I'm a Monster... [Pv.Misha]

rédigé par Aidan Pszczynwa le Jeu 10 Jan - 3:34
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Aidan

Misha

I'm a Monster
Depuis combien de temps étais-tu là ?
Cela faisait-il des heures, des jours, des semaines, des mois ? Tu ne sais pas. Tu avais perdu le sens du temps, incapable de différencier une seconde d'une minute. Tu sais juste que tu étais resté assis sur ton lit depuis longtemps... Trop longtemps. A moins que le temps ne te paraisse trop long, et que cela ne faisait que quelques instants que tu étais resté en position fœtale sur ton lit. Tu ne saurais dire... Tu avais l'impression d'être détaché du monde, de tout observer depuis en-dehors - d'alterner entre sommeil et réveil. Tu avais la sensation que tout autour de toi était un film qui se jouait en boucle, et tu étais fatigué de le regarder.
Fatigué tout court, même.

Tu savais cependant qu'au moins quelques heures étaient passées - ou peut-être même des jours - car tu avais vu ton coloc rentrer plusieurs fois dans ta chambre, essayer de te remonter le moral, de te forcer à manger, de te tirer dehors... Mais tu n'avais pas réagi. Tu ne l'entendais pas - c'est comme s'il n'était pas vraiment là, ou comme si tu étais déjà partit. C'est comme si tu assistais à une scène lointaine, et que tu ne pouvais pas agir. Il avait tenté, de voir ce qui n'allait pas ou de t'encourager à aller dehors - mais la minute où sa main s'était trop approchée de toi, tu t'étais réveillé d'un coup, et avais eu un mouvement de recul, paniqué. C'était la seule action que tu avais eu à son égard - et si tu avais été dans une meilleure forme, tu aurais pu remarqué que tu l'avais blessé.
Mais dans ta tête, tu étais bien trop occupé à préserver les autres du monstre que tu étais.

La raison à tout cela, elle était simple...
Tu avais eu les résultats sur ta maladie, et tu avais découvert qu'elle était probablement incurable. Mais ce n'était pas tout, tu avais également découvert que tu n'étais pas un oméga, et que tu possédais bel et bien un pouvoir... Ça aurait dû te réjouir - c'était le cas, d'ailleurs, jusqu'à que tu apprennes la nature de celui-ci.
Tu volais la vie des autres au toucher.
Et d'un coup, tout t'étais parut plus clair. C'était encore flou, douloureux, mais des bribes d'avant tes six ans t'étaient revenus. Des souvenirs de ta mère, allant de plus en plus mal, et toi lui faisant encore plus de calîns pour la réconforter...
La tuant à petits feu, au final.
Des bribes t'étaient revenues, dont tu n'aurais jamais dû te souvenir - dont au fond, tu ne voulais pas te souvenir. « C'est peut-être la faute du gamin », la phrase tournait en boucle dans ta tête.
C'est peut-être la faute du gamin.
C'est probablement la faute du gamin.
C'est la faute du gamin.

On avait rapidement découvert ce qui n'allais pas chez toi - on avait rapidement fait le lien entre les moments où tu allais mieux et les moments où la santé de ta mère s'était dégradée. Et ça concordait.
C'est ta faute, si elle est morte.
C'est toi, qui l'a tuée.

Tu n'arrivais plus à dormir, les phrases, les souvenirs te réveillant. Dès lors que tu avais su, tu t'étais réfugié dans ta chambre pour protéger les autres, tu étais devenu une autre personne... Effrayé, terrifié, en proie au désespoir.
Tu étais un enfant traumatisé. Tu t'étais réfugié en pleurs dans ta taverne, sous ton château de couvertures.
Tu étais un monstre qui voulait disparaître aux yeux de tous, tremblant, les genoux ramenés à toi. Les yeux exorbités, tu revoyais ces scènes que tu avais oubliées, tirant sur tes cheveux comme pour les arracher. Et tu étais resté ainsi, à ne point bouger, attendant la mort.

Bien évidemment, sans aucun contact, et à ne rien faire, ta maladie était rapidement revenue. Tu t'étais rapidement affaibli, t'endormant sans t'en rendre compte pour te réveiller en hurlant à des souvenirs trop douloureux, trop réalistes - tu te tenais les bras, les côtes, comme si tu pouvais encore sentir les coups qui avaient étés portés, comme si tu aurais préféré qu'ils t'achèvent.
Tu te souvenais de chaque fois où tu avais malencontreusement blessé ceux que tu aimaient - ta mère, tes frères et sœurs de cœur, et Misha.
Misha - tu te souvenais en particulier de ce moment - l'infirmerie où il avait eu subitement l'air fatigué après avoir passé des heures à dormir à tes côtés. Tu te souviens de chaque instant où il avait eu l'air un peu fatigué - et tout ça, par ta faute. Et après la nuit que vous aviez passé ensemble ? Ne devrait-il pas être encore plus mal en point ? Tu avais peur - peur de le perdre par ta faute, peur de le tuer à petit feu comme tu avais fais avec ta mère. Ça te faisait mal, de savoir que tout ça était de ta faute, et que tu ne pouvais que lui faire du mal...
Mais ce qui te faisais encore plus mal, c'était qu'après toutes les fois où tu t'étais vanté qu'il était spécial pour toi, qu'il était le seul à qui tu avais toujours dit la stricte vérité - tu lui avais tout de même menti. Certes, ce n'était pas voulu - mais les faits étaient là.
Tu le blessais, et tu lui avais menti. Pouvais-tu encore être digne de lui ? Être digne de son amour ?
N'était-il pas mieux pour toi de tout simplement laisser la maladie gagner une bonne fois pour toutes ?

Ta maladie, à force de la laisser grandir, elle avait totalement prit contrôle de ton corps. Tu ne savais toujours pas combien de temps cela faisait depuis que tu t'étais enfermé dans ta chambre, mais tu avais eu le temps de passer par toutes les étapes - les frissons, la fatigue, les pertes de conscience... Mais aussi les toussotement, les vomissements, et tout le reste. Ton corps te lâchait à petit peu, et tu avais beau ne rien avaler, ça ne t'empêcher pas de rendre de la bile et du sang. C'est tout ce que ton corps pouvait rejeter, de toute manière - il n'avait plus rien d'autre à rejeter que la vie en lui.
Quelque part, tu te disais que c'était la fin que tu méritais - que tu n'avais pas le droit de vivre une longue vie heureuse, ni de mettre fin à tout ça de manière simple. Qu'il fallait que tu passes par ce qui a blessé tant de gens jusque là...

***
Tu ouvres les yeux. Ta respiration est difficile. Tu ne sais pas quelle heure il est, ni quel jour il est. Tu ne sais même pas si c'est le jour où la nuit - ayant fermé tes volets et éteint la lumière, plongeant ta chambre dans une obscurité quasi-totale.
Tu manques d'air, recroquevillé au fond de ton lit, contre ton mur - serrant contre toi ta peluche ourson. Elle t'avait suivie depuis le début, elle pouvait bien être là pour ta fin...
Frigorifié malgré ton hybridation, tu trembles - chaque mouvement te faisant encore plus mal que le précédent. Chaque cellule de ton corps te fait souffrir, même respirer est un supplice, tu as l'impression d'avoir une pierre lourde et tranchante au fond des poumons. Tu es fatigué - tellement fatigué que c'est à peine si tu arrives à bouger. En as-tu vraiment besoin, de toutes façons ?

Lentement, les paupières lourdes, tu tournes lourdement la tête vers ton portable sur ta table de chevet. La led de notification clignote encore - tu sais que tu as reçu des messages et des appels, probablement de Misha. Mais tu n'y as pas répondu - tu ne les as même pas regardé. Tu ne veux pas être tenté... Tenté de retourner à ses côtés, de t'enfouir dans ses bras, et de le serrer contre toi. Car tu sais que ça serait mal pour lui - ça pourrait le blesser, le tuer, et tu ne voulais pas ça.
Mais tu ne voulais pas non plus l'abandonner. Tu avais promis de toujours être à ses côtés... Alors que faire ? Devais-tu faire en sortes qu'il te déteste pour que ça soit lui qui parte ? C'était ton idée - te faire détester, même si ça te briserait encore plus intérieurement. C'était lâche, certes - mais tu ne voulais pas blesser Misha. Tu ne voulais pas l'abandonner, et tu avais dû te retenir pour ne pas l'appeler ou lui répondre. Tu l'aimais tellement, après tout - ça te tuerais qu'il te haïsse.
Mais tu savais qu'il était mieux pour lui que ça soit le cas.

Il devait y avoir une légère source de lumière quelque part, car tu pouvais voir ton reflet sur l'écran de ton portable. Tu avais une mine épouvantable... Le visage aussi pâle que de l'ivoire, on aurait pu croire que tu étais déjà mort. Tes yeux étaient rouges et gonflés, mais secs - plus aucune larme n'aurait pu en couler, tu étais complètement déshydraté, une enveloppe sèche. D'énormes cercles noirs soulignaient d'ailleurs tes yeux - tu avais des cernes beaucoup trop importantes, et les joues creusées. Tes lèvres étaient sèches, elles aussi, et du sang séché était resté aux coins de tes lèvres, de ton menton et sous ton nez. On aurait véritablement pu croire que tu étais en phase terminale - ou que tu étais déjà mort, même. Seule ta lourde respiration et le mouvement de tes yeux prouvaient le contraire.
Tu savais qu'il y avait aussi du sang séché sur tes habits et sur tes mains - après tout, tu ne t'étais pas vraiment levé depuis un certain temps.

Le corps fébrile, tu es pris d'une nouvelle quinte de toux - arrivant à peine à porter ta main à ta bouche pour éviter de tâcher ta peluche. Peut-être était-elle déjà tachée, tu ne savais plus, mais tu voulais la protéger, d'un côté.
Clignant des yeux, tu poses ton regard sur ta porte. Tu aimerais tellement voir Misha une dernière fois... Mais tu savais que ce n'était pas raisonnable - tu serais trop tenté de le blesser à nouveau, et c'était inacceptable.
Le souffle lourd, tu baisses alors le regard - attendant que la maladie finisse son travail, lentement mais sûrement.


HRP:
 
rédigé par Misha Lewis le Ven 11 Jan - 3:04
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Depuis combien de temps n’avais-je pas entendu sa voix douce et rassurante ?

Depuis combien de temps n’avais-je pas trouvé un peu de réconfort dans le creu de ses bras ?

A bien y réfléchir, cela devait faire un peu moins de deux semaines que je n’avais pas revu Aidan. Deux semaines, quatorze jours… En soit, ce n’était pas une période si longue et douloureuse, n’importe quel couple pouvait largement survivre à une absence de deux semaines. Seulement… le soucis était ailleurs.

Pour une raison que j’ignorais totalement, Aidan avait commencé à m’éviter suite à notre nuit passée ensemble. Lorsque je pensais le croiser et lui dire bonjour dans un couloir, il tournait les talons sans un mot. Lorsque j’essayais de le contacter, il ne répondait ni à ses messages, ni aux appels. Sans que je ne le comprenne, un mur froid s’était dressé entre nous.

Il m’avait semblé, aussi, avoir entendu qu’Aidan n’était pas retourné en cours ces derniers jours… Lui qui était si impliqué dans ses études, cela ne lui ressemblait pas de sécher allègrement les classes. Pensant que sa maladie l’avait frappé à nouveau, j’avais fait un tour à l’infirmerie, sans succès. Aidan n’y avait pas remis les pieds depuis ce fameux jour où il avait commencé à m’éviter. Avais-je fais quelque chose de mal ? Avait-il appris quelque chose de terrible ?

Je m’en voulais… Je savais que j’aurais dû l’accompagner… Mais à mon réveil ce matin là, il était déjà trop tard… Aidan n’était plus là.

Et dire qu’en prétextant ne pas vouloir être l’amoureux collant et dépendant, je m’étais mis à respecter ces distances inattendues afin de ne pas me montrer trop intrusif… Au lieu de le soutenir ou de savoir ce qui n’allait pas… Son comportement m’interrogeait, certes, mais je m’en voulais plus que tout. Encore une fois, j’aurais dû être présent pour lui… Encore une fois, je l’avais certainement laissé seul… Encore une fois j’avais fait une erreur de jugement… Mais cette fois-ci n’était pas comme les autres fois… Peut-être qu’il n’y aurait pas de retour en arrière… Peut-être que…



Dans ma chambre, je réunissais quelques affaires à prendre avec moi, dans un petit sac à bandoulière sommaire - principalement de quoi manger. Une fois le sac accroché à mon épaule, je quittais ma résidence pour rejoindre celle qu’habitait Aidan. L’air de début de soirée était plutôt frais et j’étais bien content que les cours de la semaine soient enfin terminés. Même si… Je me sentais nerveux. J’aurais dû venir plus tôt à la résidence d’Aidan… J’aurais dû venir demander des nouvelles, ne serait-ce qu’à ses colocataires… Mais encore une fois, j’avais eu peur que ma présence soit de trop…

Ironiquement, c’était justement l’un des colocataires d’Aidan qui m’avait signalé hier qu’il n’allait pas bien et que son état de santé était devenu préoccupant. Qu’est-ce que je me sentais stupide… Comme à chaque fois qu’Aidan avait besoin de moi, je n’étais jamais là… Idiot. J’aurais dû deviner par moi-même que ce silence ne lui ressemblait pas et qu’il y avait anguille sous roche… J’étais idiot.

Arrivé à l’entrée de la résidence, je toquais et attendais poliment que l’on vienne m’ouvrir. Ce fut l’un des colocataires d’Aidan qui se chargea de m’accueillir et de me laisser entrer. Une fois mes chaussures retirées et mon sac posé au sol, je m’approchais timidement de la chambre du manchot. La porte était close et aucune lumière ne s’en échappait. Pour une raison que j’ignorais, elle me faisait froid dans le dos.

Je toquais une première fois.

Pas de réponse.

Ma main resta un instant en suspension à quelques centimètre de la porte. J’étais pensif et hésitant… Mais je me résolus à toquer une deuxième fois, attendant une réponse qui n’arriva jamais. Je jetais quelques coups d’oeil autour de moi. Le colocataire était déjà retourné à sa chambre et j’étais seul dans le couloir. Mon attention se reporta alors de nouveau sur la chambre d’Aidan. Je respirais longuement. Prends ton courage à deux mains et fais face à la réalité, Misha…

Je ne pus m’empêcher de repenser à cette après-midi passée à l’infirmerie, à ces images insoutenables, à ce sang… à Aidan…

Mon coeur se serra subitement alors que ma main se posa délicatement sur la poignée de la porte. Doucement, j’ouvris cette dernière dans un léger grincement. La chambre était plongée dans le noir et dans le calme. Je me glissais dans la pièce, n’ouvrant pas davantage la porte. Une forte odeur de renfermé frappa mes narines, ce n’était pas agréable, mais… C’était surtout les autres petites odeurs qui m’inquiétaient… J’entendis un peu de mouvement dans la pièce. Il devait être dans son lit. Je m’approchais doucement de ce dernier, commençant à distinguer une silhouette que je devinais être Aidan. Bien que je ne pouvais pas encore le discerner complètement, je sentais son regard posé sur moi.

- Aidan ?

C’était une scène étrange et silencieuse. Sans vous mentir, j’avais peur. J’avais peur de ce que j’allais voir. J’avais peur de faire de nouveau face à la maladie d’Aidan, impuissant et inutile. J’avais peur de le voir aussi mal que la dernière fois… Le voir souffrir me détruisait… Mais je devais être là pour lui et le soutenir… Ce que j’avais bien du mal à faire...

- Aidan… Hm… C’est moi, Misha… On m’a prévenu que tu n’allais pas bien… J-Je suis… Je suis désolé de ne pas être venu plus vite… Si jamais, je peux faire quelques chose pour toi, dis le moi, s’il te plait…

Petit à petit, ma vue s’habitua à la pénombre et je commençais à discerner d’autres formes, des couleurs plus fades et des tons plus sombres. Je n’y voyais pas encore très clair, mais bien assez pour me repérer dans la pièce et constater qu’Aidan était mal en point… Très mal en point...

- Je vais aérer un peu la pièce… J’ouvre la fenêtre, mais pas les volets. Tes yeux ont certainement besoin de repos…

Ne m’éternisant pas davantage en paroles inutiles, je m’exécutais et ouvris la fenêtre de la chambre en grand, laissant un petit courant d’air circuler. J’espérais ainsi faire partir les odeurs inconfortables et apporter un peu de frais à Aidan… Ceci fait, je revins au niveau du lit et osais m’approcher un peu plus. Je tendis mon bras en direction du visage triste du manchot qui m’avait tant manqué.

Je souris légèrement, me voulant rassurant.

- J-Je vais t’aider et m’occuper de toi, promis… Je… Je n’aurais pas dû te laisser seul encore une fois… Pardon…



@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Ven 11 Jan - 5:53
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Tu sembles entendre comme un toc toc - mais tu te dis que c'est ta tête qui te joue des tours, ta lourde tête qui semble tourner dans tous les sens, qui semble être sur le point d'exploser. Ta respiration est toujours aussi difficile, et c'est peut-être simplement tes toussotements qui sont à l'origine de ces toc toc.
Néanmoins, ta porte semble s'ouvrir et une présence entre dans la pièce. Tu lèves le regard, mais tu ne vois rien d'autre qu'une silhouette floue. Certes, la pénombre joue beaucoup sur ta vue - mais tu n'as pas hydraté tes yeux depuis longtemps, et tu ne portes ni lunettes, ni lentilles, alors tu ne risques pas de voir grand chose.
Une voix s'élève, elle te semble familière - trop familière. Tu te dis que tu rêves, alors que plisses encore plus les yeux, serrant ton ourson contre toi de tes quelques fébriles forces.

« Mi...Misha ?», tu demandes d'une voix faible, essoufflée, sèche - presque un murmure qui ne saurait venir troubler le silence de la pièce. D'un geste las et fébrile, tu secoues la tête - non, ça ne peut être lui... Enfin, tu penses ? Pourquoi serait-il venu alors que tu l'as laissé sans nouvelles ? Ne serait-il pas fâché contre toi ? Quoique... Cela lui ressemblait bien de s'inquiéter. Mais pourquoi aujourd'hui ? Pourquoi maintenant ? C'était forcément ton esprit qui te jouais des tours - toi qui voulait tant le revoir, le serrer dans tes bras, pleurer contre son épaule et te laisser te réconforter par sa douce et chaleureuse présence...
Mais tu ne le méritais pas. Tu ne méritais pas d'être si bien traité par Misha - tu ne méritais pas d'être heureux à ses côtés. Tu ne méritais pas Misha - et lui, il méritait quelqu'un de bien mieux que toi. Et malgré le fait que tu voulais te laisser aller contre lui, tu ne pouvais avoir ce luxe - tu devais impérativement faire en sortes qu'il te déteste, même si ça te détruirait.

La voix retentit à nouveau, tu as du mal à la comprendre. Tu te demandes si ce n'est pas des bribes de souvenirs qui reviennent à ton esprit, si ce ne sont pas des échos de la plus belle voix au monde, celle qui te détend et t'apaise. Après tout, quelqu'un a dit un jour qu'avant de mourir, on revoyait ceux que l'on aimait le plus. Peut-être que chez toi, ton cerveau luttait une dernière fois, pour avoir son ultime pensée pour Misha.
Peut-être le temps était-il enfin venu de se repentir.

Cependant, la silhouette ouvre la fenêtre après avoir parlé à nouveau - et tu as la vague pensée que c'est bien étrange, comme hallucination. Un léger courant d'air frais envahit la pièce, et tu frissonnes, puisant dans tes forces pour te recroqueviller encore plus sur toi-même et ta peluche.
La silhouette est maintenant tout proche de toi. Tu plisses les yeux à nouveau - tentant de discerner si ton esprit te joue des tours ou non. Mais à l'instant même où la douce main chaleureuse touche ta joue du bout des doigts, tu écarquilles les yeux.
Et tu as un sursaut de panique.
Il est bien réel.

Tu a donc un mouvement de recul dans ta panique, mais tu te heurtes à ton mur - ne pouvant aller plus loin - et de toutes façons, ton corps est bien trop meurtri et fatigué pour bouger. Le visage livide et terrifié, tu regardes donc dans tous les sens comme un chaton abandonné et apeuré. Ton regard se pose donc sur ce que tu devines être Misha - mais tu ne vois qu'une silhouette sombre et difforme. Tremblant, tes lèvres laissent échapper un murmure :

« N-ne... ne me touches pas... »

Tu portes les mains à ta tête, tirant sur tes propres cheveux.

« Ç-ça va seulement... Te blesser...encore...»

Tu as honte. Honte de paraître ainsi devant Misha - honte qu'il te voie dans cet état. Honte qu'il te voie tout court - toi, le monstre.
Tu as peur, aussi. Peur de lui aspirer toute son énergie, de ne laisser qu'une coquille vide à la place de celui que tu aimes. Tu as peur de le perdre - par ta faute. Tu préfères être celui à tomber - pour venger tous ceux que tu as blessé.
Et pourtant, quand tu le vois comme ça, tu n'as qu'une envie : lui sauter au cou. Te laisser tomber dans ses bras, te laisser bercer par sa douce voix, par sa douce chaleur, son doux réconfort. Tu as envie de pleurer contre lui, de t'endormir contre son torse, de le laisser s'occuper de toi - et d'oublier tout le reste.
Mais si tu fais ça, si tu te laisses aller, tu le mettra en danger - alors tu ne peux pas.

Tu plisses les yeux, te mordant les lèvres - mais aucune larme ne sort de des yeux secs et déshydratés. Tu tires sur tes cheveux, cherchant un moyen de le convaincre que tu es une mauvaise personne, cherchant les mots qui le feront te détester.
Tu trembles, baissant le regard.

« Je... Je ne suis pas une personne digne de toi... Je...  je ne mérites pas toute ton attention, je...»

Tu tousses contre ta manche,  le souffle encore plus rauque et court. Tu avales cependant ta salive ensanglantée, et puises dans ta force intérieure pour donner ton meilleur jeu d'acteur.

« Je... Tu sais que je suis un terrible menteur, n'est-ce pas ? J-je mens tout le temps... Tout le temps... Qui dit que je ne t'a pas déjà menti, que... Que je ne te mentirais pas dans le futur ? »

Tu te mords les lèvres, évitant son regard - car c'est ton premier mensonge à Misha, et c'est terriblement douloureux. Tu sais que tu ne lui as jamais menti, avant - et que pour ton pouvoir, ce n'était pas vraiment voulu. Tu sais que tu ne lui aurais jamais menti, dans le futur - mais que tu le fais en l'instant, juste pour le protéger de toi-même.
Tu te forces à sourire malgré tout.

« P-par exemple... J'ai un pouvoir, tu sais... Je voulais juste... Que tu t'intéresses à moi... »

Pourquoi cela était-il aussi douloureux, de mentir ? Pourquoi cela te poussait à bout - pourquoi cela ravivait même les larmes asséchées au coin des yeux ? Tu ne sais pas à quoi tu ressemblais à l'instant même, mais tu ne devais pas être crédible, ne serait-ce qu'un peu. Pourtant, il y avait un quart de vérité, maintenant.

« Je...T'avais déjà remarqué avant notre rencontre... Je voulais te connaître... N'est-ce pas étrange ? »

Tu commences à puiser dans la vérité pour la tordre et la rendre malsaine - car certes, tu l'avais déjà remarqué avant, mais jamais tu ne l'avais suivit ou fait des choses étranges pour gagner sa confiance - non, votre rencontre était belle et bien due au hasard...
Tu lèves donc le regard une nouvelle fois, tentant de ternir ton image.

« Je... »

Mais tu croises le regard de Misha, et c'en est trop.
Tu éclates en sanglots, tremblant de tout ton corps, et vient cacher ton visage contre ta peluche. Tu as honte, tu ne veux pas qu'il te regarde.

« C-c'est trop dur...S'il te plaît... J-juste... Déteste moi... Haïs moi... »

Tu trembles, ton corps entier te faisant souffrir.

« Ne fais pas attention au monstre que je suis... J-je vais seulement te mettre en danger... »

Ça te fait mal, car tu veux juste le serrer contre toi - mais tu ne peux risquer sa vie comme ça.
Cependant, au fond de toi, tu ne veux pas qu'il parte. Tu ne veux pas qu'il te haïsse, tu ne veux pas le perdre - tu veux juste que tout s'arrange, que tout aille pour le mieux, et que vous puissiez vivre heureux ensemble.
Mais avais-tu seulement droit au bonheur ?

« R-restes... »
, avais-tu malgré tout soufflé entre des sanglots, plus pour toi-même qu'à son intention - car tu voulais tout de même le protéger de toi-même.
Tu avais ensuite soufflé, dans un murmure encore plus bas et inaudible :

« J-je t'aime... »


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rédigé par Misha Lewis le Ven 11 Jan - 23:05
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J’avais eu à peine le temps d’effleurer brièvement sa joue du bout des doigts, qu’Aidan se mit à paniquer et recula brusquement jusqu’au mur qui bordait son lit.

Sa réaction soudaine et inattendue m’étonna. Je l’observais, les yeux grands ouverts. Je ne m’attendais pas à ce que mon geste l’effraye autant et encore moins à ce que sa joue me paraisse aussi… creuse ? Nerveusement, j’avalais ma salive alors que le manchot agissait tel un petit animal sauvage, les yeux convulsés par la peur.

Aidan, que t’était-il arrivé pour que tu finisses dans un état pareil ?...

Le noiraud me somma alors de ne pas le toucher, prétextant que cela risquer de me blesser. Comment ça, me blesser ? Certes, je me sentais mal vis à vis de mon incapacité à l’aider face à la maladie, à mes limites… Mais que voulait-il dire par “me blesser”... L’obscurité bien trop présente m’empêchait de voir à quel point Aidan se faisait du mal, tirant sur ses cheveux.

Je secouais doucement la tête. Il fallait que je cesse de fuir. Je devais constater l’ampleur des dégâts de mes propres yeux. Aidan n’allait pas bien et au vu de cette joue que je venais de toucher, je ne pouvais qu’imaginer le pire. N’avait-il pas manger aujourd’hui ? Non… Depuis combien de jours n’avait-il pas mangé ?!

D’un coup d’oeil rapide, je tentais de repérer une possible lampe de chevet qui nous permettrait d’y voir plus clair, dans une lumière tamisée et peu agressive. Cependant, mon attention revint sur Aidan qui continuait de s’exprimer de sa petite voix… Une voix faible et à peine audible.

Aidan me déclara qu’il ne s’estimait pas digne de moi et qu’il ne méritait pas mon inquiétude ou mon attention. Ces paroles m’attristaient énormément et me déchiraient le coeur. Je me mordais la lèvre inférieure. Pourquoi me disait-il cela ? Pourquoi son estime était-elle retombée au plus bas ? Je… J’aimais beaucoup trop Aidan pour ne pas m’inquiéter de sa santé ou de son bien-être. Je ne lui souhaitais que le meilleur… Qu’il le veuille ou non, Aidan faisait partie de ma vie et, égoïstement, j’avais fait de sa présence l’un de mes piliers. Grâce à lui, j’avais pu construire tant de chose… Sans Aidan, je…

Toussant de temps à autre d’une toux sèche qui ne présageait rien de bon, le manchot poursuivit, me rappelant qu’il était un terrible menteur. Il m’avoua avoir gardé son don caché, se proclamant oméga dans l’unique but que je m’intéresse à lui.

Non. Assez…

J’aurais voulu me couvrir les oreilles à ce moment précis. Ce n’était pas la vérité et je le savais très bien. La détresse qu’il avait vécu en tant qu’oméga était réelle et authentique. Il n’aurait jamais pu mentir ainsi, pas dans cet état, pas dans ces conditions… Et dans le fond… Qu’il m’ait menti ou non, qu’est-ce que cela pouvait bien changer ? Aidan avait toujours été présent pour moi. Et quand bien même il aurait agi avec une arrière pensée, il m’avait aidé… Il m’avait sortie de mes maux et de mes cauchemars. Quand bien même ces rayons de soleil n’étaient que des mensonges, c’était ce soleil-ci qui m’avait sauvé la vie.

Continuant sur sa lancée, Aidan m’avoua quelques mots et, à contrario de ce qu’il voulait me faire croire, ces derniers recollaient les morceaux de mon coeur. Il m’avait remarqué bien avant notre rencontre ? Il avait toujours voulu me connaître ?... Fidèle à lui-même, Aidan avait toujours été une personne gentille et adorable, même lorsqu’il voulait se faire passer pour un être détestable. A mes yeux son attention n’avait aucun rapport avec le harcèlement que j’avais pu connaître auparavant… Rien à voir…

Son regard croisa un instant le mien avant qu’Aidan ne se mette à sangloter derrière une ombre que je pouvais deviner être une peluche ou un coussin. Paniqué et pris dans ses sanglots, il me demanda… Il me demanda de le haïr, de le détester, de ne pas faire attention au monstre dangereux qu’il était.

Mon coeur se serra à nouveau dans ma poitrine, au point même de me faire mal. J’étais choqué par sa demande. Pourquoi… Pourquoi me demandait-il une chose pareille ? Je ne pourrais jamais détester une aussi belle personne qu’Aidan, c’était tout bonnement impossible. Il était beaucoup trop précieux à mes yeux et jamais je ne souhaiterais lui faire autant de torts. Je ne comprenais pas… Où voulait-il en venir ?

A y réfléchir, on dirait qu’il essayait de m’éloigner de lui et de me faire maladroitement mal, bien que sa gentillesse l’entravait dans sa démarche. Je n’arrivais pas à prendre ses propos au pied de la lettre, je me doutais qu’il essayait de cacher quelque chose, mais quoi ?...

Puis, dans un léger sanglot à peine audible, Aidan me demanda de rester. Je ne parvins malheureusement pas à entendre les quelques murmures qui suivirent.

Les oreilles baissées et le visage attristée par ce moment délicat et douloureux, j’ignorais comment réagir face à la situation. J’avais peur de faire les mauvais choix et que mes mots ne le blesse… Mais je devais remédier à son mal-être et lui faire comprendre que j’étais présent pour l’aider du mieux que je pouvais… Qu’il pouvait être en colère contre mon incompétence, mais que jamais je ne pourrais le haïr.

Tournant légèrement la tête et quittant Aidan du regard, je remarquais enfin une petite lampe sur le bureau de la chambre. Je m’empressais de la récupérer, la posant au sol et l’allumant de telle sorte à ce qu’elle ne dérange pas les pauvres yeux abîmés du manchot. J’y voyais plus clair… Je voyais, tout simplement. Mon imagination qui avait germée dans les ténèbres s’évanouit face à la dure réalité. J’observais Aidan, prenant conscience de la gravité de son état.

Je… Je sentais quelques larmes me montaient aux yeux, mais je les brimais au possible. Il n’était pas l’heure de pleurer, quand bien même cette vision me faisait mal. Bien plus mal qu’à l’infirmerie…

Je le regardais, peut-être un peu trop longtemps et constatais que le noiraud avait le teint très pâle et le visage creusé par la fatigue et la maladie. Je remarquais quelques traces de sang séché s’échapper de ses lèvres gercées. Il y en avait aussi sur sa peluche et quelques tâches sur les draps. Le regard fuyant et effrayé de l’hybride me peinaient énormément.

Qu’avais-je encore fait…. Pourquoi l’avais-je laissé une nouvelle fois seul avec sa maladie…

- J-Je vais chercher mon téléphone et appeler les secours… Tu ne dois pas rester dans cet état, sinon tu vas… tu…

Mon bégaiement trahissait les idées sombres qui venaient de me traverser l’esprit. Ah la mort… Cette vilaine petite fille qui laissait son épée de Damoclès suspendue au dessus de la tête de tout à chacun, attendant le moment fatidique pour rappeler sa présence et abattre son arme sur le malheureux. Les jours étaient bien plus beaux lorsqu’on ne pensait pas à elle…

Je secouais vivement la tête pour me rafraîchir les idées. Songer à ce genre de chose ne m’apporterait rien de bon. Malgré les avertissements d’Aidan, je vins doucement me saisir de l’une des mains du manchot, la tenant dans la mienne. Je voulais un contact. Juste un. Je savais qu’une embrassade chaleureuse était bien plus réconfortante, mais je ne souhaitais pas le secouer d'avantages.

- Aidan… Je… Je ne peux pas… Je ne peux pas te détester comme ça sans raison et encore moins ignorer ta souffrance… Je t’aime trop pour ça… Pourquoi as-tu peur de me faire mal ?...

Je m’assis sur le lit, m’approchant un peu plus de lui. Le ton de ma voix se voulait rassurant et doux, mais ne cachait malheureusement pas ma peur. Je tentais de le regardais dans ses yeux fuyards.

- Que s’est-il passé... à l’infirmerie ?...

Ma gorge se serra.

- Tu as appris une mauvaise nouvelle à propos de ta maladie ? Elle est… Elle est incurable ? Tu avais peur de me le dire ?

Je tentais bien que mal à parler doucement et à rester le plus calme possible, même si c’était difficile.

- Tu peux tout me dire, tu sais… Je ne m’énerverai pas, je ne te fuirai pas et je ne haïrai jamais, Aidan…

Je respirais longuement. Ne pas pleurer. Rester calme.

- Je veux… Je veux juste pouvoir t’aider… Au moins un peu… Même si je sais que je ne peux pas te sauver de ta maladie… Je ne veux pas que tu gardes tout pour toi et que tu souffres ainsi en silence…

Je serrais la petite main.

- Aidan, qu’est-ce qui ne va pas ? Pourquoi je ne te mériterais pas ? Pourquoi tu te proclames monstre ? Tu es la plus merveilleuse des personnes que j’ai croisé jusqu’à maintenant… Alors…


Puis une idée me traversa l’esprit, telle une onde électrique. Attendez… Est-ce qu’il essayerait de mettre de la distance entre nous pour une raison ou une autre ? Pour ne pas me blesser ? Pour… Mon bien ?



Cette idée me glaçait le sang… Je sentais une drôle de sensation se former dans mon ventre… Une angoisse… J’avais peur… J’avais peur que cela ne se passe comme les autres fois… Je… Non… Je ne voulais pas… S’il vous plait… Pas encore une fois… Pas Aidan, pas lui...

- P-Pourquoi tu me blesserais ?... De quoi tu veux me protéger, Aidan…?

J’avais bien conscience que ces questions étaient peut-être trop compliquées pour Aidan, dans son état actuel, mais elles s’étaient échappées de ma bouche malgré moi. Je clignais régulièrement des yeux, empêchant les larmes de venir au coin de mes yeux.

- Pardon… J’oublie les priorités, je vais appeler les urgences… lâchais-je tout en commençant à me relever.

Je sentais la solitude me guettait tapis dans un coin sombre de la pièce, cette petite chipie.


[HRP : retour rapide du blablatage ahah... J'espère que ça te conviendra :3]


@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Sam 12 Jan - 16:17
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Aidan

Misha

I'm a Monster
Mentir s'était avéré bien plus difficile que tu ne le pensais - pourtant, tu avais tant manié cet art, auparavant... Tu savais si bien jouer avec les mots, couvrir ton visages de beaux sourires ou de fausses émotions. Mais dès lors que tu avais rencontré Misha, c'est comme si tout ton système avait été déréglé - tu n'avais jamais réussi à lui cacher la vérité consciemment ne serait-ce qu'une seule fois.
Jamais, Ô grand jamais, tu n'avais réussi à mentir à Misha - et maintenant que tu te battais corps et âmes pour le faire, c'était la chose la plus douloureuse qui t'étais arrivée. C'était même plus douloureux que ta propre maladie - tu préférerais presque être achevé sur le champ, plutôt que d'avoir à lui mentir.
Car Misha était la dernière personne à qui tu voulais mentir - Misha, c'était cette personne spéciale, cette unique personne à qui tu avais pu dire la vérité dès le début, et à qui tu n'avais pas besoin de cacher quoi que ce soit.

Mais alors, qu'est-ce qui avait changé ? Pourquoi, subitement, tu voulais te cacher de lui, lui mentir, faire qu'il te déteste ? Toi-même tu te le demandais. Ne serait-ce pas plus simple de tout abandonner dans les bras de Misha, de tout lui raconter posément, et de réfléchir à tout cela ensemble ? Probablement, mais... Tu le mettrais toujours en danger. Et cela ne te rachèteras pas auprès des autres que tu as blessé.
Après tout, tu étais un monstre maintenant - tu l'avais toujours été, mais tu l'avais simplement oublié. Maintenant que tu étais au courant de ta nature, il fallait protéger tes proches - c'est le moins que tu puisses faire, non ?
Et si tu dois souffrir pour y arriver, alors soit - tu souffriras autant qu'il le faudra.

Misha avait trouvé une lampe - histoire de voir un peu mieux ton état misérable, et le désastre qui t'entourait. Il avait énoncé appeler les secours, et tu t'étais redressé, terrifié. Non - tout, sauf ça. Tu ne méritais pas les secours... Tu méritais de terminer dans la souffrance, de vivre ce que tu as faire subir aux autres. Tu méritais de souffrir et de dépérir lentement, tout comme ta mère - histoire de la venger de toi-même.
Misha avait cependant paniqué à ton état, coupant sa phrase dans son élan. Il avait doucement saisit ta main, et tu avais sursauté - tentant à peine de t'en défaire, avant de la laisser s'effondrer au creux de la paume chaleureuse du zèbre. C'était mal, tu commençais déjà à t'abandonner à lui... Certes, avais à peine assez de forces pour te mouvoir, mais si Misha te touchais comme ça et tentait de te réconforter, tu ne savais pas si tu aurais la force de lutter - sa présence t'étant bien trop chère, bien trop précieuse.
Pourquoi est-ce que tout cela était aussi dur... ? Pourquoi était-ce aussi compliqué de lutter ? Pourquoi t'accrochais-tu déjà à la main de Misha alors que tu ne voulais pas risquer de lui aspirer la vie ? Tu avais beau te crier, te hurler mentalement de le lâcher - tu n'y arrivais pas. C'est tout simplement comme si ta main s'était collée à la sienne. Incapable de te tenir à tes propres limites, tu te remets à sangloter - paniquant pour la santé de ton bien aimé.
Lâches-le, Aidan. Lâches-le - c'est ce que tu veux pour lui.
Et pourtant, tu le veux tellement auprès de toi en même temps.

Tu clignes des yeux pour tenter de voir un peu ce qui se passe malgré ta mauvaise vue, tandis que Misha - s'était rapproché - déclare qu'il ne peut te détester. Tu respires fort, lourdement et rapidement - tu as peur, peur pour lui, peur qu'il s'approche encore plus et que tu le blesses.

Misha dit qu'il ne peut pas ignorer ton état - qu'il t'aime trop pour ça - et demande pourquoi tu as peur de lui faire mal. Il te demande ce qui s'est passé à l'infirmerie, et tu viens de mordre les lèvres. Oui, tu avais appris une mauvaise nouvelle... Pouvait-on vraiment dire que ta maladie était incurable ? En un sens, oui - à moins que tu ne viennes absorber la vie de tout le monde. En un sens, c'était les autres ou toi -  “Kill or be Killed”, comme le dirais si bien une petite fleur jaune.

Misha ajoute alors que tu peux tout lui dire - qu'il ne te fuira pas, qu'il ne s'énervera pas, et ne te haïras pas. D'un côté, tout au fond de toi, ça te rassure - ça te fait chaud au cœur, tu te dis que Misha pourrait t'accepter malgré ce que tu es. Mais tu te dis aussi que ça veut dire que peu importe ce que tu fais, tu n'arriveras pas à te faire détester, tu n'arriveras pas à le protéger de toi-même.
Tu échoueras - comme tu as échoué à réconforter ta mère, comme tu as échoué à être un grand-frère exemplaire à l'orphelinat (vu qu'au final, tu les tuais à petit feu et leur mentais sans arrêt), comme tu as échoué à rendre fier tes parents adoptifs, et comme tu as échoué à ne pas inquiéter Misha avec ton état plus ou moins aléatoire.
Au final, tout ce que tu avais réussi à faire, c'était aimer Misha - pour qu'au fond, ton corps le poignarde petit à petit dans le dos, sans que tu ne le saches.

Et malgré tout - malgré tout ce que tu lui avais dit, il voulait t'aider. Même s'il ne pouvait pas te sauver, il ne voulait pas que tu sois seul. Il serrait ta main, te demandant ce qui n'allait pas - pourquoi il ne te mériterait pas. Il disait que tu étais une personne merveilleuse, la plus merveilleuse qu'il avait rencontrée. Sauf que depuis le premier jour, tu lui volais sa vie - tu étais comme la faucheuse qui buvais petit à petit son énergie vitale. Et s'il savait à quel point il pouvait t'aider... S'il savait que les moindres contact te guérissaient... S'il savait qu'il t'aidait depuis le début - que dirait-il ? Que ferait-il ? D'un côté, tu te disais que tout lui avouer serait une bonne raison pour te faire détester une bonne fois pour toutes - d'un autre, tu avais peur qu'il te donne sa vie jusqu'à être au bout du rouleau.
Et tu ne voulais pas que Misha soit à ta place - pour rien au monde, même. Tu voulais continuer à le voir dans cette magnifique forme... Tu ne voulais pas qu'il soit aussi mal en point que toi. Pourtant, tu te doutais que son immense générosité choisirait probablement ça, plutôt que de t'abandonner.

Il semble alors paniquer - demandant pourquoi tu le blesserais, de quoi tu voulais le protéger. Tu lèves légèrement la tête, incapable de le discerner correctement. Devais-tu tout lui avouer ?
Tu avais peur. Beaucoup trop peur. Tellement peur que tu en tremblais de tous tes membres.
Mais Misha se lève alors - déclarant qu'il allait appeler les secours. Ta panique reprend, et tu tends le bras pour l'en empêcher. Cependant, tu ne le vois pas et tu le rates, alors tu tends l'autre d'un geste lent et tu finis par attraper sa chemise, mais tu perds l'équilibre et tu viens t'écraser de tout ton poids en avant sur ton lit. N'ayant pas assez de forces, tu finis par lâcher le pan de son vêtement, laissant pendre tes bras dans le vide, le regard baissé vers le parquet - tu n'as pas la force de te redresser, de toutes façons. Tu es tel une poupée de chiffon abandonnée sur le lit d'un enfant.

« N'appelle personne... S'il te plaît... »

Tu souffles profondément - ta respiration est toujours aussi lourde. C'est comme si tes poumons eux-même étaient devenus de la pierre. Tu souffle bruyamment, toussotant sans pouvoir cacher ta bouche, avant de continuer.

« Je ne mérites pas... Je ne mérites pas d'être sauvé... Je...» 

Tu plisses les yeux, toussant dans un sanglot.

« J'aurais dû mourir la première fois... La toute première fois que ça s'est manifesté... L-les médecins le disaient tous, je ne devrais pas être en vie... P-peut-être même que je n'aurais jamais dû naître... »

Ton poids pesant plus sur l'avant de ton corps, tu finis par glisser au pied du lit, utilisant tes forces pour te recroqueviller.

« J'ai blessé tellement de gens, Misha... J'ai mis tellement de personnes en danger... T-toi y compris, e-et... »

Tu déglutis, un goût âcre coulant le long de ta gorge - et tu grimaces, car la simple action d'avaler ta salive te brûle la gorge.

« Qu-quelqu'un a même perdu la vie... à cause de moi... »

Tu caches ton visage au creux de tes bras, te disant bien que tes mots pouvaient sembler un peu trop exagérés. Cependant... Tout ce que tu disais appartenais à des souvenirs que tu avais récupéré - tu n'avais rien inventé, malheureusement.

« E-et c'est la vérité, cette fois... Je suis dangereux, Misha... »

Tu écartes tes bras lentement, cherchant Misha du regard - mais tu ne vois que des masses floues et difformes, alors tes pupilles se baladent en cercle pour savoir où se trouve le zèbre.

« Je veux juste... T-te protéger de moi-même... D-du monstre que je suis... J-je ne veux pas te mettre en danger...Je ne veux pas te blesser... »

Tu retournes en position fœtale, te cachant dans tes bras, tirant faiblement sur tes cheveux.

« E-et pourtant, je l'ai déjà fait... À l'infirmerie, c'était ma faute... Et les autres fois aussi, j'en suis sûr... J-je ne veux pas risquer ta vie, Misha... »

Tu restes ainsi, hésitant quelques secondes, avant d'ajouter:

« Et tu as aidé... Toujours aidé... Si je suis là aujourd'hui, c'est probablement car tu m'as aidé... Sans le savoir, justement... Mais si j'allais mieux, c'était grâce à toi, et je... »

Tu tousses dans tes bras et te roules un peu plus en boule.

« S-si je te dis comment, tu vas te mettre en danger... Je ne veux pas ça... Je ne veux pas que tu risques ta vie pour moi... Je ne veux plus te blesser, j-je ne veux plus blesser les autres, je... »

Tu trembles, serrant faiblement des mèches de cheveux dans tes petites mains pâles et fébriles.

« J-je veux juste expier mes crimes... »
rédigé par Misha Lewis le Sam 12 Jan - 22:52
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@aidan pszczynwa Résidence
Alors que je venais à peine de me relever avec l’idée d’appeler les secours bien ancrée dans ma tête, je sentis quelque chose me retenir faiblement dans mon élan. Surpris, je me stoppais et jetais un petit coup d’oeil par dessus mon épaule pour constater qu’Aidan avait tenté de me retenir vainement par un pan de ma chemise. Étalé maladroitement au bord de son lit, je sentais qu’il était à bout de force… Un peu comme la dernière fois, à l’infirmerie… Mais en pire…

Le manchot respirait bruyamment à plein poumon, cherchant son air et m’implorant de ne pas appeler les secours. Je l’observais hébété, ne comprenant pas son refus soudain. Il poursuivit en prétextant qu’il ne méritait pas d’être sauvé. Je grimaçais légèrement, n’arrivant pas à débarrasser mon esprit de ces quelques mots. Pourquoi ne mériterait-il pas d’être sauvé ? Souffrait-il à ce point ?

Aidan continua de sangloter, rythmant ses phrases par quelques quintes de toux. Il me dit qu’il aurait dû mourir lorsque la maladie l’avait frappé pour la première fois et qu’il n’aurait jamais dû voir le jour. Ma poitrine me faisait mal alors que je l’écoutais, silencieux. Pourquoi avait-il des idées aussi noires en tête ? Je savais qu’Aidan cachait un bon nombres de soucis derrière ses sourires amusés et rassurant, mais…

Tiré de mes songes, j’entendis le noiraud tomber de son lit. Les yeux gros comme des billes et maudissant mon manque de réactivité, je m’agenouillais vers lui, rapidement et inquiet. A terre, il se recroquevilla peu à peu sur lui-même, comme s’il voulait couper tout contact. Je pensais le prendre dans mes bras lorsque sa voix me coupa dans mon geste.

Aidan poursuivit, m’avouant qu’il avait blessé des personnes, moi y compris. Encore une fois, je ne comprenais pas où il souhaitait en venir. Que voulait-il dire par “blesser” ? Il n’avait que ce terme à la bouche depuis tout à l’heure, c’était troublant…. Parlait-il de ses mensonges ? Je ne savais pas… Mais ce dont j’étais certain, c’était qu’il souffrait. Il souffrait énormément et j’étais incapable de l’apaiser à ce moment précis. C’était rageant. Aidan m’avoua que sa dangerosité était telle qu’elle en avait coûté la vie de quelqu’un. Cachant son visage meurtrie derrière ses bras tremblants, il me répéta encore et encore qu’il était dangereux… Dangereux….

Je restais dans l’incompréhension et la tristesse. Pourquoi s’infligeait-il tant de mal ? Pourquoi le faisait-il à nouveau… Certes, ses paroles soulevaient quelques interrogations, mais nous aurions toute la liberté d’y revenir plus tard. Pour le moment, seul l’état d’Aidan comptait.

Il fallait que je garde mon calme… C’était si dur...

Aidan se crispa et se recroquevilla un peu plus, tirant sur ses cheveux et m’affirmant qu’il m’avait déjà causé assez de tort par le passé, notamment à l’infirmerie. Il disait que c’était sa faute, que tout était de sa faute. Il ajouta que je l’avais toujours aidé et que le fait qu’il soit encore présent aujourd’hui devait être dû à cette fameuse “aide” qu’il s’efforçait à ne pas m’expliquer. Je restais confus et perdu.

Il toussait. Il toussait. Encore. Il toussait… Il ne voulait plus blesser qui que ce soit, tremblant de plus en plus, prétextant qu’il devait expier les malheurs qu’il avait pu commettre.

Je...

Je ne pensais pas qu’Aidan était tombé si bien…

Je n’avais pas réalisé à quel point il souffrait, non pas seulement de sa maladie, mais…

Le coeur serré et la mine triste, je pris Aidan dans mes bras, le serrant contre moi. D’une main, je l’empêchais doucement de s’arracher les cheveux tandis que l’autre lui caressait le dos pour le rassurer. Je le gardais près de moi, comme pour le protéger de sa peur… Tout du moins, je m’en donnais l’illusion. Je voulais le réconforter et chasser sa peine… Bien que c’était plus facile à dire qu’à faire.

- Tu… Tu ne m’as jamais blessé Aidan… chuchotais-je d’un ton doux et léger. Tu ne m’as jamais fait de mal… Contrairement à plein d’autres personnes, ahah… C’est même, plutôt moi qui suis montré négligent à ton égard, encore une fois… Je suis désolé… J’aurais dû savoir que quelque chose n’allait pas… Et j’ai fait comme si de rien n’était… Pardon…

Ma gorge s’était nouée d’elle même contre ma volonté, m’obligeant à parler doucement et peu. J’avais d’ailleurs du mal à réfléchir calmement. Je voulais simplement manifester ma présence et mon soutien.

- Je ne comprends pas tout et je ne vois pas en quoi tu représenterais un monstre pour qui que ce soit, mais… Je vois bien que tu es perdu et en détresse, mais…

C’était dur de parler… Je triturais mes doigts nerveusement. Je ne m’imaginais pas me retrouver à nouveau face à de telles pensées… À de tels mots… Je pensais les avoir définitivement enterrées au fil des années... Cependant, il fallait se rendre à l’évidence. Les idées sombres revenaient toujours lors de nos moments de faiblesses.

- Aidan… Ne me dis pas que… tu souhaite à ce point… disparaître ?

Je n’arrivais pas à poser ma question sans en hacher les mots. C’était si compliqué, si difficile à prononcer et une vraie torture à imaginer. Je le serrais un peu plus contre moi.

- J-je… Je vais m’occuper de toi, du mieux que je peux… Et même si tu estimes ne pas avoir le droit de vivre, moi, je veux essayer de te sauver… Tu n’as pas à porter tout ça sur tes épaules, même si je ne saisis pas encore de quoi il s’agit… Ne baisse pas les bras, s’il te plait…

Je retenais péniblement mes larmes. Je ne voulais pas être à nouveau seul… C’était égoïste de ma part… Peut-être qu’Aidan voulait en finir, mais… Je ne pouvais pas respecter cette volonté. Je ne voulais pas… Il ne pouvait pas faire une croix sur sa vie sous prétexte qu’il était dangereux pour autrui. Non… Pas une personne aussi gentille et attentionnée qu’Aidan...

- On parlera de tout ça plus tard… Je vais d’abord te faire un peu à manger, t’apporter de l’eau aussi… Je vais donner un coup sur tes draps et t’aider à te laver et…

Je monologuais pour me rassurer, pour me dire que tout irait bien. Je planifiais brièvement ce qu’il y avait à faire, pensant prendre confiance alors que je tremblais comme une feuille.

Lui caressant doucement la tête une dernière fois, je portais Aidan pour l’allonger sur son lit, aux côtés de son adorable peluche. Les oreilles baissées, je l’observais un instant.

- J-Je ne veux pas te laisser disparaître… Pas comme ça… Pas après tout ça… Toi aussi tu as le droit de vivre, comme tout le monde. Alors, s’il te plait, ne dis pas que tu n’aurais jamais dû naître… Sans toi, je… Je…

Je secouais la tête et m’éclipsais un instant de la pièce pour récupérer mon sac dans le couloir. Je revins rapidement dans la chambre et sortis une bouteille d’eau ainsi qu’un gobelet. Je regardais un peu autour de moi et remarquais l’étui des lunettes d’Aidan posée sur le bureau. Je m’en saisis et vins les poser sur le petit nez du manchot.

- J’ai oublié que tu ne pouvais pas voir grand chose… Pardon…

Assis sur le bord du lit, je remplis un gobelet d’eau tempérée…



@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Dim 13 Jan - 5:24
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Misha

I'm a Monster
Lorsque tu étais tombé au sol, Misha s'était précipité vers toi. Tu ne le voyais plus, mais tu pouvais dire à ses mouvements qu'il semblait inquiet. Tu avais seulement peur qu'il te touche et qu'il se mette en danger par ta faute, mais à ton grand soulagement, il s'était arrêté quand tu avais repris la parole...
Encore heureux - tu n'étais pas sûr de réussir à le repousser, s'il te prenait dans ses bras. Tu n'étais pas en état de te défaire de son emprise... Tu ne serais probablement jamais prêt, même - étant bien trop accro à la chaleur de Misha.

Cependant, quelques phrases plus tard, il te prit tout de même dans les bras. Ton cœur bondit dans ta poitrine, et tu eus un léger sursaut - cherchant vainement à te dégager pendant un millième de secondes. Mais l'étreinte de Misha était si chaleureuse, si agréable... Comment pouvais-tu résister ? Comment pouvais-tu t'en défaire ? C'était tout bonnement impossible... Plus Misha te serrait contre lui et te caressait le dos, plus tu t'abandonnais à lui, t’agrippant à son dos. Et en même temps, tu te haïssais - tu te mordais les lèvres, tu enfonçais tes ongles dans tes mains pour te forcer à le lâcher - en vain. Tu n'y arrivais pas. Tu ne pouvais tout simplement pas le lâcher - même avec toute la force du monde, même avec toute la volonté du monde - rien ne pourrait te décrocher de Misha.
Pourquoi la vie était-elle si dure, avec toi ? Pourquoi ne pouvais-tu pas le protéger de toi-même - pourquoi ne pouvais-tu pas être quelqu'un de normal ? Pourquoi avait-il fallut que tu sois malade - que cela soit une part intégrante de ton pouvoir ? Ne pouvais-tu pas simplement être oméga, bien que cette pensée ait tachée plusieurs années de ta vie ?
Tu te laissais aller de plus en plus - fermant les yeux, respirant l'odeur singulière de Misha, le visage enfoui contre son épaule. C'était si bon...
Pourtant, il fallait que cela cesse.

Tentant toujours en vain de trouver le courage de te défaire de l'étreinte de Misha, tu écoutes celui-ci reprendre la parole. Il te murmure que tu ne l'as jamais blessé, que tu ne lui as jamais fait de mal - contrairement à d'autres personnes qui l'avaient blessé. Il se sent coupable pour ton état, et tu secoues faiblement la tête contre lui - non, il n'a pas à se sentir coupable... Et il a faux sur toute la ligne - tu ne l'as peut-être pas blessé en face comme l'ont fait d'autres idiots, mais tu l'as fait dans son dos, profitant de sa gentillesse pour lui aspirer son énergie quand il ne s'y attendait pas. Même si tu ne le savais pas toi-même, tu étais le plus fourbe, tu étais allé jusqu'à te rapprocher de lui pour lui voler sa vie petit à petit.

Il te demande alors si tu souhaites réellement disparaître. Le ton de sa voix est si bas, si triste - tu l'entends presque se briser à la fin de sa phrase. Ça te fait mal, si mal que des larmes reviennent perler au coin de tes yeux, et tu enfouis ta tête encore plus contre Misha, malgré ta réticence à le toucher. Tu es totalement perdu avec toi-même - tu veux t'éloigner pour ne pas le blesser, et à la fois, tu veux t'accrocher à lui et ne plus le lâcher. Que faire... ? Tu devrais abandonner ton égoïsme et glisser hors de ses bras pour lui laisser une vie saine, mais tu n'y arrivais tout simplement pas.
Tu t'agrippes un peu plus à lui, reniflant. Voulais-tu disparaître ? Une grande partie de toi le voulait. Mais tu ne voulais pas non plus quitter Misha - ton plus grand dilemme était alors posé. Comment rester auprès de celui que tu aimes sans le blesser, et expier tes pêchés en même temps ?

Tandis que tu restes inerte, telle un pantin, dans les bras de Misha - il te serre plus fort, déclarant qu'il allait s'occuper de toi. Tu te mords les lèvres - non, tu ne veux pas... Mais d'un côté, tu le veux. Tu ne sais  plus, tu es perdu.. Que faire ? Tu ne veux pas qu'il perde son temps et son énergie pour toi, mais... Mais maintenant qu'il est là, tu ne veux plus qu'il parte.
Il parle à nouveau, tu as l'impression qu'il essaie de se rassurer lui-même. Tu peux presque entendre la peur, dans sa voix - l'inquiétude qu'il a pour toi. Et tu te sens mal - comment peux-tu faire ça à Misha ?
Pourquoi ne t'es-tu tout simplement pas enfuit dans un endroit où on ne pourrait pas t'atteindre, pour dépérir petit à petit, sans blesser qui que ce soit ?
Au fond de toi, n'espérais-tu pas revoir Misha ?

Il te porte alors, et tu tressaillis - toujours aussi terrifié de pouvoir le blesser. Tu te rends compte que tu t'es laissé aller beaucoup trop longtemps, et tu gigotes alors, paniqué. Mais il t'allonge sur ton lit, et tu en profites pour te recroqueviller - tandis qu'il déclare qu'il ne peut te laisser disparaître. Que toi aussi, tu as le droit de vivre - et que tu n'avais pas à dire que tu n'aurais jamais dû naître. Il faillit ajouter qutre chose, mais s'arrêta dans sa phrase pour s’éclipser.
Après quelques secondes, tu relèves la tête, et regarde aux alentours - ne le voyant plus. Tu te dis qu'il est parti - et ça te fend le cœur. Mais si bien que ça te détruise, tu te dis que c'est la meilleure option, la meilleure solution pour ne blesser personne...

Cependant, tu l'entends revenir rapidement avec quelques affaires. Puis, tu vois sa silhouette s'approcher de toi, et un voile un peu plus net s'abat sur tes yeux lorsqu'il pose tes lunettes sur ton nez. Bien que tes yeux soient secs et auraient eu besoin d'être hydratés depuis un bon moment, tu voyais déjà bien mieux - et ça te permettait de pouvoir t'attarder sur le visage de Misha, qui semblait bel et bien inquiet de ton état. Il remplissait un verre d'eau, mais tu n'étais même pas sûr de pouvoir tenir le gobelet. Tu pouvais certes tendre le bras et effectuer une pression pour le serrer un court instant - mais ça ne durerait qu'une seconde, et tes muscles lâcheront pour faire tomber le verre.
Mais en plus de ça, tu ne sais même pas si ton corps est capable d'ingérer quelque chose... Cela fait si longtemps que tu n'as rien avalé - depuis que tu t'es enfermé ici - tu n'es pas sûr de pouvoir avaler comme il faut ne serait-ce qu'une simple gorgée d'eau.

Tu reportes cependant ton attention vers Misha - ça te fait mal, de le voir dans cet état par ta faute. Tu te dis qu'aller mieux lui fera retrouver le sourire, mais tu ne veux pas aller mieux aux dépens des autres - encore moins aux dépens de Misha.
Serrant faiblement le poing, tu murmures alors:

« Misha... Ne... Ne me laisses pas te toucher, s'il te plaît... Je ne suis pas capable de te repousser... Je vais te blesser, je... »

Tu te roules en boule une nouvelle fois - honteux de ta propre personne.

« Je t'ai bel et bien blessé, Misha... Je t'ai mis en danger, tu... Tu ne l'as juste pas remarqué... M-mon corps le faisait fourbement, dans ton dos.. »

Tu te mords les lèvres, serrant tes poings à nouveau.

« Mais promets moi... Promets moi que tu ne tenteras pas de me sauver au dépens de ta santé... Promets moi qu'une fois que tu sauras, tu ne te mettras pas en danger pour moi... S'il te plaît... »

Tu l'implores, te doutant qu'il va utiliser l'information qu'il va apprendre pour tenter de te guérir - même si cela le met en danger. Tu tousses, ta respiration devient de plus en plus lourde - c'est de plus en plus difficile de laisser l'air passer à travers tes lourds poumons de granit.
Tu fermes les yeux, laissant la sentence tomber.

« Je... Blesse les autres... au toucher... C'est mon pouvoir... J'aspire leur énergie vitale... Pour qu'elle me revienne... »

Tu rouvres lentement les yeux, tentant un regard en sa direction.

« Je... Je n'ai pas tout compris si ma maladie était une part de mon pouvoir ou non... Mais c'est étroitement lié... Sans contact, mon état se dégrade... Et lorsque je touche les autres, j'aspire leur énergie vitale... Les mettant ainsi en danger... C'est comme ça que je guéris... »

Tu serres ta tête entre tes mains, fermant les yeux.

« Et c'est... à cause de ça que tu étais mal à l'infirmerie... C'est à cause de ça qu'ils étaient fatigués... C-c'est pour ça qu'elle est morte... C'est pour ça que c'est de ma faute... Que je ne dois pas toucher les autres... C'est pour ça que je suis un monstre... Que je te blesse et que je te mets en danger... C-c'est pour ça que... »

Tu déglutis, serrant un peu plus tes mains autour de ton crâne.

« Q-que je dois disparaître... Que je n'aurais jamais dû naître... Que je suis un monstre, un danger... »

Tu renifles, sanglotant.

« A-alors oui... M-même si je t'aime toujours autant et que je n'arrive pas à me faire à l'idée de ne serait-ce que lâcher ta main... J-je veux disparaître...Expier tous ces crimes... Rendre justice à toutes ces personnes que j'ai blessées... J-je... »

Tu pleures, éclatant en sanglots, te cachant derrière tes bras.

« J-je voulais j-juste... être heureux avec toi... Ê-être à tes côtés... pour toujours... P-pourquoi faut-il que ça soit si dur ? P-pourquoi je n'ai pas le droit... D'être heureux avec toi ? »


HRP:
 
rédigé par Misha Lewis le Dim 13 Jan - 17:20
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@aidan pszczynwa Résidence
Prêtant peu d’attention au gobelet que je remplissais, j’écoutais les murmures d’Aidan qui m’implorait de ne pas le laisser me toucher. Il continuait de se rouler en boule à un tel point que je ne voyais plus son visage, derrière sa touffe de cheveux en bataille. Il me contredit, m’affirmant qu’il m’avait bel et bien blessé jusqu’à aujourd’hui, à mes dépens… Mais aussi à ses dépens - de ce que je comprenais.

Il me demanda de promettre de ne pas le sauver ou de me mettre en danger pour lui. Une promesse douloureuse à laquelle je ne répondis pas. Je ne voulais pas d’une promesse pareille.

Toujours aussi mal en point, si ce n’était encore pire qu’il y a quelques minutes, Aidan continua de tousser à s’en arracher la gorge et ferma les yeux. Il finit enfin par m’avouer ce qui le tracassait, ce qui avait changé sa façon de pensée, ce qui l’avait plongé dans un trou.

Aidan possédait bien un pouvoir, comme moi, comme le coloc’, comme le voisin ou Jean-Pierre à l’autre bout de la ville…  Mais le pouvoir de voler l’énergie vitale d’autrui pour se sustenter, pour survivre.

Je ne vais pas vous mentir… Je ne m’attendais pas à une pareille nouvelle et elle me laissait sans voix, au point même de ne percuter que quelques instants plus tard que l’eau débordait du gobelet. C’était un miracle, d’ailleurs, que celui-ci ne me soit pas échappé des mains. La bouche bée, j’écoutais attentivement Aidan, digérant au mieux sa révélation. Je comprenais mieux sa culpabilité, mais…

Le manchot m’expliqua alors que si je m’étais sentie mal la dernière fois, à l’infirmerie, c’était à cause de lui, tout comme la pauvre défunte qu’il ne cessait de mentionner. Il faisait le mal autour de lui. C’était pour cette raison qu’il était un monstre. C’était pour cette raison devait disparaître.

Aidan commença alors à pleurer avec peine, caché derrière ses bras, disant qu’il ne voulait qu’une chose : vivre heureux à mes côtés, mais qu’il n’en avait pas le droit.

Quant à moi… J’étais resté immobile, le regard dans le vague et ayant un peu de mal à réfléchir. Je ne savais pas quoi faire pour l’aider… Je ne trouvais pas les mots… Rien ne venait… Pourtant, je souhaitais tant qu’il se sente mieux, dire que son pouvoir n’était pas si grave et qu’on pouvait certainement trouver un moyen de vivre avec sans passer par autant de souffrances. Je grimaçais, en colère contre moi-même, posant la bouteille à côté de moi. Aidan était inconsolable… Et un simple “ça va aller” ou un “je m’en fiche” ne réglererait rien.

Je relevais les yeux vers Aidan, paniqué. Comment l’aider… ? Mais ce qui me faisait le plus mal et qui était bien propre au manchot…

- Pourquoi… Pourquoi tu penses toujours aux autres avant même de penser ne serait-ce qu’à toi-même… Pourquoi tu fais toujours passer les autres avant toi… Il faut que tu prennes soin de toi avant tout… Tu souhaites connaître davantage de bonheur alors… Pourquoi tu te barres toujours la route ?! Pourquoi tu te mutiles toujours autant…

Je respirais longuement, me calmant vainement.

- Je… Je ne sais pas qui est mort par la faute de ton pouvoir… Il est vrai que je n’en connais pas non plus l’étendue et les dégâts… Je serais tenté de te dire que ça m’importe peu et c’est vraiment le cas à l’heure actuelle, mais ce serait ne pas t’écouter non plus… Quoi qu’il en soit… Tu n’as jamais demandé à avoir un pouvoir pareil, alors… Tu n’y peux rien… Ce n’est pas ta faute à toi… Alors cesse de dire que tu es un monstre s’il te plait… Le simple fait que tu veuilles protéger tout le monde quitte à mourir dans d’horribles souffrances prouvent bien assez que tu n’es pas un monstre…

Comme n’importe quel animal, il cherchait simplement à survivre à sa manière. Comment pouvait-on lui en vouloir de vivre ou d’espérer un jour avoir droit au bonheur ? Je ne pouvais qu’imaginer sa souffrance quant au fait de puiser dans l’énergie des autres… Et même si j’en étais capable, après réflexions, je ne donnerais pas spécialement ma vie toute entière pour le sauver, car cela serait parfaitement vain… La maladie continuerait de le ronger et les remords ne seraient pas meilleurs… Non, il fallait agir autrement… Une idée germa dans mon esprit… Une idée à laquelle j’allais m’attacher coûte que coûte.

- Tu sais… Je ne veux plus mourir depuis que je t’ai rencontré et c’est encore valable aujourd’hui… Cependant, je ne pourrais pas non plus tenir une promesse pareille, Aidan, jamais de ma vie je n’accepterait une telle chose. Jamais.

Je serrais un peu le gobelet, le laissant échapper quelques gouttes qui s’écoulaient sur mes mains.

- Alors… Si tu ne veux pas de ma vie, alors… Permets-moi de la partager avec toi… Une vie pour deux qui nous permettrait d’être heureux un peu plus longtemps, même si ce n’est qu’une dizaine d’années… Juste ça... Je me doute que ce sera difficile… Je me doute que tu ne veux pas me faire de mal… Mais c’est ce que je veux… Je veux t’aider à guérir, pas me sacrifier. Je veux t’aider à vivre des instants heureux, pas te laisser tout seul… Et ce, même si la vie est une pute et qu’elle a de sacrés hauts et de sacrés bas…

Je ris nerveusement.

- Et je ne veux pas t’entendre dire que j’agis par pitié ou parce que je te suis redevable de beaucoup de choses… C’est bien plus fort que ça… Je ne veux pas mourir et encore moins te regarder dépérir sans rien faire… je veux qu’on puisse vivre ensemble le plus longtemps possible… Je veux te montrer de belles choses… Je veux juste encore profiter de toi autant que possible, même si ce ne sera pas 50 ans, même si on ne sera jamais ces vieux pépés qui jouent à la pétanque en pleine campagne et qui se plaignent de leur pauvre dos ahah…

Je continuais à parler, sans trop réfléchir, ni savoir si Aidan m’écoutait encore ou arriver à m’entendre. Je baissais un peu le regard, mes oreilles toujours plaquée contre mes cheveux, au point même qu’on les croirait disparues.

- La vie ne sera plus pareille qu’avant, mais… Hey ! Je suis toujours là ! Et à part de la fatigue, je n’ai jamais rien eu de mal ou de sévère, y compris quand tu n’allais pas bien à l’infirmerie. J’ai conscience que ça peut se dégrader, mais adviendra que pourra, il ne faut pas tout prendre pour une fatalité, il faut arriver à aller de l’avant tout, sans oublier ces problèmes qui nous font grandir. On ne pourra peut-être plus se câliner autant qu’avant, mais n’espère pas qu’une migraine ou de la fièvre me fasse baisser les bras…

Je posais alors le gobelet sur le bureau avant de venir m’allonger aux côtés d’Aidan, malgré ses avertissements. Je baissais doucement ses bras, à la recherche de son regard violet que j’aimais tant. Je passais une mèche de ses cheveux derrière son oreille, la mine plus sérieuse - bien qu’à l'intérieur de moi, ce n’était pas calme DU TOUT.

- Je ne pourrais malheureusement pas t’empêcher de mourir si c’est que tu souhaites vraiment… Mais si une partie de toi, comme je viens de l'apercevoir, désire encore faire partie de ce monde, alors je t’aiderai quoi qu’il arrive…

M’approchant doucement, je pris ses mains dans les miennes et posa mon front au sien. Sans surprise, il était bouillant de fièvre et tremblant. Je fermais les yeux, ne bougeant pas davantage.

- On trouvera un moyen de vivre ensemble, je te le promets… Je préfère mille fois plus passer du temps avec toi, quitte à avoir mal de temps à autres, que de rester seul, sous prétexte que c’est pour mon bien. J’ai déjà assez entendu cette phrase et je ne veux pas l’entendre sortir de ta bouche…

Je secouais doucement la tête.

- Non, je n’en ai pas envie. Et même si c’est égoïste de ma part, je n’en ai toujours pas envie.

Je souris, le regard tendre, moins triste.

- Si, encore, tu m’avais dit que tu me détestais… Je ne me serais pas plus imposé ou je ne t’aurais pas obligé à m’aimer… En bref, tu aurais pu encore avoir une porte de sortie… Mais plus maintenant. Je resterais un pot de colle le temps que tu te sentes mieux.

Je fermais les yeux.

- Mais je ferai attention, promis… Je ferai en sorte d’écouter mon corps et d’être alerte en te guérissant pour éviter la tragédie qui t'effraie tant. Même si tout cela prend du temps… On se serrera les coudes… Et on fera attention à ce que la maladie ne revienne plus aussi forte et que je ne tombe pas dans les pommes sans raison… D’accord ?... Je ne veux pas mourir pour toi, je veux vivre avec toi…

Je touchais le bout du nez d’Aidan du bout des doigts avant de remettre ses lunettes en place, définitivement motivé à m’occuper de lui. J’avais une solution, certes bancales, mais une solution quand même. Il sera toujours tant d’aviser par la suite quand nous serons sortie d’affaires. Je ne voulais pas donner raison au fait qu’il “était” dommage qu’aucune de mes tentatives de suicide n’avait fonctionner. Nope.

- Alors… Laisse toi faire… Laisse moi m’occuper de toi, concluais-je avec un grand sourire. On a tout notre temps… Sauf pour dire que tu es un monstre. Pas le temps pour ça.

Délicatement, je me mis assis et redressais doucement le dos d’Aidan. De ma main libre, je vins lui présenter le gobelet que j’avais réussi à attraper sans faire plus de catastrophe. J’attendais qu’il m’anifeste l’envie de boire pour ne pas le forcer ou le brusquer.

- Bois à ton rythme, ne te presse pas et ne te fais pas mal, même si cela risque de prendre une heure…



@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Lun 14 Jan - 5:16
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Aidan

Misha

I'm a Monster
Pourquoi tout était si dur ? Pourquoi n'avais-tu pas le droit d'être heureux ? Peut-être n'était-ce pas ta vie - peut-être n'était-ce pas ton histoire. Peut-être aurais-tu dû mourir avant même de naître, peut-être devrais-tu revenir dans le temps pour empêcher ta naissance - comme dans ce film humain sur l'effet papillon. Car même si tu essayais de sauver chaque personne qui à souffert en revenant en arrière, il y aurait forcément une balance qui viendrait équilibrer et blesser quelqu'un d'autre... Le meilleur moyen pour que tout le monde soit en sécurité, était d'exterminer le problème à la racine - lorsque tu es né.
Mais était-ce vraiment la seule solution ? La vie t'aurais donné la chance de parcourir son chemin, sans te donner ne serait-ce qu'une infime chance d'être heureux ?
Tu ne sais pas.

Tu étais donc roulé en boule - te disant que malgré tout ce que tu voulais vivre et expérimenter avec Misha, il était mieux que tu disparaisse. Cependant...
Cependant, Misha te demanda pourquoi tu pensais toujours aux autres avant de penser à toi. Pourquoi tu les faisais toujours passer avant ton propre bien-être, pourquoi te barrer la route au bonheur si tu le désirais tant. Tu renifles légèrement, l'écoutant. Il a peut-être raison... Mais justement, tu ne veux pas être égoïste. Tu ne veux pas t'accrocher à lui pour le blesser d'avantage... Tu as été assez égoïste dans ta vie à ton goût - à mentir sans arrêt pour te trouver des amis. Tu as été égoïste de t'accrocher à Misha tout ce temps, de ne pas le laisser en proie à la solitude - même s'il dit que tu l'as sauvé. Même s'il dit que tu penses trop aux autres, à vouloir les protéger, à vouloir rendre tes parents fiers... Même si tu penses trop aux autres, cela ne veut pas dire que tu n'as pas déjà été trop égoïste.
Et tu avais le sentiment d'avoir rempli ton quota d'égoïsme - que tu ne pouvais pas te permettre de penser un peu plus à toi.

Misha reprend la parole, déclarant qu'il ne savait certes pas qui était mort à cause de ton pouvoir, ni l'étendue de celui-ci - mais qu'en aucun, c'était ta faute. Que tu n'avais jamais demandé à avoir un pouvoir pareil...
Mais est-ce que prier pendant des années pour avoir un pouvoir te rendait fautif - même si tu l'avais depuis tout ce temps ? Tu ne pouvais pas réellement revenir en arrière, tu ne pouvais pas effacer ces mots, ces pensées qui étaient si sincères... La vie t'avais donné ce que tu désirais depuis toujours - alors tu ne pouvais plus vraiment te plaindre. Tu étais le fautif, maintenant. Et Misha avait beau dire que ta volonté à vouloir protéger tout le monde s'opposait au fait que tu étais un monstre, tu t'obstinais à croire que tout était de ta faute - que si tu ne l'avais pas cherché, il devait bien y avoir une autre explication qui montrerait que tu serais fautif.

Mais Misha t'avoua qu'il ne voulait plus mourir depuis qu'il te connaissait - mais qu'il ne pourrait jamais accepter de te laisser mourir sans rien faire.
Quelque part, ses mots te font peur - car tu te dis que tu risques de le perdre dans les deux cas. Tu te dis que peu importe ce que tu fais, il est en danger - car si tu le laisses te soigner, il pourrait dépérir petit à petit...
Mais si tu disparaissais ? L'idée ne t'étais pas venue jusqu'à maintenant - et l'image d'un Misha seul et désespéré te frappe alors. Non... Non, tu ne veux pas qu'il abandonne si tu disparais - tu ne veux pas qu'il tente de mourir à nouveau, et que tu ne sois plus là pour le sauver.
Cette nouvelle pensée te fait maintenant peur - et tu es encore plus perdu entre ce que tu veux, et ce que tu devrais faire. Tes tremblements se font un peu plus rapide - tu dois te calmer. Tu as l'impression d'être coincé, et que peu importe ce que tu fais, le résultat sera le même.

Misha te sort de tes pensées sombres, déclarant que si tu ne veux pas de sa vie - tu peux au moins partager la sienne. Que ça te permettrait d'être heureux avec lui, pendant un peu plus longtemps - que peu importe si c'était difficile, c'est ce qu'il voulait, t'aider à guérir, à passer de bons moments, à ne pas être seul...
Ce que te proposait Misha était si tentant - si irréel. Tu avais tellement envie de t'y laisser aller, de te laisser tenter et avoir par cette promesse si belle. Mais... En avais-tu vraiment le droit ? Certes, c'est ce que Misha voulait, mais... Était-ce la bonne décision ? Étais-tu sûr de ne pas trop le mettre en danger ?
Pouvais-tu vraiment avoir accès au bonheur ? N'était-ce pas... Trop demander ?
Mais la véritable question était : Pouvais-tu t'accorder le bonheur ? Pouvais-tu te pardonner pour tous tes pêchés ?

Misha ajouta alors qu'il n'agissait pas par pitié, ni parce qu'il t'était redevable - loin de là. Il est vrai que tu aurais pensé qu'il voudrait te sauver la vie comme tu as sauvé la sienne, mais c'était différent. Non, il  ne voulait tout simplement pas te voir mourir sans rien faire, il voulait pouvoir vivre avec toi le plus longtemps possible. Ça te touchait... Ça te touchait tellement. Tu commençais à te laisser convaincre, petit à petit - quand bien même cette petite voix te répétait sans cesse que tu n'avais pas le droit d'être heureux, quand bien même elle te répétait que tu ne méritais pas quelqu'un d'aussi bien que Misha. Peut-être que... Peut-être que tu pouvais tout de même le toucher - l'effleurer du bout de ton doigt ?
Peut-être avais-tu le droit de profiter encore un peu de Misha - peut-être que tu pouvais encore te racheter pour avoir le droit d'être avec lui ?

Petit à petit, tu l'écoutais. Sa voix t'emportait, et tu disais que... Qu'il avait peut-être raison. Il était toujours là, et il est vrai que ton pouvoir ne s'était pour l'instant pas tant manifesté à ses côtés... Que ça n'avait été que de la fatigue - et que certes, ça pouvait empirer, mais que ça n'était pas encore le cas.
Tu l'écoutais, et il y avait une voix dans ton cœur qui venait s'opposer à celle dans ta tête - qui te disait qu'il fallait que tu écoutes Misha, qu'il avait probablement raison. Cette petite voix, elle te disait que tu pouvais encore y croire, au bonheur - que ce n'était ni un mythe, ni un conte de fées. Que ton bonheur avec Misha, il existait - que tu avais un futur avec celui que tu aimais.
Devais-tu écouter la voix de ton cœur, ou la voix de ta tête ? Les deux pesaient sur toi, les deux venaient t'apporter des arguments valables pour défendre leur idée... Que faire ?

Misha vient s'allonger à côté de toi, et tu n'as pas la force de bouger pour tenter de l'empêcher de se mettre en danger. Il vient baisser tes bras, replaçant une mèche de tes cheveux derrière tes oreilles, et te regarde d'un air sérieux. Tu le laisses faire, abandonnant petit à petit. Certes, tu souhaites toujours disparaître - du moins, tu te dis que c'est le plus juste... Mais tu souhaites également continuer à vivre avec lui, et il est prêt à t'aider quoi qu'il arrive.
Tu as peur - peur de le blesser, mais surtout... Tu te rends compte que tu as peur de la mort, au final.
Peur de mourir, d'abandonner tes proches, et de ne pas savoir comment ils vont gérer ta disparition. Peur de mourir, de te retrouver seul et abandonné dans un néant sans émotions, où tu ne pourras plus jamais être aux côtés de celui que tu aimes... Tu as peur de la mort et de qui elle peut toucher, oui - mais tu prends conscience à quel point tu a vraiment peur de mourir, malgré ta volonté de disparaître. Tu ne veux pas... Tu ne veux pas que ta vie se résume à ça - un paquet de mensonges et de monstruosités. Au final, mourir n'était-il pas la solution facile ?
Ne serait-ce pas mieux de te repentir en portant ce poids sur tes épaules pendant de longues années, souffrant en silence ?
Ou alors, pouvais-tu t'accorder d'être heureux jusqu'à ce que ton pouvoir te rattrape ? Tu ne savais pas - mais les mots de Misha te firent réaliser à quel point tu étais tétanisé. Qu'aurais-tu fais, si aux portes de la mort tu t'étais rendu compte que tu voulais encore profiter un peu de la vie ?
Quelle terreur, quel désespoir aurais coulé dans tes veines ?

Misha reprend la parole et te sors une nouvelle fois de tes pensées - déclarant que si tu avais dit le détester, il aurait abandonné. Tu aurais eu une porte de sortie, tu aurais pu disparaître - mais plus maintenant. Tu fermes les yeux à cette idée - à cette horrible idée, à ces horribles mots que tu aurais pu prononcer. Honnêtement, tu y avais pensé - tu avais eu le temps de réfléchir, depuis que tu t'étais réfugié ici. Et tu y avais pensé - te disant qu'au moins, il ne tenterait pas de te sauver... Mais rien que l'idée t'était insupportable et trop douloureuse - tu ne pouvais tout simplement pas le faire. Tu ne pouvais pas non plus être détestable envers lui, même si tu essayais.
C'était hors de tes capacités.

Misha ajouta alors qu'il ferait attention - qu'il serait en alerte pour te guérir sans se mettre en danger de mort. Que même si ça prend du temps, vous vous serrerez les coudes - et que vous feriez attention à que tu ne sois plus autant mal en point, pour ne pas le rendre mal non plus. Il déclara qu'il ne voulait pas mourir pour toi - non, il voulait vivre avec toi.
Tu rouvres les yeux, les plongeant dans les siens, tandis qu'il te disait de te laisser faire - de le laisser s'occuper de toi.
Et ça suffisait. Il t'avait eu - tu étais tombé dans ses paroles, et maintenant, tu avais peur - peur de ne plus le voir. Tu voulais rester avec lui, rester avec lui et vivre encore un peu - et tu verrais plus tard pour le reste. Tu n'avais qu'une envie, t'abandonner à ses bras et ne plus penser à rien - avoir le droit à quelques instants de bonheur.
Et malgré tout, tu était toujours tétanisé par ce que tu étais - et la voix dans ta tête ne se taisait pas. Allait-elle le faire un jour - ça, tu n'en étais pas certain. Car si tu t'en sortais, elle sera toujours là pour te rappeler que tu vis au dépens des autres... Te rappeler que tu caches un monstre, au fond de toi. Peut-être arriverais-tu à faire avec, au fil du temps - à t'habituer à ses cris stridents.

Le zèbre t'aide alors à te redresser et te présente un verre d'eau, déclarant de boire à ton rythme. Tu hoches lentement la tête et t'avances légèrement pour boire une petite gorgée - qui te fais tousser et te brûles la gorge. Mais au moins, c'est un premier pas.
Tu te laisses alors glisser dans les bras de Misha - abandonnant tes principes. De toutes façons, tu n'as plus la force de lutter... Tu n'as plus la force de combattre, de t'expliquer, de le repousser. Tu es trop fatigué pour ça.

« Merci... »
, tu murmures en fermant les yeux. « Je... Je me dis toujours que je dois disparaître, et j'aurais toujours cette voix dans ma tête qui me dira que c'est injuste que je sois en vie, mais... »

Tu te laisses bercer par la chaleur de celui que tu aimes tant, même si tu te détestes pour être si faible, et te laisser convaincre aussi facilement.

« M-mais au final, je... J-j'ai peur... J'ai peur de mourir... J-je veux pas... être tout seul, je... Je veux encore profiter... Vivre avec toi, et passer du temps avec toi... »

Tu te mords les lèvres et renifle légèrement.

« J-j'ai peur... J-j'ai vraiment peur... M-mais je ne veux pas non plus que tu meures, je... C-c'est mon pire cauchemar... J-j'ai peur de mourir, et de ce qui pourrait se passer si je meurs, mais... J'ai peur de te voir mourir pour moi, et de ne rien pouvoir faire... A-alors... »

Tu serres faiblement tes bras autour de lui, paniquant à ce simple geste comme s'il pouvait déjà tuer Misha.

« F-fais attention... D'accord ? Je.. Je ne supporterais pas... De te voir mal en point pour moi... De te voir disparaître... »

Tu enfouis ton visage contre son torse, tétanisé.

« M-même si je sais mentir, jamais... Jamais je n'aurais réussi à prononcer quelque chose d'aussi horrible et faux à dire que je te déteste... Même si l'idée ma traversée l'esprit pour que tu m'abandonnes, c'était... C'était trop douloureux... à imaginer... Je ne pourrais jamais dire quelque chose comme ça... »

Tu te caches contre lui - honteux de toi-même.

« Je... Je veux bien essayer... Essayer encore un petit peu... De voir si j'ai vraiment le droit au bonheur... Et de voir si ta solution n'est pas trop dangereuse... O-on peut commencer par ça, et on verra après... O-on trouvera un moyen pour que tu ne sois pas en danger... »

Tu restes ainsi, caché dans les bras de la personne la plus importante à tes yeux.

« Je t'aime, Misha... J-je veux essayer de vivre à tes côtés... Je veux bien vivre pour toi... »

Tu t'accroches doucement à lui, murmurant de plus en plus bas à cause de la fatigue.

« Tu... Tu crois qu'on était destinés à se rencontrer ? Et à mutuellement... Se sauver ? »

Tu as l'impression que la façon dont tu as été là pour Misha, et la façon dont il est là pour toi aujourd'hui, c'est comme si c'était écrit - tellement c'est improbable. On dirait vraiment le scénario d'un drama ou d'un shojo.
Tu fermes les yeux doucement - tu as trop forcé sur ton énergie, et tes forces te quittent. Tu as l'impression de manquer d'air, et tu t'accroches à Misha, un peu dans la panique.

« Merci...Merci pour tout, Misha... Merci d'être là... Je... Je suis heureux de te connaître...et...»

Tu t'endors - ou plutôt, tu perds conscience en plein milieu de ta phrase - t'abandonnant aux bras de Misha. Tu respires encore, mais ta respiration est irrégulière et faible.
Peut-être as-tu trop attendu - mais la voix dans ton cœur, tu l'entends toujours, et elle t'encourage à tenir bon.


HRP:
 
rédigé par Misha Lewis le Mar 15 Jan - 1:08
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C’était un grand soulagement que de voir Aidan accepter la boisson que je lui proposais. A première vue, ça ne paraissait pas être grand chose, mais c’était tout de même un grand pas en avant, un espoir que la situation puissent finalement s’arranger… J’étais rassuré qu’il renonce à la mort… Vraiment rassuré...

Malgré tout, je sentais à quel point il pouvait être faible dans le creu de mes bras. Il n’avait plus de force et se laissait aller. Avalant péniblement sa gorgée, il se mit à tousser. Je grimaçais ne pouvant qu'imaginer à quel point un acte aussi banal que de boire pouvait le faire souffrir autant.

Aidan me remercia, bien qu’il ne se hôtait de la tête l’idée qu’il devait disparaître et que cette idée le torturerait quotidiennement. Je me sentais un peu mal de lui infliger cela, mais… Mais il me confia qu’il avait peur de mourir et des conséquences qui pourraient en découler. Il ne voulait pas être seul, mais souhaitait encore profiter de ma compagnie. Ses paroles me touchaient énormément et je serrais doucement Aidan contre moi avec mon bras qui le retenait, laissant le gobelet vide rouler un peu plus loin.

Le manchot renifla doucement ajoutant qu’il ne supporterait pas le fait que je meure par la faute de son don ou par détresse après son départ. Je le sentis serrer faiblement mon bras, me demandant de faire attention et qu’il ne voulait pas que je me retrouve en mauvais état par sa faute. Je lui souris tendrement. Je ne pouvais malheureusement pas m’avancer sur le sujet en lui affirmant à 100% que tout se passerait bien, mais quoi qu’il pouvait bien arriver, nous allions survivre et sortir de ce pétrin.

Aidan enfuit alors son visage contre mon torse, comme il avait tant l’habitude de le faire pour cacher son visage et chercher un peu de réconfort. Il précisa qu’il serait bien incapable de me détester, tout du moins de le dire ne serait-ce que par le biais d’un vulgaire mensonge. Il prit finalement la décision de continuer à essayer de trouver ce bonheur dont il ne pensait pas avoir droit depuis toujours. Il le trouvera, j’en étais certain. La vie était injuste et il était difficile de trouver ces instants de bonheur éphémères, mais cela ne voulait en aucun cas dire qu’ils n’existaient pas.

J’étais heureux de retrouver mon noiraud préféré blotti contre moi que distant, bien que j’aurais préféré le voir en meilleur forme et non pas en souffrance. Sa voix se fit de plus en plus faible alors qu’il me dit qu’il m’aimait et qu’il voulait vivre avec moi.

Tout doucement, il se demandait si nous n’étions pas destinés à nous rencontrer et à nous sauver l’un et l’autre. Je levai un instant les yeux vers le plafond, songeur. Je n’avais jamais cru en quoi que ce soit, ni prié pour un quelconque dieu, mais il fallait bien avouer que notre relation était assez particulière… Deux rejetés qui se croisent et qui tombent amoureux avant que la fatalité ne leur mette des bâtons dans les roues… On aurait dit une histoire à l’eau de rose tirée par les cheveux. Mais quoi qu’il en fût et même si nos prochains instants ensembles s’annonçaient difficiles, je savais que nous y arriverions ensemble et que nous en sortirions grandis et changés - heureusement ou malheureusement, seul l’avenir nous le dira.

Le souffle paniqué d’Aidan me ramena à la réalité et je l’observais d’un oeil attentif et alerte. Ses petites mains se raccrochèrent à la manche de ma veste. Une dernière fois, le noiraud me remercia d’être présent pour lui avant de perdre connaissance en plein milieu de sa phrase.

Son malaise soudain me surprit, mais j’essayais de garder la tête froide. L’heure n’était pas aux lamentations ou aux larmes de joie. Je me pressais à l’installer sur le flan, de manière stable sur son lit. J’ignorais s’il était encore inconscient ou si il s’était endormi dans la foulé, mais je veillais à ce que sa position ne lui fasse pas avaler sa propre langue.

Ceci fait, je vins m’allonger à côté de lui, m’arrangeant pour être en face à face avec son visage endormi. Je lui retirais ses lunettes les posant à proximité, il n’en avait plus besoin dans l’immédiat. Il respirait, c’était le principal, c’était rassurant. Mes bras l’enlaçaient et maintenaient sa position sur le côté. Je ne le quittais pas des yeux et restais silencieux. Si son évanouissement s’éternisait de trop, je me verrais obligé d’appeler les secours - même si l’envie me démangeait déjà, je décidais de respecter cette volonté du manchot. Après tout, que pouvaient bien apporter de plus les secours si le seul moyen de le guérir était le contact et l’énergie vitale d’autrui ?...

Je le serrais un peu plus contre moi, laissant le temps filer. Je ne comptais plus les minutes qui s’étaient écoulées - certainement un peu plus de deux heures, au total. En théorie, nous devrions être aux alentours de 18h ou de 19h…

Aidan semblait dormir, un poil plus paisible. Son état n’avait pas grandement évolué depuis tout à l’heure, néanmoins, je pouvais entendre à sa respiration qu’il y avait dû y avoir quelques améliorations. De mon côté, je ne sentais rien de différents - si ce n’était que de très légères courbatures au bras à rester dans cette position ? Peu importait.

M’assurant qu’il ne bougeait pas, mais respirait toujours, je le quittais quelques instants, me levant et me dirigeant vers la cuisine. Jetant un dernier coup d’oeil à Aidan, je sortis de la chambre et vins rejoindre l’espace commun où se trouvait la cuisine. Je pensais demander à des colocataires si je pouvais me servir dans le frigo, mais personne ne semblait présent. Tant pis…

Je réunissais les légumes dont j’avais besoin et commençais à élaborer une soupe simple, neutre et rapide avec en complément, du hachis de sardines. La préparation me prit presque dix minutes, même en me dépêchant. J’assaisonner brièvement le tout avant de laisser cuir dans une casserole à feu doux et de retourner à la chambre. J’estimais m’être éclipsé beaucoup trop longtemps. Je revins m’allonger sur le lit et reprendre Aidan dans mes bras. Ne le quittant que de temps à autre, l’espace de quelques secondes, pour vérifier la cuisson de la soupe, j’attendais patiemment.

Je le gardais contre moi, n’arrivant pas à me retenir de le serrer doucement, telle une petite peluche adorable qui ne demandait qu’à être réparé.

Je posais ma main sur son front. Sa température ne semblait pas avoir changé… La dernière fois qu’il avait été malade, c’était à l’infirmerie. Il était en meilleur état que ce soir et notre “câlin” avait duré environ six heures… Ce n’était pas en deux heures seulement que les maux allaient s’envoler…

- Cette maladie est un vrai casse-tête… chuchotais-je, songeur. Mais peut-être que quand tu es moins malade, ce n’est pas seulement au bout de 6h de contact que je me sentirais mal… Ca doit dépendre de ton état… Si tu te portes bien, je n’aurais peut-être rien ou pas grand chose…

Je fermais les yeux, continuant de réfléchir à haute voix. Etrangement, cela m’aidait à raisonner un peu comme si je faisais la conversation à un deuxième Misha. Je n’arrivais plus à réfléchir silencieusement.

- Il faudrait peut-être partager la journée en deux… Si on ne se voit pas la journée, on se tient compagnie la nuit. Si on s’est vu la journée, on essaye de dormir séparément le soir… Sans oublier que nous somme entourés d’autres personnes qui risquent toujours de contrebalancer nos estimations…

Je fis une petite pause, avant d’ouvrir les yeux et de regarder le visage endormi d’Aidan…

- Mais quoi qu’il arrive, tu te sentiras toujours coupable de tout Aidan, n’est-ce pas ?... Mais tu n’es pas un problème ambulant, tu es un rayon de soleil. Tu fais du bien à tout le monde, si tu savais…

Je le blottis un peu plus contre moi, laissant cette fois une larme s’échapper à mes dépens sans pour autant pleurer.

- Je ne te dirais jamais assez que je t’aime, mon petit manchot adoré… On trouvera une solution et j’ai hâte que tu te portes mieux… J’ai hâte de te revoir sourir et de partager mes journées avec toi… Si tu savais comme c’est dur et pénible quand tu n’es pas là… Mon abruti de coloc m’a mené la vie dure cette semaine… Et je te parle même pas des cours ou de l’entretien global de la résidence. J’avais tellement envie de te revoir et de respirer un peu avec toi… Tu es ma dose de bonne humeur quotidienne ahah…

Je marquais un nouveau temps d’arrêt.

- Je… J’espère vraiment que je ne suis pas un ami étouffant ou trop présent. J’ai tellement peur d’être toxique pour toi à autant me plaindre de mes soucis ou faire mon Caliméro… Mais je dois avouer que je n’ai… Je n’ai que toi… J’ai fait de belles rencontres depuis la nôtre, je ne dis pas, mais… Tu es mon meilleur ami, ma seule famille et… Bien plus… Tu es irremplaçable et inestimable… Et je ne veux pas te mettre autant de pression à cause de ça…
Mon oreille se dressa et mon nez renifla la bonne odeur qui s’émanait de la cuisine et qui venait s'inviter dans la chambre d’Aidan. Je n’avais pas fermer la porte, pas étonnant que ce doux parfum envahissait la pièce. Je caressais la joue d’Aidan..

- Je reviens dans cinq minutes, je ne serais pas long. Juste le temps de ranger la soupe dans un tup’ et de laisser refroidir. Tu pourras la manger quand tu voudras et quand tu t’en sentiras capable. Attends moi sagement, mon coeur…

Je lui embrassais le front. Avoir l’impression qu’il puisse m’entendre m’aidait à ne pas perdre les pédales et à ne pas paniquer. Je me rendis donc en cuisine pour me charger de la soupe et revins dans la chambre quelques minutes plus tard comme promis. Je posais la nourriture sur le bureau. J’espèrais que la douce odeur ne le dérangerait pas trop, bien que le récipient contenant la soupe était fermé.



@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Mer 16 Jan - 0:31
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Tu sombres - tu sombres profondément dans l'inconscience. Tout est noir, froid, distant - tout est terrifiant, dans l'inconscience. C'est comme un lourd sommeil sans rêves, sans aucune notion du temps. C'est comme un chaos infini, un néant qui vous poursuit, qui vous déguise en mort. Vous le pensez, d'ailleurs - être mort. Ça y ressemble, car tout est vide, silencieux, tout est obscur. Mais la douleur - la douleur, elle est si forte, elle persiste tant, que l'on sait quelque part qu'on est toujours là.
En l’occurrence, toi, la peur ne te quittait pas - elle s'était installée dans ton inconscience. Le froid aussi, il s'était emparé de toi - tout comme la douleur au sein de ton corps, de tes poumons.
Mais ce qui persistait le plus, et qui te faisait savoir en vie, était les battements de ton cœur qui avait retrouvé l'envie de vivre - c'était cette petite voix, au creux de ton corps, qui t'encourageait à continuer, qui t'encourageait à t'accrocher à la vie.
L'inconscience, c'était étrange - c'était terrifiant. Mais parfois, tu en avais besoin pour te reprendre en main.

Cependant, à travers ton inconscience, tu sentis rapidement une douce chaleur - une douce présence - venir t'enlacer, te protéger de l'obscurité. Elle t'enveloppa doucement, et tu pus te blottir à ses côtés, rassuré. Lentement, cette présence, cette chaleur, te permis de basculer vers un sommeil un peu plus normal, plus ou moins réparateur. Un sommeil qui calma ta respiration petit à petit, qui te permis d'être un peu plus serein, un peu moins terrifié. Tu pouvais te blottir contre la présence, et te laisser aller jusqu'au pays des rêves.
La présence semblait te quitter de temps en temps - des cours instants où le froid revenait te hanter - mais elle revenait toujours ensuite pour chasser la méchante faucheuse qui surveillait ton état. Elle revenait pour prendre soin de toi, te serre contre elle... Tu n'avais pas vraiment conscience de ce qui passait, au cours de ton sommeil - mais certains de ses gestes se transcrivaient dans tes rêves, et tu les ressentais donc bel et bien. Tu entendis quelques mots, aussi - quelques paroles. Ils étaient lointain, tu n'arrivaient pas vraiment à en déceler le sens, mais tu les entendais - ils parcouraient tes rêves, eux aussi, se transposant parfois dans un de tes songes comme ça, sans prévenir, sans aucun contexte.
Ils étaient là, mais tu n'arrivais pas à retenir les mots avec toi - beaucoup trop plongé dans le sommeil.

Puis, d'un coup, tes rêves semblèrent se préciser - mais tu avais froid. Tu étais dans un monde noir, obscur, vide...
Un monde où tout rire, tout bonheur n'était plus. Un monde où seule la terreur, la douleur survivaient.
Un cauchemar.
Il avait pourtant bien commencé - tu t'étais retrouvé dans un monde paradisiaque, accompagné de te mère, de tes amis, de Misha. Et puis, les ténèbres étaient arrivées peu à peu, détruisant toute traces de bonheur. Les ténèbres transformèrent ta mère en poussière, tes amis de l'orphelinat en revenants, et Misha...
En une unique tombe effrayante.
Les poussières vinrent alors voler autour de toi, t'asphyxier les poumons - les revenants vinrent t'attaquer et t'accuser de leur état. Et la tombe ?
Silencieuse, sombre. Tu avais beau te démener malgré l'attaque des autres et creuser, creuser pour sauver ton bien aimé - elle n'avait pas de fond, tu ne pouvais l'atteindre, tu ne pouvais le revoir une dernière fois.
Les poussières s'emparèrent de toi, les revenants vinrent te déchirer la peau.
Tu hurles.

Tu hurles, te réveillant en sursaut. Tu respires rapidement, haletant, le visage en sueur - tu regardes tout autour de toi, ne sachant plus où tu te trouves. La panique s'empare de toi - tu as peur que tout cela soit réel.
Mais une douce odeur particulière attire ton attention - et tes yeux se posent vers Misha, qui a dû être plus ou moins surpris par ton réveil soudain. Tu perds un peu tes mot, tentant de remettre tes souvenirs au clair, de séparer le réel des songes.

« Je...euh...Désolé... Un cauchemar... »

Tu renifles et essuies péniblement le coin de tes yeux humides - tu as un peu honte, de paraître aussi faible devant Misha... Tu aimerais tellement lui donner le meilleur de toi-même, lui donner tes plus beaux sourires, illuminer ses journées...
Tu te sentais mal, de t'être mis toi-même dans cet état. Certes, tu pensais le mériter mais... Mais Misha ne méritais pas de te voir aussi mal en point - il méritait seulement du bonheur.
Tu te blottis alors contre lui doucement - le sentir, sentir sa présence, sentir qu'il est vivant...
Tu n'oses plus fermer les yeux, de peur de revoir des images horribles de ton rêve - même si malgré ton sommeil, la fatigue t'accable.

Tu poses alors ton regard sur l'endroit d'où émane l'odeur, et Misha t'explique qu'il t'a fait à manger. Tu acquiesces alors - voulant bien essayer d'avaler quelque chose. Tu te redresses alors doucement et acceptes la soupe avec un léger sourire, remerciant Misha qui t'aide à manger. Tu prends une petite gorgée - tousse et grimace à la douleur - puis en reprends une petite autre. Tu as un peu peur de le rejeter plus tard, surtout que la soupe de Misha est délicieuse... Mais il faut que tu te forces à manger un peu - tu veux pouvoir être en bon état devant Misha.
Cependant, à la troisième bouchée, tu retombes dans l'inconscience - manquant de peu de tremper ton visage dans ladite soupe. Enfin, inconscience est un bien grand mot - car tu te retrouves rapidement dans un sommeil réconfortant à nouveau. Cette fois-ci, tu t’accroches à la présence réconfortante, et tu dors.
Tu dors profondément - sans plus de rêves ni de cauchemars, et ce pour au moins une heure ou deux.

Ton second réveil se fait plus en douceur - tu émerges lentement, clignant des yeux. Misha est toujours contre toi, et tu te blottis doucement contre lui - profitant de sa chaleur et de son odeur, te laissant captiver par sa douceur. Tu restes cinq bonnes minutes dans ses bras, avant de relever légèrement la tête et de te décoller légèrement à contrecoeur de lui - tu es peut-être resté collé à lui assez longtemps… Tu ne sais pas, mais ça viendra toujours t’angoisser, cette menace.
Un mince sourire se dessine sur ton visage, tandis que ton regard se pose sur Misha.

« Désolé pour tout à l’heure… Et Merci… Merci de veiller sur moi, malgré tout... »

Tu fais une légère pause, avant de te redresser péniblement - certes, tu t’es reposé, mais tu es encore faible.

« Je vais essayer de manger un peu plus… Et de ne pas m’endormir dedans, haha... »

Ton rire te fais tousser, mais tu esquisse un sourire. Ton visage est toujours aussi fatigué, mais… L’abandon n’est plus présent dans ton regard. Il brille maintenant d’une petite lueur - une petite lueur qui montre que tu souhaites encore t’accrocher un peu, que tu souhaites encore garder un peu espoir.

Tu manges donc un peu plus - ça te prend un peu plus longtemps, car c’est toujours difficile pour toi d’ingérer quelque chose, et c’est difficile pour ton corps. Tu ne finis toujours pas ta soupe, ayant du mal à manger plus que quelques bouchées - mais tu te dis que c’est déjà ça, et que plus tu mangeras en petite quantité, plus tu arriveras à retrouver un véritable appétit.

Tu souris donc faiblement à Misha, avant de baisser le regard, agitant lentement tes doigts.

« D-dis, je… Je peux te demander un service ? »

Tu rougis légèrement, toussotant un peu - avant d’ajouter.

« J-je… T-tu peux m’accompagner jusqu’à la salle de bain, s'il te plaît? Je… Au moins juste m’aider à marcher, j-je me débrouillerais pour le reste... »

Tu savais que tu n’étais probablement pas assez en forme pour tenir debout, et tu n’allais donc pas te traîner sous le regard de Misha - même si ça te gênait de demander. Et certes, le moment était probablement mal choisi pour s’occuper de ton hygiène, et tu pourrais faire ça lorsque tu te sentirais mieux - mais après être resté plusieurs jours sans te lever, tu te sentais sale et collant, et tu avais toujours des taches de sang séché sur toi. Tu n’avais pas vraiment envie de dégoûter Misha… Et puis, tu avais vraiment besoin de sentir un peu d’eau à nouveau - pour toi, l’animal marin.
Et puis, tu avais besoin d’utiliser les toilettes aussi - mais comme pour la douche, tu trouveras un moyen pour ne pas déranger Misha.
rédigé par Misha Lewis le Mer 16 Jan - 14:55
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Je m’installais à nouveau aux côtés d’Aidan, m’étirant tel un chat avant de me blottir contre mon manchot favori. Tiens… Je le sentais étrangement plus nerveux et plus tremblant que tout à l’heure. Ne comprenant pas ce qui le paniquait dans son sommeil, je continuais de veiller silencieusement sur lui…

Lorsqu’il se réveilla d’un bond et hurla à plein poumons. Alors, si je devais m’attendre à cela… J’eus un léger mouvement de recul au cris aigüe du noiraud tandis que je le regardais, les yeux grands ouverts. Et beh, ça c’était du réveil.

Son visage d’abord apeuré se transforma en un doux sourire qui me fit rire doucement à mon tour. J’étais soulagé qu’il ne s’agisse de rien de grave et qu’il s’était calmé. Reniflant un peu, Aidan semblait chercher quelque chose du regard, notamment la soupe que je lui avais préparée. Je lui explique alors qu’il y avait de quoi manger et l’aidant à tenir assis, je l’aidais à siroter quelques cuillères de soupe. J’avais l’impression de donner à manger à une enfant, c’était mignon.

Dans tous les cas, j’étais rassuré qu’il ne soit pas resté trop longtemps évanouie - bien que sa chute en pleine phrase m’avait surpris. Il était éveillé, certes, mais il semblait encore très fatigué… Le pauvre…

Une fois les deux premières cuillères de soupe avalée, Aidan s’endormit avant même d’avoir goûté à la troisième. J’avais éloigné le tup’ ainsi que la cuillère assez rapidement pour qu’il n’y plonge pas le nez dedans. Sans une, ni deux, il s’était endormi à nouveau de manière… assez brutale, on ne va pas se le cacher. J’allongeais le noiraud sur le lit, m’assurant qu’il ne s’étouffait pas et vins lui essuyer la commissure des lèvres. Ceci fait, je m’allongeais une fois de plus à côté du noiraud. Il dormit deux bonnes heures, durant lesquelles je m’étais permis de manger quelques gâteaux au chocolat et de lire un peu.

Aux alentours de 21h, je le sentis se réveiller à nouveau, mais cette fois-ci avec douceur et sans cri alarmant. Il mit quelques instants à s’éveiller dans mes bras, c’était adorable. Cependant, il finit par s’écarter de moi, certainement par peur de me faire du mal. Cela m’attristait et la place chaude qu’il occupait contre moi se refroidit bien assez vite. Néanmoins, cela faisait aussi partie de notre promesse ; je ne devais pas en faire trop, ni nuire à ma santé bêtement.

Je souris en constatant que l’expression de son regard avait changé. Ses pupilles ne semblaient plus aussi livides que tout à l’heure et le fait que ma présence ou mes paroles aient pu fait un déclic chez lui me réchauffait le coeur. Mon sourire s’attendrit et je l’aidais à nouveau à manger la moitié de la soupe.

Aidan esquissa un sourire maladroit avant de baisser le regard, un tantinet embarrassé. Il me demanda si je pouvais lui rendre service - ce à quoi j’hochais positivement de la tête sans même savoir de quoi il s’agissait. Rougissant, le manchot me demanda si je pouvais l’accompagner jusqu’à la salle de bain, histoire qu’il puisse se laver.

J’y avais songé aussi, mais je pensais attendre encore quelques heures, le temps qu’il aille mieux. J’avais peur qu’il ne se fasse mal en s’évanouissant dans la salle de bain, ce qui serait fort embêtant pour nous deux - étant donné que le carrelage de la salle de bain n’était pas aussi doux que le matelas du lit.

Doucement, je lui ébouriffais les cheveux.

- Si tu ne te sens pas capable de bouger tout seul, il n’y a pas de soucis, je vais t’aider à marcher et à te laver. Mais seulement si tu es assez en forme, d’accord ? Un bon bain te fera le plus grand bien, mais il risque d’y faire chaud, donc je ne sais pas si c’est bon pour ta tête et ta fatigue… Enfin, on verra bien, je serais là de toute façon…

Je me levais debout, tendant ensuite mes mains vers le noiraud pour l’inviter et l’aider à se lever à son tour. Sans surprise, ses jambes tremblaient comme des feuilles et il ne pouvait clairement pas avancer de lui-même. J’étais un peu triste pour lui… Ca devait être frustrant et agaçant de dépendre autant des autres dans un moment de faiblesse pareille… Mais c’était bien mieux que de ne pas être aidé du tout !

Je tentais de l’aider à avancer de quelques pas avant de finalement renoncer à lui imposer cet effort. Un bras contre son dos, je glissais rapidement mon autre bras sous ses genoux et vins le porter comme une princesse. Il pesait son poids, mais ce n’était que pour quelques mètres, pas de quoi fouetter un chat.

- Bien ! Ca sera plus simple et plus rapide comme ça, annonçais-je, le sourire aux lèvres et transportant Aidan jusque dans la salle de bain.

Une fois dans la pièce, je le posais sur le tapis de sol à défaut d’un autre endroit. Je m’éclipsais quelques instant pour aller chercher une chaise dans la partie commune de la résidence ainsi qu’un pyjama dans les tiroirs de la chambre d’Aidan. Une fois de retour, je posais l’ensemble des affaires près du lavabo. Portant à nouveau Aidan par les épaules, je l’installais sur la chaise munie d’accoudoirs, soulagé qu’il puisse tenir en place et ne pas chuter sur les côtés. J’allumais le chauffage avant de revenir vers le lavabo.

- Hm… Je préfère ne pas te laisser tout seul et rester dans la pièce… J’ai vraiment peur que tu tombes… Enfin, si ça ne te dérange pas, bien sûr… Je ne te regarderai pas, si cela te gêne trop de te laver dans la même pièce que quelqu’un d’autre. Et je n’ai pas l’intention de jouer les voyeurs, donc ne t’inquiète pas… Je ne veux vraiment pas t’embarrasser…….

Me concernant, la pudeur ne me posait pas vraiment de soucis - tant que les choses ne partaient pas trop loin, bien entendu. Cependant, j’étais un peu mal à l’aise quant au fait de mettre une personne pudique dans l’embarras.

J’attrapais les diverses brosses à dents et les plaçais sur le bord du lavabo, devant Aidan. J’en profitais aussi pour rapprocher la chaise de ce dernier pour qu’il ait la tête au dessus de l’évier.

- Si tu arrives à te brosser les dents tout seul, alors je te laisse t’en charger comme un grand. Je vais te préparer un bon bain, tu en as besoin et j’espère que cela te fera du bien. Si tu as besoin de profiter des toilettes avant, n’hésite pas à me le dire, que je t’aide à te déplacer.

Sur ces mots, je tournais les talons vers la baignoire, préparant shampoing, savon et serviette - sans pour autant quitter Aidan du regard. Je réfléchissais à comment laver le noiraud dans la baignoire, sans que ce dernier ne glisse ou ne craigne la noyade. Etant donné qu’il était un jeune adulte et bien qu’il soit de petite taille, il allait m’être compliqué de le laver en restant au bord du bain. Sans oublier qu’il allait certainement galérer à rester en place, vu le peu de force qui l’animait encore…

Je continuais de réfléchir, n’y voyant qu’une seule solution qui me fit rosir : être, tout simplement, dans la baignoire avec lui, le lavant dans son dos. Une pareille proximité, hm… Je secouais vivement la tête, l’heure n’était pas à des pensées bizarres. Il ne s’agissait que d’un bain à plusieurs. Ce n’était pas comme si c’était la première fois que j’en prenais un, la salle de bain de l’orphelinat était commune à tous les résidents et pour des gains de temps, il n’était pas rare que les enfants prennent leur bain ensemble… Mais c’était différent… Nous n’avions plus le même âge et nous entretenions pas du tout le même genre de relation…. De plus, je ne devais pas me montrer aussi embarrassé, cela risquerait de gêner davantage Aidan… Aaaaaah….

Je me tournais vers lui, souriant et balayant mes pensées d’un petit coup de balais mental.

- Tu as réussi à te laver les dents ? Tu penses arriver à te déshabiller tout seul ?...



C’était vrai qu’il y avait cette fameuse étape aussi… Bien que j’agissais sans arrière pensée, la situation elle-même restait très étrange… Je n’arrivais pas à la banaliser, parce que… c’était celui que j’aimais que j’avais en face de moi…

[HRP : J'ai préféré m'arrêter là, la séance "embarras" sera pour après xD. Bon courage et n'hésite pas à me dire si tu bloques sur quelque chose]


@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Hier à 1:54
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Aidan

Misha

I'm a Monster
Misha était vraiment adorable et attentionné - il t'avait encore aidé à manger, restant à tes côtés jusqu'au bout. Il prenait véritablement soin de toi, comme s'il n'avait que ça à faire et rien d'autres... D'un côté, tu te sentais un peu mal de lui prendre tout son temps - mais de l'autre, tu... Tu étais heureux qu'il soit là. Si ce n'était pas pour lui, tu te serais probablement laisser dépérir par ta maladie. S'il n'avait pas été là, tu aurais laissé ton pouvoir t'emporter, tu aurais laissé la faucheuse t'enlacer et te montrer le chemin vers la paix.
Mais Misha était là - il était présent dans ta vie, présent à tes côtés, et tu ne pouvais donc tout simplement pas abandonner... Non, il fallait que tu continues - mais tu voulais continuer à ses côtés, et seulement à ses côtés. Si tu avais accepté de vivre, c'était pour lui - seulement pour lui.
Et peut-être qu'un jour, bientôt, ça sera pour toi aussi.

Après ta demande un peu embarrassante, Misha vînt t'ébouriffer les cheveux en répondant que bien évidemment qu'il t'aiderait à marcher et à te laver si tu n'arrivais pas à marcher seul. Le rouge te revînt aux joues - tu n'avais pas forcément imaginé Misha te laver, tu t'étais obstiné à l'idée que tu y arriverais seul... Mais maintenant que tu y penses, si tu arrives à peine à bouger, tu risques de couler tout seul. Alors peut-être qu'il a raison... En soit, ça ne te déranges pas, tu aimes qu'on s'occupe de toi - tu ne veux juste pas le déranger avec ta crasse de plusieurs jours, et encore moins le dégoûter. Et puis... C'est Misha, ça te fera toujours un effet particulier. Il pourrait faire la danse des noix de coco que tu trouverais un moyen de trouver ça mignon et de rougir.
Misha ajoute cependant que c'est seulement si tu te sens assez en forme, et tu acquiesces doucement. Certes, tu es encore un peu - voire très - faible, mais tu ne peux pas rester sale indéfiniment. Et puis, tu n'es pas autant mal en point que quand Misha t'as trouvé... Tu n'es pas non plus en véritablement meilleure forme, mais tu feras avec - peut-être guériras-tu plus vite si tu te sens déjà mieux dans ta peau.
Misha semble s'inquiéter pour ta tête et ta fatigue avec la chaleur du bain, avant de déclarer qu'on verra bien et qu'il sera là si besoin. Tu ne peux t'empêcher d'esquisser un sourire - Misha était vraiment adorable, à s'inquiéter pour toi comme ça... Tu avais envie de lui sauter au cou et de lui poser un baiser sur la joue - mais de un, tu n'étais pas assez en forme pour effectuer ne serait-ce qu'un mouvement basique, et de deux, tu avais encore beaucoup trop peur de ton pouvoir.

Tu tentes ensuite de te lever avec l'aide de Misha, te tenant à ses bras. Tes jambes tremblent et flageolent comme celles d'un faon nouveau né, c'est à peine si tu tiens debout... Néanmoins, tu veux te montrer fort, et même si c'est long et douloureux, tu mets un pied devant l'autre - même si ça puise dans le peu de forces que tu as réussi à récupérer.
Mais soudain, Misha viens passer un bras derrière toi et se met à te porter - déclarant que ça serait plus simple et plus rapide comme ça. Tu rougis, un peu honteux d'être aussi faible... Même si, disons-le, être dans les bras de Misha est plutôt agréable. Si ton foutu pouvoir n'existait pas, tu te serais un peu plus blotti dans ses bras. Enfin, si ton pouvoir n'existait pas, tu ne serais même pas dans cet état, tu serais plutôt probablement en train de câliner Misha pour de vrai.
Ou peut-être que les événements de ta vie auraient changés, et que tu n'aurais jamais rencontré Misha - voire même, tu ne l'aurais jamais sauvé.
Tu es toujours beaucoup trop fatigué pour réfléchir convenablement, et tes pensées évasives te font peur - tu préfères donc secouer un peu la tête pour les faire fuir. Elles reviendront lorsque tu te seras reposé.

Misha t'installe alors au sol, puis sur une chaise après être allé la chercher. Il s'occupe de tout mettre en place, avant de déclarer qu'il ne préfère pas te laisser seul dans la pièce. Tu gonfles légèrement les joues, puis baisse le regard - il n'a pas tort, au final... Tu pourrais aisément glisser, tomber, ou avoir un quelconque autre accident, dans ton état actuel. Mais encore une fois, il ne resterait que si ça ne te dérangeait pas - ne voulant pas t'embarrasser en te regardant. Tu souris alors - Misha était vraiment quelqu'un de gentil... Tu te demandais parfois comment tu avais réussi à être aussi proche de quelqu'un comme lui.

Il prépare le lavabo et les brosses à dents, déclarant que si tu arrives à te brosser les dents seuls, il te laissera faire, et qu'en attendant il va préparer ton bain. Il ajoute aussi que si tu veux utiliser les toilettes, tu peux lui demander et il t'aidera à te déplacer.
Tu rougis et acquiesce, commençant à te battre avec ta brosse à dents pour te les laver. C'est déjà dur de lever le bras pour attraper la tienne, mais tu ne pensais pas que ça aurait été aussi compliqué d'y mettre un peu de dentifrice sans repeindre l'évier... Tu arrives à peine à viser ta brosse à dents, mais une fois fait, c'est à peine si tu as assez de forces pour presser le tube assez fort et obtenir la pâte attendue. Tu te sens vraiment inutile et faible, mais... Tu ne veux pas montrer à Misha que tu es faible à ce point - tu veux montrer que tu peux te relever de toi même, que tu as sans cesse besoin d'aide. Tu veux lui faire voir que tu peux te débrouiller, toi aussi, et que tu ne seras pas un poids pour lui plus tard.
Enfin, tu te dis ça, mais c'est tout de même toi qui te laissais mourir plus tôt.

Tu secoues la tête, et une fois que tu as réussi à récupérer un peu de dentifrice, tu essaies de te laver les dents. Il faut pour ça que tu t'appuies sur le lavabo, mais tes bras n'ont même pas assez de forces pour te soutenir - tu dois donc à moitié t'avachir dessus. Et tu brosses faiblement tes dents, essayant de ne pas en mettre partout, et de bien frotter à chaque endroits.
Pendant que tu batailles, Misha lui a le temps de préparer tout ce qu'il faut pour le bain - pour dire, vraiment, à quel point tu es lent. Il revient même te voir pour savoir si tu as réussis à te brosser les dents comme il faut et si tu vas réussir à te déshabiller, tu tournes alors la tête vers lui, la bouche encore pleine de dentifrice, avec un filet coulant le long de ton menton. Tu rougis alors et te retournes vers le lavabo, crachant le contenu de ta bouche, pour ensuite peiner à ouvrir le robinet et laisser couler un mince filet d'eau - te permettant ainsi de rincer l'intérieur de ta bouche. Ayant du mal à te tirer jusqu'au robinet comme il faut, tu reçois un peu d'eau sur le visage et les cheveux - mais tu n'y fais pas attention et secoue tout simplement la tête pour chasser les quelques gouttes d'eau.

Tu peines à refermer le robinet, puis abandonne - tu devras laisser cette tâche à Misha. Tu te tournes d'ailleurs vers lui lentement, t'adossant contre le dos de la chaise.

« Hm... Je devrais y arriver, ça n'est pas si compliqué, haha.. »

Tu essaies alors de te mettre à l’œuvre, mais tu arrive à peine à lever les bras et à tirer sur tes vêtements. Quand enfin, tu réussis d'une quelconque manière à tirer sur une manche, tu restes bloqué dans ton pull, comme un idiot. Les joues roses, tu te débat vainement et faiblement, avant de te tourner vers Misha.

« Euh... D-désolé mais... T-tu peux m'aider, s'il te plaît ? »

Tu gonfles un peu les joues, ne voulant pas déranger Misha plus que ça, avant de baisser la tête, le regard fuyant.

« Je... J'aurais besoin d'utiliser les toilettes, aussi... Mais je dois pouvoir trouver un moyen de tenir debout, haha... »

Tu pousses un soupir, avant de retrouver le sourire et de relever lentement la tête vers Misha.

« Sinon... Ça ne me dérange pas, que tu me regardes... E-enfin, que tu sois là pendant que je me laves, je veux dire... Ça ne m'embarrasse pas, je ne suis pas vraiment de nature pudique... »

Mais tu ne savais pas pourquoi, avec Misha c'était différent - tu n'avais pas peur qu'il te juge, pourtant, même si tu n'avais pas particulièrement envie qu'il soit dégoûté par la crasse, le sang séché ou ton frêle corps de malade.
C'était juste... Particulier. Il y avait quelque chose d'étrange, de spécial - après tout, il était celui que tu aimais. Et dire que tu avais faillit le perdre en voulant tout abandonner...
Tu soupires - en y pensant, tu risques de le perdre chaque minute à cause de sa bonté bien trop grande.

Tu lui souris, te laissant glisser contre l'accoudoir de la chaise.

« Merci pour tout... E-et désolé de te déranger avec tout ça... Tu vas penser que je suis un malade inapte et incapable, haha... »
rédigé par Misha Lewis le Aujourd'hui à 0:23
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@aidan pszczynwa Résidence
Tel un petit enfant haut comme trois pommes, Aidan galérait à se brosser correctement les dents, se mettant de l’eau partout et ne maîtrisant pas ses gestes. Bien que la situation était triste, ironiquement, je trouvais la maladresse du manchot adorable. Peut-être était-ce parce que je me laissais espérer… J’espérais qu’il n’ait plus autant de fatigue qu’aujourd’hui, au point même de ne plus bouger ou d’avoir du mal à parler.

La maladie était terrifiante, mais nous arriverons à la dompter et à la canaliser. Oui, tout se passera bien, une fois qu’Aidan ira mieux. Tout ira bien…

Je remarquais que mes mains s’étaient mises à trembler d’elle-même. Je les secouais, comme pour me débarrasser de la peur qui me rongeait. Calme. Reste calme…

Le sourire aux lèvres, je vins fermer le robinet que le pauvre Aidan avait peiné à ouvrir. Le mignon petit manchot se tourna alors vers moi, m’assurant qu’il pouvait très bien se déshabiller seul… Tout du moins, habituellement, il en serait capable. Mais pas ce soir. A son grand damne. Je ne pus retenir un pouffement amusé, alors qu’il avait abandonné l’idée de retirer son haut et m’implorait de ses yeux tristounet, les joues gonflées.

M’approchant pour venir l’aider, j’entends Aidan préciser qu’il aura besoin d’utiliser les toilettes et que cela ne l’embarrassait pas que je sois présent et qu’il n’était pas de nature très pudique. Rassuré que ma présence ne l’importunait pas, je ne pouvais m’empêcher de constater qu’un joli rouge pivoine resté ancré à ses joues. Mettons cela sur le coup de la fièvre, peut-être ? Doucement, il se laisse glisser vers l’un des accoudoirs de la chaise, un sourire aux lèvres, me remerciant et s’excusant de me déranger, se dévalorisant à nouveau.

Je fis mine de ne pas entendre ces derniers mots et vins lui retirer doucement son pull. Pour un animal polaire, je ne m’attendais pas à ce qu’Aidan ait des couches de vêtements sur lui. Délicatement je retirais ses habits les uns après les autres, pliant les affaires sales et les posant dans un coin de la pièce, sans me préoccuper un seul instant des odeurs - après tout, il y avait plus important à faire que de se plaindre. Je me chargerais de les laver quand tout sera réglé.

Puis arriva le moment un peu... gênant ? Agenouillé devant la chaise, je venais tout juste de retirer le pantalon d’Aidan quand mon esprit se percuta à un léger soucis. Très léger, insignifiant même… Mais pourtant gênant. J’avais galéré à lui retirer son pantalon, alors une question m’effleura l’esprit : qu’allait-il en être de son caleçon… ?...



Adviendra que pourra, je n’allais pas rougir pour ça… Si ?... Bien que nous n’étions pas pudiques, le simple geste de retirer un sous-vêtements me mettait un peu… mal à l’aise ? Non… Je ne sais pas ce que c’était comme gêne. De la timidité ? Peut-être… J’avais l’impression d’agir contre sa volonté, ce n’était pas très agréables...

Quoi qu’il en fût, mon regard fuyant finit par croiser les yeux d’Aidan. J’étais à mon tour rouge comme une tomate, mon sang-froid s’étant un peu envolé. La situation était bizarre, beaucoup trop bizarre… Misha, n’oublie pas de vue que tu dois t’occuper d’un convalescent ! Les apparences importaient peu ! Et pourtant…

- Hm… Désolé… C’est particulier tout ça, ahah… J’ai l’impression de t’importuner malgré tout, ahah… J’ai l’impression de faire des gestes déplacés, pardon…

Je tire sur le tissus, mais le fessier d’Aidan m’empêchait de mettre un terme à ce geste qui me paraissait… bizarre. Oui je n’avais pas d’autre mot. Purée, c’était un caleçon, il n’y avait pas de quoi faire un drame ! Même si en vérité, ce n’était pas ça qui me mettait mal à l’aise. Argh, je comprenais rien. Arrête de réfléchir Misha !

Je parvins enfin à déshabiller complètement Aidan, soulagé d’avoir fini. A sa demande, je le portais jusqu’à la cuvette des toilettes, l’installant sur cette dernière et tournant les talons, le temps que monsieur fasse ses petites affaires.

Une fois terminé, je portais à nouveau le manchot jusqu’à la baignoire, l’y allongeant dedans. Il n’y avait pas encore d’eau. Voyant que mes doutes se réalisaient, je devais bien me résoudre à devoir prendre le bain en sa compagnie, histoire de m’assurer qu’il ne se noie pas. Assis par terre, je me mis au niveau d’Aidan.

- La baignoire est trop grande et j’imagine que tu ne tiendra pas assis… Pour te laver, je vais devoir m’installer aussi dans la baignoire. Je me mettrais assis, derrière toi, comme ça je pourrais te laver convenablement, éviter les glissades et me faire le plus discret possible.

Je marquais une petite pause, posant mon regard ailleurs, les joues non plus rouges, mais rosies.

- Ne t’inquiète pas, je garde mon boxer, ça fera office de maillot de bain…

Le sous-vêtement sera mouillé, mais tant pis. La situation m’échappait déjà bien assez, nulle besoin d’en rajouter. Je retirais à mon tour mes vêtements, avant de me glisser derrière Aidan, équipé du savon et du shampoing. Allumant une première fois le pommeau de douche, je rinçais brièvement Aidan avant de le savonner à l’aide d’un gant de toilette - faisant des mouvements doux et rotatoires. Je lavais chaque parcelle de son corps avant de m’attaquer aux pauvres cheveux malmenés. Frottant bien les racines, je m'aperçus que des bulles de savon se faisaient la malle. C’était marrant…

Bouchant l’évacuation de la baignoire, je laissais couler l’eau et rinçais à nouveau le plumage duveteux d’Aidan. L’eau n’était ni trop chaude, ni trop froide, c’était agréable… Tout du moins, j’espérais qu’il en serait de même pour le noiraud. Puis l’eau cessa de couler, nous immergeant jusqu’aux épaules. Je serrais doucement Aidan contre moi, m’assurant qu’il ne glisse pas… Non, c’était plus un prétexte pour l’avoir près de moi.

- Tu sais… J’ai l’impression que tu te dévalorises tout le temps et je trouve ça triste. Tu n’es pas inapte à quoi que ce soit, tu as simplement eu un instant de faiblesse… Et je ne vois pas pourquoi je devrais t’en vouloir pour ça, c’est idiot…

Je le serrais un peu plus, le laissant tout de même libre de ses mouvements - si jamais il pouvait encore bouger ne serait-ce qu’un bras.

- La seule chose qui m’ait un peu énervé, c’est le fait que tu ais voulu me tenir éloigné de tout ça pour mon soit-disant bien… Je ne suis pas d’accord, si on a des soucis, on doit pouvoir les affronter à deux… Tu ne dois pas t’en vouloir si je m’occupe de toi et seulement de toi. Je le fais avec plaisir. Je suis heureux de pouvoir le faire et que tu m’y autorise…

Je vins poser ma tête dans le creux de son épaule, me blottissant un peu plus à son dos, les yeux mi-clos.

- Dis… Tu t’occuperas de moi aussi, un jour ? demandais-je avec un sourire timide sur le ton de la plaisanterie. Je n’envie pas ta situation, mais ça doit être agréable de se faire chouchouter, ahah… Je plaisante, je plaisante !

Mes paupières tombèrent doucement d’elles-mêmes, alors que je profitais encore un peu de la chaleur du bain et de cette proximité avec Aidan qu’il allait falloir désormais rassionnée. Une larme s’échappa de mon oeil droit à mes dépens et coula le long de ma joue sans que je ne m’en rende compte à cause de l’humidité de la pièce. Peut-être était-elle issue de la fatigue ou de moral ?... Ou peut-être de tout… Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais des pics d’envie de pleurer ce soir, c’était dur de garder son sang-froid.

- Tu sens vraiment bon…


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