Candy, you drive me bananas... || Ft. Perkounet

rédigé par Invité le Dim 21 Oct - 22:01
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You’re never too old to beg for free candy
Muet en #CC0033
Perkounet chou

Certaines fois,
Tu rêves que cette journée n’a pas existé.
Certaines fois,
T’aimerais ne t’être jamais levé.
Certaines fois,
T’aurais voulu rester couché.


Seulement, tu es maudit, Hori.
Cette poisse qui est tienne et qui te suis dans les moindres recoins de ta vie.
De tes pensées.

Les ciseaux couturiers bec le premier entre les lattes de bois, tu admirais le désastre que d’une commande fichue. Une magnifique robe demandée par une demoiselle de Monokuro. Mademoiselle dont le visage ni le nom ne te revenait, elle n’avait pas grand intérêt. Elle t’ennuyait même mais tu appréciais les idées qu’elle te demandait de mettre en forme. Néanmoins, cette matinée encore, fût un échec.

T’avais tout préparé. T’étais enfermé dans ta résidence, accoudé à ton bureau, ayant presque dégagé les affaires de tes colocs de chambre. Cherché à délimiter l’imagination de ta poisse. Car s’il y avait bien une chose qui ne manquait point d’idée, c’était bien elle. Elle allait de scénarios en scénarios, tous aussi grotesques et farfelus les uns que les autres. Les fils des prises? Éloignés pour ne point te les prendre. Tes affaires ; sacs, chaussures, vêtements, draps? Pliés en tas dans un coin de la chambre. T’avais décalé ta lampe de peur que celle-ci prenne feu et brûle ton bureau. Bloqué ta chaise afin de ne pas chuter en arrière.

Mais ce n’était pas suffisant.
Et Mère Malheur, dans sa grande bonté, décida que tes barrettes seraient l’arme parfaite du crime. A quel moment, aurais-tu cru que celles-ci se détacheraient ; chose qui n’arrive jamais, au moment où tu entamais la coupe de la pièce? A quel moment, t’étais-tu imaginé tes barrettes glisser de tes cheveux, venir pour l’une se coincer dans les épingles tenant le tissu, tandis que l’autre déviait ton ciseau à s’encastrer dedans?

Juste, quand?

Tu laissais échapper un long soupir intérieur, rangeant sans douceur et patience tes affaires. Chiffonnant au passage ta commande fichue, notant mentalement d’y revenir ce soir. Pour l’instant tu avais rendez-vous pour ton petit moment plaisir.

La ville!
La ville, il y a tout!

Mais la ville, il y a surtout des bonbons!
Des bonbons et des donuts!


Recoiffant ta tignasse blanche, car oui, tu les avais encore décoloré, tu enfilais tes chaussons et filais dehors à grandes enjambées, sautillant partout, sac sur le dos.
Oui, toi, t’aimais pas les chaussures. Alors tu te baladais en chaussons. Puis tes chaussons girafe étaient splendides! T’adores les girafes. C’est grand, jaune, avec des tâches et ça a la langue bleue!

Il devait déjà t’attendre,
Ton prochain client et ami. Perk, un drôle de perroquet haut en couleur que tu adorais. Il était amusant et possédais plein de mimiques étranges que tu ne manquais jamais de relever. Entre oiseaux, le courant était immédiatement passé. Et le meilleur? Il partageait ton amour des bonbons! En cela, il t’avait demandé de lui confectionner un manteau multipoches capable de contenir tous ses bonbons. Tu avais accepté avec joie et travaillé dessus avec beaucoup de rires.

Arrivant sur le point de rendez-vous, ignorant les regards ou dus à tes chaussons ou dus à ces nombreux points de couture rouges qui couvraient ton corps, tu déposais ton sac à tes pieds, t’affublant du manteau du perroquet bien trop grand pour toi. Tu paraissais tassé dedans, englouti par l’épais et doux tissu marron. Tu avais fait un imper de qualité afin que l’oiseau s’y sente à l’aise, l’intérieur entièrement couvert de poches toutes plus étranges et vives que les autres. Certaines à pois, d’autres à ruban, d’autres encore jaune vif avec des épingles à nourrice, tu voulais que cette commande reflète ton ami.

Apercevant son ombre se dessiner au loin,
Tes mains prenaient ton tableau velleda, écrivant aussitôt, ton visage affichant une expression volontairement perverse et dérangée quand la tête émeraude s’arrêtait devant toi. Tes mains cachées par les longues manches, tu montais les bras, montrant le tableau au perroquet, ton faciès ne variant guère.

« Eh jeune homme, tu veux des bonbons?
J’en ai dans ma camionnette derrière le magasin. ( ͡° ͜ʖ ͡°) »


Tes pupilles amarantes glissaient vers l’arrière du magasin de bonbons, où se trouvait le parking, tandis que tu prenais une pose un peu plus grivoise.

La honte,
T’avais zappé.
Complètement zappé.
rédigé par Invité le Mar 23 Oct - 17:20
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Candy, you drive me bananas...

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La journée commençait bien. Les cours n’avaient pas été si prenants, cependant, l’atelier auquel l’oiseau avait été forcé de participer pour «développer son potentiel vocal» avait été insupportable.

Perk détestait cette atelier. Il ne manquerait plus qu’il soit forcé de s’inscrire au club de chant! Certes il appréciait chanter, fredonner, et parfois même être accompagné par une autre voix ou des instruments, mais c’était pour son plaisir personnel, ou pour faire plaisir à son maître. Il détestait être forcé et contraint de quoi que ce soit. Par quelqu’un d’autre que son Duc, entendons nous bien.

Son maître avait tout pouvoir sur lui, mais il était le seul. Personne d’autre n’avait le droit de lui dire ce qu’il devait ou ne devait pas faire. Son Duc était le seul à avoir ce droit, ce pouvoir. Pouvoir que Perk lui cédait volontiers. Il aurait tout fait pour son maître.

Enfin, là n’est pas la question. Après cette atroce séance de chant, ou il reçu encore une fois de nombreuses éloges qu’il ignora superbement, Perk avait un rendez-vous qu’il attendait avec une extrême impatience. Ce qui avait rendu ces heures d’atelier vocal encore plus insupportable.

En effet, aujourd’hui était un grand jour. LE grand jour, pour le perroquet. Le jour ou il allait découvrir le fruit du dur travail de son ami couturier. Le fruit de leur amour pour les friandises allait se concrétiser, en la personne d’un vêtement, sans aucun doute sublime, que le jeune hybride lui avait créé.

Enfin sorti du calvaire de son atelier, Perk se dépêcha de se rendre au village, dans un petit salon de thé qui servait de très nombreuses friandises. L’oiseau se faisait presque autant de joie pour le vêtement, son ami, et les sucreries qu’ils allaient avaler dans des quantités remarquable, ne lésinant cependant pas sur une qualité gustative merveilleuse.

Bref, le perroquet se remettait tant bien que mal d’une journée commençant mal, en la rendant la meilleure possible. Ce n’était pas bien compliqué! Des friandises, un bon ami, qui, quoi que plus jeune, disposait d’une certaine maturité et d’un intérêt certain pour l’hybride.

Perk aimait bien le jeune oiseau. Le courant était assez vite passé entre eux, et ils s’étaient liés d’amitié sur une histoire de plume ébouriffée. Le perroquet avait, en effet, ce jour là, laissé par négligence, une de ses plumes agitée par le vent restée tordu. Il ne l’avait pas remarqué. Jusqu’à ce qu’un gamin muni d’un tableau veleda lui saute dessus, la lui remette en place, et lui explique, par écrit, qu’il était mal coiffé.

Ce n’était pas la meilleure première impression du monde, mais le jeune hybride avait amusé le perroquet, qui avait filé vérifier le reste de sa tenue dans son miroir de poche. Miroir qui lui avait échappé des mains, et était venu se briser sur le sol. Il s’était d’ailleurs salement entaillé une serre dans l’opération. Vilain miroir.

C’est sur ces réflexions que Perk arriva au coin de la rue menant au café. Y tournant, l’oiseau failli percuter un jeune homme affublé d’un manteau trop grand, muni de très nombreuses poches au motifs et couleurs variées, et d’un tableau veleda.

Perk sourit de toute ses dents devant le subtil message de son ami, et de son air le plus innocent, il lui répondit: «Oh oui! Je veux des bonbons! Emmène moi dans ta camionnette mon mignon, on y fera plein de choses sales!»

Et il fixa Hori de ses grand yeux d’oiseau perturbé, prenant une pose tout aussi grivoise que celle de son ami. Après tout, si il le faisait, pourquoi pas lui!

Et si les gens s’arrêtaient pour les regarder, comme c’était le cas de l’homme qui arrivait derrière le jeune balbuzard, et qui les fixait avec étonnement, ou la femme accompagnée d’une petite fille marchant derrière Perk qui traversèrent la route pour éviter de croiser celle des deux amis.

Les gens étaient vraiment étrange... Qu’y avait-il de mal à prendre des poses grivoises entre amis? Et à se proposer des bonbons et des choses sales dans une camionnette, qui, à n’en pas douter, était bien stationnée un peu plus loin? Enfin... Voilà pourquoi les gens ennuyaient Perk. Ils n’était pas intéressant, et aucune nouveauté ne se dégageait d’eux. Que du réchauffé. Voilà également pourquoi il appréciait tant le petit rapace. Il se dégageait de lui une fraîcheur et un rien-à-foutre qui plaisait au perroquet.

Perk aussi, n’en avait rien à foutre. De tout. Sauf de son maître.
@feat joueur Des petites notes ici
Awful
rédigé par Invité le Jeu 25 Oct - 21:10
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Perkounet chou

Des choses sales?
Voulait-il que vous jouiez dans la boue?


Dans ta tête, aussitôt cette pensée mise en forme, voici que tu étais sur un ring, avec ton ami aux cheveux bicolores à vous battre dans une arène de boue ; l’ultime prix de cette infamie étant des tonnes et des tonnes de bonbons. Tu avais déconnecté, tes rubis fixés sur la mine perturbée de ton ami qui ; à tes côtés, ne faisait que rajouter un peu plus d’étrangeté à votre duo. Tu les avais ignoré, tous ces regards sur ta personne puis la sienne.

Un morveux, pas plus haut que trois pommes, fringué d’un immense imper et cousu de partout. Forcément, cela dénotait. Plus encore quand le morveux était blanc comme neige et totalement sur ses pompes. Oui, tes chaussons tu les adores. Ce sont de jolis girafes! Le droit se nomme Roberto tandis que le gauche s’est vu affublé d’un Alberto. Ou Rob’ et Al’ pour les intimes. Mais ça, personne d’autre que toi pour le moment n’y avait le droit.

Dansant d’un pied à l’autre tu revenais dans le monde réel, te rendant avec un poil de retard que tu t’étais littéralement figé dans ta position graveleuse. Et qu’en prime tu n’avais pas répondu au perroquet. Étirant un sourire malicieux, tu prenais la main de l’oiseau l’entraînant à ta suite, dodelinant de la tête, une mélodie inaudible dans l’esprit. Il voulait voir ta camionnette! Cela tombait bien, tu en avais repérée une à l’arrière du salon, d’où ton idée. Oui, tu n’avais pas uniquement dit cela pour la plaisanterie.

Tu te stoppais à quelques mètres, pointant « ton » véhicule, fier. Une vieille camionnette, quelque peu délabrée, dont les nombreuses rayures et accrocs démontrait un passé agité. Le rétro droit tombant, tu t’étais un court instant demandé si le ou la propriétaire n’était pas un fugitif. Ce qui rendait ta découverte que plus intense.

« Elle est belle, hein?
Je l’ai nommée Berta! σ(≧ε≦o)
Berta, elle est un peu vieille, mais elle a plein de bonbons. ( ͡° ͜ʖ ͡°). »


Tu déposais ta main devant tes lèvres en guise de rire silencieux, l’air frivole. Tu sentais que tu allais bien t’amuser avec le perroquet. Tu l’aimais bien. Il était marrant, si différent. Sa perception du monde t’intéressait. Puis il était tout aussi grave que toi et ça, ça n’avait pas de prix à tes mirettes. Tu déposais dès lors ton tableau au sol, afin de montrer le fruit de ton travail et sa commande au plumeux. Tu le laissais admirer chaque angle de l’imper, ne cessant de danser, roulant presque sensuellement des fesses. Oui, le twerk, ça te connaît. Comment tu l’as eu ton fessier d’acier, sinon?

« Voilà pour ta commande,
j’espère qu’elle te plaît! ₍₍ (ง ˙ω˙)ว ⁾⁾
Now...
Tu veux des bonbons mon enfant? ( ͡° ͜ʖ ͡°) »


Ne le laissant point te répondre, tu courais vers la camionnette qui, à ta grande surprise était ouverte. Plus précisément les portes arrières.

A présent, un petit jeu.
Quelles étaient les chances pour que,
Tu ne sais comment,
Cette camionnette là, précisément,
T’embarques?


Et surtout, de quelles manières?
Petit un, parce que tu as glissé sur le sac plastique étendu devant la porte et que celle-ci s’est refermée? Et que l’homme au volant, son collègue entré, a démarré sans attendre?
Petit deux, tu t’es assis au rebord, a chuté en arrière et comme précédemment, l’homme arrive et démarre?
Petit trois, un joli combo des deux autres propositions : ton pied frôle le sac plastique alors que tu t’assois sur le rebord de la porte, t’entraînant en arrière, ton imper te retombant sur la tronche. T’as à peine le temps de réagir que tu entends quelqu’un monter à bord puis le ronron régulier du moteur ; qui semble cracher ses tripes. A peine le temps de réagir que tu sens les pneus entamer le béton et que tout autour de toi bouge.

Évidemment, c’est bel et bien la situation numéro trois!
Félicitations, t’as gagné un aller de plus avec ta poisse Hori!
Et comme si textoter ton ami pour lui expliquer le surréalisme de cette scène ne suffisait pas, tu te rendais compte que ton imper était coincé dans la porte, te laissant plaqué sur le dos, les fesses collées à la surface métallique glaciale de la porte.

Tu ne peux crier.
Tu ne peux agir,
Si ce n’est prier que ton ami ne décède guère de rire au ridicule du fait
et vienne te sauver tel superman.
Ou superparrot, plutôt.
rédigé par Invité le Dim 28 Oct - 15:39
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Candy, you drive me bananas...

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Perk resta face à Hori, perdu dans ses pensées boueuses et sucrées, dans une position tout aussi graveleuse que la sienne, jusqu’à ce que celui-ci revienne à la réalité, et te prenne la main pour t’entraîner vers une vieille camionnette délabrée. L’oiseau ce demanda même un instant comment elle faisait encore pour tenir sur ses roues, vu l’état du véhicule. Berta, elle s’appelait Berta, cette vieille camionnette sans prétention. Et tu commençait presque à apprécier ses courbes désuètes.

Le jeune hybride commença ensuite à défiler, ce qui permis au perroquet d’apprécier mieux son oeuvre de couturier hors pairs. En effet, ce manteau multi-poche qu’il lui avais commandé était une merveille! Si on n’en ouvrais pas les pans, il paraissait être un trench coat assez ordinaire, quoi que de bonne facture. Par contre, une fois ouvert, il dévoilait une multitude de poches colorées et bariolées, cousue d’une main de maître.
Bref, il était parfait.
Perk n’aurait plus à se trimballer un sac pour ranger ses bonbons, il n’aurait qu’à mettre ce manteau! Son sac de cours deviendrait un VRAI sac de cours! Non plus une réserve sans fin de friandises! Et il pourrait même définir une poche par type de friandises... Cette grosse poche à gauche, serait parfaite pour ses friandises acidulées qui lui arrachaient le bec les première secondes, mais devenaient si douce une fois celles-ci passées! Et cette poche dans les tons de bleus... Idéale pour le chocolat!
Bref, il était parfait.

Une fois son défilé fort divertissant terminé, Hori griffonna sur son tableau, et lui proposa de visiter Berta, qui était, de ces dires, remplis de friandises. Du moins, c’est ce que le perroquet compris quand il le vis s’approcher de son pas dansant de la vieille camionnette délabrée.

Le voyant entrer dedans, il ne s’inquiéta pas outre mesure. Jusqu’à ce que la porte se ferme, mais là encore... Il l’avait sans doute faire exprès. Le fait qu’un homme entre et démarre le moteur, avant de filer à toute berzingue te fis cependant douter... Vraiment, douter. Etait-ce un coup monter? Hori avait-il prévu le coup avec cette camionnette, et ces deux types? Perk doutais vraiment.

Et ce n’est qu’en voyant que la camionnette ne ralentissait pas, et s’apprêtait à tourner au coin de la rue, que tu compris. Hori n’avait rien préparé, il s’était fait embarqué par des inconnus, qui ne savaient peut-être même pas qu’ils avaient un passager clandestin!

Que faire du coup? L’oiseau dégagea ses ailes et décolla pour tenter de réduire la distance entre lui et la vieille Berta. Il lança des «KWAK» retentissant, essayant d’attirer leur attention, sans succès. La distance, néanmoins, se réduisait. La circulation était assez dense, et la camionnette se prenait pas mal de feux rouges, qu’elle ne grillait pas. Il ne fallait cependant pas traîner, si la vieille Berta s’engageait sur une rue moins encombrée, il serait impossible au perroquet de secourir son ami. Il nota cependant dans un coin de sa tête ce qui lui semblait être le numéro de la plaque d’immatriculation du véhicule.

Perk se rapprochait, la camionnette n’était plus qu’à quelques battements d’ailes. Il descendit en piqué vers elle, sur de réussir à se poser sur le toit pour faire signe au conducteur de s’arrêter. C’était sans compter sur cette bonne femme qui secoua sa nappe par la fenêtre. Bien grande nappe, très jolie. Perk pu l’observer de près vu qu’il s’emberlificota dedans et, privé de ses ailes, de sa vitesse, et de sa vue, tomba des deux mètres qui le séparaient du sol. Dans une benne à ordure ouverte, qui, malheureusement ou heureusement, se trouvait-être pleine d’ordure ménagère peu dangereuse, quoi que bien odorantes.

D’un retentissant «KWAK», l’oiseau sorti aussi précipitamment que ses membres contusionnés le lui permettait de cette horreur déguisée en benne à ordure.

Sale, blessé, un poil agacé par cette mégère et sa nappe, qu’il portait toujours sur lui d’ailleurs, Perk se remis en vol. Ou plutôt, il couru. Par ce qu’il avait mal au ailes. TRES mal. Il se demandait même si il n’en avait pas luxée une. Il verrait ça plus tard, la vie de son ami était peut-être en jeu!

Heureusement, la vieille Berta n’avait pas beaucoup bougée, prise qu’elle était dans la circulation, et klaxonnait pour faire entendre son mécontentement à être ainsi ralentie.

Perk couru donc jusqu’à la camionnette roulant au pas, et s’agrippa à ce qu’il pu dès qu’il en fût assez proche. La poignée de la porte arrière. Qui, bien évidemment, était grippée et in-ouvrable. C’est à ce moment que la circulation se dégagea, et que la camionnette repris sa course. Perk accrochée à la poignée de la porte arrière. Il tenta de faire signe au conducteur, mais l’absence de rétro intérieur, le rétro droit inexistant, et le rétro gauche plié rendait impossible la vu de l’arrière au conducteur.

Sale, fatigué, contusionné, et sacrément agacé, Perk commença à hurler des «KWAK» retentissant pour se faire entendre des conducteur, toujours accroché à la porte arrière, ses serres accrochée au pare-choc.
Au feu suivant, il saisit sa chance, et se propulsa sur le toit. Le feu ne dura cependant pas longtemps, ou peut-être bien que si, puisque Berta accéléra fortement, puis pila précipitamment, projetant un Perk qui n’avait pas eu le temps de trouver de bonnes prises sur la route. Au milieu d’un carrefour. Cela eu néanmoins l’effet escompté, le conducteur de Berta s’arrêta, éberlué, et sorti de son véhicule pour s’enquérir de l’état de santé du perroquet tombé du toit de sa camionnette.

Au milieu d’un carrefour qu’il avait rendu embouteillé en se faisant presque reversé par de nombreux véhicules, Perk se redressa non sans l’aide du propriétaire légitime de la vieille Berta, et d’une voix qu’il aurait souhaité plus sûre et moins plaintive, il asséna:

«Mon amis est monté par inadvertance à l’arrière de votre véhicule. Si vous pouviez s’il-vous-plaît, ouvrir la porte arrière de Berta, et le libérer, je vous en serais grandement reconnaissant.»


Quelque peut surpris, mais trop choqué pour protester, le conducteur de la camionnette conduisit Perk à l’arrière de son véhicule, et d’un geste forgé par l’habitude, ouvrit la porte arrière de la vieille Berta..
@feat Hori Perk parle en #009E0B comme ses plumes!
Awful
rédigé par Invité le Lun 29 Oct - 18:16
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Perkounet chou

C’est que t’as mal au cul là.
Le froid te le rongeait inlassablement,
Frappant tes pauvres fesses à chaque nids de poule que la camionnette rencontrait.

Serrant un peu plus ton oeuvre et commande ; à présente abîmée, autour de ton cou.
T’avais presque envie de vomir, suffoquant.

Tu savais pas ce qui était le pire.
Le froid sur ton postérieur tout ecchymosé?
Ou de voir ta commande, tant chérie par ton ami, se déchirer à chaque accélération et décélération du véhicule?

Personne ne t’entendait là-dedans.
Une cage de tôle, où le monde extérieur te semblait pourtant si proche.
Là, dehors, à portée de mains, derrière ses murs de fers peu isolés.
Là, dehors, quelque part...
Il s’inquiétait.
Devait déjà hurler milles et un kwak, ton ami.

Perk, il avait cette manie de lâcher des kwak à tout va quand une chose attirait son attention. Mauvaise comme bonne. Tu te demandais si le perroquet était là, derrière Berta. Face à toi. S’il volait, le visage déterminé, pour te sauver du tourment d’un postérieur glacé. S’il vadrouillait, tel superman, entre les voitures et piétons. Comme une bonne vieille course poursuite entre bandits et policiers. Tu t’imaginais Perk avec une alarme au sommet du crâne. Ou encore mieux, imitant celle-ci, en tant que perroquet. Ce serait hilarant... Tu devrais lui demander.

Ce noir ambiant, ce ronron régulier... Lumières oscillantes, tu te sens coincé ici depuis une éternité. Pourtant les minutes défilante de ton portable ne t’indiquent qu’un enfer débuté depuis dix minutes... C’est long, vraiment. Qu’est-ce que tu te fais chier putain.

Si tu pouvais au moins bouger, tu danserais la macarena. Te prendrais pour Darth Vader, te ferais passer pour tu sais pas toi,  Pinky Pie? Ou tu réfléchirais au sens profond de la vie avant de te souvenir qu’il est sur ta droite après avoir tourné à gauche puis encore à gauche pour gravir une montée de la mort pour tourner à droite puis gauche encore avant de marcher précisément trois minutes, reculer d’un pas, se mater dans la vitrine d’une boutique, faire un doigt au ciel, montrer tes fesses aux passant puis reprendre. De là, tu tournes encore à droite et puis... Et puis merde, t’en sais rien. Ça, c’est juste ta tête qui se fait son itinéraire du sens de la vie à vendre aux prochains gogoles qui te le demanderont.

Kwak.
Une fois.
Deux fois.
Trois fois.
Plein de fois.

T’allais pas faire tous les nombres non plus, faut pas pousser.

Perk était là, tu l’entendais hurler à pleins poumons. Tu le supposais volant à ton secours, bravant la circulation et chiant peut-être bien sur les passants. Wait. C’est pas un hybride pigeon. Puis toi-même, tu pourrais aussi le faire. A noter. Seulement ton soulagement n’est que temporaire, les croassements de ton ami cessant bien assez vite. Il n’a plus de voix? Il s’est mangé un moucheron? Il s’est prit un poteau électrique? Tu souhaitais qu’il continue de te poursuivre, comme une présence familière. Rassurante. Parce que t’en avais marre. Tu sentais plus ton cul, t’emmerdais ferme et manquais de te noyer dans ton vomi si tu n’arrivais plus à le retenir.

Finalement après quelques temps, Berta freina une fois de plus abruptement, manquant de t’étrangler net. Tu jurais mentalement, maudissant de tout ton coeur le conducteur et t’inquiétant du « ponk » de ton ami de la porte arrière à un peu plus loin sur le toit du véhicule. Tes oreilles ne te trahissaient guère. Ce fût après un bref silence que la porte s’ouvrit, t’éclatant immédiatement la tronche contre l’asphalte, les fesses bien en évidence devant le trio de personne. L’air blasé, tu ne cherchais même plus à te justifier. T’étais maudit, voilà tout. Ta commande fichue, tes fesses gelées et exposées et ton visage embrassant langoureusement le bitume. Que demander de plus?

Tu tentais de te démêler comme tu pouvais finissant par indiquer d’un geste de la main au conducteur que tu étais coincé comme un gros débile et que s’il ne voulait pas voir plus longtemps la raie de tes fesses, il allait devoir s’activer. Fin libre, tu couvrais ton popotin, prenant un air désolé pour ton ami plumé, ta commande toute déchirée et sale. Lui-même faisait peine à voir, couverts de bleus et... De déchets? Il avait croisé une poubelle volante? T’excusant d’une courbe auprès du conducteur, tu préférais t’éclipser sans un mot, loin du brouhaha urbain. Loin des crissements de pneus râpant la route. Tu te mettais sur le côté, ayant entraîné l’oiseau avec toi, une mine quelque peu pensive.

« Désolé. »

Fut tout ce qui sortait de ton marqueur.
T’avais pas la tête à partir en un long discours.
Tu pensais plus à tes fesses ; douloureuses, que tu caressais dans l’espoir de taire la douleur.
Tu pensais plus au goût âcre de la bile dans ta gorge.
Au froid dévorant ton corps.
A ce moment, coupé de tous.

Tu détestais cela.

Soufflant, tu te relevais, secouant tes fesses d’un geste sûr, étirant un sourire goguenard à ton ami.

« Tu t’es bien rincé les yeux, ça va? ( ͡° ͜ʖ ͡°)
T’as croisé une poubelle volante ou bien? ᕕ( ᐛ )ᕗ »
rédigé par Invité le Dim 4 Nov - 17:02
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Candy, you drive me bananas...

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Bien sonné par sa course poursuite avec Berta, puis par sa rencontre avec la nappe, qu’il portait encore drapée sur lui d’ailleurs, la poubelle, puis enfin la Berta tant recherchée, pour finir sur le bitume, Perk n’était pas vraiment en état de mort cérébrale qu’en état de mort tout court.

Une fois son ami libéré, il tenta une explication avec le conducteur, mais en tentant de prendre la parole, il se rendit compte qu’Hori avait déjà re-culotté son magnifique postérieur ecchymosé, et l’entraînait loin de Berta et de son conducteur éberlué. Soit.

Le perroquet se laissa conduire par le balbuzard. De toute façon, il avait besoin d’une pause, et surtout, de sucre. Hors, après sa chute dans la poubelle, il n’avait pas très envie de tenter d’avaler les friandises qui l’y avaient suivit. D’autant qu’il n’en avait pas beaucoup sur lui actuellement. Ce qui compliquait la tâche.

Décidément, l’oiseau n’aimait pas voler. D’une, c’était dangereux, en témoigne cette nappe, ainsi que les ordures ayants échouées sur lui. De deux, c’était fatiguant, et bouffait quasiment autant d’énergie qu’un Pick-a-boo... A plusieurs fantômes. Ouais, voler, c’était le mal.

Les serres sur le planché des vaches, Perk regarda Hori écrire, puis lui tendre un pauvre «désolé» au marqueur sur son tableau.

Désolé? Désolé de quoi, d’avoir eu la pire poisse possible sur ce plan de l’existence? Bah, il y était pour rien si? Après tout, c’est pas comme si il l’avait fait exprès! Pour le coup, Perk comprenait mal la raison de ces excuses. Certes, son ami avait été maladroit, mais qui aurait pu prévoir la suite des évènements qu’une malheureuse chute dans le coffre de la vieille Berta allait entraîner?

Enfin bon. L’oiseau écarta ses excuses d’un geste de la main. Le jeune balbuzard n’y pouvait rien.

Il le regarda écrire un autre message. Bien plus dans son ton habituel celui là.

Rincé les yeux? Heu... A quel... Ah, oui. Perk avait complètement oublié ce moment ou Hori avait été expulsé les fesses à l’air une fois la porte arrière de Berta ouverte. Il était tellement effondré de soulagement, et de fatigue, qu’il n’avait même pas remarqué.

Et oui, il avait bien rencontré une poubelle, mais elle ne volait pas celle là.

«Si par «rincer les yeux» tu entends avoir fait un plongeon dans une poubelle pleine, alors oui. Je me suis bien rincé les yeux! Maintenant il me faudrait une bonne douche... Un incinérateur pour mes fringues, et une grosse dose de sucre.»

Remarquant que sa tirade était un peu agressive, sûrement dû à la fatigue, Perk ajouta

«Mais tu as en effet un assez beau postérieur mon jeune ami. Pas aussi beau que celui de mon maître, qui n’a d’égal, mais tout de même... Pour ton age, il est plutôt pas mal»

Un gros clin d’oeil bien appuyé plus tard

«Si tu veux je t’apprendrais à t’en servir pour satisfaire des demandes intéressantes...»

Et un nouveau clin d’oeil appuyé.

Décidément, les deux oiseaux s’entendaient bien, même dans les pires situations.
@feat Hori Perk parle en #009E0B comme ses plumes!
Awful
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