Just one moment (Pv Lykos)

rédigé par Khalis Pendragon le Mar 11 Déc - 5:41
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Sometimes you need a pause, to know where to go.

toute rencontre n'est pas le fruit du hasard.

Libre, finalement.
Les yeux un peu vitreux, Khalis regarde d'un air hagard le papier blanc entre ses doigts. L'extrait de ce divorce tant désiré qui le sépare désormais définitivement de Eikichii.

Il ne sait plus quoi penser, ni même comment le vivre. Pourtant Khalis n'aimait pas le dragon, odieux, lâche, menteur et sournois. Il n'y a eu entre eux ni moment de tendresse, ni moment de plaisir. Tout n'a toujours été qu'une suite sans fin de jours gris et moroses où le manque n'a pas sa place, et pourtant...

Les lèvres pincées, Khalis froisse la lettre et la roule en boule, la serre dans son poing fermé à se planter les ongles dans les paumes, à se craqueler la peau, se saigner, comme son cœur dans sa poitrine qui brûle, gonfle, explose, matrice fissurée et corosée, pourrie à l'image d'un vieux noyau de chair putride et putrifiée.

La vérité c'est que Khalis est loyal et fidèle, qu'envers et contre tout, il espérait fonder un foyer et que cet échec, il le vit comme une faute personnelle. Khalis le perfectionniste a tout raté dans sa vie.

Assassin, prisonnier, mari incompétent, il n'y a rien qu'il ait su préserver ou sauver, tout s'est brisé, émietté entre ses doigts d'albâtres teintés par la haine et le sang.

Le lézard doit se rendre à l'évidence, il ne sait que détruire et cette vérité, plus que le reste, lui laisse la gorge en feu et la langue en cendres.

Allongé dans l'herbe, les yeux levés vers le ciel, Khalis regarde un oiseau qui s'envole à tire d'ailes, loin du lac, par delà les montagnes, migrant vers le Sud à la recherche d'un nouvel endroit où se poser. Et il se dit, qu'il aimerait en faire de même, mais de qui se moque-t-il ?

Il y a bien longtemps que pour lui, un tel lieu n'existe plus.
Un mirage amère, à la fois si beau et si lointain qu'il en est aussi chéri que craint.

Pleurer, le lézard ne l'a pas fait depuis des années, mais aujourd'hui les larmes coulent sur ses joues pâles. Elles tracent un chemin brûlant contre sa peau, incendient ses pommettes de leurs souffreux passages et se posent sur ses lèvres comme autant de perles salées.

Leur saveur emplit sa gorge d'une étrange étroitesse et la douleur de son cœur serré fait jaillir de nouveaux sanglots dans un cercle vicieux qui n'en finit pas de tourner.

Au dessus-de lui, le vent se met à hurler, bientôt il pleuvra sur Khalis qui se noiera sous les flots d'une tempête enragée dans ce petit pyjama de flanelles blanc qui est bien trop grand.

La plante de ses pieds est abimée par les graviers qui s'y sont plantés. C'est désagréable et c'est laid. Mais que sont deux ou trois cicatrices de plus, quand son cœur et son âme sont déjà bariolés de morsures que cette chienne de vie lui a fait ?

Il n'aurait pas dû sortir pour commencer. Il n'aurait pas dû s'enfuir pour commencer. Il n'aurait pas dû se marier pour commencer. Il n'aurait pas dû rêver pour commencer. Il n'aurait pas dû naître pour commencer.

Sauf qu'il a tout fait, et il a échoué, il est échoué tel un requin sur le banc de sable, épuisé par le courant, incapable de respirer plus longtemps, mourant tout simplement.

Et l'orage gronde plus fort, les nuages couvrent les rayons de lune, l'averse se fait torrentielle. Demain, Khalis sera malade. Demain, Khalis ne sera peut-être plus et bien qu'il ne soit pas suicidaire, il n'est plus sûre que cela soit un mal.

Comme ce beau requin qui flotte dans son esprit, Khalis est épuisé par la vie. Un peu de repos, une nuit sans cauchemars, rien qu'une nuit à dormir ici.

Les yeux clos, le jeune pogona prie pour que la pluie le lave enfin de tous ses péchés, mais dans son for intérieur, il le sait déjà... le paradis n'est pas fait pour lui.
@feat Lykos Love you.
Awful
rédigé par Lykos Fjÿng le Mer 26 Déc - 20:48
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Just one moment
La nuit, c'était l'un de ces seuls moments que tu attendais avec impatience. C'était un moment où tu pouvais être seul, un des seuls moments où tu pouvais enfin être au calme.
La nuit, tu pouvais presque dire que tu l'appréciais. Car que ça soit pour observer le ciel ou pour t'en aller dans les bras de Morphée, cela te donnait l'impression de t'abandonner au néant que tu désirais tant.
Car le ciel étoilé te faisait penser au vide qui t'attendait, et le sommeil te donnait l'impression que tu ne te réveillerais peut-être jamais.

Lorsqu'il faisait nuit, tu aimais être en extérieur, pour observer le ciel. Tu aimais aller au lac, car il était en général calme et vide - tu pouvais y être tranquille, te livrer à tes propres pensées sans être dérangé.
Tu t'y étais donc rendu, ignorant la pluie qui avait commencé sur le chemin. Après tout, tu aimais bien la pluie - que ça soit l'observer depuis ta fenêtre ou la sentir couler le long de ton corps.  La pluie semblait comme une douche froide, comme un moyen de te laver de tes pensées, de tes souvenirs - de devenir une véritable coquille vide. Parfois, tu espérais qu'elle s'immisce dans tes poumons et qu'elle te noie de l'intérieur - mais tu te disais également qu'avant de quitter ton corps et ce monde, tu devrais te venger de ce que le roi t'as fait subir.
Cependant, il t'arrivait de te dire que ce n'était pas nécessaire - et que peut-être que tu devrais tout simplement te laisser disparaître dans le néant.

Tu arrives donc au lac, voyant une silhouette déjà présente, roulée en boule près du lac. Tu hausses les épaules - tu as l'impression que cette personne est venue pour les même raisons que toi, et qu'elle ne viendra pas te déranger. Peut-être voulait-elle être seule, mais toi aussi - et on n'a jamais ce que l'on veut dans la vie, alors soit, l'étranger fera avec. De toutes façons, tu ne le dérangeras pas - il n'a donc aucune raison de venir te déranger.

Tu t'assieds donc à une distance raisonnable - tu veux rester près de ton spot habituel, mais pas trop proche de l'inconnu non plus. Puis, tu ramènes tes jambes à toi et pose ton menton sur tes genoux, enroulant tes bras autour de tes jambes - posant ainsi ton regard de glace dans le vide.
Et ainsi, tu laisses ton esprit s'évaporer dans le brouillard de la pluie. Les gouttes coulent le long de ton visage, le long de tes joues - c'est comme si le ciel pleurait pour toi. Mais toi, tu ne sais plus comment faire. Tu ne sais plus ce que c'est, de pleurer - même s'il t'es arrivé de laisser couler quelques larmes. C'était ton toi intérieur qui ressurgissait - mais au fond, tu ne sais plus ce que c'est, de vraies larmes.
Tu ne sais plus ce que c'est d'être triste, ou heureux - de rire ou de sourire, d'être en colère ou embarrassé. Tu n'es plus qu'une poupée de chiffon - la poupée du roi.
Et tu as oublié les principes qui t'humanisent.

Alors tu fermes les yeux, et lève la tête vers le ciel - comme pour goûter la pluie qui s'offre à toi.
Qu'elle vienne s'immiscer dans tes voies respiratoires, tes poumons - qu'elle vienne te noyer de l'intérieur. Car au fond, ton rêve de vengeance n'est-il pas sans espoir ? N'était-il pas mieux de l'abandonner - comme tu as tout abandonné avant ?
N'était-ce pas une meilleure idée d'oublier cette seule chose qui t'avait gardé debout depuis toujours, et d'enfin te laisser aller au néant ?
Après tout, tu étais si fatigué... Peut-être était-il temps de dormir, et d'enfin ne plus te réveiller.
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