A l'état sauvage [PV Aidan]

rédigé par Misha Lewis le Mar 23 Oct - 14:06
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A l'état sauvage
@aidan pszczynwa Bois - Pixies Kingdom
Le soleil venait tout juste de disparaître à l’horizon, laissant place à quelques tons orangés et violets dans le ciel. Monokuro se vêtissait alors de son manteau de nuit, aux milles étoiles. Du coin de l’oeil, j’observais quelques bribes du crépuscule alors que je m’attelais à préparer quelques affaires. Le temps était dégagé, il n’y avait à peine que quelques nuages solitaires. Que demander de plus pour une petite observation des astres ?

Ajoutant une bouteille d’eau et quelques petites madeleine à grignoter, je regardais un instant l’heure qu’il était : 20h18. Je n’étais pas en retard, mais je devais éviter de trop traîner. J’avais donné rendez-vous à Aidan, à 20h30, à l’entrée du pensionnat pour une petite balade nocturne. Je lui avais promis d’aller observer les étoiles et bien que ce ne soit pas l’activité la plus palpitante de l’année, je me sentais un peu nerveux… J’avais un peu peur qu’il ne s’ennuie… Observer les étoiles, j’adorais ça et je ne m’en lassais jamais, mais j’étais seul à chaque fois.

Je secouais la tête tout en faisant glisser la fermeture éclaire de mon sac. Je m’emparais de mon téléphone, vérifiant ma messagerie et je sortis de ma résidence. Les extérieurs du pensionnat étaient plus calmes une fois la nuit tombée, mais cela n’empêchait pas de croiser quelques hybrides sur le chemin. Lorsque j’arrivais au niveau des grilles d’entrée, je regardais autour de moi. Aidan n’était pas encore là… En même temps, j’avais cinq minutes d’avance, je pouvais bien attendre un peu...Je m’adossais au mur, attendant patiemment…

Une minute….

Deux minutes….

Cinq minutes….

Dix minutes…

Quinze minutes…

Je jetai un coup d’oeil à mon téléphone, de temps à autre pour vérifier tantôt la date, tantôt l’heure et tantôt la possible apparition d’un sms. Peut-être avait-il oublié ? Peut-être m’étais-je trompé de jour ? Nerveusement, je commençais à taper un message pour Aidan… J’ignorais d’où venait cette boule à l’estomac, ce n’était pourtant qu’une sortie entre amis… Certes, ça changeait d’un bowling, d’un cinéma ou d’un casse-dalle, mais bon…

- Si ça se trouve, il est fatigué et il dort en ce moment… marmonnais-je. Je risque de le déranger avec sa sonnerie, hm…



@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Mer 24 Oct - 3:47
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Aidan

Misha

A l'état sauvage
Cette soirée, tu l'attendais depuis longtemps - depuis trop longtemps, même.
Depuis que vous vous en étiez fait la promesse, ce jour-là, à l'infirmerie. Tu l'attendais avec impatience, tu y pensais presque tous les jours - même ceux où tu avais eu l'occasion de revoir Misha. Tu aimais définitivement passer du temps avec lui, plus qu'avec les autres en tous cas - et l'idée d'aller voir les étoiles avec lui t'excitait au plus au point, tout en te rendant nerveux. Tu ne pensais qu'à ça. Et maintenant, le jour J était enfin arrivé.

Tu avais préparé ton sac dès le matin - c'était même la première chose que tu avais faite. Tu y avais mis un plaid - au cas où - ainsi que quelques friandises et de quoi boire. Tu avais retourné toute ta chambre, pour être sûr de ne rien oublier - cela serait bête, qu'une soirée comme celle-ci soit moins belle à cause d'un oubli.
Mais pourrait-elle réellement l'être ? Les moments avec Misha étaient si exceptionnels, si particuliers.. Même un oubli, ou une quelconque erreur de ta part ne pourrait enlever ça. Car c'était Misha, qui rendait tout si magique - c'était sa présence, et à moins qu'il ne disparaisse dans un claquement de doigts, ta soirée serait mémorable.

Surexcité, c'est à peine si tu avais pu te concentrer sur autre chose de toute la journée. Certes, il fallait que tu travailles, mais... Mais tu avais promis à Misha que tu penserais aussi un peu à toi, et que tu ferais ce que tu voulais - et en occurrence, tu voulais juste penser à ta soirée avec Misha. Tu ne savais pas pourquoi ça t'occupais tant l'esprit, pourquoi ça t'excitait tant - et encore moins pourquoi tu étais angoissé, malgré tout. Les papillonnements habituels de ton ventres s'étaient transformés en fils qui se tordaient, se mélangeaient, s'emmêlaient. Tu ne savais pas pourquoi tu ressentais tout ça - après tout, ce n'était qu'une sortie entre amis, non ?
Entre amis ?
Tu ne savais toujours pas mettre un mot sur ce que tu ressentais pour Misha - mais tu savais que c'était plus que de l'amitié - qu'il était différent de n'importe quel ami que tu aurais pu avoir.
Il était unique.

Tu avais rendez-vous à 20h30 devant le pensionnat, et part peur que ta maladie ne vienne te faire une surprise, tu avais décidé de faire une petite sieste assez tôt - mettant une sonnerie sur ton réveil tout de même assez en avance, pour avoir le temps de refaire un tour. Tu n'étais pas vraiment fatigué, pas du tout même - tu préférais juste prendre les devants, car tu savais que ta maladie pouvait toujours arriver quand tu t'y attendais le moins. Et tu n'avais pas du tout envie que ça soit le cas pendant cette soirée - tu n'avais pas envie d'être faible, pas envie d'inquiéter Misha, et pas envie d'annuler ce que tu attendais tant depuis si longtemps. Alors dans le doute, tu t'étais reposé.
Cependant, ton réveil - lui - avait décidé de se reposer également, et n'avait pas sonné.

Tu dormais donc à poing fermés lorsque ton téléphone émit une sonnerie et vibra, ce qui te fit ouvrir les yeux. L'obscurité de la pièce te parut étrange, mais sur le coup, tu ne relevas pas - attrapant plutôt ton appareil électronique pour constater ton message.
Tes yeux s'écarquillèrent alors en se posant sur l'heure - tu étais en retard.
Manquant de crier de surprise, tu te relèves subitement et attrapes ton sac, avant de sortir de ta résidence en trombe, les cheveux en batailles, sans même te soucier du bruit qui aurais pu déranger tes colocataires.
Bon sang, mais comment avais-tu fait pour ne pas te réveiller ? Toi qui était pourtant si excité à l'idée de faire cette soirée, comment avais-tu même réussi à t'endormir ?! Tu aurais dû être incapable de fermer l’œil, l'esprit beaucoup trop impatient pour se reposer.
Paniqué, tu avais donc couru jusqu'à l'endroit de rendez-vous. En arrivant aux grilles, tu ralentissais - haletant un peu. Tu n'étais pas vraiment un grand sportif, quand il s'agissait de courir.
Tu tournes alors la tête et vois Misha adossé contre un mur. Tu te sens mal de l'avoir fait attendre, et tu as peur qu'il te le reproches.
Néanmoins, tu cours à nouveau vers lui et te jette à son cou pour le serrer contre toi.

« Désolé pour le retard ! », tu déclares entre deux respirations, enfouissant ton visage contre lui. Tu aimais définitivement câliner Misha, plus que les autres - et tu espérais que ça ne le dérangeait plus que tu lui portes tant d'affection physique, car ça t'ennuierais de le déranger autant.
Tu finis par relever la tête vers lui, un sourire horriblement gêné sur le visage.

« Je faisais une sieste pour être sûr d'être en forme, et mon réveil n'a pas sonné... Ahhh, je suis débile... J'aurais dû dormir plus longtemps ce matin à la place... Comment j'ai pu m'endormir alors que j'étais impatient de venir... »

Tu le serres contre toi une nouvelle fois - c'est vraiment addictif.

« Je suis vraiment un idiot, haha...»

Tu souris, puis relève à nouveau la tête vers lui - le relâchant lentement. Tu ne veux pas l'embêter plus que ça - cependant, tu étais tellement heureux de le voir ( et tellement mal de l'avoir fait attendre ), que tu n'avais pas pu résister.
Tu prends alors sa main, plus discret comme contact - et plus doux.

« Désolé de t'avoir fait attendre... Je m'en veux, haha...» 

C'est dingue, à quel point la simple présence de Misha te donne immédiatement le sourire - tu n'as pas à faire semblant, ni à te forcer ou à faire partager ta bonne humeur. Tu es naturellement de bonne humeur, avec lui - naturellement joyeux et heureux. Qu'était-il pour toi, à la fin ?
Pourquoi était-t-il si important ? Quels étaient ces mots qui traduisaient tes sentiments ?
Tu ne sais pas - ou plutôt, tu as peur de l'admettre. Alors tu secoues la tête, et tu gardes le sourire en serrant doucement la main - reculant de quelques pas pour le tirer avec toi, en direction de la forêt.

« On y va ? J'ai vraiment hâte de pouvoir regarder le ciel avec toi, haha... »
rédigé par Misha Lewis le Jeu 25 Oct - 23:27
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A l'état sauvage
@aidan pszczynwa Bois - Pixies Kingdom
La tête légèrement penchée et mon regard dans le vide, je glissais machinalement mon pouce sur l’écran tactile de mon téléphone, attendant une possible manifestation par le biais de cet appareil. Bien que l’on pourrait me penser calme, je m’inquiétais… J’osais espérer qu’il n’était arrivé rien de grave à Aidan… Après tout, il tombait souvent malade… Peut-être que je devrais aller jeter un coup d’oeil à sa résidence pour vérifier que tout va bien… Peut-être que…

Des bruits de pas finirent par me ramener à la réalité. Ils étaient rapides et se rapprochaient rapidement de moi. La curiosité me fit lever les yeux devant moi. Je n’eus pas le temps de réaliser quoi que ce soit qu’une petite touffe de cheveux noires aux reflets violets apparu sous mes yeux. Sans crier gare, Aidan venait de se jeter à mon cou. Son câlin surprise m’avait tant pris au dépourvu que je ne pus encaisser assez la force de la charge… Ma tête se cogna contre le mur. Il n’y avait rien de grave, je ne m’étais pas cogné très fort, ça ne faisait pas spécialement mal… Mais ça réveillait l’esprit. Heureusement, le manchot n’avait rien remarqué. Ouf !

Dans un flux de parole, qui étaient un poil trop rapide pour moi, Aidan s’excusa pour son retard et mis en avant sa maladresse et sa stupidité. Je fronçais un peu les sourcils sous ma casquette. J’avais du mal à assimiler toutes les informations d’un coup, dû au choc et à la surprise, mais l’entendre se blâmer ça me… brrrr… Je ne supportais pas cela, d’autant plus qu’il n’y avait pas de raison.

Lâchant un petit soupire, je profitais de la proximité d’Aidan pour lui ébouriffer ses cheveux en bataille. Blotti contre moi, il semblait se plaire comme à son habitude. C’était à la fois adorable et attachant. Ces câlins m’apportaient tendresse et chaleur…. C’était réconfortant et rassurant. Je ne pus m’empêcher de lui rendre son beau sourire en souriant à mon tour.

Doucement, Aidan me relâcha avant de s’emparer de ma main, certainement par réserve ? Tout s’était passé si vite, je n’avais pas eu le temps de réellement apprécier cette étreinte… Quelle dommage… Enfin !... J’aurais aimé que cela dure un peu plus longtemps…

Aidan, qui venait de me demander notre destination et me faisait part de son excitation pour cette belle soirée, se mit en marche, me tirant vers lui. Serrant un peu sa petite main, je penchais la tête sur le côté, gardant mon léger sourire.

- Respire Aidan, il n’y a rien qui presse tu sais… riais-je doucement avant de poser ma main libre sur son épaule, espérant que cela l’apaiserait peut-être. Ne t’inquiète pas, je ne suis pas fâché et je ne t’en veux pas, voyons ! Ca peut arriver à tout le monde d’être en retard et puis…

Je levais la tête vers le ciel clair, voyant quelques étoiles qui commencer à apparaître timidement.

- Le soleil vient à peine de se coucher, il ne fait pas encore assez nuit pour voir toutes les étoiles. Nous ne sommes pas à quelques minutes près, ne t’inquiète pas…

Laissant ma main passé de l’épaule d’Aidan à ma hanche, j’affichais une petite mine boudeuse.

- D’ailleurs, arrête de flageller pour si peu…. Aidan, tu es loin d’être un idiot. Et je préfère que tu te sois reposer convenablement plutôt que tu ne finisses à l’infirmerie à cause de la fatigue. Là, ça serait vraiment dommage… Alors quinze minutes d’attente ce n’est pas grand chose…

Mon sourire s’élargit malgré moi. Je me sentais rosir à mes dépens, je ne comprenais pas pourquoi mes émotions réagissaient ainsi… Surtout devant Aidan…

- Et puis… Tu es venu… Rien que de passer un peu de temps avec toi me rend heureux… Enfin…

Nerveusement, je finis par me gratter la joue.

- O-Oui, allons y. Je pensais à un endroit pas très loin… C’est au sommet d’une petite colline qui borde la forêt. On aura certainement un peu de marche, mais ne t’inquiète pas, ce ne sera pas très sportif non plus, ahah… La vue est vraiment sympathique à l’orée des bois, c’est calme et agréable… J’espère que ça te plaira tout autant que cela m’a plu précédemment.

J'accelerais légèrement le pas pour dépasser Aidan de quelques centimètres. Je le guidais jusqu’au dit endroit, longeant la forêt et grimpant tranquillement la petite colline. Mes pieds faisait craquer quelques feuilles d’automne tombées au sol. La nuit ne nous permettait plus d’observer les belles couleurs qui ornaient les feuillages des arbres. Cette saison offrait tant de paysage magnifiques et colorés… Avec le printemps, c’était l’une de mes saisons préférées… Je me tournais vers Aidan.

- Tu as une saison préférée ? J’imagine que ce doit être l’hiver, mais… Je reste curieux… Je trouve l’automne vraiment beau…

Tentant de faire la conversation, nous arrivâmes au sommet de la colline. Je posais mon sac au sol, avant de me laisser m’asseoir sur l’herbe soyeuse. Je levais un peu ma casquette pour observer le ciel.

- On a vraiment de la chance d’avoir un si beau temps… Le spectacle nocturne promet d’être magnifique…

Je ne me rendis pas compte de suite que mes yeux étaient absorbés par le ciel étoilé. J’étais hypnotisé… J’enlaçais instinctivement les doigts d’Aidan, content de partager ce moment avec le petit manchot et sentant une légère chaleur envahir ma poitrine. C’était une sensation bien curieuse… Même si j’avais déjà ma petite idée de ce que cela pouvait bien être...



@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Sam 27 Oct - 22:19
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Misha

A l'état sauvage
Misha semblait heureux de te voir, malgré ton retard. Tu l'avais câliné de toutes tes forces, bien trop heureux toi aussi - et il t'avait ébouriffé les cheveux, ce qui t'avais arraché un petit rire. Tu étais vraiment heureux, aux côtés de Misha - et ses gestes te réchauffaient le corps, le cœur - ils te réchauffaient chaque partie de toi, et t'emplissaient d'une immense joie.

Misha te sourit alors, et ton cœur sembla rater un battement. Quand Misha souriait, ça te faisait toujours une sensation étrange... Tu sentais une chaleur au creux de ton ventre, ainsi que des papillonnements. Tu te sentais engourdi et heureux à la fois - incapable de refréner ou d'élargir un sourire. Ça t'illuminait, t'immobilisait... Oui, les sourires de Misha étaient magnifiques - ils étaient spéciaux, et te clouaient sur place.

Alors que tu étais paniqué par ton retard et que tu serrais sa main dans la tienne, il te dit de respirer, de te calmer - que rien ne pressais. Il posa alors sa mains libre sur ton épaule, et tu poussas donc un petit soupir pour reprendre de l'air, te calmant doucement. Le contact de Misha t'apaisait toujours - comme s'il avait un pouvoir, sur toi.
Misha te rassura alors - expliquant qu'il n'était pas fâché, et que ça arrivait à tout le monde, d'être en retard. De plus, le soleil venait à peine de se coucher, donc il ne faisait pas encore assez noir - tu n'avais donc pas à t'inquiéter pour quelques minutes de retard. Ça te rassurait.

Misha prit alors une mine boudeuse qui te fit rosir - déclarant alors que tu n'avais pas à te dénigrer car tu n'étais en aucun cas un idiot. Qu'il préférait que tu te sois reposé, plutôt que tu doives finir à l'infirmerie - et qu'il n'avait pas attendu si longtemps. Les joues roses, tu souriais - acquiesçant, tout en serrant un peu plus sa main. Tu étais heureux qu'il ne t'en veuille pas, que ça soit même le contraire. Toi aussi, tu trouverais ça dommage de te retrouver à l'infirmerie en une si belle soirée - c'est pour ça que tu avais tout fait pour être en forme.
Il ajouta que de toutes façons, tu étais venu - et que rien que de passer du temps avec toi le rendait heureux. Tes joues virèrent à un rouge léger, tandis que tu gardais sa main dans la tienne. Ça te faisait plaisir... Très plaisir, même - car tu ressentais la même chose pour lui, tu étais heureux de passer ne serait-ce qu'un peu de temps en sa compagnie. Tu aimerais tellement pouvoir le voir plus souvent - tous les jours, même. Rire et lui parler chaque jour, être là pour lui, le serrer contre toi...
Oui, tu aimerais en faire une habitude - une routine journalière.

Misha finit par t'expliquer où il aimerait t'emmener - au sommet d'une petite colline qui bordait la forêt. Tes yeux s'emplissaient d'étoiles, alors qu'il parlait - tu imaginais la scène. Tu avais vraiment hâte de t'y retrouver, de regarder le ciel avec Misha - de ne pas être seul, tandis que tu observais les étoiles.
Tu le suis alors - la nervosité grandissant au creux de ton ventre, tout comme l'impatience. Pourquoi étais-tu si excité, à l'idée de passer la soirée avec Misha ? A l'idée d'observer les étoiles avec lui ?
Qu'est-ce qui faisait qu'il était différent des autres ? Tu ne sais pas - pas totalement. Tu sais qu'il t'es cher - très cher - mais tu ne sais pas encore à quel point.
Il te demande alors quelle est ta saison préférée - pensant que ça doit être l'hiver - avant d'ajouter qu'il trouve l'automne très beau. Tu souris, acquiesçant - c'est vrai que les couleurs sont belles, et il y a une certaine atmosphère que tu apprécies énormément.

Vous arrivez alors à la petite colline, et Misha s'assied au sol. Tu fais de même, te blottissant contre lui tandis qu'il te parle de la clarté du ciel. Tu souris en acquiesçant - les joues légèrement en feu, tandis que tu laisser Misha entrelacer ses doigts avec les tiens, serrant doucement sa main. Pourquoi tes joues brûlaient-elles ainsi ? Pourquoi ton petit cœur battait-il si vite ?
Pourquoi les papillons dans ton ventre étaient-ils si excités, si rapide ?

Tu secoues légèrement la tête, restant contre Misha - tandis que tu te laisses happer par la beauté du ciel. Tu souris, apaisé et serein par cette situation.

« C'est vrai que le ciel est beau, ce soir... Ça va être magnifique ! ~ »

Tu restes contre lui, riant un peu.

« C'est vrai que j'aime beaucoup l'hiver, avec la neige, les bonhommes de neige, la luge, la patinoire, les fêtes... Puis, je suis un animal polaire, alors c'est normal ! ~ Mais je trouve l'automne magnifique aussi... Et puis, il fait pas trop chaud non plus, donc ça va ! En plus j'aime beaucoup l'ambiance en automne, l'atmosphère, les couleurs... Et puis, Halloween est une de mes fêtes préférées ! ~ »

Tu ris légèrement, restant blottit contre lui - serrant un peu plus sa main.

« J'adore faire des farces, jouer des tours, faire peur aux autres ou me faire peur... Enfin, dans la limite du raisonnable quand même, car j'ai peur facilement haha... Mais si en plus de ça, je peux manger des bonbons, c'est parfait ! ~ »

Tu ris une nouvelle fois, le câlinant - avant de te calmer et de reprendre:

« Cet endroit est vraiment magnifique... Je suis content d'être là... Avec toi... Et qu'on puisse passer du temps ensemble... J'attendais vraiment cette soirée avec impatience, haha...» 

Tu souris, le rouge à nouveau aux joues. Mais que t'arrivait-il ? Tu ressentais une chaleur au creux de ta poitrine - tu te sentais si bien, aux côtés de Misha.
Tu avais envie de le serrer encore plus fort contre toi - de ne jamais le quitter.
Pour toi, la soirée s'annonçait magique.
rédigé par Misha Lewis le Lun 29 Oct - 0:59
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Mon regard se détourna du ciel étoilé pour venir se poser sur Aidan. Je l’écoutais calmement, le bruit des feuilles secouées par la brise se faisant oublier derrière ses paroles. Il confirma mes propos ajoutant qu’il adorait plusieurs activités liées à l’hiver comme la patinoire ou les fêtes de fin d’années… Je fermais un instant les yeux, me remémorant les douces odeurs de pain d’épices aux notes agréables et les bons vins chauds. Déambuler dans les marchés de Noël de Monokuro était un vrai régal, autant pour les papilles que pour les yeux. Je me surpris, dans mon imagination, marchant au côté d’un Aidan tout emmitouflé, dévorant quelques sucres d’orge.

Réalisant cela, je me permis de regarder à nouveau le ciel, non pas spécialement pour sa beauté nocturne, mais plus pour fuir mes drôles de pensées. Je souris en me rappelant que je ne savais pas faire de patins à glace.

Aidan poursuivit sur l’automne, cette belle saison qui se résumait à de belles couleurs, de l’épouvante et des bonbons. Il avoua adorer faire des farces et se faire peur de temps en temps. Un vrai petit gamin. Blotti contre moi, je l’entendis rire et m’annoncer que l’endroit était magnifique et qu’il était heureux de passer du temps avec moi.

Je ne pus m’empêcher de rosir, toujours aussi mal à l’aise avec ce genre de gentillesse. Je me doutais que ses propos étaient sincères, mais… Je sentais une certaine timidité revenir en moi, au galop, à leur écoute. Ca me faisait plaisir. Beaucoup trop plaisir. Je souris maladroitement, me grattant la tête au travers de ma casquette.

- Je suis rassuré que l’endroit te plaise autant… J’avais un peu peur que tu ne t’ennuies… Après tout, il y a plus dynamique comme sortie que d’aller voir les étoiles, mais…

Je penchais la tête sur le côté, la posant sur la fine épaule d’Aidan.

- Mais je suis content de pouvoir partager ce moment calme et beau en ta compagnie… C’est vraiment différent de d’habitude… C’est spécial… Et encore plus avec toi… Je…

Je me sentais bégayer, alors que je me pensais maître de mes émotions… J’étais encore loin du compte, bien que cela faisait un moment que je réfléchissais au sujet. J’avais mis un nom sur ce que je ressentais envers Aidan et ce que le manchot m’apportait malgré lui. J’étais bien conscient qu’Aidan ne me laissait pas indifférent. Il m’attirait, sa présence me procurait de la motivation pour demain et de belles ondes précieuses. C’était un rayon de soleil venu éclairer mes nuits…

Avec beaucoup de mal, j’essayais de taire mes sentiments, les faisant passer sous silence. J’avais si peur du changement, tout était si parfait… Pourquoi tout gâcher égoïstement ? Je prenais sur moi, alors que je voulais me confier au noiraud sur mes doutes et mes espérences…. Je préférais attendre, histoire de voir comment notre relation pouvait bien évoluer. Ca ne me dérangeait pas, j’étais satisfait de la situation actuelle… Enfin, c’était ce que je croyais.

Ces minutes à observer les étoiles me transportaient sur un petit nuage jusqu’à ce que je ne perçoive une certaine nervosité s’émaner d’Aidan. Il semblait troublé et le feu s’était emparé de ces joues. Avais-je dis quelque chose d’embarrassant ? Très certainement…

Nerveux à mon tour, je me triturais les doigts avant de levers le yeux au ciel. La lueur des étoiles me rassurait… Un peu… La nuit était si belle et les étoiles parfaite. C’était le cadre parfait des amoureux. Cependant… Mon regard vint s’attarder sur Aidan. Il était captivé par le spectacle qui s’offrait à lui. C’était si mignon de voir briller cette petite lueur dans ses yeux. J’étais sous le charme… Et il m’était difficile de m’en défaire.

- En fait… moi aussi j’attendais cette soirée avec impatience et honnêtement, je ne suis pas déçu, ahah… Tout est si merveilleux et j’ai la plus belle des étoiles à côté de moi…

Ma main vint retrouver à nouveau celle du noiraud. Je la serrais délicatement tout en levant ma tête de son épaule et me tournant vers lui. C’était plus fort que moi… J’avais envie de l’observer de très près… Drôle d’envie, n’est-ce pas… Devais-je finalement profiter de l’occasion pour lui dire ce que j’avais sur le coeur ? Oh et puis, pire que non, qu’est-ce que je pouvais craindre ? Aidan ne m’avait pas laissé tombé jusque là, alors… Je décidais de me jeter à l’eau.

- Aidan, il y a quelque chose que je voulais te dire depuis longtemps… Ca fait un moment que j’y réfléchis et je pense qu’il vaut mieux que… Que je te dise que je… En fait…

Je secouais la tête pour me remettre les idées en ordre, respirant un bon coup. Je plongeais mes yeux dans les siens.

- Je t’ai…

Ah, le coup classique. Comme par hasard, mon téléphone sonna à ce moment précis, me coupant dans mon élan. Alors que l’appareil continuait son barouffe, je me mis à rougir de honte. Mais qu’est-ce que je m’apprêtais à faire ?... Il était beaucoup trop tôt pour lui dire ces mots. Je le savais pourtant, au fond de moi… Lentement et sans grande motivation, je m’emparais de mon téléphone et observait un instant l’écran d’appel. Malheureusement, c’était urgent… Plus urgent que cette belle soirée ?... Rien ne servait de faire l’autruche, je devais décrocher.

- Excuse-moi, je reviens tout de suite… annonçais je tout en répondant à l’appel, le téléphone près de l’oreille.

Rapidement, je me levai et allai m’isoler quelques pas plus loin, dans la forêt. L’orée m’était parfaitement visible, je ne risquais pas de me perdre.

Mon coup de fil dura cinq minutes. Cinq longues et interminables minutes. J’avais bien du mal à me concentrer sur ce que me disait mon collègue de projet. Mon esprit était à des années lumières des devoirs scolaires… L’envie de raccrocher me prit plusieurs fois, mais je résistais à contre coeur et par courtoisie. Cela m’irritait de laisser Aidan seul…

La personne mit fin à l’appel. Enfin. Dans un long soupir, je rangeais mon téléphone dans ma poche avant de revenir à l’endroit précis où nos sacs étaient posés et où je pensais retrouver mon meilleur ami…

Mais Aidan n’était plus là.

Il s’était volatilisé, laissant ses affaires personnelles derrière lui… Mon coeur manqua un battement alors que j’essayais de réfléchir de manière raisonnée et posée… Le noiraud ne devait pas être loin et il ne m’aurait pas faussé compagnie aussi brusquement… Je crois.



@DDS
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rédigé par Aidan Pszczynwa le Lun 29 Oct - 4:40
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Aidan

Misha

A l'état sauvage
La soirée, elle avait si bien commencée.
La nuit était magnifique - le ciel, parfaitement dégagé. Le temps était bon - pour toi, du moins. C'est en partie pour ça que tu avais amené un plaid dans ton sac, c'était dans le cas où Misha ait froid - car ça ne serait probablement pas ton cas, vu que tu étais un animal polaire. Mais à cause de ça, tu ne pouvais pas vraiment savoir lorsqu'il était censé faire froid - et tu avais peur que ton ami se les gèles, sans que tu n'agisses.
Tu te blottissais alors encore plus contre lui, au cas où - et si tu sentais qu'il avait froid, tu sortirais ton plaid pour vous emmitoufler dedans. L'image te fit rougir - mais sourire encore plus.

Misha te confie alors qu'il est rassuré que l'endroit te plaise autant. Tu acquiesces donc pour renforcer ses propos - le lieu était parfait et magnifique, tu ne pouvais rêver mieux. Alors certes, il avait peur que tu t'ennuies car tu aurais pu faire quelque chose de plus dynamique, mais... Rien qu'être là, avec lui, ça te suffisait pour te combler de bonheur.
Tes propres pensées te firent rougir à nouveau - mais ton large sourire ne pouvait plus te quitter.

Il pose alors sa tête contre ton épaule, et tu le laisses faire - savourant le contact, tandis qu'il déclare être lui aussi, très heureux de partager ce moment avec toi. Que c'était différent de d'habitude, spécial - en particulier avec toi. Tu relèves légèrement le visage vers lui, le rouge aux joues. Que veut-il dire ? Que tu es spécial à ses yeux ? Tu l'espères - car au fond de toi, tu sentirais ton cœur se serrer si pour lui, ça ne changerait pas de passer cette soirée avec quelqu'un d'autre.
Toi, tu te voyais seulement la passer avec lui - et si tu la passais avec quelqu'un d'autre, ça serait totalement différent. Peut-être que ça serait ennuyant, en effet - mais pas avec Misha.
Misha, tu étais trop heureux d'être avec lui pour pouvoir t'ennuyer.

Misha se taisant dans ses bégaiement, tu reportes donc ton regard sur la nuit étoilée tout en restant contre lui. Tes joues sont en feu, ton souffle court, ton rythme cardiaque rapide. Tu as presque l'impression d'être malade, pourtant... Pourtant, tu sens que tout va bien. Est-ce que ta maladie à évolué ? Non, ça serait étrange...
Non, c'est Misha qui te rend comme ça. Cependant, tu n'es toujours pas sûr du pourquoi.

Lorsqu'il reprend la parole, t'avouant qu'il attendait lui aussi cette soirée avec impatience, tu te tournes vers lui. Le temps semble s'arrêter autour de toi, autour de vous - comme si tu vivais un moment important, un moment décisif.
Il disait ne pas être déçu, que tout était merveilleux - et qu'il avait la plus belle des étoiles à ses côtés. Tes joues virèrent alors à l'écarlate, et tandis qu'il serrait ta main, tu enfouis ton visage contre lui.
Pourquoi réagissais-tu comme ça ? Pourquoi est-ce que tu étais gêné, embarrassé, nerveux ?
Pourquoi les papillons dans ton ventre s'affolaient-ils ?
La réponse était simple - pourtant, elle te semblait compliquée. Tu savais que tu ressentais quelque chose de fort - de très fort - vis à vis de Misha. Mais serait-ce à ce point ?
Peut-être. Après tout, tu ne peux pas te passer de lui - tu ne peux plus t'imaginer sans sa présence à tes côtés.

Tu respires profondément et relève la tête vers lui. Il te regarde également, t'observe.
Il est proche, si proche. Et tu as envie de t'avancer, encore.
Et encore.
Il déclare alors qu'il y a quelque chose qu'il veut te dire depuis longtemps - et tu le fixes, les yeux ronds, pendu à ses lèvres. Sans faire attention, tu te rapproches encore plus de lui - centimètres par centimètres.
Plus proche.
Il hésite, explique que ça fait un moment qu'il y pense. Tu restes tout ouïe - te demandant ce qu'il va te dire - serrant un peu plus sa main, et continuant de te rapprocher de lui.

Et alors que la sentence allait tomber - que tu n'étais plus qu'à quelques centimètres de son visage - son téléphone sonna. Il fut coupé dans son élan, s'arrêtant en plein milieu de ta phrase - tout comme toi, tu fus coupé également dans ton action.
Mais qu'allais-tu faire, au juste ?
Les joues rouges de honte et de gène, tu secoues la tête et te recules, essayant de te concentrer sur les mots de Misha. « Je t'ai...»... Que voulait-il dire par là ? Qu'est-ce qu'il t'a ?
Est-ce qu'il t'a acheté une peluche ? Il t'a concocté un repas ? Il t'a fabriqué une peluche à son effigie ?
Tu secoues la tête - les joues encore en feu, et regarde ton ami, qui s'est emparé de son téléphone. Ça à l'air urgent, et il s'excuse, déclarant qu'il allait être rapide, avant de s'en aller pour répondre.
Toi, tu acquiesces juste - les joues empourprées et une petite moue boudeuse sur le visage.

Une fois qu'il est hors de ton champ de vue, tu frottes violemment tes cheveux en geste de panique - les ébouriffant, avant de venir te claquer les joues.

« Mais à quoi je pensais ! », tu laisses échapper pour toi-même.

Tu soupires, puis te laisses tomber en arrière, de sorte à être couché sur le sol - la tête vers les étoiles. Tu te mords les joues, n'arrivant pas à calmer le feu qui les brûle.
Qu'est-ce que tu t'apprêtais à faire ?
Qu'est-ce que tu espérais tant que Misha te dise ?
Tu tournes et te roule en boule - honteux. Peut-être que Misha avait remarqué que tu t'approchais de lui ainsi, et que ça l'avait dérangé.
Peut-être ne voudrait-il plus de toi.
Pourquoi ça te faisait si mal ? Pourquoi avais-tu tant besoin de lui ?
Peut-être était-ce car tu...

« Raaah ! », tu lâches dans un râle en agitant tes jambes et tes bras - les frappant contre le sol en arrachant de pauvres brins d'herbes.
Puis, tu te redresses d'un coup, regardant autour de toi. Tu ne sais pas combien de temps s'est écoulé, mais tu as l'impression que ça fait déjà une éternité, et Misha te manques terriblement. Et puis, ces bois n'ont pas l'air sûrs, si jamais il lui était arrivé quelque chose ?
Tu te mets à paniquer - pourquoi l'avoir laissé partir seul ?
Pourquoi s'était-il même isolé ? Était-ce si personnel ? La jalousie te frustrait - et dans un râle, tu te levas d'un bond.
Tu partirais à sa recherche - histoire d'être sûr. Et peut-être pour agir - car tu étais encore frustré, de ne pas avoir entendu la fin de sa phrase, ni d'avoir pu terminer ce que tu avais entrepris.

Mais... Vers où était-il parti ? Tu ne savais pas, tu n'avais pas fait attention. Tu pars alors dans une direction aléatoire, qui te semble être un petit sentier sur lequel il aurait pu partir.
Cependant, tu t'enfonces dans les bois - et tu ne le retrouves pas.
Tu avances, encore et encore - mais aucun signe de lui, aucun bruit, aucune voix. Seulement des craquements de feuilles et de branches - ainsi que des pas d'animaux affolés par ta présence.

« Misha? Mishaaa ? »

Il fait de plus en plus sombre, et tu l'interpelles comme tu peux. La solitude et les ténèbres t'envahissent, et même si tu aimes beaucoup Halloween, tu ne te sens pas en sécurité - tu commences même à avoir peur.

« Mishaaaaaa ? S-si c'est une blague, c'est pas drôle... Ç-ça m'inquiète plus que tout... Je sais que je t'ai dit que j'aimais les farces et me faire peur, mais là, c'est beaucoup trop... Je tiens trop à toi pour apprécier ce genre de blagues... »

Pourtant, tu étais sûr que ce n'était pas son genre de faire des farces. Tu continues alors de t'enfoncer dans les bois, regardant aux alentours, et continuant d'interpeller ton ami si précieux.

« Misha ? Mishaaa? Eh, s-si je t'ai dérangé tout à l'heure, je suis désolé... Je sais que tu n'aimes pas la proximité, je sais pas ce qui m'a pris, haha... »

Tu fausses un rire, mais des larmes viennent perler au coin de tes yeux.
Tu es perdu.
Tu as perdu Misha.
Tu es seul.

Tu commences alors à sangloter, tandis que les larmes coulent le long de tes joues - on pourrait te méprendre pour un enfant qui a perdu ses parents ou le chemin pour rentrer chez lui.
Tu renifles, puis te laisses tomber au sol. Pourquoi n'as-tu pas regardé où tu allais ? Pourquoi n'as-tu pas regardé où Misha allait ?
Si ça se trouve, il était en danger, et tu ne pouvais pas l'aider.

« MISHAAAAAAAAAAAAA ! »
, tu cries, sanglotant.
En plus de ça, tu as faim, et tu n'as pas pris la peine de prendre ton sac, pensant retrouver ton ami assez vite - ce qui n'arrange pas ton cas.

Reniflant, tu tournes la tête vers un buisson pour y apercevoir des fruits, des fruits qui ont l'air délicieusement appétissants. Des baies qui t'appellent à les manger, les dévorer.
Tu peux bien te servir, non ? En attendant de trouver une solution, du moins.
Tu tends alors la main pour cueillir quelques baies et commence à les grignoter - reniflant toujours.
Et puis, lentement, tu te sens lourd, brumeux- vacillant.
Et ton esprit semble arrêter d'enregistrer des informations - c'est le black-out.

Tu es soudainement petit, sous une pile de... De quoi ? Tu ne sais pas, tu n'as pas l'impression de pouvoir mettre un mot dessus. D'ailleurs, tu ne penses pas vraiment - les mots ne sont plus, dans ta tête.
Tu te démènes pour sortir de la pile de ce que tu pourrais apparenter à de la fourrure, réussissant à t'en sortir.
Tu regardes alors autour de toi - tu es dans un endroit rempli d'arbres. Que fais-tu ici ? Comment es-tu arrivé ici ? Pourquoi tout est si grand ? Pourquoi fait-il si chaud ?
Paniqué, tu essaies d'avancer - cependant, tes jambes sont courtes, et tu tombes au sol sur le ventre. Tu es rondouillard et plumeux, et tes bras son plats.
Tu es un manchot. Un manchot perdu dans la forêt.

N'arrivant pas à te relever, tu secoues alors tes ailes et tes pattes, déployant ton bec pour effectuer des cris de détresse. Comment ça fonctionne ?
Comment tu fais, pour te mettre debout et marcher ? On ne t'a pas appris, alors comment tu fais ?
Pourtant, tu as toujours été un manchot. Alors pourquoi tu ne sais pas ?
Tu nages donc dans le vide - en panique - tout en hurlant de détresse.


HRP:
 
rédigé par Misha Lewis le Mar 30 Oct - 0:55
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Le pas pressé, je vérifiais les alentours de l’endroit où nous nous étions posés quelques minutes auparavant. Je ne me doutais pas un seul instant que j’avais pu, éventuellement, croisé Aidan en sortant des bois. Je me mordais la joue, ayant du mal à relativiser au fil des minutes. Je repensais à l’état nerveux d’Aidan et à ses rougeurs… Est-ce que sa maladie avait un rapport avec sa soudaine absence ? La peur m'agrippait le ventre. Je redoutais le pire… Il fallait absolument que je le retrouve avant qu’il ne soit trop tard.

Force de constater qu’il n’était pas dans les parages, mon attention se focalisa sur l’entrée de la forêt. J’imaginais très bien Aidan tentait de me retrouver et se perdre sans s’en rendre compte… Ca lui ressemblait beaucoup trop… Je fermais alors mes paupières et retirer ma casquette quelques instants. Mes oreilles découvertes se dressèrent et tournèrent au gré des bruits. J’essayais tant bien que mal de discerner le moindre bruit qui pourrait m’aider dans mes recherches. Il y avait tant de sons… Entre le vent, les feuilles, les insectes et les animaux nocturnes… Je finis pas remarquer comme un murmure lointain. Je fronçais les sourcils pensant que cela m’aiderait davantage à me concentrer. Je ne parvenais pas à comprendre l’origine de ce couinement, qu’il soit animal ou autre… C’était beaucoup trop faible… Me concentrant un peu plus, j’entendis finalement une voix familière crier mon prénom. Je tournais la tête vers la forêt, les yeux grands ouverts. L’inquiétude pouvait se lire sur mon visage.

Sans réfléchir, j’embarquais d’un coup de bras les deux sacs et m’enfonçait tête baissée dans la forêt. Je ne pris pas le luxe de marquer mon passage, j’étais trop préoccupé par Aidan. Comment le retrouver ? Était-il blessé ? Venait-il de se faire attaquer ? Et si j’arrivais trop tard encore une fois…. ?

Je me mordis la lèvre inférieur, accélérant le pas vers la source du cri - tout du moins, si je me fiais totalement à mon ouïe d’équidée.Malheureusement, ma vue de nuit n’était pas aussi efficace et je manquais de trébucher par deux fois. La pénombre ne m’aidait pas à avancer, bien au contraire. Je pris finalement un instant pour sortir une lampe torche de mon sac et l’allumer. Mon chemin désormais éclairé, je me remis à courir, sillonnant entre les arbres et appelant mon “ami”.

Moi qui m’attendait à retrouver mon ami sous sa forme habituelle, je ne pouvais guère imaginer ce qui m'attendait ce soir… Quand je pense qu’un simple coup de fil avait tout gâcher… Les remords me prirent la gorge. Je n’aurais pas dû le laisser seul, je ne faisais que répéter mon erreur encore et encore…

Enfin, après de longs instants de course effrénée, la lumière de ma lampe vint dessiner au sol quelques habits appartenant à Aidan. Il y avait son habituelle écharpe à carreaux, mais aussi son manteau, son pantalon, ses sous-vêtements. Mon sang ne fit qu’un tour. Il y avait un psychopathe dans ces bois c’est ça ? Aidan s’était fait agressé, c’est ça ? En proie à un début de panique, je ramassais les vêtements, retirant brièvement la terre et les baies dessus. Et quelques pas plus loin je vis....

Un manchot.

Un manchot dans une forêt. Je tombais des nus, là. Je ne reconnus pas Aidan de suite, mais après réflexion, ça ne pouvait être que lui. C’était LUI. Je fis rapidement le lien entre les vêtements et la nouvelle forme physique du noiraud. Un soupire de soulagement s’échappa de mes lèvres… La situation était grave, mais j’étais bien heureux que les scénarios que je m’étais imaginé restaient de l’ordre de l’irréel. Mais… Pourquoi s’était-il transformé en animal de manière intégrale ? Qu’est-ce qui avait provoqué cette mutation ? J’avais entendu quelques rumeurs et bizarreries sur ces bois, mais quand bien même…

Doucement, je m’approchais du pauvre manchot étalé sur le ventre, dans l’incapacité de se mouvoir correctement. Il était aussi maladroit et agile qu’un nouveau-né. Avais-je affaire à l’Aidan que je connaissais ou à un animal sauvage ? Je devais faire attention à mes gestes pour ne pas l’affoler… Je remarquais d’ailleurs un filet rouge au niveau de son bec. Je crus d’abord à du sang, mais ce devait être le jus d’un aliment. Qu’est-ce qu’il avait bien pu manger pour finir dans cet état là ?

Toujours avec douceurs et quelques précautions, je me risquais à caresser la tête du manchot, dans l’espoir de rassurer Aidan et de ne pas me prendre un vilain coup de bec. Les sacs sur le dos et ses vêtements sur mon bras libres, je passais mes doigts dans ses plumes duveteuses, souriant légèrement.

- C’est bon, je suis là Aidan, je suis là. Je n’aurais pas dû te laisser seul comme ça… Pardonne-moi… Je ne sais pas ce qui t’es arrivé, mais je vais m’occuper de toi. Peut-être que quelqu’un nous aidera au pensionnat pour que tu reprennes ton apparence d’hybride…

L’envie de le prendre dans mes bras pour le cajoler me titillait, mais je préférais d’abord constater si aux yeux de l’animal j’étais Misha ou un parfait inconnu. Cette pensée me fit un peu mal au coeur, même si je me persuadais que tout irait bien, j’avais peur qu’il m’ait oublié sous sa forme animale. Cependant, il n’était point l’heure de jouer les enfants capricieux. Aidan me semblait chaud, beaucoup trop chaud. Il était un animal polaire et sous cette forme, il devait étouffer. Je redoutais aussi une possible poussée de fièvre…

- Tu es bouillant… J’entends de l’eau pas très loin, il doit y avoir un petit ruisseau. Tu as vraiment besoin de te rafraîchir… Viens par ici…

Délicatement, j’entourrais Aidan de mes bras comme si je m’apprêtais à le câliner, manifestant mon intention de le porter. J’attendis calmement sa réaction, espérant qu’il ne prenne pas la poudre d’escampette.



@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Ven 2 Nov - 1:30
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Aidan

Misha

A l'état sauvage
Tu es perdu, paniqué - tu nages dans le vide, essayant de te relever - en vain.
Tu restes sur ton ventre, à effectuer des mouvements qui se perdent dans l'air. Comment fais-tu, pour te relever et marcher ? Comment faisais-tu, avant ? Pourquoi tu n'as pas l'impression de t'en souvenir, pourquoi as-tu l'impression que ce n'est pas un acquis ?
Tu ne sais pas - mais tu paniques de ta propre condition.

Tu déploies ta gorge - criant ta peur en agitant tes ailes palmées. Et puis, tu entends soudainement des pas qui se rapproche - avant de discerner une grande silhouette non loin de toi.
La peur t'envahis, et tu redoubles donc de cris - essayant de te relever, en vain.
La silhouette finit par t'apercevoir, et s'approcher de toi - tandis que tu continues de gigoter comme un poisson hors de l'eau, dans l'espoir de te remettre sur pattes. Tu as peur - est-il là pour te blesser, pour te faire mal ? Tu lui lances des menaces par des cris, déployant ton gosier - ce qui, au final, est plus adorable que crédible.

L'inconnu approche sa main de toi et tu paniques, gigotant encore plus dans tous les sens - de peur qu'il te fasse mal. Cependant, tu sens quelque chose de chaud et doux, de réconfortant, qui vient se placer dans tes plumes, s'y engouffrant. Tu t'arrêtes alors d'un coup, le bec grand ouvert. Quelle est cette sensation ? C'est... agréable ? Tu ne sais pas, mais tu aimes bien ce sentiment. Ça te fait du bien. Alors inconsciemment, tu te mets à émettre un son qui se rapproche du ronronnement, du fond de ta gorge. Tu ne le dirige pas du tout - c'est totalement instinctif. Comme si ton gosier avait décidé de faire ce bruit, sans ton accord.
Tout ton corps semblait agir ainsi - tu n'avais pas vraiment le temps réfléchir, c'est même comme si tu ne pouvais pas réfléchir à tes actions - agissant tout simplement.
Alors tu continues à faire ce semblant de ronronnement - happé par le bien-être que ça te procure.

Tu t'arrêtes quand tu l'entends parler - enfin, émettre des sons. Tu comprends une intention de communiquer, mais tu ne discerne pas ce qu'il te dit. Tu ne sais donc pas ce qu'il essaie de te faire passer comme message - cependant, ses paroles sont douces, chaleureuses. Tu n'en perçois aucune menace. Tu as même l'impression qu'il va mal, mais tu ne sais pas si tu saisis bien les information. En tous cas, il à l'air soulagé. Peut-être te cherchait-il ? Peut-être sait-il pourquoi tu es là ? Pourtant, il n'est pas un manchot. Tu ne sais pas ce qu'il est, d'ailleurs. Mais il n'a pas l'air méchant, et il à même l'air capable de t'aider et de te protéger. Alors tu imagines que pour l'instant, tu peux lui faire confiance.

Soudain, il entoure ses bras autour de toi - et tu te remets à paniquer. Qu'est-ce qu'il fait ? Il veut t'attaquer, au final ? Tu recommences à paniquer et à gigoter comme un poisson, agitant tes ailes. Et puis, sans faire gaffe, elle passent au sol et te permettent de ramper. Ah, c'est donc comme ça que ça fonctionne ! Tu continues donc de faire le crawl sur le sol pour te permettre de ramper et d'avancer. Cependant, à peines quelques centimètres plus loin, tu perds l'équilibre et roule sur le côté - finissant sur le dos. Tu commences alors à te débattre dans le vide, donnant des coups d'ailes au-dessus de toi pour essayer de te refaire balancer - en vain.
Puis - tu ne sais pas trop comment - tu réussis à effectuer une impulsion sur tes pattes pour te relever. Tu perds l'équilibre, et manque de tomber - mais tu fais des petits pas rapides vers l'inconnu et enfouis ton museau contre lui pour te rattraper.
Paniqué, tu agites tes ailes et effectues une rotation pour te mettre à courir dans le sens inverse, effrayé.  Tu venais de foncer droit dans l'ennemi, celui qui voulait ta peau.

Mais tu t'arrêtes subitement, agitant encore tes ailes et remuant ta petite queue. Te voulait-il vraiment du mal ? Tu n'avais pas l'impression qu'il représentait une menace, au contraire. Et puis, tu voulais encore des caresses, d'un côté. Et il avait l'air proche de toi, bien que tu ne saches pas comment.
Tu te retournes alors vers lui, et marche dans sa direction en chancelant sur tes petites pattes. Tu manques de tomber une nouvelle fois, trébuchant, t'enfouissant une nouvelle fois contre lui. Tu frottes ta petite tête contre son torse, en quémande d'attention et d'affection.

Le problème étant que tu as chaud - tu continues donc d'agiter tes ailes. Tu lèves le bec vers le visage de l'inconnu, avant de lâcher:

« Kweeeeek ! Kwek ! »

Puis tu te balances sur tes pattes devant lui en agitant tes ailes.

« Kwek kwek kwek kwek kwek ! »

Peut-être connaîtra-t-il un point d'eau où tu pourras te rafraîchir et t'amuser ?
rédigé par Misha Lewis le Ven 2 Nov - 15:56
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En soit, je m’attendais à ce que le petit manchot réagisse ainsi. Bien que mes caresses semblaient assez calmer l’animal pour qu’il se mette à couiner joyeusement, il commença néanmoins à paniquer lorsque je tentais de le prendre doucement dans mes bras pour l’emmener avec moi. C’était une réaction parfaitement naturelle de la part d’un animal sauvage… Aidan ne devait plus avoir conscience qu’il était initialement un hybride, il n’y avait même pas vingt minutes…

J’évitais de le montrer, mais au fond de moi, cela me faisait mal au coeur de voir Aidan me fuir et m’oublier aussi soudainement. J’avais un peu l’impression de me voir plus petit, quand j’étais bien plus méfiant et fuyard qu’aujourd’hui. Il n’était pas étonnant qu’on ne veuille pas de moi avec un comportement pareil…

Je secouais vivement la tête. Je me sentais un peu idiot après cette mini rétrospection et baissais tristement les bras. Cependant, je ne perdait pas de vue le petit animal qui, maintenant qu’il savait marchait sur ses deux palmes, se dandinait dans tous les sens. Il battait de l’aile pour garder son équilibre et sûrement sous le coup de la panique. Allant de droite et de gauche, il alla finalement se heurter contre moi, alors qu’il tentait désespérément de me fuir.

Aidan restait Aidan, toujours aussi étourdi, maladroit et mignon. Je ne pus m’empêcher d’avoir un petit rire attendri alors que le manchot venait de se rendre compte de son erreur et fit un joli 180 degrés… Avant de finalement revenir vers moi en chancelant.

Une main devant la bouche, je ne pouvais m’empêcher de sourire. C’était beaucoup trop marrant. Et dire qu’il venait de passer de la peur à la demande d’affection… Aidan se blottit contre moi, frottant sa tête et son bec. C’était bien difficile de savoir ce à quoi penser l’animal, mais c’était beaucoup trop adorable. Je fondais littéralement.

Réalisant que j’avais toujours les vêtements d’Aidan à bout de bras, je décidais de les ranger dans le sac du noiraud.

Le manchot s’agita alors devant moi émettant quelques cris. Je ne comprenais pas ce qu’il voulait me dire, mais je vins lui caresser la tête avec douceur. Je profitais du fait qu’il réclamait de l’attention pour le prendre dans mes bras comme un gros bébé, continuant de lui gratouiller le ventre et le dessous du bec. Quelques animaux appréciaient ce genre de gratouilles… Mais d’autres ne les aimaient pas trop… Alors, couinement ou coup de bec ? Quoi qu’il en fut, je me mis en marche.

Toujours aussi surchargé entre les sacs et le petit animal, je suivais le doux son de l’eau grâce à mes oreilles. Je finis par localiser le fameux ruisseau. Il n’était ni très large ni profond, on avait facilement pied et le débit était faible, calme. Je posais alors Aidan non loin de l’eau fraîche, à même pas 50 cm du bord.

Durant quelques instants, je restais accroupis et observais ce que le petit manchot comptait faire, prêt à le rattrapper si jamais il venait à trop s’éloigner ou à tomber mollement par terre. Je finis pas lui caresser une dernière fois la tête et me levais. Je m’écartais d’un ou deux pas pour aller chercher un peu d’eau au creux de mes mains et la verser sur le petit manchot. Je frissonnais au contact de cette dernière, elle était si froide…

- L’eau est bonne, n’est-ce pas ? Viens te baigner un peu, ça te fera du bien, l’invitais-je en m’asseyant par terre tout en tendant le bras vers le ruisseau. Et dire que tu as chaud par un froid pareil… Je tremblerai comme une feuille si je n’avais pas mon manteau chaud sur moi…

Je ris doucement, ayant bien conscience que je parlais très certainement tout seul… Mais cela me permettait tout de même de conserver l’illusion que le Aidan que je connaissais était toujours là, bel et bien présent et m’écoutait. C’était égoïste de ma part, n’est-ce pas ? Son amnésie était sûrement dûe à sa transformation. Une fois rafraîchis, il était urgent que je le ramène à Monokuro.

Silencieusement, j’observais les alentours tout en gardant un oeil sur Aidan. Au dessus, il y avait tant d’arbres que la lumière de la lune peinait à traverser les feuillages d’automne, tandis qu’au sol, beaucoup de buissons se présentaient à nous. Tous comportaient d’étranges baies rouges, sans doutes celles qu’Aidan avait mangé une fois perdu dans les bois. Ces baies étaient d’un rouge particulier que je n’avais jamais vu auparavant, luisant presque dans l’obscurité. Elles paraissaient des plus appétissantes… Si je n’étais pas aussi méfiant concernant leur possible effet secondaire, je me serais laissé volontier tenté.

Cela restait tout de même étrange… Je n’avais jamais éprouvé une pareille attraction envers un aliment, même en étant affamé. Ces baies étaient fascinantes et bizarrement… irréelles ? Il n’était finalement pas si étonnant qu’Aidan n’est pas résisté à la tentation d’y goûter, même pour moi, cela devenait étrangement compliqué. La curiosité me titillait le palais… Oula ! On se retient ! Mais était-ce vraiment elles qui avait transformé le noiraud en manchot ? Cela ressemblait tant à un rêve… Je me pinçais la joue, en vain. Bizarre…

Le poids des sacs que je me refusais pertinemment à retirer me fit m’allonger sur le côté, songeur. Je regardais le manchot. En soit, ça ne devait pas être si mal d’être un animal, de ne penser qu’à sa survie et à l’essentiel. La vie d’un hybride était si superficiel quand on y songeait… Tout le monde était toujours pressé, tout le monde devait rentrer dans le fameux moule social pour avoir une chance de se faire accepter… Oublier les tracas ridicules, quel rêve… Mais en même temps, si cela signifiait oublier de précieux moments en compagnie de personnes qui m’étaient chères… J’y tenais encore beaucoup trop...

Je sentais la fraîcheur du soir me caressait les joues et pesait sur mes paupières. Je n’avais pas remarqué que le froid m’avait autant fatigué. Je secouais la tête dans l’herbe. Il n’était pas question que je dorme maintenant…

- Aidan, balance moi de l’eau fraîche s’il te plait, je m’endors, aaaah… râlais-je doucement, pensant plaisanter et n’attendant pas spécialement une douche froide.


[HRP : le retour du blablatage xD]



@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Sam 3 Nov - 20:56
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Misha

A l'état sauvage
L'inconnu semble triste pendant un court instant - mais tes actions lui redonnent le sourire. C'est quoi, sourire ? Tu ne sais pas vraiment, tu n'as pas cette notion - tu sais juste que ça le rend un peu plus joyeux, et que l'émotion maussade avait l'air de s'être évaporée.
Tu continues donc de te blottir contre lui et de frotter ton petit bec contre son torse - bien que tu aies chaud, tu aimais bien ça. Tu ne savais pas pourquoi, cependant, mais tu trouvais ça agréable.

C'est après que tu aies essayé de lui faire comprendre que tu avais d'ailleurs trop chaud qu'il te prit dans ses bras - pour te grattouiller le ventre et sous le bec. Si tu avais eu peur au début, tu te laissas alors faire - repartant dans sur ronronnement étrange. C'était vraiment agréable, tu aimerais qu'on te fasse ça tous les jours - ça te donnait une sensation dont tu ne pouvais te passer, et que tu quémanderais encore et encore.

Il se mit donc à marcher en te portant - tandis que tu restais à ronronner étrangement et à te frotter contre lui. Tu l'aimais bien, cet animal étrange. Même si tu ne le comprenais pas et que tu ne savais pas qui il était, tu l'aimais bien. Il avait l'air gentil, et ne représentait pas la moindre menace - et il semblait tenir à toi, il s'occupait de toi. Du coup, tu n'avais pas vraiment à avoir peur - et tu pouvais l'apprécier.
Il finit alors par arriver près d'un ruisseau et te pose à côté du bord - tes petits yeux ronds se mettent alors à briller. Tu effectues une petite danse de la joie - pas très en équilibre sur tes petites pattes.

L'inconnu te caresse alors la tête, puis se lève pour aller chercher de l'eau et t'en renverser sur la tête. Tu frémis de bonheur à ce contact frais et t'ébroues légèrement les plumes, tandis qu'il parle à nouveau. Tu penches la tête sur le côté en le regardant, ne comprenant pas ce qu'il dit - avant d'agiter tes ailes à nouveau. Il tend la main vers le point d'eau, alors tu t'y diriges - tombant sur le ventre sur le chemin. Tu te serres donc de tes pattes arrière pour glisser dans le ruisseau comme avec un toboggan.
Il n'est pas très profond, mais c'est suffisant pour que tu puisses jouer dedans et te rafraîchir. Tu glisses alors sur l'eau, l'éclaboussant de tes ailes, courant après des feuilles emportées par le cours de l'eau avant de tomber sur le ventre pour ramper sur l'eau. Tu t'amuses - juste déçu qu'il n'y ait pas de poissons. Tu commences à avoir un peu faim, et tu aurais aimé pêcher ton repas.
Comment on pêche, d'ailleurs ?

L'inconnu s'allongea au sol, et tu le regardes tout en continuant de jouer avec l'eau - te trempant complètement. Tu t'amuses, puis il parle à nouveau - tu as l'impression qu'il t'appelle, tu ne sais pas pourquoi. Il y a cette intonation dans sa voix. Alors tu sautes hors de l'eau vers lui, l'éclaboussant au passage - avant de venir enfouir ton bec et ta tête mouillée contre son cou. Tu te frottes contre lui - ne pensant pas forcément que tes plumes mouillées peuvent le déranger.
Puis - les ailes écartées pour tenter de les sécher malgré l'absence de soleil - tu viens lui picorer affectueusement  quelques mèches de cheveux. Tu les caresses de ton bec, les lissant, et tentant de lui rendre les grattouilles affectueuse qu'il t'a données.
Puis, tu le regardes dans les yeux, les ailes écartées.

« KWEK ! »

Tu tournes sur toi-même avant de finir sur le ventre, rampant vers lui grâce à tes pattes arrière.

« Kwek kwek !  »

Tu te blottis contre lui - toujours aussi trempé - et continues de frotter ton bec contre son torse.

« Kweeeeeek »
À tes mots s'ajoutent un gargouillement qui te fait sursauter - tu as peur de bruits de ton propre ventre, alors tu t'enfouis encore plus contre lui.
rédigé par Misha Lewis le Lun 5 Nov - 2:02
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Restant allongé dans l’herbe et pensant ma phrase perdue dans le néant, je me permis de fermer les yeux un instant, alors que le manchot barbotait tranquillement dans le ruisseau. Je pensais les rouvrir rapidement de moi-même, mais je sentis des gouttes d’eau atterrir sur mon visage. C’était froid et léger, le contact me ramenant instantanément à la réalité. J’étais toujours dans cette forêt… Et devant mes yeux écarquillés, Aidan fonça vers moi tel un boulet de canon.

- Aaah ! Att-

Je n’eus le temps de rien faire qu’un Aidan trempé jusqu’aux os vint se blottir contre moi. De ses plumes humidifiée par le court d’eau, il mouilla quelques endroit de ma veste. Je sentais le froid se frayer un chemin au travers de mes couches de vêtements.

- Aidan, attend… Hiiii, c’est froid… couinais-je tout en luttant pour ne pas trop bouger - bien qu’en soit, à cause des sacs à dos, il m’était difficile de faire de grands geste ou des mouvements brusques.

Je n’étais plus très serein pour mon confort vestimentaire. Il allait m’être difficile de supporter un froid d’automne aussi glacial avec des affaires humides. La logique m’aurait fait repousser le petit manchot pour éviter de propager l’eau sur ma veste, cependant, je n’en avais ni eu la force, ni eu l’envie. Je restais tout de même méfiant lorsqu’Aidan passa son bec dans mes cheveux, me câlinant du mieux qu’il le pouvait, mais me laissai faire. Tant qu’il ne touchait pas les oreilles, il n’y avait pas de mal… Désormais silencieux et calme, j’observais l’animal. Il ne semblait plus aussi apeuré que tout à l’heure et j’étais rassuré de constater que je ne lui faisais plus autant peur.

Le sourire aux lèvres et le regard apaisé malgré le froid, je vins passer un bras autour du manchot afin de lui gratter le dos et de le garder près de moi. Bien que son pelage était encore trempé, il était doux… Une vraie peluche… Comme d’habitude…

Il émettait des cris pas très agréables, mais qui restaient néanmoins mignons. Il commençait un peu à me tenir chaud, je ne voulais plus lâcher cette adorable boule de plumes… Mais il fallait bien rentrer à Monokuro. J’avais beau me voiler la face, je restais tout de même inquiet à son sujet. Je me rassurais en me forçant à croire qu’il retrouverait sa forme originelle, mais… Si jamais ce n’était pas le cas ? Je serrais doucement Aidan. Peu importe ce qui pouvait bien arriver, je ne le laisserai pas seul…

Le ventre d’Aidan se mit à gargouiller ce qui le fit sursauter. Je ne pus m’empêcher de pouffer tout en lui caressant le haut de la tête.

- Toujours aussi fidèle à toi même, à ce que je vois ahah… Par contre, c’est bien beau d’avoir faim, mais qu’est-ce que je pourrais bien te donner à manger ? Je ne pense pas que tu puisses tout manger sous cette forme, hm…

Je continuais de cajoler le manchot d’une main et cherchais à l’aveugle, de mon autre main disponible, dans les sacs. Je ne trouvais malheureusement que des madeleines et quelques sucreries. Il valait mieux faire une croix sur les chocolats… Mais qu’en était-il des madeleines ?

Sous le regard de l’oiseau, j’ouvris le petit sachet. Ca ne coûtait rien d’essayer… A condition que les miettes de la madeleine ne dérangent pas l’animal. Je coupais le gâteau en deux morceaux distincts et vins en présenter un au bec d’Aidan.

Ne sachant pas trop comment il allait réagir, je réfléchissais à un moyens rapide de le nourrir… Mais visiblement, il allait falloir rejoindre le pensionnat pour lui procurer un repas qui soit un minimum correct. J’observais Aidan, à la fois attendri et nerveux. La soirée n’aurait jamais dû se dérouler de cette manière… Je m’en voulais… Et quand je pensais que j’avais failli tout lui avouer… Je continuais de caresser les plumes duveuteuses.

- A trop hésiter, à trop vouloir tout prévoir… Je n’ai finalement pas réussi à te dire ce que j’ai sur le coeur… C’est ballot, n’est-ce pas ? J’ai beau ignorer mes sentiments te concernant, ils reviennent toujours à la charge. J’ai toujours eu beau me convaincre que m’attacher autant à quelqu’un m’apporterait que des malheurs, tu as réussi à me faire prendre conscience du contraire. Tout le monde a le droit au bonheur, après tout... Je me fais peut-être des idées et ça ne me dérange pas qu’on soit simplement de bons amis, mais en même temps j’aimerais tellement plus… Je ne sais pas… Je crois que j’ai besoin d’une réponse… Qu’on m’arrête ces délires sordides ou qu’on me dise oui… ?

Je me frottais les cheveux frénétiquement, honteux.

- Mais c’est trop tard et voilà que je monologue avec un manchot… Je n’ai même pas eu le cran de te le dire en face, depuis tout ce temps… Et maintenant que tu es un animal, ça sonnerait bizarre, ahah…

Je me confiais, bien conscient qu’aucune oreille ne m’écouter réellement. Faire part de ces ressenties me soulageait un peu, mais me frustrait énormément aussi. Quel idiot. Pourquoi avais-je répondu à ce fichu portable dans un moment pareil ? Si seulement j’avais su, on n’en serait pas là...

- Je suis vraiment désolé Aidan… Pourquoi il t’arrive toujours une m*rde quand je ne suis pas là… C’est effrayant… Qu’est-ce que ce sera la prochaine fois ? Qu’est-ce qu’il arrivera si j’arrive encore une fois en retard alors que tu as besoin d’aide….

Doucement, je lui gratouillais le cou.

- Reviens vite, s’il te plait… murmurais-je tout en serrant une dernière fois le pauvre Aidan.

De ma main libre, j’essuyais la petite larme qui venait de se former au coin de mon oeil. Depuis quand étais-je aussi émotif ? Je devais me ressaisir. Je ne faisais que me plaindre depuis tout à l’heure… Comme d’habitude, en fait.

Difficilement, je me redressais avec les sacs pour me mettre assis, relâchant le manchot. J’analysais à nouveau les horizons ; il n’y avait que de l’herbe et ces étranges baies rouges. Mais comment savoir si ces baies étaient dangereuses ? Je devrais m’en méfier comme la peste, mais peut-être que mon odorat pourrait m’aider à déterminer leur toxicité.

Je me levais sur mes jambes engourdies. et m’approchais du buisson le plus proche. La main tendue vers l’avant, j’avançais encore d’un pas… Le pas de trop, dira-t-on. Je trébuchais sur une racine que l’obscurité m’avait masqué et tombais la tête en avant dans la broussaille. Quel empoté, mais quel empoté !

Je recrachais quelques feuilles, grimaçant à cause de leur amertume, mais aussi à cause des griffures apparues sur mes joues. Il n’y avait rien de grave, mais ça piquait un peu… Je continuais de tousser alors que je n’avais plus rien en bouche. Sortant la tête du buisson je m’agenouillais, continuant de m'égosiller, mes mains contre mon torse et plié en deux. Je sentais ma gorge s’irriter et me faire mal. Je tremblais.

Que se passait-il ? Qu’est-ce qu’il m’arrivait ? Une allergie ? J’avais si mal… La douleur me fit m’écrouler sur le sol. Ma vision se brouilla comme mes autres sens. Je finis par ne plus rien sentir et tout devint noir autour de moi. L’esprit déconnecté de la réalité, j’étais bien loin de m’imaginer la suite des évènements…

Les baies que j’avais ingurgité en dépit de ma volonté semblèrent faire effet. Inconscient, je ne pouvais me rendre compte que mon corps venait littéralement de changer… J’étais entouré de tissus déchirés bon à jeter, étendu sur le flanc. Encore “endormi”, j’étais devenu un jeune zèbre noir dont un bon nombre de rayures blanches manquaient sous les sacs à dos qui me serraient un peu les côtes....

Nous étions dans un sacré pétrin, quand même...



@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Jeu 8 Nov - 4:04
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A l'état sauvage
L'inconnu ne semble pas trop apprécier ton contact froid et gelé - émettant alors des petits bruits et couinements. N'aimait-il donc pas l'eau ? Tu ne pouvais pas vraiment savoir, pour toi l'eau était ton élément. C'était naturel de t'y tremper, et d'y jouer - c'était instinctif. Tu ne pouvais pas imaginer que d'autres espèces n'appréciaient pas forcément l'eau. Et puis, même si tu le voulais, tu ne pouvais pas vraiment te sentir mal pour l'avoir ainsi trempé.
Tu es un animal innocent, après tout - pas vraiment conscient du bien ou du mal. Enfin, tu savais qu'attaquer était mal - mais c'était tout. Tu ne savais pas si asperger les autres d'eau était mal ou non - puisque c'était normal pour ton espèce.

Après que tu aies eu peur de ton propre ventre, l'inconnu rit et te caressa le dessus du crâne - ce qui te rassura un peu. Il parla à nouveau, mais une nouvelle fois, tu ne compris pas ce qu'il dit. C'était triste, en un sens - tu sentais au fond de toi une véritable volonté de le comprendre et de communiquer, même si ton instinct animal ne le comprenait pas vraiment.
L'inconnu te garde alors contre lui en cherchant quelque chose - tu le laisses faire, te blottissant contre lui, relevant un peu la tête pour le regarder. Puis, il ouvre un sachet - tu ne sais pas trop ce que c'est, mais il y a quelque chose à l'intérieur. Il le coupe en morceaux devant toi, et te le présente au niveau du bec. Tu te relève alors et observe l'élément, le reniflant. Ça à l'air de se manger.
Curieux, tu picores donc dans les mains de l'individu, avant de gober les morceaux de nourriture goulûment et avec entrain. Tu ne savais pas ce que c'était, mais c'était bon ! Certes, ton corps et instinct d'animal te réclamait du poisson - mais c'était toujours mieux que rien. Et puis, il y avait un petit goût que tu appréciais, sans trop savoir pourquoi.
Heureux, tu frotte donc ta tête contre la main de l'étranger une fois que tu as fini de dévorer ta nourriture, comme pour le remercier.

Il te caresse alors, et recommence à parler. Tu as l'impression qu'il te parle de quelque chose qui a de la valeur - que ses mots sont importants. Mais tu ne les comprends pas - tu le regardes dans les yeux sans comprendre ce qu'il dit. Tu as juste le sentiment que c'est important - qu'il parle avec son cœur, qu'il est perturbé. Tu comprends l'émotion de ses mots - mais tu ne comprend pas ses mots en eux-même.
Ton instinct animal te pousse alors à le réconforter - et tu te frottes contre son contact, te rapprochant de lui pour te blottir contre son torse. S'il est triste, alors tu seras là pour le réconforter - tu as l'impression que c'est ton devoir, et ça te ferait plaisir. Pourquoi ? Tu ne sais pas. C'est naturel, tout simplement.

Il se frotte les cheveux, semble perturbé, mal en point. Il semble désolé, coupable. Tu penches la tête sur le côté - tu ne comprends pas, mais les émotions qu'il laisse transparaître te rendent triste. Tu as envie de le faire rire, et qu'il aille mieux - de l'aider. Mais avant que tu ne puisses faire quoi que ce soit, il se remet à te grattouiller le cou - tu ne peux donc pas t'empêcher d'émettre ton ronronnement étrange. Puis, il te serre contre lui - et tu te laisses faire comme une peluche, tandis qu'il souffle de nouveaux mots qui semblent puissants, encore plus importants que les précédents. Si seulement tu les comprenaient... Si seulement tu pouvais les mémoriser au fond de toi, pour t'en souvenir et les comprendre plus tard.
Mais tu n'étais qu'un simple manchot - qui ne pouvait comprendre le langage hybride.

Il se redresse alors, et tu te dandines vers lui pour avoir encore plus de câlins - étrangement, c'est quelque chose que tu apprécies particulièrement. Mais il se lève et se dirige vers un buisson avec des baies - tu te souviens qu'il y en avait près de toi quand tu t'es réveillé. Veut-il te nourrir avec, ou a-t-il simplement faim lui aussi ? Tu ne sais pas, tu attends - te dandinant sur place.
Mais tu ne sauras probablement jamais, puisqu'il trébuches et disparaît dans les buissons. Tu l'entends tousser, comme s'il suffoquait - et tu commences à paniquer, sautillant sur tes petites pattes. Tu essaies donc de te diriger vers lui, mais quand tu arrives enfin à son niveau, il n'est plus là.
Ou plutôt, autre chose est à sa place.

Il n'est plus une silhouette bipède, à la place tu observes un animal noir et blanc allongé sur le flanc. Est-ce la même personne ? Pourtant, elle à l'air si différente... Et comment aurait-elle pu changer d'apparence aussi rapidement ?
Tu te rapproches - curieux, mais méfiant. Et si l'étrange bestiole te mangeait ? S'il n'était pas le bel étranger ? Pourtant, à te rapprocher, il semble avoir la même odeur - la même aura. Et puis, les sacs que portaient l'étranger sont serrés autour de l'animal.
Tu en déduis que ça doit être la même personne - ne te posant pas de question sur le pourquoi il s'est transformé ainsi.

Tu te rapproches donc un peu inquiet. Tu arrives près de l'animal en agitant tes ailes, et lui picote légèrement le ventre de ton bec - pourquoi est-il allongé ainsi ? Est-il blessé ?
Tu ne sais pas, mais il a l'air immobile, et les sacs ont l'air de le serrer. Tu essaies donc de les faire glisser hors de ses pattes de ton bec, mais tu n'y arrives pas - alors tu tentes de pincer les hanses pour essayer de les couper, histoire que ça ne le serre plus. Tu vérifies en même temps s'il revient à lui - tu ne voudrais pas qu'il soit subitement agressif, et encore moins l'effrayer - ou avoir toi-même peur d'un geste brusque.


HRP:
 
rédigé par Misha Lewis le Ven 9 Nov - 0:57
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Noir. Tout était noir et vide autour de moi. Il n’y avait pas la moindre lumière, ni le moindre bruit. Le simple fait de penser ou de tenter de réfléchir à quoi que ce soit me paraissait insurmontable. Je me sentais léger, voire peut-être même inexistant. C’était une sensation à la fois agréable et très étrange… Voire effrayante.

J’aurais pu rester ainsi encore longtemps, mais un désagrément vint me titiller le dos et le ventre. On dirait qu’on me piquait… Encore ces fichus moustiques, ils étaient bien virulents à s’acharner autant sur moi. L’esprit toujours endormi, je remuais moellement la queue pour les chasser. Sales bestioles, allez-vous en… J’émis un hennissement d'irritation, une sorte de râle qui me réveilla peu à peu.

Mes muscles engourdies se remirent en route comme par magie. Mes pattes s’étiraient et mes yeux à demi-éveillés s’ouvrirent sur un monde obscur et inconnu. Curieux, je levais un peu la tête pour observer ce qui m’entourait. C’était beau… Par contre, qu’est-ce qu’il faisait froid. Mon corps tremblait de temps en temps à mes dépens sans que je ne sache trop pour quoi.

Puis j'aperçus une étrange silhouette. Penchant la tête sur le côté, je ne reconnaissais pas cet animal étrange et bipède. Bizarrement, je ne ressentais aucune méfiance à son égard, comme si j’avais pleinement conscience qu’un individu de cette taille ne me nuirait point. Pourquoi ? Je ne savais toujours pas. Mon museau curieux tenta doucement de l’atteindre, en vain.

Souhaitant sentir l’odeur de l’étranger et voulant l’identifier, je commençais à me lever sur mes pattes. C’était dur… Très dur… Mes pattes tremblaient telles des feuilles sous mon poids de zèbre. Je ressemblais à un nouveau né, apprenant tout juste à marcher. C’était frustrant… Mais en même temps je sentais quelque chose m’entravait. Depuis mon réveil quelque chose me dérangeait. D’abord désagréable, ce devenait petit à petit étouffant et douloureux. Je tournais la tête vers la source de ce mal, à savoir mon dos. J’avais de suite retrouvé l’usage de mes pattes après cette affreuse découverte…

J’hennissais de stupeur tentant de me débarrasser de ces monstres qui trônaient sur mon dos. Non, je n’en voulais pas, partez ! Bondissant en avant, je jetais mes pattes arrières brutalement derrière moi. J’essayais désespérément de m’en débarasser, mais je n’y parvenais pas. Agité, j’étais devenu incontrôlable et apeuré. J’avais peur que cette chose ne me fasse du mal. A court d’idée, je commençais à me rouler par terre, ayant bien du mal à ne faire qu’une seule roulade avec les choses noires sur moi.

Au bout de quelques instants, je finis par me résigner, essouffler et toujours à terre. Allongé sur mes pattes et mon ventre, je posais ma tête dans l’herbe fraîche, le regard implorant de l’aide et les oreilles baissées. J'émettais quelques cris de détresse, ne sachant pas qu’au vue de ma carrure il m’était tout simplement impossible de retirer les choses noires. J’étais prisonnier et ne savait plus quoi faire… Affamé, je broutais un peu d’herbe du bout des babines tout en jetant un coup d’oeil à l’animal étrange que j’avais complètement oublié. Mes oreilles se dressèrent et je m’approchais de lui en rampant. J’étais curieux. Etait-ce un ami de jeu ? Maintenant que je le voyais d’un peu plus près, il ressemblait à ces animaux qui planait au dessus des têtes. J’adorais ces animaux… Peut-être que lui aussi savait voler.

Continuant de faire du razmotte, je vins pousser l’inconnu de mon museau. Je l’avais peut-être bousculé un peu trop fort, d’ailleurs… Je l’observais, amusé, oubliant la douleur qui me lacérait doucement les côtes.

[HRP : Si jamais tu bloques, n'hésite pas à me le dire !! D'ailleurs pour le bien de la suite - sinon j'imagine qu'Aidan ne retrouvera plus ses affaires lui aussi ahah - il vaut mieux que Misha garde les sacs sur lui d'une manière ou d'une autre. Voili voilà.]


@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Sam 10 Nov - 22:50
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Alors que tu essayais de libérer l'étrange animal qui semblait être ton ami, celui-ci te fouetta avec sa queue, avant d'émettre un bruit qui te fit sursauter. Surpris, tu arrêtas donc de picoter l'animal - t'éloignant un peu. Te veux-t-il du mal, au final ? Tu ne sais pas - mais il n'a pas l'air content.
Tu t'éloignes donc de quelques petits pas de lui - le regardant en penchant la tête.

L'étrange animal semble trembler un peu - a-t-il peur, dans ce monde inconnu ? Ou a-t-il froid ? Ça te paraît bizarre, car tu meurs de chaud, toi - mais cet animal est peut-être différent. Il n'a pas l'air d'avoir des plumes duveteuses, ni quoi que ce soit qui lui tiendrait chaud. Peut-être a-t-il froid, du coup... Mais ça ressemble à quoi, d'avoir froid ? Tu as l'impression de ne pas vraiment savoir ce que c'est, ce que ça représente. Alors tu ne peux pas vraiment comprendre l'animal.

Il se lève difficilement sur ses pattes - un peu comme toi, après t'être réveillé. Comme s'il ne savait pas se servir de ses pattes, lui aussi. Avait-il oublié, comme toi ? Ne lui avait-on pas expliqué ce qu'il fallait faire, à lui aussi ?
Il remarque alors qu'il y a d'étranges choses sur son dos - et semble paniquer. Il émet un nouveau son - plus fort cette fois - et commence à bondir tans tous les sens, donnant des coups de pattes. Effrayé par le nouveau comportement de l'animal, tu essaies de t'enfuir - mais tes petites pattes te fond défaut, et tu tombes au sol. Terrorisé, tu rampes et roule donc jusqu'à un buisson - te cachant dans celui-ci; jusqu'à ce que l'animal se calme ou ne semble plus agressif. Tu ne sais pas pourquoi il agissait ainsi, mais c'était effrayant.
Il se roule alors par terre, et tu restes caché entre les branches de ton buisson - observant l'animal. Il semble essayer de se débarrasser de ce qui trône sur son dos, en vain.

Il finit par finalement se calmer et s'allonger dans l'herbe - tu en profites pour sortir la tête de ton buisson. Il émet quelques cris qui te font toujours peur, mais tu t'approches tout de même, un peu effrayé.
Il mange alors un peu d'herbe - et tu te dis qu'il a de la chance, de pouvoir manger ça, tandis que pour toi l'herbe n'est pas assez consistante.
Il se retourne alors vers toi, les oreilles dressées - et tu te figes, de peur qu'il t'attaque à nouveau. Mais il rampe vers toi, t'observant avant de te pousser gentiment du bout de son museau. Tu as l'impression qu'il n'est plus dangereux, alors tu te mets à sautiller sur place en émettant des petits cris - heureux d'être hors de danger. Tu te dandines donc d'une patte sur l'autre en regardant l'animal - agitant tes petites ailes.

« Kwek kwek ! ♪ »

Tu te laisses tomber contre lui et te blottis contre l'animal étrange - il a l'air d'avoir un peu froid, en effet, même si son contact était agréable.
Tu te frottes alors contre lui, rentrant ta tête dans ton cou même si tu as déjà trop chaud - juste histoire de le réchauffer un peu. Tu te blottis doucement contre lui, puis t'éloigne de quelques pas en le regardant.

« Kwek ! »

Tu tournes sur toi-même pour inciter et encourager l'animal à se lever, ayant faim et voulant essayer de retrouver ton chez toi dans ce monde étrange et immense. Tu savais que tu avais un chez toi, quelque part - mais tu ne savais pas où.
Tu dandines donc à nouveau, tournant sur toi-même - puis est déséquilibré car tu n'es toujours pas habitué à tes petites pattes.
Allongé sur le ventre, tu regardes donc l'animal devant toi - penchant la tête sur le côté.

« Kwek ? »
rédigé par Misha Lewis le Mar 13 Nov - 22:37
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Alors que j’identifiais le curieux animal, ce dernier se mit à couiner joyeusement. Alors que je frottais doucement mon museaux contre son pelage duveteux pour faire plus ample connaissance, l’oiseau se blottit contre mon pelage zébré. Je l’observais, intrigué par son geste soudain. Bizarrement, je ne me sentais ni en danger, ni agresser. C’était doux et chaud. C’était agréable… Mais pas suffisant pour me réchauffer.

Je tremblais encore de froid, malgré moi, sentant une étrange fatigue s’emparait de mon organisme. Entre la fraîcheur et mon agitation fulgurante, ce n’était pas très étonnant… D’ailleurs, je me laisserais bien m’endormir… Mais la curiosité accompagné d’un soupçon d’excitation me gardait éveillé. J’étais bien trop intrigué par cet animal que je ne connaissais pas. L’oiseau avait beau bouger ses ailes, ils ne décollait pas du sol, ne serait-ce que de quelques centimètres. Au lieu de ça, il se dandinait maladroitement sur ses pieds crochus. Il tourna à plusieurs reprises sur lui-même, ce qui lui valut une petite chute dans l’herbe à un mètre de moi. Il ne semblait pas pouvoir se relever cette fois-ci.

Avec difficulté, je tentais de me lever. Je sentais mes pattes fébriles me faire défaut et m’entraver dans mes mouvements. C’était délicat, ça faisait même mal sans compter ces choses noires qui m'embêtaient toujours. Mais tout ceci n’était rien face à ma curiosité et à ce drôle d’appel qui m’invitait à me lever et à retourner voir le petit manchot. C’était plus fort que moi et indéfinissable…

D’abord tremblant, je pris un peu plus d’assurance et marchai en direction de l’oiseau. Je vins effleurer à nouveau l’animal du bout de mon museau. Je ne comprenais pas, pourquoi ne marchait-il plus ? C’était marrant et mignon de le voir se dandiner… N’arrivait-il pas à se relever ? Je devais l’aider ! Ne sachant pas trop comment faire, je m’aider de mon museau pour soulever l’animal duveteux, tentant de le remettre sur ses pattes arrières. Malheureusement, je mis un peu trop de force dans mon geste, ce qui fit tomber l’oiseau sur son dos. Je fis alors une nouvelle tentative, en vain, le remettant tout simplement sur le ventre. Mes narines soufflèrent bruyamment. Que faire ? J’étais frustré. Pourquoi n’arrivais-je pas à le remettre debout ? Mes babines, puis le bout de mes dents vinrent pincer le pauvre animal dans l’espoir de le soulever, mais je ne trouvais aucun endroit d’attache. J’hennissais doucement, momentanément à court d’idée.

Tapant mes sabots au sol, je fis le tour du manchot. A défaut de le faire marcher, je pouvais peut-être le faire rouler par terre ? Je m’approchais de l’oiseau, lui donnant des coups de museau plus poussé afin de le faire rouler bouler. Étonnement, cela marcha. Je continuais de faire rouler bouler le petit manchot ne me doutant pas un seul instant de ce qu’il pouvait bien ressentir à ce moment. C’était amusant. Cet oiseau étrange était vraiment amusant. Il finit même par rouler sur un sol étrange et coloré.

Ce n’était pas de l’herbe, c’était bien plus lisse, uniforme et doux. J’étais bien loin de me douter qu’il s’agissait d’un large morceau de mon défunt manteau et que mes vêtements déchirés étaient éparpillés de ci et de là. Cependant, ce fut ce morceau de manteau qui m’intrigua le plus. L’étrange tissus faisait, plus ou moins, la taille du pauvre manchot. J’humais la chose brunâtre et mordillais l’un des coins. Berk. Ca n’avait pas bon goût. Je relachais le coin qui s’en alla atterrir sur le dos de l’oiseau noir et blanc, l’enveloppant partiellement. N’y prêtant pas grande attention pour le moment, je répétais mon action avec les trois autres coins du tissus. Je me rendis compte qu’après coup que le pauvre animal se faisait manger par la chose étrange. Seule la tête du manchot dépassait.

Sursautant, j’approchais mon museau pour caresser doucement le petit manchot, pensant peut-être le rassurer. J’étais nerveux… Peut-être pas autant que lui, mais nerveux tout de même. Je devais le débarrasser de la chose brune et vite. Je mordillais à nouveau le tissus, déterminé à le faire disparaître et à libérer mon ami.

Seulement, en l’agrippant de mes dents, je me rendis compte que je soulevais l’animal - qui mine de rien, faisait quand même son poids. Surpris, je bougeais ma tête de droite et de gauche pour faire sortir l’oiseau. Le portant à bout de dent, je trottinais de quelques pas avant de me rendre compte d’un point important. Le manchot était bien plus facile à transporter de cette manière et c’était tout aussi amusant que de le faire rouler dans l’herbe.

Heureux de ma découverte, je tournais joyeusement sur moi-même au trot, secouant le pauvre baluchon. Je n’avais pas du tout conscience du ressentie du manchot… Pauvre créature… Puis je m’arrêtais enfin, ne sachant guère où me rendre désormais. J’observais l’étrange oiseau qui ne pouvait pas voler, l’interrogeant du regard sur notre destination. Après tout, il semblait vouloir se rendre quelque part tout à l’heure….


[HRP : J'espère que la fin de la réponse n'est pas trop fermée. N'hésite pas à me dire si ça pose soucis >.<]

@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Jeu 15 Nov - 2:53
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Misha

A l'état sauvage
L'animal zébré semble apprécier ta présence, et ne semble pas agressif au final. Peut-être était-il tout simplement effrayé ? Tu ne sais pas, mais tu as l'impression que tu peux lui faire confiance - qu'il ne va pas t'attaquer. De toutes façons, tu es à terre maintenant, et même si tu as réussi à te relever une fois, ça ne veut pas dire que tu vas réussir à nouveau. Pour appuyer tes pensées, tu gigotes sur le sol - en vain.
L'animal se lève alors fébrilement, et se dirige lentement vers toi. Tu gigotes à nouveau, alors qu'il vient t'effleurer du bout du museau. Tu agites donc les ailes joyeusement - comme s'il t'invitait au jeu, ou qu'il te faisait preuve d'affection. Mais il te donne alors un coup de museau - tu ne sais pas s'il voulait jouer ou t'aider à te relever, mais ça te fit balancer sur ton dos. Il ressayant alors, et tu repassas sur le ventre - roulant alors. Tu le vois qui semble perdu - il essaye alors de te pincer et tu paniques, secouant tes ailes de peur qu'il ne te morde. Tu es soulagé en remarquant qu'au final, il n'arrive pas à t'attraper.

Après avoir tapoté ses pattes sur le sol et avoir tourné autour de toi, il finit par te redonner des coups de museaux pour te faire rouler. Tu émets alors des petits couinements - mi amusé, mi effrayé par ce qu'il se passe. Tu agites tes ailes en même temps de rouler - c'est assez amusant, même si tu as peur de te faire écraser la tête par moments. Et que de rouler est effrayant de base. Mais au moins, tu avances plus rapidement que sur tes petites pattes - c'est donc un bon point.
Tu finis par arriver sur une substance étrange, et l'animal t'en recouvre. Paniqué, tu couines et gigotes une nouvelle fois - mais les pans de tissus lisse continuent de t'envelopper, seule ta tête sortant indemne de cette attaque de monstre. L'animal zébré s'approche alors de toi, te caressant du bout du museau comme pour te rassurer. Tu te calmes donc un peu - mais tu n'es toujours pas très serein face à la situation. Comment vas-tu faire, maintenant que tu es piégé ?
Ton ami essaie donc de t'aider et de te débarrasser du monstre, mais à la place, tu es soulevé - poussant un couinement de surprise. Tu couines à nouveau lorsque tu es balancé de droite à gauche, sans pouvoir sortir - te dandinant dans le cocon en vain.
Puis soudain, ton ami semble avoir une révélation, et trottine tout joyeux. Tu te demandes ce qui lui prend, car toi tu es terrorisé... Mais quand tu y penses, tu n'as pas à marcher, et c'est beaucoup plus rapide comme ça. Mais si jamais tu finis par tomber ? C'était quand même haut, pour toi - surtout qu'il n'y avait pas d'eau en dessous, et que tu n'avais pas de quoi te rattraper. Pour tout dire, tu n'étais pas complètement rassuré.

Il finit par s'arrêter et par te regarder - comme s'il attendant un signe de ta part. Tu comprends qu'il compte te porter ainsi jusqu'à que vous trouviez... Quelque chose ? Tu ne sais même pas ce que vous chercher vraiment. Peut-être une maison, et à manger. De quoi survivre, au final.
Il semble attendre que tu lui donnes une directive, ou quelque chose comme ça. Tu tournes la tête de tout les côtés, puis pointe subitement une direction avec ton bec.

« Kwek kwek ! »

Tu ne sais pas ce qu'il y a par là, mais tu le sens bien. Une sorte de sixième sens. Peut-être as-tu une bonne orientation ? Ou une bonne oreille, tu ne sais pas - mais par là, il y a quelque chose qui t'attire, tu ne saurais dire quoi. Peut-être as-tu juste choisi au hasard, aussi - on ne dira pas le contraire.

L'animal se met donc à trotter dans la direction que tu as donné, te secouant petit à petit. Ce n'est pas très agréable, mais tu te dis que ce n'est pas vraiment sa faute - il est déjà bien gentil de te porter et de t'emmener avec lui. Il aurait pu avoir peur de cette chose qui te recouvre et fuir au loin, après tout. Mais lui aussi avait des choses étranges sur le dos, et tu n'avais pas disparu pour autant. Tu avais même essayé de l'aider - comme il l'avait fait pour toi, au final.
C'était un animal très aimable, en fait.

Il continue donc de trottiner, et tu as l'impression de discerner une grande silhouette rectangulaire, au loin - comme une grande banquise. Tu te demandes si c'est par là, ta maison.
Tout joyeux, tu te mets alors à gigoter en émettant des petits bruits enjoués, sans te dire que cela pourrait peut-être perturber la course du gentil animal zébré, à force de te balancer.
Et puis, tu t'arrêtes soudainement comme une poupée de chiffon, comme si tu ne pouvais plus bouger. Tu te sens subitement lourd, étrange. Tu as chaud, et tu as l'impression d'étouffer - mais en même temps, tu as l'impression de perdre connaissance.
Et puis, d'un coup, tout devient noir - alors que tu te sens tomber au sol, malgré l'autre qui te portait.



Lentement, tu émerges.
Ton esprit est brouillé, embrumé - tu ne sais pas ce qu'il s'est passé. Tu tentes de bouger, mais ton corps est lourd - et écrasé par quelque chose. Alors tu ne fais rien. Tu papillonnes des yeux, mais ils sont lourds, collants, et tu n'as pas l'impression d'y voir grand chose.
Tu as du mal à regrouper tes souvenirs, ta mémoire est brumeuse... Tu te souviens être parti à la recherche de Misha, et puis... C'est le néant total.
Mais... Misha ! Tu ne l'as toujours pas retrouvé !
Tu tentes de te relever une nouvelle fois, mais quelque chose t'en empêche. Tu regardes alors ce qui t’entrave, et c'est le visage adorable, flou et assoupi de Misha qui s'oppose à toi. Tu ne peux réprimer un sourire, et un soupire de soulagement - peut-être t'es-tu simplement évanoui ou endormi quelque part, que Misha t'as trouvé et qu'il s'est assoupi à son tour... Adorable, vraiment.
Tu le serres alors contre toi - heureux de l'avoir retrouvé.

« Mishaaaaa ! J'ai cru que je t'avais perdu ou qu'il t'était arrivé quelque chose ! Ahhh, je suis si heureux de t'avoir retrouvé ! ~ »

Mais alors que tu le serres contre toi, tu te figes. Quelque chose ne va pas.
De un, tu as froid - et tu ne devrais pas avoir froid, sachant que tu es un manchot et que tu t'étais habillé pour.
De deux, tu sens quelque chose de froid contre ta peau. Et tu ne sens pas le tissu de tes vêtements. Tu oses donc un regard vers ton propre corps, pour te rendre compte que tu es nu comme un ver.
Sous Misha.
Qui est nu aussi.
Ton visage vire alors à un rouge cramoisi, tandis que tu relâches Misha. Tu te demandes si tu dois te défaire de son emprise, si tu dois essayer de bouger ou de faire quelque chose. Mais tu n'y arrives pas - tu es figé par la surprise, incapable de faire quoi que ce soit.
Tu relèves le regard vers le visage de Misha - le tient devant être presque fluorescent à l'instant même.

« M-misha ? Je, euh, tu, qu'est-ce que... »

Tu bégaies, incapable de former une phrase. Ton cerveau vient littéralement de se déconnecter, tu n'arrives plus à assimiler les informations. En plus de ça, tu n'arrives plus à voir correctement... Il semblerait que tu ais perdu tes lentilles d'une manière ou d'une autre. As-tu pris ta paire de secours dans ton sac ? C'est une bonne question.
Enfin, la première question reste quand même, que s'est-il passé pour que tu te retrouves dans cette situation ?
rédigé par Misha Lewis le Jeu 15 Nov - 22:50
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Ma tête légèrement baissée, j’observais l’oiseau agiter la sienne dans différentes directions avant de s’arrêter sur une en particulier. De son petit bec, il m’indiquait une direction que je me hâtais de suivre. Il couinait de joie, c’était adorable. Je trottinais à bonne allure, à la fois pressé et attentif. Il serait bien dommage de tomber par inattention, je ne voulais ni me blesser, ni blesser le petit animal que je portais.

Au fil de mes pas, les arbres commençaient à s’espacer et à être de moins en moins nombreux sur ma route ; nous étions presque à l’orée du bois. Il continuait de faire nuit noire et ma vue s’était en partie adaptée à cette pénombre, aidée des étoiles et du claire de lune. D’étranges formes inconnues apparaissaient entre les arbres, à l’horizon. J’avais beau voir tout ce qui m’entourrait, je ne reconnaissais rien du tout. Rien ne m’était familier. C’était à la fois curieux et effrayant.

Je sentais l’oiseau s’agitait dans le ballotin, couinant à nouveau. Il continua d’être bruyant et amusé quelques instants avant de finalement devenir silencieux et s’immobiliser. Sur le coup, son soudain changement d’attitude me surprit, mais je n’eus pas le temps de plus y penser. Mon premier sabot à peine posé en dehors de la forêt, je me sentais devenir chancelant. La fatigue me rattrappa alors que j’arrivais enfin à oublier le froid de l’automne. J’essayais tant bien que mal de rester éveiller et de continuer, mais en vain. Le manchot était devenu trop lourd pour mes mâchoires… Je me sentis tomber… Et tout devint à nouveau noir autour de moi…



Je n’avais plus aucune notion du temps qui passait. J’étais simplement endormi, quelque part, sur quelque chose de doux, de chaud et de réconfortant - malgré le froid saisissant de la nuit qui me parcourait le dos. Je n’avais pas envie de me réveiller. Pas maintenant, pas tout de suite… Juste un peu plus longtemps… Ma respiration était calme, tout comme mon poul… Que demander de plus que d’être vivant et de profiter d’un repos étrange ?

Dans mon doux sommeil, je cru entendre mon nom. Est-ce que quelqu’un m’appelait ? J’ignorais de quoi il s’agissait, mais je sentis une chaleur m’envelopper doucement. C’était si agréable… La chaleur balayait le froid de la nuit. S’il s’agissait d’un rêve, s’il vous plaît, ne me réveillez pas de suite…

Malheureusement, cette chaleur finit par s’évanouir. Je fronçais les sourcils, mécontent. Je gémissait faiblement, tout en me blottissant contre cette chose douce et moelleuse sur laquelle je me trouvais. Il faisait de plus en plus froid… Cette sensation agréable me manquer, c’était frustrant. Je ne voulais pas avoir froid…

Puis, j’entendis à nouveau mon nom. Mes oreilles frémissèrent. C’était une voix faible et hésitante qui me paraissait à la fois lointaine et proche. Bizarre. C’était, d’ailleurs, une voix que je connaissais que trop bien… Aidan ?

Suite à l’appel, j’ouvris doucement mes paupières, dévoilant mes iris dorés. Ma vision était encore embrumée, mais je commençais à distinguer quelques formes. Je clignais des yeux pour me maintenir éveillé, baillant longuement, les joues légèrement rosies et la mine encore somnolente. Je restais amorphe… Le réveil n’avait jamais été mon fort dans une journée, j’étais une vraie tortue. Je remarquais qu’il faisait noir autour de moi. Etais-je dans ma chambre ? Non, il faisait bien trop froid… Mais alors ?

J’avais l’habitude de dormir torse-nu, l’absence de vêtements ne me gênait pas, tout du moins pas sur le moment-même… En même temps, j’étais toujours un peu à l’ouest.

Ma joue glissa mollement sur des plumes douces, bougeant ma tête et croisant le regard d’Aidan. Il avait les yeux grands ouverts et son visage rouge pivoine trahissait sa gêne. Il était mignon, comme toujours. Aidan avait toujours été un petit être “fluffy” et adorable. Encore en train d’émerger, et les yeux mi-clos, je soulevais un peu ma tête, ne comprenant pas ce qu’il se passait. Prenant appui sur mes coudes, j’observais Aidan, l’air interrogateur, n’ayant pas encore pris totalement conscience de la situation.

- Qu’est-ce qu’il y a… baillais-je nonchalamment avant de poser mon regard sur son cou.

Aidan n’avait pas sa belle écharpe… Il n’avait pas non plus son manteau… Il n’avait pas de haut, d'ailleurs… Ah…

Ah ?

AH ?!

Le retour à la réalité fut pareil à un ascenseur émotionnel ou une claque prise en pleine face. Surpris à mon tour, je me mis à virer à l’écarlate. Au vue de la situation, je cessais immédiatement de me lover au corps de… Hm… à Aidan. A l’aide de mes bras, je projettais vers l’arrière et atterrit l’arrière train dans l’herbe. Je pensais relativiser en l’imaginant torse-nu, mais je me rendis compte qu’il était complètement dénudé…

Et moi aussi… Même pas un seul sous-vêtements… J’étais rouge d’embarras, bien que mon corps était frigorifié. J’essayais péniblement de rassembler mes esprits, mais pas moyen de se souvenir de ce qu’il venait de se passer.

Je me remémorais brièvement la soirée dans son ensemble : ma déclaration complètement ratée, le coup de fil et la disparition d’Aidan… Et c’était tout. J’ouvris à nouveau les yeux, vérifiant à nouveau la situation actuelle. Comment en était-on arrivé là ? Je n’avais quand même pas… Non, pas comme ça ?! Pas maintenant et encore moins dehors par un froid pareil ?!... Mais au final, qu’est-ce que j’en savais…. A mon dernier souvenir j’étais encore habillé… Je ne sentais pourtant pas l’alcool… Qu’est-ce que j’avais fait ? Pourquoi je ne me souvenais de rien ? C’était si grave, grave au point que ma mémoire n’avait pas enregistré l’information ?

Je tremblais de froid et de panique. A y réfléchir plus posément, il était peu probable qu’il se soit passé quelque chose, tout du moins, je ne me sentais pas “chaud lapin”, loin de là… Cependant, je restais perdu.

- Je… Euh… Je ne comprends pas… Qu’est-ce qu’il s’est passé ?... Je ne me souviens de rien… Aidan, je t’ai quand même pas… Non, non, non, j’ai pas fait ça, rassure-moi, tu n’as rien ?…

Je secouais la tête, me rappelant d’une chose importante.

- T-Tu vas avoir froid ! Tes vêtements sont dans ton sacs, il me semble… J-Je les ai trouvé en te cherchant tout à l’heure…

D’ailleurs c’est pile après la trouvaille des affaires d’Aidan que ma mémoire s’était émietté. Pas moyen de me souvenir de quoi que ce soit… J’avais pourtant le sentiment de l’avoir retrouvé à un moment, mais…

Paniqué, je jetais rapidement un coup d’oeil autour de moi avant de poser mon attention sur les fameux sacs. Les agrippant, je commençais à les fouiller l’un après l’autre, sortant les habits d’Aidan. Je vins les poser à côté du noiraud avant de me cacher les yeux et de me retourner vers les sacs dans l’espoir d’y trouver mes affaires à moi. D’habitude, je n’étais pas pudique et je restais neutre vis à vis de la nudité en général, mais là… Je n’avais pas envie de me faire passer pour un voyeur et surtout...Il s’agissait d’Aidan.

Qu’est-ce que j’étais doué pour tout ruiner, oh que oui.

- J-Je suis désolé… J’espère que je ne t’ai rien fait de mal… J-Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, je ne me souviens de rien… Si tu ne te sens pas bien, dis le-moi, d-d-d’accord ?... Je ne te ferai aucun mal… D-D’ailleurs, si tu veux rentrer chez toi, je comprendrai parfaitement… Tu n’es pas obligé de m’attendre… Pardon…

Le fait d’avoir possiblement fait quelque chose de déplacé à Aidan me hantait, j’étais terriblement mal à l’aise. Et s’il m’en voulait ? Et s’il me détestait ?... Il aurait raison, mais…

Je continuais désespérément de chercher mes vêtements dans les alentours, transit de froid. Malheureusement, je ne trouvais que quelques morceaux déchirés de mon manteau.

- O-Où sont mes affaires… Pourquoi mon manteau est en lambeau...?

Bon sang, mais que s’était-il passé dans cette fichue forêt ? Ne trouvant aucune trace, ne serait-ce que d’un caleçon, je vins me réfugier derrière un arbre, m'asseyant à son pied - il ne manquerait plus qu’un passant lambda ne me voit dans cet accoutrement. Déjà qu’Aidan m’a vu comme ça… IL m’avait VU comme CA… Je ramenais mes jambes contre moi, essayant de me réchauffer comme je le pouvais. J’avais si froid… Mais comment retourner à ma résidence ? L’un des gardes de nuit allaient forcément me voir, je ne pouvais pas rentrer dans cet état… On allait forcément me voir…

Les oreilles baissées, je ne savais pas quoi faire par mes propres moyens. Je me sentais acculé… Tremblant comme une feuille, j’avais l’impression de refaire le sujet d’une farce de mauvais goût des années primaires… Quelle piqûre de rappel désagréable… On était loin du doux sommeil de tout à l’heure… J’avais la larme à l’oeil, ce n’était vraiment pas marrant...

[HRP : désolé, je réponds trop vite xD]


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rédigé par Aidan Pszczynwa le Ven 16 Nov - 21:43
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Misha

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Tu étais gêné. Horriblement gêné.
Tu avais beau essayer de te décoller du corps nu de Misha, il se blottissait immédiatement contre toi. Peut-être avait-il froid ? Tu ne sais pas, ton esprit n’arrivait pas à se concentrer sur le moment. Tu étais paralysé de gêne. Et peut-être de honte - tu ne sais pas vraiment. Tu sais que tu as déjà vécu une scène similaire à la piscine - mais c’était différent.
Là, tu ne pouvais t’attendre à ça, et tu n’avais même pas un caleçon pour te cacher un minimum - donc ton esprit avait cessé de fonctionner, de réfléchir. Il ne pouvait plus rien assimiler. C’est comme s’il avait planté et qu’il devait redémarrer.

Le visage écarlate, tu regardes Misha émerger lentement de son sommeil. Il te regarde, encore à moitié endormi, sans comprendre ton incompréhension. Il s’appuie donc sur ses coudes, et te demande ce qu’il y a - ne remarquant toujours pas le problème. Le visage rouge, tu réfléchis donc à comment tu pourrais tourner ta phrase - et tu n’as heureusement pas besoin de le faire, car il remarque la situation lui-même.
Il se projette donc subitement vers l’arrière, sûrement surpris et gêné également par l’état dans lequel vous vous trouvez. Tu profites alors de ne plus te faire écraser par ton ami pour te redresser et te recroqueviller sur toi-même, n’ayant pas l’esprit à faire autre chose que de te cacher.
Horriblement gêné, tu détournais donc le regard, même si tu ne voyais déjà rien - n’osant regarder vers Misha de peur de le déranger. Tu avais beau faire travailler ta mémoire du mieux que tu ne le pouvais, tu n’avais aucun souvenir de ce qui avait pu se passer. Tout ce dont tu te souvenais, c’était d’être parti à la recherche de Misha, et d’avoir commencé à paniquer car tu ne le trouvais pas - rien de plus. Comment avais-tu pu tout oublier si rapidement ? Tu n’avais rien fait pour, pourtant… Mais à bien y réfléchir, ce n’était pas la première fois que tu perdais la mémoire - sauf qu’au lieu de perdre six ans de ta vie, tu avais juste perdu quelques heures tout au plus. Mais peut-être était-ce un nouveau symptôme de ta maladie ?
Tu eus donc un pincement au coeur à l’idée que tu puisses oublier Misha, ou oublier les moments passés avec lui. Ils étaient si précieux à tes yeux que tu sais qu’au fond, ça te détruirait de ne plus te souvenir.

Tu te recroquevilles donc un peu plus sur toi-même, tandis que Misha brise finalement le silence. Et quelque part, tu es soulagé qu’il ne se souvienne pas, car ça veut dire que ça ne vient pas de toi. Néanmoins, ça ne t’aide pas à savoir ce qui s’est passé durant ce moment de flou. Ça te peine d’ailleurs qu’il se sente coupable, et tu secoues la tête - tu ne penses pas qu’il t’ait fait quelque chose. Enfin, tu n’en a pas l’impression.

Il se reprend alors, déclarant que tu vas avoir froid. Les joues toujours rouges, tu oses un regard vers lui. De vous deux, tu es certainement celui qui aura le moins froid - mais tu ne dis rien, car ça permet de dévier le sujet de conversation. Tu acquiesces lorsqu’il t’informe sur l’emplacement de tes vêtements, te demandant pourquoi il les avait trouvé en te cherchant. Tu ne te souviens pas de t’être déshabillé…  Tu l’aurais limite fait pour piquer une tête, mais certainement pas dans la panique d’avoir perdu Misha.
Peut-être avais-tu consommé un champignon hallucinogène - c’est tout ce qui te venais à l’esprit, pour l’instant.

Misha fouille donc les sacs et sort tes habits pour les poser près de toi - et tu t’empresse de les mettre, le remerciant au passage avant de détourner le regard à nouveau. Tu n’es même pas sûr d’avoir tout mis à l’endroit, car tu ne vois vraiment rien, tout est flou autour de toi. Tu te frottes les yeux pour vérifier, mais il semblerait bien que tu as perdu tes lentilles.
Qu’as-tu donc fait pour finir ainsi ?
Et si c’était toi qui… avait fait des choses à Miaha ?
Tu enfouis ton visage dans tes mains, bien trop honteux - tu as envie de disparaître. Tu espères vraiment que ce n’est pas le cas.

Misha s’excuse alors une nouvelle fois - espérant ne t’avoir rien fait. Tu secoues la tête - tu ne te sens pas étrange, et tu n’as mal nulle part… Du coup, ça te peine de le voir culpabiliser.
Tu tournes alors la tête vers lui, tandis qu’il fouille frénétiquement son sac sans trouver ses vêtements. Enfin, il avait trouvé son manteau, mais en lambeaux. Tu allais donc proposer ton aide, mais il fila se cacher derrière un arbre au même moment. Le rouge te reprit aux joues. Bien sûr, tu devrais le savoir. C’est gênant de ne pas avoir ses vêtements, il ne veut peut-être pas que tu le voies...
Tu regardes donc le sol - enfin, tu baisses la tête vers le sol sans voir grand chose. Tu réfléchis à ce que tu pourrais faire - tu ne peux quand même pas le laisser là…

Tu te mets donc à fouiller ton sac - tout d’abord à la recherche de tes lunettes. Malheureusement, tu n’y avais pas pensé. Tu avais dû te dire que tu ne perdrais pas tes lentilles lors d’une soirée si paisible… Quel débile tu pouvais faire.
Tu attrapes donc ton plaid qui, lui, est bien là - et tu te diriges vers l’arbre de Misha, chancelant, en te prenant quelques racines sur le chemin. Tu fais comme si de rien n’était et arrive au niveau de l’arbre - le regard détourné.

« M-Misha ? »

Tu regardes le sol, un peu gêné.

« Je… Je ne vais pas te l-laisser là… Je m’inquièterais...  »

Tu fais une légère pause, les joues rouges, en penchant la tête en sa direction - de toutes façons tu es myope.

« Je vais bien, ne t’en fais pas… Je pense que tu ne m’as rien fais… J-J’espère que je ne t’ai rien fais non plus… N-n’hésite pas à me dire si tu as mal aussi, d’accord ? E-et ne t’en veux pas, ce n’est pas ta faute... »

Tu rougis, regardant à nouveau le sol, avant de poser le plaid à côté de lui - ainsi que ton écharpe et ta veste. Tu es un animal polaire, alors tu peux survivre sans ta veste - lui, il doit déjà avoir plus froid.

« T-tiens, prends ça, pour te couvrir… Je suis un manchot, donc pour ma part, ça va, haha…. Et, euhm…. S-si tu veux, je peux aller chercher des vêtements pour toi… »

Tu rougis, tentant de ne pas paraître pour quelqu’un d’étrange.

« P-Pas dans un sens bizarre, hein ! J-je suis pas de ce genre… j-je veux dire… J-je veux juste t’aider… D-D’accord ? »

Tu finis par le regarder à nouveau - pour ne voir qu’une silhouette floue.

« C-Comme ça, on rentrera ensemble après histoire d’essayer de… de comprendre ce qui s’est passé… Et peut-être se prendre un chocolat chaud... »

Tu tentes un sourire, avant d’ajouter.

« Ah et, ne t’en fais pas, je… J’ai rien vu, si ça peut te rassurer… Je vois plus rien, haha... »
rédigé par Misha Lewis le Sam 17 Nov - 0:29
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La tête enfouie entre mes genoux, je sentais l’espoir et le courage m’échapper peu à peu. Le froid m’assaillait en permanence et m’épuisait. N’importe qui pourrait se moquer de ma condition de frileu, il n’aurait pas tort. Je restais perdu aussi bien dans la réalité que dans mes pensées. Je me sentais pathétique et misérable…

Mes oreilles bougèrent en tout sens, à l'affût du moindre bruit de pas écrasant l’herbe fraîche de la nuit. Ces pas s’approchaient de moi, ce qui me fit lever légèrement la tête. Aidan m’appela. J’observais le noiraud du coin de l’oeil, soulagé de le voir habillé et ayant l’impression que le poids de ma culpabilité s’était soudainement allégée.

Aidan fixait le sol, très certainement pour ne pas me mettre davantage mal à l’aise. Je le remerciais à la fois pour son attention honorable et sa volonté à ne pas me laisser derrière lui malgré tout ce qui venait de se passer. Cela pouvait bien être une attitude normal aux yeux d’un ami, mais pour ma part, cela valait beaucoup plus. Énormément plus. Il tenta de me regarder, poursuivant, embarrassé.

Le manchot m’affirma alors qu’il ne souffrait de rien et n’avait mal nulle part. Par ailleurs, il ne m’en voulait pas. Il se souciait aussi de mon état, espérant ne pas m’avoir porté atteinte. Je souriais légèrement amusé. Je ne voyais pas Aidan me faire quoi que ce soit sans mon accord. Il était beaucoup trop gentil pour cela… Non pas qu’il aurait été justifié pour ma part d’agir de manière déplacé, mais de nous deux, j’aurais été très surpris qu’Aidan ne puisse me faire du mal. Tout du moins, je ne le percevais pas ainsi. Enfin, moi non plus je ne serais pas capable de le faire souffrir, cela ne me viendrait même pas à l’esprit…

S’approchant de quelques pas, il déposa quelques affaires à côté de moi. Il s’agissait d’une couverture fine ainsi que de l’écharpe et de la veste d’Aidan. Quand je me rendis compte qu’il ne les portait pas, je levais la tête, prêt à protester. Cependant, le noiraud poursuivit, fixant le sol le bout de ses chaussures.

Aidan me proposa d’utiliser ses affaires pour me couvrir, prétextant que son hybridation polaire lui suffisait largement à supporter le froid. Il était vrai qu’il possédait un bon nombre de plumes sur son corps, mais… Il me proposa alors d’aller chercher mes vêtements, gêné. Je ne comprenais pas pourquoi le noiraud se reprenait aussi soudainement. Peut-être ne percevais-je pas le double sen auquel il faisait allusion. Je penchais la tête sur le côté. Ces paroles restaient, cependant, gentilles et bienveillantes, comme toujours…

Je baissais les yeux, les joues rosies et les yeux brillants légèrement. J’étais heureux qu’il me propose son aide généreuse - mon égo ou ma peur de déranger m’empêchant généralement de quémander de l’aide à autrui.

Sur ces propos qui me faisaient chaud au coeur, j’enfilai rapidement la veste dont les manches courtes n’atteignaient pas mes poignées et que je ne pouvais guère fermer, même avec les boutons. On sentait la différence de taille qui existait entre Aidan et moi. J’enroulais l’écharpe à carreaux autour de mon coup avant de me recouvrir du plaix doux. Je sentais encore le froid me caresser les jambes, mais dans l’ensemble, j’avais le corps à l’abris des coups de vent et j’étais un minimum au chaud.

La larme persistait à rester au coin de mon oeil. Je me pressais de l’essuyais, las de sa présence. Aidan me venait toujours en aide… Il avait toujours été présent pour moi… Alors que moi, j’arrivais toujours en retard quand il avait besoin de mon aide… Ce n’était pas juste… Je lui devais tant…

Doucement, je souris, levant ma tête vers le noiraud.

- Ca ne me dérange pas si tu as vu quoi que ce soit, après tout, tous les hybrides sont un peu constitué de la sorte, ahah… Je ne voulais pas te mettre autant mal à l’aise, désolé… Et comment ça, “tu ne vois plus rien” ?

Cette précision me fit me lever sur mes pieds gelés. J’observais mon camarade d’un oeil inquiet et concerné.

- Tu as perdu tes lentilles et tes lunettes ? Tu ne risque pas de te faire mal si tu ne vois pas où tu vas ?...

Baissant un peu le regard, je fixais un instant mes doigts que je pokais les uns contre les autres. Je ne pouvais rien faire pour lui...

- En tout cas, merci beaucoup de vouloir m’aider… Je ne te cache pas que tu me sauverais une fois de plus la vie, en allant me chercher des vêtements de rechange, mais… Tu es vraiment sûr que ça ira ?

Mes oreilles se baissèrent, preuve de mon inquiétude grandissante. Il m’était difficile de relativiser, même si je n’avais pas tant le choix que ça.

- Il est vrai que tu peux toujours récupérer tes lunettes au passage, chez toi, mais… Seulement si tu es capable de trouver ton chemin. J’insiste vraiment là dessus, je ne voudrais pas qu’il t’arrive quoi que ce soit par ma faute… Encore une fois…

Je fixais Aidan dans le blanc des yeux. J’étais on-ne-peut-plus sérieux. Déjà que la situation actuelle devait fortement troubler le petit manchot, si en plus de cela il ne voyait pas à plus de deux mètres… J’avais peur qu’il se perde à nouveau et que je ne le retrouve pas indemne.

Finalement, après l’avoir longuement observé, je me rendis près des sacs. D’une main, je tenais le plaid tandis que de l’autre je fouillais la poche avant de mon sac à dos. Je sortis un trousseau de clefs, séparant l’une de tout le reste ; il s’agissait de la clef de ma résidence. Je me relevais et me tournais vers Aidan, prenant l’une de ses mains pour lui remettre la fameuse clef. Mes mains enveloppèrent la sienne et je les observais, à demi-songeur.

- Une fois entré dans la résidence, ma chambre se trouve derrière la première porte sur ta gauche. Je n’ai qu’une seule armoire, prends les premiers habits qui te passent sous la main. Si un colocataire vient te poser des questions, je t’autorise à l’envoyer bouler ou lui mettre une baffe, j’en serais tenue responsable… Je peux toujours te guider jusqu’à l’entrée de la ville, mais après… On risque de m’arrêter… Je ne suis vraiment qu’un trouillard, ahah…

Relevant la tête, je plongeais mes yeux dans ceux d’Aidan. Mes rougeurs s’étaient grandement atténuées et seule le froid nocturne faisait encore rosir le bout de mon nez. J’avais l’impression d’être un peu ailleurs.Je n’avais plus envie de réfléchir, à vrai dire… Il s’était passé tellement de chose, c’était à ne plus rien comprendre.

- Aidan, je…

Mes mains se ressérèrent sur la sienne. Elle était petite et chaude, douce et attentionnée, à l’image même de son propriétaire. Aidan était une adorable peluche qu’on avait envie de serrer dans ses bras. Mais il était aussi une personne qui avait le coeur sur la main. Comment ne pas tomber sous le charme ? Il m’avait sauvé tant de fois aussi… C’était grâce à lui que j’arrivais à me lever les matins et que mes idées noires ne m’occupaient plus autant l’esprit qu’avant… Sa personnalité et sa gentillesse me donnait le sourire et me faisait même parfois rire. Je me sentais si bien en sa présence. J’avais l'impression que mon coeur battait fort. Peut-être un peu trop.

Je ressentais une étrange attraction… Non, elle n’était pas si étrange… Cela faisait un moment que je la connaissais et que j’avais conscience qu’elle était là, cachée au fond de moi. J’avais réussi à l’ignorer jusqu’à maintenant, mais… Aidan était beaucoup trop chamboulé, je ne devais pas le troubler davantage, mais… Je savais bien qu’il y aurait eu d’autres occasions plus propices, mais…

C’était plus fort que moi, un peu comme si mon esprit ne voulait plus raisonner de manière logique. Mes paupières tombèrent petit à petit alors que je me penchais doucement vers Aidan, gardant sa main dans les miennes. Ce fut bref et délicat, peut-être trop éphémère à mon goût, mais je volais un timide baiser au petit manchot devant moi.

- Je ne te serais jamais assez reconnaissant Aidan… annonçais je tout en posant mon front contre le sien une fois mes lèvres éloignées. Mais merci de m’aider… J-Je t’attendrai autant de temps qu’il le faudra… Après tout, avec ta couverture et ton écharpe, je ne crains plus le froid et je sais que je peux compter sur toi.

Je lui adressais l’un des plus beaux sourires qu’il m’ait été donné d’offrir avant de relâcher sa main et de réajuster le plaid qui glissait doucement mais sûrement de mes épaules. Un baiser n’engageait à rien en soi, mais j’étais heureux… Heureux d’avoir osé exprimer une part de mes sentiments par ce biais.



@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Sam 17 Nov - 6:44
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Aidan

Misha

A l'état sauvage
Misha avait accepté ta veste et tes affaires - et ça te rassurait un peu, tu te sentais soulagé. Au moins, il aurait moins froid, et serait un minimum couvert, c'était déjà ça. Tu pouvais déjà t'inquiéter un peu moins pour lui - même si tu te posais toujours des questions sur ce qu'il s'était passé, et sur son état à lui.
Misha s'était donc approché de toi après s'être couvert - déclarant que ça ne le dérangeait pas, que tu aies vu quelque chose, que tous les hybrides étaient comme ça après tout. Tu acquiesces légèrement - il est vrai que vu sous cet angle, c'était moins embarrassant... Tu ne devrais pas t'en faire pour si peu - et donc calmer tes rougeurs.
Il s'excusa donc, expliquant qu'il ne voulait pas te mettre mal à l'aise, et tu secoues légèrement la tête - ce n'est pas sa faute, et puis tu vas un peu mieux maintenant. La situation sur l'instant t'avais vraiment perturbée car tu ne t'attendais pas à te retrouver comme ça, alors que maintenant... Tu n'avais qu'à te dire que c'était pareil qu'à la piscine.

Misha s'inquiéta pour toi et ta vue - ayant peur que tu ne puisses pas voir où tu allais. Tu lui offris donc un sourire pour le rassurer - il t'était déjà arrivé de perdre tes lentilles et de devoir aller jusqu'aux toilettes sans rien voir pour tenter de les remettre ou abandonner et mettre tes lunettes. Certes, tu devais  te rendre à une résidence et non à des simples toilettes - mais tu devrais pouvoir te repérer... Enfin, tu penses.
Il te remercie alors - t'avouant que ça l'aiderait que tu ailles chercher ses vêtements pour lui, mais il voulait être sûr que ça ne t'embête pas, que ça soit bon pour toi. Tu souris - il était mignon, à s'inquiéter pour toi. Quelques rougeurs persistaient à colorer tes joues, bien que tu essayais de les cacher. Il semblerait qu'elles resteraient pour le moment - peut-être  arriverais-tu à t'en débarrasser au fil de la soirée. Tu espérais, en tous cas - tu ne voulais pas ressembler à une petite tomate toute la soirée.

Misha semblait réfléchir - déclarant que je pourrais toujours récupérer mes lunettes sur le chemin. J'acquiesçais - c'était ce que je comptais faire, histoire de ne pas me tromper de résidence ou de chambre... Ça serait vraiment embêtant et dérangeant. Mais ton ami semblait tout de même inquiet que tu ne retrouves pas ton chemin - te regardant sérieusement dans les yeux. Tu tentes alors de le rassurer avec un sourire, tu étais sûr de pouvoir retrouver ton chemin. Si c'était pour Misha, il n'y avait aucune raison que tu ne réussisses pas.
Il se dirige finalement vers son sac, le fouille et reviens - prenant ta mains dans les siennes pour y glisser ses clés. Tes rougeurs revenant habiller tes joues, tu souris en le laissant faire - ses mains réchauffant la tienne. Il t'explique alors où se trouve sa chambre et ce que tu dois faire si tu tombes sur un de ses colocataires - tu acquiesces doucement, serrant doucement ses mains contre la tienne.

Il plonge alors ses yeux dorés dans les tiens, et tu te perds un instant dans son regard - des petits pigments écarlates venant picoter tes joues. Misha avait lui-même l'air de se perdre dans tes yeux, et tu espérais que ses rougeurs restants ne trahissaient pas une gêne ou un trop grand froid.
Il commença une phrase - comme avant que son téléphone ne sonne. Mais rien ne vînt entraver ses mots, cette fois-ci - il les laissa tout simplement en suspens, comme s'il ne savait pas quoi dire, comme s'il choisissait précautionneusement ses mots. Il serra ta main à nouveau - et tu le laissa faire, ne le lâchant pas du regard. Tu avais de nouveau l'impression que l'instant était important - comme s'il n'y avait plus que toi et Misha.
Il se pencha alors doucement vers toi - les yeux clos, et déposa délicatement et rapidement ses lèvres sur les tiennes.
Et ton esprit cessa alors de fonctionner.

Tu as l'impression d'avoir sauté une étape. D'avoir raté quelque chose. Tu as du mal à tout assimiler, à prendre conscience de ce qu'il vient de se passer. As-tu rêvé, ou...
Ou est-ce que Misha t'a bel et bien embrassé ?
Ton esprit se chamboule, se mélange. Tes petits pigments rouges virent à un écarlate profond, et tu regardes Misha, bouche bée. Tes yeux brillent légèrement, et ton esprit est vide.
Complètement vide. Tu n'arrives plus à réfléchir. Tu n'arrives plus à comprendre ce qui se passe autour de toi. C'est comme si tu regardais le film de ta propre vie, et que tu ne a dirigeais plus.
Tu clignes des yeux, tandis que Misha te remercie une nouvelle fois - posant son front contre le tien. Tu clignes des yeux - essayant de comprendre ce qu'il s'est passé. Tu n'as vraiment pas rêvé, n'est-ce pas ? Mais... Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Est-ce que... Est-ce que ça à un sens particulier chez les zèbres, ou est-ce vraiment comme...
Comme les gens qui s'aiment ?

Tu rougis encore plus, sentant tes joues brûler - et tes lèvres s'étirer en un large sourire idiot. Tu n'arrives pas à les empêcher, tu n'arrives plus à contrôler ton corps tremblotant, tes jambes chancelantes, tes yeux pleins d'étoiles. C'est comme si plus rien n'écoutait ton cerveau - comme si lui-même s'était déconnecté.
Mais tu paniques tout de même un peu - et si ça n'avait qu'une signification de reconnaissance ? De remerciement ? S'il avait la même signification qu'un baiser que donnerait une princesse à son héros pour le remercier, mais rien de plus ? Quelque part, ça t'angoissait - tu avais peur que ça ne soit rien. Pourquoi ? Tu ne savais pas vraiment - enfin, si, tu pensais savoir, mais ça te faisait peur. Tu avais peur d'être rejeté, de ne pas être aimé comme tu aimais. Alors tu taisais ce que tu ressentais - et tu vivais avec ce que tu avais.

Le visage de plus en plus rouge, tu enfouis ton visage contre l'épaule de Misha - tu n'as pas particulièrement qu'il te voie dans cet état où tu n'arrives plus à contrôler quoi que ce soit. Tu pourris même te mettre à pleurer pour aucune raison, pour ce que tu sais...
Tu espères que ce n'est pas le cas, d'ailleurs.

« D-derien... J-je... Ç-ça va dépêcher, je vais m'aller, haha... »

Tu mélanges tes mots, incapable de réfléchir convenablement. Ton cerveau a littéralement décidé de prendre des vacances. Tu as beau essayé d'avoir de pensées rationnelles, tu n'y arrives pas.
Tu essaies de reprendre tes mots - et après quelques bégaiements, tu y arrives enfin.

 « Ç-ça ira pour moi.. Je... Je vais me débrouiller... »

Tu le serres contre toi - qu'es-tu censé faire ? Partir maintenant ? Lui rendre son baiser ? Mais peut-être n'était-ce qu'un baiser insignifiant ? Ou peut-être étais-tu encore en train de rêver ? Peut-être avais-tu bel et bien consommé des champignons hallucinogènes ?
Tu te poses trop de questions - ton cerveau parti en vacances commence à surchauffer, n'arrivant pas à traiter tout ce qu'on lui demande. Tu restes donc un instant immobile à serrer Misha contre toi, avant de le relâcher lentement.

« Je.... Je serais rapide....Je.... »

Tu lèves les yeux vers lui, toujours aussi perdu et incompréhensif. Peux-tu tenter ? Et si jamais ce n'était vraiment insignifiant ? Pourrais-tu trouver une excuse ?

« J-je... Merci à toi, je... »

Tu te mets sur la pointe des pieds - ne réfléchissant plus - pour lui rendre un rapide baiser sur le bout de lèvres, avant de tourner les talons, chancelant, et de choisir la fuite plutôt que le face à face.

« J-je me dépêche, à tout de suite... »

Les joues écarlates, tu accélères ta marche - et te prend le premier arbre sur ton chemin. Un peu sonné, tu recules de quelques pas pour te remettre en marche. Ça commence bien, tout ça... Il ne fallait pas que tu inquiètes Misha, et voilà que tu lui prouvais déjà que tu ne voyais presque rien.
Tu secoues la tête, marchant. Tu avais un assez mauvais sens de l'orientation (ce pourquoi tu t'étais perdu en cherchant Misha), mais peut-être qu'en te concentrant, tu peux retrouver le chemin. Tu te souviens avoir marché droit pendant un certain moment, alors en gardant le cap, tu devrais te retrouver à l'entrée de l'école à un moment ou à un autre. Tu plisses les yeux - la nuit ne t'aide pas vraiment à savoir où tu mets les pieds, et tu manques plusieurs fois de trébucher. Mais tu n'abandonneras pas, car tu fais ça pour Misha.
Tu serres un peu plus les clés dans ta main - comme si tu avais peur qu'elles ne disparaissent.

Marchant depuis un petit moment, tu te demandes quand est-ce que tu vas arriver au pensionnat - et c'est au même moment que tu te prends le mur de l'entrée dans le visage. Tu te frottes alors le nez, et tâte le mur jusqu'à trouver l'entrée. Bien, maintenant tu dois réfléchir... Comment vas-tu trouver ta résidence ? Tu sais qu'elle est dans les plus lointaines, mais comment trouver la bâtisse exacte ?
Tu soupires, et te rends à tâtons jusqu'au pensionnat. D'ici, tu vas refaire ta routine habituelle... Peut-être que tes pieds sauront instinctivement où s'arrêter.
Tu marches donc un peu aléatoirement, puis t'arrêtes lorsque tu penses être à la bonne résidence. Tu sors tes propre clés, et essaye d'ouvrir la porte - en vain. Tu frappes donc comme un taré pour alerter un de tes colocs et entrer en trombe, de ruant vers ta chambre en lui bafouillant une excuse sur le chemin. Tu leur expliqueras plus tard - tu n'as pas le temps.
Tu fouilles dans ta commode et trouves enfin l'objet tant attendu - les lunettes. Tu les enfiles, et soupire de soulagement quand la vue te reviens. Tu rougis à l'idée que Misha te verra ainsi pour la première fois, puis tu rougis encore plus en repensant à la scène de plus tôt - et tu te dépêches d'aller vers sa résidence.

Elle fut plus facile à trouver que la tienne - en même temps, tu y voyais déjà mieux. Tu utilisas donc ses clés pour entrer - te sentant un peu comme un voleur - et te diriger vers sa chambre. Tu ouvris donc son placard et prit les premiers vêtements qui te tombèrent sous la main, en essayant de prendre tout ce qu'il lui fallait - c'est à dire un haut, un bas et un sous-vêtement, même si c'était un peu gênant de fouiller dans ces derniers...
Tu espérais que ça lui tiendrait assez chaud, car tu n'avais véritablement pas fait attention aux vêtements en question que tu avais pioché.
Tu sors donc ensuite aussi discrètement que tu es arrivé, puis te mets à courir vers la forêt - tu ne peux plus le faire attendre plus longtemps.

Après quelques minutes de course intensive, tu arrives enfin à l'entrée de la forêt, à bout de souffle - il faut rappeler que tu n'es pas trop sportif. Tu t'approches de Misha, haletant un peu, et lui tends ses vêtements, détournant le regard.

« T-tiens... J-j'espère que ça t'ira... D-désolé si j'ai été long...»

Tu détournes le regard - peut-être qu'il ne veut pas qu'on le regarde se changer... Et puis, la scène de plus tôt ne cesse de tourner dans ton esprit, et tu te demandes si tu n'as pas fait une bêtise. Tu as peur des représailles, ou de l'abandon, alors le regard ailleurs, tu essaies de dévier le sujet avant qu'il n'arrive.

« N-ne te moque pas de moi, s'il te plaît... J-je sais que les lunettes ne me vont pas très bien en général... C-c'est pour ça que je les portes rarement, haha... »

Tu as vraiment peur de ce qui peut arriver ensuite - mais Misha restera à tes côtés... N'est-ce pas ?


HRP:
 
rédigé par Misha Lewis le Dim 18 Nov - 1:59
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M’écartant doucement, je finis par quitter le regard violacé d’Aidan, baissant les yeux vers le sol verdâtre. J’étais très curieux de connaître sa réaction, son ressentie vis--à-vis de ce qu’il venait de se passer, mais en même temps j’avais si peur… Le moment n’était clairement pas approprié, mais je n’avais pas pu résister à cet étrange appel. Je me doutais bien que j’avais dû bouleverser émotionnellement le pauvre manchot, même si, encore une fois, il ne s’agissait que d’un baiser chaste et timide qui ne tuait jamais personne… Enfin, je pensais… J’étais soulagé de m’être en quelque sorte confessé, mais en même temps, je me sentais coupable de mon égoïsme… Dans tous les cas, qu’il refuse ou non mes sentiments, il fallait que cette charge de sentiments sorte d’une manière ou d’une autre.

Lorsque je relevais légèrement la tête pour savoir si tout allait bien, Aidan se pressa contre moi et vint enfouir son visage rouge dans le creu de mon épaule. Son geste soudain me surprit et sa respiration saccadée me chatouillait doucement le cou, entre les plus de l’écharpe blanche et noire. Je souris tendrement, hésitant à le serrer dans mes bras, quand il se mit à parler. Ses phrases manquaient de cohérence et de sens. Je ne comprenais pas ce qu’il me disait… Je l’avais complètement chamboulé, le pauvre… Je m’en voulais un peu, là…

Néanmoins, Aidan m’affirma que tout irait bien et qu’il allait se débrouiller pour me ramener une tenue adéquate pour rentrer au pensionnat. Ses bras se serrèrent nerveusement autour de moi et je lui rendis son étreinte. Avec douceur je l’enlaçais quelques instant d’un bras, lui tapotant gentiment les cheveux de ma main libre. Malheureusement, Aidan finit par me relâcher et leva les yeux vers moi. Il m’annonça qu’il fairait au plus vite et me remercia pour une quelconque raison. Son regard était perdu et sa voix, hésitante. Il se leva vers moi et tout se passa très vite.

Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce qu’Aidan ne me rende mon baiser furtif. Tout s’était produit si rapidement, je n’avais pas eu le temps de comprendre ce qu’il m’arrivait… C’était si court, que s’en était presque frustrant. Ces baisers rapides étaient semblables à des pêches au miel qui me passaient sous le nez sans que je puisse y goûter : agréable, mais pas satisfaisant.

Tout de même surpris par la démarche du manchot, j’ouvris grand les yeux, me posant mille et une question. Avant que je ne puisse dire quoi que ce soit, Aidan venait de tourner les talons, manchant sans grande assurance devant lui, un peu comme s’il prenait la fuite avec maladresse. Après un au revoir, Aidan disparut dans la nuit… Et moi je restais planté là, la bouche entrouverte et l’esprit confus. J’effleurais mes lèvres du bout de mes doigts, me rappelant cette douce sensation.

Comment interpréter tout ceci ? Avait-il lui aussi des sentiments particuliers à mon égard ? Est-ce que je n’étais pas le seul amoureux dans cette histoire ? On embrassait point un ami ainsi, sauf s’il s’agissait d’un gage idiot tiré d’un action/vérité…

Je rougis tout en resserrant le plaid contre moi. Je plongeais mon nez froid dans un pan de l’écharpe tout en souriant. Je me faisais sans doutes des idées, mais je me sentais comme sur mon petit nuage… J’avais hâte qu’il revienne. J’étais impatient de le retrouver.

Mais en attendant, je m’assis à côté des sacs, faisant attention à me couvrir le plus possible avec la fine couverture. Seules ma tête et ma queue zébrée dépassaient du tissus, cette dernière balayant l’herbe alors que je songeais à tout ce qu’il venait de se passer. Le visage à demi-couvert par l’écharpe, je fermais les yeux, me laissant m’assoupir sur quelques notes agréable du parfum d’Aidan.



Une fois de plus dans les bras de Morphée, je ne vis pas le temps passer. Ma sieste m’avait épargné un temps d’attente long et pénible. Ce furent, d’ailleurs, mes oreilles qui m’alertèrent de la présence d’Aidan et me réveillèrent au même moment. Il semblait courir dans ma direction. Mon air endormi regagna à nouveau mon visage - décidément, j’étais un vrai loir. Je me levais en m’essuyant le coin des yeux. Aidan me tendait ma nouvelle tenue, à bout de souffle. Il s’excusa pour l’attente, ce pour quoi je lui répondis d’un léger non de la tête. Il n’y avait vraiment pas de soucis de ce côté là.

Aidan détourna le regard. C’était la première fois que je le voyais avec des lunettes. Ces accessoires lui donnaient un côté d’élève studieux et mignons. J’imagine que ce ne devait pas être très agréable à porter, mais si le manchot était amené à porter des lunettes plus souvent, cela ne me dérangerait pas le moins du monde. Je trouvais qu’elles lui allaient plutôt bien. Malheureusement, le noiraud ne se fit pas attendre pour réfuter mes pensées, me demandant de ne pas me moquer de lui et prétextant que les lunettes ne lui allaient pas.

Je l’observais, d’abord surpris, et penchant la tête sur le côté. Je ne pus retenir un petit rire. Il était si adorable…

- Mais non ! Tes lunettes te vont très bien ! D’ailleurs… Avec les cheveux attachés, tu serais même plutôt sexy… Euh… Enfin, je… Je veux dire….

Me rendant compte de mon énième erreur, je me grattais nerveusement les joues, rosissant un peu plus. C’était sorti tout seul, un peu comme un “bonjour” qu’on dirait à un passant dans la rue. Qu’est-ce que je pouvais être embarrassant… Enfin, nous n’étions plus à une gaffe près.

- Tu sembles exténué ! Assis-toi et repose toi un peu, tu le mérites grandement. Je vais aller me changer derrière un arbre, là bas. Donc tu n’as pas à t’inquiéter, tu peux regarder où tu veux… Et merci encore de m’avoir apporter des habits, tu me sauves la vie…

Je fis une légère révérence pour appuyer mes sincères remerciements, avant de tourner les talons en direction de la forêt. Je me réfugiais derrière le premier arbre venu, les joues rouges et serrant les vêtements contre ma poitrine. Moi qui était resté calme jusqu’à maintenant, voilà que la nervosité venait de me regagner - et bien entendu, je n’étais pas encore au bout de mes peines…

En dépliant mes vêtements, je me rendis compte d’une chose cruciales et effrayantes. Malgré le froid, mon visage pâlit soudainement. Sur tous les habits qui se trouvaient dans mon armoire, Aidan était tombé sur LA fameuse tenue, celle que je redoutais et détestais tant. Je ne pensais pas un jour être contraint de la porter à nouveau, encore moins dans ces circonstances et encore moins devant Aidan… Le pauvre, il aura tout vu ce soir…

Je grimaçais avant de finalement retirer la veste et l’écharpe d’Aidan à contre coeur, les troquant contre… Une veste en jean, un débardeur et une jupe noire… Que de souvenir…. Aaaaaaah… Il allait être difficile de dire à Aidan qu’il s’était possiblement trompé de chambre étant donné qu’il avait réussi à trouver l’un de mes caleçons… Aaaaaaaah…. Il allait m’être difficile de clamer haut et fort qu’il ne s’agissait pas de mes vêtements alors que ces derniers m’allaient comme un gant. C’était frustrant. C’était le pompon de la soirée…

Une fois habillé, je riais nerveusement, le feu aux joues.

- J-Je crois que tu t’es trompé de chambre Aidan… Je… T-Tu me promets de ne pas te moquer de moi, s’il te plait… C’est vraiment embarrassant, mais genre vraiment…

Je respirais un bon coup avant de finalement sortir de derrière mon arbre. Mon visage androgyne trahissait ma gêne actuelle. Il faisait chaud d’un coup, ahah… D’un pas hésitant et habillé à nouveau comme une femme, je marchais jusqu’à Aidan. Les oreilles baissée et honteuse, je ne souhaitais que me cacher et mourir de honte dans mon coin. Pourquoi devais-je revivre tout ça ? Et pourquoi devant Aidan ?...

Je n’assumais pas cette tenue, mais alors pas du tout… Qu’est-ce qu’Aidan allait penser de moi ? Il va croire que j’ai des passes-temps bizarres ou que je ne suis pas fréquentables… J’étais si bien sur mon nuage tout à l’heure, pourquoi je venais de me viander sur le dur sol de la réalité ?! Pourquoi le karma était-il si méchant avec moi ?!

Les bras tendus et les yeux baissés, je rendis les affaires à Aidan, soigneusement pliées. Je restais silencieux m’abstenant de faire un quelconque commentaire qui pourrait se retourner contre moi. Je fermais les yeux, honteux. Je ne voulais pas que le manchot se moque de moi, pas après tout ça… Bien qu’il n’aurait pas tort… Je n’avais absolument aucune crédibilité dans cet accoutrement...

- Je suis une vraie bête de foire… Il est temps que la soirée se finisse, tu en as assez bavé comme ça.. Pardon…

Encore et toujours, je jouais mon rôle de Caliméro - ou plutôt Calimérette - à la perfection.



@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Dim 18 Nov - 7:50
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Aidan

Misha

A l'état sauvage
Tu baissais le regard, honteux de ton apparence - tu n'avais jamais aimé porter des lunettes. Tu avais l'impression que ça te donnait un air étrange, un visage trop intellectuel que l'on n'aimerait pas approcher, que l'on n'aimerait pas côtoyer. Et puis, tu ne sais pas, tu n'avais jamais vraiment aimer les porter - peut-être car elles montraient à tous que tu avais des défauts, toi aussi, et que tu pouvais être détestable. C'est en général pourquoi tu préférais te cacher derrière des lentilles - pour qu'on n'y pense pas. Cependant, ce genre d'accidents arrivait toujours...

Tu gardes la tête baissée, tandis que Misha rit légèrement. Tes joues rosissent alors, pensant qu'il se moque de toi - mais elles retrouvent leur couleur normale lorsqu'il déclare que tes lunettes te vont très bien. Tu souris donc - c'est la première fois qu'on te fait un compliment sur tes montures, mais c'est aussi la première fois que tu laisses quelqu'un d'autre les regarder d'aussi près.
Tu aurais pu garder un visage serein si Misha n'avait pas ajouté quelques mots de plus - qui te firent devenir écarlate à nouveau. Tu manquas même de t'étouffer dans ta salive. S-sexy ? Toi ? Tu ne savais définitivement pas ce que tu avais consommé dans cette forêt, mais tu devrais vite le trouver pour ne jamais réessayer - ça te donnait de terribles hallucinations. Ou alors, c'était bel et bien réel.... Et dans ce cas, tu ne savais pas trop comment réagir.

Misha change alors rapidement de sujet - ce qui est pour le mieux si tu ne veux pas te transformer en locomotive fumante. Il remarque ta fatigue, et tu tentes de le rassurer d'un mouvement de tête - tu as juste couru, et le sport n'est pas fait pour toi, c'est tout. Mais tu t'assieds tout de même au sol pour attendre Misha, souriant légèrement à un énième remerciement. Tu étais heureux de pouvoir l'aider, ça te faisait chaud au cœur... Vraiment. Tu n'avais pas imaginé une seule seconde la possibilité de le laisser tout seul dans la forêt en rentrant chez toi - ça t'aurais hanté. Tu te sentais tout de même un peu mal de l'avoir laissé seul quelques instants, il aurait pu lui arriver quelque chose...
Tu secoues la tête - il ne s'est rien passé, et ce n'est pas le moment d'imaginer les pires scénarios.

Tu attends donc que Misha se change, regardant un peu autour de toi. Tu discernes un peu mieux les environs, ça te permet de visualiser un peu où vous étiez lorsque vous vous êtes réveillés. Le souvenir te fait d'ailleurs rougir, et tu secoues la tête - te cachant dans tes genoux. Tu te demandes vraiment ce qui a pu se passer... Et tu te questionnes à nouveau sur le baiser de plus tôt, posant tes mains sur ta bouche. Ton cœur bat la chamade depuis tout à l'heure...  Et le sens du baiser ne cesse de te retourner l'esprit. Pourtant, tu ne te vois pas demander à Misha - ça serait étrange, et tu aurais peur de ne pas avoir la réponse que tu attends...
Mais qu'attends-tu, au juste, comme réponse ? Veux-tu vraiment que ce baiser ait une signification ? Qu'il soit particulier, spécial, unique ?
Peut-être...
Tu penses que oui. Tu penses que Misha est spécial - unique. Et que son baiser l'est aussi.

Tu retrouves tes esprits lorsque Misha prend la parole, te demandant si tu ne t'es pas trompé de chambre. Tu relèves la tête, la penchant sur le côté, tandis qu'il te demande de ne pas te moquer de lui.
Il sort alors de derrière son arbre... En tenue de fille. Tu rougis tout d'abord, avant d'avoir un léger sourire, ne pouvant t'empêcher de le trouver mignon... Puis le rouge te revient aux joues, car tu t'en veux de penser ainsi.
Misha te rend alors tes affaires, le regard baissé - s'excusant à nouveau. Tu as un regard triste lorsqu'il énonce que la soirée devait se terminer - certes, elle était étrange mais... Mais tu ne voulais pas que ça se finisse.

« Tu... Tu penses vraiment ? »
, tu déclares en regardant le sol. « Que la soirée devrait se terminer... ? Je... Je sais que la soirée a été...étrange, mais... Mais je n'ai pas envie qu'elle se termine... »

Tu le regarde et te lèves - remettant ta veste et ton écharpe, avant d'enrouler ton plaid autour de toi comme une cape. Puis, d'une main, tu viens relever tes lunettes en t'approchant de lui.

« Je veux dire... Quand je passe du temps avec toi, j'ai envie que le temps s'arrête, et qu'il n'y ait plus de fin, haha... C'est triste de devoir se quitter... De devoir te quitter... J'aime vraiment passer du temps avec toi, même si on ne passe pas la soirée que l'on avait imaginé... Je suis tout de même heureux d'être en ta compagnie, et je n'en ai pas bavé... J'ai plutôt passé un bon moment avec toi, et je veux que ça continue... »

Tu souris doucement, sincère - avant de piquer un fard, te rendant compte de tes propres mots. Mais qu'est-ce qui te prends ? Cela ne risque pas de déranger Misha ? Tu ne veux pas qu'il te rejette pour quelques mots sortis tous seuls... Tu caches donc ton visage derrière ton écharpe, bafouillant:

« Pardon, je raconte n'importe quoi... »

Tu regardes un instant le sol, avant d'oser un regard vers lui - te remémorant ses mots de plus tôt.

« Je... Je ne pense pas m'être trompé de chambre, sinon... J'ai suivi tes instructions à la lettre... Après, c'est possible que du linge ait été mélangé, haha... Et puis, peu importe, c'est plutôt mignon sur toi, et je t'aime comme tu es, tu sais... »

Tu regrettes tes mots à l'instant même où ils sortent de ta bouche - tes joues devenant tellement écarlates qu'elles pourraient éclairer une ville. Tu restes bouche bée quelques secondes, bégayant sans réussir à former des mots ou des phrases - seulement des sons sans aucun sens.
Tu tentes donc de te concentrer pour former une phrase plus ou moins compréhensible.

« J-je veux dire... Je... Je t'acceptes comme ça... Peu importe ce que tu portes... Je... Je dis pas non plus que c'est ton délire, hein... Mais si c'était le cas, ça ne me dérangerait pas... J-je ne t'abandonnerais pas pour si peu... Et je ne me moquerais pas de toi non plus... C-c'est juste des vêtements, après tout, tout le monde fait ce qu'il veut avec ses vêtements, haha... T-tout ça pour dire que, t-tu n'as pas à être gêné...»

Tu te mélanges les pinceaux, triturant tes doigts et regardant le sol. Tu veux juste fuir loin et te cacher - mais tu veux rester encore avec Misha. Enfin, s'il veut encore de toi après tout ce que tu as fais... Sérieusement, qu'est-ce qui te prend, ce soir ? Tu n'arrives plus à te contrôler... Tu n'arrives plus à contrôler tes émotions, tes sentiments.
Ton cœur bat encore plus rapidement, et tu te demandes s'il va finir par se calmer ou s'il va sortir de ta poitrine.

Cherchant une échappatoire à tes bêtises, tu fais un mouvement pour venir entourer Misha de ta « cape » et vous couvrir tous les deux sous le plaid. Ça te donne une excuse pour fuir son regard, tout en restant près de lui.

« T-tu dois avoir quand même froid comme ça, donc on peut partager le plaid... »

Tu laisses pendre ta main le long de ton corps, près du sien - tu as envie de prendre la main de Misha, mais tu ne veux pas le déranger non plus... Tu as l'impression de tout faire de travers; ce soir. Si tu trouves une occasion, peut-être viendras-tu la serrer discrètement - mais il vaudrait mieux que tu te fasses un peu discret, ou tu vas recommencer à faire n'importe quoi.

« On peut commencer à rentrer au pensionnat... Même si on ne met pas fin à la soirée tout de suite... Juste histoire de s'éloigner de cette forêt bizarre, haha... »

Tu esquisses un léger sourire - tu ne savais pas si c'était cette forêt qui était à l'origine de toutes les étrangetés qui vous sont arrivées, mais dans le doute, tu préférais t'en éloigner. Et peut-être ne plus jamais revenir.
Tu oses un coup d’œil vers Misha, cachant ton visage derrière ton écharpe et le bout du plaid.

« Enfin, c'est comme tu veux... »
rédigé par Misha Lewis le Dim 18 Nov - 23:19
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A l'état sauvage
@aidan pszczynwa Bois - Pixies Kingdom
Je ne pensais pas que mes dernières paroles auraient autant d’effet sur Aidan. Les oreilles dressée, je relevais doucement la tête lorsque le noiraud reprit la parole. J’étais un peu surpris et je ne m’attendais pas à percevoir de la tristesse dans le fond de sa voix.  Qui aurait cru qu’une phrase aussi banale puisse être porteuse d’autant de sens et de quiproquoi ?

Moi qui pensait que les événements ennuyaient beaucoup Aidan, j'étais bien loin du compte. La soirée avait pris une tournure très particulière et j’étais effrayé à l’idée de faire à nouveau un faux pas qui pourrait nuir à qui que ce soit. J’avais peur d’embêter le noiraud…

Je l’observais silencieusement alors qu’il me déclarait ne pas vouloir mettre un terme à cette soirée. Il appréciait ma compagnie et ces moments que nous partagions rien que tous les deux. Je comprenais son point de vue et je le croyais, cependant… Je sentais une émotion plutôt forte au travers de ses mots et ce fut elle qui retenait en grande partie mon attention.

Aidan souhaitait que cette soirée continue, aussi étrange pouvait-elle être. Il se leva et s’approcha vers moi, son plaid sur les épaules. Il était à la fois serein et sincère. Je l’écoutais attentivement, bouche bée et ses paroles ne me laissaient pas indifférent. Il restait doux dans ses explications, sans en faire des caisses. Je prenais conscience du ressentie d’Aidan tout en ayant un pincement au coeur. Et moi qui voulait mettre un terme à ce rendez-vous qu’il aimait tant… J’étais vraiment le pire des idiots.

Une fois son discours finis, Aidan troqua son sérieux pour une mine embarrassée dont il avait l’habitude. Rouge tomate et désemparé, il cacha son visage derrière son écharpe et s’excusa de me raconter n’importe quoi… Non. Ce n’était pas n’importe quoi, bien au contraire. Il exprimait une envie particulière qui lui tenait à coeur. Il n’y avait pas de honte à avoir… C’était moi le fautif, à tout prendre avec légèreté… Il fallait que je prenne les sentiments d’Aidan avec davantage de considération plutôt que de constamment fuir les miens. Je savais ce que représentait le noiraud à mes yeux, mais qu’en était-il de moi ? Il était grand temps d’arrêter de faire l’autruche et de tourner inutilement autour du pot.

Je sentais quelque chose se serrait dans ma poitrine en repensant à ses mots. Il y avait quelque chose de différent de d’habitude, quelque chose qui me procurait une joie que je ne connaissais pas… J’étais pourtant bien conscient que ma présence ne devait pas lui être désagréable, j’en avais même eu la preuve durant notre séjour à l’infirmerie…

Changeant discrètement de sujet, si je puis dire, Aidan m’affirma avoir suivi mes directives avec précautions. Aie… Le manchot n’était pas dupe, mais son raisonnement me rassura… jusqu’à qu’il m’avoua que cette tenue féminine me rendait mignon et qu’il m’aimait comme j’étais.

Mon sang ne fit qu’un tour lorsque mon visage vira à nouveau à l’écarlate. Je n’étais pas gêné, mais cette étrange joie venait subitement de me monter à la tête. Je ne m’attendais pas à ce qu’il me dise de telles paroles aussi soudainement… Et il semblerait que lui non plus ne s’y était pas préparé. Cette discussion à coeur ouvert ressemblait beaucoup à une série de montagnes russes.

Aidan reprit, insistant sur le fait qu’il m’acceptait tel que j’étais et peu importe ce que je pouvais bien porter sur moi. Il semblait vouloir donner un autre sens au verbe “aimer” que j’avais cru entendre… Nerveusement, je glissais l’une de mes mèches de cheveux derrière mon oreille, pris un peu au dépourvu. Je ne savais pas quoi lui répondre… Même si ces mots me touchaient bien plus que de raison.

Aussi rouge que moi, Aidan s’approcha finalement pour poser un pan du plaid sur mes épaules, ajustant la couverture de sorte à ce que nous soyons tous les deux à l’abri du froid qui sévissait. Il y faisait bon et chaud. Je murmurais un timide “merci” tout en le laissant faire. Nos regards ne se croisèrent pas à nouveau à mon grand regret. Aidan me proposa alors de rentrer tranquillement au pensionnat, tout en continuant de profiter du reste de la soirée. Je comprenais… Il ne voulais pas que tout se termine maintenant et quelque part, j’étais du même avis... Il émit le souhait de vouloir s’éloigner de cette étrange forêt - forêt que j’avais commençais petit à petit à oublier.

Alors qu’il s’apprêtait à marcher à mes côtés, je me saisis doucement de son bras pour l’arrêter.

- A-Attends… Ce n’est pas ce que je voulais dire… Moi aussi j’aime passer du temps avec toi et je ne veux pas rentrer de suite… Enfin je ne voulais pas dire les choses comme ça, je…

Je peinais à chercher mes mots et à m’expliquer calmement. Je ne voulais pas qu’il croit que ces moments passés avec lui n’avait pas d’importance à mes yeux. Ce n’était pas vrai. J’avais du mal à réfléchir, j’avais l’impression d’avoir le coeur au fond de la gorge et je sentais mon ventre se contracter. Je relâchais doucement son bras pour finalement tirer sur le bas de mon débardeur avec nervosité. J’en trifouillais les bouts de mes doigts moites. Et comme pour ne pas arranger mon cas, je baissais le regard sur mes vêtements, me rappelant ce qu’il m’avait avoué un peu plus tôt… Le rouge de mes joues ne voulait pas me quitter, décidément.

- Ca me rend mignon et tu m’aimes comme je suis… ? répétais-je idiotement à voix basse en bégayant, le feu aux joues.

Je levais timidement mes iris dorés vers Aidan. Je finis immobile, observant le jeune homme, perdu dans mes pensée. Je ne savais plus quoi répondre. Aidan n’avait pas dit que ça lui plaisait de me voir dans cette tenue, il avait simplement affirmer qu’il ne jugerait pas mon apparence. Nulle besoin de se faire des idées bizarres, surtout maintenant ! La tête baissée, mais mon regard toujours rivé vers lui, j'affichais un sourire maladroit. Je ne savais toujours pas comment interpréter ce compliment.

- J-Je comprends ! Après tout, tu m’avais dit que le genre t’importais peu… Donc je vois ce que tu veux dire, ahah… M-Merci de ne pas t’être moquer et d’avoir été compréhensif, même si… Même si je ne porte pas ce genre d’habits, je n’y suis pas du tout à l’aise… J’ai l’impression d’être quelqu’un d’autre quand j’en porte…

Ma gène se dissipa en partie. Je me sentais, désormais, moins embarrassé face à lui. Je savais que ça ne le dérangeait pas. Ça faisait toujours bizarre d’apprendre qu'on m'acceptait avec mes défauts et mes erreurs, je n'y étais toujours pas habitué... Et cette phrase qui tournait en boucle dans mon esprit... J'étais mignon. Il m’aimait… Je devais rester concentré sur la conversation.


- Plus sérieusement, j-je ne voulais pas t’attrister Aidan… J’ai l’impression de me foirer en continue depuis l’appel de tout à l’heure et j’ai peur qu’il nous arrive encore un événement bizarre. J’ai le pressentiment que tout va continuer d’aller de travers et c’est pour ça que je pensais remettre tout ça à plus tard. J’imaginais qu’il serait plus sage de rentrer se reposer chacun de son côté…

Je marquais un petit temps d’arrêt tout en baissant les yeux.

- J’ai eu peur… J’ai eu très peur quand je me suis rendu compte que je ne parvenais pas à te retrouver et j’étais effrayé à l’idée qu’il te soit arriver quelque chose de mal en ramassant tes habits par terre dans la forêt… Puis je ne sais pas ce qu’il s’est passé par la suite… J’ai bien conscience que j’ai des sentiments forts à ton égard et j’ai vraiment cru que j’étais allé trop loin… Puis je me suis comporté comme un égoïste alors que tu étais perdu et paniqué, même si... même si le fait que tu m'embrasses en retour m'a rendu heureux... Hm…


Je me pinçais les lèvres tout en serrant mes doigts sur les bords du plaid. Le froid ne me faisait plus rien et ce, grâce à la couverture, mais surtout à la chaleur physique et morale qui se dégageait d’Aidan.

- Moi aussi j'aime être avec toi... annonçais je timidement en prenant sa main entre nous, la serrant doucement et glissant mes doigts entre les siens. Chaque moment passé avec toi est magique et unique... J'aimerais aussi qu'ils ne s'arrêtent jamais... J'aimerais resté tout le temps avec toi, continuer à apprendre à te connaître, à te faire sourire et à te donner toute l'affection et l'attention dont tu as besoin... Je t'aime, Aidan…

Doucement, je serrais ma main avant de pivoter légèrement vers Aidan et me blottir contre lui. Ce fut à mon tour de me cacher contre son épaule, le serrant contre moi de mon bras libre, quitte à devoir lâcher le couverture. Je me préparais à l’éventualité que le noiraud ne me repousse, mais au fond de moi, je savais qu’il ne le ferait pas… Enfin, je l’espérais. Je le serrai contre moi, fermant les yeux et laissant le silence s’installait. Ce n’était pas un silence gênant ou pesant… Mais plutôt un silence nécessaire pour poser son esprit quelques instants. Mon coeur battait la chamade, mais l’étreinte me réconfortait, je ne voulais plus le lâcher. J’avais peur de le lâcher…

Je rouvris délicatement mes paupières avant de parler à voix basse, hésitant.

- Aidan, est-ce que… Est-ce que je peux t’embrasser à nouveau ?

Cette fois-ci, je ne voulais pas le prendre au dépourvu et c’était pour cette raison que je lui posais cette étrange question. L’enfant capricieux que j’étais n’était pas vraiment satisfait de ces deux effleurements, trop légers à son goût. J’aurais pu lui demander s’il voulait sortir avec moi ou tout simplement savoir s’il m’aimait de la même manière que je l’aimais… Mais il m’était trop difficile de me prononcer ainsi et maintenant.

Etais-je effrayé à l’idée de m’engager dans une relation plus intime et aussi importante ? Oui, j’en avais toujours peur. J’avais toujours cette peur au ventre, celle de l’abandon et de la séparation brutale dont je n’arrivais pas à m’accoutumer. J’avais peur de tout perdre à nouveau et de sentir les morceaux de mon coeur se briser un peu plus… Mais… Aidan était toujours là, il n’était pas encore partie. Est-ce que je pouvais encore espérer ?

Je cachais mon visage rosi dans son épaule.

- Ahah, ma question est vraiment bizarre, je dirais même déplacée… Enfin, ce n’est pas comme si on en était à notre première bizarrerie de la soirée…



@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Hier à 2:16
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Aidan

Misha

A l'état sauvage
Tu étais prêt à repartir, à quitter cette forêt en compagnie de Misha, pour enfin rentrer au pensionnat et abandonner les relents hallucinogènes et étrange de cette forêt, qui te rendaient étrange. Car tu ne sais pas pourquoi, mais depuis que tu y avais posé le pied, tu n'étais plus le même... Tu ressemblais à un animal constamment effrayé, et tu n'avais plus confiance en tes faits et gestes. Que t'arrivait-il, bon sang ? Toi qui était d'habitude si léger d'esprit, si confiant - on pourrait presque ne plus te reconnaître.
Était-ce vraiment ces bois qui te rendait ainsi, ou était-ce parce que tu tenais tellement à Misha que tu avais peur du moindre faux pas ? Tu ne savais pas, mais ton cœur ne cessait de battre la chamade - il s'agitait dans ta cage thoracique, dansant et frappant contre tes os, comme s'il voulait en sortir.
Était-ce Misha qui te rendait ainsi ? Tu ne sais pas... Peut-être. Tu sais déjà qu'il t'est unique - mais tu n'arrives pas à décrire ce sentiment, tu n'arrives pas à te décrire à quel point tu tiens à lui, à quel point tu...
A quel point tu l'aimes ?
Oui... Tu aimes beaucoup Misha. Tu l'aimes plus qu'un meilleur ami, qu'un confident. Mais tu ne sais pas vraiment ce qu'est l'amour, alors tu ne comprends pas vraiment tes sentiments - et quelque part, tu a peur qu'ils ne soient pas réciproques, qu'ils ne soient pas semblables. Tu as peur que le baiser de plus tôt ne signifie rien, qu'il n'ait aucun sens pour Misha - alors qu'il représentait beaucoup pour toi. Et tu ne pouvais pas simplement le demander comme ça - tu avais bien trop peur de la réponse.

Alors que tu t'apprêtais donc à reprendre ta route, Misha t'attrapes le bras pour t'arrêter. Les joues toujours un peu rouges, tu lèves la tête vers lui - tandis qu'il reprend ses mots de plus tôt, déclarant qu'il aime passer du temps avec toi, lui aussi, qu'il ne voulait pas rentrer tout de suite. Tu ne peux t'empêcher de sourire, ses mots te faisant chaud au cœur, te rendant heureux. Misha t'avais déjà dit qu'il aimait passer du temps avec toi, mais l'entendre à nouveau te faisait toujours aussi plaisir... C'était comme si un feu d'artifice d'émotions avait lieu dans ton corps, accompagné des battements d'ailes des papillons. Il s'y passait des choses étranges, dans ton corps... Peut-être devrais-tu consulter quelqu'un, surtout si tu as des papillons dans le ventre - ça t'effrayait un peu.
Tu réprimes un frisson et te concentres à nouveau sur Misha, levant le regard vers lui.

Il te lâche lentement, et reprend tes mots de plus tôt - ce qui te fait rougir. Non, non, tu veux oublier ça... Enfin, oui, tu penses ce que tu as dis, mais tu as justement pensé trop haut... Et tu ne veux pas que Misha sache ça, c'est gênant, c'est embêtant... Pourquoi as-tu parlé sans réfléchir ?
Pourtant, ça n'a pas l'air de déranger ou d'embêter Misha, au contraire... Il en a presque l'air heureux ? Tu ne sais pas - tu l'observes, alors que ses joues sont dans le même état que les tiennes. Quoi que, peut-être que les tiennes sont un peu plus cramoisies, tu ne sais pas... Tu ne les vois pas, après tout - mais tu peux les sentir brûler.

Il lève finalement les yeux vers toi, et tu plonges ton regard dans le sien, les joues toujours aussi écarlates. Il te dit comprendre, rappelant la fois où tu avais dit que le genre de la personne ne t'importait point - tu acquiesces rapidement, il est vrai que tu n'avais jamais vraiment fais attention à ça. Pour toi, c'était plutôt le sentiment qui était important, et la personne derrière, peu importe qu'elle soit homme, femme, ou non définie. Tu aimais quelqu'un pour ce qu'il était, pas pour son genre, après tout... Et même si cette personne aimait porter des habits du genre opposés, tu l'aimerais quand même. Il n'y avait pas de mal à se faire plaisir, après tout.
Tu rougis encore plus - te maudissant de penser à ça en pensant à Misha. Décidément, tu as vraiment des problèmes ce soir, tes pensées n'arrêtent pas de divaguer... Peut-être es-tu vraiment fatigué, ou peut-être as-tu vraiment consommé quelque chose d'étrange... Si demain, tout ne va pas mieux, peut-être iras-tu voir Maman Sayuri pour lui demander ce qui ne vas pas chez toi.

Tu secoues la tête légèrement et te remets donc à écouter Misha. Il te remercie de ne pas t'être moqué, et d'avoir été compréhensif. Tu souris alors, le regardant tendrement - tu ne pourrais jamais te moquer de lui. Tu ne pourrais jamais faire quoi que ce soit de méchant envers Misha... Tu pourrais éventuellement le taquiner, mais ça serait toujours avec une bonne intention, pour rire avec lui - et en aucun cas pour l'embêter.
Il continue de parler, déclarant qu'il ne voulait pas t'attrister. Tu hausses un peu les sourcils, puis penches la tête sur le côté. Tu avais donc parut si triste ? Ah, il fallait que tu retravailles tes beaux sourires et tes masques, ils commençaient à s'user... Toi qui ne voulais pas inquiéter Misha ou le faire culpabiliser, tu n'avais pas vraiment réussi. Il dit avoir l'impression de tout foirer depuis plus tôt, et avoir peur que cela ne continue - que c'est pourquoi il pensait plus sage de rentrer pour rentrer chacun de son côté. Tu acquiesces légèrement, c'est compréhensible... Cependant, tu n'as pas l'impression qu'il ait foiré quoi que ce soit, tu n'as pas le sentiment que c'est sa faute, et tu veux profiter encore plus de la soirée, rester auprès de lui pour tenter de faire perdurer la magie qui s'était si bien installée, au début.

Il déclare avoir eu peur quand il ne parvenait pas à te retrouver et qu'il avait seulement trouvé tes habits au sol, et ton cœur se serre légèrement. Tu te sens coupable, peut-être n'aurais-tu pas dû bouger ou chercher à retrouver Misha... Peut-être aurais-tu dû attendre qu'il revienne patiemment, mais ça t'avais tellement parût long que tu avais voulu partir à sa recherche. Tu te sens un peu débile, d'être aussi impatient, et d'avoir agi ainsi. Si tu n'avais pas bougé de ta place, tout se serait bien passé...
Tu te demandes cependant qu'est-ce que tu as bien pu faire pour que tes habits se retrouvent sur le sol d'eux-même, car tu ne te souviens pas de les avoir enlevés...

Ses phrases suivantes te font alors rougir - il a... Il a de fort sentiments pour toi ? Des sentiments qui auraient pu le pousser à aller trop loin ? Qu'est-ce que... Qu'est-ce qu'il voulait bien pouvoir dire par-là ? Tu avais une idée, mais tu ne préférais pas y penser - c'était sûrement toi qui te faisais des idées. Tu réfutais encore l'idée que Misha puisse t'aimer à ce point... Qu'il puisse t'aimer comme toi tu semblais l'aimer. Tu avais l'impression que seul ton esprit te faisait croire ça, et qu'il n'y avait aucune possibilité pour que ça arrive.
Il déclare s'être comporté comme un égoïste alors que tu étais perdu - et tu allais rétorquer, lorsqu'il ajouta que ton baiser l'avait rendu heureux. Tu restes donc bouche bée, incapable de ne sortir ne serait-ce qu'un son, en regardant Misha. Ça l'avait rendu heureux ? Mais... Mais dans quel sens ? On peut aimer recevoir des baisers parce que c'est agréable, mais... Non, toi tu n'aimerais pas recevoir des baisers de la part de quelqu'un d'autre que de Misha... Alors, qu'est-ce que ça voulait dire ?
Tu rougis - ayant une envie folle de te frapper. À quoi pensais-tu, encore ?

Il annonce alors qu'il aime également être avec toi - prenant ta main qui pendait près de lui. Tu rougis et la serre doucement, avant de presque t'agripper à elle - comme si tu avais peur qu'il disparaisse si tu ne le tenais pas assez fort.
Il te déclare alors que chaque moment avec toi est magique, qu'il ne veut pas non plus qu'ils s'arrêtent, qu'il voudrait toujours rester à tes côtés et continuer à apprendre à te connaître, à te donner de l'affection, des sourires, à t'offrir ce dont tu avais besoin.
Il te fait sa déclaration - une déclaration d'amour, sous un ciel étoilé propice à la situation.
Et à ses mots, tu comprends.
Tu comprends ce que tu ressens, au fond de toi.
Tu comprends pourquoi ton cœur bat si fort, à ses côtés. Tu comprends pourquoi sa présence t'es si chère et si agréable, pourquoi ses actions te donnent des papillons dans le ventre, pourquoi tu n'es plus le même lorsque tu es avec lui - pourquoi tu veux toujours être à ses côtés, ne jamais le quitter. Pourquoi tu es dépendant de lui, et pourquoi il t'est unique.
C'est parce que tu es amoureux. Tu l'aimes, toi aussi - tu l'aimes plus que tout. Jusque là, tu ne savais pas vraiment mettre des mots sur ce que tu ressentais - tu avais peur de te les avouer, car ça te ferait souffrir si Misha ne te voyais pas ainsi. Si tu étais le seul à avoir des sentiments aussi fort. Et tu avais peur que cela crée un malaise entre vous, et qu'il ne veuille plus être à tes côtés à cause de ça.
Mais maintenant qu'il te l'avouait - tu comprenais, et tu acceptais tes propres sentiments. Tu n'avais plus à avoir peur, car il était là, maintenant... Tu savais qu'il ne te quitterait pas pour ce que tu pouvais ressentir. Tu savais que tu n'avais plus à craindre ce que tu t’évertuais à tarir au fond de toi.
Tu savais que maintenant, tu pouvais le laisser fleurir et exploser au monde entier.

Alors qu'il serre ta main et se blottit contre toi, cachant sa tête au creux de ton épaule, tu souris. Un large sourire, heureux, tandis que tu ne peux bouger. Les mots tournent encore dans ton esprit.
Tu gardes un large sourire, qui monte jusqu'à tes oreilles - tandis que tes joues rougies accueillent quelques larmes de bonheur, qui avaient perlées au coin de tes yeux. Un flots d'émotions s'empare de toi, et tu serres Misha contre toi.
Tu es heureux... Tellement heureux. Cette soirée ne s'est pas du tout passée comme tu l'imaginais, mais tu ne pouvais imaginer une meilleure issue. Tu ne pouvais imaginer un meilleur déroulement.
Tu espérais tout simplement que ce n'était pas la forêt qui t'avais rendormi pour te faire rêver de choses qui n'arriveraient probablement jamais... Tu te pinces alors le bras par sécurité - et est soulagé en voyant que rien ne change. Alors soit la forêt t'as endormi vraiment très profondément, soit tout est réel, et tu peux continuer à être heureux.
Tu le serres donc encore plus contre toi - ne voulant plus le lâcher. Tu laisses le silence s'installer, le vent propageant des murmures, car tu a l'impression qu'en l'instant même, tu n'as pas besoin de parler. Tu as juste besoin d'être là, et de vivre l'instant présent.

Il te pose alors une étrange question - qui te fit rougir à nouveau. Est-ce qu'il pouvait t'embrasser ? Tu... Oui, bien sûr qu'il le pouvait... Pourquoi te le demandait-il ? Avait-il peur que tu le rejettes, que tu ne ressentes pas la même chose ? Il est vrai que tu ne lui avais pas encore répondu... Mais avant que tu ne puisses le faire, il cacha à nouveau son visage dans ton épaule - reprenant la parole pour déclarer que sa question était bizarre et déplacée, mais que ça ne serait pas la première bizarrerie de la soirée. Tu souris légèrement - il n'avait pas tort...  
Tu le regardes alors, et lui caresses doucement le haut de la tête - avant de te dégager doucement de ses bras à contrecœur pour plonger tes yeux dans les siens, serrant toujours sa main.

« Misha... »

Mais tu laisses tes mots en suspens - te disant que des gestes vaudraient bien plus que quelques mots. Tu secoues donc légèrement la tête pour les faire fuir, et remonte tes lunettes sur le haut de ton crâne - pour ne pas être gêné.
Tu te mets ensuite sur la pointe des pieds et vient entourer tes bras autour de la nuque de Misha, comme pour t'accrocher à lui. Et, avec une douceur incroyable, tu viens poser tes lèvres tremblantes contre les siennes, fermant les yeux. Tu presses doucement tes lèvres contre les siennes, l'embrassant tendrement en le serrant contre toi.
Et c'est comme si le monde s'arrêtait de tourner. C'est comme si le temps s'était arrêté, comme si le vent s’était tût, comme si tout autour de vous avait cessé son activité pour vous regarder.
Tu restes donc comme ça, contre lui, à l'embrasser doucement - les joues en feu. Tu ne peux t'empêcher de sourire dans ce baiser, tellement tu étais heureux.
Quelques larmes perlèrent même au coin de tes yeux.

Tu finis par t'écarter de lui à contrecœur, le souffle court, le cœur battant la chamade. Puis, tu caches ton visage au creux de son torse, respirant contre lui - tout en gardant tes bras serrés autour de lui.

« M-moi aussi, je... Je t'aime... »

Tu relèves la tête vers lui timidement - les yeux pétillant de bonheur, et tes lèvres étirées en un sourire que tu ne peux effacer. Tes joues, quant à elles, gardent une teinte rosée - tu étais semblable à une petite pêche, maintenant.

« Je t'aime tellement, j'ai l'impression que mon cœur va exploser... Il n'arrête pas de battre à toutes vitesse... De faire boum-boum dans ma cage thoracique... »

Tu rougis et attrape sa main pour la serrer, et la presser contre ton torse pour lui montrer à quel point ton cœur battait pour lui.

« Quand je suis avec toi, tout est si agréable... Si magique... Je n'ai jamais envie de te quitter... Je voudrais toujours rester avec toi, Misha... Tu...Tu es ma personne spéciale... »

Tu enfouis à nouveau le visage contre son torse - un peu gêné des âneries que tu peux sortir. Mais tu es sincère, tu le penses vraiment. Et il y a tant de choses que tu as enfoui au fond de toi pendant tout ce temps, tu as envie de tout lui raconter - de lui faire comprendre à quel point il est important pour toi.

« T-tu peux m'embrasser quand tu veux, et autant de fois que tu le veux... Ça me rendra heureux... »

Tu souris une nouvelle fois contre lui, le serrant un peu plus fort.

« Haha, c'est malin, je n'ai plus envie de te lâcher maintenant... Mais... »

Tu relèves une dernière fois le regard vers lui, le visage rayonnant.

« Est-ce qu'on... Est-ce qu'on peut rester ensembles pour toujours ? »

Tu enfouis de nouveau le visage contre son torse - te blottissant contre lui pour le câliner.

« Si tu ne veux pas... Au moins le plus longtemps possible... Et au moins jusqu'à la fin de cette soirée... »

Soirée qui, au final, était bien plus magique que tu aurais pu l'imaginer.
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