Miss Picsou de retour ! (Terminée)

rédigé par Hotaru Imaï le Jeu 1 Nov - 8:32
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"La vie est une machine complexe qu'il me faut déchiffrer" Hotaru Imaï













Feat: Sailor Saturn / Hotaru Tomoe, Sailor Moon
Nom : Imaï, comme son oncle, le vieux clochard qui sert de directeur à l'académie.
Prénom : Hotaru, qui signifie luciole. Un prénom bien doux pour une petite fille au caractère de bonhomme de neige.
Âge : 15 ans, elle est encore très jeune.
Sexe : Féminin, et vu la délicatesse de ses traits, il est dur de s'y tromper.
Sexualité : Assexuelle, elle ne semble pas intéressée par le sujet. Quoi-que...
Race :  Hybride de Manchot Adélie.
Rang : Noblesse.
Pays d'Origine : Pays des Manchots.
Allégeance : Pour, parce qu'elle aimerait bien avoir plus de main-d'oeuvre, mais elle ne trouverait aucun intérêt à les manger.
Groupe : Classe 4, en dépit de ses bons résultats.
Occupation : Petite élève de cinquième année.
Résidence : Aucune, elle vit chez Kakahi.

Si Hotaru n'avait pas eu ses nombreux problèmes de personnalité, elle aurait pu aisément être en classe 1. Intelligente et raffinée, héritière d'une grande fortune et inventrice de premier ordre, forte de son petit-mètre cinquante, il y a peu de choses qu'Hotaru Imaï n'est pas capable de réaliser et pour cause, c'est un petit génie. Première de l'école en mathématique et en science de la mécanique, récompensée par trois fois dans divers prix de la chimie à Hybridland, l'héritière de l'empire financier Imaï, a, à plusieurs reprises, prouvé qu'elle était en avance sur son temps. Toutefois, si Hotaru est la coqueluche des magazines et revues du petit scientifique ou autres geek de la physique, son caractère particulier a eu tôt fait de déstabiliser les foules.  

Pour commencer, Hotaru est extrêmement radine. C'est une vraie Picsou qui ne supporte pas de gaspiller un seul centime, elle calcule ses dépenses avec soins et tient ses comptes d'une main de fer. D'ailleurs, elle est extrêmement rancunière et n'hésite jamais à dépouiller ceux qui ont osé la contrarier. Le malheur veut -pour ces pauvres gens-là- qu'Hotaru possède à sa botte une foulée d'avocats et qu'elle soit une petite-fille pourrie gâtée. Elle a déjà fait couler des adultes bien plus âgés et bien plus haut socialement en les couvrant de dettes d'un seul claquement de doigts. Et Hotaru est une hargneuse, elle ne revient jamais sur sa parole. En ce sens, on peut affirmer d'elle, qu'elle fait preuve d'une volonté implacable. Elle est têtue, de mauvaise foi et butée, butée, butée comme une mule !

C'est pourquoi rechercher la conversation avec Hotaru n'est guère intéressant. De toute façon, la jeune fille est extrêmement silencieuse. En fait, elle ne parle pas et son visage n'affiche jamais aucune émotion. Elle est stoïque, terriblement stoïque, presque autant qu'un robot ou une statue de fer. On peut deviner à sa tempe une veine qui bat, parfois, avec agacement, mais jamais l'esquisse d'un coin de lèvres qui remonte. C'est bien simple, sourire, pour Hotaru, relève du miracle ! Elle en est tout bonnement incapable. Elle a bien essayé de s'y entraîner, une ou deux fois devant son miroir, jusqu'à ce que celui-ci se brise d'horreur face à son effrayante grimace et qu'elle abandonne tout espoir d'y parvenir. Ainsi, Hotaru a beau être très mignonne et fine, comme une poupée de porcelaine, elle est aussi polairement distante, tant et si bien qu'on l'a nommé moqueusement, Chucky Face.

Hotaru ne le prend pas mal, en même temps, elle est trop excentrique pour son propre bien et les quolibets, elle en a l'habitude. Comme la majeure partie des enfants en avance sur leur âge, Hotaru a des petits tics et des manies. La jeune fille est donc particulièrement méticuleuse, elle boit son thé anglais à des heures très précises, ne porte que des habits en soie ou en laine de mouton, cousus à la main, a dans son sac un adorable nounours nommé “Roger” à qui elle sert des cookies au goûter et surtout, tous ses repas du lundi matin au dimanche soir sont notés et préparés à l'avance, quant à ses livres, ils sont évidemment rangés par ordre alphabétique de A à Z. Mais s'il n'y avait que ça, on se serait contenté de la traiter de maniaque et on l'aurait accueilli à bras ouverts en classe 1 !

Exigeante, despotique, Hotaru a un humour noir qui lui est très propre et se plaît à faire tourner en bourrique ses professeurs. De plus, Hotaru veut vivre des aventures et il lui arrive régulièrement de sécher les cours et les contrôles pour aller enquêter sur un papillon bleu ou rose, qui aura attiré son attention volage et éphémère. Autant le dire, tout de suite, Hotaru est une originale, ou plutôt, elle est bizarre, vraiment très bizarre. Sa façon de s'exprimer est unique et d'ailleurs, elle a un côté sadique, puisqu'elle aime bien torturer les gens qu'elle apprécie. Ainsi, Hotaru insulte régulièrement les gens qu'elle aime sincèrement alors qu'elle se contente d'ignorer royalement ceux qu'elle déteste.

Enfin, l'appétit d'Hotaru est d'une voracité impressionnante. Il n'a aucune limite et elle passe son temps à manger du matin au soir. Elle peut s'empiffrer de gâteaux à longueur de journée sans prendre un kilo et elle a plusieurs fois dévalisé les réserves de nourriture de la cantine. Elle a toujours un snack sur elle, mais nous vous déconseillons de tenter de lui piquer, car elle vous le taxera au quadruple de son prix basique. Après tout, Hotaru, elle aime les profits et ce n'est pas pour rien qu'elle est la nièce du directeur. Toutefois, si Hotaru est définitivement une adolescente spéciale, c'est aussi une enfant touchante qui cache bien plus de sensibilité et de vulnérabilité qu'on ne pourrait l'imaginer sous son masque de glace et d'avarice.

Hotaru est une naine qui ne dépasse pas le mètre cinquante, elle est vraiment toute petite avec de beaux yeux qui évoluent entre le houleux bleu de la mer et le mauve foncé. Avec ses cheveux bruns et courts qui rappelle le pelage des Manchots, elle est plutôt adorable, la carnation neigeuse, les lèvres bien roses, comme une poupée de porcelaine. C'est une blanche-neige miniature, les traits aussi délicats et fins, toute mince et même presque maigre, sur ses jambes et ses cuisses qui ne font pas très solides.

Toujours vêtue de manière chic avec des vêtements de pur cachemire, de soie, ou de laine, Hotaru aime le luxe et d'ailleurs, elle ne mange que des mets raffinés. Elle a notamment un goût prononcé pour les fruits de mer, les crustacés ou les œufs de poissons. La viande n'a pas grand intérêt à ses papilles et elle déteste tout ce qui est huileux et gras. C'est bien simple, Hotaru n'a jamais mangé un bon hamburger de sa vie ! Heureusement pour elle, Hotaru est coquette, et même si elle mange beaucoup de hareng, elle ne sent pas le poisson frais. En fait, elle a plutôt une douce odeur d'ambre et de vanille, un parfum un peu épicé et sucré qui taquine toujours agréablement les narines.

Contrairement, à ce que pourrait laisser suggérer son teint pâle et son attitude glaciale, Hotaru a le corps toujours chaud, et conserve bien la graisse, c'est une évolution génétique naturelle, qui lui vient de ses origines de Manchot. Elle est, en effet, naturellement capable d'isoler la chaleur pour préserver son corps du froid. Hotaru est donc une vraie bouillotte, et se tenir à côté d'elle, en hiver, est très agréable. Si Hotaru est une fille qui aime bien ce qui est luxueux, elle n'est pas trop fanfreluche et bijoux. Elle préfère ce qui est simple et classique, les couleurs comme le blanc, le noir ou le violet. Aussi, elle ne porte ni bracelets, ni colliers, mais a une profonde affection pour les broches et les boucles d'oreilles faites en perles.
Invention : Grâce à son pouvoir, Hotaru est capable de fabriquer divers objets loufoques. Pour cela, il lui suffit d'avoir les pièces et le matériel requis, qu'elle est alors capable d'assembler par la pensée et la magie. Ce don est très particulier, dans le sens où il défie les lois de la physique normale. Ainsi, si les objets qu'Hotaru crée sont d'un mécanisme très fin, ils n'obéissent à aucun principe scientifique et sont donc impossible à réparer sans Hotaru une fois cassés. Si ces objets sont tangibles, ils ne fonctionnent que grâce à la magie et à l'argent. C'est-à-dire qu'il faut les payer pour qu'ils veuillent bien fonctionner, ce qui n'est pas très utile, ni pratique, il faut bien l'avouer. La plupart du temps, Hotaru aime créer des objets et des robots qui vont faire ces corvées à sa place, elle trouve cela plus enrichissant. Ces créations ne sont donc jamais tournées vers le combat et de toute façon, elle n'est pas capable de créer spontanément. En effet, Hotaru ne peut créer des objets qu'en y mettant beaucoup d'énergie et plusieurs heures, voir plusieurs jours ou plusieurs semaines. Elle est donc incapable de créer un objet sur l'instant, de plus, ce don est très éreintant physiquement et Hotaru est souvent sujette à des pertes de connaissance ou des visites à l'hôpital en raison de son cœur déjà fragile et de ses soucis cardiaques.

Les larmes éclairent et font briller le visage de la jeune Hotaru, alors qu'elle avance, pas après pas, entre les silencieux arbres de la forêt du pays des chiens. Le cœur au bord des lèvres, et les bras lourds, Hotaru trébuche. Elle s'écroule, s'écorche la peau et les genoux, mais reste muette. Même si les ronces tirent sur ses habits, même si à chaque minute qui passe, une nouvelle goutte de fièvre et de sueur tache sa peau d'albâtre, même si ses joues sont pleines de terre, même si devant ses grands yeux violets le sang continue de couler, et même si son corps menace de la trahir à tout instant, Hotaru poursuit sa route, tremblante et épuisée, avec l'impression de mourir chaque fois qu'une brise d'air caresse ses côtes et son dos brûlé par le souffle d'un puissant phoenix. Enfin, elle aperçoit la sortie des bois et la première tour d'un château, mais aucun sourire n'éclaire l'expression solennelle de son visage, parce qu'elle ne connaît pas cet endroit. Hotaru baisse les yeux. Où est elle ? D'où vient-elle ? Qui est-elle ? Autant de questions qui planent dans son esprit d'enfant traumatisé alors qu'elle rampe mollement jusqu'à la porte de l'imposante bâtisse et s'allonge, à demi-morte sur l'asphalte.

-Qui suis-je ?

….

Il y a 500 ans...

Ce monde était lumineux, un paradis blanc que décoraient un millier d'icebergs de bleus et d'argents, à la glace aussi solide que le roc. En cet endroit paisible, le ciel ne connaissait jamais de nuages trop gris. La terre n'était point sèche, mais gelée, toujours fraîche et douce sous les pieds. Les poissons y étaient juteux et la flore, plus fertile qu'on aurait pu le croire. Chaque jour berçait les oreilles des hommes manchots dans le rire des enfants et les jeux de chasses aux poissons. Quand les Harunos traversaient cette étendue désertique, le bourdonnement incessant de leurs voix devenait le pool battant des glaciers. Fubuki, comme son père avant lui aimait à bercer les siens dans l'idéalisme que leur joie était l'essence de la vie en ces lieux. En ce paradis où un sourire était le plus inestimable des trésors, le bonheur n'avait pas d'égal. L'existence de la petite famille de nomades se résumait à traverser des contrées à la recherche de nouveaux poissons, à chaque année son point d'eau et ses rencontres. En personnages pacifistes, c'était avec naturel que les hybrides s'installaient. Les autres peuples, rares en ces terres hostiles, loin de les rejeter étaient enclins à apprécier leur présence. La paix, ici-bas, n'avait pas de prix. Fubuki tenait à la préserver. Elle et aussi...

-Hotaru ! 

À son cri, se joint une tornade. Hotaru atterri dans les bras de son père comme un martin-pêcheur se jette sur le poisson en mer. 

-Je t'ai déjà dit d'être prudente quand tu glisses ! Tu pourrais te blesser. -Gronda-t'-il, une main déjà enfouie dans les mèches brunes.-

L'expression coquine qu'elle lui rendit fit fondre son cœur. Sa bouche rose et ses cils longs donnaient à son visage des allures de poupée. Elle était trop adorable pour son propre bien et il n'était pas doué pour gronder son unique enfant. Hotaru avait beaucoup hérité de sa mère. Son caractère était aussi jovial et ses traits taillés dans la même porcelaine fragile. En revanche, de lui, elle n'avait que les grands yeux violets. Ceux-ci resplendissaient autant que le soleil et leur éclat chaleureux réchauffait son corps même durant les plus rudes nuits d'hiver. Parce que les cieux s'étaient montrés assez égoïstes pour arracher à leurs bras, Aurora, de façon si hâtive, il se faisait un devoir d'élever correctement sa fille nonobstant l'absence de sa femme. D'un geste protecteur, les mains de Fubuki vinrent trouver les hanches de sa princesse. Son mouvement et le vent matinal qui passait soulevèrent brièvement la chevelure de nacre à qui il devait son prénom. Les plus fins cheveux effleurèrent Hotaru de leurs pointes, dans un passage léger, pareille à une plume lorsqu'elle tombe du dos d'un oiseau et caresse une joue non-avertie. Elle fronça le nez, puis s'en saisit dans un émerveillement rare, le genre d'étonnement enfantin qui quitte les adultes avec la maturité.

-On est bientôt arrivé au point d'eau ? -demanda-t-elle d'une voix exigeante tandis qu'il la calait contre son torse.-

Elle n'était pas plus lourde que trois pommes et pas plus haute, un vrai bébé. Et pourtant, s'il osait lui en faire la remarque, Hotaru s'écrierait scandalisée qu'elle avait déjà 5 ans. Sa main retourna ébouriffer les cheveux soyeux. 

-Tu vois, la montagne qui se dresse devant nous ? -désigna-t-il d'un ton enjoué.-

-La grande blanche ?

-Oui. Lorsque le soleil passera derrière ses pics pour se coucher et laisser veiller sur nous la lune, on sera arrivé.

-C'est encore loin...-Hotaru soupira.- Bon... Je dois me remettre en route alors ! 

Les prunelles sages de Fubuki acquiescèrent, en silence. Son regard la suivit tandis qu'il la relâchait sur la neige. A la contempler s'éloigner, la nostalgie le gagna. Le temps était un flot inarrêtable. 

---

Comme il lui avait promis, la nuit venue, les Harunos étaient aux abords du lac saphir. Un endroit où ils aimaient venir se reposer régulièrement. Il ne restait jamais plus de trois ans sans passer par ce site enchanteur qu'abritait le bas de la montagne blanche. La lune était toujours haute en ce point d'eau. Ses rayons se reflétaient si parfaitement dans la surface miroitante, qu'ils donnaient l'illusion de se trouver à l'envers d'un autre monde. À la clarté de sa lumière, se joignait la ronde d'une centaine de lucioles. Et parce que sans elle, l'harmonie n'aurait pas été présente, une bise chaude plissait les bambous dans une mélodie sourde. Fubuki aurait pu rester des nuits entières à contempler ce spectacle, si rare en ce pays si froid. De plus, Hotaru était née ici, elle devait à ce lieu son prénom.  Dans un mutisme ému, il fit signe aux autres d'installer le campement. Les bagages furent posés au sol et on commença à installer et dresser les peaux et les tentes pour permettre aux enfants de se coucher. La plupart des jeunes tels que Hotaru dormaient déjà dans un filet fait de branches de sapins que portaient à bout de bras les femmes de la troupe. Au rythme de leurs pas, le lit improvisé devenait une balançoire agitait de doux ressacs et accessoirement une berceuse.

Aisha, la plus âgée de la famille et belle-soeur du sixième frère de Fubuki s'arrêta la première. Son corps musclé était aussi tanné que la peau de leurs ancêtres. Elle représentait une espèce rare et forte au sein de leur groupe, une Manchot Empereur. Le bleu profond de ses iris n'avait d'égal que le plus noir des soirs. C'était une guide avisée et une femme prudente, ainsi qu'une mère aimante et protectrice. Ils venaient à peine d'arrivée, qu'elle ordonna à Ren et Rion, -les jumeaux du petit clan- de partir en éclaireur. Aisha était toujours sur ses gardes. Bien que rien ne soit vraiment hostile à leur égard, il y avait le risque qu'une bête sauvage s'attaque à eux, s'ils venaient à la déranger. Les Harunos n'aimaient pas les combats vains et il aurait été regrettable que leur imprudence fasse un animal blessé. Fubuki doutait néanmoins que quoi que ce soit ne ressorte de cette exploration. Les éclaireurs rentraient toujours bred...

-FUBUKI SAN !

Ou du moins l'avait-il cru. Le hurlement de détresse sonna à ses oreilles comme un gong et la précipitation de Rion à revenir le fit frémir. Fubuki ordonna à Lionel, -le meilleur combattant de la troupe- de l'accompagner pendant que les plus vieux se réunissaient en cercle autour de leur progéniture. En cas de problème, la sécurité des enfants était le principal. Guidé par un Rion pâle, Fubuki atteint bientôt l'autre versant du lac. Une forte odeur métallique envahissait l'air tandis que l'escouade retrouvait Ren, agenouillé auprès d'une masse informe. Un frisson parcourut le dos de Fubuki. Au creux de la verdure rougie par le sang, gisait un homme à peine vivant. Sa bouche était ouverte et ses yeux révulsés. Son corps semblait brisé et des entailles stagnaient une peau plus brune de saleté que blanche. Les estafilades qui entamaient la chair enflée étaient sans doute infectées. La senteur en était si désagréable que la bile avait pris en étau sa gorge, il en aurait vomi. Fubuki s'agenouilla et constata avec un certain soulagement qu'en dépit de son état, le pool de l'inconnu battait encore, faiblement.

-Vite, faites venir Aisha !!! On a besoin de son pouvoir de guérison. -s'étrangla Fubuki, il n'arrivait pas à croire que ses éclaireurs ne lui ait pas dit directement de ramener la plantureuse brune.-

-Mais Fubuki-san... Ses ailes de feu, c'est un... Un ph...-chuchota-Rion avec crainte.-

-Peu importe, depuis quand un Haruno laisse pour morte une créature sous le prétexte d'une crainte infondée ? -coupa-t'il- sévèrement.- Faites-venir Aisha sur le champs. 

Son oeil expert jaugea l'individu longuement. Une pointe d'angoisse lui retourna tout de même les tripes. Si un phoenix, était ici, cela signifiait peut-être que... Automatiquement, son visage se tourna en direction du campement, où dormait à poings fermés, Hotaru.

Par le ciel... -supplia-t-il-silencieusement- Faites que ce ne soit pas eux.

---

Hotaru était curieuse et Fubuki méfiant. Hidden, était un jeune gentil, mais évasif. Il se remettait plutôt bien de ses blessures. De l'état dans lequel il était, il y a une semaine, ne restait que quelques vagues cicatrices et une certaine faiblesse corporelle. Le garçon parlait une langue peu commune, mais ce n'était pas ce qui avait interpellé en premier lieu Fubuki. Parce qu'il était respectueux de la vie, il ne s'était pas vu abandonner l'étranger à son sort, néanmoins une certaine appréhension l'habitait et il n'avait qu'une hâte, voir le phoenix s'en aller. D'un autre côté, il avait beau être sage, il ne se croyait pas en droit de juger un inconnu en raison d'une expérience personnelle désagréable. Fubuki tentait donc de reléguer dans un coin de sa tête, ses inquiétudes. Sa nature méfiante n'avait pas lieu d'être dans ce monde de paix. Dans un soupir censé lui redonner un brin d'entrain, l'hybride claqua ses cuisses d'un coup ferme et se releva. Sous ses pieds nus, la neige crissa, encore humide et imbibée par la pluie diluvienne qui avait trempé la région toute la nuit d'hier. Une agréable odeur émit par les imposants sapins de la forêt, en contrebas du lac, envahissait l'atmosphère et un soleil timide, se cachait derrière un ou deux nuages pâles. Il était temps qu'il aille réveiller ses compagnons et organise la cueillette aux baies de l'après-midi. Il y avait peu de lève-tôt au sein de la petite famille ! On commençait par Nessie, sa grand mère, qui s'acharnait à préparer des cours pour les enfants en s'insurgeant régulièrement qu'une vie de nomade n'empêchait pas d'avoir une certaine éducation, puis venait ensuite les gardes, Lionel et Hector, et plus récemment, Aisha, qui se chargeait de soigner leur hôte. Il croisa d'ailleurs cette dernière à la sortie de la
de la tente du malade. Elle paraissait contrariée, ce qui l'interpella un brin. 

-Aisha, bon matin ! Cela ne va pas ? -s'adressa-t'il- à elle d'égal à égal.-

-Fubuki, bon matin ! Non ne t'en fais pas, je vais bien. Je suis juste pressée, je dois remplir la gourde à eau familiale. Si tu veux bien m'excuser. -lâcha-t'elle d'un ton neutre, avant de s'enfuir.-

Le moins qu'on puisse dire... C'est que cela avait été rapide. Il lui semblait pourtant que leur réserve était encore pleine ? La gourde à eau était un imposant objet de forme cylindrique, qui servait normalement à conserver de l'eau fraîche et propre en toute circonstance. En raison de sa masse et de sa taille, son transport était attribué aux deux grands guerriers du clan Haruno. Pensif, Fubuki posa une main sur la toile rouge de la tente à Hidden. Il hésita, mais finit par pénétrer dans l'habitacle. Derrière lui, une voix joyeuse s'étira comme un long écho. Une Hotaru bruyante se retrouva bientôt entre ses jambes. Elle lui offrit un énorme sourire. Sois sage, murmura-t-il d'un souffle discret. Hidden était allongé sur son lit. À cause de sa peau, si pale qu'elle en paraissait presque bleue, on aurait pu le croire mort. Il n'y avait que la respiration fragile qui animait son poitrail pour indiquer que la vie l'habitait encore. Hotaru, toujours aussi casse-cou, n'hésita pas à s'approcher de l'inconnu. Elle le fixa un long moment puis, après s'être assurée qu'il était profondément endormi, s'empara d'un bracelet qui trainait sur le matelas de l'oiseau de feu. La chipie vint lui tendre son trophée fièrement, ravie d'être parvenu à se montrer discrète. Fubuki, lui, la prenait à chaque fois la main dans le sac. Ce dernier secoua la tête, amusé. 

-Hotaru, vilaine petite voleuse ! Rend moi ça et va jouer dehors s'il te plaît. 

Obéissante, elle ne se priva cependant pas de lui tirer la langue avant de sortir. Fubuki sourit, son poing serré sur le bracelet. Les perles sombres qui en composaient l'ossature, vibraient d'une énergie étrangement glaciale. Il en caressa les courbes rondes un instant et fut surprit d'y trouver gravé des symboles rares, dont il ne connaissait que trop bien la signification. Une violente chair de poule parcourut son dos. Fubuki reposa l'objet près de son possesseur, comme si ce dernier l'avait brûlé.
Pour Fubuki, le Clan des Phoenix du Soleil, était une malédiction.

---

Fubuki maudissait sa bêtise, son incompétence, sa naïveté et son manque de discernement. Il se vantait d'être sage et de pouvoir jauger les gens aux premiers regards, d'avoir appris à discerner blanc comme noir, mais alors pourquoi avait-il laissé le loup s'installer dans la bergerie ? Il payait le prix de sa prétention. Dans son dos, les hurlements d'Aisha résonnèrent. Il serra le poing à s'en faire saigner la paume. Cependant, les sillons qu'il creusait dans les lignes de sa main, à coup d'ongle n'étaient que trop peu face au trou béant qu'était désormais son cœur. Qui était cet étranger qui enflammait sa famille ? Fubuki ne le savait pas. Hidden avait jovialement profité de leur hospitalité, mangé à leur tablée et rit à leurs côtés. Les Harunos avaient fait de l'oiseau, leur compagnon de jeu et à cet instant, en bas de la côte, son merci était un massacre. Il semait l'anarchie, tranchait les gorges et les brulait vifs. Les moutons se faisaient dévorer par la bête et lui Fubuki, était responsable de tout ceci, parce que trop égoïste, il n'avait rien dit de ses soupçons. Le bras de l'hybride se raffermit sur le corps tremblant de Hotaru. La petite hoquetait sans arrêt et son souffle hiératique témoignait de sa terreur alors qu'au loin, le bruit de la bataille grondait. Les amis de Hidden étaient arrivés il y a plus d'une demie-heure sans prévenir. Ils avaient assassiné ses deux meilleurs soldats en silence, à l'aide de dons puissants, face à qui, même Lionel -bien que d'une habilité extrême - n'avait pas su résister. C'était à croire que les compétences de leurs adversaires étaient décuplées à tout point de vue. Un incessant cri, strident et violent, perça l'air. Fubuki reconnut dans cette lancinante complainte la voix déformée de Rion. Il eut envie de reculer et crier en retour, sa peine et son chagrin, sa douleur. Il devait toutefois tenter de tenir, au moins jusqu'à qu'il eut fini de placer Hotaru en sûreté. Sa fille, ne devrait jamais, oh grand dieu, jamais, tomber entre leurs griffes et becs acérés. Il ne la leur céderait pas plus aujourd'hui que demain. Fubuki chassa les larmes. Elle était la dernière. Il fallait la sauver, coûte que coûte. Son unique et précieuse petite fille ne mourrait pas ce soir, il ne la sacrifierait pas aux prix d'une prophétie sans queue, ni tête, et aux folles ambitions du peuple d'Aurora.

-PAPA !

Une lumière flamboya et en une seconde, un cercle de flammes se dessina autour d'eux. Les sapins s'illuminèrent. La forêt s'incendia dans une allure d'enfer et le son crépitant des troncs sous la fournaise devint une chanson d'adieu. Le Manchot toussa et rapprocha Hotaru de son ventre. Au creux de la fumée noire produit par l'incendie, la silhouette fine d'Hidden se matérialisa. Un sourire sadique déformait son visage parfait et dans ses yeux rouges, brillait une lueur que Fubuki reconnue comme celle de la folie. Sa soif de sang était palpable. Il eut un rire sardonique qui le révolta de dégoût. Entre les annexes arachnéennes qui avaient osé serrer sa main d'une amitié mensongère, gisait la tête d'Aisha. Une forte envie de vomir fit monter la bile à sa gorge. La dextre de Fubuki se porta à sa ceinture où la garde de son bâton de glace se fit sentir. Un acte vain, qui le rassurait peu. Que pouvait-il faire pour se défendre quand Hotaru était un poids mort entre ses bras ? La main d'Hidden se leva, lourde elle semblait prête à lui assigner le coup de grâce. Pendant une seconde, à l'image dégingandée de l'adolescent, se superposa celle de la faucheuse. Entre les doigts écartés, se formaient une boule d'énergie intense, grondante, une spirale explosive qui ne tarderaient pas à lui être envoyé dessus et balaieraient de son souffle carnassier sa chair. Il était hypnotisé, incapable de bouger. Fubuki ne sentait plus ses jambes. L'effroi paralysait le moindre de ses muscles et la cendre l'étouffait en engluant ses bronches.

-Pour toi, il n'y a que la mort. -sifflota-t-il- Je prendrai l'enfant de la prophétie et je deviendrai le Roi Phoenix.

-Papa !!! Papa !!! 

Hotaru ! 

Son cri ramena Fubuki à ses sens. Dans sa jeunesse, il avait été un guerrier aguerri et un impressionnant shaman. Il était d'ailleurs encore le plus puissant magicien de la famille. La bombe de feu fut relâchée et Fubuki ne dut son salut qu'à son incroyable vitesse. Elle frôla leurs corps et lui brûla une partie du visage et la jambe gauche. Il ne pourrait plus s'enfuir. De même, se cacher sous terre ne suffirait pas à les protéger des explosions. S'il voulait s'échapper, il ne lui restait qu'une unique, mais fragile solution. Hidden eut un gloussement méprisant. Il était convaincu de sa victoire. Son air supérieur ou sa façon de les dévisager alors qu'il préparait une deuxième bombe, tout chez lui puait d'une écrasante confiance-en soi. Fubuki comptait bien se servir de cette arrogance pour sauver Hotaru. D'un mouvement puissant, l'hybride lança son bâton en direction de la tête du phoenix. Celui-ci se décala d'un pas. Dans sa pseudo supériorité, il ne put s'empêcher de faire brûler le pic de glace, comptant ainsi affirmer l'épouvante de Fubuki. Le moment de distraction dont il fit preuve, fut suffisant pour que le père arrache à sa fille le collier de sa mère et trace sur le sol la rune du transport. Son don, Fubuki l'avait obtenu de son paternel, qui lui-même le tenait de son géniteur. Il ne s'en servait presque pas, car il estimait dangereux de changer le cours du temps. Il ne voulait pas modifier par erreur l'équilibre spatio-temporel du monde, c'était interdit. Mais pour Hotaru... La petite se cacha contre lui, effrayée, tandis que le sol sous eux s'illuminait de part en part.

-Qu'est-ce que tu es en train de faire ?! 

Hidden se jeta sur eux, dans un cri de rage. De ses mains arachnéennes jaillit une épée enflammée. À cette apparition, répondit le portail. Le regard de Fubuki se posa sur Hotaru. Il n'aurait pas le temps de lui dire au revoir. Il n'aurait pas le temps de la rassurer, pas le temps de la consoler. De même, le simple fait de pouvoir l'enlacer devait désormais se conjuguer au passé. Son odeur allait devenir son dernier souvenir, cette caresse, l'ultime, et cette simple seconde; la fin de leur chemin ensemble. Toutefois, ce n'était pas la tristesse qui envahissait son cœur face à cet adieu, mais l'appréhension de la quitter. C'était l'angoisse d'un monde sans Hotaru. Le col de la robe de sa fille se déchira et son corps fut englouti par le portail dans un seul et vibrant éclat.
 
-PAPA !!!!! 

Les yeux de Hotaru accrochèrent les siens. Les iris troubles de peur scintillaient de tant de larmes, qu'il lui aurait semblé pouvoir les utiliser pour décorer le ciel entier. Il eut mal, mais les mots d'excuses ne parvinrent pas à franchir le seuil de ses lèvres sèches. La seconde d'après, sa fille avait définitivement disparu. L'épée de feu scinda en deux dans sa poitrine. Fubuki cracha du sang. La souffrance le cingla jusqu'aux tréfonds de ses entrailles. Cependant, la douleur importait peu tandis que le portail se dé-matérialisait. Quand il s'écroula à genoux, il lui semblait déjà n'être plus que poussière. Dans un dernier râle, Fubuki pria ; il pria pour que Hotaru, où qu'elle soit désormais, très loin dans le passé, ou très loin dans le futur, soit pour toujours, à l'abri des Phoenix de Feu et du Clan du Soleil.

Hotaru, mon enfant, je t'aime pour toujours...

-Pourquoi-tu souris ?

Hidden écrasa du talon de sa botte le crâne de Fubuki et le fêla jusqu'à le faire exploser. Il venait de quitter la vie avec le sourire et avait sauvé sa gamine. Voilà qui lui gâchait tout le plaisir de cette soirée !

...

Ce matin, quand il se leva, Kakashi Imaï, vingt-deux ans, ne s'attendait pas à trouver sur le pas de sa porte une enfant évanouie. À vrai-dire, il n'était pas très intéressé à l'idée d'avoir des enfants lui-même. Il les trouvait tout bonnement répugnant, une bande de morveux baveux qu'il évitait autant que possible s'il le pouvait. Le sourcil haussé, il s'accroupit près du morpion à sa porte et en toucha la joue du bout du doigt, l'air contrarié. Qu'est-ce que cette petite chose venait faire ici exactement ? L'odorat fin de Kakashi lui rapporta une odeur de brûler et il fronça le nez. Peu importe qui était cette gamine, elle était quoi qu'il en soit en piteux état. Avec un soupir, il se releva, appelant un serviteur pour lui dire de soigner la gamine et lui faire débarrasser le plancher une fois rétablie. Il avait déjà le dos tourné, quand un faible gémissement l'obligea à reporter son attention, sur cette dernière. Des cils longs qui ombraient agréablement des joues blanches, tremblèrent un instant et s'ouvrirent, sur un regard d'un violet profond et troublé, si vide... Kakashi n'avait jamais vu des yeux comme ça. Son cœur se serra un instant, et il râla, bruyamment. Ma bonté me perdra. Le chien roula des yeux et se baissa pour ramasser l'enfant qui resta stoïque et pétrifiée, alors qu'il la jetait comme un sac patate sur son épaule.  

-J'espère pour toi que tes parents sont riches, et qu'ils vont me payer très chère pour ça !

Le pauvre prince ignorait alors qu'il venait de recueillir une orpheline et une amnésique... Il l'élèverait seul pour longtemps encore et elle allait lui coûter, beaucoup, mais alors, beaucoup d'argent !

(Eclaircissements) 

-Le père de Hotaru était un hybride puissant dont la capacité était de faire traverser à des objets ou des personnes le "cours du temps". Il pouvait donc envoyer des "corps physiques" dans le futur ou le passé. Néanmoins, cela n'avait qu'un seul sens et il était incapable de prédire l'année exacte d'arrivée. Sachant qu'il allait mourir, il a libéré toute son énergie magique et a renforcé son pouvoir avec une rune "de transport", qui lui a permis d'envoyer Hotaru aussi loin. Le choc a néanmoins effacé la mémoire d'Hotaru.

-Hidden était un individu de la race des Phoenix du Feu, du clan du Soleil. Ce dernier recherchait Hotaru, dans l'espoir de se servir d'elle à des fins égoïstes et sadiques, qui ont un rapport avec une vielle prophétie et l'avènement du Roi Phoenix (à découvrir en RP). 8D

-Hotaru n'ayant aucune famille à l'époque où Kakashi la trouve, il l'a finalement adopté et élevé comme sa nièce. Il recherche encore sa famille, en vain.



Ton Âge : Sayu
Ta Présence :Sayu
Notre découverte :Sayu
Ton oeuvre favorite :Sayu
Un petit mot d'amour ?Sayu
rédigé par Frédérick Hesediel le Ven 2 Nov - 3:42
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Frederick Hesediel
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