Viens là toi, j'ai froid [Ft. Adam]

rédigé par Alekseï Ghale le Dim 21 Jan - 13:52
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Feat Adam chooou

Viens là toi,
j'ai froid



Mes yeux s'ouvrent sur un brouillard flou. Ca tangue beaucoup trop autour de moi, à croire que je suis sur un yacht au beau milieu d'une tempête. Résistant à l'envie de me rendormir, je me redresse lentement, grognant. Une semaine. Une putain de semaine que je suis ici et je trouve le moyen de tomber malade ! Saleté d'hiver ! Assis par terre, mes jambes engourdit de pantins autour de moi, j'me colle contre le chauffage, joue droite la première. Ce n'est pourtant qu'un rhume. Quand on a un rhume, on n'est pas censé être au bout de sa vie. On n'est pas censé avoir une température corporelle qui chute dangereusement vers les 31°C.

Je ne sais même plus comment j'ai atterri ici. Ha... Je crois que l'on m'a... Traîner ? Ouais, c'est ça, un mec de ma classe m'a porté jusqu'ici, me balançant gentiment sur un des lits de l'infirmerie. À ce souvenir, un sentiment remonte, me faisant froncer les sourcils et grincer les dents. De la "colère". Cet abruti, c'est carapatés telle un pauvre cerf quand j'ai voulu le plaquer contre moi ! Incroyable ! 'Tain, heureusement que ce demeuré à penser à mettre le chauffage et à fermer la porte, sinon j'y passer ! Faut toujours que tout le monde se fasse des idées, c'est dingue. J'voulais juste lui piquer de la chaleur, pas le violer. Leurs températures corporelles sont idéalement élevées ici, un délice. Du coup, au lieu de profiter d'un corps, j'ai dû ramper jusqu'au chauffage. Une pauvre alternative, mieux que rien.

Mon état est pathétique : livide, faible et parcourut de frisson de long en large.. Ha qu'il est beau le croco ! J'ai même pas pris mon mentaux, rester en classe. Ma fine chemise noire est la seule chose faisant barrière contre le froid.. "Elle est aussi utile qu'une capote dans un couvent" diraient mes stupides amis les Crocodiles royaux en rigolant. Je soupire. J'aimerais bien qu'ils soient avec moi en cet instant : ils passent leurs temps à me rendre dingue, mais au moins, dés que je leur demande de me réchauffer, ils répliquent sans faire d'histoires. À Monokuro, je ne connais personne, ma liste de contact est vide, je ne peux pas envoyer d'sms à un copaign.. 'Vais crever seul dans une infirmerie vide..
Faut que quelqu'un passe le pas de cette porte coulissante, avant que je m'endorme.  

- Adrenalean 2016 pour Epicode.
rédigé par Invité le Dim 4 Fév - 11:02
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Feat Alekw à mwa

Viens là toi,
j'ai froid



Ça me démange : les oreilles, la nuque, le front, les fesses et mêmes entre les fesses ! Une grimace collée sur le bout des lèvres et les doigts enfoncés dans le pantalon, je suis à deux doigts de me gratter indécemment le haut de la raie, parce que ce putain de costume de renard me pique, il pique à en manger sa casquette.

Dans mon dos, je sens le regard pesant d'un ou de mes camarades, ils guettent comme des chiens affamés ma main, prêt à aboyer quelques commentaires salaces et salés si j'ai, ne serait-ce que le malheur, de passer un index salvateur par-dessous le string de ma culotte en dentelle. La sueur au front, je me mords donc la langue et je hurle intérieurement pour que la cloche sonne et que les petits boutons que je perçois lorsque j'effleure le derrière de mes oreilles ne s'étalent pas comme une nuée de sauterelles dans un champ de blés le long de ma peau. Déjà, que je suis rousse, il ne manquerait plus que je sois rouge. Les hybrides ont-ils seulement la varicelle ?

-Pensionnat de fous... -Je tais la fin de la remarque, mais je le pense très fortement : DIRECTEUR DE MERDE ET CONTRAT DE MON CUL.-

Les mois ont beau passé, je n'arrive toujours pas à croire que ce que je vis n'est pas le fruit d'une hallucination colorée, que je ne suis pas dans le coma, ou même morte, en train de vivre une sorte d'expérience interne ou interstellaire très bizarre, dans laquelle ma conscience aurait joint un monde parallèle. Mais j'ai beau fermé les yeux et les rouvrir, me pincer ou tomber volontairement de mon lit, tous les matins, je suis encore ici, affublée d'un costume ridicule, au bon gré malgré d'un règlement dégueulasse et cannibale.

Le pire là-dedans, c'est que de tous les animaux qui existent sur terre, j'ai choisi la seule chose à laquelle j'étais allergique : les chiens.

-Qui aurait cru que renard et chien, c'était pareil en même temps ? Je marmonne, en gribouillant dans mon cahier pour tenter de me distraire alors qu'une vive et horrible sensation d'inflammation s'étend jusqu'à mon tr... Je fais craquer le crayon entre mes doigts.

Pour couronner le tout, il m'est bien sûr impossible de changer de déguisement maintenant, j'ai cru comprendre qu'on ne pouvait pas intervertir si facilement. Les hybrides, c'est un peu comme les nationalités sur Terre, tu ne deviens pas africain un beau matin en claquant des doigts, après avoir décidé de te tartiner la peau de nutella pour donner illusion. Si seulement j'avais su que j'allais me coltiner une queue et des oreilles allergènes pendant plus de 4 ans, je n'aurai pas pris une bête à poil, mais plutôt un monstre à écailles ! Car Godzilla me semble pour le coup, beaucoup plus sympathique qu'à une époque.

La sonnerie retentit enfin dans un dring retentissant, et je range mes livres de cours à la hâte. À l'intérieur de mon sac, il y a toute ma vie, soit presque rien : une trousse basse gamme, quelques photos dans un vieil album défraîchi et mon doudou préféré, celui à qui j'ai arraché un bras et les yeux avant de les recoudre grossièrement en biais. Je prends soin, de ne pas le faire frotter à ma lampe magique, parce que oui, il y a ça aussi ! Ce don débile qui me transforme chaque jour que Polichinelle fait, en personnage de dessin-animé stupide pour morpion baveux et rampant. Si j'en crois le thème du jour et mes petits seins en silicone qui débordent de tous les côtés, à peine cacher par les bandages riquiqui qui les entourent, je suis le génie de la lampe.... Ooooh, joie.
Je soupire dépitée.

-Remarque, si je pouvais me cacher dans cette foutue lampe à huile pour les cents ans à venir, ce ne serait pas plus mal...

Enfin, je vais quand même prendre soin de bien la cacher tout au fond de mon cartable, je n'ai vraiment pas envie de savoir ce qu'un idiot qui oserait y toucher serait prêt à faire avec. Pisser dedans ou me demander un tapis volant peut-être ? Je ricane.

Dans les couloir de cette école, ce n'est jamais vraiment calme, surtout celui des classes 3 où pullulent ragots et piailleries en tous genre, à l'infirmerie par contre, là-où je me rends, le silence règne, courtoisie du directeur -ou plutôt de sa secrétaire- et du médecin scolaire qui surveille d'arrache-pied les lieux.

Monter à l'étage ne me fait toutefois jamais plaisir, les classes 0 hantent et arpentent les murs à l'interclasse comme des fantômes dans une maison hantée, et ils sont au moins soixante fois plus flippants pour la moitié d'entre eux ! Faire profil bas n'est pas chose aisée avec ces animaux-là, surtout qu'ils aiment s'en prendre aux âmes solitaires. Cela me rappelle le collège et les embuscades aux coins des toilettes, au moins à l'époque je pouvais mettre mon poing dans les dents à quelqu'un sans craindre de ne plus le récupérer au change.

Heureusement, le président du comité de discipline n'est jamais trop loin, mais je ne suis pas sûre de l'apprécier plus que ça, c'est un vampire et il a un air à vouloir faire de toutes les filles son prochain quatre heures ! Mais, y-a-t-il seulement quelqu'un de normal dans cet établissement de toute-façon ?

Je n'ai pas fini de mettre un pied dans l'infirmerie que déjà l'odeur d’antiseptique m'infecte le nez. C'est une puanteur à laquelle je ne me ferai jamais et j'entre la main collée au visage pour éviter de trop en respirer. Le médecin et son infirmière doivent être dans le coin, mais la pièce est vraiment grande et une amie m'a déjà confié, rougissante, qu'ils ont la sale habitude de faire trembler les tables à l'arrière boutique pendant les heures de cours des élèves. C'est dégoûtant quand on y réfléchit. Je renifle et m'apprête à appeler quelqu'un quand je manque de trébucher sur une chaussure qui dép... Putain !

-T'es qui toi ?! Tu joues à quoi là, au mort ! C'est vraiment pas drôle, tu sais.-je m'énerve, le corps parcouru d'un vilain frisson d’appréhension.-

En même temps, ce n'est pas tous les jours qu'on trouve un garçon à la pâleur cadavérique accroché à un chauffage comme si sa vie en dépendait ! Quand je dis qu'il n'y a que des barjos ici...

Mon cœur bat à toute vitesse et je sens le sang me monter aux oreilles. La vérité, c'est que je tremble de peur et je n'ai qu'une envie prendre la poudre d'escampette, mais l'air mourant du garçon avec ses mains qui tremblent et ses lèvres bleues, sans parler de cette foutue conscience qu'on nous offre malheureusement à tous à la naissance, m'empêche de simplement tourner les talons sans demander mon reste.

J'inspire et expire par le nez, à la recherche de quelqu'un, n'importe qui d'autres que moi pour m'approcher de ce qui pourrait être -à n'en pas douter- un dangereux prédateur.

Néanmoins, la cage thoracique en feu et prête à se rompre sous les battements affolés de ma matrice, force est de constater qu'il n'y a personne en la minute actuelle et que je suis forcée, ne serait-ce que pour éviter ce puissant sentiment de culpabilité qui m'enserre déjà les tripes, de m'approcher un peu et vérifier ce qui ne va pas.

Est-il seulement encore en vie ? Il semble assommé et bouge à peine, même ses paupières sont fermées et ses longs-cils ombrent ses joues, leur donnant un accent encore plus fantomatique.

-Hey... -je tente et m'accroupis, puis approche à petit pas, suffisamment près pour effleurer du bout des doigts son front et vérifier sa température. Normalement, j'évite de toucher les gens que je rencontre pour ne pas les embarquer dans "mes histoires", et je ne parle pas au sens figuré. Mes yeux s'écarquillent quand je sens la froideur de sa peau sous mes annexes, il n'est pas fiévreux, il est complètement glacé.

Dans un mouvement de stress et de panique, je laisse tomber mon sac et me jette précipitamment à ses côtés. J'ai appris à faire les massages cardiaques et mon premier réflexe est de poser deux doigts sur son cou, où je devine, faible, mais présent, les douces pulsations de son pool. Cela ne me rassure pas beaucoup, à première vue, il est en pleine crise d'hypothermie et je n'ai franchement pas l'expérience adéquate pour l'aider !

Je passe ma veste autour de ses épaules et le serre entre mes bras. Merci mon don, je ne porte presque rien sur moi aujourd'hui, à part ses bandages ridicules et un pantalon blanc à pâte d'éléphants avec des babouches. Un accoutrement affreux, mais qui a eu le mérite de me faire prendre mon manteau en laine le plus épais et le plus chaud, celui que je portais à mon arrivée du monde des humains, et qui doit puer le chocolat chaud parce que j'en ai renversé dessus ce matin.

-Tu ne dois pas t'en dormir, s'il te plaît, réveille-toi. -je l'appelle et lui tapote la joue. Je vous jure des trucs pareils, il n'y a qu'à moi que ça arrive !- S'il te plaît, réveille-toi, tu m'entends ? Je suis Adam, Adam Ghale de classe 3. Tu dois me dire qui tu es, pour que j'appelle du secours, n'importe qui...

-Il y a quelqu'un ?! Je vous en prie venez vite ! -je gueule à l'intention de quiconque m'entendrait, puis je répète d'une voix ferme- Réveille-toi, tu ne dois surtout pas dormir.

Faites qu'on me sorte de ce merdier rapidement.

- Adrenalean 2016 pour Epicode.
rédigé par Alekseï Ghale le Sam 7 Avr - 19:08
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Feat Adam que je love ♥️

Viens là toi,
j'ai froid



Rien. J'entends rien, ne ressens rien et ne vois rien. Comme-ci j'étais coincé dans une confortable bulle de silence. Il y a moi.. Et c'est tout.

Et ce n'est pas normal. Je sais que je devrais me remuer, gesticuler ne serait-ce que le bout de mes doigts ou de mes orteils pour que le sang continue de circuler un minimum et stopper un peu l'engourdissement. Mais déjà, je ne ressent plus la chaleur du radiateur, que je sais pourtant contre mon dos. C'est mauvais. L'absence de douleur est un symptôme super fourbe, qui à vrai dire, arrive quand je suis dans un état assez critique.
D'un coté, il faudrait que j'en sorte, que je ressente les frissons qui doivent me parcourir le corps, le craquement de mes dents les unes contre les autres, l'horrible sensation que mon sang coule au ralenti. Mais de l'autre... Ca fait super mal bordel !

Cet état est reposant. Je me claquerais moi-même, en temps normal, de penser ainsi, chose que doivent être en train de faire le centre de commande de mon cerveau. J'arriverais presque à les entendre m'incendier en courant dans tous les sens.. Ouaaah, je délire complet, c'est dingue.

Ma petite bulle de repos est soudain dérangé par.. Un tintement ? Je ne suis pas sûr. Il semble lointain. J'aimerais bien ne pas tomber sur un autre connard insensible. Mais qu'est-ce qu'il fout ?
Me semble qu'il me touche. En même temps, je ne devrais pas pouvoir esquisser le moindre petit geste et pourtant, je sors petit à petit de ma léthargie : ça ne peut être QUE parce que cet étranger me réchauffe.
Bien.

Des picotements.. Sur la joue ?
Puis, dans la plus grande des normalités, mon ouïe à décidés d'être de nouveau opérationnel. Dans le genre "Coucou-c'est-mwa !", je lui donne un 20. Des sons me parviennent dans un méli-mélo insupportable, ce qui me sert de cerveau ne semblant pas être d'accord pour gérer mon état ET le bruit.
Donc, tous est amplifié, incompréhensibles : une respiration forte, haletante -est-ce la mienne ?- des bruissements de tissus, les conversations inaudibles du dehors. Pour mon plus grand bonheur, j'entends la respiration s'approcher, jusqu'à être tous contre moi.

Réveille - Adam - 3 - du secours -

Hein ? Va moins vite, je n'arrive pas à comprendre..

La chose, que je situe délicieusement collée à mon torse, se met d'un coup à crier. Fort. 'Tain, elle veut que mes tympans soient HS ? Un grondement rauque s'échappe de mes lèvres et mes paupières parviennent à s'ouvrir, aux prix de beaucoup trop d'efforts pour ce simple geste.

Mes yeux rencontrent alors une vive chevelure rousse. Des fines oreilles se dressant par-dessus. Des yeux noisette qui percutent les miens.
Par pur réflexe, ma main attrape son coude. Pour m'assurer qu'elle existe. On sait jamais, je pourrais être en train de rêver ou bien encore, c'est une hallucination. A priori, non. Cette peau douce est bien réelle.

Sans lui laisser le temps de réagir -parce qu'il est bien entendu hors de question qu'elle se carapate loin de moi- je l'entoure de mes bras, les nouant dans son dos. D'un geste vif, je remonte mes jambes, histoire de la coincer contre moi, j'appuie sur mes pieds pour faire claquer mon dos contre la paroi chauffante. Mon visage s'enfouit dans sa clavicule. Et je ne bouge plus. De toute manière, je ne pourrais pas ; je suis vidé de toute énergie.

Mes respirations deviennent profondes et je tente de les faire régulières.

Je dois avoir l'air d'un sacré psychopathe qui vient de mettre la main sur son goûter. En temps normal, je lui aurais demandé, sûrement maladroitement, le droit de le faire.
Ouais. Sauf que non. Instinct de survie. Elle n'a pas intérêt à bouger.

Chose que je dois lui expliquer "B-b-bouge pa-as... Ok ?" Ma voix est un peu étouffée, mes lèvres frôlant sa peau. Malgré se fichu claquement de dents, j'espère que le message est assez clair.  

- Adrenalean 2016 pour Epicode.
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