( fini ) Une acrobatique rencontre ( feat Ambroise )

rédigé par Patience E. Godhand le Mar 20 Nov 2018 - 16:11
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Ambroise Rubus



Une acrobatique rencontre


On est si bien au coin du feu, près de la cheminée. La chaleur des cendres continue à se dissiper dans la pièce principale de la maison. C'est une vieille demeure, reculée de la ville, mais je m'y sens comme chez moi. Je suis littéralement tombée sous le charme de cette maison en pierre. Il est vrai que je n'ai pas pris la grande habitude de vivre seule, sans du monde autour de moi. Mais il faut un début à tout dans la vie. Cette bâtisse à juste besoin d'être rénovée. Son prix de vente ne m'a pas freiné une seconde. C'est soit ses pierres, une par une tombaient en ruine et en morceaux, soit un acheteur de dernière minute s'arrachait cette trouvaille. Apparemment personne sur le marché ne recherchait une telle demeure. J'ai donc acheté cette maison avec toute les économies que j'ai mise de coté. Il y a certes beaucoup de travaux à faire ou refaire, mais je ne pouvais tout bonnement pas laisser cette opportunité me glisser sous les doigts.

Cette maison est très grande. Elle pourrait y loger une famille nombreuse, recueillir des personnes cherchant un doux foyer pour se réchauffer et s'aimer en toute pudicité. Les murs dégagent une odeur d'humidité, de froid et de vide. Elle n'a pas été habitée depuis une éternité. Tout tombe en miettes. Les peintures jaunies par le temps s'écaillent. La poussière s'y est accumulée et les araignées y on fait leur toiles. Cette aspect de maison hantée peut en effet donner la frousse aux gamins du coin. Mais pour moi, ce n'est juste qu'une pauvre maison qui ne demande qu'à être habitée et recevoir du monde. Pour l'instant elle se contentera de la présence de Samy et de moi même. Nous ne sommes que tous les deux, mais je souhaite qu'un jour cette maison soit aussi accueillante et chaleureuse que celle de Sayuri. Une maison animée et vivante où l'harmonie et l'amour se rencontre au quotidien pour former une formidable et adorable famille.

La nostalgie m'envahit à cet instant précis où mes pensées s'en vont vers Aqua et mon maître. Ils auraient adoré autant que moi cet endroit. On y aurait fait des potions au mille et une senteurs pour rafraîchir les odeurs de renfermé. On aurait construit un coin d'eau dans chaque pièce pour qu'Aqua puisse être en notre présence constamment. Oui il est certain que cette maison leur aurait beaucoup plu. Le grand atout de cette maison reste son imposante cheminée datant des siècles derniers. Je ne me souviens pas en avoir revue depuis mon enfance. Mon père aimait les maisons avec des cheminées aussi. J'ai les même attrait que lui pour l'architecture. Le bas de la maison donne sur une immense pièce où règne l'imposante cheminée, maîtresse de ses lieux. On y trouve aussi une chambre avec sanitaires et douche. Ce sera la pièce d'études avec un bureau et un laboratoire de recherche pour mes potions. Ouverte sur la grande pièce, une cuisine est disposée. Je visualise une immense table pour y inviter tout plein de gens, élèves, collègues et amis pour partager des beaux moments tous ensemble. L'étage habite une multitude de chambres et une salle de bain commune à tous. Cela me prendra énormément de temps et d'années pour que cette maison soit correctement logeable. Mais j'y parviendrais.

Ayant commencé les travaux dans la pièce du bas qui sera mon bureau, j'ai défait le vieux papier peint, sentant le vieux rat crevé, j'ai assaini les murs et débuter les premières couches de peinture. Tout les week-end, je me consacrerais corps et âme pour faire revivre cette maison. De temps à autre le jeune Johey vient me donner un coup de main. C'est qu'il est beaucoup plus doué que moi qui plus est. Et comme il le fait si bien, il s'occupe de Samy tandis que je me consacre au ménage de la maison. Aujourd'hui, il a eu la bonne idée de l'emmener avec lui au cirque Savapa en ville. J'aime mon Samy comme une mère aime son petit, mais je n'avance pas très vite quand il s'accroche à moi. C'est un petit lézard qui demande beaucoup d'attention. Revêtue d'un vieux survêtement troué et d'un tee shirt recouvert de toute sorte de poussière et peinture, dont on ne reconnaît pas de suite la véritable couleur blanche, je n'ai plus qu'à laisser sécher sur les murs cette première couche de peinture crème. Une deuxième sera nécessaire. J'ai encore bien travaillé.

Regardant l'heure, je constate que l'après midi est déjà bien passée et qu'elle va bientôt laissé la pénombre prendre sa place. Prenant une douche mi glacée mi chaude, je ne reste jamais bien longtemps sous la douche en attendant que de meilleures installations d'arrivées d'eau arrivent. Pour le moment je peux prendre une douche, je ne vais pas m'en plaindre. Séchage rapide, peignage rapide, parfumage rapide, c'est aussi vite que j'enfile un pantalon gris à carreaux, grande tendance du moment. Un ancien style qui revient à la mode. Je l'harmonise d'une ceinture noire. J'enfile rapidement un pull col roulé noir à manche longues à l'intérieur. Un dernier coup de griffe dans les cheveux, je quitte mon petit miroir de poche pour ne plus voir ses quelques rides sous mes yeux. Dormir sur un simple matelas pour une personne au sol, enfouit sous des édredons face à la cheminée n'est pas recommandé pour un sommeil réparateur. Chaussant ma paire de bottines noires vernies me voilà à mon tour partie. Moi aussi je peux prendre un peu de mon temps pour aller voir le cirque installé récemment aux alentours et profiter un peu de l'air respirable.

Le froid de l'hiver approche peu à peu chaque jours. Je n'aime ni le froid ni la pluie. Prenant au vol mon parapluie à la main, logée dans une paire de mitaine en cuir, je me lance dans une marche tranquille et calme pour évacuer toute les poussières s'étant loger dans mes poumons et mes narines. L'humidité se fait sentir. Les cheveux encore humide seront ravis de sécher sur le trajet. Quelques frisures pourront s'entremêler parmi des mèches acajous et lisses. Vagabondant et traînant le pas sur le trajet, j'imagine mon Samy auprès de Johey s'amuser auprès de petits enfants ou d'autres animaux exotiques. Sur place, au milieu de la foule, je ne perçois aucune tête familière. Ils se sont probablement éclipsés dans les coulisses, ou vers les animaux en cage. Voir ses pauvres bêtes enfermées me fend le cœur à chaque pas slalomant entre chaque cage, tout en évitant les fils électriques et les tuyaux traînant sur le sol sableux.

-  '' Samy …. Johey ….''

Les mains en guise de mégaphone, je porte ma voix le plus loin possible pour qu'ils puissent m'entendre. En tournant la tête à droite, à gauche, devant et derrière ne distingue pas la rougeur de mon bébé lézard, ni les cheveux en pics roux de l'hybride Kangourou lui servant de nounou. C'est si grand ici qu'on pourrait s'y perdre. Les employés du cirque et les artistes me dévisage, comme si je n'avais rien à faire ici. Je peux comprendre leur regard sur moi, mais cela ne m'aidera pas à trouver mes compagnons. Frottant mes bras car il commence à faire de plus en plus frais, je tapote l'épaule d'un homme carré de stature.

- '' Désolé de vous interrompre mon cher, mais je recherche un petit lézard de feu et un hybride kangourou. Vous ne les auriez pas vus par hasard ? ''

Pourquoi ai je demandé à cet homme et pas à un autre ? Tout simplement par la prestance qu'il dégage et que de part son âge mûr, il me sera plus aisé de communiquer avec cet homme.
codage par LaxBilly

rédigé par Ambroise Rubus le Lun 26 Nov 2018 - 21:33
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Ambroise Rubus
Une acrobatique rencontre

L'odeur du pop-corn, la joyeuse foule dans les tribunes, les applaudissements, tout ça, c'était mon quotidien. Pour la nourriture, on était rentable avec Jacinta qui est notre principale fournisseuse mais aussi une très bonne artiste, il ne faut absolument pas l'embêter quand elle a ses couteaux en main, elle est d'une précision diabolique. Le froid qui annonçait l'hiver commençait à arriver et je le ressentais, je devais me couvrir davantage, me préparer à subir un manque de soleil et de chaleur flagrant. J'allais bientôt rentrer dans ma période "sénile" comme je l'appelle, celle où je ne sors que très peu, sauf dans une serre ou un endroit suffisamment chauffé avec de la lumière, afin d'éviter de mourir. Avec les années, j'ai su m'adapter et garder une certaine qualité de prestations en tant qu'acrobate, en utilisant mon pouvoir de façon économique, ni trop, ni pas assez. En hiver, le spectacle devenait très difficile pour moi, car en tenue, j'avais froid et dès lors que je finissais ma représentation, je me plongeais sous de l'eau chaude afin de réguler ma température, mais c'est ce que j'appelle vivre. Il y a une part de risque à chaque instant, mais c'est ce qui nous rend vivant, c'est tout dont ce que j'ai besoin. Le rideau s'ouvre, le présentateur annonce mon nom, je me lançais.

Le public était là, plus motivé que jamais à voir mon numéro. Maintenant, c'est mon moment, mon spectacle. Grimpant à l'échelle, je commençais à me suspendre dans le vide, avant de faire des figures aérienne, décollant de plusieurs mètres sur une corde qui était déjà à 10 mètres du vide. Enchaînant vrilles et vols planés, je m'arrêtais net avant de faire le funambule avec mes mains, le corps complètement inversé. Après, il y avait toujours un classique que j'adorais faire, c'est celui de la corde ou du tissu, selon les représentations, qui se déchire et que je rattrapais avec mon pouvoir. On peut croire que c'est un imprévu, mais non, c'est parfaitement calculé. Au moment de mon dernier saut, la corde rompit, le temps de l'attraper avec mes deux mains et l'enrouler avec mes ronces, je fis ma meilleure interprétation de Tarzan avant de m'envoler dans les airs, sentant alors le vent qui frappait de plein fouet mon visage, avant d'atterrir avec grâce et élégance sur la plateforme de départ. Saluant mon public que j'avais visiblement conquis. Je me retirais donc de la scène avant de me réchauffer. Il faisait froid, certes, mais pas de quoi m'asperger d'eau chaude, il fallait juste que je me réchauffe et que je me débarbouille un peu.  Je souriais donc à mes confrères avant de rentrer dans ma loge rapidement. Evidemment, ils étaient tous au courant de mon handicap, ils comprenaient donc pourquoi je me hâtais.

Ma loge ressemblait davantage à une serre qu'à une loge classique, de part sa luminosité qui reproduisait celle du soleil afin de me ressourcer et quelques bancs de terre afin de pouvoir y mettre mes pieds. Bien sûr, j'avais aussi quelques chaises, mais le confort de la terre sur mes pieds, c'est quelque chose dont je ne pourrais me passer. En profitant pour me changer et revêtant une tenue plus classique. Enfilant un manteau beige et mon chapeau, je sortis afin de  profiter de l'air humide, quand bien même il faisait froid, j'étais couvert. J'avais même enfilé une paire de gants pour l'occasion, afin de garder mes mains au chaud. Autour de moi, il y avait les autres membres du cirque Savapa qui étaient en train de ranger des affaires ou de parler entre eux. Il faisait quand même assez froid, même à l'intérieur. Je comptais profiter de l'air quand on me tapota l'épaule. Curieux, je me retournais, sans être menaçant ou intimidant, bien que ma taille pouvait impressionner.

-Désolé de vous interrompre mon cher, mais je recherche un petit lézard de feu et un hybride kangourou. Vous ne les auriez pas vus par hasard ?

Je regardais la personne qui m'interpellait. Elle semblait plutôt jeune, dans la trentaine je dirais. Sa requête était simple : retrouver un petit reptile et un hybride kangourou. Sûrement des spectateurs car aucun membre du personnel ne correspond à cette description. C'est d'une voix grave et rassurante que je m'exprimais à mon interlocutrice.

-Navré, je ne les ai pas vu de personnes ou d'animaux correspondant à cette description. Si vous le souhaitez, je peux vous aider à les retrouver. Ils n'ont pas dû aller bien loin.

Calme et sérieux, j'indiquais le chemin à suivre. Ils étaient peut-être dans la foule avec les autres, ou alors, ils sont partis explorer les environs, comme l'a fait cette jeune femme, à moins qu'ils soient sur la scène, ce qui n'est pas autorisé. La zone à fouiller en priorité serait celle des animaux laissés dehors et ceux en cage, c'est le plus risqué. Ensuite, regarder dans la foule afin de voir s'ils n'y sont pas et pour finir, la scène. Ajustant mon chapeau, je lui décrivis mon plan.

On va regarder au niveau des animaux pour voir s'ils n'y sont pas. Avant tout, il faut veiller à la sécurité de tous, ensuite, on ira voir dans la foule, sinon, c'est qu'ils doivent explorer dans leur coin aussi, mais rien de grave.

C'est ainsi que nous nous dirigeâmes vers les animaux. Certains sont herbivores et savaient se tenir tranquille, tandis que d'autres étaient plus durs à apprivoiser, seuls certains membres du cirque pouvaient les approcher sans risques majeurs, car il y a toujours un risque, malgré que ces animaux soient bien traités, par la plupart du personnel en tout cas, on ne sait pas si le directeur est tendre avec eux. C'est en entendant un tigre grogner que je craignais un peu la situation. Me hâtant alors vers le bruit, je vis une petite chose enflammée non loin de l'emplacement du félin. Sa patte musclée armée de ses griffes acérées était prête à le tuer. Sortant rapidement mes ronces afin de sauver le petit lézard, il manqua de se faire avoir par le tigre, coupant alors une partie des ronces, mais mettant l'animal hors de danger. Cependant, les ronces font parties intégrantes de mon corps, par conséquent, lorsque les ronces se rétractèrent en moi, il y avait une légère coupure sur mon bras droit, mais je tenais le lézard brûlant en main, avant de le donner en main propre à la demoiselle qui m'avait accompagné.

-Et voici le petit lézard de feu, il ne reste que l'hybride kangourou, mais je doute qu'il soit loin. Content que votre animal n'ait rien. D'ailleurs, pardonnez mon impolitesse, je ne me suis pas présenté.

Je retirais mon chapeau en guise de respect avant de légèrement m'incliner.

-Ambroise Rubus, acrobate du cirque Savapa. Enchanté de faire votre connaissance, mademoiselle.

On ne demande jamais l'âge à une femme, mais étant donné qu'elle à l'air plus jeune que moi, il était préférable de l'appeler mademoiselle. Ma voix était toujours grave et rassurante, cependant, elle aussi, semblait posséder une certaine confiance en elle. Curieuse dame.

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rédigé par Patience E. Godhand le Mar 27 Nov 2018 - 11:30
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Mon idée de demander de l'aide à cet homme est une bonne initiative. Je n'en demandais pas autant mais c'est si généreux de sa part de gentillement proposer de le chercher en ma compagnie. Sa voix grave et rassurante me soulage d'avantage dans la recherche de mes compagnons. C'est donc d'un hochement de tête que j'accepte sa proposition. J'imagine qu'il connaît l'endroit comme sa poche. Note à moi même, '' connaître l'endroit comme sa poche '', je pourrais si aisément faire ce jeux de mots à Johey. Pour un hybride kangourou c'est un comble de ne pas connaître l'endroit comme sa poche.

Tandis que mes pensées sont en train de s'exercer à faire du bon humour, mes pas suivent instinctivement celle de mon guide. Un peu reculé à lui, je me sens toute gringalette. C'est qu'avec un métier très physique dans un cirque, le corps doit suivre des entraînements réguliers et intensifs sculptant les muscles et dessiner une imposante carrure. En tous cas j'aime beaucoup son chapeau. C'est un style particulier. Pas aussi particulier que mon collègue Narcisse, mais je trouve cela très viril, un peu comme un cowboy dans son ranch. Regarder vers les animaux est ce qui me semble le plus judicieux connaissant la passion pour les animaux de Johey. Et la curiosité de Samy a dû également être intriguée par d'autres animaux qui ne lui ressemble pas.

- Très bonne idée mon cher. Je suis persuadée que c'est la première chose qu'ils seraient allés voir en venant visiter le cirque. A leur place, c'est vers les animaux que je me serais dirigée. Dans ce cas je vous suis. Et encore merci de m'aider à les chercher. Vous n'étiez pas obligé de m'accompagner. Vous avez sûrement d'autre chose à faire que de retrouver des visiteurs. Vous avez ma plus grande gratitude.

Je sais que nous n'avons pas encore mis le grappin dessus, mais je ne peux que le remercier par avance. De plus, se rendre vers les animaux en cage pour des questions de sécurité est une raison encore plus évidente pour se diriger en premier lieu là bas. Ce sont vraiment des professionnels qui travaillent ici. Je ne me sens pas particulièrement inquiète quant à la sécurité de Samy. S'il est agrippé aux jupons de Johey, il sera très simple de les retrouver tout les deux ensembles et sains et saufs. Mais il suffirait aussi que Johey détourne le regard deux secondes pour que Samy s'évapore pour se rendre vers un animal qu'il juge spectaculairement intéressant. Croisons les griffes pour que ce second cas ne soit pas celui qui se produit actuellement.

Tous ces animaux en cage me rende en quelque sorte triste. Tandis que mon petit Samy se promène H24 à l'air libre, d'autres se retrouve enfermés dans de petites cages. Je préfère me rassurer en me disant qu'ils sont biens traités et qu'ils se sentent confortable et en sécurité parmi les artistes du cirque. Cela aurait pu très bien être mon cas, et celui d'Aqua et de mon maître dans le royaume des tigres à dent de sabre si nous avions été capturés. Des monstres. Nous avons été considérés comme des monstres. Mais ces animaux n'ont pas l'air tous dangereux. Et même le plus féroce félin peut dégager un cœur aussi tendre qu'un adorable chaton. En parlant de tigre, celui se trouvant juste en face de nous à quelques mètres n'a pas l'air très ravi au vu du grognement qu'il rugit. Samy ….

En voyant la scène, j'ai laissé tomber mon parapluie à terre et j'ai accourue vers mon bébé lézard, jusqu'à me faire dépasser par des ronces épineuses enroulant Samy et l'écartant du danger. Me stoppant net par le sauvetage éclair, je regarde d'où provienne les dits liens tenant mon Samy. Ces ronces font parties intégrantes du corps de mon guide. Les lianes se rétractant en leur forme initiales, Samy se retrouve dans les bonnes mains de son sauveur. Revenant sur mes pas pour venir le récupérer dans mes bras, je câline fermement mon Samy, comme si sa mort avait été évitée de très près. Je ne peux pas disputer mon animal pour s'être aventuré tout seul vers les animaux en cage. C'était un cas envisageable après tout. Et je suis certaine que Johey est train de se démener pour le retrouver de son coté.

Retrouvant la douce chaleur de mon animal tout contre moi, je souris chaleureusement à notre sauveur. Sans lui, je ne serais peut être pas intervenue à temps. Action Réaction. Mais cet homme à été beaucoup plus rapide que mon élan. D'ailleurs à qui ai je l'honneur ? Quel est le nom de mon sauveur ? S'il savait à quel point mon Samy m'est précieux. Plus qu'un familier, il a fait chavirer mon cœur. C'est mon meilleur ami, mon plus fidèle allié, et un très bon assistant également. Il est si mignon que je ne pouvais pas le laisser à l'abandon alors que ses yeux criaient au secours lors de notre première rencontre.

- Enchanté Monsieur Rubus Ambroise. Le plaisir est également partagé. Patience. Patience Efira Godhand, professeure de potions à l'école de Monokuro. Ravie de faire votre connaissance mon cher Ambroise. Comment pourrais je vous remercier comme il se doit ? Vous n'imaginez pas à point je vous suis reconnaissante.

Main tendue pour faire des présentations digne de ce nom. Je souris face à temps de charisme et de bonnes paroles. Mademoiselle. C'est qu'il devrait prendre rendez vous chez un ophtalmologiste. A cause de mon manque de sommeil, je ressemble plus à une femme ayant la quarantaine qu'à une demoiselle. Mais le compliment me va droit au cœur. Replaçant machinalement une mèche de cheveux derrière mon oreille, je remarque la marque au bras de Monsieur Ambroise. Serait ce dû à l'opération petit lézard en détresse ? Pointant l'index sur sa blessure, je questionne ma nouvelle connaissance.

- Votre bras … Vous êtes sûr que ça va aller très cher? J'aurais eu mon matériel sur moi, j'aurais pu vous attribuer les premiers soins.

Concentrée sur la gravité de la plaie, elle se cicatrisera très vite avec une plante que j'ai à disposition dans mon laboratoire à l'école. Concentrée à nouveau sur la mission principale de ma visite au cirque, étant de retrouver mes compagnons, c'est déjà la moitié de la quête qui est effectuée. Il ne nous reste plus qu'à trouver Johey. Questionnant Samy de savoir où il l'avait laissé la dernière fois, le petit lézard encore sous le choc par tant d'émotions ne se souvient de rien, et s'endort tout contre moi dans mes bras.

-Reprenons les recherches. Enfin si vous voulez et pouvez toujours nous accompagner mon Samy et moi. Cela ferait très plaisir à Samy.

Il est vrai que j'aimerais qu'il continue à me guider dans le cirque. L'excuse d'utiliser Samy peut ressembler à un prétexte pour que Ambroise reste avec nous. Je veux retrouver le garçon kangourou au plus vite. J'espère aussi qu'il ne lui soit pas arriver de broutilles à cause de son pouvoir, ou à cause de sa grande passion pour les animaux fantastiques. Je sais qu'il peut se gérer tout seul, c'est un homme après tout, mais je suis tout de même inquiète de ne pas l'avoir aperçue depuis tout ce temps.
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rédigé par Ambroise Rubus le Ven 7 Déc 2018 - 23:31
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Ambroise Rubus
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Le moins que l'on puisse dire, c'est que la demoiselle semblait très polie et courtoise. Sa voix était plutôt calme et possédait une certaine éloquence qui me plaisait. Avant même d'avoir retrouvé ce qu'elle recherchait, elle me remerciait de l'aider, cela montrait sa reconnaissance. Je voulais éviter le danger face aux personnes qui pouvaient se perdre au cirque, certains pensent que c'est de l'altruisme, moi je pense que c'est tout à fait normal d'aider son prochain. Moi-même, j'aurais apprécié que l'on m'aide si j'avais été à sa place. Je n'avais pas grand chose à faire de plus, mon spectacle était terminé et il fallait que je fasse attention à ne pas prendre trop froid, ça peut devenir vite critique pour moi, heureusement que j'étais bien couvert.

Les animaux en cage sont souvent considérés comme maltraités dans les cirques, mais ici, ce n'était pas le cas, ils étaient en cage pour assurer la sécurité des autres qui pouvaient être mal intentionnés. En tout cas, la plupart des membres du cirque les traitaient convenablement, ils ne recevaient aucun coup de fouet, juste des ordres, et ils étaient bien nourris. Mais des fois, il arrive que malgré ça, ils soient suffisamment gourmand pour vouloir un petit en-cas supplémentaire, comme ce petit lézard qui a manqué de se faire manger. J'ai réussi à le sauver au dernier moment, au prix d'une légère blessure au bras, mais au moins, la vie de l'animal était sauve. J'ai ensuite rendu l'animal à sa propriétaire qui était rassurée de le voir sain et sauf, ce qui me fit décrocher un sourire. Certes, la blessure piquait un peu, mais j'avais connu bien pire dans ma vie, je ne suis donc pas à plaindre, loin de là. Je me tournais donc vers la jeune femme et après m'être présenté, elle fit de même.

-Enchanté Monsieur Rubus Ambroise. Le plaisir est également partagé. Patience. Patience Efira Godhand, professeure de potions à l'école de Monokuro. Ravie de faire votre connaissance mon cher Ambroise. Comment pourrais je vous remercier comme il se doit ? Vous n'imaginez pas à point je vous suis reconnaissante.

Sa reconnaissance était grande, cela me fit qu'accentuer mon sourire. En plus, j'ai été élève au pensionnat, il y a longtemps, mais elle n'a pas dû me connaître, on devait avoir facile entre 20 et 30 ans d'écart. Après, je ne demanderai jamais l'âge d'une femme, ce n'est pas très courtois dira-t-on. Une fois les salutations faites, je remis mon chapeau, me couvrant la tête. Je n'attendais pas spécialement de compensation ou autre, mais je comprends qu'un ami est précieux et que le sauver est synonyme de gratitude. La jeune femme se prénommait Patience Efira Godhand et confirmait sa belle éducation. Je lui répondis alors, en restant le plus gentleman possible.

-Nul besoin de me remercier voyons. N'importe qui aurait fait pareil à mon sens. Tout le plaisir est pour moi.

Je regardais une dernière fois mon bras qui saignait légèrement, mais ce n'était pas grave, la plaie cicatriserait vite et d'ici une semaine, cela ne sera plus qu'un lointain souvenir. Cependant, Patience semblait plus inquiète concernant l'état de mon membre, d'où sa proposition.

-Votre bras … Vous êtes sûr que ça va aller très cher? J'aurais eu mon matériel sur moi, j'aurais pu vous attribuer les premiers soins.

-Ne vous en faites pas, ce sont des choses qui arrivent, il y a pire dans la vie.

Si seulement toutes les douleurs du monde pouvaient être aussi légères que celles-ci, le monde serait bien plus supportable. Néanmoins, il restait encore une personne à retrouver, donc tant qu'on ne l'a pas retrouvé, je dois être sur mes gardes. Au moins, il n'y avait plus personne au coin le plus dangereux du cirque, c'était déjà ça. Le petit lézard s'était endormi et Patience avait encore besoin de mon aide.

-Reprenons les recherches. Enfin si vous voulez et pouvez toujours nous accompagner mon Samy et moi. Cela ferait très plaisir à Samy.

Je ne comptais pas la laisser chercher seule de base, donc si ça pouvait en plus faire plaisir à son animal, c'était bénéfique à tous. Par contre, il commençait à faire vraiment froid, et traîner dehors ainsi n'était pas bon pour ma santé. Je me frottais donc les bras afin de me réchauffer un peu, regardant la jeune femme bien dans les yeux.

-Cela ne me dérange pas. J'ai fini de travailler pour aujourd'hui et vous aider serait pour moi un très grand plaisir.

Je continuais donc d'accompagner la demoiselle en détresse dans sa recherche. Après avoir bien exploré la zone des animaux, la conclusion était qu'il n'y avait plus personne dans ce secteur, il ne restait donc plus que la foule ou le chapiteau en lui-même. Je me frottais la barbe avec le pouce et l'index, réfléchissant à de possibles localisations. Pour le moment, je me contentais de discuter avec Patience, toujours en gardant le sourire.

-La foule a dû se disperser maintenant. Soit votre ami est rentré chez lui, soit il doit être en train de chercher votre animal aussi. Rentrons à l'intérieur, nous le trouverons peut-être en train de chercher Samy, à moins que vous ayez une suggestion, je suis tout ouïe.

J'attendais de voir ce que la jeune femme allait me proposer. Je voulais surtout être plus proche de ma loge au cas où la température de mon corps serait trop basse. Le manque de chaleur ne m'aidait vraiment pas, surtout que j'avais déjà utilisé mon pouvoir deux fois et qu'en cette période de l'année, je peux rarement dépasser les 3 fois. Si on cumule tous ces facteurs, on peut dire que je me mets en danger, mais je n'allais pas reculer pour aussi peu, il fallait juste retrouver une personne et après, je pourrais récupérer un peu. Entrant de nouveau dans le chapiteau, un de mes collègues vint me voir.

-On a trouvé un homme dans les tribunes, il cherche un lézard, comme on t'a vu partir, on lui a dit d'attendre ici.

-Vous avez bien fait. Nous arrivons à lui, on l'a retrouvé.

Ma voix était calme et grave, comme à mon habitude. Le collègue nous guida alors vers l'hybride kangourou qui devait être celui que Patience recherchait. Me dressant face à lui, je lui fis un résumé de la situation.

-Samy est sain est sauf, on l'a retrouvé non loin d'ici. Tout est rentré dans l'ordre.

Je laissais rien transparaître, mais mon corps commençait à m'abandonner, le climat devenant de plus en plus insupportable pour moi. Cela a pu se ressentir, notamment depuis que l'on est retourné dans les coulisses du cirque, ma démarche était devenue plus lente. Je me retournai donc vers la professeure qui avait retrouvé tout le monde.

-Veuillez m'excuser, je dois retourner dans ma loge... c'est une urgence.

Malgré les faits, je pris le temps de lui faire une révérence, bien que saccadée, avant de marcher avec difficulté, m'appuyant contre un mur avant de rentrer dans ma loge. Dans la précipitation, j'avais oublié de refermer la porte, qui était entre-ouverte. On pouvait apercevoir une luminosité assez forte qui contrastait avec les lieux assombris par le manque d'éclairage naturel. Je pris la première chaise proche de moi afin de m'asseoir, profitant de cette serre qui reproduisait la lumière du soleil. C'était moins une, j'ai manqué l'évanouissement. Je pense qu'au bout de cinq minutes, je sortirais de là, en attendant, je me permettais de reprendre des forces.

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rédigé par Patience E. Godhand le Dim 9 Déc 2018 - 14:59
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Ambroise Rubus



Une acrobatique rencontre


J'en suis enchantée. Le fait que Monsieur Ambroise continue de nous accompagner Samy et moi à la recherche de Johey me va droit au cœur. Malgré le fait qu'il est terminé sa journée de travail, peux être qu'un autre employé du cirque n'aurait pas pris la peine et le temps de me guider dans les coulisses de la troupe du chapiteau. Continuant à marcher dans les allées de cages animales, c'est bredouille que cette zone a été fouillée sans trouver trace de l'hybride Kangourou. C'est étrange j'aurais pourtant mis ma main au feu qu'il se trouverait dans les parages, avec tout ses grands animaux exotiques et sauvages.

Voyant mon guide se stopper net pour réfléchir, je m'arrête à mon tour. S'il n'est pas ici, c'est qu'il doit errer ailleurs à la recherche de Samy. Et Ambroise en pense de même. Je vois mal Johey abandonner mon familier sans avoir au moins tout donner pour le retrouver. Il tient trop à lui pour le laisser seul. L'image même de le savoir peux être sans défense doit l'inquiéter plus qu'autre chose à mon avis. Gardant le sourire face à celui qu'adresse Ambroise, c'est pourtant légèrement angoissée par la disparition de Johey que je suis de très près l'hybride plante. C'est seulement maintenant que je constate que j'arrive à faire confiance à un hybride plante. Ce n'est pas que je ne les aime pas. J'accepte chaque individu avec ses qualités, ses défauts et ses origines, mais je ne refoule pas ma jeunesse passée chez les hybrides Lotiers. J'ai eu autre fois pour habitude de me faire chasser par quiconque. Heureusement que les mœurs changent au fil du temps qui passe. Désormais je me sens acceptée telle que je suis.

- '' Vous avez raison. Je continue à vous suivre dans ce cas Monsieur Ambroise. Je suis prête à parier que Johey cherche désespérément Samy partout. Il n'hésiterait pas à fouiller tout le chapiteau entier, et y passer la nuit s'il le fallait. Il n'abandonnera pas tant qu'il n'aura pas mis la main sur son compagnon. C'est un bon garçon. Fidèle et aidant. Il se tient toujours disponible pour Samy et moi même ''

Je ne pourrais jamais remercier assez ce jeune garçon pour toute l'aide qu'il me procure. C'est un peu comme si Johey était le fils que j'aurais toujours rêvé d'avoir. Je ne sais pas comment lui de son coté me perçoit, mais il est devenu une pièce au puzzle de ma vie. Certaines pièces sont encore manquantes. J'ai encore tout mon temps pour le compléter. Ne connaissant nullement les lieux, je suis comme son ombre Ambroise sans empiété sur ses pas. Blottit contre mon buste, Samy continue toujours de dormir paisiblement. C'est étonnant qu'il ne soit pas réveiller par toutes les agitations autour. La vie d'artiste n'est pas de tout repos, même en dehors des feux des projecteurs.

Grâce à Samy, je ne ressens presque pas la fraîcheur de l'extérieur. C'est plutôt une bonne chose qu'il se soit endormie tout contre moi finalement. Au contraire, je me soucie d'Ambroise qui lui frissonne et se frotte les bras pour se réchauffer. Lui non plus ne doit pas supporter les basses et froides températures. Dans ce cas, nous sommes tout les deux sur le même bateau. En entrant dans le chapiteau, un employé se précipite sur mon guide. Johey !!! Retrouvé !!!! Ouf !!!! Je suis rassurée. J'espère qu'il va bien. Soufflant de soulagement, je hâte mon pas pour enfin arriver vers Johey. Ambroise prenant les devants agit comme un vrai Homme en rassurant Johey de la situation. Le pauvre a probablement dû cogiter et s'énerver de devoir attendre sans rien pouvoir faire. Je commence a trop bien le connaître maintenant.

- '' Johey ... ''

A peine avoir prononcé son nom, que Samy se réveille subitement pour aller se réfugier dans les bras du jeune garçon. Tandis que Samy fait les yeux globuleux et doux à l'hybride kangourou comme pour s'excuser de l'avoir quitté, Ambroise étrangement différent vient me prévenir de sa disparition subite. Il semble plus faible et engourdi. Ne cessant de détourner les yeux et de regarder partir au loin notre sauveur, c'est Johey qui me pousse à aller le rejoindre. Il s'occupe de reprendre Samy avec lui. De plus le temps ne tardera pas à venir se gâter. La pluie fera bientôt son apparition. Il est mieux pour le petit animal de retrouver du calme et un endroit sécure pour l'abriter de la pluie. Donnant mes clés de maison à Johey, je les laisse partir devant. Je lui en suis très reconnaissante, et lui promets de revenir assez vite.

Empruntant la même direction qu'Ambroise après avoir saluer mes compagnons, c'est au niveau des loges que je m'apprête à faire irruption. Ne le perdant pas de vu, la porte légèrement entre-ouverte m'invite à pénétrer à l'intérieur. La dernière fois que j'ai franchis une porte bâillante, ma vie en a été complètement chamboulée et n'a jamais plus été la même. Toquant à la porte en me permettant de franchir le bas de porte, c'est apeurée que je me précipite vers Ambroise, m'accroupie à son niveau, ma main sur son genoux. Inquiète de son état, je le regarde droit dans le blanc des yeux en m'assurant de sa santé, en appuyant mon autre main sur son front.  

'' Ambroise !!!! Est ce que vous allez bien ? Vous avez dû énormément forcé en nous aidant tout à l'heure. Je m'en veux terriblement que vous vous retrouvez dans cet état par ma faute ''

Certes la situation n'est pas si grave, mais le fait d'avoir utilisé son pouvoir de ronce tout à l'heure pour s'emparer de Samy et le sauver des griffes de l'enfer, m'inquiète sur sa blessure au bras. En observant de plus près la plaie, c'est soulagée que je constate qu'elle n'est pas si profonde. Elle a probablement fait ressentir la douleur sur le coup. Mais elle se cicatrisera vite à mon sens. Peux être qu'elle picote encore un peu. En tous cas, Monsieur Ambroise a eu lui aussi son lot d'émotion pour la journée. Un peu de repos et de calme, et il sera comme neuf demain matin.

- '' Hum … Vous êtes un homme de bonne constitution. Un peu de repos, de calme et une bonne tasse de chocolat chaud et vous serez d'attaque et revivifié pour le lendemain matin. Mais promettez moi de ne pas effectuer le moindre efforts ce soir. Il vous faut vous reposer mon cher. Votre blessure n'est pas trop grave. Elle cicatrisera vite, une semaine et vous n'aurez plus rien. Mais peux être qu'avec un baume exprès que je possède à mon laboratoire elle sera plus vite partie. De plus votre loge est propice à votre rétablissement. On s'y sent bien ''

Il est vrai que la lumière et la chaleur que la loge dégage me réchauffe. C'est typiquement l'atmosphère et la température idéale dans laquelle je me sens le mieux. C'est que je pourrais y rester encore un peu, mais j'ai promis de rentrer le plus vite possible. Me relevant sur mes deux jambes pour commencer à partir, le bruit de la pluie battante me fait retourner aussi vite que son apparition surprise. Je déteste la pluie. Mais j'arrive à la combattre avec mon … parapluie … que j'ai lâché quand je voulais récupérer Samy du danger. Je suis donc à découvert. Soufflant de dépit en voyant cette pluie torrentielle, laissant voler quelques mèches de cheveux en l'air, posée à l’entrebâillement de la porte, je regarde Ambroise en lui souriant pour ne pas laisser le mécontentement m'envahir.

- '' Cela vous gêne t-il que je reste un peu ici en attendant que la pluie cesse d'exprimer sa colère ? Quand elle sera plus fine, je vous assure que je quitterais les lieux pour vous laisser vous reposer correctement. Je ne suis pas en sucre, même si je n'aime pas la pluie. Dans cinq minutes, si tout va bien, je pourrais sortir d'ici et retourner en courant à mon domicile, et je cesserais de vous déranger, une fois de plus ''

Entre être mouillée de la tête au pied par la pluie, au risque d'attraper froid et tomber malade, et entre rester un peu ici sous cette lumière chaleureuse et cette température réconfortante, avec un charmant homme à la rescousse du pauvre et de l'orphelin, je préfère de loin rester ici. On peut dire qu'il y a pire comme situation.
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rédigé par Ambroise Rubus le Dim 16 Déc 2018 - 18:47
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Une acrobatique rencontre

Je reprenais mes esprits sur la chaise, me reposant après cet effort qui était au-delà du raisonnable. En soit, c'est l'accumulation de toutes ces petites choses qui a fait que je me suis retrouvé ainsi. Une coupure ou le froid ou juste l'utilisation de mon pouvoir ne m'auraient pas mis dans cet état. Mais j'étais heureux, j'avais réussi à donner les bonnes indications à Patience, sauvé la vie d'un lézard et retrouvé l'hybride kangourou qu'elle cherchait en restant le plus rassurant possible. Pour moi, ça valait définitivement le coup, cet épuisement. Profitant de la lueur et de la chaleur que me procurait cette lumière, je soufflais avant de regarder ma blessure. Elle était superficielle, mais ça m'a quand même épuisé un peu, surtout qu'avec cette température, aller dehors serait comme plonger sans bouteilles d'oxygène. J'espère quand même ne pas avoir trop inquiété Patience quant à ma démarche subitement plus raide et lente, c'est juste le signe qu'il faut que j'aille me réchauffer afin de rester en vie. Je me permettais même de fermer les yeux quelques instants, mais ce fut de courte durée.

À peine ai-je eu le temps de souffler qu'on toqua déjà à la porte, avant d'enter sans prévenir. Ça devait certainement être un collègue qui venait me voir à propos du spectacle ou le directeur pour parler business, il en n'était rien. C'était la jeune femme que j'ai aidé quelques instants auparavant. Evidemment, pour elle qui n'avait pas l'habitude de mon état, ce fut le choc. Elle se précipita aussi vite que possible vers moi, s'accroupissant à mon niveau et posant une main sur mon genou et une autre sur mon front.

-Ambroise !!!! Est ce que vous allez bien ? Vous avez dû énormément forcé en nous aidant tout à l'heure. Je m'en veux terriblement que vous vous retrouvez dans cet état par ma faute.

Je gardais mon sourire, me redressant un peu pour être le plus droit possible. Je devais paraître normal envers les autres, je ne devais pas me relâcher devant tout le monde ainsi, ça pouvait les inquiéter. Je lâchais un petit soupir avant de prendre la parole.

-Ne vous en faites pas, ce n'est rien... J'ai l'habitude de ce genre de situations.

Certes, ce n'était pas aussi grave que maintenant, mais ce n'était pas non plus critique. J'étais juste affaibli, rien de plus, d'ici une demi-heure, je serais sur pied. Il ne fallait pas s'en faire pour si peu. Surtout que ma blessure n'était pas très grave, je pense que je pourrais même retourner sur scène demain, sans aucun problème. Cependant, il va falloir que je sois plus méfiant, je ne peux pas me permettre de me blesser aussi souvent.

Hum … Vous êtes un homme de bonne constitution. Un peu de repos, de calme et une bonne tasse de chocolat chaud et vous serez d'attaque et revivifié pour le lendemain matin. Mais promettez moi de ne pas effectuer le moindre efforts ce soir. Il vous faut vous reposer mon cher. Votre blessure n'est pas trop grave. Elle cicatrisera vite, une semaine et vous n'aurez plus rien. Mais peux être qu'avec un baume exprès que je possède à mon laboratoire elle sera plus vite partie. De plus votre loge est propice à votre rétablissement. On s'y sent bien

J'hochais la tête, elle était rassurante dans ses propos et sa voix était douce. C'était bien aimable à elle de penser à moi en voulant aller chercher un baume pour me soigner. On pouvait voir que ce n'était pas une mauvaise personne, et elle savait ce qu'elle faisait. Elle devait avoir de l'expérience dans le domaine pour donner un verdict aussi précis. On pouvait aussi en déduire qu'elle aussi, aimait les endroits chauds ou avec un soleil présent. Pour moi, c'était idéal comme température, il me fallait aussi de l'eau de temps en temps, mais surtout la lueur du soleil, c'était vital pour moi. Je gardais toujours mon sourire, tournant la tête vers Patience.

-Merci du conseil et du compliment pour ma loge, je vais vous écouter. Après, je n'ai vraiment pas grand chose, c'est juste que je supporte très mal le froid. Du coup, cette loge, c'est ma protection contre les intempéries. Ça va aller, c'est promis.

La pluie était enfin venue, il faut dire que l'atmosphère était chargée d'eau dehors. Cependant, quand bien même il pleuvait, je ne pouvais pas aller dehors à cause de la fraîcheur. La pluie m'aurait donné encore plus froid et aurait accéléré ma mort. À la place, je me levais afin de me préparer un chocolat chaud. Ce qui est bien avec le chocolat chaud, c'est que le cacaotier ne souffre pas quand on lui prend ses fruits, je peux donc consommer du chocolat sans faire souffrir les miens. J'observais la professeure des potions se diriger vers la porte, avant qu'elle ne rebrousse chemin. Apparemment, la pluie la gênait, et malheureusement, je n'ai aucun parapluie à lui confier, étant donné que la pluie ne me dérange pas. C'est avec un sourire qu'elle m'adressa de nouveau la parole.

-Cela vous gêne t-il que je reste un peu ici en attendant que la pluie cesse d'exprimer sa colère ? Quand elle sera plus fine, je vous assure que je quitterais les lieux pour vous laisser vous reposer correctement. Je ne suis pas en sucre, même si je n'aime pas la pluie. Dans cinq minutes, si tout va bien, je pourrais sortir d'ici et retourner en courant à mon domicile, et je cesserais de vous déranger, une fois de plus

Suite à ces propos, je préparais une seconde tasse, avec le sourire. J'avais presque envie de rire quand elle m'avait dit qu'elle me dérangeait. Je lui tendis mon chocolat chaud, tandis que j'en préparais un autre. Je pense qu'elle avait le droit de rester un peu ici, en attendant que le temps se calme. Ça serait dommage qu'elle reparte chez elle trempée si elle n'aime pas la pluie.

-Restez aussi longtemps que le voulez. Tenez, c'est pour vous. Vous ne me dérangez pas, vous êtes une femme fort sympathique et courtoise. Vous n'aimez pas trop le froid aussi, je suppose? Et puis, je serais en bonne compagnie si vous décidez de rester, donc ça ne me dérange pas.

Pour ma dernière phrase, je m'étais rapproché de la jeune femme afin de lui donner son chocolat chaud en main propre, les yeux dans les yeux. Elle avait un regard profond, elle avait beau avoir dans la trentaine physiquement, intérieurement, elle avait l'air d'avoir vécu beaucoup de choses, elle aussi. Mon regard était plus tendre, plus rassurant, et ma voix calme et relaxante. Je l'invitais donc à s'asseoir à son tour, il y avait une autre chaise, plus confortable pour elle. Je la lui montrai donc.

-Allez-y, vous pouvez vous reposer aussi, tout cela n'a pas été de tout repos pour vous aussi. D'ailleurs, maintenant que j'y pense, j'ai été élève à Monokuro, du coup, je suis curieux de savoir comment se porte l'établissement.

J'attendais qu'elle s'assied avant de commencer à lui poser des questions, sirotant ma boisson chaude avec mon bras intact, ne forçant pas sur l'autre. Pour l'occasion, j'avais déplacé ma chaise afin de me retrouver en face d'elle. Une conversation se doit d'être en face à face, afin qu'elle soit plus agréable. Souriant, je commençais la discussion.

-Vous êtes enseignant à l'établissement depuis longtemps? Je dois avouer que mon dernier cours remonte à une bonne trentaine d'années, je visite de temps en temps l'établissement, mais je ne vous avais jamais vu, je m'en serais probablement souvenu si c'était le cas, mais ma mémoire me joue peut-être des tours.

J'adoptais une position plus détendue sur ma chaise, mais pas vulgaire. Je ne voulais pas qu'elle se sente mal à l'aise en étant trop sérieux ou trop carré, je ne suis qu'un homme simple. Mais quitte à être tout les deux dans la même pièce, pourquoi ne pas faire connaissance, ça détendra l'atmosphère et les 5 minutes passeront plus vite, si elle ne voulait rester que 5 minutes, bien sûr.

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rédigé par Patience E. Godhand le Mar 18 Déc 2018 - 12:26
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Remerciant Ambroise en inclinant la tête à mon sauveur, qui est à présent mon hôte, c'est fort généreux de sa part de m'abriter quelques minutes dans sa loge le temps que la pluie se calme. Certes sa proposition de rester plus me fait plaisir. Mais je ne le dérangerait pas plus. J'ai promis de rentrer au plus vite. Même si cet endroit est très à mon goût et que je m'y sens bien, ce n'est pas très courtois de ma part de me faire inviter et de profiter de son hospitalité. Je n'aime ni la pluie ni le froid, et cela Ambroise l'a bien remarqué. Amenant mes mains gantées à la tasse de chocolat chaude que le brave homme me tend, il se rapproche pour me la donner en main propre, yeux dans les yeux. Un petit moment s'est déroulé avant que son emprise sur cette tasse ne se défasse.

- '' Merci beaucoup mon cher. Oui on peut dire que la pluie, le froid et moi nous ne faisons pas bon ménage. Un lézard de feu est plus à l'aise dans des endroits comme votre loge en dégustant une bonne tasse de chocolat chaud. A cette période de l'année rien ne faut une boisson chocolatée pour se réconforter du froid et de l'humidité. Et j'affectionne particulièrement cette douceur chocolatée au coin d'un feu de cheminée, et votre loge dégage la même sensation de chaleur lorsque que le bois crépite sous le poids des flammes ''

Peux être que ma compagnie ne le dérange point, mais je me sens tout de même gênée, alors que je viens de lui dire de se reposer. En restant là, je ne fait que retarder son repos. Malgré le fait que ma présence soit fort sympathique, et que je suis une femme courtoise, selon les dires d'Ambroise, cela ne doit pas l'inciter à se forcer à préparer une boisson chaude pour moi. Je lui avais dit de lui en faire une certes, mais il ne doit pas se sentir obliger. Cette délicate attention me fait extrêmement plaisir, j'en avais  besoin, mais cela ne fait qu’accroître mon incruste dans cette loge. Son attitude douce et rassurante, tout en restant viril, m'invite à m'asseoir sur une des chaises qu'il me montre. La pluie continuant sa rafale d'eau, je ne peux qu'accepter et me poser aussi à mon tour.

Me posant délicatement sur l'assisse confortable en prenant soin de ma renverser des gouttes de chocolat partout, j'écoute et regarde avec attention Ambroise se positionner face à moi. Avalant quelques gorgées du breuvage chaud, ce sera pour moi un honneur que de répondre à ses questions. En tant qu'ancien élève, il se peut en effet qu'il s'interroge sur l'évolution de son ancien établissement scolaire. Ne l'ayant jamais eu comme élève, il fort probable que ce cher Ambroise été étudiant lorsque je résidais dans le monde des Humains. Posant ma tasse sur mes genoux, tout en la tenant par sa hanse, mon autre main vient s'enrouler autour d'elle pour qu'elle continue de me réchauffer. Pendant ce temps là, je regarde mon interlocuteur face à face.

- '' Cela fait maintenant bien une année que j'enseigne l'art des potions aux élèves de cette école. C'est donc normal que vous ne m'ayez pas eu en tant que professeur, et lors de vos passages éclairs au pensionnat. On peut dire que l'école n'a pas vraiment changée. On s'y sens toujours comme chez soi et en sécurité, malgré que plusieurs choses nouvelles ont fait irruption. Que de bonnes nouvelles choses à vraie dire. Avec notre directeur actuel, l'académie ne peut que bien se porter. Je suis très admirative du travail et des idées de Kakashi. Sans lui, je n'aurais pas grand chose. Je lui doit beaucoup. Déjà étudiante, je me plaisais énormément à Monokuro. Et cela n'a pas changé même aujourd'hui. Puis pour tout vous dire, je ne quitte quasiment jamais ma salle de classe et son laboratoire. Je passe le plus clair de mon temps dans l'établissement que chez moi. Bon c'est différent maintenant, puisque j'ai désormais ma propre maison qu'il faut que je rénove de fond en comble. J'ai d'ailleurs pris tellement d'avance sur mes potions et mes corrections que je peux me consacrer à cette maison. Mais je n'ai plus vraiment de temps maintenant pour plonger mon esprit dans les bouquins …. Oups Pardon, je crois que je suis partie un peu loin, veuillez m'excusez ''

Cela remonte à loin le temps où j'ai pris ne serais ce qu'une petite minute pour me poser et discuter de tout et de rien avec quelqu'un autour d'un chocolat chaud, ou d'une bière. Parler à Samy et à Johey n'est pas pareil. Johey n'est pas très bavard et Samy ne peut tout simplement pas communiquer, même si c'est celui qui me comprend le plus au monde. La dernière fois que je suis sortie, c'était avec Sasori le cuisinier. Notre relation n'a jamais été plus loin qu'un baiser qu'il m'a volé et un jeu d'enfant entre deux adultes. Mon premier baiser. Je me demande encore pourquoi il a dû partir. J'aurais aimé qu'il m'en dise plus. Mais je ne veux pas ressasser la perte d'un ami. Décroisant ma jambe droite, pour venir cette fois ci passer la gauche au dessous de l'autre, tout en dégageant un sourire. La curiosité d'Ambroise me procure joie et bien être, comme un élève voulant en savoir plus sur les effets d'une plante par rapport à une autre. Je serais curieuse d'en savoir plus sur cet intriguant homme. Je regarde de nouveau la pluie, elle ne s'est toujours pas calmée. Dans ce cas, je peux me permettre de lui poser quelques questions, de plus je n'ai pas fini ma boisson chaude.

- '' Et vous Ambroise depuis quand travaillez vous pour le cirque ? Depuis mon retour à Monokuro, je n'ai jamais pris la peine de m'y rendre jusqu'à cet après midi. Je serais venue plus tôt si on m'avait dit qu'on y servait le meilleur chocolat de la ville. ''

Sirotant quelques gorgée, c'est avec régal que cet boisson me procure d'agréable sensation avec avoir autant parler avec une aussi longue logorrhée.
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rédigé par Ambroise Rubus le Lun 24 Déc 2018 - 13:57
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Une chose est sûre, c'est que je suis en bonne compagnie en ce moment même, entre la chaleur de ma loge et la politesse de Patience, il y avait vraiment de quoi passer un bon moment avec une personne civilisée. Au départ, je ne voulais que lui rendre service, et me voici en train de discuter avec elle, à apprécier sa présence. Apprenant qu'elle n'aimait pas la pluie, j'ai préféré l'accueillir comme il se doit afin qu'elle puisse se reposer elle aussi, on a beaucoup donné tout les deux. On s'était assis l'un en face de l'autre afin de discuter de tout et n'importe quoi, le temps que la météo se calme un peu. La pluie était agréable pour moi, mais glacée, elle m'aurait fait plus de mal que de bien. Concernant la jeune femme, elle n'aimait ni la pluie, ni le froid, le combo des deux étant donc très problématique pour elle. Néanmoins, on prenait quand même le temps de faire plus ample connaissance autour d'un bon chocolat chaud. Au moment de le lui donner, elle m'expliqua sa situation.

-Merci beaucoup mon cher. Oui on peut dire que la pluie, le froid et moi nous ne faisons pas bon ménage. Un lézard de feu est plus à l'aise dans des endroits comme votre loge en dégustant une bonne tasse de chocolat chaud. A cette période de l'année rien ne faut une boisson chocolatée pour se réconforter du froid et de l'humidité. Et j'affectionne particulièrement cette douceur chocolatée au coin d'un feu de cheminée, et votre loge dégage la même sensation de chaleur lorsque que le bois crépite sous le poids des flammes

Heureux d'apprendre que la température de la pièce lui plaît, je lâchais un sourire satisfait. J'étais quand même très curieux de savoir depuis quand elle enseignait à Monokuro, ou même sa vie, ce qu'elle a vécu dans sa vie ou autre, elle doit avoir des choses très intéressantes à raconter, et je suis un homme très curieux. Ma soif de connaissances est intarissable, mais le temps lui, est trop court. Je peux très bien me reposer en discutant, ce n'est pas un souci. Nos échanges allaient être rythmés par le bruit de la pluie qui résonnait contre les parois du chapiteau. J'avais aussi ma boisson contre moi, qui m'aidait aussi à me réchauffer. Il ne manquait plus qu'un bon feu et un fauteuil encore plus confortable et tout serait parfait, mais la situation actuelle me convenait parfaitement. Je lui avais raconté une partie de ma vie, notamment ma vie d'étudiant à Monokuro, tout en lui demandant depuis combien de temps elle enseignait là-bas. J'eus rapidement ma réponse, avec des informations complémentaires fort enrichissantes.

-Cela fait maintenant bien une année que j'enseigne l'art des potions aux élèves de cette école. C'est donc normal que vous ne m'ayez pas eu en tant que professeur, et lors de vos passages éclairs au pensionnat. On peut dire que l'école n'a pas vraiment changée. On s'y sens toujours comme chez soi et en sécurité, malgré que plusieurs choses nouvelles ont fait irruption. Que de bonnes nouvelles choses à vraie dire. Avec notre directeur actuel, l'académie ne peut que bien se porter. Je suis très admirative du travail et des idées de Kakashi. Sans lui, je n'aurais pas grand chose. Je lui doit beaucoup. Déjà étudiante, je me plaisais énormément à Monokuro. Et cela n'a pas changé même aujourd'hui. Puis pour tout vous dire, je ne quitte quasiment jamais ma salle de classe et son laboratoire. Je passe le plus clair de mon temps dans l'établissement que chez moi. Bon c'est différent maintenant, puisque j'ai désormais ma propre maison qu'il faut que je rénove de fond en comble. J'ai d'ailleurs pris tellement d'avance sur mes potions et mes corrections que je peux me consacrer à cette maison. Mais je n'ai plus vraiment de temps maintenant pour plonger mon esprit dans les bouquins …. Oups Pardon, je crois que je suis partie un peu loin, veuillez m'excusez

J'hochais la tête, buvant ses paroles comme mon chocolat chaud, en appréciant chaque instant. Je ne voulais pas la contraindre ni quoique ce soit, c'était même plaisant de la voir prendre son aise avec moi. Garant mon sourire et levant juste la paume de la main afin d'accompagner mes paroles, je lui répondis.

-Oh non, ne vous en faite pas, ce n'est rien. Ça montre que vous êtes à l'aise, ça me rassure! Restez vous même.

Elle ne devait pas parler à beaucoup de personnes pour avoir autant parlé en si peu de temps, mais est-ce une mauvaise chose de vouloir justement, discuter? Pour ma part, je me sentais presque honoré d'être la personne qu'elle a choisi pour parler de ça. D'ailleurs, le fait qu'elle ait une maison m'intrigue, car j'ai toujours dit que je n'aurais jamais de logement fixe tant que je n'aurais pas trouvé la personne avec qui partager le restant de mes jours. Il faut dire que, pour l'instant, le cirque remplissait tout mes critères d'une vie épanouie. J'avais ma dose d'adrénaline, et des collègues que je considère comme ma famille. Tandis qu'elle bougeait ses jambes, j'en profitais pour prendre une gorgée de mon chocolat chaud. Le liquide me réchauffait intérieurement, c'était si bon et agréable, et le fait de le savourer avec quelqu'un d'autre ne le rendait que meilleur. C'était bien la première fois que je buvais en compagnie d'une personne extérieure au cirque dans ma loge, j'avais aussi pas mal de choses à raconter. D'ailleurs, elle me questionna sur mon travail, un sujet de conversation que j'aimais aborder.

-Et vous Ambroise depuis quand travaillez vous pour le cirque ? Depuis mon retour à Monokuro, je n'ai jamais pris la peine de m'y rendre jusqu'à cet après midi. Je serais venue plus tôt si on m'avait dit qu'on y servait le meilleur chocolat de la ville.

Un léger rire se fit entendre de ma part suite à sa dernière phrase. Son compliment me fit sourire, car en soit, ce chocolat n'avait rien d'exceptionnel par rapport aux autres, mais c'était très flatteur. Buvant une petite gorgée de la tasse, je pris la parole, d'une voix calme mais un peu plus enjouée.

-Ma foi, si j'étais voyant et que j'avais prédit votre arrivée, je vous en aurais préparé dès votre venue. Peut-être même plusieurs tasses, juste pour discuter plus longtemps. Sinon, je travaille au cirque Savapa depuis 14 ans je dirais, après avoir assouvi ma curiosité dans le monde des humains et ceux des différents hybrides. À l'époque, il était en plein essor et j'ai toujours voulu voler, d'où le fait que je sois devenu acrobate. Au début, ce n'est pas facile, mais avec de l'exercice, le corps se forge au métier.. J'habite ici car quand je suis arrivé, je n'avais pas de logements, et comme je n'ai personne avec qui partager ma vie, le seul confort auquel j'avais à me soucier à l'époque était le mien. D'ailleurs, c'est la première fois dans ma carrière que j'accueille quelqu'un d'extérieur à l'établissement dans ma loge, et honnêtement, c'est loin d'être une mauvaise expérience.

Je ne voulais pas trop entrer dans les détails. Certes, j'ai toujours voulu voler, mais c'est parce qu'au fond, c'était une chimère que ma famille adoptive usait pour se faire de l'argent. C'était fourbe de leur part, tandis que je n'avais pas de souvenir de ma véritable famille. Cependant, je ne voulais pas en parler, au risque de dégager des ondes négatives, et ce n'est pas le moment de le faire. Reprenant une gorgée de mon breuvage chocolaté, je rajoutais une chose concernant le goût de celui-ci.

-En ce qui concerne le chocolat chaud, j'ai tendance à penser que c'est le fait de le savourer à plusieurs qui le rend meilleur. C'est parfait pour passer l'hiver. D'ailleurs, je fais toujours attention en hiver. Etant donné que je suis un hybride végétal, je suis plutôt sensibles aux basses températures, mais tant que je me couvre bien et que j'ai de la chaleur ou des rayons du soleil, tout va bien, à force, on s'y fait. J'ai une préférence pour les saisons chaudes, c'est là où je peux vraiment sortir et profiter de la vie, vivement le printemps! Selon les endroits, le printemps est vraiment magnifique, avec le retour des oiseux ou même les pétales de fleurs de cerisier qui virevoltent dans les airs.

M'éclaircissant la gorge, je me sentis compte que je venais de raconter tout ce qui m'était passé par la tête. Après une autre gorgée de ma boisson, je repris la parole.

-Désolé, je crois que vous avez un don pour délier les langues, mes collègues ne me font pas autant parler en temps normal. Est-ce que vous habitez loin d'ici? Si cela vous tente, je pourrais vous donner un coup de main pour votre logement, après m'être reposé et avec votre permission, bien sûr.

J'affichais un sourire plus large à ma dernière phrase. J'étais du genre à tendre la main dès qu'il y avait un besoin, mais il ne fallait pas me prendre pour une personne stupide aussi. Avec Patience, c'était différent, je sentais qu'elle était digne de confiance et que c'était une femme tout à fait respectable, elle dégage un certain charme, voire même une aura, c'était très curieux.

feat Patience
rédigé par Patience E. Godhand le Lun 21 Jan 2019 - 15:15
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Une acrobatique rencontre


Restez soi même. C'est bien une qualité qui me correspond. Certes avec mes élèves il est hors de question de devenir familière avec eux. Mais je garde tout de même cette bienveillance et cette chaleur qui m'entoure en permanence. Il a beau faire très froid ces temps ci, je me refuse à devenir aussi glaciale que les vents hivernaux et les flocons de neiges. Cette déclaration à rester soi même me fait sourire discrètement. C'est apaisant et réconfortant de savoir que je peux me laisser aller en la compagnie d'Ambroise. Décroisant ma jambe, je viens la placer à coté de l'autre pour poser pied au sol. Les mains toujours enroulées autour de la tasse l'aide à venir se poser sur mes genoux.

En écoutant attentivement les mots de mon hôte, ceux ci arrivent à me faire autant rire que lui. C'est que Ambroise a du répondant, et c'est fort amusant. Alors que j'écoute attentivement son récit sur sa vie passée au cirque, quelques mots viennent tiquer ma curiosité envers ce personnage : '' assouvi ma curiosité dans le monde des humains ''. Est ce que tout comme moi l'acrobate a traverser le portail pour séjourner quelques années, voire de longues années chez les humains ? Je sais que je ne suis pas l'unique voyageuse de ce portail, mais les '' élus '' sont assez rares. Il faut absolument du prestige et une bonne raison valable pour s'y rendre. Quelle est celle d'Ambroise ? Mon cher sauveur commence de plus en plus à m'intriguer. Je ne voudrais pas faire de maladresse envers lui en lui évoquant mon voyage dans le monde des humains. Peux être que j'arriverais à lui en parler plus tard. Je voudrais garder mon escorte encore secrète. A part le directeur et quelques collègues, personne d'autre n'a eu vent de mon parcours là bas.

Même si ce petit détail à bien marquer mon esprit, c'est très agréable d'écouter l'histoire d 'Ambroise. C'est comme un enfant. Il est émerveillé et a réussi son plus grand rêve. Rare sont les personnes qui savent ce qu'elles sont destinées à faire dans leur futur. Et Ambroise est l'un de ses cas où pour lui voler était une évidence même étant jeune, malgré qu'il soit un hybride plante. Je trouve cela tout simplement beau et merveilleux. On se ressemble un peu. Lui aussi a trouvé sa famille au sein de ce cirque, tout comme moi à l'époque j'avais trouvé la mienne. Aujourd'hui, je réussis à en reformer une petit à petit. Cela me remonte un peu dans mes nostalgiques souvenirs. Je revois le visage de mon maître et d'Aqua. J'arrive cependant à les enlever de ma tête pour ne pas succomber à la tristesse. Je reste concentrer sur les paroles émises par Ambroise.

- '' Je suis tout à fait d'accord avec vous mon cher. Il est plus plaisant de partager une bonne boisson chaude en bonne compagnie. Ce n'est vraiment pas agréable d'être seul. En tout cas je suis ravie de la partager avec vous. Hum … Cela ne doit pas être évident pour vous en cette période de l'année en effet. Je préfère aussi de loin les chaleurs estivales. J'attends avec hâte la venue du printemps, tant qu'elle laisse la pluie de coté. OH ? Je vous en remercie. Je me connaissais ce talent avec mes élèves, mais pas avec les gens à l'extérieur de l'école. ''

Étonnée de cette réflexion elle me fait sourire. C'est plaisant de se faire complimenter. Reprenant la dernière gorgée de mon chocolat chaud, je détourne le regard légèrement la tête sur le coté pour observer la météo. La pluie s'est calmée. Elle est moins torrentielle qu'il y a 5-10 minutes je dirais. Pour une fois, je ne lui en aurais pas voulu de battre plus longtemps. Mais les bonnes choses ont une fin. C'est ainsi que vont les choses. De plus, je ne voudrais encore point m'imposer dans la loge d'Ambroise. Et sa proposition à venir m'aider dans les travaux de ma maison me gêne. Je ne voudrais pas le déranger pour faire de la peinture, monter des meubles ou dépoussiéré les pièces encore vide.

- '' Votre proposition à venir me donner un coup de main me touche profondément. Je n'habite pas très loin en effet. C'est la vieille maison en ruine reculée non loin du centre ville. J'ai eu un coup de cœur pour cette grande maison abandonnée. Mais je ne veux point que vous subissez le froid humide de la maison ou celui de l'extérieur. Puis vous avez sûrement envie de vous reposer après votre spectacle, et non de venir faire du bricolage. Cela me gênerais que vous vous  fassiez mal ou quelque chose alors que vous devez assurer sur scène. Je me sentirais coupable. Il est vrai que de l'aide ferait avancer la maison …. Mais … Je ne peux point me permettre de vous demandez encore une fois votre aide. Vous m'avez plus qu'apporter votre soutien aujourd'hui. Je ne voudrais point abusez de votre hospitalité et générosité. ''

Sa compagnie à mon domicile ne me dérangerait point. Mais le faire travailler me dérange quelque part. Malgré que sa musculature et son corps soit athlétique et en parfaite condition physique, je … non je ne permettrait point de donner en main propre un pinceau à Ambroise et l'ordonner de passer une couche de peinture blanche dans les pièces de la maison. Regardant le fond de ma tasse pour constater qu'elle est réellement vide, j'arrive avec un peu de conviction intérieure à me lever sur mes deux jambes. J'ai promis à Johey que je rentrerais vite. Une promesse est une promesse.

Tenant encore la tasse dans mes mains, c'est avec un peu de regret sur le visage que je vois véritablement la pluie cesser de tomber. La voie est libre. Il est préférable de rentrer maintenant avant qu'elle refasse une apparition surprise. Puis l'obscurité de la nuit qui pointe le bout de son nez n'est pas non plus très rassurante. Avançant vers Ambroise pour lui tendre la tasse, nos mains s'effleure légèrement.

- '' Merci encore pour tout très cher Ambroise. Je ne serais jamais assez reconnaissante pour tout ce que vous avez fait pour Johey, Samy et moi aujourd'hui. Malheureusement il me faut vous quitter. J'ai promis à mes compagnons que je devais les rejoindre au plus vite. J'ai énormément apprécié votre compagnie. Merci pour cette accueil et cette chaleur réconfortante. Je ne me suis pas sentie aussi apaisée depuis un petit moment. Merci du fond du cœur Ambroise ''

Le fixant intensément du regard, attendant que ce dernier prenne cette tasse, que je lui adresse un sourire d'au revoir. Me dirigeant vers la sortie, j'ouvre la porte suffisamment pour ne pas la laisser béante entièrement. Juste ce qu'il faut pour passer mon corps à l'extérieur. Soufflant un bon coup pour trouver la motivation à sortir dans le froid de la ville de Monokuro, je me retourne une dernière fois pour adresser quelques mots d'au revoir à mon sauveur.

- '' A très bientôt mon cher …. Enfin je l'espère ''

Après avoir prononcé ces mots, c'est en précipitant mes pas que je quitte les loges et les locaux du cirque pour vite retrouver le centre de la ville. La pluie recommence à légèrement tombé en fine gouttes en quittant l'animation et la population. Heureusement pour moi, la maison se trouve juste devant.
codage par LaxBilly

rédigé par Ambroise Rubus le Mar 29 Jan 2019 - 14:19
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Ambroise Rubus
Une acrobatique rencontre

Je venais de raconter une partie de ma vie à une personne que je venais à peine de rencontrer et je ne savais pas comment l'interpréter. D'habitude, je sais être calme et plutôt réservé, mais dans ma loge, je m'étais libéré. C'est fou comme le temps passe vite quand on est en bonne compagnie autour d'une tasse de chocolat chaud. Le bruit de la pluie nous berçait dans cette ambiance plus que chaleureuse, en train de raconter nos vies et nos parcours. Oui, je pouvais me vanter d'avoir réalisé mon rêve, quand bien même il n'est pas complet. J'ai toujours voulu apprendre à voler à cause de mes parents adoptifs, mais ce n'était pas pour les bonnes raisons, disons que c'est resté une obsession, mais comme je n'avais pas d'ailes, il fallait trouver un autre moyen pour m'envoler, et c'est là où j'ai appris à mieux utiliser mes ressources. Au final, il ne faut pas chercher à posséder toutes les choses du monde afin de combler tous nos désirs, mais à les combler avec ce que l'on possède.

Mon invitée était d'accord avec moi sur le fait que le partage d'une boisson chaude en bonne compagnie était fort appréciable. Elle comme moi, nous aimions les climats chauds, ceux qui nous permettent de sortir le plus souvent possible. Le froid mordant de l'hiver nous affaiblissait, c'est pourquoi on avait tant besoin de chaleur. C'était problématique au début, mais on s'habitue à tout. Le seul souci, c'est qu'en hiver, j'avais l'impression de devenir sénile, bien que ce ne soit pas qu'une simple impression. Je refusais catégoriquement de sortir en dehors des spectacles, devenant légèrement plus désagréable, sans pour autant être une plaie. Je réfléchis quand même à mes paroles, mais je refuserais catégoriquement les sorties tant que je ne m'étais pas un minimum réchauffé. En revanche, en été, je suis du genre à sortir et à profiter de la vie comme jamais afin de me ressourcer. Le soleil contre sa peau, c'est si bon, si agréable! Terminant mon chocolat chaud, on pouvait entendre que la pluie battait de moins en moins fort. Peut-être que Patience tentera de rentrer chez elle pendant que ça se calme.

-Votre proposition à venir me donner un coup de main me touche profondément. Je n'habite pas très loin en effet. C'est la vieille maison en ruine reculée non loin du centre ville. J'ai eu un coup de cœur pour cette grande maison abandonnée. Mais je ne veux point que vous subissez le froid humide de la maison ou celui de l'extérieur. Puis vous avez sûrement envie de vous reposer après votre spectacle, et non de venir faire du bricolage. Cela me gênerais que vous vous  fassiez mal ou quelque chose alors que vous devez assurer sur scène. Je me sentirais coupable. Il est vrai que de l'aide ferait avancer la maison …. Mais … Je ne peux point me permettre de vous demandez encore une fois votre aide. Vous m'avez plus qu'apporter votre soutien aujourd'hui. Je ne voudrais point abusez de votre hospitalité et générosité.

Réfléchissant à la location de la maison, je finis par me rappeler de la localisation exacte de celle-ci. C'est vrai que cette maison était à un prix défiant toute concurrence, mais elle était bien trop grande pour moi, quand bien même les travaux ne me dérangeaient pas. En soit, je peux comprendre que des gens puissent l'acheter, cela m'étonnait même qu'elle soit restée en vente aussi longtemps. Elle avait fait une bonne affaire en achetant cette maison, mais elle devait certainement avoir plus de compagnie que moi pour avoir eu envie de l'acheter. Posant ma tasse vide sur la table, je lui répondis avec le sourire.

-Pour le froid, je me couvrirais davantage, c'est pas un souci. Si vous voulez, je peux passer ce weekend après ma représentation, je ferais attention à ne pas trop prendre froid, c'est promis. Par contre, je ne pourrais pas rester toute une journée, seulement une après-midi. La maison est immense et ça m'embêterai de vous laisser gérer ça seule, et ça me donnera de quoi m'occuper.

Je lui souriais suite à ma proposition. Si jamais elle ne voulait pas de mon aide, je n'insisterai pas. Sinon, ma proposition tenait encore et je serai ravis d'aller l'aider. La pluie s'était arrêtée, et le fait qu'elle se lève pour vérifier si elle pouvait rentrer était la confirmation qu'elle s'apprêtait à rentrer chez elle. Me levant à mon tour, je l'accompagnais, regrettant presque cet instant trop court. Elle ne pouvait malheureusement pas rester plus longtemps, ce que je comprenais parfaitement. Elle me rendit la tasse, effleurant ma main et provoquant un rictus sur mon visage.

-Merci encore pour tout très cher Ambroise. Je ne serais jamais assez reconnaissante pour tout ce que vous avez fait pour Johey, Samy et moi aujourd'hui. Malheureusement il me faut vous quitter. J'ai promis à mes compagnons que je devais les rejoindre au plus vite. J'ai énormément apprécié votre compagnie. Merci pour cette accueil et cette chaleur réconfortante. Je ne me suis pas sentie aussi apaisée depuis un petit moment. Merci du fond du cœur Ambroise

Nos regards se croisèrent à nouveau. Ses yeux étaient vraiment particuliers, on pouvait presque s'y noyer tant ils étaient profond. On a dû rester presque 5 secondes sans bouger, à se regarder dans le blanc des yeux. Je lui pris sa tasse avant de la déposer sur la table et de lui ouvrir la porte afin qu'elle puisse sortir. Pour finir, elle m'adressa un dernier au revoir, en espérant que l'on se revoit bientôt. Pour ma part, je pense revenir la voir ce weekend pour lui donner un coup de main qui ne serait probablement pas de refus. Souriant, j'annonçais d'une voix calme mais chaleureuse.

-À bientôt! On se reverra très vite je pense.

La voyant courir au loin alors qu la pluie recommençait à tomber me fit sentir coupable de ne pas en avoir un pour elle. Retournant à l'intérieur, je regardais de nouveau vers les animaux en cage, là où on a sauvé le petit lézard, et je vis quelque chose au sol. En me rapprochant, je compris bien vite que c'était un parapluie, son parapluie. Au final, elle en avait bien un, elle pensait juste l'avoir perdu. Quelque part, si elle ne voulait pas que je travaille, je pouvais au moins lui rendre son parapluie, non? Le ramassant, je rentrais dans la loge avec, attendant avec impatience ce weekend où je pourrais le lui rendre.

feat Patience
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