Course-Poursuite (Flashback, PV Sicarius)

rédigé par Nobara Ogali le Sam 17 Nov - 7:30
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Course-Poursuite
Ft Sicarius

Ce soir était celui d'une de ses représentations qui laissait Nobara la bouche fermée dans une ligne contrariée et le palais palpitant d'amertume. Par caractère et par disposition, Nobara avait toujours été très fière de ses talents d'actrice, mais depuis quelques temps les critiques la jugeaient passer de mode et rien de ce qu'elle n'avait à offrir ne semblait satisfaire la presse et ses requins. Tout, avaient-ils affirmé, dans le dernier numéro de la gazette de Monokuro, était à revoir. Un pique qui avait su se loger dans la chair tendre qui était celle de sa matrice. L'hippocampe sous ses airs de grande dame était après tout d'une susceptibilité à la mesure de son orgueil et c'est bien pour ça que la gorge nouée par la rage, Nobara se trouvait incapable de vraiment accepter qu'il en soit fini de sa carrière.

Mais quoi de plus normal quand elle avait tout donné pour ce métier ? Sa vie, sa famille et ses proches, ses études et son temps, il n'y avait strictement rien que Nobara n'avait pas vendu pour le seul plaisir d'effleurer du bout des doigts ce grand rideau rouge qui occupait la magnifique scène  qui était la sienne. Et on pouvait la critiquer ou lui rire au nez, dire de son jeu qu'il était démodé et creux, mais jamais, non jamais on arriverait à la faire descendre de cette estrade sur laquelle elle s'était hissée, année après année, dans la passion et la rage. Raccrocher les gants ? Nobara n'en était pas capable et même si le feu était mort dans le coeur de son public, elle saurait rallumer les étoiles dans leurs yeux. Ne pas essayer avec autant de hargne signifierait gâcher tous les efforts accomplis jusqu'ici.

Dans un petit reniflement qui se veut être dû au froid, mais qui est en réalité celui d'un sanglot mal ravalé, Nobara monte son écharpe contre son nez. Son maquillage n'a pas été encore enlevé et le coin de ses paupières colorés de mauve et d'argent lui piquent, alors elle presse le pas, les mains enfoncées dans les poches de son long manteau noire. Etre artiste, même au sommet de sa gloire, n'a jamais rapporté beaucoup d'argent à l'hippocampe qui vit dans un des quartiers les plus pauvres et les plus mal famés du village. En l'occurence, le quartier qui appartient au maire. Les autorités font de leur mieux pour y venir de temps en temps, mais la milice a ses limites et il est parfois triste de constater qu'une petite ville aussi chaleureuse et pacifiste que Monokuro a ses noirs dessous.

En l'occurence, les petits gangs qui sévissent à la nuit tombée et sillonnent les rues à la recherche de quelques victimes ne sont jamais assez loin au goût de Nobara qui évite soigneusement de passer par les grandes rues. Aujourd'hui, toutefois, des travaux ont empêché l'hybride de prendre sa déviation habituelle, et c'est donc avec inquiétude que l'actrice tente de rejoindre son immeuble. L'oreille tendue, la jeune femme distingue des rires qui approchent depuis une rue adjacente et se stoppent brusquement. La chance, semblerait-il, a vraiment déserté Nobara ce soir. Ne regarde pas en arrière.


-Hey Mademoiselle ! Mademoiselle !

Mais Nobara a beau se répéter qu'il ne faut pas céder à la panique et que les hommes qui la suivent désormais à un bon rythme ne sont pas là pour elle, l'angoisse lui sert les tripes et les poumons en feu, elle se retrouve bientôt à courir. L'air froid brûle ses bronches, son écharpe et son manteau ralentissent sa course et derrière, les rires amusés de ses poursuivants la pétrifient de terreur. Une main sur les côtes pour diminuer la douleur d'un point de côté, Nobara coupe par la première venelle qu'elle aperçoit et va se cacher derrière une poubelle. Les paupières closes, ses mains montent à ses oreilles et elle prie. Nobara prie pour qu'un ange lui vienne en aide.

© PRIDE SUR EPICODE
rédigé par Sicarius Symphonia le Sam 17 Nov - 15:32
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Une demoiselle en détresse qui devient votre princesse



Encore une journée du tonnerre pour les affaires. La boutique voit sa clientèle se diversifiée et le chiffre d'affaire dépasse largement mes attentes. Une part du commerce est bien entendu gérer par le trio mafieux de la ville. Nous avons tout les trois : Celo, Ryoma et moi même, collaboré dans le plus grand des secrets pour développer notre secteur d'activité principal. Nous n'avons pas à nous plaindre, le marché est florissant et nous pouvons avoir une profession autre qui couvre nos arrières. Cela m'a permis en tout cas de pouvoir me loger dans un bel appart neuf et moderne dans les bons quartier du centre ville de Monokuro.

Tout va très bien dans ma vie et cela faisait une éternité que la balance n'avait pas penchée de mon coté. Pas le moindre problème qui vient pointer le bout de son nez dans mon quotidien si posé et tranquille. Tellement tranquille que j'en deviens pacha. Certes je continue mes hobbies tel que la chasse à la donzelle et les combats de rues organisés, mais il m'arrive parfois d'avoir des loisirs plus commun, tel le bon citoyen que je suis. Il m'arrive de temps à autre d'aller boire un verre de whisky glace dans les bars ou d'apprécier aller au théâtre. Se marrer et juger les prestations de ses imbéciles d'acteurs m'amuse et me languis de plaisir sadique. C'est en les regardant que je pense que certains auraient besoin de mes conseils pour briller et sortir du lot. Ils me font pitié mais j'adore ça. Le talent c'est inné. On l'a ou on l'a pas. Je fais parti de cette catégorie qui utilise son talent d'acteur pour parvenir à ses fins, et obtenir ce qu'il désire. Mais je possède largement les compétences pour être un star du petit écran ou des planches.

Mais parmi cette pitoyable troupe, une personne sort en quelque sorte du lot. Ce n'est pas que son jeu d'interprétation soit excellent, mais elle me replonge dans la nostalgie des bons vieux temps où enfant pour moi savoir jouer signifiait caché sa véritable nature aux yeux du monde entier. Puis il faut avouer que cette silhouette fine, cette chevelure verte et cette gracieuse aura envoûtante a le don de faire de moi un autre homme. C'est qu'elle est vraiment à mon goût cette actrice. Elle est si chétive, si irrésistiblement faible, qu'il en est aisé et tentant de la conquérir. C'est pour cela qu'il ne faut pas s'étonner de ma plus grande fréquence lors de ces apparitions. Plus je l'observe, plus je la devine et plus elle sera à moi le temps d'une nuit. Je ne voudrais pas la retenir et faire vrombir de malheur d'autres cœurs en pleurs, qui ne demande qu'à être dorlotés de plaisir par mes soins. Si je me case définitivement avec une femme, j'en laisserai plus d'une malheureuse. Je suis si généreux de me partager pour vous ô belles créatures du mal et de la tentation.  

Assis parmi la foule au milieu de la salle, les bras croisés à n'observer que cette délicieuse sirène, je m'impatiente à pouvoir enfin la prendre à part et que nos deux corps s'unissent le temps d'un soir. Son maquillage si éclatant ce soir me donne encore plus envie de lui lécher le visage, tandis que sa tête tirée en arrière par le poids de mon emprise sur sa longue chevelure, dévoile une nuque immaculée et blanche ne demandant qu'à être mordu par les délicieuses canines d'un vrai mâle, c'est à dire MOI. Cette sensation de ne désirer plus qu'elle est malencontreusement interrompue par le vibreur de mon téléphone rangé dans ma poche de veste noire. J'espère qu'ils ont une bonne raison de me déranger ces larbins, sinon ils auront affaire à mon karma diabolique. Me levant de ma place, dérangeant les spectateurs, je m'éclipse à l'extérieur sans m'excuser de ma gêne pour répondre à mon appel.  

Incapables. Ne ne sont que de gros et abrutis boulets. Qu'est ce qui m'a pris de croire une seule milliseconde que la mission que je leur ai confiée de choper un petit gang du coin pour me rendre mon fric allait se passer comme sur des roulettes. On est mieux servi que par soi même. J'vous jure. Ils vont le payer très cher. Ma nuit est gâchée par des incompétents. Rangeant en colère, marmonnant dans ma barbe c'est dépité que je m'en vais retrouver ces petits filous qui me doivent des sous. Mon salaire. Ils vont voir de quel bois je me chauffe, et je suis chaud bouillant. Rembourser !!! Je demande à être rembourser !!!!  Qu'on me rende ma soirée bordel à cul !!!!!

...

C'est qu'ils courent vite ces petits conn... Mais ne jamais sous estimé un homme d'affaire énervé par la tournure des événement, surtout quand c'est un membre important de la mafia. C'est mal connaître son adversaire que de s'engouffrer dans de si petites ruelles. Je contourne les voies de déviations pour attendre de pied ferme ces vauriens .... En voilà déjà à terre. En récupérant tout l'argent sur eux, je les laisse à terre tandis que dans ce froid obscur, la légère lueur des flammes du briquet allume cette cigarette tout bonnement méritée. Marchant la clope au bec en comptant le nombres de billet ramassés, c'est tout près que j'entends d'autre fils de pu.. poursuivre une dame. Avec un peu de chance si je m'en débarrasse, la demoiselle en détresse sera tout à moi. Je n'aurais pas perdu mon temps pour rien. Rattrapant les filous dans le guet apens dans lequel ils se sont fourrés tout seul, je fume une dernière vapeur de nicotine avant de l'écraser sous mon pied et de m'adresser à eux.

- " Hey les glandus !!! On vous a jamais dit que c'était mal d'effrayer les dames ? "

Riant diaboliquement et sadiquement à cette provocation à leur égard, c'est en deux trois mouvements que les lascars n'ont pas fait long feux. C'est si pathétique ces vulnérables insectes. Et ça se dit être un caïd. Posant le pied sur l'abdomen d'un des bandits, j'appuie bien sur son ventre pour y imposer tout mon poids. Me penchant en avant pour avoir en face à face ma victime allongée au sol, je la menace d'abord du regard en rallumant une autre cigarette. Soufflant toute la fumée au visage je me mets à rire de la situation.

- '' Si vous voulez toi et ta bande de petits copains ne pas mourir ici et maintenant, je vous conseille vivement de déguerpir sur le champ. Me suis je bien fait comprendre ? "

Un simple hochement de tête du peureux les a suffit à les faire déguerpir à toute jambes. C'est qu'ils ne sont pas courageux les jeunes de nos jours. Ce sont de mauvaises graines, mais ils n'ont pas le courage d'un lion majestueux. C'est si décevant. Ou vais je bien trouver de la bonne racaille pour mon gang ? C'est que je ne peux pas me dédoubler. M'appuyant contre le mur en terminant ma cigarette, c'est uniquement à cet instant précis que je constate que nous n'étions pas les seuls dans cette ruelle. Apeurée et recroquevillée sur elle même, la proie de ces petites crevures reste dissimulée dans sa cachette. Mais ce qui m'étonne le plus, c'est que le tant objet convoité depuis quelques mois déjà est cette fameuse proie. C'est décidément mon jour de chance. Finissant et jettant ma cigarette au loin, je pousse mon dos du mur sur lequel j'étais appuyé pour m'approcher de la sirène tremblante comme une feuille morte.

- " Est ce que tout va bien ma belle ? Tu es hors de danger. Ils sont partis. Et vu la raclée qu'ils ont pris, ils ne reviendront pas de si tôt "

Lui tendant ma main pour qu'elle la saisisse, que je lui adresse un sourire rassurant tout en gardant cette grande virilité qui me caractérise tant. Derrière ce sourire angélique en réalité se cache le plus sadique des rires, triomphant de son exploit pour obtenir la belle dans ses draps.




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