trainer jusqu'à la cantine quand elle ronchonnait à manger, sous la montagne de travail de ses deux métiers.

Venait la question de sa punition. Il est vrai qu'il s'était introduit dans la pièce sans permission, pour profiter de la salle de musique qui était à lui tout seul durant ce court moment... Si Ganymède n'était pas venu interrompre son petit morceau. Mais si John l'ignorait peut être, car il n'avait jamais assisté à ses cours et ne trainant surement pas assez avec les classe 2 qui connaissait très bien madame Delacourt, ce n'était pas dans ses habitudes de venir taper le bout des doigts de ses élèves avec une règle en fer. Les heures de colle aussi, quelle stupide invention. Elle n'en avait jamais mise. Avec les élèves les plus compliqués, elle prenait une heure de son temps, oui, mais pour discuter avec l'intéressé. C'était bien plus efficace, et souvent ses collèges lui demandait son secret à propos des pires élèves, qui étaient doux comme des agneaux à ses cours. Un sourire doux se dessine alors de nouveau entre les lèvres rosées de la danseuse, venant se poser contre le rebord de son bureau, en observant le crocodile

«Allons, allons, ne vous emballez pas, Jonathan...»

Elle le coupe presque alors qu'il fait déjà sa petite mauvaise tête qui s'en fiche des punitions. Pas besoin de faire des petites semi-menace de vilain garnement qui allait de toute façon refaire la même chose s'il le devait, peut importe le prix à payer... Tu voulais le refaire? Ca tombe bien... Tant mieux pour toi mon grand, tu étais tombée sur la bonne prof.

«Oui tu a pénétré la salle de musique... Mais je ne vois ici aucune dégradation du matériel, ni graffitis.. En plus, c'est de ma faute, je n'ai pas fermé la porte.»

Elle marque une pause, alors que Ganymède semble faire de grands yeux envers sa maitresse. Non, celui là allait quand même pas passer à travers les mailles du filet! Ca semblait le révolter et pas lui plaire, alors qu'il se secouait et laissait quelques plumes flamboyantes tomber sur le bureau d'Athéna, qui ne se laissait pas déstabiliser par son oiseau où l'élève en face d'elle. Elle reprend

«Tu es doué pour la musique. Ca m'attriste de ne pas t'avoir vu en cours avant. Ta punition sera de venir assister à mes cours... Et, à l'heure du midi, si tu le désire, je laisserais la salle ouverte, tu pourras venir ici jouer et t'entrainer à ta guise. La salle est faite pour ça non? Et c'est mon travail aussi. Je ne vais pas empêcher mes jeunes talents de jouer.. La seule condition est que tu n'y invite personne, que tu remettes la salle en état quand tu pars, et que tu évites de le crier sur tout les toits.»

En décroisant les bras qu'elle avait croiser sous sa poitrine ronde, la jeune femme attend la réaction de l'élève. Pour être unique, elle était unique. Et elle était bien différente des autres, autant en tant que prof, qu'en tant que femme, mais ça, tout le monde l'ignorait. Elle se contente de tendre calmement sa main à l'apparence si frêle et fragile, comme pour sceller un pacte... Et puis, il était plutôt gagnant au final, non?

«Si ça te convient... Nous avons un accord.»
 
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rédigé par John J. Purple le Jeu 15 Fév - 17:55
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La première réplique de la jeune femme eut l'effet d'agrandir les yeux et froncer instinctivement les sourcils du crocodile. Ses poings s'étaient serrés mais il semblait encore se contenir. Comment avait-elle osé l'appeler par son prénom entier?! Si il lui avait demandé de l'appeler John ce fut bien qu'il y avait une raison. A ce qu'il se souvienne, il n'avait pas encore fait de vanne foireuse sur son nom... alors pourquoi? Ce n'était pas seulement un éclair de rage que la jeune femme put voir dans son regard pendant quelques courtes secondes, ce fut aussi de la peur, de la vulnérabilité à l'écoute de son propre prénom. Cela pouvait s'expliquer par le fait que les seules personnes ayant pu l'appeler ainsi ne sont désormais plus de ce monde. Seules sa mère et sa soeur furent assez proche de lui pour pouvoir l'appeler par son prénom entier. L'entendre de la bouche d'un autre semblait sonner comme une sourde douleur en son être au rappel de ces deux êtres chers. Par ce simple mot, la jeune professeur venait de briser un court instant l'armure du blond. Il n'était guère question de son pouvoir mais bien de l'armure qu'il se créait par son comportement exécrable afin de se préserver du sentiment de confiance en autrui qui pouvait le rendre vulnérable. Il ne voulait plus connaître cette souffrance. Alors l'entendre d'un professeur à peine rencontré après l'avoir invité à l'appeler "John"... cela ne le mettait pas dans le meilleur des états.

Il finit néanmoins par se reprendre et desserrer les poings. En se calmant, il réfléchit au ton adopté par la jeune femme. Étrangement, il ne lui semblait nullement menaçant, ayant la voix aussi agréable et caressante que le bruissement des feuilles s'agitant sous une brise d'automne. Elle ne semblait pas ironique ou pire, infantilisante par cette volonté d'utiliser son prénom complet. Maintenant le britannique pensait que cette femme avait fait cela pour tenter de se rapprocher de l'élève afin d'instaurer un climat de confiance, ou un "premier pas" pour introduire une entente... manque de pot, ce genre de chose se faisait plus aisément avec un animal potentiellement docile, pas un crocodile, encore moins un humain extrêmement méfiant... bien qu'elle ne savait pas ce dernier détail. Néanmoins, dans le doute, il la laissa poursuivre alors qu'il se força à se détendre. Agresser les professeurs n'était pas dans ses habitudes, bien que prononcer son nom était la dernière des choses à faire. Et puis il avait moins peur de l'oiseau que du fait de sa punition s'il devait s'en prendre physiquement au personnel de l'école. Il aurait vite fait de passer à la casserole et cela n'entrait pas vraiment dans ses projets. Pendant ce temps, la jeune femme remarquait que, malgré son intrusion, aucune dégradation n'avait été à signaler dans la salle. Il était donc aisé de constater que le but premier du garçon avait été de profiter de l'endroit et de ses installation et non pas la destruction du matériel à des fins malhonnêtes... par ailleurs, elle pouvait aussi remarquer que rien ne manquait. John n'avait rien volé du matériel. Il ne fit aucune remarque devant ce fait énoncé, se contentant de regarder l'oiseau d'un air moqueur.


*Alors le piaf? On dirait bien que t'as rien contre moi...* pensa-t-il non sans sourire à l'oiseau.

D'ailleurs ce fut plutôt comique pour le britannique de voir l'oiseau s'agiter, semblant mécontent du fait que "l'intrus" puisse s'en tirer à si bon compte. Ils n'avaient rien contre lui et lui avait une blessure qu'il pourrait faire jouer. Bon cela ne serait pas très agréable de passer pour la victime, sa réputation en prendrait un sacré coup et il risquerait davantage de se faire embêter par les élèves dominant l'académie (dont une partie la tristement célèbre classe 0). Il se prépara à tourner le dos et se diriger vers ses affaires lorsque la voix de cette professeur aux cheveux d'algue se fit entendre à nouveau. Et cette fois-ci, la mine victorieuse de John fit place à la perplexité et un retour à une extrême méfiance. Athéna Delacourt venait de lui faire une proposition déguisée en punition. Il devait assister aux cours de cette professeur de musique. En contre-partie, elle lui laissera l'accès aux locaux à l'heure du déjeuner afin de pouvoir en profiter librement sous la condition d'y venir seul et de ne pas en parler. Non... décidément cela semblait bien trop beau pour John. Il fixa l'oiseau non sans surprise, tentant d'y desceller le moindre indice d'une arnaque. Mais c'était peine perdue... lui aussi semblait désemparé et surement peu enclin à l'idée de revoir souvent ce jeune freluquet. Son regard se posa ensuite sur la main fragile et fine de la professeur. Elle était à l'image de sa personne qui menaçait de se briser aussi facilement que de la porcelaine autant sur le plan physique que moral. Il le supposait au vu de cette "punition" qui apparaissait plus comme une aubaine pour lui de pouvoir profiter librement des locaux, sans personne pour juger de sa nature ou de sa musique, encore moins pour l'empêcher de jouer... de vivre ces moments de liberté. Le prix à payer restait de venir se pointer une à deux heures par semaine dans ses cours, poser son cul sur la chaise, écouter... jouer quelque gammes, jouer "ti amo" à la flute, chanter "coumbaya", se mettre au niveau des autres... mais cette bride semblait véritablement en valoir la peine. Une bonne heure de liberté chaque jour lui tendait les bras.... Mais elle, qu'y gagnait-elle? En quoi cela devait-elle compter pour elle qu'elle ne l'ai jamais vu en cours? Son talent pour la musique? A quoi cela servirait-il de bosser avec un type qui sait jouer alors qu'il était bien plus important de former ceux qui ne savaient pas en jouer et souhaitaient pourtant apprendre? Comme... Tout de suite il chassa ses pensées en se concentrant de nouveau sur la main tendue du professeur Delacourt. Il se surpris alors à faire un pas en avant, s'approchant, tenté par ce "pacte".

Je... j'aurais droit aux locaux... pour moi seul? Sans que personne vienne m'emmerder... pour de vrai?

Bien qu'assez vulgaire, cette interrogation pouvait rassurer la professeur sur le fait que John ne semblait pas tenté de vendre la mèche concernant ce pacte s'il devait l'accepter. En vérité, il n'avait pas joué devant un véritable public, si ce n'était son ex défoncée dans le garage de son pote... ou simplement sa sœur et sa mère qui avaient pu réclamer ses mélodies. Le choix se montrait beaucoup trop tentant mais l'interrogation demeurait. Pourquoi agissait-elle comme ça? Alors que tant d'autres auraient déjà voulu le coller ou, dans ce cas, essayé de s'en débarrasser et avoir la possibilité d'un cours sans risque de perturbation. John finit alors par s'approcher du bureau mais posa ses deux mains sur la table avant de plonger son regard olive dans celui de son professeur, ne semblant avoir aucune gène à la regarder dans les yeux. Néanmoins, cela put permettre à la jeune femme de voir le trouble de son état d'esprit. Elle avait réussi l'exploit de le désarçonner.

Ya deux choses que je veux éclaircir avant: la première c'est une ligne à ajouter à ton pacte, mon nom c'est JOHN et rien d'autre... la deuxième c'est de savoir ce que t'y gagne professeur Athéna Delacourt... J'ai du mal à croire... s'en est presque trop beau de pouvoir jouir de la salle tous les midis, surtout si j'ai personne pour m'emmerder... et en prime j'aurai le plaisir d'emmerder cordialement m.Ganymède qui s'est fait un malin plaisir de m'interrompre... Il se tourna alors vers l'oiseau avant de glisser un Je t'oublies pas toi... avant de revenir à la professeur Donc... tu y gagne quoi à me proposer ça? Si je suis si bon que ça tu apprécierais comment ton travail? Me partager un kiff que j'ai déjà? T'as je-ne-sais pas combien de type moins doués qui rêvent d'apprendre au moins à bien chanter ou quelques arpèges pour leur copine... Tu peux développer leur penchant à la musique et te passer de moi qui pourrait foutre le bazar... surtout si tu m'appelle encore Jonathan... Alors, je veux savoir t'y gagne quoi? alors que d'autres auraient eu mille fois envie de me voir sortir et plus revenir dans la salle de cours?

Ce furent surement les dernières barrières de sa méfiance que brandit John face à la jeune femme. Visiblement, il n'était pas habitué à un tel comportement. A tel point que cette incompréhension qu'il ressentait le frustrait. Athéna Delacourt se révélait, malgré elle, telle une menace à son armure d'amertume qu'elle parvenait à percer de sa naturelle bienveillance. Personne ne pouvait être aussi bienveillant! ... et pourtant.. si c'était le cas? Et puis en un sens, pourquoi lui, John, semblait-il inquiet par ce marché plus que beau et visiblement sans arnaque? Peut-être parce que sa simple présence dans cette académie était le fruit d'une énorme escroquerie? Ou peut-être par instinct de défense... mais la défense de qui? La sienne? Lui qui pouvait surement faire aisément mal physiquement à cette femme et qui ne craignait en aucun cas son compagnon à plume? Ou celle du professeur? Lui laisser la chance de réfléchir avant d'introduire un crocodile dans la bergerie. Dans tout les cas, si le ton de sa voix pouvait être beaucoup plus fort et énergique que le rythme doux de l'hippocampe, il ne semblait pas dénoter d'agressivité, mais plus de la méfiance... celle qui précède l'apprivoisement de l'animal sauvage.
rédigé par Invité le Lun 19 Fév - 15:42
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Elle le comprenait. Elle comprenait qu'il pouvait être méfiant. Ca semblait être trop beau pour être vrai? C'était pas la première fois qu'Athéna trouvait des compromis pour ses élèves, et c'est fou que, tous aussi différents qu'ils pouvaient être, au fond, ils se ressemblaient tous. Comme des oiseaux blessés qui peinent à voler, méfiant et craintifs, à l'affut du prochain individu qui pourrait briser leurs ailes de liberté. Alors même si cette question était maladroite, un peu vulgaire et peu correcte, elle eut le don de faire sourire l'hippocampe qui cacha au mieux ce léger rictus derrière la grande manche élégante de sa robe... Tout en écoutant le flot de question que suscitait cet étrange pacte qu'elle venait de lui proposer généreusement. Elle pouvait déjà au moins mettre une limite aux avantages qu'elle proposait au blond

«Votre mère vous a donné ce nom, c'est par ce nom que je vous appelerait. Si d'autres professeurs acceptent, je ne vous donnerait pas de petit surnom pour vous faire plaisir.»

Sa voix n'avait pas été plus cassante ou brusque qu'au précédent, mais elle semblait avoir resseré la vis qu'il tentait visiblement un peu trop de dévissé. Dans cette douceur infini qui constituait la mélodie de sa voix, un sorte de fermeté avait dansé sur ses mots, alors que Ganymède semblait appuyer cette phrase en relevant fièrement son bec et remonter sur son perchoir en entourant le bois de ses larges serres qui se serraient avec force, assez pour le faire légèrement crisser. Il le fixe de ses grands yeux flamboyants. Un feu animé d'un passion sans limite... Et là, d'une grande malice. Il semble avoir trouvé un parfait adversaire pour se faire les griffes. Athéna quitte un instant le regard de John pour observer son oiseau qui détourne la gueule, mine de rien en jouant l'innocent. Ce qu'il sait faire à la perfection, bien qu'il ne puisse jamais tromper son âme soeur. La grande verte sourit alors en laissant échapper un sourire amusé de ses lèvres en offrant de nouveau son attention au guitariste, pour répondre à présent un peu mieux à toute ces questions qui semblait le tarauder.

«Je t'invite à assister à mes cours parce que tu es doué, justement. Que tu as du potentiel et que j'aimerais justement te voir t'améliorer. Et même si je me doute que tu n'as pas besoin de moi pour t'améliorer, je peux t'apporter des choses qui te manquerait en restant simple autodidacte. Maintenant, je ne t'oblige à rien.»

Elle sait de quoi elle parle. Plus jeune, elle avait penser être assez bonne pour se présenter à plusieurs auditions, et rapidement elle avait prit la réalité en pleine visage : même avec la meilleure assiduité et volonté du monde, il y a des bases qu'on ne peut pas s'apprendre tout seul. Et elle pensait être capable d'apporter à Jonathan les liens qui lui manquait pour lier a la perfection toute ces pages de talent qu'il avait pour faire de lui une véritable petite pépite. Du moins, s'il prenait ça a cœur plus que les cours, et étrangement, elle avait l'impression que c'était le cas. Le premier service de la cantine semble avoir finit de manger pour la plupart, car du bruit dans le couloir commence à se faire entendre. Elle jette un œil vers la porte quelques instant, puis, de nouveau, regard le blond. C'était à lui de faire son choix. Il était plus que gagnant de toute façon, il fallait être fou pour refuser une telle offre ... Ca sera toujours ça de prit. Et puis tant pis pour le tutoiement, après tout il avait fait son choix de lui même. Elle n'avait jamais demander à ses élèves de la vouvoyer, et ils le faisant automatiquement de leur propre chef. John aussi visiblement, mais au contraire des autres.
 
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rédigé par John J. Purple le Mer 21 Fév - 6:22
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John fut prit de court par cette première réponse de la part du professeur de musique. Bien sûr cela était loin de lui plaire. Comment osait-elle le nommer ainsi de nouveau et surtout mentionner sa mère? Cela causa une vive colère instinctive dont il eut de mal à dissimuler certains signes dont un froncement de sourcil ou le coin de la mâchoire resserrée pour se retenir de déverser un flot d'insultes. Mais cela contrastait étrangement avec la douceur de sa voix et une certaine bienséance qui découlait naturellement de son être. Ce fut peut-être ça qui le dissuada d'éclater et de faire voler le bureau... plus que le risque de se faire attaquer par l'oiseau représentant sa passion. Il observa ce dernier du coin de l'oeil qui semblait jubiler un moment de la réponse de la jeune femme, ayant visiblement apprécié qu'elle vienne lui rappeler de baisser d'un ton en ne lui accordant pas cette requête. Cela fut rapide alors qu'Athena se retourna en lui lançant un regard, surement pour lui faire comprendre de ne pas provoquer davantage le blondinet. Elle apparaissait alors comme une singulière juge de paix.

Il demeura alors silencieux pour entendre la réponse d'Athéna concernant ses interrogations. Elle était définitivement en marge des autres professeurs qu'il avait pu connaître sur le monde des humains. Elle consentait à améliorer ses performances sans pour autant lui imposer un style, lui laissant une certaine liberté de progression. Ce fut bien cela qui le frappa, qu'elle vienne sincèrement à le prendre en considération. Bien que ce fait ne lui fit pas oublier l'affront d'avoir osé employer son nom complet, cela eut au moins le mérite d'atténuer un peu sa colère et de le détendre un peu, gardant cependant son air renfrogné qu'il avait adopté au cours de l'adolescence comme armure supplémentaire. Et cela ne s'était pas amélioré avec le second drame qu'il put connaître dans sa vie. Il n'allait plus laisser quiconque lui faire du mal ou en profiter pour le briser. Il ne lui restait rien si ce n'était qu'une étincelle de liberté, notamment dans la musique, dont chaque note avait le pouvoir de lui rappeler par la passion le souvenir vif des disparues.

Sans le savoir, il ne pouvait qu'approuver la pensée d'Athéna. Il pouvait s'entraîner nuit et jour, jouir d'un libre accès au matériel de la salle de musique, il lui serait alors dur d'évoluer, stagnant à son niveau actuel aussi bon soit-il. Et surtout, la musique gagnait en puissance lorsqu'elle venait à être partagée. Cela John n'en avait pas conscience sachant qu'il ne s'était guère représenté sur scène. Les garages bands qu'il avait intégré étaient resté au stade d'une déconnade après les cours, du boucan foutu entre quatre murs plus qu'une volonté de se perfectionner pour devenir un trou du cul célèbre. L'appat de la célébrité n'avait jamais attiré John pour ça, préférant les riffs de guitare après une latte tirée sur un joint ou encore un shot de gin pour s'allumer. Cela avait autant donné une joyeuse cacophonie sur le coup qu'une musique prototypique qui aurait fait saigner les tympans des uns et aurait provoqué la jouissance des autres. Pour le britannique influencé par le courant punk, cela était synonyme de liberté. Et voilà qu'une jeune femme allait lui permettre par cet étrange deal de prolonger sa quête de liberté. L'idée des cours ne l'emballait pas mais la possibilité de se libérer ne serait-ce qu'une heure tous les jours lui était bien plus séduisante. La musique ne résidait pas en de simples gammes et de la théorie à apprendre... c'était avant tout une expérience à vivre, une mélodie au rythme des pensées. Alors oui, sur ce point Athéna avait vu juste: John tenait plus à coeur de jouer et s'améliorer pour accentuer son expérience de liberté, plutôt que de jouer des morceaux basiques et cent fois répétés, même si cela devait charmer les autres, il n'en tirerait aucune satisfaction particulière. Par exemple, exécuter parfaitement Fur Elise au piano lui sera moins excitant d'essayer quelques morceaux de basse... de même que quelques arpèges romantiques et complexe de guitare acoustique ne seront rien s'il ne le ressent pas lui-même.. même s'il devait parfaitement l'exécuter.

Ce fut après une hésitation de quelques minutes que le blond prit sa décision. Avec un long soupir, il tendit la main et vint attraper celle de la jeune femme pour sceller le contrat. Oui, il consentait à se présenter dans la classe de cette professeur si cela lui permettait de se payer une heure de liberté entre midi et deux. Il affronta alors le regard du professeur. Ce n'était pas du défi envers elle mais un regard franc qu'il ne voulait plus baisser face à ses ainés. Elle pouvait y lire l'inquiétude dissimulée mais bien présente du jeune homme encore peu sûr des conséquences du choix qu'il venait de faire. Il finit par soupirer, agacé de cet état avant de répliquer.


Deal... mais continue à m'appeler Jonathan et j'garantis rien concernant la tranquillité de tes cours...

Il était visiblement perturbé par ce nom, comme si ce fut une formule magique destinée à le déchainer ou au contraire à l'affaiblir. Peut-être déchainer sa colère en lui rappelant la faiblesse de son passé? Libre pouvait-être l'interprétation pour la jeune hippocampe comme pour tous ceux qui avaient eut affaire à lui. Il observa l'oiseau avant de lui exposer un sourire moqueur. Il savait bien que sa petite "menace" allait exacerber la réaction protectrice de l'oiseau.

Prépare toi à revoir ma sale tête le piaf... t'es pas débarrassé de moi même en m'attaquant à nouveau de tes serres.

Après avoir ricané légèrement en venant provoquer de bonne guerre ce fier oiseau aussi passionné que ne fut leur caractère exécrable à tous deux, le crocodile sembla retrouver son sérieux en observant le piano qu'il avait testé plus tôt avant de se mettre à gratter "Rosemary". Un éclair sombre et contemplatif semblait venir habiter son regard. Ce n'était pas de la colère mais de la mélancolie qui semblait venait subitement de marquer son visage... cela en observant simplement cet instrument de bonne facture. Il se leva alors en silence, sans accorder un regard à l'oiseau ou à sa maîtresse avant d'aller tranquillement déplacer son ordinateur au premier rang, venant le poser sur une des tables. Il finit par débrancher et ranger l'ampli qu'il avait emprunté et rangea soigneusement sa guitare... avant de prendre une guitare acoustique et l'apporter non loin du piano, venant la poser contre le mur. A ce moment, il laissa échapper un pensif:

C'est un bon piano... le son est plaisant...

Quelque chose semblait visiblement l'obséder. Il ne semblait pas honteux d'avouer qu'il avait posé ses doigts sur le noble clavier qui avait dû paraître inaccessible à bien des élèves pouvant apparaître comme un graal à atteindre exclusivement réservé à l'enseignant qui les accompagnait de cet instrument au chant... John ne s'était pas fait prier pour briser cette frontière. Il n'y avait rien de plus triste qu'un instrument de musique qui gardait le silence... et qu'on osait pas toucher au risque de composer une mélodie maladroite. Mais pour le crocodile, mieux valait entendre une cacophonie d'amateur que de souffrir du silence de ce noble instrument. Il vint alors prendre place derrière le piano, venant s'asseoir sur le siège derrière le clavier avant de caresser les touches polies du bout des doigts. Son regard semblait empreint de nostalgie, comme s'il venait de retrouver un vieil ami. Constatant qu'il venait de s'oublier, il tourna son regard vers la jeune femme et son oiseau tentant de reprendre son air de rebelle adolescent pour cacher rapidement cette faille que l'instrument associé à une idée obsédante venait de créer en son être.

Vous ne devriez pas aller manger? Perso, je pensais avoir le temps de jouer deux choses avant de me barrer... mais bon on sait tous les trois comment mon diagnostique a finit...

Il ricana légèrement en laissant un regard accusateur à l'oiseau qui l'avait interrompu pendant son dernier riff au risque de venir abimer sa précieuse guitare. Il finit par soupirer puis repris en observant longuement le piano.

Je vais jouer une dernière chose... j'en ai envie, ça s'explique pas. Vous deux vous devriez aller manger, z'avez cours après, moi... je me planquerai surement dans un coin de la cour et je profiterai pour bouffer quand y aura moins de monde... Je rangerai tout et je fermerai derrière moi, c'est le deal.

Il semblait assez gêné d'avoir un public inconnu. Et puis, ce ne fut pas comme s'il voulait donner une confirmation de son talent. Loin de là. C'était une particularité de John. L'envie de la musique ainsi que du style à jouer lui venait comme pouvait lui venir l'envie du tabac ou les envies d'une femme enceinte. Cela résidait en un désir fort, incontrôlé qu'il lui fallait assouvir le plus tôt possible. C'était loin d'être la volonté de faire des gammes juste pour apprécier le son... cela tenait plus de l'épanchement des sentiments qu'il pouvait avoir et que ce piano avait éveillé au moment où il l'avait touché. D'où le certain malaise dû au fait que cette performance avait quelque chose de personnel plus que s'il avait joué un morceau sur demande. Ganymède pouvait prendre cela pour une provocation supplémentaire et Athéna pour une nouvelle expression de la curiosité du garçon aussi maladroite soit-elle... John s'en fichait pour le coup. Il ne gardait à l'esprit que cette envie immense, presque palpable, de jouer. Ce ne fut pas l'accord des deux maîtres des lieux qu'il attendit, mais plutôt leur décision de quitter la salle ou de rester pour écouter, malgré tout.


rédigé par Invité le Mer 4 Avr - 16:17
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Une menace? Si elle avait le malheur de prononcer son nom complet, prendrait il la classe en otage? Renverserait il toute les tables de cours? Si cela pouvait lui faire plaisir... Ca ne ferait que lui apporter des ennuis... Et de son coté, Athéna ne pouvait pas se permettre de l'appeller par ce qu'elle considérait comme un surnom affectif. Ca serait étrange. Et de toute façon ça la génerait elle même, au delà des histoires de protocoles.. Par contre, c'était Ganymède qui n'allait plus garantir sur le déroulement des cours si le petit blond allait y assister, et continuait de le titiller en sachant qu'il ne pouvait pas désobéir a sa maitresse et se faire le plaisir de lui crever les yeux a coup de bec. Il se contenta alors malgré lui de gonfler fièrement son poitrail et d'ouvrir ses ailes pour montrer son impressionnante envergure, qui ferait faire pipi culotte à n'importe quel être humain normalement constitué, surtout si ce même piaf à une dent... Un bec contre lui.

Alors que John se mettait à ranger ses affaires, Athéna fit de même après avoir observer un instant les feuilles en bazar, en outre par la faute de Ganymède, ou plutôt de l'air qu'il bouge en battant ses grandes ailes plumées. L'hippocampe donna son bras à l'oiseau pour lui permettre de monter dessus et le mena jusqu'à son perchoir où il s'installa docilement, pendant que la professeur remettait de l'ordre dans cet amas de feuille désordonné. Mais le crocodile à l'air d'être inexorablement attiré par le piano qui trône dans la salle et sur lequel Athéna avait laissé un nombre incalculable de fois ses doigts danser dessus. Elle sourit, amusée et attendrie qu'un petit rebelle aux tendances rock puisse apprécier aussi à sa juste valeur un noble instrument comme le piano. S'inquiétait il que la professeur ne mange pas assez, ou bien voulait il plutôt se débarassé d'elle pour n'avoir qu'un moment à lui. Elle reste silencieuse et garde son nez dans ses papiers, alors que lui est installé sur le peti banc devant les touches noires et blanches du piano.

« La nourriture n'est que secondaire, j'ai du rangement à faire... Et un étudiant talentueux à écouter. »

Elle ne comptait pas le juger ou le gêner au contraire. Elle tenait tout de même à appuyer sur le fait qu'elle prenait soin de ses élèves et était toujours là pour les pousser dans le sens de leurs envies et de leurs passions. Après avoir pu apprécier ses quelques accords à la guitare, qu'il maitrisait bien, il n'y avait rien à dire, elle allait pouvoir voir ce qu'il valait au piano, l'un de ses instruments favoris en compétition avec le violon et la harpe... Comme pour confirmer ses propres et sa décision de ne pas bouger de sa salle, la belle poussa la chaise de son talon et s'y installa, continuant de ranger silencieusement ses feuilles de cours, en levant, parfois, son regard alpin sur le blond installé au piano en face d'elle...

 
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rédigé par John J. Purple le Ven 6 Avr - 16:35
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Alors que Ganymède gonflait son majestueux poitrail en battant des ailes pour affirmer sa prestance, John l'observa passivement. Il n'avait pas l'air impressionné par cette démonstration qui semblait souligner toute la force de cet animal. Pourtant il avait été témoin de sa force et avait faillit se faire becqueter les yeux de la même manière que les belles-sœurs de Cendrillon... ou ce figurant au début d'un film célèbre sur les pirates. Si cette prestance pouvait intimider plus d'un humain ou élève de ce pensionnat, ce ne fut pas le cas de John. Il n'avait peut-être pas vécu d'attaque de ce genre sur Terre et du s'avouer que ce fut pour le moins impressionnant, mais il n'avait pas prit peur de cette bête. Cette dernière par son comportement semblait le mettre constamment au défi à force d'affirmer sa supériorité, comme si battre des ailes et venir lui faire une petite entaille au bras par un coup de serre allait imposer son respect au britannique. Non, il lui en faudrait beaucoup plus pour le faire plier. Et venir le blesser mortellement ne changera pas son regard plein de défi qui n'acceptait en aucun cas de baisser les armes face à un adversaire, aussi fort fut-il.

Cependant, si Ganymède n'avait pas réussi à faire fléchir le regard "insolent" de John, sa maîtresse avait quand même réussi l'exploit de le troubler. L'appeler par son nom complet fut la première étape. Mais ce qui acheva d'enfoncer le clou fut bien cet étrange pacte qu'elle lui eu proposé et qui fut tout à son avantage, sans compter cet air maternel qu'elle prenait avec une "sale raclure". Assister aux cours de ce professeur et en échange jouir d'un accès libre pendant la pause du midi à cette salle, profiter de tout l'équipement qui lui manquait dans sa petite chambre... et surtout s'assurer d'être tranquille en jouant pour lui seul. Cela pouvait peut-être sembler égoïste mais il était rarement dans l'attrait de John de jouer de la musique pour devenir célèbre et s'attirer l'attention des élèves. Il préférait jouer pour lui même, savourer cet instant que lui-même créait sans avoir à se soucier du goût de chacun. Il lui fut arrivé jadis de jouer devant des gens mais jamais devant une foule, juste une bande de potes déchirés entre 14h et 17h avant de rentrer chez eux et essayer de ne pas se faire prendre par les parents. John sourit intérieurement en repensant à cette époque pas si lointaine. Cependant ce ne fut pas un sourire qu'il arbora lorsqu'il entendit la réponse de la jeune Miss Delacourt. Elle avait décidé de rester là et profiter pour faire du rangement dans ses papier alors qu'elle accompagnait son compagnon à son perchoir. Le blond arqua un sourcil devant cette réaction. "La nourriture est secondaire?". Il pourrait parier qu'elle dirait le contraire si ce fut lui qui avait dit la même chose. Intérieurement, il soupçonnait que ce rangement fut un prétexte pour l'écouter. Le crocodile ne répondit rien à cela. Si elle tenait à rester, à sa guise. Il espérait juste que cette fois-ci il puisse aller au bout de sa musique sans se faire interrompre.

John finit par ne plus prêter attention au professeur ni à l'oiseau. Il ne s'agissait pas forcément d'une volonté de les snober ou leur manquer de respect. D'ailleurs, Athéna pouvait bien comprendre ce comportement, John venait tout simplement de faire fi de leur présence pour mieux se concentrer sur ce qu'il allait jouer. Ce fut comme s'il s'était projeté dans un autre monde, un bulle invisible l'enveloppant et amplifiant à ses oreilles le son du piano. Il laissa ses doigts caresser avec une délicatesse singulière, les touches blanches du piano, sentant chaque interstice net entre les touches, la fraicheur des surfaces lisses des touches dont la pression promettait un son qui transporterait son âme. Étonnant à première vue qu'un punk britannique puisse s’intéresser au piano. Raison de plus pour ne pas se fier aux apparences, on serait rapidement surpris s'il venait à saisir un violon. Ce qu'il ne tardera pas à faire en profitant de cette salle de classe. Il avait déjà repéré ce matériel.

Au bout d'un instant de silence pour lui, et entre deux flottements de feuilles pour l'oiseau et la professeur à la chevelure verte, John finit par fermer les yeux et commencer à jouer les premiers accords de piano. Les notes furent légères et semblaient poser un ton mélancolique à la mélodie sans pour autant abuser de notes trop graves. Athéna pouvait entendre que le jeune homme semblait avoir aussi la maîtrise de cet instrument. Il appuyait sur les touches sans brutalité mais avec assez de force pour provoquer le son qu'il voulait. Si les premières notes pouvaient être relativement faciles à exécuter même pour quelqu'un débutant le piano, ce seul détail précédent dénotait le niveau réel du blond qui semblait plongé dès lors dans sa musique. Peu de temps après les premiers accords, il commença à faire entendre sa voix. Il laissait trainer son chant sur une voix plus grave contrastant avec la douceur de la mélodie, mais assez douce pour poser cette atmosphère douce-amère:


Hello darkness, my old friend
I've come to talk with you again
Because a vision softly creeping
Left its seeds while I was sleeping
And the vision that was planted in my brain
Still remains within the sound of silence

In restless dreams I walked alone
Narrow streets of cobblestone
'Neath the halo of a street lamp
I turned my collar to the cold and damp
When my eyes were stabbed by the flash of a neon light
That split the night and touched the sound of silence


Au troisième couplet, il redoubla la force de sa voix comme s'il fut nécessaire de se faire entendre, briser le son du silence qui envahissait cette chanson, dénotant de la détresse. C'était la révélation d'un vrai problème, d'un silence omniprésent, un réveil après s'être longtemps endormi dans le confort de ce silence, agréable porté par la mélodie et le chant. La réalité résidait dans ce manque de communication, dans cette bulle de silence dans laquelle tout le monde se terrait pour souffrir en silence:

And in the naked light I saw
Ten thousand people, maybe more
People talking without speaking
People hearing without listening
People writing songs that voices never shared
And no one dared disturb the sound of silence


Au quatrième couplet, le britannique acheva de confirmer son crescendo, commençant à rajouter un léger cri à son chant sans perdre sa netteté. Cela était nécessaire pour tenter de réveiller ces dix milles personnes sinon plus, tous renfermés dans cette bulle illusoire, ayant fermé leur capacité d'écouter depuis longtemps. Il souhaitait secouer ses gens, leur montrer la possibilité de vivre de nouveau... mais cela semblait voué à l'échec:

"Fools", said I, "You do not know
Silence like a cancer grows
Hear my words that I might teach you
Take my arms that I might reach you"
But my words like silent raindrops fell
And echoed in the wells of silence


Le crescendo final se fit entendre alors que l'émotion du britannique fut palpable après un quatrième couplet qui fut plein d'espoir et où l'on pu retrouver son esprit de rébellion. Il chantait ce dernier couplet avec ses tripes, devant se résigner avec rage devant la réalité, devant l'inéluctable résultat que John semblait voir devant ses yeux clos... ou revoir derrière ses paupières. Ses paroles n'avaient pas suffit face à l'éternel néon, l'image devant lequel le monde s'est prosterné. Il ne pouvait que lire la cynique vérité sur ces divinités créées par autrui:

And the people bowed and prayed
To the neon God they made
And the sign flashed out its warning
In the words that it was forming
And the sign said "The words of the prophets are written on the subway walls
And tenement halls" and whispered in the sound...


Un moment de suspension. Le véritable moment de silence venant peser sur la salle. Cela dura une à deux secondes. Mais le silence venait rendre cet instant long, irrespirable pour l'auditeur potentiel, ce fut le véritable silence qui précédait le mot qui le définissait, le véritable son du silence. Mais les derniers mots de la chanson ne furent pas criés comme pour achever le crescendo du chant. Non, bien au contraire, il fut chanté sur la même douceur amère du début, comme la fin regrettée d'une berceuse qu'un enfant redemanderait:

... of silence...

Il fut inutile de dire que cette chanson semblait l'affecter fortement. Même quelqu'un de peu spécialisé en musique l'aurait compris en l'écoutant. Que ce fut la mélodie du piano qu'il effectua sans faute ou son chant qu'il maîtrisa du début à la fin. Si pour le blond chaque détails avait son importance à ne pas négliger dans une musique (même dans le metal), cette chanson semblait définir une part vécue de lui. Que ce soit l'analogie du silence à un cancer grandissant lui rappelant la maladie de sa défunte mère, les paroles du malheureux interpellant son entourage pour les sortir de leur monde silencieux lui rappelant les vaines paroles qu'il eut pour sa soeur avant son dernier saut... "mes mots, comme des gouttes de pluies, tombent"... tombent comme le corps de la pauvre Ellen, comme les larmes de John devant son corps sans vie. Ellen aussi, comme les gens de cette chanson se mit à parler sans entendre, entendre sans écouter. Cette chanson rappelait aussi le comportement de son géniteur qui lui non plus ne semblait plus rien entendre et n'expulsait que le vent de propos désuets et de banalités pour contenir son fils... avant de se taire définitivement à la mort de sa princesse. John ne le regrettera pas s'il ne devais pas revenir sur Terre un jour.

Après les derniers accords de la chanson, John ouvrit les yeux lentement et observa les touches du piano. Il semblait avoir le regard perdu, comme s'il avait prit une dose de drogue. De la meilleurs drogue qui fut car elle venait de faire surgir de l'émotion, celle qu'il contenait toujours sous son armure de mauvais garçon. Maintenant une personne fut au courant de sa potentiel sensibilité. Quel que fut les motivations ou la bienveillance d'Athena Delacourt, John était "compromis", dans le sens où quelqu'un fut témoin de sa sensibilité. Surtout dans cette chanson. Il finit par fermer le clapet du piano et prit ses affaires. Il n'attendait aucun applaudissement, reproche ou conseil pour s'améliorer. Félicite-t-on un fumeur quand il grille une clope? Conseille-t-on une femme enceinte sur les envies incontrôlables qu'elle doit avoir? C'était son rapport à la musique, une pulsion à assouvir pour gagner ce semblant de liberté qui le faisait littéralement voler au même niveau que la musique elle-même.
rédigé par Invité le Mar 17 Avr - 17:00
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Le piano. Pourquoi cet instrument semblait tout particulièrement parler à son cœur? Ca ne tournait pas seulement autours de sa beauté et de la pureté de ses notes, quelque chose d'autre se cachait là dessous. Elle ne pouvait pas se vanter d'avoir eu des parents talentueux, et qui avait le moindre penchant pour cet instrument... Ou pour la musique en régle général. Sans Athéna, la maison était bien silencieuse. Evidemment, la vie d'infirmière ou de gardien de prison ne remplissait pas les deux parents de l'hybride d'une joie de vie folle, il fallait le dire, ils en voyaient des vertes et des pas mûres. Mais Athéna, leur petit rayon de soleil, était là. Et même s'ils l'avaient totalement imaginé autrement, ressemblant plus à son frère qui était une vraie petite pile éléctrique et un bagarreur, ayant déjà reservé le nom de la déesse de la guerre pour leur fille.. Ce fut un raté... Mais au final, ce n'était pas plus mal.

Ce n'était donc pas lié à son enfance, cet affection particulier pour cet instrument aux touches noires et blanches, sa maison en était même dépourvu... C'était alors un peu plus tard... Quand elle était encore plus jeune et insouciante qu'aujourd'hui... A peine majeur... Certaines tombent dans les bras de jeunes rebelles, cigarette à la bouche, d'autres de leur idoles à la télé... Pour Athéna, son premier amour fut son professeur de piano. Et attention, quand je parle d'amour, elle ne s'était pas contentée de s’entiché de cet homme à la chevelure bleu nuit, hybride raie manta, âgé de presque 10ans de plus qu'elle... Ce fut malheureusement réciproque. Pourquoi malheureusement? Parce qu'évidemment, comme nous le savons tous, les histoires d'amour finissent mal en général... Surtout quand celle ci inclue une jeune femme de 17ans et un homme de 25. Elle se rappelle encore de ses doigts dansant sur chaque touche, de cet air craquant qu'il arborait quand il était concentré... Mais... A quoi elle pensait?

Comme revenant sur terre, l'hippocampe ouvre un peu plus ses paupières et observe la pile de feuille d'évaluation qu'elle avait entre ses doigts et qu'elle était entrain d’agrafer sans aucune raison. Manquant de se mettre la dernière agrafe dans le doigt en reprenant conscience de ce qu'elle faisait et où elle était. Cela faisait une éternité qu'elle n'avait pas repensé a l'une de ses deux relations amoureuses, et cela ne lui laissait pas un goût spécialement agréable en bouche. Pendant que sa maitresse s'était perdue, Ganymède lui, savait parfaitement où il était, et avec qui. C'était bien pour ça qu'il avait accompagné, ou plutôt confronté le blond à sa voix talentueuse venant rajouter de la puissance au chant et aux notes de son piano.Mais sur la fin l'oiseau remarqua bien l'absence de sa moitié. Il l'observait curieusement en tournant sa gueule et croassa vers la fin de la chanson, venant presque briser l'harmonie de la chanson alors que la verte, prise en flagrant délit, venait regarder l'animal en fronçant les yeux. Tant que ce fut le seul témoin de ce moment, John lui était bien trop occupé dans sa chanson... N'est ce pas?

Elle reposa sa pile de feuille, notant dans un coin de sa tête qu'elle devrait les débarrassé de toutes ces agrafes inutiles, preuves honteuses de cette perte de soi, alors qu'elle se levait doucement et observait de ses grands yeux alpins le soit disant crocodile devant son nez, sans rien oser dire les premiers instants. Il semblait, lui aussi, s'être permis un instant de faiblesse et de vulnérabilité, ce qui arracha un faible sourire à la belle. On ne pouvait pas être un être si rebelle et froid d'apparence sans avoir ses failles et ses secrets à cacher. La voix de la jeune femme résonne, lançant simplement échappé un sincère

«Merci.»

Merci de quoi? De l'avoir laissé écouté? D'avoir accepté ce pacte? Ou de lui avoir remémorer de durs mais précieux souvenirs? Personne ne savait. Ou peut être si, Ganymède. Mais il ne le dirait à personne. En tout cas, le temps avait passé, même s'il lui avait donné l'impression de s'être figé, et le passage se faisait plus récurrent dans le couloir. Athéna saisit sa clef sur son bureau, et se leva pour aller jusqu'à la porte.

 
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rédigé par John J. Purple le Ven 27 Avr - 23:06
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Ce mot parvint à interloquer le jeune homme qui avait fuit le regard de cette professeur qui avait put l'entendre dans son moment d'abandon. Alors qu'il avait quitté le piano pour aller rassembler ses affaires, alors qu'il prenait sa guitare et la rangeait dans sa housse... il entendit cet étrange remerciement. A ce moment, il avait tourné son regard vers la jeune femme. Ses yeux olives, et reptiliens grâce à ses lentilles, trahirent une stupéfaction mêlée à autre chose d'indéfinissable, une sorte de gêne devant une réaction bienfaisante. Etait-il aussi peu habitué à un tel contact pour que cela en devienne gênant? Avait-il oublié ce que fut la bonté pour n'adopter qu'un comportement à la fois fier, insolent et cynique? Peut-être, mais cela n'en demeurait pas moins désagréable aux yeux de John; e même caractère désagréable que de sentir quelque chose de fort sans en y être habitué, être totalement pris au dépourvu par quelque chose de nouveau... même si ce quelque chose fut un comportement bienveillant et doux comme celui de cette professeur. Il ne pouvait plus le nier, elle avait réussi à l'intriguer.

Il observa rapidement l'oiseau fier sur son perchoir pour se sortir de cette passe. Le crocodile n'avait pas manqué d'entendre l'ajout étonnant de la voix harmonieuse du volatile qui était parvenue à renforcer la mélodie... voir même imiter parfaitement d'autres instruments pour donner plus de force à la composition même. John n'avait pas forcément tilté au fait que cela fut du au fait que Ganymède opposait sa maîtrise vocale aux talents du britannique, imposant sa présence dans la musique... et personnellement, il s'en fichait pas mal. L'oiseau pouvait affirmer sa fierté autant qu'il voulait, tant qu'il ne s'attaquait pas à John quand il jouait. Bien qu'il fut rapidement catalogué par John comme étant un "piaf un peu trop fier qui aurait besoin d'une bonne correction", ce dernier finit par faire office d'échappatoire au regard et au sourire tranquille de sa compagne au cheveux d'algues.

Si l'instant passé dans sa bulle musicale eut des allures intemporelles, la confrontation avec son singulier public fut aussi marqué par cet aspect. Il ne lui semblait plus entendre les pas dans le couloir à tel point qu'il crut un instant avoir loupé la sonnerie. Pas vraiment une question d'arriver en retard à un cours, plutôt pour ne pas manquer le dernier service de la cantine... ou encore se servir de la sonnerie comme repère pour essayer d'esquiver les surveillants. Un coup d'oeil rapide à son portable lui donna confirmation qu'il ne l'avait pas loupé et que le temps était loin de s'être figé. Il avait tout intérêt à ne pas tarder. Pourtant, l'attrait de cette salle était tout aussi grand, tant de possibilité de laisser crier une musique qui habitait son être et étouffait sous son habituel cynisme, sa violence impulsive contre l'autorité et une noblesse qui éprouverait l'envie de l'écraser... voir de le dévorer sans aucun procès si l'on venait à découvrir son humanité. Il souhaitait encore jouer ici pendant des heures entières... mais l'heure tournait et il avait un deal avec cette professeur.

D'ailleurs... pourquoi avait-il accepté? Il aurait tout simplement pu refusé, l'envoyer balader et se débrouiller pour se fournir en instrument... ou encore risquer de dérober le matériel de la salle. Qu'aurait-il eu à perdre sinon une vie sans sens défini? John, dans ses convictions de jeune rebelle, avait toutes les raisons de refuser ce "pacte"... et pourtant il avait accepté l'offre d'un professeur. Aussi gentille que fut Athéna, elle demeurait un membre du corps enseignant et donc une personne qui risquerait de cadrer sa pratique quand lui rêvait d'une musique sans barrière, sans cadre, sans limite à ce que l'âme pouvait exprimer que ce fut grandiose ou profondément vulgaire et foncièrement provocateur. Est-ce que ce fut parce qu'il n'eut pas la volonté d'attendre plus longtemps pour avoir accès librement à tout ce matériel qu'il avait accepté? Fut-ce pour les beaux yeux de cette enseignantes aux airs de mère? Ou alors pour le plaisir mesquin de provoquer Ganymède par sa simple présence? Oui... Non. John finit par abandonner ses réflexions sur sa propre décision, se laissant fatalement aller au constat de sa décision, sans rien dire de plus.

Alors qu'il se dirigeait en même temps que l'enseignante à la sortie, il posa sa main sur la poignée de la porte mais n'ouvrit pas tout de suite. Derrière la porte, il pouvait entendre clairement les pas des étudiants de Monokuro, reprenant leurs déplacements de plus belle. Il était indispensable autant pour elle que pour lui qu'ils fissent preuve de discrétion. Autant John ne voulait pas vraiment que l'ont puisse jaser à son propos parce qu'il s'était fait serrer par le professeur de musique ou tout autre ragot qui pouvait courir entre eux deux, même si on pouvait le mettre dans la peau de l'élève qui terrorise la gentil prof' de musique (peu probable avec un compagnon comme Ganymède); autant il serait dommageable à Athéna qu'elle puisse rendre une faveur à un seul élève, un rebelle qui n'était même pas venu à un de ses cours qui plus est... ou qu'on puisse se rendre compte du fait qu'elle aie put oublier de fermer la porte, donnant libre accès à un fieffé profiteur! De plus, la discrétion était une des clauses de l'accord, John ne l'avait pas oublié. Lorsqu'il entendit moins de bruit, identifiant une fenêtre de tranquillité où il put sortir, il finit par dire à la jeune femme:


Je sais pas pourquoi... mais de rien. Au prochain cours, Mme Delacourt.

Il sortit alors de la salle rapidement, venant se diriger d'une traite vers les escaliers, sans courir, de son pas pressé et son air renfrogné habituel. Par ces mots, la professeur pouvait comprendre, que le deal était officiellement accepté par ce jeune reptile aux cheveux d'or.
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