Huna-ea Bluecolbat (Terminée)

rédigé par Huna-Ea Bluecolbat le Sam 17 Nov - 13:06
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"prête moi ta main et je t'offrirai une perle" Huna-Ea  Bluecolbat













Feat: Boa Hancock, One Piece
Âge : 30 ans.
Sexe : Féminin.
Sexualité : Hétérosexuelle.
Race : Orque, ou baleine tueuse.
Rang : Roturière, elle a grandit dans les arènes comme une esclave.
Pays d'Origine : Pays des huîtres
Allégeance : C'est une esclave elle-même alors...
Groupe : Habitante, elle est la femme de main d'Hajime Kurosawa.

La liberté qu'est-ce que c'est ? Alors qu'elle pince les lèvres et qu'elle plonge ses mains dans ses cheveux bruns pour les arranger, Huna-Ea se pose la question. La liberté, c'est quoi ? Est-ce que c'est avoir tous les droits ? Est-ce que c'est crier ? Est-ce que c'est hurler? Est-ce que c'est être roi ? Est-ce que c'est danser ? Est-ce que c'est chanter ? Est-ce que c'est aimer ? Est-ce que c'est murmurer ? C'est quoi être libre ? Qu'est-ce que c'est la définition de la liberté ? Et comment définit-on qu'on l'est ? Est-ce qu'être riche rime avec libre ? Est-ce que Huna-Ea rime avec libre ? Elle fixe le parterre poussiéreux à ses pieds, y trace des lettres, fronce le nez et tousse, plisse les yeux, et se demande fatidiquement, est-ce que je suis libre ?
Et la réponse est toujours la même.

Oui peut-être, non peut-être pas.
Pour Huna-Ea, le mot liberté n'a jamais eu que le sens qu'on veut bien lui donner. Comme toute notion abstraite, comme l'amour ou la confiance, la liberté n'est pas définie, elle n'est pas constante, elle n'est pas déterminée. On peut se sentir libre en sirotant un bon verre de lait ou en lisant un bon livre, on peut se sentir libre lorsqu'on respire, on peut se sentir libre, lorsqu'on réfléchit. On peut se sentir libre lorsqu'on ment. On peut se sentir libre pour un tas de raisons diverses et variées, des raisons qui n'ont jamais la même force, qui ne sont parfois ni logiques, ni explicables. En fait, on peut se sentir libre parce qu'on a envie de l'être.
Et Huna-Ea, elle a toujours voulu être libre.

Alors, elle l'est, tout le temps ,continuellement. Quand elle dort, quand elle mange, quand elle boit, quand elle caresse, quand elle touche, quand elle respire, quand elle vit. Parce que pour Huna-Ea la liberté, ce n'est pas qu'un lieu, ce n'est pas qu'une cage, ce n'est pas qu'un désir ou une envie. Ce n'est pas qu'une obsession. Ce n'est pas qu'un but. Ce n'est pas qu'un mot. C'est tout un art de vivre. Toute une façon de penser, de se penser. Et Huna-Ea, elle se pense libre, alors elle est libre. Terriblement libre. Tristement Libre.

Dans la cage d'à côté, un gémissement résonne. Il est désespéré et petit, aussi faible qu'une brindille que la tempête menace de briser. Huna-Ea l'écoute d'une oreille distraite, ses doigts pâles et fins dessinant sur le sol froid, ses iris pâles et chatoyants obstinément fixés vers le bas, pas parce qu'elle ne veut pas regarder, simplement parce qu'elle n'est pas en mesure d'offrir quoi que ce soit à celui qui gémit, enfermé là. Elle pourrait lui offrir un mensonge. Après tout, on se perd facilement au coin d'une paire de lèvres. On donne toujours vit aux utopies des bouches mielleuses et charnues, d'un goût sucré et d'un beau rose foncé.  On aime ce qu'elles chantent, on aime ce qu'elles disent. Et Huna-Ea, elle possède une telle bouche, agréable et tendre, à mordre d'un coup de dents. Une bouche qui a déjà tissé quelques illusions, une bouche qui sait être aussi froide et douce, coupante comme la lame d'un couteau et capable de se tordre dans une moue avenante, quand la grimace qu'elle cache sous le masque est biscornue, difforme, inquiète, tourmentée.
Mais Huna-Ea n'aime pas être une menteuse, alors elle se tait.

Pourtant, être hypocrite elle l'a déjà été. Elle sait y faire, elle a l'art et la manière. Le visage aussi, la moue et les longs cils, les iris en amandes, les oreilles aux lobes bien dessinées, les hanches qu'on aime toucher, la démarche chaloupée qu'on aime regarder. Elle est attirante et ingénue, comme une succube qui porterait un masque d'ange, comme un chérubin déguisé parmi les diablotins et ça suffit pour convaincre, ça suffit pour mentir ! Et il y en a beaucoup qui aiment se faire tromper ainsi, qu'on leur raconte des histoires, un tas de bobards, des aventures sans queues, ni têtes, des propos qui ne tiennent pas debout. Ca les fait sourire, ça les fait rire. Ca les rend heureux. Ca les rends libre. Parce que oui, mentir aussi peut être une forme de liberté.
Mais ce n'est pas une forme de liberté pour Huna-Ea.
Ce n'est pas le genre de liberté qu'elle désire.
Ce n'est pas ce qu'elle recherche.
Elle ne la donne aux autres que par compassion.
Parce qu'elle aime bien être gentille Huna-Ea, elle essaie, en tout cas.

D'ailleurs-est elle vraiment gentille, Huna-Ea ?
Elle aimerait bien dire que oui. Qui n'aimerait pas dire que oui ? Sauf qu'elle est trop honnête et se trouve plutôt égoïste et pas si généreuse, peut-être même subtilement prétentieuse. Elle donne aux autres, parce qu'elle pense avoir plus et refuse qu'on lui donne, non pas par humilité, juste parce qu'elle estime qu'elle n'a besoin de rien, elle, qu'elle n'est pas dans la demande. Huna-Ea, elle n'aime pas être dépendante. Elle n'aime pas être dans l'attente. Elle se préfère libérer des désirs, des espoirs, de l'attente. Huna-Ea, contrairement aux autres, elle ne couine pas. Elle ne pleure ni le bleu du ciel, ni le blanc des nuages, ni la pluie, ni le vent, ni l'orage, ni le soleil, ni la lune, ni la nuit, ni le crépuscule, ni l'aube, ni hier, ni demain. Huna-Ea, elle est posée, silencieuse, appliquée dans sa tâche et dans ses pensées. Elle est égale, composée, méthodique dans ses gestes alors qu'elle termine d'un trait le toit du château qui vient de prendre vie sous ses doits. Et elle souffle et sourit en coin, discrètement satisfaite de son œuvre. Son visage s'éclaire, sa peau s'illumine, elle brille et scintille légèrement, éclairé par un rayon de soleil que filtre mal la vitre. Parce que s'imaginer l'avenir, plutôt que l'espérer désespérément, ça l'aide à rester forte, ça l'aide à composer avec sa situation.

Ca l'aide à oublier aussi, qu'elle n'est pas si courageuse, qu'elle n'est pas si brave, qu'elle connaît l'angoisse et la peur. Non, pas qu'elle ne sache pas se battre, ou se défendre. De même, elle n'est pas esclave d'un manque d'éducation ou de l'indécision, elle est cultivée, a des principes et des opinions, le problème n'est pas là, il n'est pas ici, il est plus profond. Huna-Ea se mordille la lèvre et fronce les sourcils. Elle chasse l'étrange malaise qui s'installe dans son ventre, quand elle y repense, aux gardes royaux, à sa famille et à sa fureur. Celle qui lui a léché et incendié la peau comme un couteau chauffé à blanc, niellant sa brûlure dans la chair tendre de son derme et se glissant dessous, sournoise et insidieuse comme un serpent, celui du paradis perdu d'Adam.

Huna-Ea, expire. Devant, ses yeux, il lui semble revoir, sentir, la violente chaleur d'une gifle qu'on abat contre sa joue nue et elle se crispe, serre les dents, ferme les yeux. Stop, ça suffit. Elle ne veut pas revivre, ni maintenant, ni jamais, ni toujours. Ses iris se brouillent et elle défait le dessin d'une main  vive et tremblante. Elle se mord l'intérieur de la joue, réfléchit une seconde et marque finalement avec détermination.

-La liberté, c'est décidé que je n'aurai plus jamais peur.




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Quand on regarde Huna-Ea, on se dit qu'elle est de ce que les dieux ont fait de mieux. Ses cheveux sont d’ébènes, sa carnation de neige, avec son corps fin, on ne se doute pas qu'elle peut engloutir plus de 30 kilos de bonbons par jour, ni même qu'elle est extrêment lourde sous ses apparences frêles, merci à son hybridité de baleine. Elle a une bouche qui demande à se faire embrasser, des doigts de fées et une jeunesse qui semble éternelle. Elle est subjuguante et charismatique. C'est une intrigante qu'on suit facilement des yeux.

Ainsi, tout en courbes et en grâce, séduisante et fragile, éthérée de par sa beauté, sans voir ses nombreuses cicatrices on ne se douterait pas qu'elle a souffert, on ne se douterait pas qu'elle a tué. Pourtant Huna-Ea est de ceux qui ont connu l'angoisse et la peur. Elle sait la sensation qu'on éprouve à se faire trancher la chair du cœur, le goût qu'a le sang et comment est son contact, poisseux. C'est normal, elle a baigné ses mains dedans.

Cela vous étonne-t-il ? Il ne faut pas, car Huna-Ea a noyé son âme dans la rancoeur et la haine. Ne vous fiez pas à cette coque de verre et de glace, ce visage de porcelaine, car Huna-Ea est ambitieuse et vengeresse. Elle est entière, violente, brûlante, pleine d'une énergie telle qu'elle menace sans cesse de faire craquer ses masques. Et d'ailleurs le feu la consume bien souvent, elle n'est pas femme de patience.

N'allait cependant pas croire que Huna-Ea n'est que vice et impureté. D'honneur et de fierté, Huna-Ea est avant tout une personne d'actes et de paroles. Elle ne promet pas ce qu'elle ne peut accomplir et ne ment que par nécessité. Dame d'écoute et de respect, il existe une profonde sensibilité sous sa carapace. Celle-là même qui l'attire au temple pour prier, mais aussi expier ses péchés.

Car Huna-Ea sait qu'elle a nombre de torts et de retors, elle n'est pas parfaite. Elle ne cherche pas à l'être. Elle s'assume comme telle dans une moindre mesure, bien que terriblement sur la réserve. Ce n'est pas de sa bouche que vous entendrez un « je t'aime » ou une « excuse », elle est bien trop orgueilleuse pour ça, obstinée et têtue.  En effet, Huna-Ea peut s'enfoncer dans ses idées avec une virulence incroyable et un courage à la hauteur de ses désirs. C'est une jeune fille déterminée et cela se voit au travers de son regard, dans ses yeux, iris morts et mornes qui ne semblent connaître que l'hiver. Les plus observants y verront discrètement danser les flammes de la rage et de la passion.

Huna-Ea est une enfant de la nuit. Sombre, cachotière, mais accueillante pour ceux qui savent la prendre. Inquiétante, mais pas diabolique, elle ne fait des misères qu'à ceux qui l'ont blessé. Ce n'est pas un ange, mais pas une croqueuse, elle n'ira pas vous dévorer si vous ne l'y forcez pas. Soyez cependant prévenu que sa rancune est tenace. Elle ne pardonne pas à ceux qui l'utilisent et n'oublie jamais le mal qu'on lui a fait.
Perle

Par la bouche, Huna-ea est capable de produire des perles de nacres. Elles sont belles et pâles, d'une beauté incroyable et d'une valeur inestimable tant elles sont rares. Toutes les huîtres perlières de sa famille ont été massacrées et exploitées jusqu'à épuisement par des rois avides. Désormais, Huna-Ea est la dernière à avoir reçu ce merveilleux don. Elle ne peut produire qu'une perle par mois. Outre le fait qu'elle vaut extrêmement chère et qu'elle est magnifique, la perle n'a aucune qualité particulière.

-Huna-Ea est née en hiver, de l'union entre une huître perlière, l'une des dernières, et un bel homme du nom de Casimir Bluecolbat. Déjà, à l'époque, Huna-Ea était condamnée à devenir une esclave. Casimir était un homme peu scrupuleux et la mère de Huna-Ea, une petite ouvrière qui n'avait pas hérité du don de ses ancêtres. Décriée pour son inutilité, elle était chargée des tâches ingrates et des ménages.

-Huna-Ea a manifesté son pouvoir, lorsqu'elle a eu dix ans, et ce fut le début de la fin pour elle. Immédiatement vendue pour sa rareté au prix fort, Huna-Ea est passée aux mains de nombreux nobles avides de s'enrichir, mais elle a toujours refusé de produire une perle, peu importe les menaces et les violences physiques qu'elle a du subir. Ses acheteurs furieux, ont toujours su compenser en la revendant au plus offrant. Mais les nombreuses cicatrices qui ont clairsemé sa peau l'ont par la suite desservi, sans parler de son refus de coopérer. Très vite, Huna-Ea est devenue de la chair à pâtée pour les arènes.

-C'est dans le pays des dauphins, qu'Huna-Ea après quelques nombreuses années d'asservissement, a trouvé un peu d'espoir. Faible, mais acharnée, Huna-Ea a toujours refusé de se laisser mourir, peu importe les sévices subits. Cette rage de vaincre, lui a permis de continuer à vivre suffisamment longtemps pour trouver un maître plus clément. Lorsque le cadet de la famille royale des Kurosawa, arrive, un soir, pour examiner les esclaves, Huna-Ea est surprise. On ne peut pas dire que leur rencontre soit amicale. Et à vrai dire, à la mine dégoûtée qu'il afficha lorsqu'il l'aperçut une première fois, il n'avait rien d'un futur maître aimable. Mais il était riche et semblait-il profondément désintéressé par l'idée de toucher le corps d'une femme ou d'obtenir plus d'argent. C'était déjà beaucoup pour Huna-Ea, qui avait été maltraité nuit et jour dans l'espoir qu'elle accepte d'offrir à ses maîtres, une perle, si unique et si rare....

-Hajime Kurosawa ramène Huna-Ea à Monokuro, où il la fait loger en ville, dans une pièce qui ne vaut presque rien. Officiellement, elle est une cousine, rien de plus proche, pour ne pas éveiller les soupçons. Hajime est désagréable et froid, mais il n'est pas violent. En fait, ici, tout le monde la traite de façon humaine et cela la choquerait presque. Elle sait toutefois, que son nouveau "maître", Hajime, a pour son égard quelques projets mystérieux, et elle n'est pas sûre de vouloir les connaître. Ne parviendra-t-elle donc jamais à s'en sortir ?


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