Aamon Nurarihyion, un surveillant bestial [Terminée]

rédigé par Aamon Nurarihyon le Lun 29 Oct - 1:48
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet
. :
Inscription : 22/10/2017
Messages : 4
Clochettes : 317
Avatar : perso - anime
Occupation : Classe/Job
. :
Inscription : 22/10/2017
Messages : 4
Clochettes : 317
Avatar : perso - anime
Occupation : Classe/Job
Roturier
. :
Inscription : 22/10/2017
Messages : 4
Clochettes : 317
Avatar : perso - anime
Occupation : Classe/Job
. :
Inscription : 22/10/2017
Messages : 4
Clochettes : 317
Avatar : perso - anime
Occupation : Classe/Job

Feuille de personnage
Toi & tes relations:
Tes Aptitudes :
avatar
"Il n'existe pas de paradis sans toi." Aamon Nurarihyon













Feat: Shokudaikiri Mitsutada, Touken Ranbu
Âge : 25 ans.
Sexe : Nul doute, Aamon est un beau, grand et terrible male qui respire la virilité et est imprégné de testostérone.
Sexualité :Dans sa profonde frustration, Aamon n'est pas regardant sur le genre à partir du moment qu'il apaise ses maux. Si ça ne tenait qu'à lui, s'il était suffisamment fort pour résister, il n'irait jamais s'abandonner ainsi.
Race : Hybride Hydre.
Rang :Roturier.
Pays d'Origine : Le Royaume des Dragons.
Allégeance : Contre, mais ça n'a pas un rapport avec les humains. Aamon est tout simplement contre toutes formes d'esclavagisme.

Groupe :  Personnel
Occupation : Surveillant scolaire.

Rustre et sauvage, ce sont là les deux premiers adjectifs qui viennent à la bouche de ceux qui parlent dans son dos. D’un commun accord, ils sont nombreux à s’en plaindre tout autant il y en a pour le flatter. S’il y en a qui craignent cette agressivité dans il fait preuve, d’autres en revanche la réclament en s’en mordant les doigts d’avance d’une excitation mal caché. Homme comme femme ; quand ça le concerne, peu se cachent réellement d’avoir déjà subis ses remontrances, au contraire même, ils s’en vantent sans vergogne dans l’espoir peut-être d’avoir droit à une nouvelle confrontation, chose qui malheureusement n’arrive que très rarement. Aamon n’est pour beaucoup, que très peu intéressé et ne se contente généralement que d’une lutte éphémère. Avec le temps, ils ont fini par comprendre que plus rien en ce monde n’est capable de piquer réellement son attention et combien même on pourrait penser l’avoir attiré, en général, ce n’est hélas que pour une courte durée. Ses victimes s’en réjouissent pour la plupart. Ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Lorsqu’il prend en cible quelqu’un ou quelque chose, on y retrouve aucune passion, aucun désir, ce qui laisse la sensation de n’être pour lui qu’un vulgaire morceau de viande dont le seul usage est de le nourrir. On ne doute d’ailleurs pas qu’il en serait vraiment capable. Ceux qui se tapissent dans leur coin savent qu’il est toujours de mauvais augures quand il daigne jeter un regard plus de trois secondes sur une même personne, cela signifie qu’il s’est décidé de ne pas vous laisser tranquille, du moins, jusqu’à ce qu’il se lasse.

Violent, il l'a toujours été. C'est inscrit dans son sang. Aamon s'est toujours montré brusque et bestiale, en particulier lorsqu'il était jeune. À croire que la sauvagerie fait partie du plus profond de son être. Cela ne veut pas dire qu'Aamon n'est pas capable d'être calme, au contraire c'est un homme méthodique et intelligent. Il sait ce qu'il fait et comment il doit le faire. Il a toujours été et sera toujours d'un implacable sérieux dans son travail. Il aime que les choses soient bien faites, propres et carrés à tel point qu'on pourrait aisément le qualifier de maniaque. Le brun est de ceux qui apprécient faire régner la discipline, ce qui est comique, voire ironique quand on sait qu'il est le premier à briser les règles en général. Il n'y a pas à dire Aamon est un individu très paradoxal, à moins que ce ne soit là que l'expression d'une mauvaise foi certaine ! En tout cas, ce qui est sûre, c'est qu'il n'a pas froid aux yeux. C'est une tête brûlée, un fonceur et un bagarreur depuis son plus tendre âge et c'est bien pour ça qu'on l'a désigné esclave et garde du corps de Sachiko.

Elégant est un mot qui s'accorde plus à Aamon qu'on ne peut l'imaginer. Ce n'est pas parce qu'il se bat avec sauvagerie qu'il ne sait pas se tenir, ni être classe. Les Hesediels aiment avoir des serviteur polis et subtils, qui connaissent les salutations d'usages et sont capables de courtoisie, alors les mondanités il a appris. Il sait être mielleux, bien s'habiller et charmer. Pas qu'il aime spécialement draguer, mais disons qu'il est bon joueur. Dans la nature les araignées chassent les insectes, Aamon, lui, chassent les femmes. C'est toujours amusant de voir une Aristocrate lui courir après alors qu'il n'est qu'un vulgaire esclave, un serviteur. Ça le fait sourire. L'air de rien, il est un peu orgueilleux et apprécie quand on complimente son physique de grand ténébreux. Quoi de plus naturel, puisque dans sa « famille », il n'y a que son physique qui compte.

Venimeux, Aamon l'est lorsqu'il est en colère, contrarié ou inquiet. Ce n'est pas un homme de mots doux, pas si les paroles proférées sont sincères et encore moins s'il aime la personne en face. Dans ce cas-ci, la description ne correspond qu'à un seul être vivant : Sachiko. Parce que, aussi idiot et insensé que cela puisse paraître, oui, Aamon aime Sachiko. Il aime son visage. Il aime sa voix et sa personnalité aussi pénible soit-elle. En revanche, ce qu'il déteste par-dessus tout c'est la manie qu'elle a de n'en faire qu'à sa tête. Comment-est-il censé la protéger quand elle s'obstine à ne jamais écouter ses conseils ? Lorsqu'une dispute éclate entre eux, elle prend un malin plaisir à lui rappeler son statut d'esclave, histoire de le faire taire. Heureusement, il n'est pas susceptible et ne garde pas rancoeur de ses critiques. Il sait qu'elle regrette suffisamment ensuite. Si elle a l'art de le faire rager, il a celui de la faire atrocement culpabiliser.

Erotique, est un mot qu'apprécie Aamon. On pourra lui dire ce qu'on veut, le jeune homme a toujours considéré l'érotisme et le sexe plus particulièrement, comme le stade le plus intime qu'une relation et deux êtres vivants puissent atteindre. C'est un partage, un moment qui est censé être bien plus qu'une simple partie de jambes en l'air. Ce n'est pas que du plaisir, c'est une véritable union : celles de deux corps, deux entités à part entières. Ainsi, même lorsque Aamon couche sans amour, il respecte toujours ses partenaires. Il se souvient de chacun de ses amants et amantes et s'il ne les aimes pas, il leur donne le plaisir qu'elles méritent et retirent d'elles ce même bonheur. Évidemment, il préférerait de loin partager son corps et le secret de celui-ci avec une seule et unique femme, mais malheureusement la moitié en question n'est pas encore prête à franchir ce seuil. Vis-à-vis d'elle, il se sent souvent coupable. Un sentiment qu'il chasse toujours vite. Au fond même ses amantes de passage sont très rares et toutes ne sont que le coup d'une nuit ! Une agréable nuit....Il espère intérieurement qu'il arrivera un jour à enseigner à Sachiko les plaisirs de la chair et la beauté de cet acte qui est celui de l'amour et de la procréation par delà la souffrance qu'elle a connu.




Chaque humain éprouve un jour le besoin de connaître la limite, d’appuyer sur le fil ténu qui sépare la folie de la raison. Et quand on coupe la ligne tendue se glisse alors l’idée insidieuse, simple et diffuse, que sur cette terre il n’existe ni mal, ni bien…

Froid. Peine. Douleur. Amertume. On a déjà dit à Aamon que sa langue avait le goût des cendres. Ses amants racontent que ses lèvres ont la saveur oppressante et métallique du sang. Ils se murmurent d’un air vaguement effrayé qu’il a un corps trop chaud, qui brûle la peau quand on le caresse. Ils s’avouent avec honte que, durant l’acte, il ne leur lâche aucuns sons ni soupirs, pas même un gémissement. Ils se regardent et tremblent, se confient ces secrets d’oreillers avec crainte. Ils se souviennent, redessinent de leurs chuchotements le visage de marbre sur lequel ne s'échoue que les sourires moqueurs et les grimaces furieuses, fascinantes de beauté animale. Ils se soutiennent, s’aident et pleurent ensemble. Ils hoquettent et vomissent en silence leur comportement dépravé, la façon dont ils se sont offert sous le torse musculeux. Leur honte grandissante ne peut s’effacer alors, ils se décrivent les baisers à sens unique, le nez droit, la mâchoire carrée, les fesses cambrées et la douceur satinée de l’épiderme imberbe, à peine halée. Ils contemplent leurs doigts, les tordent dans l’espoir de retrouver la sensation des mèches épaisses et brunes qui coulaient entre leurs phalanges, effleuraient leurs tempes, leurs ongles raclant ensuite la nuque et les épaules larges dans un orgasme prématuré. Ils finissent par se taire. Ils se séparent sur un dernier ''au revoir'' crispé, ils se sont promis de ne plus jamais le recroiser. Ils seraient pourtant prêts à n’importe quoi pour refaire ce cauchemar là.

On a déjà dit à Aamon qu’il avait quelque chose de particulier, d’effrayant et d’envoûtant. Il a ses mouvements saccadés, cette taille grande et encombrante dont il s’accommode avec une étrange grâce et une troublante facilité. Il y a aussi ce parfum de miel qu’il dégage, qui colle aux narines, enivre et écœure à la fois. Ses mains, des paumes larges aux doigts arachnéens. Les femmes les aiment, elles font rêver. Les hommes les détestent, elles semblent prêtes à vous étrangler. Vient ce regard d'or. C’est le pire ! Un vrai paradoxe. Les gens le disent mort. Les gens le disent vivant. Les hommes le disent fort. Les femmes le disent torturé. Toutefois, d’un commun accord, face à lui, ils se taisent, se tassent et font têtes basses ; parce que ces yeux on quelque chose d’intensément acide et de haineux. Le jeune homme a du charisme et de la prestance, bien plus qu’une simple beauté terne qu’on se lasse de contempler au fil des années. Il a une pointe de piquant. Un charme exaspérant. On le croise et son image poursuit jusqu’à rendre les esprits faibles fou alliés. Chez lui, il y a un côté dérangeant. Les goules des églises se craquellent sur son passage, elles font la grimace. Vous savez… ?

On a déjà dit à Aamon qu’on avait envie de le tuer.

Hybridation : Son oeil doré et profond, puis quelques écailles situées au coin de ses oreilles et dans la nuque, ou dans son dos, le long de sa colonne vertébrale, elles ont une magnifique couleur d'argent aux reflets bleus. Il les perd chaque mois, puis elles repoussent, comme la peau d'un serpent.
Clonage :
En rapport avec son hybridation d'Hydre, le pouvoir d'Aamon est de se démultiplier. Il est capable de produire à partir de son corps, jusqu'à 8 clones différents, générés, à chaque fois, par une de ses émotions, dont il se débarasse alors lui-même. Ainsi, les clones d'Aamon sont toujours régis par un sentiment unique, comme la colère, la tristesse, le dégout, la joie, etc. et agissent en conséquence. Ils sont physiquement résistants et obéissent à la commande de leur créateur. En revanche, ils ne peuvent exister que pendant 80 minutes au maximum, et la durée diminue à chaque fois qu'Aamon invoque un nouveau clone. Toute-somme, lorsque les 8 clones sont invoqués ensemble, Aamon ne peut les maintenir que pour une durée de 10 minutes. Bien évidemment, invoquer un clone n'est pas un processus facile et cela fatigue énormément. Par contre, le fait de les réabsorber peut redonner un semblant d'énergie.

Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre. Je veux être libre.


C'est ce qu'Aamon avait écrit sur son carnet noir. C'est ce qu'il avait murmuré tous les soirs. C'est ce qu'il avait chanté à tue-tête quand la pleine lune se faisait haute et que le silence régnait dans les couloirs. C'est ce qu'il avait crié à son âme jusqu'à tard dans la nuit. C'est ce qu'il avait sangloté les jours de pluie. Et puis avec le temps passant, l'adolescence arrivant, Aamon avait lavé ce désir comme on lave la crasse d'un meuble, à grands coups de chiffon. De ce petit garçon de 10 ans casse-pied ne reste aujourd'hui qu'un esclave dévoué. Les coups de fouet ont suffisamment mordu sa peau, il a compris et enregistré, il n'est pas né pour discuter. Il n'est même pas né pour lui-même.

On peut considérer que naître enfant de roturieur, c'est un malheur, mais naître esclave d'une puissante famille, c'est pire. Arraché au berceau des bras de sa servante et prostituée de mère pour être offert aux Hesediels, il a été au début difficile pour lui d'accepter sa condition. Ce n'est pas évident pour un enfant de cinq ans de comprendre qu'il est différent des autres. Qu'il ne connaîtra jamais la douceur d'un habit neuf et le goût d'un faisan bien cuit, qu'aucun ne lui adressera de mots doux, que son anniversaire ne sera point fêté et que sa mère ne viendra jamais le chercher. C'est difficile d'expliquer à un garçonnet plein d'envies et de bonne volonté que tous ses efforts ne changeront rien à la donne, qu'il est né pour servir les autres jusqu'à sa mort, encore plus qu'Aamon était très buté. Cependant, à force de punitions, il parvint à graver l'idée dans son esprit, celle que la liberté, pour lui, n'était qu'une utopie.

Alors, Aamon s'est trouvé des objectifs moins grands et plus réalisables, bien que tout aussi passionnants. Il ne pouvait pas être libre officiellement et les principales décisions de sa vie ne seraient pas siennes, cependant rien ne l'empêchait de forcer le destin. S'il voulait obtenir un certain degré de pouvoir sur sa mort comme sur ses journées, il lui fallait devenir quelqu'un d'essentiel. Une personne que la famille Hesediel utiliserait pour autre chose que faire le ménage ou préparer le repas. Il se devait d'être plus fort, plus original et prouver à ses "maîtres" qu'il était suffisamment fidèle et digne de confiance pour sortir en solitaire. L'occasion se présenta en la personne de Sachiko Hesediel. Lorsqu'il la rencontra elle avait 5 ans, il en avait 14. Une vraie petite princesse, prétentieuse, orgueilleuse et exécrable, une enfant gâtée, c'est le portrait qu'il s'en fit. La servir ne l'intéressait pas du tout, il préférait de loin être le serviteur de son père, Zetsu, cela lui promettait une vie bien plus trépidante. Ce dernier parlait en plus de le former au combat ! De quoi attiser le feu qui brûlait inlassablement au creux de son ventre et de son cœur. Aamon avait besoin de bouger, de s'essouffler, mais veiller sur une odieuse gamine au regard dégouté ? C'était le dernier de ses souhaits. Enfin ce qu'il voulait n'avait jamais eu d'importance. Alors quand on lui présenta Sachiko officiellement, après qu'il l'eut ramené à la maison, un jour de pluie, il se contenta de sourire poliment. Elle, en revanche, le foudroya d'une phrase cinglante : Je ne veux pas d'un garçon aussi sale que toi. Dieu, que cette peste l'énervait déjà !

Qui aurait cru que le refrain changerait à ce point ? Contrairement à ce qu'il avait imaginé Sachiko n'était pas spécialement pénible. Il se devait de l'accompagner partout, certes, mais elle était loin de jouer le dictateur. En fait, il comprit bien vite qu'elle n'avait pas plus demandé sa présence que lui la sienne. C'était une petite fille étrangement silencieuse, toujours à tenter de se comporter en adulte et à faire tout d'elle-même, jusqu'à la préparation de son thé. Il finit par saisir qu'elle avait peur de lui, pour une raison qui le dépassait totalement. Entre eux, la glace se brisa définitivement quelques mois après lorsque celle-ci se prit la gifle la plus retentissante de sa vie...à sa place. La mère de Sachiko, Maria Hesediel était effrayante. Il était évident que si elle avait appris que c'était un simple roturier qui avait réduit en miettes son vase favori, elle aurait été bien moins tendre. Il ne s'en serait certainement pas sorti avec une simple joue gonflée. Mais quand-même, il n'aurait jamais cru que Sachiko le défendrait ou du moins s'accuserait. Ce soir-là, c'est Aamon qui se chargea de la soigner. La gorge serrée alors qu'il maintenait un paquet de glaçon sur la pommette enflée, il finit par s'oser à demander :

-Pourquoi ?

Ce que Sachiko lui répondit laissa son cœur et son pool dans un étrange état d'affolement:

-Tu es mon serviteur, alors tes bêtises sont les miennes. Tu es sous ma responsabilité. Mais ne recommence pas ou la prochaine fois, je n'hésiterai pas à te faire remplacer.  

Aamon se contenta de rire à cette réplique, de rire pour la première fois de sa vie. Il s'arrêta bien vite quand sa teigne de maîtresse lui enfonça son poing dans la mâchoire. Elle aussi, frappait dure, en dépit de ses os fragiles.

Avec les années vinrent la maturité et les problèmes. Et Aamon comprit de la façon la plus atroce, pourquoi exactement, Zetsu avait fait de lui le gardien de Sachiko. Maria n'aimait vraiment pas sa fille aînée. Et un jour, elle lui fit payer sa beauté, son existence même, de la façon la plus odieuse qui puisse exister. De cette nuit, Aamon porte à jamais les cicatrices et l'éternelle et brûlante honte de ne pas avoir su protéger, cette femme qui était pourtant censé être sienne. Il ne se le pardonnerait juste jamais. Les entraînements d'Aamon redoublèrent, il n'était pas un garde du coup utile s'il n'était pas capable de se battre et de défendre ses possesseurs. Zetsu se mit à le réquisitionner plus souvent et à lui confier certaines missions plus pointues, plus ardues. Une véritable guerre secrète prenait lentement place au sein du clan Hesediel et si ce n'était pas à grande échelle, chaque partie en jeu ne lésinait pas sur les moyens pour faire accidentellement disparaître l'autre. Il n'y avait qu'en surface que tout était parfait. Le plus drôle, c'est que c'était par périodes. Il y avait des moments où la famille vivait dans le calme et l'harmonie, la paix la plus absolue qui soit, puis le mois d'après tout recommencer. Aamon finit par découvrir également pourquoi Zetsu l'avait ainsi « dressé » et « élevé ». Il n'y avait pas que les conflits familiaux, il y avait aussi le marché noir familial. Les Hesediel ne nageait pas spécialement dans la légalité. Le petit clan s'était engagé à travailler pour d'autres familles puissantes, beaucoup plus puissantes. Cela apporta son lot de soucis et fit d'Aamon l'homme qu'il est aujourd'hui.



Aamon n'avait à la base pas pour projet de devenir surveillant dans le pensionnat de Monokuro, seul suivre Sachiko l'intéressé et il était pour lui impossible de s'enregistrer en tant qu'élève, on ne le lui aurait pas permis, il n'aurait plus était autant disponibles pour les tâches qui lui étaient confiés. Comme il ne pouvait se résoudre de la laisser s'éloigner, alors il n'avait pas eu d'autre choix que de se faire embaucher pour un travail qui n'était pas si différent de ce qu'il faisait quotidiennement. Or, son quotidien changea bien malgré lui et peut-être était ce parce qu'il ne pouvait plus poser les yeux uniquement sur elle qui faillit à sa mission. Aveugle ou aveuglé par les absurdités de la famille, il ne lui avait pas accordé suffisamment d'attention au point qu'il n'avait pas fait attention au mal-être qui l'a rongé et qui n'avait cesser de grandir au point qu'elle en vint à se suicider et que lui, incapable qu'il était, ne put la sauver.  C'est dans ses bras qu'elle avait fini par rendre son dernier souffle après s'être déclarer à lui, peut-être pour n'avoir aucun regret ou pour le libérer des chaînes qu'il s'était lui-même imposé.

La perte de Sachiko était pour Aamon l'effondrement de sa propre existence, il n'avait dès lors plus aucune raison de persister à vivre, pas même son « affection » pour Zetsu et ses nombreuses missions. Pire encore, le peu de reconnaissance qu'il avait pu avoir pour lui fut détruit lorsqu'il vint faire rejoindre dans ses rangs une copie identique de son propre enfant. Quel ne fut pas sa surprise quand ce visage réapparu sous ses yeux la première fois mais également la haine qui l'avait envahit en découvrant le stratagème maléfique qui se tramé dans limbe de la famille Hesediel. Sa colère l'amena à faire la découverte de l'origine de la mort de sa défunte bien aimée, qui, non pas s'était suicidée, mais avait été victime d'un assassinat. Sachiko avait des projets qui allait à l'encontre des raisons des siens et pour cela, peut-être, a-t-on voulu la faire taire et la remplacer. Quoiqu'il en soit, il était impossible pour lui de poursuivre au sein de ce clan, quand bien même il était un esclave, celle qu'il avait choisi pour maîtresse n'était plus, il n'avait donc plus rien à faire, plus rien à perdre.

Alors Aamon s'en est allé, il est parti du clan et du pays. Il n'a pas cherché à connaître cette pauvre personne contrainte de vivre sous le visage d'une autre, il n'a pas non plus cherché à faire connaître la vérité sur son identité, aussi bien par manque de preuve que de classe social pour être entendu. Seul un objectif permettait à Aamon de survivre, celui de mettre la main sur l'auteur de la mort de son aimée afin d'obtenir sa vengeance pour son salut.




Ton Âge : 27 ans.
Ta Présence : 7/7
Notre découverte : Fonda
Ton oeuvre favorite : Utawarerumono
Un petit mot d'amour ? Je vous aime o/
Page 1 sur 1Revenir en haut Aller en bas

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: univers :: création - birth :: validé(e)s-
Sauter vers: