The lake is calling, and I must go... And fall. || Ft. Lyly

rédigé par Invité le Dim 21 Oct - 22:00
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet
avatar
Memories made at the lake last forever.
Muette en #CC0033
Lyly d'amûr
Ils se courent les uns après les autres.
Reflètent leurs ombres cristallines ;
Ondes étincelantes.
Sérénité.

Calme.

Les jambes croisées, ta délicate robe victorienne tombant sur tes genoux, tu lorgnes les cieux. Une pause de la plus haute importance ; faute de l’une de tes plumes rebiquant. Ce qui te frustrait énormément, ne supportant pas d’être mal coiffé. D’un geste calculé, presque lent, tes doigts cireux glissent le long de tes plumes neigeuses, lissant celles-ci. Tes lippes cerises étirent un sourire tandis qu’une douce mélodie s’échappe de ta gorge. Pas un mot, pas un son de la part de tes lèvres. Seule ta gorge s’exprime, ici, où personne ne peut t’entendre. Ici, où ce son, qui est pourtant tien, ne devient plus tien. Uniquement un bruit de fond pour le phobique que tu es. Aujourd’hui tu es femme. Aujourd’hui, tu te sentais femme. La brise caressait ta longue chevelure jais, amenant le fond frais du lac. Face à lui, le temps semblait être une éternité.

Tu avais fuit le brouhaha du Pensionnat, venant te ressourcer ici. Cherchant l’inspiration pour une prochaine tenue, ton carnet sagement en équilibre sur le bout de tes genoux. Tes talons jais frappent en rythme la terre sèche, ton esprit bouillonnant à cent à l’heure. T’envoyant milles et une idées à la fois. Le tri se faisait au fur et à mesure que tes mains de porcelaines, si fine et fragiles, frôlaient les plumes de tes ailes. Tu ne cherchais point à les cacher. Laissait cette aberrance qu’elles étaient s’exposer au monde. Tu n’avais guère honte d’être atteint de leucisme. D'être parsemé de blanc alors que ton magnifique brun se faisait la malle peu à peu.

La honte, t’avais vite su y faire face. Grâce à ton don. Ou plutôt à cause de lui. Que tu saches, en ce début de matinée, le malheur ne t’avait pas encore frappé. Peut-être dormait-il encore? Peut-être admirait-il la beauté du lieu? Ou déjà réfléchissait-il au prochain supplice qu’il t’affligerait. Tu n’en savais rien et ne comptais point y penser. Seul l’instant présent importait. Tes plumes fin belles et cotonneuses, tu te saisissais de ton crayon, traçant à la bas vite un croquis. Croquis bateau d’une silhouette que tu allais habiller peu à peu de tissus. Tissus que tu allais découper dans ta caboche, mettre en forme. De tissus, cela deviendrait la plus précieuse des pièce pour qui le veut.

Un véritable travail d’Orfèvre.
Naturellement ta main libre venait triturer ces points que tu t’étais toi-même cousu au coin des lippes, perdu dans ton monde intérieur. Happé par les démons de l’art, tu te levais, époussetais ta robe, carnet en main puis marchais. Sans but, l’esprit encore absent. Marchais, observant la nature autour de toi. Ecoutant le chant des arbres et du lac. Marchais alors que lentement, le temps cessait sa course, ta cheville se tordant. Ralenti. Slow motion. Tu chutais, surpris, ta chevelure ébène se soulevant dans les airs, couvrant tes prunelles rubis. Tu chutais, tes mains vernis d’écarlate se rattrapant sur du coton. Doux. De qualité. Tu le reconnaissais au toucher. Sans comprendre ce qui t’arrivais, tu chutais en arrière, un poids inconnu contre toi, avant de sentir l’eau glacée du lac prendre tes membres.

La tête la première.
Tu t’étais cassé la gueule la tête la première dans le lac. Cela t’aurait pas dérangé, si tu n’avais pas emporté avec toi un parfait inconnu, terriblement semblable à ta personne. Le visage immaculé, il était telle ces idoles divines que l’ont vénérait. Il était telle cette image... Méconnue et connue. L’avais-tu déjà croisé? Tu restais un instant silencieux, ton regard plongé dans le sien, oubliant l’eau qui s’accaparait de ton corps. Puis d’un coup, tu étirais un sourire affreusement gêné, t’armant de ton tableau velleda qui, lui, par chance, avait survécu à la chute ; soigneusement attaché à ton carnet. T’en profitais pour griffonner quelques mots, montrant le tableau à l’illustre inconnu, les bras tendus, la figure basse en guise d’excuse.

« Je suis désolée, j’ai glissé et...
J’ai dû m’accrocher à toi... Σ( ̄□ ̄;)
Vas-tu bien? (ó﹏ò。) »


Ta poisse, la voilà.
Elle t’attendait au tournant d’une fichue feuille morte qui t’avait entraîné voir Nessy.
rédigé par Lykos Fjÿng le Lun 22 Oct - 5:26
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année
Originel
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année

Feuille de personnage
Toi & tes relations:
Tes Aptitudes :
avatar
  • Lykos Fjÿng
  • Hori Mjerim
The lake is calling, and I must go... And fall
Calme.
Tu avais besoin de calme, de solitude. De t'éloigner de ce monde toxique, nocif pour ta personne - et pour ton masque. De t'éloigner de ces gens qui ne voyaient en toi qu'un être divin, une personne parfaite, sans impureté - et d'un côté, c'est l'image que tu donnais. C'est l'image que tu renvoyais. Tu avais appris à façonner cette image, à la construire telle qu'elle était aujourd'hui. Tu l'avais confectionnée comme pour ton masque, que tu avais sculpté petit à petit dans la glace - jour après jour - pour qu'il sied parfaitement ton visage, et qu'on ne puisse discerner celui-ci en dessous.
Il était devenu si parfait, si précis - on pourrait presque croire que tu ne le portes jamais. Et c'est ce que tu désirais - car même si tu n'aimais pas que les gens pensent te connaître à cause de ton image, tu préférais cela plutôt qu'ils ne découvrent qui tu étais vraiment, au fond.
Cet oisillon perdu, déplumé, qui ne savait plus voler - coincé au fond de la cage.

Pour avoir un peu de calme, tu t'étais rendu au lac - certes, tu avais déjà appris qu'il n'était parfois pas si calme que ça - mais en cette heure de la journée, tu étais certain qu'il le serait. Les autres étaient occupés à faire autre chose, et le temps commençait à être trop froid pour se baigner de toutes façons.
Toi, tu aimerais ressentir le froid - peut-être même ressentir tout court. Car tu savais qu'il était là, qu'il enveloppait ses bras autour de toi - mais il t'était impossible d'être dérangé par sa présence, comme s'il n'était tout simplement pas là.
Peut être que ton ignorance du monde extérieur allait tout simplement trop loin.

Tu étais donc au bord du lac - les genoux ramenés contre toi, tes ailes relâchées, pendant sur le sol. Tes yeux sont posés sur la surface scintillante du lac - dont la température doit être gelée.
Quelque part, tu avais envie d'y plonger - de te noyer dans cette température de glace. Tu avais envie de tendre la main - le lac t'appelait, le froid et le calme aussi.
Le lac, il t'appelait toujours - de toutes façons. Et tu ne résistais que rarement à son appel.

Mais soudain - alors que tu étais comme aspiré par la surface du lac - quelque chose te heurte le dos, te tombe dessus, te pousses.
Tu es alors véritablement aspiré par l'eau glacé - tombant dans le lac. Heureusement, tu as encore pieds - tu aurais peut-être été trop surpris pour nager à la surface. Surtout s'il avait fallut que, pour faire bonne figure, tu t'assures que le poids qui t'as emporté ne coule pas au fond de l'eau.
Ce poids, d'ailleurs, qu'est-il ? Tu te redresses légèrement - les membres engourdis par la température de l'eau. Ils te semblent lourd, et comme poignardés par de nombreux couteaux de fer - te picotant la peau. Est-ce donc ça, le froid ? Ça te gênes - à en grelotter légèrement, de petits soubresauts très légers. Tu fronces alors les sourcils - tu ne veux pas qu'on te voie ainsi. Tu as envie de te renfermer sur toi-même - voire plonger au fond du lac, pour disparaître.

Tu finis par soupirer, et regarder la personne qui t'as entraînée dans cette eau qui te fait ressentir la température de ta personnalité. Une jeune demoiselle, aux longs cheveux tourmaline, aux yeux rubis, et à la peau comme une pierre de lune. Et si tu avais d'abord eu le réflexe de lui donner ton habituel regard froid et noir, tu te ravisas lorsque son visage te sembla familier - pourtant étranger. Quelque chose... Quelque chose se dégageait d'elle. Quelque chose était différent.
Elle était une originelle - comme toi.
Ton regard se fit donc neutre - elle n'était pas comme les autres. Elle ne serait pas ce genre de personnes qui te courraient après, qui penseraient tout savoir sur toi, qui te regarderaient comme leur dieux.
Elle pouvait comprendre - même si, à l'instant, tu ne voulais ni te confier, ni avoir d'amis.
À l'instant, tu te disais qu'elle n'était juste pas aussi détestable que les autres.

Vous restez donc tous les deux silencieux un moment - à vous dévisager. Puis, un sourire gêné vient scinder son visage, alors qu'elle sort une sorte de tableau pour griffonner dessus, avant de te le présenter. Tu lis l'excuse - avant de relever la tête vers elle. Elle est muette ? Soit, ça ne te déranges pas plus que ça - tu n'aimes pas énormément parler, tu n'aimes pas le bruit - et tu as déjà réussi à échanger avec un muet. Il n'y aurait donc pas de problèmes pour converser avec elle.

Tu finis par acquiescer, en seule réponse à sa demande. Tu n'es point muet - mais si tu peux éviter de prendre la parole, alors tu le feras.
Le corps commençant à être engourdi, tu te lèves - retenant un frisson. Tu retiens les quelconques mouvement qui peuvent trahir tes sensations, puis tu la regardes.
On t'a élevé pour être droit, poli. Et puis, c'est une originelle - elle n'est pas comme les autres. Elle peut te comprendre - et comprendre ton désir de solitude, de fuir les autres.
Avec hésitation, tu lui tends donc la main pour l'aider à se relever.

« Fais plus attention. »

Tu dis, tout simplement - avant d'ajouter:

« Tu ne t'es pas fait mal ? »

Pas que ça t'inquiétait, loin de là, tu étais même froid dans ta question - tu ne pouvais juste pas là laisser là si c'était le cas, et tu avais très peu envie de devoir la porter sur ton dos jusqu'au pensionnat. La main, ça allait - mais pour le reste, tu n'aimais pas trop les contacts.
rédigé par Invité le Lun 22 Oct - 21:01
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet
avatar
Memories made at the lake last forever.
Muette en #CC0033
Lyly d'amûr
Blanc.
Immaculé.

Il était si blanc, si pur,
Que tes pupilles ne pouvaient s’en détacher.
Il te ressemblait tant,
Toi, celui derrière ce masque féminin et d’ébène.
Toi, le gamin neigeux, dont le fier brun est grignoté par la cire.

Il te ressemble.
Et tu ne sais pourquoi, tu ne peux t’empêcher d’avoir l’impression que ce n’est pas la première fois que tu dialogues avec lui. Une odeur familière. Si semblable. Tu te perds dans sa contemplation, incapable de ne voir autre chose que lui. Tes doigts humides effacent tes mots, tandis que lui, impeccable, intouchable, s’extirpe du bain glacé. Imperturbable. Tout cela ne venait pas d’avoir lieu en son esprit.

Il te ressemblait tant.
Par cette aura si particulière...
Serait-il comme toi?
Ces objets de collection que tous vénèrent?
Sans que l’on sache ce qui les incombe?

Tes lèvres frémissaient, tes dents entamant ta langue, retenant la question gênante de sortir. Alors tu l’écrivais... Puis l’effaçais d’un revers de la main. Revenant à cet oiseau blanc, tu fixais longuement sa main tendue, ignorant ses mots. Autre chose te turlupinait l’esprit.

Ça rebiquait.
Ton coeur entamait un long cent mètre,
Folle course qu’il refusait de stopper.

Elle rebiquait.
Une petite mèche neigeuse, sur le rebord du visage de ton confrère à plumes.
Cela te démangeait.
Vraiment.
Genre vraiment.

Te moquant de sa main tendue, tu avançais le bras d’un geste rapide puis venait doucement tasser la mèche rebelle d’une main douce, une moue étrange au visage. Relevant plus d’une grimace terriblement gênée et perturbée.

La rebelle matée,
Ton coeur s’apaisait et tu te saisissais dès lors de ton tableau,
Un sourire confus sur tes lippes cerises.

« Tu avais une mèche mal coiffée...
C’était dérangeant... (。・//ε//・。) »


Sans un mot tu attrapais cette fois sa main pour retrouver la terre ferme, définitivement trempé. Ce n’était guère grave, tu avais l’habitude. Après tout, tu avais toujours pêché tête la première, serres en second, les ailes se baignant dans l’eau. Néanmoins tu les avais aperçus, ces frissons indicibles qui parcouraient l’échine de l’oiseau. Pourquoi devait-il faire bonne figure? Car il était comme toi? Car tous comptaient sur lui? Pourquoi ne s’en moquait-il pas? Était-il simplement timide? Te secouant pour te délester des gouttes d’eau encore restante, ce fût sans la moindre gêne que tu griffonnais encore ton tableau, collant celui-ci sous les yeux de l’inconnu.

« Merci!
Je n’ai rien eu, c’est gentil de t’en faire! (*≧▽≦)
Tu sais, si tu as froid, tu devrais étendre tes ailes et les laisser au soleil.
Je fais tout le temps ça à force de pêcher!
On sèche plus vite. (⁄ ⁄•⁄ω⁄•⁄ ⁄) »


Tu lui souriais amusé,
Talons dos à lui étendant tes ailes et tes bras en croix pour profiter du bain de soleil. Tu sentais sa chaleur rassurante traverser chaque pore de ta peau, t’arrachant un petit sourire ravi. Tu adorais cela. Tu y revoyais la mer, les poissons... Un pays qui te manquait encore un peu. tes prunelles carmines venaient trouver le visage de ton camarade, interrogatives ; l’invitant par ailleurs à faire de même.

Tu aurais tellement voulu lui dire :
« Tu devrais le faire, c’est amusant !»

Mais tu ne pouvais parler.
Ta propre voix t’angoissait.
Tu revivais à chaque tonalité et son cette scène.
Cette douleur atroce.
Naturellement tes poings, bien que bras tendus, s’étaient refermés à cette pensée.

Tu secouais la tête, entonnant pour toi-même, commençant lentement à danser, ton regard revenant vers le malheureux glacé.

Tu voudrais réellement.
Lui dire.

A défaut tu avais tes yeux et tes lèvres.
Tes expressions.

Tu espérais qu’il comprendrait.
Et essaierait.
Il te ressemblait tant,
Derrière ce masque singulier.
rédigé par Lykos Fjÿng le Mar 23 Oct - 5:01
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année
Originel
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année

Feuille de personnage
Toi & tes relations:
Tes Aptitudes :
avatar
  • Lykos Fjÿng
  • Hori Mjerim
The lake is calling, and I must go... And fall
La jeune fille, elle te dévisageait. Tu étais debout, la main tendue - et un ange aurait pu passer au-dessus de vous tant le silence régnait. Ce qui, en soit, n'était pas si dérangeant - mais si le froid ne te transperçait pas, et si le vent ne soufflait pas contre tes plumes, alors tu aurais pu croire que le temps s'était arrêté.
La jeune fille, elle écrit quelque chose sur son tableau. Tu te penches pour voir, mais elle l'efface aussi vite. Tu penches alors la tête sur le côté - que voulait-elle te dire ? Cela te perturbait - tu n'aimais pas quand on changeait d'avis à la dernière minute, quand quelqu'un s'avançait pour dire quelque chose et restait au final silencieux.
Si elle avait quelque chose à dire, qu'elle parle - au moins, ça serait sorti. Bien que, au final, tu n'en ai que faire, qu'elle ait quelque chose à te dire ou non.

Elle te fixe, et tu restes immobile - tu te demandes si tu as quelque chose sur le visage, une algue ou un poisson mort, à cause de la façon dont elle te fixe. Ou sinon, elle aussi est tombée sous ton charme - pourtant, tu l'as sentit, elle fait elle aussi partie de ces êtres que l'on pense divinités. Elle est comme toi, au fond - et ne devrait donc pas être affectée par ce malheureux maléfice.
À moins qu'elle ne soit heureuse d'avoir trouvé quelqu'un comme elle ? Tu ne savais pas, tu n'en avais que faire - ton bras commençait à s'engourdir, et tu voulais partir retrouver la solitude au plus vite.

Elle s'approche soudainement de toi - tendant la main pour caresser un endroit au coin de ton visage.
Instinctivement, tu as un mouvement de recul, ta main toujours tendue. Qu'est-ce qui lui prend ?
Tu touches alors de ta main libre là où elle a posé ses doigts - c'est étrangement chaud.
Tu n'aimes pas ça.
Tu n'aimes pas ces sensations inconnues.
Tu as envie de griffer ta joue, de planter tes ongles dans ce point de chaleur - de faire saigner cette immondice, cette nouveauté, cette étrangeté. Ça te picote - tu n'aimes définitivement pas ça.
Tu lances alors un regard noir à la demoiselle - que t'a-t-elle fait ? Qu'est-ce qui lui a pris ? S'est-elle dit que, puisqu'elle était semblable à toi, elle était en droit de te toucher ?
Un frisson te parcourt - mais de dégoût, cette fois. Tu repenses à ceux qui t'ont touchés sans ton accord,  et tu secoues la tête pour faire fuir ses pensées de ton esprit. Tu ne veux pas paraître faible, pas maintenant, pas ici - en public.

Elle s'explique alors sur son tableau, comme quoi tu avais une mèche mal coiffée. C'était tout ? Tu secoues une nouvelle fois la tête - elle aurait dû la laisser ainsi, ça ne t'embêtait pas. Et dans le pire des cas, tu l'aurais replacée toi-même, plutôt que de la laisser faire.
Tu grattes ta joue, y plantant légèrement tes ongles. L'endroit est encore chaud, brûlant.

Elle prend alors ta main, et tu es presque déséquilibré - tu avais oublié que tu l'avais tendue. Une fois debout, tu t'essuies la main sur tes vêtements - impoli, mais les contact te rebute. C'est déjà un énorme effort de ta part, de lui avoir offert ta main en guise d'aide.
Elle se secoue les plumes, avant de t'écrire un nouveau message qu'elle te plaque sous les yeux - si bien que tu dois reculer pour le lire. Elle te remercie, et te dit ne rien avoir de mal, que c'est gentil de t'inquiéter. Gentil ? Pas vraiment, tu n'avais juste pas envie de t'embêter avec un poids en plus - et tu espérais tout simplement pouvoir rentrer rapidement.
Elle écrit aussi que si tu as froid, tu devrais étendre tes ailes au soleil - tu sécherais plus vite. Tu secoues la tête - toi, avoir froid ? Mais quelle idée. Le froid, tu le voulais, tu le désirais - pour qu'il te gèle à jamais. Mais tu ne le laisserais faire qu'une fois que tu te seras vengé du Roi.

Elle te tournes alors le dos, s'exécutant - dépliant ses ailes et étendant ses bras pour les faire sécher. Une expression sereine et calme se dessine sur son visage - tu te demande si ses pensées voguent vers la pêche qu'elle a évoqué.
Tu déplies alors maladroitement tes grandes ailes, écartant les bras. Une chaleur te traverse le corps, et se répand le long de tes membres.
Tu te replies alors instantanément - cette sensation est bien trop désagréable. Pourquoi l'apprécie-t-elle autant ? Mais peut-être est-ce toi qui ne sait apprécier un bon moment ?
Tu soupires, et fronces un sourcil lorsque tu vois ses poings se serrer. Ses pensées ont l'air de la troubler, maintenant. A-t-elle, elle aussi, vécu des choses innommables ?
Tu frissonnes, et essaie d'oublier cette pensée, toi aussi.

Après avoir repris ses esprits, elle se met à danser - et se remet à te fixer du regard. Tu te demandes ce qu'elle te veut, à force de te regarder ainsi. Si elle reconnaît elle aussi l'être qui est en toi, où si elle est juste admirative - comme les autres.
Néanmoins, il y a quelque chose de familier et de commun que tu retrouves chez elle - tu n'arrives tout simplement pas à mettre le doigt dessus.

« Qu'as-tu, à me regarder ainsi ? Si tu as quelque chose à dire, parle. »

Tu te rends compte de ta possible erreur, et tu te reprends de ton éternel ton froid :

« ...Ou écrit, peu importe. Exprime ta pensée, au lieu de me dévisager. »

Tu la toises du regard, grattant encore ta joue. Tu secoues tes ailes pour y faire disparaître les gouttes, et avance de quelques pas - pour sortir de l'eau, et lui tourner le dos.

« Et évites de me toucher. Préviens-moi, plutôt. J'aurais replacé la mèche moi-même... »

Tu grattes, encore et encore, ce petit point sur ta joue.
Tu le griffes, y plantes ton ongle.
Tu n'arrives pas à faire disparaître la chaleur - cette sensation étrangère à ton corps.
rédigé par Invité le Mar 23 Oct - 18:57
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet
avatar
Memories made at the lake last forever.
Muette en #CC0033
Lyly d'amûr
Albatros.
Maladresse.
Il était si pataud,
Tel un oisillon découvrant son envergure.


Cela t’arrachait un sourire tendre quand soudain celui-ci se repliais instantanément. Peut-être la chaleur l’avait-elle frappé de plein fouet? Peut-être n’aimait-il guère cela? Tu tirais une moue dubitative, ayant parfaitement remarqué sa gêne suite à ton contact opportun. Tu n’étais qu’un simple roturier à présent. Probablement, lui, en tant qu’originel ; bien que pareil à toi, ne tolérait point les touchers des manants. Tu t’en sentais presque vexé, puis amusé la seconde d’après. Tu n’avais qu’une seule envie. Lui sauter dessus juste pour le voir s’étouffer car tu le touchais.

Peut-être étais-tu un peu trop extrême. Toi, tu profitais simplement de la sensation parfaite de l’eau s’écoulant le long de tes plumes et membres. Des caresses solaires sous une brise douce. Tu sens bien qu’il ne te saisit guère. Qu’il se demande ce que tu fiches devant lui, là, à danser et à l’aider à se sécher. Tu sens bien, que tout cela... Il n’en veut guère. Un simple acte, scène banale de deux inconnus se croisant pour quelques secondes de plus. Mais toi, toi... Tu ne sens pas la chose comme telle. Toi, toi... Tu l’as déjà vu. Il ne t’est pas méconnu. Tu as beau creuser, te retourner l’esprit... Rien ne te vient. Et la frustration se fait entendre.

Alors lui, d’une voix froide, souffle de glace contre ta figure, te ramène à la réalité. S’offusque que tu le défigures ainsi. Que tu aies effacé ces mots plutôt. Pour qui se prenait-il à devoir te demander des comptes? Tu lui rendais son regard, enfantin, pas impressionné pour un sou. Depuis quand tu t’écrasais toi? Tu le suivais de tes prunelles carmines tandis qu’il se secouait, s’octroyant de l’emprise du lac pour te tourner le dos. Il était drôle. Il veut que tu parles mais tu es muet. Et en plus il te tourne le dos.

Tu aurais aimé glousser, rire pour toi-même, posant ta main pour couvrir un timide sourire infantile sur tes lippes. Tes doigts enroulés autour de ton marqueur, ta main s’agitait calmement, inscrivant d’ancre charbonnée la surfasse blanche du tableau.

« Tu me rappelles seulement quelqu’un.
Et je me questionnais sur le fait que tu étais peut-être comme moi.
Puis tu sais, tu me demandes de parler, mais je suis muette, môsieur! ( ̄へ ̄) »


Tu tends alors le tableau sur sa gauche, tes pupilles se perdant sur son dos. Puisqu’il te parlait de dos... Tu n’allais pas te faire chier, clairement. Supposant qu’il avait lu tes mots, tu les effaçais, écrivant la suite.

« Ma pensée est que tu ressembles à un albatros.
Majestueux et grand mais terriblement maladroit les pattes sur la terre ferme.
On dirait que tu te caches derrière le masque d’un aigle, comme pour te protéger des piques du monde extérieur.
La chaleur et le froid, tu ne connais guère, n’est-ce-pas?
Ce n’était pas mon désir que de te mettre mal à l’aise, simplement de te remercier de ton geste. (ó﹏ò。)
Puis ta mèche...
C’est sa faute, pas la mienne! ( ̄へ ̄) »


Tu gonflais les joues, quand bien même il ne pouvait te voir, extirpant un mouchoir propre de ta robe, en soie de qualité sur lequel était brodé ton prénom, trempant celui-ci dans l’eau du lac. Tu lui tendais alors sur sa droite, le tableau marqué sur sa gauche.

« Pour ta joue. (ó﹏ò。) »
rédigé par Lykos Fjÿng le Mer 24 Oct - 4:50
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année
Originel
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année

Feuille de personnage
Toi & tes relations:
Tes Aptitudes :
avatar
  • Lykos Fjÿng
  • Hori Mjerim
The lake is calling, and I must go... And fall
Tu tournes toujours le dos à la demoiselle, secouant encore un peu tes ailes - laissant le vent sécher tes plumes. Tu regardes face à toi, sans vraiment fixer quelque chose en particulier - tu laisses le vide attirer ton regard, faire de la place dans ton esprit.
Tu respires profondément - soupirant longuement. Tu ignores le monde, l'oublie - tu fais cet exercice, parfois. Imaginer que tu es seul, dans ce décor.
Imaginer que tu es seul, sur cette terre, sur ces pierres - seul parmi les arbres, les brins d'herbes, les clapotis de l'eau. Que le vent peut te porter et te faire découvrir le monde - pour cette quête éternellement solitaire.

Tu avais fermés les yeux pendant ta minute de relaxation - alors tu les rouvres, regardant devant toi à nouveau. Tu sens un mouvement à ta gauche, et tu tournes la tête pour lire le tableau de la jeune fille - tu l'avais presque oubliée.
Selon ses mots, tu lui rappelais quelqu'un. Tu lui demanderais bien qui, mais tu n'en à que faire, au final - bien qu'elle aussi te soit familière. Tu préférais ignorer ce sentiment - le mettre dans un coin de ta tête et l'oublier, pour qu'il ne t'importune plus.
Elle se questionne si tu es comme elle - veut-elle par-là dire un originel ? Tu ne sais pas, mais tu te doutes que ça doit être le cas. Que pourrais-tu être, sinon ?
Un être torturé qui se ment à soi-même ? Un oisillon perdu au fond de la cage ?
Tu secoues la tête.

Tu avais bien vu, qu'elle était muette, sinon. Tu l'avais juste oublié sur le moment - tu avais parlé de manière générale, oubliant d'inclure les cas particuliers à tes mots. Et puis, tu t'étais repris - alors elle n'avait pas à t'embêter pour une quelconque erreur de communication.
Elle efface ensuite les mots - puis réécrit quelque chose qu'elle te tend à nouveau. C'est presque comique, comme dans ces shows où on montre aux présentateurs ce qu'ils doivent dire à voix haute.
Sauf que tu lis dans ta tête, toi - et tu reste silencieux, comme si tes lèvres étaient cousues.

Tu lis donc ce qu'elle te montre - comme quoi elle pense que tu es un albatros, majestueux mais maladroit. Elle pense aussi que tu te caches derrière un masque violent, pour te protéger du monde extérieur.
Tu soupires légèrement. Tu ne te caches pas - plus, du moins. Il y a de nombreuses années, c'était le cas. Mais au fur et à mesure, ton masque est devenu ton visage - tu ne te caches donc plus derrière, tu le portes et l'affiche fièrement, le maniant comme s'il était ta chair.

Tu finis de lire son tableau, soupirant. La faute de ta mèche ? Elle n'avait pas de volonté propre, et ne s'était probablement pas rebiqué d'elle-même - sinon elle n'aurait pas attendu le doux geste de la jeune fille pour se calmer. Peut-être aurait-elle résisté plus longtemps, ou se serait-elle recoiffée d'elle-même, tu ne sais pas - tu n'en savais pas tant que ça sur les mèches indépendantes.
Tu te mets à regarder devant toi à nouveau - mais elle te tend un mouchoir en soie d'un côté, et son tableau de l'autre. « Pour ta joue », qu'elle dit. Tu la regardes alors, penchant la tête sur le côté. Pourquoi, pour ta joue ? Pense-t-elle que les contacts physiques te rebutent tellement que tu as besoin de t'essuyer pour te sentir mieux ?
Il est vrai que ta main est toujours posée sur ta joue - à la gratter, la griffer. Tu te forces à la laisser tomber, avant de secouer la tête - tu ne vas pas te servir d'un mouchoir pour une raison si futile.

« Merci. Mais je n'en ai pas besoin. »

Tes doigts s'agitent, tu as envie de gratter ta joue à nouveau, de faire partir cette sensation qui s'ancre en toi, se répand dans tout ton visage. Alors tu serres ton poing - pour éviter d'être tenté, et tu regardes la demoiselle - de face.

« Je ne suis pas un albatros, mais un Caladrius. »

Tu te dis que c'est normal qu'elle ne connaisse pas - après tout, peu de personnes connaissent cet oiseau si mythique.

« Je ne me cache derrière aucun masque. Mon visage est tel quel. »

C'est vrai - même si ton visage actuel est un masque, il est devenu ta peau, tu ne te caches plus derrière.
Tu la regardes alors et replie tes ailes en position de repos - croisant les bras.

« Je me suis repris, pour mon erreur de langage. Je ne voulais pas paraître insultant ou maladroit, si c'était le cas. Mes excuses si je t'ai froissée. »

Tu baisses légèrement le regard, serrant tes bras pour ne pas recommencer à gratter ta joue.

« Tu es probablement comme moi, si toi aussi les autres te pensent divin sans aucune raison, ou si les regards se tournent sur ton passage. Un être respecté, peu importe les actions qu'il effectuera. Je l'ai senti. »

Tu sais que les originaux on cette aptitude à se reconnaître entre eux, tu te permets donc de dire cela - cependant, tu tais qu'elle te paraît familière, à toi aussi.
rédigé par Invité le Sam 27 Oct - 19:59
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet
avatar
Memories made at the lake last forever.
Muette en #CC0033
Lyly d'amûr
Que désirait-il?
Qu’est-ce qui l’aiderait, autre que la solitude?
Albatros distant,
Dansant gauchement de ses ailes,
Le regard empli de cristaux.


Tu le défigurais une fois encore, tes rubis le transperçant ; interrogatifs. Pourquoi refuser ton mouchoir quand toute son âme crie qu’elle déteste être touchée? Pourquoi conserver cette image si lisse? Si plate? Des questions, nombreuses ; il en soulevait. Parce que tu sentais parfaitement que ce n’était pas que cela. Que ce n’était pas simplement qu’il exécrait toute vie en Animaland. Non. Il était hors du temps. Pris dans sa boucle temporelle, corps de calcaire subissant les affres du temps passant.

Pourquoi?

Tu reprenais ton mouchoir, pensif, écoutant ce qu’il avait à dire. Un caladrius? Tu connaissais vaguement. Un oiseau adoré des marins, si ça te revenait bien. Auquel on attribuait des vertus de guérison. Une sorte de légende et mythe. Réels à présent. Voici pourquoi, tel le mythe vivant qu’il était, il était semblable à une idole sur un autel de prière. Semblable à cette statue polie et creuse, bonne à décorer. Tu ne savais guère, si tu te plantais ou non dans ton jugement.

Il infirmait dès lors tes hypothèses, jugeant qu’il n’avait ni masque ni rôle. Ni aigle, ni mur de roche le protégeant du monde. Simplement cette surface monotone, perdu dans un monde la dépassant. Triste vie? Tu n’en savais rien. Tu ne pouvais juger, toi-même, tu étais en décalage complet avec autrui. Parce que trop enfantin pour masquer ta bien trop grande intelligence. Un boulet dont tu te serais passé. Tu en préférais même ta malchance.

Il ne connaissait pas l’humour? Ni le rire, ni le sourire? Tu en arrondissais tes prunelles pareillement à des soucoupes, estomaqué. Il fallait que tu lui expliques! Ou du moins, lui apprenne! Parce que là, tu te faisais presque engueuler alors que tu plaisantais simplement. Il était rabat-joie, le môsieur coincé! Il te faisait penser à Terminator, qui, une fois humanisé, essayait tant bien que mal de sourire pour paraître humain et s’intégrer parmi eux. Au point que cela était risible et tout sauf naturel. Il restait ce qu’il était, une machine, en complet décalage avec l’âme humaine.

Était-il un T1000, le Caladrius? Une âme de fer, enfermée dans un corps de glace, aux sentiments gelés? A l’humanité glacée, enfouie sous un iceberg d’incompréhension? Flottait-il tout bêtement, sur la surface de l’eau, pour qu’on le pense comme humain? Que cherchait-il, à errer ainsi, d’état à état? Toi, respecté? T’en souriais, amusé et perplexe. Avec ton don, être un originel était devenu secondaire. Te fuir était la priorité première. T’armant de ton tableau, tu te décidais à lui répondre.

« Un oiseau de légende aux propriétés de guérison, me semble-t-il.
Tu es une légende vivante!
Tu sais, je plaisantais pour ma « voix »... ( *’ω’* )
Tu ne connais guère l’humour? Cette chose qui fait rire et sourire les gens...?
Attends... ₍₍ (ง ˙ω˙)ว ⁾⁾ »


Tu effaçais dès lors tes mots, dessinant à toute vitesse une courte BD illustrant vos deux personnes. La première case mettait en scène la tienne, sortant une blague ; certes carrément nulle, face au Caladrius à qui tu avais octroyé un visage complètement ennuyé. La suivante présentait vos réactions, toi qui riais et lui aussi car il avait trouvé tes dires amusants. Tu retournais le tableau, lui laissant le temps de jeter un oeil aux dessins et aux petits commentaires explicatifs, tout sourire.

Considérant qu’il avait amplement eu le temps, tu effaçais tes gribouillis pour en faire un autre, image souriante de l’âme métallique aux courbes glacées. Tu trouvais que ça lui seyait à merveille.

« Sourire te va bien, tu sais? ( *’ω’* )
Je suis en effet comme toi mais je ne peux te mentir en disant que je comprends cette histoire d’être vue comme un être divin.
Toute ma vie autrui m’a fuit. Et aujourd’hui encore, ce n’est pas si différent! Originelle, comme quoi, ce n’est rien de plus qu’un statut octroyé par qui le veut.
Par exemple, moi, je dis que tu es une gaufre. Maintenant tu es une gaufre. ₍₍ (ง Ŏ౪Ŏ)ว ⁾⁾
(Il faut rire, ne prend pas la mouche ( ⚆ _ ⚆ ) ) »


Tu lui tirais la langue, enfantin, dansant toujours d’un pied à l’autre,
Insouciant.
Innocent.

Loin de tout.
Tu l’aimais bien.



LYLY SELON HORI:
 
rédigé par Lykos Fjÿng le Lun 29 Oct - 3:31
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année
Originel
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année

Feuille de personnage
Toi & tes relations:
Tes Aptitudes :
avatar
  • Lykos Fjÿng
  • Hori Mjerim
The lake is calling, and I must go... And fall
Ses yeux te déshabillent du regard - ils t'analysent, et ça te gêne. Pourquoi a-t-elle besoin de tant te regarder, elle qui t'es semblable ? Ne devrait-elle pas comprendre ce que ça fait, d'être dévisagé par autrui sans raison ?
Pourquoi te regardait-elle ainsi - sans détacher ses yeux de toi ? Pourquoi t'observait-elle comme si tu étais une œuvre d'art ? Tu détestais cette sensation, ce sentiment - tu détestai qu'on te regarde ainsi.
Tu aimerais qu'on t'ignores, qu'on ne te regarde plus - qu'on oublie que tu existes, comme toi tu le fais si bien avec les autres.

La jeune fille s'anime devant toi, et tu la regardes donc - alors qu'elle se remet à écrire sur son tableau.  C'est presque comique à regarder - mais tu ne connais pas le comique, ni l'humour, alors tu ne peux pas vraiment juger.
Tu lis donc ce qu'elle t'écrit - elle semble connaître le Caladrius et ses légendes. Tu hausses les épaules,  ça n'a pas vraiment d'importance. Tu ne lui en voudrais pas si elle ne te connaissait pas - peut-être même lui en serais-tu reconnaissant. Sans l'exprimer, bien sûr.
Elle exprime avoir plaisanté, pour sa voix - tu penches alors la tête sur le côté. Plaisanter ? Tu ne savais pas vraiment ce que c'était - après tout, tu n'avais aucun sens de l'humour. Tu ne savais pas ce qu'était une blague, et encore moins le rire véritable. Ou du moins, tu l'avais oublié.

Elle efface donc ses mots et se remet au travail sur son tableau - dessinant tu ne sais quoi. Il retourne alors le tableau, et tu peux lire un semblant d'histoire où vous êtes tous deux représentés - lui qui te raconte une blague, avant que vos visages ne soient tous deux déformés par un large sourire et des rires.  Tu hausses un sourcil, trouvant que les dernières images ne te correspondent pas. Pourquoi ton visage est ainsi ? Pourquoi tes lèvres sont-elles si écartées ?
Qu'est-ce que le rire ? Qu'est-ce que sourire ?
Qu'est-ce que la joie, le bonheur ?
Ces bases, elles te semblent si lointaines - tu as l'impression de ne les avoir jamais appris.

La jeune fille efface sa petite bande dessinée et s'active à nouveau sur sa tablette - gribouillant. Puis, elle te montre un dessin de ta propre personne, aux lèvres tordues en ce qui semblait être un sourire. Tu penches la tête sur le côté. Tu ne comprends pas - tu trouves que ça ne te ressemble pas, que ça ne te sied pas. Pourtant, selon les explications de la jeune fille, sourire t'irait bien. Mais elle ne peut pas vraiment savoir, elle l'a seulement imaginé - elle ne l'a pas vu de ses propres yeux. Toi, tu es sûr que ça ne t'allait pas.
Elle explique également qu'elle est bel et bien comme toi, mais qu'elle ne peut comprendre d'être vue comme un être divin, qu'on l'avait toujours fuie. Qu'Originelle n'était qu'un statut. Elle a bien de la chance - toi, tu aurais aimé qu'on t'ignore, qu'on te fuie, qu'on t'oublie. Tu aurais aimé que ton statut ne soit pas important, qu'on te laisse tranquille. Tu aurais aimé ne pas être vu comme un être divin.
Peut-être aurais-tu pu apprécier ta personne, si ça avait été le cas.

Il est également écrit à la suite, en exemple, qu'elle dit que tu es une gaufre - donc tu es une gaufre. Elle précise qu'il faut rire, et ne pas s'énerver.
Tu plisse les yeux et la regarde, penchant la tête sur le côté. Rire ? Qu'était-ce, rire ? Tu te souviens de son dessin et tu étires tes lèvres en ce qui semble être un sourire - mais qui est totalement crispé et rigide, sans aucune émotions. Tu fais plus peur qu'autre chose, avec tes lèvres étirées à montrer tes dents, et ton visage froid et rigide - fermé. On pourrait presque croire que tu t'apprêtes à manger une âme, ou bien même un bras sans aucun problème.
Psychopathe, c'était le mot qui décrivait ton visage.

« Ha. Ha. Ha. », tu déclares platement, sans aucune conviction, tandis que la jeune fille te tire la langues.
Puis, ça te fait mal aux joues, de les tirer sans savoir comment faire - alors tu retrouves ton visage froid et neutre, regardant la jeune fille à nouveau.

« Je ne connais pas l'humour, non. Ni le rire. Je ne connais rien de tout ce qui s'en approche. Et je pense que sourire ne me sied guère - de plus, ce n'est en aucun cas une nécessité. »

Tu masses doucement tes joues qui te semblent douloureuses d'avoir travaillé après tant d'années à rester de marbre - avant de reporter ton attention sur la jeune fille.

« Tu as bien de la chance, d'avoir été fuie. J'aurais aimé que ça soit mon cas aussi. Qu'Originel ne soit qu'un titre, et rien de plus - comme la noblesse ou la royauté. Malheureusement, ce n'était pas qu'un titre pour les gens de mon pays. C'était une légende, un mythe, une révélation - et on ne m'a point laissé tranquille comme je l'aurais espéré. »

Tu passes une main sur ton épaule - celle où ton tatouage est caché sous des bandages, comme à ton habitude. Tu la serres et y plantes te ongles - tu as envie de l'arracher, de t'arracher la peau.
De te la brûler jusqu'à que même tes os disparaissent.

« J'ai toujours haï cette condition. Tu a de la chance qu'elle ne t'ai point importunée. Peut-être que ça ne te fait rien, d'être Originelle - ou même que tu en es heureuse. Moi, je souhaites n'avoir jamais eu cette marque hideuse. »

Tu serres un peu plus ton épaule - la griffant.
Pourquoi te confiais-tu à elle ? Était-ce à cause de cette familiarité qu'elle te faisait ressentir ? Était-ce parce qu'elle était Originelle ?
Ou était-ce autre chose encore ?  
rédigé par Invité le Lun 29 Oct - 19:37
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet
avatar
Memories made at the lake last forever.
Muette en #CC0033
Lyly d'amûr
Terminator existait vraiment.
Il était face à toi,
Statue de glace,
Armature de métal couverte de givre.

Est-ce qu’il pouvait faire des lasers avec ses yeux?
Parce que si oui, tu veux une démonstration.
Vraiment.
Genre, vraiment.

Il te défigurait aussi, semblait gêné que tu le sondes ainsi. Semblait ne vouloir qu’être un spectre, une image invisible, dont personne ne se soucierait. Pourquoi ressentais-tu un tel mal-être juste à le regarder? Pourquoi, comme à ton habitude, ne pouvais-tu pas te moquer de ce qu’il éprouvait? Des coups de couteaux dans le ventre. C’était tout ce que tu ressentais à chaque fois que ses cristaux se posaient sur toi. Une main pressant tes côtes, arrachant la moindre parcelle d’oxygène de ton corps. Tu te noie. Te noies en lui et ses tourments. Ne trouve guère pagaie à ta barque. Part à la dérive sur le styx, tantôt gelé, tantôt courant. Part loin, au loin.

Petit image dans un flot d’infini.
Petite image disparaissant.


Tes mains tremblent un court moment, tes lèvres légèrement crispées, couvrant de carmin les traits rubis qui les habillaient. Tu ne peux... Te détacher de lui. Un écho, lien incompréhensible. Pourquoi? Pourquoi?

Il te sourit.
Il essaie.

Avec toute sa gaucherie.
Toute ces émotions si étrangères.

Il essaie.
Pourquoi essaie-t-il pour une illustre inconnue?
Vous connaissiez-vous?
Tu ne sais plus.


Te contentes simplement de revenir à la réalité et de dessiner un sourire doux sur tes lippes, félicitations silencieuses qui sont tiennes. Était-ce là étrange, que de dire à un inconnue qu’on est fier qu’il ait sourit? Était-ce étrange ce moment? Cette situation? Hors du temps, tous deux pris dans une suite d’engrenages qui vous échappait. Toi tu voulais te raccrocher mais lui... Lui... A l’entendre, voulait juste chuter. Ne plus être. Pourquoi? Pourquoi cela te prend-t-il un coeur? Toi qui te joue de tous? Toi qui n’a cure d’autrui et leurs émotions? Pourquoi veux-tu le prendre sous ton aile? Inscrire pour de vrai, autre qu’avec de maladroits coups de pinceaux, un sourire véritable sur son visage?

Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez toi, Hori?

Ha. Ha. Ha.

Tu reviens, écarquille les yeux, avant d’élargir un sourire amusé, te retenant d’exploser de rire. Il essayait! Il essayait vraiment! Mais ça sonnait étrangement. Étrangement drôle tant ce manque de naturel était présent. Un véritable Android... Comment faisait-il? A ce stade là, tu te doutais bien qu’il ne faisait guère exprès. Qu’il était tout bonnement inconnu à ce que tu nommais « émotions ».

Tu le laissais continuer, ton sourire s’effaçant peu à peu. Chanceux? Toi... ? Tu aurais une voix, tu serais déjà parterre à crever de rire. Il était bien le premier à te dire ça. A toi. Toi. Toi, celui qui n’attire qu’à autrui malheurs et déceptions. Toi, qui ne peux vivre que dans un malheur bien précis. Le karma n’en ayant jamais finit avec toi. Tu ne disais rien, attendais qu’il finisse. Te perdais dans ton esprit. L’un comme l’autre ne pouviez comprendre, ce que vous aviez vécu. Lui t’enviait. Toi... Tu ne l’enviais guère si c’était pour finir si amer et placide. Peut-être bien es-tu chanceux dans ton malheur. Peut-être bien, a-t-il raison. Que serait ta vie, s’ils ne t’avaient pas jeté? Que serait ta vie si tu étais resté auprès d’elle?

Une vie heureuse, à taire ton talent et être l’objet de collection d’une mère dépravée?
Une vie heureuse, à agir comme on te le demandait, poupée sans âme et libre arbitre?

Une vie emplie d’amour, celui de tes deux parents?

Foutaises.

Lâchais-tu d'une voix à peine audible, ton coeur bondissant aussitôt. Tes doigts se resserraient autour du marqueur, enfonçant la mine contre la surface lisse du tableau. Marquant celui-ci d’une épaisse tâche noire. Tu sentais que la mine aurait pu le transpercer. Pareillement à ces images, devenues lames qui ouvraient ton coeur. Tu veux crier. Mais ne peux. Elle t’effraie. Ce son horrible, distordu. Cette douleur ancrée dans ta carne. Alors pour la première fois, tu baisses les bras et le regard, tes rubis s’égarant sur l’herbe. Aux coulis de l’eau sur tes chevilles. Loin. Tu veux partir loin.

Tu observes son ombre, portée par l’astre dont la main serre son épaule. Une douleur fantôme, vieux souvenir resurgissant? Cicatrice imperméable? Tu ne savais guère, cherchais encore que lui répondre, dans ce maelstrom qu’était devenu ton esprit. Tu peinais à aligner tes pensées. Trouver les mots justes. Décollant doucement la mine du crayon du tableau, un geste contrôlé, requérant toute ta concentration, tu déposais à nouveau celle-ci, inscrivant.

« Les gens de ton pays étaient des idiots.
Le défaut d’un mot, peu importe ce qu’il représente ; est que l’on peut en faire ce que l’on en veut. J’étais noble, mais à présent je ne vois guère la différence entre avant et après, si ce n’est que je mène une qui me plaît. Être originelle ne m’a jamais incombé, cette malédiction préoccupant autrui plus qu’autre chose.
Que je ne sois qu’une simple hybride ou encore la descendante de je ne sais quoi, le résultat aurait été le même. »


Tu haussais les épaules, effaçant tes quelques lignes pour en inscrire de nouvelles, ton sourire peinant à se voir sur ta figure.

« Qu’est-ce qui t’empêche, à présent que tu n’es plus dans ton pays, de vivre la vie qui te conviendrait?
Peut-être suis-je idéaliste ou à la ramasse mais cette marque hideuse, celle qui tiraille notre chair, n’a pas à gouverner nos vies. Nous sommes maîtres de nos destins.
Alors aujourd’hui, pourquoi ne pas t’en moquer? Pourquoi ne pas te comporter comme autrui pour ne serait-ce que voir autre chose? A mes yeux, tu es juste Terminator, avec une tonne de neige sur la figure. Ou une gaufre maladroite.(⌒▽⌒)
Mais pas un originel. »


Tu étirais un sourire, retournant ton tableau pour y dessiner le Terminator ; auquel tu avais octroyé le visage de l’inconnu, tenant son fusil dans la célèbre réplique « I’ll be back. ».

« Ça c’est toi.( ◞・౪・) »

Un rire t’échappait enfin,
Tes prunelles cherchant un autre point.
Quel est cet étrange sentiment?
rédigé par Lykos Fjÿng le Jeu 1 Nov - 23:58
Poster un nouveau sujetRépondre au sujet
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année
Originel
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année
. :
Inscription : 08/06/2018
Messages : 84
Clochettes : 313
Avatar : Antarcticite - Houseki no Kuni
Occupation : Artiste polyvalent - 7e année

Feuille de personnage
Toi & tes relations:
Tes Aptitudes :
avatar
  • Lykos Fjÿng
  • Hori Mjerim
The lake is calling, and I must go... And fall
Ton regard est posé sur elle - et elle ne te lâche pas non plus.
Comme si vous étiez liés - par le fil rouge du destin. Comme s'il était là, tendu entre vous deux - tenant par la force de votre regard sur l'autre.
Elle te sourit - tandis que ton visage a déjà effacé cette fissure sur ton masque, cette déchirure qui ne ressemble à rien.
Elle sourit - semble amusée par tes actions, par ta maladresse, ton ignorance des émotions. Tu n'aimes pas qu'on se moque de toi - mais au final, tu t'en fous. Tu n'en a rien à faire, qu'elle rit ou pleure de toi, qu'elle te montre du doigt ou te crie dessus. Tu n'aurais qu'à l'ignorer, et à rentrer dans ta résidence - et tu n'aurais plus de problèmes.
Mais quelque chose te retenait encore ici - sur les berges du lac. Tu n'arrivais tout simplement pas à mettre le doigt dessus.

Elle perd cependant son sourire quand tu évoques la chance. A-t-elle vécu quelque chose de troublant ? Quelque chose comme toi ? A-t-elle vécu des choses qui la troublent ? Tu as l'impression qu'elle est proche de toi, en ce court instant - que tu as juste à tendre la main, et que vous seriez au même niveau. Que tu pourrai l'attirer à toi, que vous auriez juste à vous regarder dans les yeux de l'autre.
Et que vous comprendriez.

La faible voix de la jeune fille te sort alors de te pensées - et tu écarquilles les yeux, surpris. As-tu rêvé ? Était-ce le murmure du vent, qui venait te porter des mots aux oreilles, qui venait susurrer à tes tympans ?
Ou était-ce véritablement la jeune muette qui venait de jurer ?
Tu ne sais pas - tu restes un instant à la regarder, retrouvant ton visage de glace. Tu avais bel et bien entendu une voix, pourtant - alors que le vent est plus comme un murmure étouffé.
Elle serre alors le stylo dans ses mains, et tu la regardes - immobile. Tu la regardes paniquer de ses propres actions, et tu ne comprends pas. Tu ne comprends pas pourquoi elle est muette sans l'être - pourquoi elle a peur, pourquoi ça à l'air de la faire souffrir.
Tu ne comprends pas, car tu as enterré tout ça - toi.

Elle reprend alors ses esprits, et se remet à écrire - te montrant le tableau. Elle traite les gens de ton pays d'idiots, et tu ne vas pas la contredire. Après tout, même si tes parents t'étaient chers, c'est eux qui t'avaient forcé à être une idole. Et le Roi, lui, avait continué sur cette voie. Tout ton pays t'avais toujours vu comme la divinité - la divinité parfaite, vu que tu excellais en tout, que tu étais leur star.
C'est ce que tu devais laisser paraître, du moins.
Tu lis - tandis qu'elle explique que l'on peut faire ce qu'on veut d'un mot. Tu hausses les épaules - on ne t'a jamais vraiment donné cette impression. Si tu pouvais faire ce que tu voulais de ta vie, tu l'aurais su il y a longtemps.

Elle était noble, avant - mais aujourd'hui, ça avait changé, apparemment. Tu restes silencieux, te demandant pourquoi - et ce qui avait provoqué cela.
Cependant, contrairement à toi, être originelle ne l'a jamais dérangé elle. Tu as presque un mouvement de recul - elle ne peut pas comprendre.
Tu te dis qu'au final, tu t'es trompé - qu'elle n'est pas comme toi.

Elle réécrit de nouveaux mots - qui expliquent que maintenant, rien ne t'empêche de vivre la vie que tu désire. Que cette marque qui vous a nommé comme divinités n'a pas à diriger vos vies.
Alors elle te demande pourquoi ne pas t'en moquer, aujourd'hui. Pourquoi ne pas te comporter comme un autre, pour voir ce que ça fait. Tu sens l'autre remuer au fond de toi, à ces mots - mais tu le fais taire rapidement. Non, tu ne tenteras pas autre chose. Ta carcasse de glace te sied - et c'est ainsi que tu as grandis.
Ta carcasse de glace, elle est tienne, maintenant.

Elle dit alors qu'à ses yeux, tu es un Terminator avec de la neige sur la figure, ou une gaufre maladroite - mais pas un originel.
Quand bien même tu ne sais pas ce qu'est un Terminator, ses mots te font étrangement plaisir - étrangement chaud, au creux de la poitrine. Tu ressentais même un chatouillis, un picotement, une crampe au coin des lèvres - mais tu les avais gardées neutres.
Ou peut-être était-ce trop mince pour que tu puisses ressentir tes commissures légèrement relevées.

Elle te dessine alors quelque chose - probablement un Terminator - avec ton visage, écrivant que c'est toi. Tu retrouves la neutralité de ton visage, et hausse les épaules. Ta main serre toujours ton épaule, et ton regard se détache de l'oiseau - se perdant dans le vide des cieux.

« Je ne peux pas. Être un autre. Je suis encore le pantin de mon pays - et je dois le rester jusqu'à un accomplissement personnel. »

Tu penses à ta vengeance - celle que tu complotes contre le Roi. Tu ne sais toujours pas comment t'y prendre, mais tu veux l'humilier, le faire souffrir - comme toi tu as souffert, avant de perdre ton visage et de le remplacer par ton masque. Et une fois fait, tu pourras devenir autre chose.
Tu pourras définitivement t'abandonner au monde, au chaos - devenir un tas de poussière froid qui parcourt l'atmosphère.

Tu poses alors à nouveau ton regard sur elle.

« Qu'as-tu vécu, toi ? Tu écris et réagit comme si ton passé était douloureux. Et pourquoi es-tu muette, si ta voix ne l'est pas ? »

Tu fais une légère pause - te demandant si tu devais la remercier, pour te considérer comme autre chose qu'un Originel.
Mais d'un côté, tu es trop fier pour la remercier pour ça. Alors, tu changes tes mots.

« Imagine-moi donc comme tu le veux, tant que ce n'est pas comme un originel. »
Page 1 sur 1Revenir en haut Aller en bas

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 :: hors-jeu :: archives - trash and rubbish :: archive des sujets-
Sauter vers: