Please, don't leave me alone... [Pv. Misha] [TERMINÉ]

rédigé par Aidan Pszczynwa le Dim 7 Oct - 0:55
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Aidan

Misha

Please, don't leave me alone...
Ta maladie, elle arrivait toujours de manière différente et improbable.
Ça pouvait être une fatigue qui grandissait petit à petit jusqu'à te rendre incapable de faire quoi que ce soit, ou ça pouvait être une chute brutale de ta santé - comme si tout ton corps te lâchait d'un coup. Parfois, ça pouvait également ressembler au début d'une mauvaise grippe. En fait, ta maladie avait des centaines de manières de se manifester - et peut-être que parfois, tu ne le remarquais même pas.
Pas sur le moment, en tous cas - car elle revenait toujours pour te clouer sur place.

Cette semaine, tu l'avais passée cloîtré dans ta chambre et dans la bibliothèque, à étudier pour les examen à venir. Tu en avais un ce matin, et c'est pourquoi tu avais beaucoup travaillé. Peut-être qu'en restant cloîtré à préparer ton examen, tu t'étais moins bien occupé de toi - et tu t'étais donc un peu malmené. Tu savais, pourtant, que tu devais te ménager et faire attention - car ta maladie pouvait revenir à n'importe quel moment. Mais tu avais plutôt pensé à la fierté que tu pourrais apporter à tes parents s'ils voyaient à quel point tu avais travaillé avec acharnement, et à quel point tu pouvais leur offrir les meilleurs résultats.
C'est pour ça que même en sentant la fatigue arriver ce matin lorsque tu t'étais réveillé, tu avais tout de même décidé d'aller à l'examen. Peut-être passerais-tu à l'infirmerie plus tard, mais tu pourrais tout aussi bien rentrer à ta résidence et tout simplement te reposer, car tu en avais un peu marre des salles de repos. Mais tu ne pouvais pas laisser passer ce test, juste parce que tu étais fatigué et que tu avais quelques courbatures - tu te sentais en état de le passer.
Tu t'étais donc rendu en cours pour passer ton contrôle. A vrai dire, ça avait été compliqué pour toi - car au final, tu n'étais vraiment pas en état. Tu frissonnais sur ta chaise, et pourtant quelques gouttes de sueur perlaient sur ton front. C'est à peine si tu arrivais à écrire correctement, avec tes mains tremblantes. Ton nez s'était même mis à saigner en plein milieu du contrôle - et tu avais feint un sourire, disant que tout allait bien, que tu avais juste besoin d'un mouchoir.
Tu avais réussi à tenir jusqu'à la fin - et à répondre correctement à ton examen. Enfin, il te semblait, du moins - mais tu avais encore l'air lucide. Tu t'étais donc levé avec le sourire, quittant la salle. Certes, tu titubais à moitié et il aurait fallu que tu ailles te reposer - mais il fallait que tu étudies encore, pour les prochains examens. Tu pourrais te reposer à la pause de midi - c'est ce que tu te disais, du moins.
Cependant, à peine avais-tu fais quelques pas hors de ta salle qu'un voile noir commença à recouvrir ta vision - et tu t'écroulas alors.


Lorsque tu rouvris les yeux, tu étais allongé dans un lit, et des murs blancs t'entouraient. La fatigue t'accablais, c'est à peine si tu arrivais à effectuer un mouvement aussi simple que tourner la tête. Tu te demandais comment tu t'étais retrouvé là. Peut-être que quelqu'un t'avais porté jusqu'à l'infirmerie, ou alors tes camarades avaient peut-être appelé des professeurs. Tu repenses au spectacle misérable que tu as offert à tous ces gens qui passaient dans le couloir, et ça te fait grimacer. Sûrement que ça allait faire le tour du pensionnat - les élèves répandant des rumeurs. Pourtant, ce n'était pas la première fois que tu étais malade à Monokuro - mais avec les examens, peut-être dirait-on que tu avais tellement travaillé que tu avais lâché tout le reste. Peut-être que ça remonterait jusqu'à tes parents, ou qu'on te traiterait d'intello. Tu avais peur que cet accident ruines ta réputation et les connaissances que tu avaient réussi à te faire au pensionnat - tu n'avais pas envie qu'on te déteste pour ça.

Tu bouges légèrement, clignant des yeux. Chaque partie de ton corps te lances, tu te sens mal, nauséeux. Tu te demandes comment ton état peut empirer aussi rapidement, et se rétablir tout aussi rapidement - car ça a toujours été le cas.
Te tourner te demandes un effort considérable, un effort si énorme que cela te donne un haut-le-cœur. Tu paniques et tombe au sol, pressant ta main contre tes lèvres - et utilises les dernières forces que ton corps possède pour te traîner jusqu'aux toilettes de l'infirmerie, qui sont heureusement assez proches.
Là, tu te hisses à la cuvette et tu rends ton petit-déjeuner du matin, toussant et haletant. De la bile et du sang viennent s'y mêler, te brûlant ainsi la gorge. Tu tousses une nouvelle fois, le souffle court, et tu te laisses tomber contre le mur à côté des toilettes si jamais le mal reviens. Mais tu n'as pas la force de te tenir, et tu glisses donc le long du mur pour finir à moitié allongé sur le sol, haletant. Tu voudrais bouger, mais tu n'en a pas la force - tu n'as pas même pas la force d'essuyer le filet de salive et de sang qui coule le long de ton menton.
Tu ne sais pas où est l'infirmière, mais quelque part, tu espères que l'infirmerie est vide - tu n'aimerais pas que quelqu'un te voit dans cet état pitoyable. Tu n'as même pas eu le temps de voir si l'infirmerie était occupée, en fait - beaucoup trop concentré à atteindre ton but. Tu restes alors ainsi, les yeux mi-clos, haletant - allongé sur le flanc près des toilettes.
Il te suffisait de te reposer un peu, et après tu aurais la force de retourner à ton lit, et peut-être d'y étudier.
rédigé par Misha Lewis le Dim 7 Oct - 13:37
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@aidan pszczynwa L'infirmerie
Il faisait beau et clair… L’été était revenu éclairait l’immense ciel bleu de Monokuro, laissant un printemps semi-pluvieux derrière lui. Le soleil éclatant donnait un petit avant-goût de vacances et de tranquillité… Dommage que cette semaine d’examen n’était pas encore terminée, on s’y croirait presque.

Mais plutôt qu’à pavaner en touriste dans une ville magnifique, je me retrouvais assis là, à ce bureau, à attendre péniblement que la sonnerie ne mette un terme à cet examen d’Histoire. Ma tête entre mes mains, je baillais aux corneilles, cherchant quelque chose qui pourrait me divertir au travers de la fenêtre à ma gauche. Rien… C’était long…

La sonnerie mit fin à mon calvaire. Le sujet était plutôt simple, tout du moins à la portée de n’importe qui ayant assisté aux cours cette année. Comme à mon habitude, je ne m’étais pas vraiment donné à fond, rendant une copie banale et sans saveur à l’adulte qui avait veillé au bon déroulement de l’épreuve. Je ne voyais pas l’intérêt de m’investir dans ces études, l’école me fatiguait… Même si elle n’avait pas que de mauvais côtés.

Un camarade de classe m’attendit à l’entrée de la salle, alors que je prenais le temps de ranger soigneusement mes affaires. Nous échangeâmes… Enfin, il me fit part de ses impressions et de ses craintes vis-à-vis de l’épreuve qui venait de se finir. Il croisait les doigts pour ne pas repiquer cette année. Personnellement, je ne voyais pas l’intérêt de s’en inquiéter. Il fallait vraiment être le pire des boulets pour redoubler aussi facilement… Mais je gardais cette réflexion pour moi-même. Je ne devais pas me montrer aussi méprisable et craintif que je n’avais pu l’être durant mon séjour en classe 4. Je devais faire des efforts, c’était une promesse faite de moi-même à moi-même.

Nous avançâmes dans le couloirs sans nous presser. Il n’y avait pas d’examen cette après-midi et nous avions largement de temps devant nous, avant de faire un saut au réfectoire. Il n’était qu’à peine 11h…

Devant l’entrée d’une classe voisine, un attroupement d’élève commençait à se former. Ce devait être des élèves de classe 1… En parlant de classe 1… Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu mon ami manchot. Il n’avait pas répondu à un seul de mes messages… J’imaginais qu’il devait être très occupé avec les révisions - il n’avait pas les mêmes objectifs scolaires que moi, après tout. Mais pourquoi stationnaient-ils au milieu du couloir ? Qu’est-ce qui semblait attirer tous les regards. Perplexe face à la situation, je commençais à contourner le petit groupe, lorsque je remarquai une silhouette allongée à même le sol…

Mon sang ne fit qu’un tour lorsque je le reconnus. Mes yeux s’aggrandirent alors que je poussais les gens me faisant obstacle sans demander pardon.

- Aidan ! AIDAN ! Est-ce que ça va ?! Réponds-moi, bon sang ! m’exclamais-je à bout de souffle, secouant légèrement le noiraud avant de remarquer que son nez saignait.

Dans la panique, je passais l’un des bras d’Aidan par dessus mon épaule. La personne qui m’accompagnait m’aida à le porter. Quelques murmures s’échangeaient entre les élèves, mais je ne les entendais pas. Il fallait s’occuper du blessé et au plus vite. Nous nous mîmes en marche pour l’infirmerie au pas de course.

~~~

Assis au chevet du lit d’Aidan, j’observais silencieusement l’infirmière finir son constat. Je ne comprenais pas à grand chose à ce qu’elle racontait. J’imagine que mon esprit encore sous le choc se refusait le luxe de comprendre des choses qui me dépassaient.

Lorsqu’elle eut fini et retourna à son bureau, je posais mon regard sur Aidan, dépité. Que s’est-il passé pour qu’il soit dans cet état ?... Ce n’était pas qu’une grippe n’est-ce pas ?...

Baissant la tête et me triturant les doigts, je ne pus m’empêcher de repenser à quelques petites paroles que j’avais entendu de ci et de là. Des on-dit qui plaignait le manchot pour ses séjours à l’infirmerie fréquents… Quelque part, je me doutais qu’il devait être fragile, mais…. Je ne m’attendais pas à voir une maladie de cette envergure.

Mes iris dorés se posèrent à nouveau sur lui. Même si son visage endormi paraissait paisible, il devait énormément souffrir… Après tout, j’avais vu du sang… Pas des litres, mais du sang quand même… Je me sentais faible et pathétique… Je ne pouvais pas l’aider en l’état actuel…

Je restais ainsi à veiller sur Aidan, attendant qu’il ne se réveille.

Je jetais un coup d’oeil à l’horloge de l’infirmerie. Les services de midi était passé et la faim me prenait petit à petit le ventre. M’assurant qu’Aidan dormait toujours, je me permis de me lever et de m’absenter quelques instants, le temps d’aller me chercher de quoi me mettre sous la dent et un café.

Je pensais ne pas avoir été long.

Je pensais aussi que l’infirmière était toujours présente l’infirmerie après mon départ.

Qu’est-ce que je pouvais être stupide et naïf…

Je revins dix minutes plus tard, équipé de mon plateau et paré à déjeuner discrètement. J’avais même pris un pâtisserie au cas où le loire n’ouvre les yeux... Cependant, la peur me lacéra la gorge et le ventre lorsque j’entrai à nouveau dans la chambre.

Le lit était vide. La couverture avait été retirée à la va-vite. Je me figeais un instant avant de poser le plateau sur une table et de chercher le convalescent des yeux. Mon attention se porta alors sur les toilettes, dont la porte était semi-ouverte et la lumière allumée. Mon instinct me criait d’y aller, je m’exécutais, m’approchant à pas de loup. Je poussais délicatement la porte qui offrit à mes narines une odeur peu ragoutante, mais supportable. J’entrai et constatai… Aidan allongé sur le flanc, sur le carrelage, à moitié conscient.

Je respirai un grand coup, gardant mon calme. Paniqué ne fairait qu’envenimer la situation. Je devais agir posément. Je m’agenouillais à son niveau, approchant doucement ma main… Je ne savais pas quoi faire… hm…. Délicatement je lui caressais les cheveux.

- Ca va aller Aidan, je suis là… Ne t’inquiète pas, je vais m’occuper de toi… le rassurais-je d’une voix douce que je ne me connaissais pas.

Me mordant la lèvre, je nettoyais rapidement la cuvette des toilettes, ne perdant pas une seconde. Je me sentais pitoyable. Je regrettais amèrement de l’avoir laisser seul alors qu’il avait besoin de moi… Quel égoïste je faisais… Forçant un petit sourire, je le pris dans mes bras et l’alitait rapidement. Étonnement, le manchot pesait un poids plume. Etait-il si mal en point ? Et moi qui faisait l’ignorant depuis tout ce temps…

- Je vais rester avec toi. N’hésite pas à me dire ou me faire signe, lorsque tu as besoin de quelque chose. Il y a aussi une bassine et de l’eau… Enfin, si je peux me rendre utile, n’hésite pas. Je serai là autant de temps que nécessaire… Mais surtout repose toi…

Je baissais la tête honteux. J’avais l’appétit coupé alors que mon café refroidissait sur mon plateau.

- Désolé de ne pas être arrivé à temps… Et ta gorge doit te faire mal…

Il avait vomi du sang, ce n’était pas rien. Du sang. Encore du sang… Ce n’était pas juste tomber malade… Je m’inquiétais. Peut-être que son cas nécessitait une hospitalisation. J’étais anxieux. Je ruminais.



@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Dim 7 Oct - 17:42
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Aidan

Misha

Please, don't leave me alone...
Bouger.
Tu voulais bouger, ne serait-ce que le petit orteil - en vain. Ta maladie te clouait littéralement au sol. Tu n'entendis même pas la porte grincer, ni quelqu'un entrer dans la petite salle. Tu sentis qu'il y avait du mouvement, cependant - mais tu pensais que la fièvre te faisait délirer.
Tu clignes des yeux - encore un petit peu... Et tu devrais pouvoir te lever ensuite. Il suffisait juste que tu te reposes quelques instants, et tu devrais réunir assez de force pour  tenir sur tes jambes.

Tu sens soudainement une main caresser tes cheveux, accompagnée d'une voix douce qui te semble familière. Tu clignes alors des yeux à nouveau, levant légèrement le regard. Ce visage...

« M....Misha...? »

Tu veux te frotter les yeux mais tu n'arrives pas à lever le bras assez haut - alors tu clignes des yeux à nouveau, tentant d'éclaircir ta vue. Cela faisait longtemps que tu n'avais pas vu ou parlé avec Misha, à cause des examens - et il était quelqu'un à qui tu tenais beaucoup. Cela ne t'étonnerai pas d'avoir des hallucinations dues à la fièvre. Était-ce le cas ?

« Est-ce que.... je suis en train de rêver ? »
, tu murmures, alors que tu le sens bouger autour de toi. Tu ne sais jamais, ton esprit peut toujours être très imaginatif - et t'inventer des situations improbables, alors que tu es simplement en train d'agoniser sur un carrelage.

Mais tu sens alors qu'on te soulève - et tu ne sais pas si tu es dans un assez bon état pour ressentir tes rêves, ou même pour rêver avec précision. Tu lèves alors de nouveau le regard - le visage n'a pas changé. Tu le laisses donc faire, te laissant aller contre lui - tu ne peux pas faire grand chose d'autres, de toutes façons.

« Je suis désolé... »
, tu chuchotes dans un soupir. Il te semble que les mouvements étaient simplement ceux de ton ami en train de nettoyer ce que tu n'avais pas pu - et ça te dérangeais qu'il s'embête pour ça. Et dans tous les cas, tu étais gêné de lui offrir un tel spectacle de ta personne - tu t'en voulais d'être aussi misérable devant lui.  

Il te repose dans le lit de l'infirmerie, et ta vision est de nouveau un plafond blanc. Tu n'aimes pas cette vision - alors tu utilises ce que tu peux de force pour tourner la tête et regarder ton camarade - clignant des yeux à nouveau. Est-ce la maladie qui rend ta vision floue, ou as-tu perdu tes lentilles plus tôt ? Les as-tu seulement mises correctement ce matin ? Tu ne te souviens pas... La fatigue t'enlèves tout tes souvenirs de la matinée.
Tu continues alors à cligner des yeux - peut-être que ta vue va s'habituer.

Misha déclare alors qu'il va rester à tes côtés, et que tu n'as pas à hésiter à lui demander quoi que ce soit. Un mince sourire se dessine sur tes lèvres - même si ça te dérangeait de lui offrir un spectacle aussi pitoyable, tu appréciais grandement sa présence, et tu étais donc heureux qu'il soit là.
Lorsqu'il te dit de te reposer - avant de s'excuser pour ne pas être arrivé à temps - tu secoues la tête. Ou du moins, tu essaies - c'est très léger, mais tu sais que ta tête a bougé. Mais tu te sens mal qu'il se sente coupable - alors tu donnes tout ce que tu as pour faire glisser ta main au bord du lit. Tu échoues à attraper la sienne, mais tu attrapes cependant le bout de sa manche - et tu lui offres le plus beau sourire que tu peux, même si tous tes muscles semblent trop lourds pour bouger.

« Ce...Ce n'est pas ta faute... Je vais bien, j'ai déjà eu pire, haha... »

Tu n'arrives pas à retenir une légère grimace à ton petit rire - pourquoi fallait-il que ton corps te torture autant ? Cependant, tu disais vrai - tu avais déjà eu bien pire : Des vomissements uniquement composés de sang, des journées à être immobilisé dans un semi-sommeil, des chutes d'inconsciences... Il t'était même arrivé d'avoir des problèmes de respiration, parfois. Alors certes, tu avais vomis un peu de sang - mais tu te disais que ça avait plus de rapport avec ton œsophage abîmé qu'autre chose. Ou peut-être que tu l'espérais, du moins.
Tu avais dit avoir pire sans te soucier de ce que ça générerait chez ton ami - beaucoup trop mal en point pour mentir, ou lui cacher des choses. En vérité, dans cet état, tu pouvais être un véritable livre ouvert.

Ta bouche est pâteuse, et ta gorge de brûle. Tu avales ta salive, mais tu a l'impression d'avaler un désert rocailleux. Tu tousses alors un peu, et lève les yeux vers ton ami - feignant un nouveau sourire.

« J-je veux bien un peu d'eau... S'il te plaît... »

Ta voix est faible et rocailleuse, sèche, comme si ta gorge était asséchée. Tu clignes à nouveau des yeux - ça devient un tic, car c'est à peu près la seule chose que tu arrives à bouger - et feint un nouveau sourire.

« M-merci de t'occuper de moi... Mais je dois travailler... travailler.... trois rats vaillants, haha... »

Tu ne sais plus vraiment ce que tu dis, par moments - la fièvre te faisant légèrement délirer. Est-ce que tout ceci est bien réel ? Peut-être es-tu toujours allongé près de ta cuvette et que tu t'es tout simplement endormi pour faire un rêve étrange. Comment discerner le vrai du faux ?
rédigé par Misha Lewis le Dim 7 Oct - 19:11
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@aidan pszczynwa L'infirmerie
La tête baissée, je continuais de contempler le sol carrelé et froid de l’infirmerie. Le regard dans le vide, je revins doucement à la réalité lorsque quelque chose agrippa la manche de ma veste. Par réflexe, je jetais un coup d’oeil vers celle-ci pour constater qu’il s’agissait de la main fébrile d’Aidan. Il peinait à tenir le pan de mon vêtement entre ses fins doigts. Le manchot était si faible… Je me sentais mal face à cette situation et bien inutile…

D’une petite voix, Aidan s’adressa à moi, m’assurant qu’il allait bien et que je n’avais pas à m’inquiéter… Il avait vu pire, disait-il. Pire ? Un frisson désagréable me parcourut l’échine, alors que je levais à nouveau la tête. Le noiraud esquissa un sourire maladroit qui se voulait rassurant… Mais je n’étais pas si dupe. Je me doutais que derrière ce masque bienveillant se cachait un mal que je ne pouvais imaginer.

Voir mon ami dans cet état me brisait le coeur et prendre conscience que je ne le connaissais pas tant que ça me faisait culpabiliser. Je savais qu’il était assez chétif… Cependant j’ignorai qu’il pouvait être malade à ce point… Voire pire… Au fond de moi, je m’en voulais. Pourquoi ne m’en étais-je pas rendu compte ? Est-ce qu’Aidan faisait face à ces situations, seul ? Souvent ? Un sentiment de honte à mon égard m’envahissait.

Souriant légèrement, je pris sa main entre les miennes, lorsqu’il me demanda de lui apporter de l’eau. Ni une, ni deux, je m’exécutais, lâchant doucement sa main pour aller remplir un verre d’eau.

Lorsque je revins à son chevet, Aidan me remercia avant de commencer à divaguer. Redoutant que la fièvre ne s’aggrave, je me hâtais de le faire boire, lui tenant le verre et l’aidant à se redresser un peu - histoire qu’il ne s’étouffe pas. Ceci fait, je libérai mes mains pour venir en plaquer une délicatement sur le front du noiraud et mon autre main sur le mien. Aidan avait bel et bien de la fièvre. La maladie brillait même dans le creu de ses yeux.

Je me pressais de resservir un deuxième verre d’eau, au cas où, et de préparer une serviette humide et fraîche. Le dos tourné et occupé à mes tâches, je répondis au manchot.

- Il est hors de question que tu travailles maintenant, Aidan. Tu as de la fièvre, tu vas juste t’épuiser et t’enfoncer dans tes délires. J’ai bien conscience que c’est la semaine des examens, mais tu dois penser avant tout à ta santé. Il faut que tu boives beaucoup aussi…

Me retournant, je posais le verre d’eau à proximité, de sorte qu’Aidan puisse l’attraper si jamais il avait la force de boire par lui-même. J’appliquais ensuite la serviette humide sur son front, veillant à ce qu’elle soit bien positionné avant de réajuster les pans de sa couette pour qu’il n’ait pas froid.

- J-Je sais que les études sont très importantes pour toi, mais il faut lever le pied de temps en temps. Et puis… Il y a toujours les rattrapages si jamais tu ne peux pas assister aux épreuves de demain et d’après-demain… Tu as du trop te surmener dans tes révisions… Je…

Je pris conscience d’une chose assez important et secouais vivement la tête. Quel idiot je faisais… Pauvre Aidan, dans son état actuel, il ne devait pas saisir toutes mes paroles. Je devais prendre soin de lui et seulement prendre soin de lui, je ne pouvais pas me permettre de lui faire des remontrances et encore moins monologuer alors qu’il n’était pas en forme du tout.

- Repose toi, c’est le principal, me repris-je sur un ton calme. Ne fais pas attention à moi et dors si tu en as besoin. Je suis là pour t’aider et te tenir compagnie, tu n’as pas à t’inquiéter. Dors tranquille et ne pense pas aux examens… Ce n’est pas pour aujourd’hui…

Je souriais un peu, peiné par la situation et les oreilles baissées. Je continuais de l’observer, m’assurant qu’il ne s’évanouisse pas à nouveau. Doucement et nerveusement, je lui caressais la tête pour le rassurer.

Cela me faisait bizarre… Cela me faisait bizarre de m’occuper ainsi de quelqu’un… Très bizarre… C’était stressant, mais rassurant… Peinant, mais satisfaisant… Malgré mon impuissance face à cette douleur que je ne pouvais même pas imaginer, j’appréciais me sentir utile… Ne serait-ce qu’un peu, pour mon ami… Mon meilleur ami…



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rédigé par Aidan Pszczynwa le Dim 7 Oct - 19:20
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Le toucher doit être assez prolongé pour que cela soit vraiment ressenti chez l'autre.
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Aidan

Misha

Please, don't leave me alone...
Tu divagues, tu délires, tu doutes de la véracité des événements. Pourtant, tout à l'air si réel - tu ressens tout comme si tu le vivais. Était-ce ton imagination qui était débordante, ou est-ce que tout ceci était bel et bien véridique ?
Ton imagination pouvait-elle seulement être aussi débordant et t'apporter autant de détails, dans ton état actuel ? Te connaissant, tu ne pourrais qu'être dans un demi-sommeil - noir, sombre, sans rêves. Une prison obscure qui t'enferme jusqu'à que tu retrouves des forces, assez pour pouvoir à nouveau rêver.
Tu ne devais donc plus douter sur la véracité des événements.

Misha était aux petits soins, avec toi. A peine avais-tu demandé un verre d'eau qu'il s'était exécuté - t'aidant ensuite à boire quand tu avais commencé à délirer. Tu le remercies, feignant un sourire alors qu'il prend ta température sans que tu ne fasses vraiment attention. Tu déconnectes un peu de la réalité pendant qu'il s'occupe de toi, oubliant un peu ce qui se passe aux alentours - comme si tout était à la fois au ralentis et en accéléré. Cependant, tu entends qu'il s'adresse à toi - alors tu clignes des yeux en tournant la tête vers lui, tentant de te concentrer sur la situation, et de comprendre ses mots.
Ne pas travailler ? T'épuiser ? Penser à ta santé ? Tu ne comprenais pas tout, mais tu secouais tout de même la tête. Tu aurais tout le temps de te reposer après - de toutes façon, ta maladie finissait toujours par repartir. Certes, tu ne devais pas non plus la prendre à la légère - mais tu savais parfaitement que ça finirait par se calmer, alors pourquoi perdre du temps à te reposer quand tu sais parfaitement que tu vas guérir tout seul ?
Tu clignes des yeux à la vue d'un verre près de toi, et tu laisses ton ami t'appliquer une serviette humide sur le front - t'obligeant à te remettre sur le dos pour que ça tienne. Ça te dérange un peu, car tu ne peux plus le regarder dans ta position actuelle - tu es obligé de pencher un peu la tête, et ça te demande beaucoup d'efforts.

Même si tu es content d'avoir Misha à tes côtés, tu as peur de le déranger - et tu te sens mal de lui montrer un spectacle aussi pitoyable. Après tout, tu avais réussi à lui cacher le plus gros de ta maladie jusqu'à maintenant. Tu espérais que ça dure - mais malheureusement, ce n'était pas le cas. Comment t'avait-il trouvé, d'ailleurs ? Pourquoi était-il à l'infirmerie ? Était-il mal en point, lui aussi ? Tu te mords les lèvres légèrement - tu t'en voudrais encore plus, si c'était le cas.
Tu lèves les yeux vers lui lorsqu'il reprend la parole, ne captant pas tout ce qu'il dit - mais tu vois qu'il à l'air inquiet, et tu sembles comprendre qu'il te dit de faire attention à toi. Il te semble l'entendre parler de rattrapages, et même si tu n'est pas sûr, tu secoues la tête - ce n'est pas une option.
Il fait une pause, et tu le regardes - ne sachant pas vraiment si c'est toi qui a perdu l'ouïe subitement, ou s'il a juste arrêté de parler. Mais il reprend alors, déclarant que tu devais te reposer - et ne pas faire attention à lui, ni aux examens. Tu clignes des yeux - c'est plus facile que de secouer la tête. Tu ne veux pas... C'est mal et enfantin, mais te reposer t'ennuies. Et puis, tu ne sais même pas si tu as vraiment la force nécessaire pour t'endormir, et tu n'es pas assez à bout non plus pour t'évanouir.

Tu souris légèrement en sentant son geste contre tes cheveux, et tu arrives à lever le bras assez haut pour lui prendre la main et la serrer doucement. Ce simple contact te fait du bien - après tout, tu es quelqu'un de tactile. Si tu avais pu le serrer contre toi, tu l'aurais fait - mais tu n'avais même pas assez de force pour l'amener contre toi. Et puis, tu savais qu'il n'était pas aussi friand des contacts que toi - alors peut-être que tu te serais quand même abstenu.
Tu gardes sa main dans la sienne, restant silencieux un instant - les yeux ouverts, comme si tu étais en transe ou que tu réfléchissais. En réalité, ton esprit avait juste arrêté de fonctionner un court instant, et tu avais perdu la notion du temps.

« C'est ennuyant de se reposer... Et j'ai assez dormi pour aujourd'hui...»

Tu fermes cependant les yeux un instant - histoire de répandre tes forces dans ta concentration et ta parole. Ça te prends quelques instants avant de réussir à parler à nouveau - bien que ça ne soit toujours qu'avec une voix faible.

« Hm... Je ne peux pas...aller aux rattrapages... Je serais une honte... Ça les décevrait... Encore... Je ne veux pas... être un moins que rien à leurs yeux... »

Ton délire et ta fièvre font que tu te livres ouvertement à Misha, sans vraiment t'en rendre compte. Le pire dans tout ça, c'est que tu auras probablement oublié tout ce que tu as dit - ton esprit bien trop embrumé pour enregistrer des souvenirs précis, comme tes propres mots. Peut-être que ça te reviendra au bout de quelques jours, mais pas tout de suite.
Tu clignes des yeux pour rouvrir ces derniers.

« Alors je dois... travailler...Et obtenir la meilleur note...pour les rendre fiers... »

Tu voulais amorcer un mouvement pour te redresser, mais tu n'y arrives pas. Alors tu serres juste la main de ton camarade, comme pour te rassurer toi-même que tu es bel et bien vivant.
Restant ainsi, tu tournes légèrement la tête vers Misha - et tu recommences à délirer.

« Puis... Ça fait longtemps qu'on a pas discuté... Ou qu'on ne s'est pas vus....C'est un peu ma faute haha...»

Tu fermes les yeux et tu prends quelques minutes à te tourner sur le côté pour te rouler en position fœtale, serrant toujours la main de ton ami. Puis, tu murmures doucement: 

« Je suis désolé, haha... Et désolé de te revoir en ce piteux état... »

Tu rouvres les yeux et clignes ces derniers pour regarder ton ami. Même si la serviette humide remet un peu tes idées en places, tu ne cesses de rechuter dans tes délires pour y nager.

« Dis, c'est pas un rêve, hein... ? »

Puis tu ajoutes doucement, clignant des yeux.

« Dis, si c'est un rêve, tu peux me laisser jouer avec tes oreilles ? Elles sont vraiment trop mignonnes... »

Tu fais une légère pause, refermant les yeux.

« Et si tu es vraiment là... Je suis désolé de t'embêter... Mais tu peux rester ? »

Tu détestais qu'on te voie dans un piteux état, mais tu détestais encore plus être seul.
rédigé par Misha Lewis le Dim 7 Oct - 19:52
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@aidan pszczynwa L'infirmerie
Silencieusement, j’observais les expressions du manchot qui changeaient d’une minute à l’autre, passant de l’incompréhension à l’inquiétude et de la douleur à un fin sourire dont il avait le secret. Je voyais bien qu’il faisait des efforts pour masquer ses sentiments les plus véritables et les plus enfouies en lui. Je sentais qu’il ne voulait pas me déranger avec sa convalescence… Mais j’avais fait une promesse par le passé et je comptais bien la tenir - non pas seulement par devoir, mais par… amitié ? Parce que je m’étais tant attaché à lui ?

Alors que je lui caressais délicatement la tête, Aidan vint s’emparer de ma main, mêlant ses doigts au miens et la serrant doucement. Je clignais des yeux, cherchant à comprendre ce qu’il se passait. Les yeux dans le vague, Aidan semblait avoir un moment d’absence suite à ce léger contact qui m’avait fait frissonner… Mon esprit imaginait d’éventuelles scènes “pires” que celle qui se déroulait sous mes yeux - comme il l’avait dit précédemment - et je ne pus m’empêcher d’avaler ma salive nerveusement. Cela m’effrayer… J’avais peur que sa santé ne se dégrade et que je ne puisse rien faire pour empêcher l’inévitable.

Je serrais un peu cette main fébrile, à cette pensée.

Au bout d’un moment, Aidan revint à la réalité et m’avoua qu’il avait assez dormi pour aujourd’hui et qu’il était bien ennuyant de simplement se reposer. Il ferma les yeux pour se concentrer à nouveau. Sa voix était basse et faible.

Il ne souhaitait pas être un moins que rien à leur yeux, à cause d’éventuels rattrapages ? Aux yeux de qui ? Intrigué et inquiet qu’il ne s’agisse de personnes malveillantes que je ne connaissais point, je le laissais poursuivre, plongeant mes iris dorés dans les siens désormais ouverts. Je compris alors qu’il parlait certainement de sa famille adoptive. Je savais qu’il avait été adopté, mais Aidan avait été resté discret au sujet de ces fameux parents.

Je fronçais les sourcils, pensant répliquer de suite, mais la pression de sa main chaude me retint, me mordant la lèvre inférieure. Je ne devais pas m’énerver pour un rien, il n’était pas en forme et j’imaginais que j’étais mal placé pour parler de ses parents, mais…. Cela m’irritait d’entendre cela. Lui qui donnait tout le temps le meilleur de lui-même… Comment ne pas être fier d’un fils pareil ?

Aidan trouva la force de se tourner complètement vers moi, replié sur lui-même, me tenant toujours la main, comme si sa vie en dépendait. Il s’excusait de ne pas avoir été présent ces derniers temps ainsi que pour son piteux état. J’avais un pincement au coeur en l’écoutant. Je voulais répliquer, mais encore une fois j’attendais, me mordant presque la lèvre à sang. Je n’aimais pas l’écouter dire ça. Non.

Ces mots, ces quelques phrases m’attristaient et j’avais du mal à les écouter calmement. Seul l’évocation de mes oreilles “mignonnes” me fit rosirent un peu… Mais pour une fois, je ne fuyais pas du regard et je m’approchais un peu plus de lui, serrant sa main à nouveau dans les deux miennes.

- Non, ce n’est pas un rêve, c’est malheureusement la réalité… J’aurais préféré que ton état ne soit qu’un cauchemar passager, mais… Je suis quand même content de pouvoir m’être utile et d’essayer de te rassurer… D’être là, avec toi.

Je descendis de ma chaise pour me mettre à genoux à côté du lit, posant mes bras sur les draps, non loin du visage d’Aidan. Je posais ma tête sur ces derniers, l’observant d’un regard bienveillant et baissant légèrement mes oreilles. Profitant de cette nouvelle proximité, je me permis de mettre la main chaude d’Aidan au sommet de mon crâne. Une certaine rougeur me prit les joues alors que je tentais de répondre calmement. Je pouvais bien accéder à sa requête et faire, moi aussi, des efforts.

- T-Tu peux jouer avec mes oreilles si cela peut t’éviter de t’ennuyer, mais elles ne sont pas si mignonnes… Fais juste un petit peu attention, c’est très sensible… Ahah…

Profitant de mon rire gêné, je toussais légèrement avant de sourire chaleureusement tout en gardant un minimum de sérieux.

- Sinon, tu n’as pas à t’excuser. Tu es malade et ce n’est pas de ta faute. Il est vrai que cela me peine un peu de te voir dans un état pareil et encore plus de ne pas l’avoir appris plus tôt, mais… En aucun cas, absolument en aucun cas, cela ne me dérange Aidan. Je veux être là pour toi et éviter que la solitude soit ta seule compagne. Je peux comprendre que le temps est long quand on doit se reposer… C’est souvent dur de trouver une occupation autre que dormir….

Encore une fois, je pensais tenir une conversation normale, mais je devais encore perdre la concentration fragile d’Aidan. Je devais vraiment être plus bref et pertinent dans mes propos...

- Mais j’insiste bien sur le fait que je suis ici de mon plein gré et que tu ne m’embêtes pas le moins du monde !

Je détourne un moment le regard, un petit peu gêné, avant de lui faire un petit aveu.

- C’est vrai que cela fait un certain moment qu’on ne s’est pas vu… Les journées n’étaient pas pareilles, longues, pénibles et manquaient même un peu de saveur… Cependant c’était pour la bonne cause ! Tu ne pouvais pas de démultiplier pour mon plaisir personnel, alors je ne t’en veux pas ! Puis je suis content d’être là à tes côtés…

Je le regardais à nouveau avec tendresse, cette fois, levant un peu mon bras pour venir réajuster la serviette humide qui glissait, doucement, mais sûrement, de son front. Je souris légèrement.

- Je ne sais pas ce que pensent tes parents de toi et je ne vais pas les critiquer parce que je ne les connais pas, mais… déclarais-je tout en passant délicatement ma main sur sa joue dans une caresse douce et légère. Pour moi, tu es quelqu’un d’incroyable, de sérieux et de volontaire. N’importe qui pourrait être fier de toi et il serait idiot de s’arrêter sur tes simples faiblesses. Tu es un hybride, comme tout le monde. Tu as le droit d’être fatigué, tu as le droit de décompresser quand tu es débordé et surtout, tu as le droit à l’erreur de temps en temps… Tu as le droit d’être toi-même… Moi je suis vraiment fier de t’avoir comme ami…

Ramenant ma main jusqu’à moi, je piquais un fard à l’entente de mes propres paroles et au vue de mon geste... peut-être déplacé ? J’enfouis mon visage dans le draps du lit, rouge d’embarras.

- P-Pardon…



@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Lun 8 Oct - 2:34
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Misha

Please, don't leave me alone...
Ta tête était lourde - elle bourdonnait, comme si une ruche s'y nichait. Tes yeux étaient douloureux - ta tête, aussi. Heureusement, la serviette humide que Misha t'avait posé sur la tête te soulageait un peu - et tu pouvais avoir des idées un peu plus claires. Même si, au fond, la fatigue et le délire t'ensevelissaient toujours autant.
Tu avais cependant senti la main de Misha se resserrer sur la tienne - et même si tu ne savais pas si c'était réel ou non, ça t'avais fait sourire, te faisant chaud au cœur. Même si c'était juste toi qui imaginait des choses, le simple fait de ressentir cette pression contre ta main te réconfortait un peu.
Il serra finalement ta mains dans les deux siennes, se rapprochant de toi - et tu eus un nouveau un doute, te disant que ça paraissait bel et bien réel, tout de même. Mais tu savais qu'il n'était pas friand des contacts, alors tu étais perturbé. Il finit alors par déclarer que non, ce n'est pas un rêve - mais tu te demandes si ton esprit ne serait pas assez fou pour te faire un rêve qui te dit ne pas en être un. Après tout, tu mens à tout le monde - alors tu pourrais bien te mentir à toi-même sans t'en rendre compte.
Mais tu te dis que tu es bien trop fatigué pour ce genre de choses - et tu t'abandonnes donc à te dire que c'est la réalité.

Misha déclare qu'il aurait cependant préféré que ton état ne soit qu'un cauchemar passager. Se pouvait-il que tu sois le songe ? Que tu sois le cauchemar de Misha ? Mais pouvais-tu te retrouver consciemment dans le cauchemar de quelqu'un d'autre ? Ça paraissait impossible - à moins que cela ne soit ton pouvoir. Cependant, ça ne t'étais jamais arrivé, et à en juger ton état, c'était plutôt tes pensées qui déliraient.
Ton ami descends alors de sa chaise et pose sa tête sur ton matelas. Tu clignes des yeux, n'étant pas vraiment sûr de réaliser ce qui se passe. Ta main - tenue par celle de Misha - est amenée au sommet de la tête de ce dernier, alors qu'il déclare que tu peux jouer avec ses oreilles si tu le veux. Il te demande cependant de faire attention, car elles sont sensibles.
Tu ne t'attendais pas à ça, et tu te demandes si finalement ce n'est pas un rêve - vu qu'il a accepté ta requête. Mais tu te dis que tu en as marre de changer d'avis toutes les cinq minutes - alors tu considéreras ceci comme la réalité, et tant pis si ce n'était qu'un rêve.
Tu souris alors, grattouillant légèrement et doucement derrière ses oreilles, alors qu'il reprend la parole - déclarant que tu n'as pas à t'excuser. Tu lèves ton regard vers lui, clignant un peu des yeux - tentant de planter tes yeux dans les siens. Tu vois toujours un peu flou, mais tu as l'impression que ça s'arrange - ou est-ce parce qu'il s'est rapproché ? Tu ne sais pas, mais tu essaie de rester concentré sur ce qu'il raconte. Il explique que ça ne le dérange pas, et tu te sens peiné de savoir qu'il a de la peine pour toi - étrange, mais tu ne veux pas l'inquiéter pour rien. Tu sais très bien que tu vas rapidement guérir, et que ton état ne nécessite pas autant d'inquiétude. Enfin, tu n'es pas sûr de tous ses mots - car tu as des mini moments d'absences, qui te font sauter certaines de ses paroles.

Il insiste une nouvelle fois qu'il est là de son plein gré - c'est assez simple pour que ton esprit le comprenne, et tu souris légèrement, caressant doucement le dessus de sa tête. Il ajoute alors que les journées sans toi étaient longues et pénibles - et tes joues rosirent un peu, mais tu pouvais mettre ça sur le compte de la fièvre.
Il te regarde à nouveau, et tu souris doucement alors qu'il réajuste la serviette humide. Tu clignes légèrement des yeux - elle a finit par être presque tiède, à cause de ta fièvre. Mais elle te fait toujours du bien, alors ça va - et tu ne veux pas voir Misha s'éloigner à nouveau, même si c'est un court instant.
Là, maintenant, tu as juste besoin de sa présence auprès de toi.
Tu l'écoutes alors qu'il reprend la parole - te concentrant une nouvelle fois pour essayer de ne louper aucun mots. Ça te paraît important - et sa caresse te fait rougir à nouveau. Son contact capte toute ton attention - c'est comme s'il te réveillait, comme si sa main posée sur ta joue servait à te faire comprendre ce qu'il disait.
Tu lèves lentement ta deuxième main pour la placer sur la sienne - souriant légèrement tout en l'écoutant. Il est tellement gentil, tellement attentionné... Tellement différent des autres. Tu fermes les yeux, pour mieux entendre ce qu'il raconte. Ça te réchauffe le cœur, ça te fait du bien. Tu avais peur qu'il n'aime pas être ton ami - et au final, vous vous étiez tellement rapprochés...
Tu te disais qu'au final, tu avais peut-être bel et bien battu la solitude. Tu avais peut-être bel et bien gagné la guerre.

Soudain, il retire sa main et enfouit son visage contre les draps - s'excusant. Tu papillonne des yeux pour les rouvrir, et le regarde. Pourquoi il s'excuse ? As-tu eu un moment d'absence assez long pour rater quelque chose ? Tu ne sais pas - mais tu n'aimes pas le voir comme ça.
Alors tu utilises toutes tes forces disponibles pour lever les bras et les entourer autour de sa tête - le serrant doucement contre toi. Tu retiens une grimace - bouger est douloureux, mais... Qu'est-ce que ça fait du bien.
Tu fermes alors les yeux - histoire de garder tes autres forces pour l'étreindre contre toi, et lui caresse l'arrière de la tête.

« Ne t'excuses pas... Pourquoi tu t'excuses, d'ailleurs ? »

Ta voix est toujours aussi éteinte, et tu commences à te demander si au fil du temps elle ne va pas définitivement être muette. Mais tu te dis que, dans le pire des cas, tu donneras toutes tes forces restantes pour parler - quitte à abandonner ta vue et tes mouvements.

« Merci... Merci d'être là pour moi, et d'être fier de moi...J-je... je.. Je suis heureux de t'avoir en ami... Et fier, aussi... Je pourrais le crier sur les toits, haha... Mais je ne suis pas aussi incroyable que tu le crois... Je ne suis qu'un moins que rien...Inutile, et sans valeur... Même de base, je suis quelqu'un de raté... Alors je dois... Je dois redoubler d'efforts pour ne plus être un échec, pour mériter tout ce que tu dis... Je dois mériter tous ces jolis choses que tu dis sur moi... Et c'est pour ça que... que je n'ai pas le droit à l'erreur... Car je ne mérites rien de base... Alors je dois tout donner...Pour ne mériter ne serait-ce qu'une petite chose... »

Tu ne te rends pas compte à quel point tu te confies à lui - la fièvre jouant sur tes mots. Tu ne te rends pas compte que tu es sur le point de lui avouer ton plus grand secret qui t'as toujours effrayé - il suffirait juste qu'il insiste un peu plus, et tu lui avouerais tout sans broncher - sans même en avoir conscience. Et plus tard, lorsque cela te reviendras en mémoire, tu paniqueras.
Tu essaie de le serrer un peu plus contre toi, mais tu n'y arrives pas - ni même à enfouir ton visage contre son épaule. Tu te mords alors les lèvres - ça t'énerves, d'être aussi faible - et tu serres légèrement tes doigts contre ses habits en compensation.

« Tu...tu sais, il ne faut pas leur en vouloir... Ils ont toutes les raisons du monde de me détester... Ils s'attendaient à un enfant normal... Et j'ai détruit toutes leurs attentes... Je les ai déçus au plus haut point... Je m'en voudrais, si j'étais eux... »

Tu fais une pause, n'ayant pas assez de force pour revenir à ta position ou pour le serrer plus contre toi. Tu es conscient qu'il n'aime pas les contact - et pourtant, tu n'as pas pu t'empêcher de l'enlacer. Et maintenant, tu es bloqué. Ça t'embête, de le déranger ainsi.
Tu souris alors légèrement.

« Désolé... Et merci... Merci d'être là... Je suis vraiment heureux d'être ton ami, et heureux de t'avoir à mes côtés... C'était ennuyant aussi, sans toi... Même en révisant, je devrais garder du temps pour te voir... C'est trop long, sinon... Et triste, surtout...Arf, tu m'as vraiment manqué... ! Je suis vraiment content que tu sois là, avec moi... »

Tu souris et garde les yeux fermés - incapable de bouger. Tu ne sais même plus ce que tu dis, parlant sans vraiment laisser le temps à ton esprit d'analyser et de réfléchir à tes paroles. Tu dis juste ce que tu penses, ce qui te passes par la tête, sans vraiment faire le tri.
rédigé par Misha Lewis le Mar 9 Oct - 11:08
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Ses doigts fins grattaient délicatement mes oreilles, me chatouillant un peu et me procurant quelques petits frissons. Ah ces oreilles noires… J’avais souvent peur qu’on me les tire dans le but de me vouloir du mal… Je les cachais pour éviter que cela ne tente à qui que ce soit… Mais j’avais confiance cette fois-ci. Ce manchot n’était pas du genre à faire ces choses-là et tant que cela le divertissait assez et pouvait, éventuellement, lui redonner un peu le sourire… Alors, cela me convenait parfaitement.

Levant la tête pour mieux l’observer, j’écoutais Aidan avec attention. Il ne cessait de se dénigrer et de dire ô combien il était inutile et raté. Je le voyais sous un jour que je ne lui connaissais pas. Son masque habituel de gamin heureux s’effritait tandis que la vérité s’échappait de ses lèvres. Je me doutais bien que quelque chose le faisait souffrir de l’intérieur et alimentait sa peur d’être seul… Lui qui disait toujours que tout allait bien, lui qui avait ce sourire chaleureux et bienveillant, lui qui tendait toujours sa main vers les autres, lui qui était toujours aussi optimiste…

Je ne pensais pas qu’il avait une image aussi basse de lui-même… Mais dans un sens, je pouvais comprendre cette peur. La peur de ne pas être à la hauteur des espérances et de se demander pourquoi l’on nous avait abandonné. Qu’est-ce qui clochait avec nous ? Qu’est-ce que nous n’avions pas pour être des personnes heureuses comme les autres ? Aucun enfant ne méritait cela… Je n’avais jamais connu mes parents et je ne pouvais les blâmer sans savoir pourquoi ils m’avaient abandonné. J’avais fini par me faire une raison et je ne pouvais pas m’empêcher de penser que j’étais un être perfectible et bizarre, bon à jeter… Je comprenais ce que le noiraud pouvait ressentir, mais l’entendre de sa faible voix me faisait réaliser l’absurdité de la situation. Personne ne méritait un tel traitement. Personne ne méritait ces coups de poignards dans le dos.

Silencieusement, je continuais de l’observer, le laissant dire ce qu’il avait sur le coeur. Certaines de ses phrases me donnaient des coups de sang, au point même d’oublier par moment le contact doux d’Aidan sur ma tête. Ces personnes qu’il évoquait, m’écoeuraient, elles me donnaient la nausée et m’irritaient. J’enfonçais mes doigts dans le matelas, tendu et frustré.

Enfin, Aidan s’excusa de ne pas avoir été présent ces derniers temps, disant qu’il devait faire des efforts pour venir me voir et que ma présence lui manquait à lui aussi. Je me mordis la lèvre de regret. J’aurais dû me taire… Je n’aurais pas dû lui dire ça, alors qu’il était si mal en point. Quel égoïste je faisais…

Soudainement, je levais brusquement la tête et montait d’un ton sans m’en rendre compte.

- Ne dis pas ça ! criais-je à mon insu, ma voix résonnant dans toute l’infirmerie.

Me rendant compte de mon erreur, j’espérais ne pas l’avoir effrayé. Je tentais de reprendre mon calme, plongeant mon regard triste dans le sien. Pour une raison que j’ignorais, je voulais le prendre et le serrais dans mes bras pour lui prouver qu’il avait tort… Un geste qui ne me ressemblais pas et qui ne convenait pas à la situation. Je me contraignais à rester en place et éviter tout geste brusque. Il était épuisé, je n’allais pas lui imposer une étreinte désagréable. Alors je me contentais de serrer sa main de libre, l’autre étant certainement encore dans mes cheveux.

- Ne te dénigre pas comme ça, s’il te plait… poursuivis-je sur un ton plus doux. Tu es loin d’être inutile et sans valeur. Tu es une personne en or, prête à tout pour aider les autres. Tu es un peu glouton et peut-être trop tactile, mais tu offres tellement de joie autour de toi ! D’ailleurs n’oublie pas que sans toi, je ne serai plus là… Tu m’as sauvé… Dans tous les sens du terme. Tu as réussi à me faire un déclic et à m’ouvrir les yeux… Tu es parvenu à me faire espérer, finalement…

Je fermais les yeux, pestant un peu.

- Ce n’est pas juste ! Pour qui se prennent ces gens ? Ca les amuse tant de te faire souffrir comme ça ? Et ça se prétend être parents ?! Ils me dégoûtent. Il me dégoûtent tous… Je… Tu n’es pas un animal de compagnie qu’on adopte pour un plaisir personnel. Tu es un hybride comme les autres qui n’a rien demandé, tu n’as aucun compte à leur rendre, surtout s’ils te traitent avec autant de mépris…

Je secouais vivement la tête oubliant la possible main qui devait être dessus. J’aurais aimé le sortir de cette situation toxique… Mais en étais-je capable ?... Non. Je l’aiderai pour sûr et je resterai à ses côtés pour le soutenir comme il l’avait fait avec moi cette dernière année. J’étais déterminé.

- Tu mérites bien plus que tout ce que tu as déjà. Tu es si modeste… Impossible que tu sois un raté, tu n’en es pas un. Tu as toutes les cartes en main pour être un hybride comme les autres, tu as tellement de qualités. C’est moi le raté et certainement pas toi ! Tu n’as pas… ! Tu n’as pas….

Je me stoppais dans mon élan, me rendant compte que j’allais peut-être trop loin. Je m’apprêtais à lui dévoiler mes origines humaines et ce, dans toute l’infirmerie. Je me retins. Peut-être qu’un jour, j’arriverai à me confier à lui sur ce sujet… Mais ce n’était ni l’heure, ni le moment. Je ne me sentais pas prêt pour un regard de pitié ou de mépris...Même si Aidan n’était pas ce genre de personne, je ne pouvais pas m’empêcher d’y penser. On m’avait toujours observé avec ces deux types de regard… Il n’y avait que lui qui me souriait avec cette chaleur…

Je finis par me calmer à nouveau, reprenant un peu mon souffle. Je venais de lui faire une scène tel un idiot, alors que le manchot n’en avait guère besoin. Je repris sa main, sans doute tombée dans la bataille et la reposer à nouveau sur ma tête.

- Pardon… Je me suis emporté… Cela me fait aussi très chaud au coeur de savoir que je t’ai manqué, parce que toi aussi tu m’as manqué… Ce n’est vraiment pas pareil quand tu n’es pas là…

Je baissais les yeux.

- Crois-tu franchement que tu es inutile aux yeux des personnes qui tiennent à toi ? Je suis certain que je ne suis pas le seul à m’inquiéter pour toi. Tes amis doivent l’être tout autant. Et je… Je ne veux pas que tu te fasse du mal comme ça… Je ne veux pas que tu sois si malheureux… Je…

Je sentais mon coeur s’emballer dans ma poitrine, ne comprenant pas ce qu’il m’arrivait. J’avais un peu de mal à réfléchir et à organiser mes idées. J’agissais honteusement comme le plus grand des gamins, tu parles d’un soutien moral… Cependant, c’était plus fort que moi. Je voulais que ma voix l’atteigne et qu’il change d’avis à son sujet… Je savais bien à quel point c’était difficile, mais c’était aussi plus fort que moi.

Depuis quand m’étais-je senti aussi proche d’Aidan ? Ses gratouilles derrière mes oreilles et ses câlins remplis de tendresse étaient particuliers, mais ne me rebutaient pas. Ce n’était pas désagréable et bien que je ne le disais pas à voix haute et que je me montrais souvent distant, j’appréciais ce contact. J’avais toujours eu peur qu’on me fasse du mal, parce que j’ignorais les intentions de la personne en face de moi, mais… J’arrivais à me laisser aller à ses côtés, à moins me méfier et à m’ouvrir davantage aux autres… Était-ce sa fameuse magie qui opérait ? Ou autre chose ? Avec du recul et en y repensant, c’était curieux et étrange. Je ressentais en sa compagnie des sensations que je n’avais jamais ressentie ou que j’avais oublié depuis longtemps. En regardant Aidan, j’avais l’impression de revoir un peu cette figure maternelle qui me consolait lors de mes premières années à l’orphelinat. La même douceur, la même chaleur… Douloureusement, je m’en souvenais…

Je voulais aider mon ami, le soutenir et le protéger… Bien que j’en étais incapable sur beaucoup de points. Le bon à rien de cette situation, c’était bel et bien moi.

- Si ça peut t’aider à aller mieux, à extérioriser le mal qui te ronge aussi bien moralement que physiquement… Alors je serais une oreille attentive et exclusivement à ton écoute. Maintenant, demain, toujours… Tu peux compter sur moi. Je veux vraiment t’aider à aller mieux et je ne te laisserai plus seul. Donc, n’hésite pas. Si tu as besoin de pleurer, de crier, d’être joyeux ou énervé…. Je serai là. Alors n’ais pas peur d’avoir un peu d’estime pour toi...

Soudainement, malgré le sérieux de la situation actuelle, mon ventre se mit à crier famine. Dans un bruit embarrassant, pareil à un début de tremblement de terre, il trahit ma crédibilité. Je rougis rapidement, plaquant mes bras contre mon ventre dans l’espoir de le faire taire. J’avais bien conscience d’avoir faim, mais quand bien même… Il aurait pu se retenir quelques minutes de plus.



[HRP : Qu'est-ce que je monologue...]


@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Mer 10 Oct - 1:28
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Aidan

Misha

Please, don't leave me alone...
Tu t'enfonces dans la fatigue, les yeux fermés - comme si la simple action de les rouvrir te demandait beaucoup trop d'efforts. Mais tu as l'impression de ne pas pouvoir t'endormir non plus - et de toutes façons, tu ne veux pas. Tu veux rester éveillé pour Misha, pour continuer à lui parler - pour le rassurer sur ton état. Tu ne veux pas lui imposer quelqu'un qui s'endort sans prévenir, et ainsi lui faire peur.
Et puis, tu veux tout simplement continuer à lui parler, aussi - sa présence t'apaise, te fait chaud au cœur, te réconforte. En fait, tu ne voulais tout simplement pas arrêter d’interagir avec lui - il était comme spécial, différent des autres. Tu voulais rester à ses côtés - et tu voulais qu'il reste aux tiens.

Il fit soudain un mouvement brusque et son ton se haussa, ce qui - à défaut de te faire sursauter par manque de forces - te fit ouvrir les yeux subitement. Tu clignes ces derniers, le regardant, ne comprenant pas sa réaction. Pourquoi ne devais-tu pas dire cela ? Était-ce parce que la vérité était trop blessante, trop horrible ? Peut-être aurais-tu dû continuer à mentir - cependant, ton esprit n'est pas assez éveillé et en forme pour construire des mensonges cohérents. La vérité sort alors d'elle-même de tes lèvres - enfin libérée de son sceau.
Il te regarde alors, semblant retrouvé ses esprits, serrant ta main. Une chaleur te parcourt de ce simple geste - et les commissures de tes lèvres s'étendent en un mince sourire.
Il reprend alors la parole d'une voix plus douce - une voix qui pourrait t'emmener au pays des songes, si tu n'étais pas aussi fatigué et réticent à dormir. Il te demande de ne pas te dénigrer - que tu étais loin d'être inutile ou sans valeurs. Que tu es une personne en or, répandant la joie.
Que sans toi, il ne serait plus là.
Tu tressaillit légèrement à cette phrase - serrant sa main plus fort. Il est vrai que tu étais arrivé à temps, ce soir-là. Tu aurais même pu ne jamais te retrouver là-bas - et cette pensée te hantait parfois. Tu haïssais la possibilité de l'avoir raté - ou bien d'être arrivé trop tard. Tu haïssais la possibilité qu'il ait terminé au fond du bassin.
Tu fermes les yeux pour ne plus y penser - mais les images ne sont que plus fortes, dans ton esprit. Tu vois ce qui aurait pu arriver dans une réalité alternative - et ça t'effraie, tu veux fuir cette possibilité. Tu rouvres alors précipitamment tes yeux pour les planter dans ceux de Misha - comme si le quitter des yeux un instant le ferait disparaître.

Ton ami a maintenant les yeux fermés - pestant contre tes parents. D'un certain côté, ça te fait sourire... Tu te dis que Misha ferait un bon parent - qu'il a toutes les qualités pour. Il est attentif, attentionné... Il s'inquiète pour toi - plus que tes parents qui pensaient que tu jouais la comédie. Mais d'un autre côté, tu te dis que tu n'as pas à blâmer tes parents - c'est toi, qu'on devrait blâmer, pour être ainsi. Cependant, ça te fait intérieurement rire de voir Misha ainsi remonté contre quelqu'un.
Il dit alors une phrase, une phrase qui change tout. Toi, un hybride comme les autres ? C'était tout le contraire. Tu étais au plus bas de l'échelle - tous les hybrides étaient au-dessus de toi. Tu n'avais rien de normal - tu étais une sous-race, que tout le monde détestait.
Tu baisses le regard un instant, tentant de fuir ces pensées. Tu étais conscient être fatigué, et tu commençais à être conscient que tu ne tiendrais pas longtemps avant de tout lui dévoiler dans cet état - même si tu l'oublierais rapidement à cause de la fatigue. Et d'un côté, ça t'effrayais - car tu ne voulais pas qu'il parte, et tu avais peur de lui avouer ce secret sur toi.
Mais d'un autre côté - tu étais fatigué. Fatigué de porter ce poids sur tes épaules. Fatigué de mentir.
Tu voulais lui annoncer la vérité - une bonne fois pour toutes. Ou peut-être était-ce à cause de la fatigue que tu pensais cela - mais c'est ce que tu ressentais, en l'instant présent.

Il continue alors - et tu tentes de relever un regard normal vers lui, plutôt que le triste que tu avais arboré un tout petit peu plus tôt. Il déclare alors que tu mérites plus que ce que tu as déjà - que tu as toutes les cartes pour être un hybride comme les autres. Que c'est lui le raté - pas toi. Et il s'arrête, laissant sa phrase en suspens - comme s'il allait dire quelque chose qu'il ne fallait pas. Tu l'analyse du regard, curieux - profitant de cette pause pour cacher ta grimace aux mots « hybride comme les autres ». Tu n'avais rien en main pour être comme les autres - mais il ne pouvait pas savoir, tu ne lui avais jamais dit.
Fatigué, tu te demandes ce qu'il était sur le point de te dire - mais tu n'insistes pas. Tu serres juste doucement sa main - et tente de bouger l'autre pour atteindre sa joue, en vain.
Fatigué. Tu es fatigué de mentir - et de tout garder pour toi. Tu es épuisé, même, par ce secret. Alors ne pourrais-tu pas te confier ? Laisser juste une seule personne digne de confiance savoir ?

« Misha... Je... »

Mais tu as un cours instant d'hésitation - instant que ton ami choisit pour saisir ta main libre et la reposer sur sa tête. Cela te suffit pour reprendre tes esprits et secouer légèrement la tête, grattouillant légèrement à nouveau derrière ses oreilles - qu'étais-tu sur le point de faire ? Certes, tu as confiance en Misha - mais tu es terrifié à l'idée qu'il puisse te laisser suite à ce secret. Et étrangement, que quelqu'un d'autre t'abandonne ou te méprise à cause de ça - comme tes parents - ne te dérangeait pas. Mais pas pour Misha - là, ça te détruirait, pour une raison que tu ignores.
Peut-être t'étais-tu trop attaché à cette personne que tu avais sauvé de la solitude.

Misha s'excuse alors de s'être emporté - et tu secoues légèrement la tête. Tu souris légèrement lorsqu'il avoue que ça lui a fait chaud au cœur qu'il t'ait manqué - et tu lui serres un peu plus la main. Tu as l'impression que c'est tout ce que tu arrives à faire, serrer sa main - mais au fond, c'est déjà ça.
Il continue alors, demandant si tu te croyais inutile aux yeux des personnes qui tiennent à toi. Un léger rose vient colorer tes jours alors qu'il parle - tu n'y avais pas pensé. Mais après tout tu es un mensonge aux yeux des autres - enfin, aux yeux de presque tous les autres. Il était vrai que tu n'arrivais pas à mentir à Misha pour une raison que tu ignorais.
Il reprend la parole, déclarant qu'il serait une oreille attentive si tu en avais besoin - et que tu pouvais compter sur lui n'importe quand. Il dit que tu ne seras plus seul - et que tu peux pleurer, crier, peu importe - il sera là, et que tu n'as plus à avoir peur.

Mais ses paroles furent interrompues par un grognement qui te fit arrondir les yeux - son estomac. Il se replia alors sur lui-même, et tu laissa échapper un petit rire sincère - ce qui te permis de détourner l'attention des larmes qui avaient perlées au coin de tes yeux lors de son monologue. Ses mots t'avaient touchés - et tu t'étais alors laissé aller face à lui. Mais même s'il te disait de ne plus avoir peur - ta hantise ne pouvait disparaître.
Tu souris, et tente d'essuyer tes yeux rapidement contre ta manche - avant de le regarder à nouveau.

« Tu as l'air d'avoir faim... Ne t'embêtes pas pour moi, et manges un peu...Ne tombe pas malade par ma faute, haha...Mais tu peux quand même rester... »

C'est plus une demande qu'une suggestion - tu n'as pas envie qu'il s'en aille. Tu te dis aussi qu'en temps normal, il pourrait tomber malade juste en restant à tes côtés - mais ta maladie n'était pas contagieuse, tu le savais. Même si elle ressemblait présentement à une mauvaise grippe, il n'en était rien. Tu espérais juste qu'il ne ferait pas attention à ce détail, et qu'il ne poserait pas de questions - car tu n'étais pas en état de mentir.
Tu baisses alors légèrement les yeux, gardant un léger sourire sincère - avec une once de tristesse que tu cherches cependant à cacher.

« Merci... Merci vraiment d'être là... T-tu ne sais pas tout ce que ça représente pour moi...»

Tu relèves légèrement le regard vers lui, feignant un sourire.

« Est-ce que... Ça veut dire que tu tiens à moi ? Tu sais, les autres... Je ne suis qu'un mensonge, à leurs yeux... Alors est-ce que... Est-ce-qu'ils peuvent vraiment être inquiets pour quelqu'un qu'ils ne connaissent pas vraiment ? Mais toi, c'est...»

Différent.
Avec Misha, c'était différent - car tu ne lui avais jamais vraiment menti. Mais pouvais-tu lui avouer comme ça que tu étais un terrible menteur ?
Tu secoues la tête - baissant le regard. Puis, tu murmures de façon presque inaudible dans un soupir.

« Tu sais... Je suis tout, sauf un “Hybride Normal”...»

Tu te rends compte ce que tu viens de laisser échapper et tes yeux s'agrandissent - la panique t'envahissant un peu, même s'il n'a peut-être pas entendu. Mais au lieu de le lui montrer et de te décomposer sous ses yeux, tu utilises toutes tes forces disponibles - même si c'en est douloureux - pour le regarder et sourire à nouveau.

« P-pardon...J-je te retiens, haha... D-dépêches-toi de manger, t-tu m'as l'air affamé ! »

Tu gardes ton sourire, même si c'est douloureux - espérant que ta tentative d'évasion du sujet a fonctionnée. Toi, tu n'as pas faim - pas vraiment, du moins. Puis tu ne veux pas risquer de vomir à nouveau devant Misha - ça ne ferait que l'inquiéter, surtout si ta gorge abîmée régurgite du sang une nouvelle fois.
Et de toutes façons, tu n'as pas la force de manger. Peut-être boire une soupe, à la limite - mais pas autre chose.


HRP:
 
rédigé par Misha Lewis le Mer 10 Oct - 17:29
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PLEASE, DON'T LEAVE ME ALONE...
@aidan pszczynwa L'infirmerie
Presque plié en deux, je tentais désespérément de faire taire les bruits de mon ventre affamé, ce qui me prit approximativement une dizaine de secondes… Dix longues et interminables secondes… Il était vrai qu’avec le réveil d’Aidan, j’en avais oublié de manger… Mais ça pouvait bien attendre cinq minutes ! Les gémissements de mon estomac capricieux finirent par se calmer et je regardais ailleurs, les joues roses, comme si de rien n’était.

Lorsque mon regard se posa à nouveau sur Aidan, ce dernier rigolait doucement, mais de bon coeur. Même si ce moment n’avait duré que quelques instants, sa réaction me fit sourire de joie. Mon geste était involontaire, naturellement, mais le simple fait qu’il ait pu en rire… J’étais si soulagé de le voir s’exprimer sans son masque faussement heureux. Le jeune manchot me conseilla alors de me restaurer et d’éviter de trop me soucier de lui, un sourire dessiné aux lèvres.

Doucement, je serrais un peu plus sa main dans la mienne. Peut-être que je me faisais des films, peut-être que je m’imaginais des choses, mais me rendre un minimum utile pour lui me comblait de bonheur… Pour quelle raison ? Je ne sais pas... Mon sourire se fit plus chaleureux et mon regard triste se vit balayé le temps de ce moment inattendu. Je pouffais moi-même en me remémorant mes gargouillements. C’était absurde une chose pareille dans cette situation dramatique et sérieuse.

- Ne t’inquiète pas, je n’oublierai pas de manger. Promis… laissais-je échapper de mes lèvres, alors qu’il me remercia d’être présent à ses côtés, les yeux baissés. Je préfère te voir comme ça…

Lorsqu’il releva les yeux vers moi, il me posa de drôles de questions. Bien sûr que je tenais à lui… Il était mon meilleur ami, l’une des rares personnes qui m’étaient si précieuses et qui me poussaient encore à sortir de mon lit chaque matin.

Les répliques qui suivirent me mirent la puce à l’oreille. Cachait-il un si lourd secret pour ne pas se considérer comme “normal” ? Bien sûr, c’était une erreur de ma part… Personne n’était vraiment normal, chaque individu restait unique et la normalité n’avait finalement que peu de sens au sein même de Monokuro… Cependant, je me demandais ce qui le troublait autant.

Aidan revêtit son habituel masque pour me rassurer et certainement pour passer à autre chose… Mais je voyais bien que cela n’allait pas… Je sentais cette petite main chaleureuse tremblait dans la mienne… Mon sourire se fit plus discret, mais restait présent.

- Ne t’inquiète pas, rien ne presse, et je ne suis pas si affamé que ça, voyons ! Mon repas est juste à côté de l’entrée, annonçais-je tout en relâchant délicatement la main d’Aidan. Je vais aller le chercher, mais je reviens tout de suite après. Je ne suis même pas à cinq mètre de ton chevet, ça ira ?

Un doux sourire aux lèvres, je finis par le lever et je profitais d’un peu de hauteur pour venir lui ébouriffer les cheveux. Ces longues minutes à discuter à même le carrelage m’avaient un peu engourdi les genoux.

Sans me retourner, je me dirigeais vers l’entrée de l’infirmerie, non loin, parlant assez fort pour qu’Aidan m’entende et rassemblant les divers éléments de mon plateau.

- Et puis… Oui. Je tiens énormément à toi… En fait tu occupes même une place importante dans ma vie, tu…

Qu’est-ce que je racontais ? C’était Aidan qui avait de la fièvre, pas moi... Je sentais le rouge me monter encore aux joues et secouais la tête tout en réajustant les petites gourmandises que j’avais chippé au réfectoire. Mon sandwich composé de moutarde et de crudités semblait bien moins appétissant en comparaison.

- Enfin, je veux dire… Tu es un ami précieux et même s’il t’arrive de mentir parfois pour n’inquiéter personne… Si tes amis sont de vrais amis, ils doivent certainement t’apprécier tout autant que moi. Peut-être même plus… Tu dois avoir beaucoup de valeur à leur yeux… Je n’en doute pas.

Je pris le gobelet qui contenait mon café désormais tiède. Je fixais un instant le contenu et vis une vague silhouette qui devait être mon reflet. Mon esprit flottait un peu tandis que ma voix restait muette quelques instants. Un silence s’installa dans l’infirmerie alors que j’étais encore immobile, toujours la tête baissée vers mon café.

- Je… Je me demandais, Aidan… Je sais que ça ne doit pas être agréable d’y repenser, mais… Pourquoi te fais-tu tant de mal ? Pourquoi t’estimes-tu comme un être anormal et inférieur ? Est-ce que… Est-ce qu’il y a quelque chose qui fait que… Que toi aussi tu es un peu différent des autres… Est-ce que toi aussi tu en souffres… ?

Pourquoi je remettais ça sur le tapis ?! Quel idiot ! Pourquoi je ne m’arrêtais pas de parler ? Pourquoi je disais ça ? Il était bien clair qu’Aidan ne voulait pas aborder le sujet, alors pourquoi je souhaitais tant satisfaire ma curiosité ? Pourquoi est-ce que je souhaitais tant me rassurer en pensant ne pas être le seul bizarre ici… Quel égoïste…

Je pris le plateau dans mes mains et revint auprès d’Aidan, le regard baissé et un fin sourire aux lèvres.

- Pardon, je divague encore… Ca ne me regarde pas…

Je posais alors le plateau non loin du lit et me rassit au chevet du noiraud. Dans un crépitement de plastique, je pris mon sandwich, hésitant encore à le manger.

Je regardais Aidan et adoptait à nouveau une attitude chaleureuse que je n’avais pas trop de mal à reproduire aujourd’hui… Étrangement…

- J’ai apporté quelques pâtisseries si jamais tu arrives de nouveau à manger correctement. Il y a un éclair au chocolat, un mille-feuilles et trois-quatre chouquettes. N’hésites pas à me dire si tu veux quelque chose. C’est exclusivement pour toi, ahah…

Je me décidais finalement à croquer dans mon sandwich, même si mon estomac s’était noué à nouveau.



@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Jeu 11 Oct - 2:44
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Misha

Please, don't leave me alone...
La main de Misha serre doucement la tienne - et il t'offre un sourire chaleureux. Un sourire si chaleureux qu'il semblait te réchauffer tout le corps, qu'il semblait t'embaumer d'une douce atmosphère - une atmosphère paisible, qui pourrait presque te guérir sur le champ. C'est comme si la simple présence de Misha - ainsi que son sourire - pouvait te rétablir.
Comme s'il était ton sauveur - lui aussi.

Il t'avait promis qu'il n'oublierait pas de manger - ajoutant qu'il préférait te voir comme ça, souriant, heureux de vivre. Ça te faisait chaud au cœur, ça aussi - tu avais souvent chaud au cœur, quand Misha était là. Il te faisait sourire, te rendait joyeux... C'était étrange, qu'il ait cet effet là sur toi - en plus de t'empêcher de mentir. Tu te demandais de quel étrange pouvoir cela pouvait venir - et surtout, si ça venait d'un pouvoir ou non. Si ça se trouve c'était juste toi - qui n'arrivait pas à mentir en face de son naturel. Ou peut-être était-ce autre chose, tu ne savais pas - tu n'étais pas en état de réfléchir.

Lorsque tu avais laissé échapper ton erreur - et tenté maladroitement de la rattraper - il t'avait dit que rien ne pressait, et que son repas était juste à côté de l'entrée. Il ne serait pas très loin, le temps d'aller le chercher - tu clignes donc les yeux avec un sourire en signe d'acquiescement, ne pouvant hocher la tête. Puis, tu le laisses se lever - ramenant ta main vers toi, et glousses légèrement de bon cœur lorsqu'il t'ébouriffe les cheveux. Tu souris, les joues légèrement roses - être avec Misha te fait du bien, plus qu'avec n'importe qui. Il y a quelque chose, chez lui, qui le rend différent des autres. Tu ne sais pas ce que c'est, mais tu apprécies cette partie de lui - tu apprécies tout, même, et chaque jour tu es heureux d'avoir pu le connaître.
Alors qu'il s'éloigne vers son plateau et rassemble les éléments de celui-ci, il t'avoue qu'il tient en effet énormément à toi. Ce n'est alors plus le rose, mais l'écarlate qui vient colorer tes joues - accompagné d'un large sourire que tu ne peux empêcher. Tu tournes alors légèrement ta tête pour l'enfouir dans le coussin - pourquoi est-ce que ces mots te rendaient aussi heureux ? Pourquoi est-ce que ces mots - sortant de la bouche de Misha - te comblaient de bonheur ? Tu ne savais pas - mais tu aurais mis ta main à couper que ça ne t'aurais pas autant touché si c'était quelqu'un d'autre.
Misha se reprend alors - déclarant que tu es un ami précieux, malgré tes mensonges pour n'inquiéter personne. C'est vrai, il ne connaissait que ce genre de mensonges - il ne savait pas que tu avais pour habitude de raconter de réels bobards sur toi pour que les autres t'apprécient. Pas pour les rassurer. Mais en y réfléchissant, ça te fait paniquer - est-ce qu'en étant complètement honnête avec Misha, tu ne lui mentirais pas sur qui tu es réellement ?
Lui as-tu, au final, menti depuis le début ?
Non, tu ne voulais pas. Tu voulais être honnête jusqu'au bout, avec lui.

Le silence s'installe alors un cours instant - et tu pivotes ta tête pour la sortir de l'oreiller. Histoire de regarder Misha à nouveau, et de pouvoir respirer. Il semble plongé dans ses pensées, tout à coup. Et il s'adresse de nouveau à toi - te demandant pourquoi tu te fais du mal, pourquoi tu te considères comme inférieur - si toi aussi, tu es différent. La nuance de sa phrase ne te frappe pas tout de suite, tu es bien trop occupé à contenir tes émotions - à contenir ta frayeur en un visage neutre, voire perdu.
Tu ne veux pas montrer à quel point tu es terrifié. Tu clignes des yeux - recommençant à voir flou. C'est comme si tout s'écroulait, comme si tu n'arrivais plus à respirer à nouveau, comme si tu suffoquais dans ce monde.
Et alors que tu coules, Misha revient - s'excusant de « divaguer ». Tu feins un sourire, comme si c'était une blague - mais en réalité, tu ne peux pas sortir ça de ton esprit. Tu sais qu'il faudrait que tu lui en parles, un jour - même si ça t'effraies. Et ta fatigue t'emporte, te pousse - elle te souffle de tout lui dire, de tout relâcher. Après tout, ce fardeau est si lourd à porter - et tu es exténué, de continuer.
Quelques mots pouvaient si facilement te libérer...

Tu clignes des yeux lorsqu'il se rassied - tu as l'impression d'être de nouveau au bord de l'inconscience. Comme si la salle tanguait, comme si ta cage thoracique était comprimée. Pourtant, tu n'as pas l'impression de pouvoir t'évanouir sur le lit - tu as juste l'impression d'être coincé à cette limite désagréable qui te fait tourner la tête.
Tu frissonnes légèrement, et même si l'énonciation de la nourriture t'intéresse, tu ne peux retenir une grimace. Tu n'as pas faim - tu n'es même pas sûr de pouvoir manger ou digérer ce qu'il t'a apporté. Ça te rend triste, d'un côté - qu'il ai pris des choses pour toi, et que tu ne les mange même pas. Mais tu ne veux pas risquer d'être plus faible devant lui.
Alors tu reprends un sourire chaleureux - secouant légèrement la tête.

« Merci, mais je n'ai pas faim, haha...Je...»

La salle tangue, le sol t'attire - l'inconscience t'appelle, mais mets un mur devant toi. Tu es aspiré, et c'est comme si tes émotions refoulées refaisaient surfaces - la fatigue t'empêchant de tout contenir, de penser clairement - elle te balance au visage les mots que tu essayais d'oublier.
Tu trembles, tu frissonnes.

« J-je...»

Tu craques - ton visage se déforme, et des larmes viennent perler aux coins de tes yeux - coulant ensuite le long de tes joues, sur ton nez. Tu renifles - puis éclates en sanglots. Pourquoi précisément, tu ne sais pas - sûrement la fatigue, qui à forces d'émotions encaissées, te fait tout éclater.
Tu te sens mal, de craquer comme ça devant Misha - et tu as beau essayer de t'arrêter, tes sanglots ne font que redoubler - te faisant alors tousser et renifler par moments. Tu veux bouger, t'essuyer, te cacher - mais tu ne le peux pas. Tu ne peux même pas te recroqueviller pour te rouler en boule - tu es incapable de te mouvoir, ta force se déversant dans ton flots de larmes.

« J-je suis désolé... J-je suis tellement un m-mensonge à moi tout seul... J-je mens tous le temps aux autres...T-t'es le seul avec qui... A-avec qui... »

Tu essaies tant bien que mal de parler entre tes sanglots - tu avais déjà du mal avant, alors maintenant que tu es en pleurs, la difficulté est rehaussée.

« J-j'en ai marre...D-de mentir... de tout le temps mentir...C-c'est mal... E-et je suis fatigué... T-tellement fatigué, d-de mentir... E-et de tout...»

Tu trembles sous les sanglots - la fatigue te faisant parler plus que tu ne le devrais. La salle tangue toujours autant, et plus tu pleurs, plus ta tête bourdonne et t'es douloureuse. Tes mots finissent même par être des murmures - tu n'es même plus sûr qu'il t'entende. Ta vision est d'ailleurs tellement brouillée, que tu n'es même plus sûr qu'il soit toujours là.

« J-j'ai peur, M-misha... T-tellement p-peur... Ç-ça me terrifie... Q-qu'on p-puisse... M-m'abandonner pour ça... »

Tes sanglots commencent à se calmer - plus parce que tu t'es déshydraté qu'autre chose. Tu trembles toujours en reniflant, les dernières larmes continuant à couler le long de tes joues.

« M-mais j'en peux tellement plus... C-c'est si lourd, j-je...»

Tu lèves le regard vers lui en clignant des yeux - bougeant les doigts de ta main tremblante, essayant tant bien que mal de lever ton bras vers Misha.

« S-s'il te plaît, n-ne me détestes pas... N-ne m'abandonnes pas, j-je... O-on oubliera t-tout ça s'il l-le faut, e-et je me remettrais à mentir... M-même si c'est douloureux avec toi... S-si ça permet que t-tu restes, m-même si je...j-je..»

Tu laisses tomber ton bras et tes yeux se ferment, alors que tu mords tes lèvres - sanglotant et tremblotant toujours.

« M-même si j-je... n-n'ai pas de pouvoir... »

Et la fatigue triompha.
rédigé par Misha Lewis le Jeu 11 Oct - 23:03
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Mangeant presque à contre coeur, je me sentais peiné de voir Aidan à nouveau dans un état de panique qui devait lui être ingérable. Je l’avais replongé dans sa torpeur, ses doutes et sa douleur. Ma poitrine se serrait. Je n’étais vraiment qu’un idiot, encore et toujours à côté de la plaque… J’avais toujours un comportement inapproprié, des paroles déplacées.... Finalement, je restais quand même un sacré boulet.

Grimaçant, Aidan me remercia de lui avoir apporter de quoi se mettre sous la dent, mais refusa mon offre prétextant qu’il n’avait pas faim. En soit, c’était tout à fait compréhensible. Il était difficile de manger après s’être vidé aussi douloureusement. Encore une fois, je ne pouvais qu’imaginer son ressenti.

Le manchot semblait être au bord de l’évanouissement, tournant parfois de l’oeil et manquant de force pour bouger. Alerter, mes oreilles se dressèrent d’un coup et je posais mon casse-croûte que j’avais à peine entamé, prêt à réagir si jamais il rechuter dans l’inconscience.

D’abord hésitant à parler - ou n’en ayant tout simplement pas la force - le noiraud s’exprima faiblement tandis que je l’écoutais attentivement. Son doux visage au sourire maladroit laissa place à de gros sanglots. Aidan pleurait… Il pleurait à chaudes larmes, tentant vainement d’essuyer ses larmes. Il ne parvenait plus à s’arrêter. Le trop-plein sortait enfin.

Je n’avais jamais vu Aidan pleurer… Et même si la situation me brisait le coeur, j’étais soulagé qu’il se laisse finalement aller et qu’il évacue sa détresse.

Il se recroquevilla avant de poursuivre. Il était lassé de toujours mentir aux autres. Il était lassé de jouer la comédie. Sa voix fatigué se transforma doucement en murmure et je m’approchais pour mieux l’écouter. Je ne comptais pas l’interrompre, je ne comptais pas l’empêcher de se confier à moi… Il craignait que la vérité ne me fasse le repousser. La solitude l’effrayait de nouveau, se tenant au dessus de lui, telle une épée de Damoclès. Je la voyais bien… Et je ne comptais pas la laisser s’abattre sur lui.

Ses sanglots s’étaient un peu calmés, mais il tremblait toujours comme une feuille. Je m'apparais à nouveau de cette main qu’il souhaitait me tendre à nouveau, recréant un contact entre lui et moi. Il était effrayé à l’idée que je puisse le détester et l’abandonner. Il était prêt à me mentir pour me garder à ses côtés. Je me mordis la lèvre à l’entente de ces paroles.

Ce n’était pas ça. Jamais je ne pourrais être capable de lui faire ça…

Ses yeux se fermèrent. La sentence tomba.

Il était un oméga.

….

……

………..

C’était tout ?

L’observant avec mes yeux de merlan fris, j’avais cessé un instant de lui caressait la main du bout de mes doigts. Je tentais de réfléchir, mais mon cerveau ne le voulait plus. Tout ce que je pus faire… C’était laisser échapper un léger rire et un grand sourire.

Je ne me moquais pas. Je ne pouvais pas imaginer ô combien il devait être difficile d’être un oméga, surtout dans une société aussi réticente aux différences. Cela ne devait pas être simple au quotidien et il devait sans doutes beaucoup en souffrir…

Mais je ne m’attendais tellement pas à une chute pareille. Je ne m’attendais tellement pas à ça.

J’essayais de ne pas paraître déplacé, même si ma réaction était bien trop décalée par rapport à celle du pauvre manchot. Je baissais la tête et portait sa main à mon front, comme pour cacher mon embarras qui s’installait à nouveau, toujours le sourire aux lèvres. Un sourire sincère et apaisé.

- Pardon Aidan… J-Je m’attendais à tout, mais pas à ça… J’ai cru que tu allais me sortir que tu étais un sérial killer ou quelque chose de très grave… Je… ahah…

Je ne pus empêcher ce nouvel éclat de rire de sortir. J’en avais presque la larme à l’oeil. Une larme de joie sans doutes…

- Enfin… J’imagine que ce n’est pas simple d’être oméga et d’être sujet au regard des autres… Mais ta particularité ne fait pas de toi une bête de foire, une anomalie et je ne comprends toujours pas pourquoi tes parents t’en veulent à ce point… Surtout pour si peu.

J’hochais un peu la tête.

- Oméga ou pas, tu restes le Aidan que je connais et jamais je ne pourrais te détester sur un coup de tête pareil. Je t’aime beaucoup trop pour ça. Je t’ai promis d’être toujours là pour toi ! Ne pense pas que je puisse t’abandonner pour si peu, ça me vexerait presque.

J’essuyais cette fameuse larme qui ne voulait pas couler, ne prenant pas en compte qu’un mot à la sonorité bien particulière s’était échappé de ma bouche. Je me calmais rapidement, ayant bien conscience que rire alors que mon ami était paniqué, n’était pas - mais alors pas du tout - le meilleur comportement à adopter.

- Et puis, on ne va pas se mentir, mais… Beaucoup de dons chez les hybrides ne servent pas à grand chose, ahah.

Je l’observais, presque attendri. J’ignorais pourquoi, mais connaître ce lourd secret me rendait heureux et me donnait encore plus l’envie de le protéger. J’étais si soulagé que le noiraud puisse me faire confiance… De savoir que j’étais aussi important à ses yeux.

Dans un geste doux, je passais ma main sur sa joue humide, balayant quelques larmes avec tendresse. Je le sentais encore tremblant et je m’en voulais encore de l’avoir mis dans cet état. Je voulais le consoler, mais Aidan ne semblait pas avoir la force de bouger. Il devait lui être impossible de se tenir assis pour un gros câlin…

Je réfléchis un instant avant de finalement laisser parler mon intuition. Sans relâcher cette douce main, je me levais calmement de ma chaise et vins m’allonger sur le bord du lit, à côté d’Aidan, l’enlaçant d’un bras et venant le serrer contre moi. Ma tête au dessus de ces cheveux violacés - l’avantage qu’il soit plus petit que moi - je lui laissais la liberté de se blottir contre moi ou de me repousser. Je ne voulais pas être envahissant dans ce geste qui devait le surprendre tout autant que moi.

- Je te l’ai déjà promis… Je ne te laisserai jamais seul Aidan… Jamais… Sauf si bien sûr tu ne veux plus de moi… Mais ça, c’est une autre histoire.

Je savais qu’en l’état actuel des choses, Aidan avait besoin de réconfort, d’attention, de contact et de chaleur. N’ayant pas trouvé d’autres solutions pour le consoler… Je m’étais donc installé par dessus la couette et le tenait délicatement contre moi. La situation paraissait aussi improbable qu’ambigüe, mais j’évitais de trop y penser. Étrangement, ce geste chaleureux et sans arrière pensée ne me demandait pas tant d’effort que ça. C’était juste… naturel.

Doucement, je lui caressais le haut du dos pour le rassurer, lui laissant l’opportunité de pleurer à nouveau s’il en éprouvait le besoin. J’évitais de trop le serrer contre moi, afin qu’il puisse se dégager si la situation lui était trop insoutenable.

Après tout, je ne pourrais pas lui en vouloir… Il avait bien plus de raison de me repousser que moi. J’étais impur, un sang-mêlé, une erreur même de la nature... Dans mes veines coulait du sang humain infect qui m’avait rendu la vie si difficile et éprouvante. J’eus une lourde respiration à cette pensée. Même s’il avait toutes les raison du monde de me détester, je ne voulais pas qu’Aidan s’éloigne de moi. Je comprenais un peu mieux cette peur qui l’avait tant rongé de par son statut d’oméga et de sous-hybride. Je ne m’étais pas assez accroché à autrui pour comprendre cette crainte, mais désormais j’y voyais plus clair. C’était vraiment terrifiant.

Ma gorge se serrait, j’étais hésitant. Aidan venait de me révéler son lourd secret, je lui devais peut-être la pareille… L’enfant capricieux que j’étais voulait croire qu’il m’accepterait tel que j’étais, poursuivant cette belle amitié. Mais il n’était pas en état. Je ne pouvais pas encore faire un mauvais pas. Est-ce que je devais m’ouvrir un peu plus à lui aussi… ? Je lui faisais confiance, mais…

Finalement, je finis par serrer le manchot contre moi. Cette fois-ci, c’était moi qui ne voulait plus le laisser partir...

- Est-ce que… Je… Non, tu n’as pas besoin d’entendre ça, même si je… marmonnais-je en secouant la tête. Non. Relâche la pression, c’est tout ce qui compte… C’est ton moment à toi et rien qu’à toi. Moi je veux juste être aux petits soins avec toi et t’aider à aller mieux.

Étrangement, je ne pensais pas qu’une “amitié” pouvait aller si loin. J’avais l’impression de trop en faire, mais, en même temps, que c’était nécessaire. Malheureusement, je n’avais pas assez de camarade et de recul pour faire une bonne comparaison et me rendre compte qu’Aidan était peut-être un peu plus qu’un simple copain. Il avait quelque chose de spécial qui m’attirait malgré moi comme sa bonne humeur, sa personnalité, son optimisme, son coeur en or…


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rédigé par Aidan Pszczynwa le Ven 12 Oct - 2:51
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Misha

Please, don't leave me alone...
Misha riait.
Il riait, après ce que tu venais de l'avouer - et, à bout de forces, tu avais peur qu'il soit en train de se moquer de toi. Sur le coup, tu te mordis les lèvres - voulant disparaître de la surface du monde.
Mais rapidement, son rire t'étais parvenu clairement aux oreilles - il n'était ni moqueur, ni méchant. Il était véritable, joyeux, léger. Cependant, tu as peur de mal interpréter - histoire de te rassurer.
Alors tu préfères garder les yeux fermés - pour ne pas affronter la possible terrible vérité devant toi.

Mais à ta grande surprise, ta main tenue par Misha rencontre sa peau - son front, pour être plus exact - comme s'il tentait de se cacher derrière. Tu avais alors ouvert les yeux, pour le regarder.
Il souriait - un sourire sincère, chaleureux. Un sourire bienveillant.
Tu ne savais plus quoi penser.
C'est alors que Misha s'excuse - expliquant qu'il s'attendait à tout, sauf à ça - qu'il pensait que tu allais lui révéler être un tueur en séries, ou autre. Il rit alors une nouvelle fois, et tu le regardes avec des yeux ronds - ne sachant comment réagir. A vrai dire, tu ne comprenais pas vraiment ce qui se passait.
Ton ami se reprend alors - comprenant que ça ne doit pas être simple. Ce n'est pas simple quand les gens sont au courant - en effet - mais c'est pour ça que tu mentais généralement sur cette partie de toi. C'est pour ça que personne n'était au courant, et que tu le vivais globalement bien - à part pour tes parents adoptifs.
Misha essaie de te rassurer - expliquant que, même oméga, tu n'étais pas une bête de foire ou une anomalie. Il ne comprend toujours pas pourquoi tes parents t'en veulent - et tu lui expliquerait bien tout en détails, mais tu étais trop fatigué - et perdu par la situation. Peut-être une autre fois - quand tu seras en meilleur état, et que tu comprendras mieux ce qui se passe.

Misha continue alors - déclarant que pouvoir ou non, tu restais la personne qu'il connaissait et que jamais il ne pourrait te détester - il « t'aimais beaucoup trop pour ça ». Ses mots te firent rougir - tu n'étais pas sûr d'avoir bien entendu. Peut-être divaguais-tu encore.
Peut-être n'était-ce qu'un rêve, au final - même si cette possibilité avait été écartée bien plus tôt.
Misha continuait à parler - rappelant sa promesse de toujours être là pour toi - et qu'il ne t'abandonnerait pas pour si peu.
Malgré toi, tu arrives à esquisser un mince sourire - reniflant encore un peu. Ta crise de sanglots t'a exténué, mais elle t'a aussi fait du bien... Tu te sens plus léger, même si la fatigue t'accables toujours. Et puis, les mots de Misha... Si tu avais eu peur au départ, tu étais maintenant petit à petit soulagé. Soulagé qu'il t'acceptes, et qu'il trouve ce détail bénin. Soulagé que ça ne change rien à la façon dont il te regardes. D'un côté, tu te demandes pourquoi tu avais si peur - car tu savais que Misha était réellement digne de confiance.

Ton sourire s'élargit légèrement lorsque Misha énonce que la plupart des pouvoirs chez les hybrides sont inutiles. C'est vrai, tu l'avais vu avec les enfants de l'Orphelinat - et tu te demandais d'ailleurs ce que pouvait être le pouvoir de Misha. Peut-être lui demanderais-tu, un jour - si ça ne le dérangeais pas d'en parler.

Misha passe alors sa main sur ta joue humide et rosie - qui prend une teinte un peu plus foncée. Tu clignes des yeux en le regardant faire - tremblotant encore un peu des derniers sanglots. Tu renifles également - ton nez ayant commencé à couler, à cause des pleurs. Mais tu ne peux même pas bouger pour t'essuyer le nez.
Tu t'en veux d'avoir douté et d'avoir eu peur - Misha a tellement bien prit le fait que tu n'aies pas de pouvoir, que tu as envie de lui sauter au cou et de ne plus le lâcher. Tu te demandes encore comment tu pouvais être terrifié à ce point, alors que Misha... Misha a toujours été là pour toi, depuis votre rencontre - et il a toujours tenu ses promesses. Tu te sens idiot d'avoir eu aussi peur, alors que tu lui fais tant confiance.

Comme s'il lisait dans tes pensées, Misha se lève doucement. Tu le regardes alors, surpris - tandis qu'il vient s'allonger au bord du lit à tes côtés, t'enlaçant pour te serrer contre lui. Tes joues virent à l'écarlate, et tu es tellement abasourdi que tu ne réagis tout d'abord pas. Puis, tu réalises ce qui se passe et tu réunis assez de force pour enfouir ta tête contre lui - te blottissant à ses côtés. C'est agréable... Chaleureux... Tu ne pensais pas qu'un jour Misha te ferait un câlin de plein gré - lui qui n'aimait pas les contacts. Tu étais alors à la fois ébahi et émerveillé - ça te faisait chaud au cœur, chaud au corps. Comme si en te serrant contre lui, il te partageait sa chaleur corporelle.
Tu te serres alors un peu plus contre lui - dans cette étreinte chaleureuse et agréable. Tu aimerais que le temps s'arrête - et rester ainsi pour toujours.

Il reprend la parole, rappelant qu'il ne te laisserait jamais seul - sauf si tu ne voulais plus de lui. Tu arrives à secouer légèrement la tête contre son torse - ça n'arrivera jamais. Jamais tu ne voudrais qu'il parte, jamais tu voudrais te débarrasser de lui. Misha était bien trop important, à tes yeux - beaucoup trop, même.
Souriant contre lui, tu fermes les yeux - ne pouvant retenir quelques nouvelles larmes. Mais ce sont des larmes de joie - des larmes de bonheur. Il t'accepte, et reste à tes côtés - tu es comblé.
Tu pourrais définitivement croire que c'est un rêve - ou bien même que tu as atteint le paradis.

Il te caresse alors le dos, et tu te blottis un peu plus contre lui - pleurant toujours un peu. Mais ça fait du bien - même si ta tête commence à être douloureuse, à force.
Puis, Misha te serre contre lui - comme s'il ne voulait plus te lâcher. Tu le laisses faire, profitant de ce geste - ressentant sa chaleur. Si tu ne voulais pas absolument rester éveillé, tu pourrais presque t'endormir contre lui.
Il reprend alors la parole - semblant hésitant. Il balbutie, commence une phrase - puis s'interrompt - déclarant que c'est ton moment à toi, et qu'il veut t'aider à aller mieux - que tu n'as pas besoin d'entendre ça.
Les joues humides, tu relèves alors légèrement la tête vers lui pour le regarder. Un léger rose te colore les joues lorsque tu te rends compte à quel point tu es proche de lui - mais ça ne te déranges pas. Au contraire, tu te serres un peu plus contre lui et renifle comme un petit enfant - un mince sourire sur le visage.

« Merci, Misha... Merci énormément... Je... Je ne sais pas ce que je serais sans toi...» 

Tu clignes des yeux et renifle à nouveau - le regardant.

« Tu sais... Si tu veux parler, tu as le droit... Je suis désolé, je me suis laissé emporter, haha... Mais je suis toujours à l'écoute... »

Tu fermes de nouveau les yeux et enfouis de nouveau ta tête contre lui - retrouvant cette chaleureuse étreinte que tu ne veux pas quitter. Ton sourire s'élargit légèrement, et tu restes comme ça un instant.

« Tu demandais tout à l'heure si moi... “aussi”, j'étais différent... ? Est-ce que tu es...Différent, toi aussi ? »

Tu fais une pause, profitant de chaque seconde de l'étreinte.

« Enfin, c'était peut-être une figure de style, ou moi qui divague, haha... »

Tu te réfugies contre lui - sa chaleur te réconfortant. Tu ne veux plus quitter ses bras - tu pourrais même accepter de t'y endormir, au final.
Tu te demandes si tu n'es pas trop insistant, aussi - alors tu secoues la tête en restant ainsi.

« Hm, ne te sens pas obligé de parler, si c'est le cas... Je peux attendre que tu sois prêt... »

Tu clignes des yeux pour les rouvrir et relève à nouveau la tête - retrouvant cette proximité avec lui. Tu lui souris sincèrement, le regardant dans les yeux.

« Pardon, avec ça tu n'as même pas mangé, haha... Mais...»

Tu enfouis ta tête contre son épaule, cette fois-ci - réduisant encore plus cette proximité.

« Merci... Merci infiniment... Merci de m'accepter... Je ne sais même pas comment te remercier... Je ne sais même pas si tu sais ce que ça représente, pour moi... Et je me sens tellement idiot, d'avoir eu peur...  Mais merci. Merci de rester à mes côtés et de ne pas m'abandonner... Je ferais de même, car jamais je ne voudrais plus de toi... »

Tu souris alors une nouvelle fois - fermant les yeux.
Misha t'a apaisé.
rédigé par Misha Lewis le Sam 13 Oct - 12:19
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Je restais ainsi, allongé contre lui et guettant ses réactions. Quelque part, j’étais soulagé de constater qu’Aidan ne me repoussait pas. Bien au contraire, il s’était blotti à moi, enfouissant son visage contre ma poitrine.

C’était mignon… Mais aussi très étrange. Il était rare que je m’autorise des contacts aussi proches et aussi longs. J’en avais habituellement si peur que je me surprenais moi-même. Je ne parvenais pas à me détacher de cette douce étreinte. C’était plaisant. C’était confortable. C’était chaleureux… Je pourrais presque m’endormir, encerclant le manchot de mes bras, le pressant légèrement tel un doudou qui m’aiderait à combattre mes vilains cauchemars.

Doucement, Aidan, releva la tête vers moi, m’observant de ses yeux étincelant de fatigue et de fièvre accompagné d’un fin sourire. Son visage était si proche… A cause de cette position dans laquelle nous nous trouvions, le boute de mon nez n’était plus si loin du sien. Je ne m’attendais pas à une telle proximité et ne put m’empêcher de rosir un peu. Qu’est-ce que c’était que ça ? Un mélange de timidité et je joie ? Était-ce vraiment de la timidité ? Même proches, les amis ne rougissaient pas de la sorte… Il n’y avait qu’avec ce noiraud que c’était comme ça… Pourquoi c’était plus fort que moi ?

Me remerciant à nouveau, Aidan ferma les yeux et enfuit encore son visage contre moi. Je soupirais de soulagement, j’aurais bien eu du mal à garder le contact visuel dans cette situation. Malgré tout, je me sentais un peu plus apaisé. L’hybride m’assura alors de sa petite voix que si j’avais besoin de parler de quelque chose à mon tour, je n’avais pas à me retenir… Cependant… Le pouvais-je vraiment ?

Me serrant un peu plus contre lui, il fit référence à mes propos de tout à l’heure, comme quoi j’insinuais que j’étais moi aussi différent des autres hybrides. J’avalais difficilement ma salive et me raidit un peu. J’étais en proie à un dilemme… Étant donné qu’il m’avait dit ce qu’il avait sur le coeur, je ne voulais rien lui cacher et continuer de lui faire confiance… Mais en même temps, j’avais si peur qu’il ne soit trop tôt ou que la situation ne soit pas appropriée. Le pauvre petit manchot n’était sans doutes pas encore en état d’écouter mes confidences.

Aidan se rattrapa alors, émettant l’hypothèse qu’il avait peut-être mal entendu, m’encourageant tout de même et me rassurant. Il me disait que si j’avais besoin de temps, ce n’était pas un soucis.

Un drôle de frisson me parcourut le dos lorsque nos regards se croisèrent à nouveau et qu’il plongea son regard dans le mien. Malgré la fièvre, son sourire était sincère et apaisant. Malgré la douleur, il souhaitait m’écouter… Aidan était une personne très forte et si attentionnée… Je ne voulais pas jouer les profiteur et encore moins empirer son cas en l’inquiétant avec mes soucis personnels. Mais d’un autre côté… Je voulais tant m’ouvrir à lui et accéder à sa requête. Je voulais savoir une bonne fois pour toute qu’elle serait sa réponse, sa réaction… Continuerait-il de m’accepter tel que j’étais ou serait-il rebuter par mes origines douteuses ? Continuerais-je d’être son ami ?

Encore une fois, Aidan s’excusa du fait qu’il m’empêchait de manger et me fit remarquer que je n’avais pas beaucoup grignoté. Sa tête se baissa à nouveau contre mon torse et il continua de me remercier, inlassablement. “Jamais je ne voudrais plus de toi” me confia-t-il. Mon coeur se serrait. J’aimerais tellement croire en ses paroles. Aidan m’avait toujours accepté, il m’avait sauvé et apporter une touche de couleur à ma vie monotone. J’aimerais tant avoir une confiance aveugle pour ce petit bonhomme gentil… Beaucoup trop gentil. Mais je ne voulais pas lui faire de mal avec mes propres maux…

Toujours un peu tendu, je resserais tendrement mon étreinte.

- Je n’ai rien fait d’incroyable, répondis-je calmement. Je trouve qu’il est normal d’accepter un hybride tel qu’il est, même s’il n’a pas de pouvoir. Ce n’est pas ce don qui nous décrit comme hybride, c’est dans nos gènes, nos instincts et notre sang. Et c’est comme ça pour tout le monde à Monokuro…

Je repris un court instant ma respiration. Bien entendu, je devais faire partie des exceptions.

- Je ne comprends toujours pas l’intérêt de snober ceux qui seraient éventuellement dans le besoin. C’est ridicule, d’autant plus que tu fais énormément d’effort… N’oublie pas de te faire plaisir de temps en temps et de travailler aussi pour toi. Sois fier de ton travail et oublie la jalousie des autres… C’est dur, mais tu es fort et intelligent, alors je suis certain que tu arriveras à dépasser tout ça… Et je serai toujours là pour t’aider et te soutenir quand tu ne te sentiras pas en forme…

Je fis une courte pause, le serrant toujours autant. J’avais peur. J’avais peur de perdre une si belle personne, tout ça parce que je n’étais pas normal non plus. J’avais peur de son regard probablement dégoûté ou peiné. Je voulais qu’il me traite comme une personne comme les autres… C’était tout ce que je souhaitais.

- Non… Tu as bien entendu… Je suis différent des autres hybrides. Je suis même très différent de toi… Et il est vrai que cette différence a toujours été synonyme de souffrance dans ma vie. C’est très dur à porter, mais c’est encore plus dur de l’avouer à qui que ce soit et… surtout à toi. Même si ça fait très mal, même si on me persécute, je ne peux pas vraiment en vouloir aux autres de me détester. Leur réaction est naturelle, après tout…

Ma main se posa à l’arrière de la tête d’Aidan alors que je continuais de le tenir égoïstement contre moi. C’était au tour de ma voix de s’affaiblir comme si j’étais à bout de souffle. Ma gorge se serrait douloureusement, m'empêchant de parler à haute voix. Peut-être qu’inconsciemment je scellais ma voix. Ceci dit, ce n’était pas plus mal, je ne désirais pas que l’infirmerie ou les couloirs adjacents soient au courant. C’était un moment entre le noiraud et moi, les autres n’avaient pas besoin d’être au courant de quoi que ce soit…

Mon visage se rapprocha d’une des oreilles d’Aidan, comme si je venais lui chuchoter un secret d’enfant.

- Je voudrais continuer de te faire confiance, alors… S’il te plait, ne me repousse pas tout de suite… J-J’aimerais croire que tu ne m’abandonneras jamais et je ne doute pas de tes paroles, mais il ne faut pas oublier que je suis bizarre. Je… Je ne peux pas te forcer à tenir compagnie à une erreur de la nature comme moi… Et d’ailleurs, jamais je ne te forcerais à quoi que ce soit…

J’étais à nouveau en proie à l’hésitation. Je pouvais encore faire machine à rien… Mais je sentais les regrets m’accabler. Aidan ne voulait plus me mentir, je me devais d’en faire tout autant…. Finalement, je poursuivis mon récit.

- Je suis… Je suis quelque chose qui n’aurait jamais dû voir le jour sous le nom d’ “hybride”. J’ignore duquel de mes parents il s’agit, mais… Ma mère ou mon père n’était pas un hybride… C’était un humain…

Je marquais une petite pause, comme pour reprendre de l’air frais. Mes paroles me donnaient l’impression d’être en apnée sous l’eau, de retenir mon souffle à mes dépens. C’était à mon tour de trembler, mais mes tremblements restaient légers en comparaison avec ceux qu’avait pu avoir Aidan lors de sa crise de panique. Je ne pouvais pas me permettre de l’inquiéter sur mon état actuel. Ma gorge se resserrait un peu plus et mon nez me piquait un peu… A croire que mon organisme tout entier voulait m’arracher quelques larmes. Il devenait difficile de parler sur un ton calme et neutre.

- Une partie de moi est forcément humaine. Je ne suis pas un hybride, je suis juste quelque chose d’impur, une aberration sans doutes. J’empeste l’humain. Je n’ai pas de rayures de zèbres, mes yeux ont une couleur bizarre et j’ai de gros problèmes en société… Il est normal de ne pas vouloir de moi ou d’essayer de m’effacer du paysage…. Ce n’est pas étonnant qu’on ait abandonné un être abjecte pareil ahah… Au fond, qu’est-ce que je suis ? Une souillure ? Un bâtard ? Peut-être même un parasite ?... Je…

J’allais trop loin. Beaucoup trop loin. Aidan ne méritait pas d’entendre tout ceci. Les phrases que j’avais tant entendu à l’orphelinat sortait par l’intermédiaire de ma voix. Des souvenirs pas très agréables me revenaient à l’esprit. Je me sentais apeuré et coupable. Aidan n’avait pas besoin d’entendre autant de chose et encore moins en étant malade.

- Pardon… Je suis vraiment désolé… J’aurais dû garder mon calme… Tu n’avais pas besoin d’entendre tout ça….

Je desserrais mon étreinte, convaincu que malgré sa grande gentillesse et sa tolérance, il ne resterait pas de marbre face à mes propos. Je lui laissais alors l’occasion de me repousser si jamais je l’écoeurais trop.

- Je ne suis pas un hybride, je suis juste une curiosité repoussante. C’est moi la bête de foire….

Je vins plaquer ma main sur mon visage, cachant la détresse qui se lisait dans mes yeux et retirant ainsi mon bras de son dos - sans pour autant m’éloigner de sa douce chaleur qui m’enveloppait toujours. Je gardais néanmoins mon autre main dans la sienne, n’ayant plus la force de la serrer.

- Pardon, tu n’es pas en forme. Je dois me ressaisir. Je n’ai eu que ce que je méritais, voilà tout. Il aurait été mieux que je ne sois jamais là, mais… Mais tu m’as ouvert les yeux Aidan et j’ai voulu croire en cet espoir que tu m’offrais. J’y ai cru et j’y crois toujours… Et rien que pour ça, rien que pour avoir été présent pour moi et même si maintenant tu ne me vois différemment… Merci pour tout Aidan.

Toujours la vue obstruée par ma main, je souris maladroitement.

- On ne se remerciera et on ne s’excusera jamais assez, j’imagine… riais-je faussement. Je me répète encore, mais si tu as besoin de repos, de manger ou de quoi que ce soit, n’hésite vraiment pas. C’est toi qui est malade, pas moi… D’ailleurs tu as peut-être besoin d’une nouvelle serviette sur le front…

Je voulais me relever, mais c’était compliqué. J’étais si bien installé là et je me sentais aussi un peu lessivé.. Mes yeux avaient un peu rougi à cause de mon laisser aller aussi…Je ne voulais pas lui montrer cet état alors qu’il était fiévreux… Et au fond de moi je ne voulais pas qu’il me laisse m’éloigner… Bizarre non ?


[HRP : Omg, mais arrêtez moi. Trois pages et demi, et cette PLS est si présente...   Bon courage pour la suite et si quelque chose te chiffonne, n'hésite pas à me le dire !]


@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Sam 13 Oct - 20:40
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Le toucher doit être assez prolongé pour que cela soit vraiment ressenti chez l'autre.
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Misha

Please, don't leave me alone...
Tu restes contre Misha - te blottissant encore plus contre lui. Sa présence te réchauffe de l'intérieur, c'est comme si après avoir passé la journée à l'extérieur un jour de pluie, tu t'étais assis face à un bon feu sous une tonne de couvertures - un chocolat chaud à la main. Une douce chaleur qui se répand alors dans ton corps, et réveille délicatement chaque partie de ton corps gelé. Le froid s'évapore alors doucement de ton corps, pour laisser place à une petite flamme qui chauffe affectueusement tout ton corps.

Misha resserre doucement son étreinte contre toi - et reprend la parole, déclarant n'avoir rien fait d'incroyable, qu'il était normal d'accepter un hybride tel qu'il était. Que ce n'était pas un don qui déterminait les gens comme des hybrides - que c'était dans leur gènes, dans leur sang, et que c'était le cas pour tout le monde. Ça te faisait sourire, qu'il essaie de te réconforter - qu'il t'explique que ce n'était pas parce que tu étais un oméga que tu étais un moins que rien. Ça te faisait plaisir, qu'il t'accepte et te considère comme étant « normal », ce qui n'était pas le cas de tout le monde. Certains, comme tes parents, pensaient que les hybrides devaient avoir des pouvoirs - pour lui, ça n'avait pas d'importance.

Il continue, déclarant qu'il ne comprend pas que l'on peut snober ceux qui seraient dans le besoin - surtout que tu faisais des efforts. Tu l'écoutes, tout en te serrant encore plus contre lui - travailler pour toi ? Peut-être devrais-tu y penser... Mais ne fais-tu pas tout ça pour toi, au fond ? Si tu te donnes tant à fond, c'est pour rendre les autres fiers et pour qu'ils t'aiment - et ça, c'est ce que tu voulais. Mais peut-être que Misha voulait-il dire par là que tu n'avais pas à tant faire pour que les autres t'apprécient, que tu avais juste à faire ce que tu voulais - et qu'on t'apprécierait quand même.
Tu souris et t'enfouis encore plus lorsqu'il dit qu'il sera toujours là pour t'aider et te soutenir - tu espères qu'il dit vrai, mais il à l'air sincère et honnête. Même s'il préférait la solitude quand vous vous êtes rencontrés, tu as l'impression de l'avoir remplacée - et d'avoir gagné la guerre. Peut-être tiendrait-il véritablement la promesse qu'il t'a faite, ce jour-là - et qu'il ne serait plus attiré par Madame la Solitude.


Il s'arrête, et tu sens comme un changement. Tu n'es pas sûr, mais tu as l'impression que son étreinte est plus forte - comme s'il avait peur que ça soit toi, qui disparaisse.
C'est alors à ce moment qu'il dit que tu as bien entendu - qu'il est différent des autres hybrides, lui aussi. Tu rouvres alors les yeux, mais ne relève pas encore la tête. Que veut-il dire par-là ? Est-ce qu'il a lui aussi, une absence de pouvoir ? Non... Il dit être différent de toi - et que c'est cette différence qui lui a toujours apporté de la souffrance. Il dit que c'est lourd à porter - mais encore plus à avouer, surtout à toi.
C'est alors à ce moment que tu relèves légèrement la tête pour que seuls tes yeux dépassent, histoire de le regarde. Pourquoi est-ce encore plus dur avec toi ? Pourquoi est-ce qu'il souffre autant, pourquoi les autres le persécutent, pourquoi il serait normal de le détester ? Tu ne comprends pas... Misha est quelqu'un d'incroyable, de fantastique, d'extraordinaire - d'unique. Pourquoi serait-ce naturel, de le détester ? Au contraire, ce serait inadmissible - selon toi. Voire même contre nature. Tu ne comprenais pas, tout simplement.

Il pose alors sa main derrière ta tête, et sa voix s'affaiblit. Ça te fait un peu mal, de le voir comme ça. Quel lourd secret cachait-il pour que ça lui fasse aussi peur ?
Il se rapproche alors de toi, pour continuer son discours en chuchotant à ton oreille - comme s'il allait te révéler le secret du mystère du monde, et que tu étais le seul à pouvoir être au courant. Tu le laisses faire, et tu as mal pour lui.
Il a peur - peur comme toi tu avais, avant. Il te demande de ne pas le repousser, il dit qu'il aimerait croire que tu ne l'abandonneras jamais - il déclare être bizarre. Tu te resserres un peu contre lui - c'est tout ce que tu peux faire, pour l'instant. Lorsqu'il dit qu'il ne peut pas te forcer à tenir compagnie à une « erreur de la nature » comme lui, tu serres instinctivement sa main - même si bouger te fait mal. Tu vas même jusqu'à forcer tes bras à le rapprocher de toi. Ça tire dans tes membres, mais tu ignores toute douleur - c'est comme si tu ne les ressentais plus. Ta priorité était devenue d'être présent pour Misha - et tu voulais donc lui montrer que tu étais là.

Il finit alors son récit - déclarant qu'il était quelque chose qui n'aurait pas dû voir le jour sous le nom « d'hybride » : L'un de ses parents était un humain.
Tu lèves alors complètement la tête vers lui, les yeux ronds - alors qu'il fait une pause. C'est ça, qui le fait tant souffrir ? Mais... Tu ne comprends pas. Où est le problème ? Certes, les humains sont peu appréciés à Animaland - mais tu ne voyais pas en quoi ça posait un problème. Tu ne voyais pas en quoi il pouvait être détestable, ou une erreur de la nature. Certes, tu comprenais que ça pouvait être lourd à porter - tout comme toi et ton absence de pouvoir, car la société faisait en sortes de vous dire que c'était grave. Mais tu ne comprenais pas qu'on puisse utiliser une excuse aussi minable pour persécuter et détester quelqu'un - surtout quelqu'un comme Misha. Il était mi-humain, et alors ? Ça ne changeait en rien qu'il était quelqu'un d'incroyable.

Alors que tes pensées fusent et insultent toutes les personnes que Misha a pu rencontrer jusqu'à maintenant, il reprend la parole d'une voix étouffée - déclarant qu'il a une partie humaine, et qu'il n'est pas un hybride. Qu'il est quelque chose d'impur, qu'il est normal de ne pas vouloir de lui ou de vouloir l'abandonner - qu'il est une souillure, un parasite. Tu le serres encore plus fort - puisant dans toutes tes forces. Tu ne peux pas le laisser dire tout ça.
Tu ne peux pas le laisser dire tout ça sur lui-même, alors qu'il est la personne la plus incroyable que tu n'ai jamais rencontrée.

Misha s'excuse alors - déclarant qu'il aurait dû garder son calme, que tu n'avais pas besoin d'entendre tout ça. Il desserre son étreinte et tu paniques un peu - ayant peur qu'il s'en aille, alors tu t'accroches à lui. Il dit que c'est lui la bête de foire - avant de plaquer sa main contre son visage. Tu serres alors sa main qui tiens toujours la tienne - tu la serres aussi fort que tu peux, même si le résultat est faible à cause de ton état.
Tu donnes toute ton énergie à Misha - tu donnes toute ton énergie pour lui montrer que tu es là.

Il s'excuse à nouveau, déclarant que tu n'es pas en forme - qu'il doit se ressaisir. Qu'il n'a que ce qu'il mérite - qu'il aurait mieux fallu qu'il ne soit jamais là. Mais il ajoute que tu lui as aussi ouvert les yeux, et qu'il veut croire en ce que tu lui offrais. Et il te remercie alors - pour avoir été présent pour lui, pour lui avoir donné de l'espoir. Il te remercie, et d'un côté ça te fait mal - car tu ne veux pas qu'il se dénigre comme ça.
Tu te rends compte qu'au final, vous êtes extrêmement similaires : vous vous faites tous les deux souffrir pour une particularité qui vous différencie des autres. Ça vous hante, ça vous terrifie, ça vous détruit de l'intérieur. Mais d'un côté, ça vous permet de vous serrer encore plus les coudes.

Il essaie alors de changer de sujet - rappelant que tu peux lui demander si tu as besoin de quoi que ce soit, que c'est toi qui est malade. Il énonce la possibilité de changer la serviette sur ton front - mais tu secoues la tête.
La seule chose dont tu as besoin, là, maintenant - c'est lui. Et de lui remonter le moral.
Tu relèves alors complètement la tête vers lui, vers son visage caché derrière sa main. Toutes tes forces sont réunies pour que de ta main libre, tu viennes lui caresser doucement - voulant voir son visage.
Puis, c'est plus fort que toi. A bats la douleur, à bats la fatigue - tu ignores tout ça, tu ignores la moue douloureuse qui aurait dû s'installer sur ton visage lorsque tu t'élances à son cou pour le serrer encore plus fort contre toi. Tu ignores tout ça, et tu montres ton sourire le plus beau et le plus sincère.

« Qu'est-ce que ça change ? »

Tu utilises toutes tes forces pour essayer de le serrer plus fort - mais ça te fait légèrement trembler. Tu tentes de calmer ton faible corps, enfouissant ton visage contre son cou.

« Que tu sois humain, hybride, de sang-mêlé... Tu es et tu seras toujours le Misha que je connais. Et honnêtement... Je ne vois pas le problème. Je sais que les humains sont peu appréciés, ici... Mais je ne vois pas en quoi ça ferait de toi quelqu'un de détestable, d'impur... Car ça ne change pas la personne que tu es, Misha. »

Tu te rends compte que tes propres mots pourraient totalement s'appliquer à toi également - peu importe tes différences, tu restes toujours la même personne. C'est marrant, il aura fallut que quelqu'un rencontre des problèmes pour que tu te rendes compte de la stupidité de tes craintes...
Tu puises encore au plus profond de tes forces pour serrer Misha plus fort - encore et toujours plus fort. C'est comme si le voir en mauvaise posture te redonnait l'énergie dont tu avais besoin pour l'aider.

« Je sais que la société renie beaucoup les humains, tout comme elle renie les omégas... Mais... Ça ne change rien. Ça ne change rien à ton propos. Tu es toujours le même. Tu es toujours la personne à qui je tiens tant... Et jamais je ne t'abandonnerais - surtout pas pour ça. Je ne vois vraiment pas où est le problème, dans tout ça... Je ne vois pas pourquoi on devrait t'abandonner ou te détester parce que tu as du sang humain... C'est pathétique....C'est inadmissible... C'est débile, même ! Ce sont tous des minables, des lâches, des sales -.... » 

Tu t'interromps dans ta phrase avant d'utiliser un langage plus vulgaire, t'emportant beaucoup trop. Ça t'énerve, ce genre de personne - ça t'énerve de voir qu'il y a des gens assez débiles qui utilisent ce genre d'excuse pour faire souffrir des gens.
Tu soupire alors, le serrant contre toi.

« Pardon... Mais ils sont tous stupides...» 

Tu resserres alors encore une fois ton étreinte - à ce train là, tu vas finir par te vider de ton énergie. Mais peu importe - tant que tu peux montrer à Misha à quel point tu tiens à lui, et à quel point tu es là pour lui... Alors ça te va.

« N'écoute pas ce genre de personnes toxiques, Misha. Tu es... Tu es quelqu'un d'incroyable. En aucun cas tu es une aberration, une souillure ou un parasite... Je... S'il te plaît, ne dit pas ça de toi...Tu es vraiment quelqu'un d'extraordinaire, à mes yeux... Et... Et tu peux me croire, car je n'arrive pas à te mentir... »

Tu enfouis ta tête contre lui, le serrant encore plus - mais ton étreinte se faisant plus faible. Tu as peur, de cette perte d'énergie - et tu ne veux pas être infirme à nouveau. Tu puises alors encore plus profondément, donnant tout ce que tu as.

« Ne dis pas non plus que tu n'aurais jamais dû être là... Je... Je suis heureux de t'avoir rencontré, vraiment heureux. Et je suis heureux de représenter autant pour toi, de pouvoir t'aider... Je... Je continuerais, encore et encore. Je te donnerais tout l'espoir dont tu as besoin. »

Tu prends une grande inspiration - tu as l'impression de te fatiguer légèrement plus lentement, mais ça te demande tout de même beaucoup d'efforts, tout ça. Et de gérer beaucoup de douleur, aussi.
Mais c'est pour Misha.

Tu finis par esquisser un mince sourire qui tire chaque muscle de tes lèvres - tu ne pensais même pas que ton visage pouvait également ressentir de la douleur.

« Tu n'es pas repoussant, ni une abomination... Au contraire... Tu es l'union de deux personnes qui ont défié les lois, par amour... Et tu as tout de même du sang hybride en toi. Tu es un parfait mélange des deux, tu pourrais représenter à toi seul la paix entre l'espèce humaine et les hybride, montrant que l'union est plus forte que les différences... »

Tu tentes de le serrer encore plus fort, mais tes bras bougent à peine - et ton étreinte s'affaiblit. Tu poses alors ta tête contre lui, gardant un léger sourire.

« Je serais toujours là pour toi, Misha... Mais ne pense pas aussi mal de toi... Au final, on est similaire, en fait... On s'embête pour des détails que la société nous montre comme monstrueux, mais... On est tout à fait normaux, on est toujours des personnes normales, au fond. On ne devrait pas se faire souffrir pour si peu, et on devrait se serrer les coudes et prouver aux autres qu'ils ont tord, de nous rejeter pour si peu...»

Tu fermes les yeux - tu as trop donné, tes forces t'abandonnent. Tu tentes désespérément de le serrer à nouveau, de serrer sa main - mais tu es paralysé, et tu arrives juste à trembloter contre lui.
Tu te laisses alors complètement aller contre lui - relâchant tous tes muscles qui ne tiennent plus. Mais tu gardes toutes tes forces pour garder ton sourire serein.

« Sinon, pour l'instant je n'ai pas faim... Tout à l'heure, je boirais peut-être un peu... Mais seulement tout à l'heure... Pour l'instant, j'ai seulement besoin de toi, Misha... De toi, et de te réconforter... C'est tout ce dont j'ai besoin, pour me sentir mieux... »

Et à ces mots aux nuances subtiles, tu ne sais même plus si c'est toi qui parle - ou si c'est la fièvre qui est revenue.
rédigé par Misha Lewis le Dim 14 Oct - 2:03
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@aidan pszczynwa L'infirmerie
Ma main me recouvrait toujours le visage. J’avais si peur de faire face à sa réaction, de l’expression de son regard, de ses gestes… Qu’allait-il répondre à tout cela ? Comment allait-il réagir ?...

A ma grande surprise, je sentis une douce caresse m’atteindre. Je levais légèrement ma main de mes yeux pour observer ce qu’il se passait du coin des yeux. Ils étaient rougis et des larmes s’étaient faufilées aux creux. Soudainement, le manchot si fragile qui était allongé en face de moi se jeta littéralement à mon cou. Profitant de cet élan de force, il me serra contre lui, affichant un sourire des plus éclatants et des plus sincères.

“Qu’est-ce que ça change ?”... Cette simple réplique me chamboulait de l’intérieur. J’écarquillais des yeux tout en retirant enfin ma main pour y voir plus clair. Ah, que j’aurais aimé avoir ma casquette sous la main pour pouvoir me cachait en dessous… Les larmes perlaient  au coin de mes yeux. Elles n’étaient pas nombreuses, mais suffisantes pour en faire couler une ou deux.

Aidan posa alors sa tête sur mon épaule, me chatouillant légèrement le cou de ses cheveux en bataille. Il poursuivit, sortant un discours relativement proche de celui que j’avais pu dire il y a quelques minutes. Ces paroles me faisaient si chaud au coeur, j’en aurais presque pleuré… Mais mon égo ne me le permit point, je me devais de garder un minimum de contenance. Et… J’avais beau exprimer mon avis, donner des conseils, voire même des leçons de morale… Entendre ces paroles de la bouche d’un être cher et proche, ce n’était pas la même chose. Ce n’était pas pareil. Ces mots me touchaient tellement… J’avais toujours voulu les entendre.

Ma main se ressera sur celle d’Aidan, tandis que l’autre désormais disponible vint se poser sur l’épaule du jeune manchot. Je l’écoutais avec une grande attention et ne pus m’empêcher de sourire lorsqu’il tenta d’émettre une quelconque insulte vulgaire. Encore et toujours, il me serrait contre lui du mieux qu’il le pouvait.

De sa douce voix, le noiraud me confia qu’il me trouvait incroyable et extraordinaire, pesant ses mots avec beaucoup de sincérité. Je ne pouvais que croire à ses paroles, mais j’avais toujours cette fichue manie à avoir du mal à prendre au sérieux les compliments qui me semblaient exagérés. Les faux-culs existaient… Mais Aidan n’en faisait pas partie, je le savais. Je me contentais de ne rien dire, acceptant ces compliments. J’étais heureux de représenter autant pour lui, d’avoir une telle valeur à ses yeux… Cette simple pensée me calma. Il m’acceptait tel que j’étais, malgré mes différences, ce n’était pas tous les jours que je pouvais jouir d’une pareille joie.

Malheureusement, au fil de ses paroles, je sentais son étreinte diminuait en force. La surprise me fit couler une nouvelle larme que j’ignorais royalement. Je m’empressais de l’enlacer à nouveau, le tenant contre moi. Aidan se donnait tellement de mal… Je devais lui apporter toute mon attention et éviter d'aggraver ses soucis de santé.

Ses mots continuaient d’être emplis de tendresse et de bienveillance, alors que certains tocs de douleur venaient déformer son beau sourire. J’étais heureux de l’écouter, mais je ne souhaitais pas qu’il s’épuise autant pour ça… Je regrettais de lui en avoir parler alors qu’il n’était pas en forme, cependant je ne regrettais pas de lui avoir tout dit. Je le serrais tendrement, je ne voulais plus le lâcher. Concernant mes parents, je ne pouvais guère m’avancer sur le sujet, après tout, je n’étais peut-être qu’un accident… Mais sa comparaison était si belle… Comment rester insensible face à cela ?

Finalement, il m’avoua que nous n’étions pas si différents dans le fonds, ce pourquoi j’étais plutôt d’accord. Était-ce une coïncidence ? Peut-être… Peut-être que nous étions là, l’un pour l’autre, pour se soutenir face à l’adversité ignare et intolérante qui pouvait bien nous faire face. Contrairement à avant, tout était si lumineux aux côté du manchot. Je ne voulais pas perdre ce précieux espoir qu’il m’avait confié lors de notre rencontre.

Aidan ferma les yeux et je sentis ses forces s’affaiblirent rapidement au creu de mes bras. Je m’en voulais de l’avoir remis dans cet état, mais je ne pouvais que saluer son courage et sa gentillesse… Je portais sa main à mon visage, cette main que je n’avais pas lâché depuis tout à l’heure. La posant délicatement contre ma joue, je ressentais la chaleur et la douceur qui s’en émanait. C’était si agréable et réconfortant, malgré sa maladie. Il était là pour moi, mais moi aussi j’étais là pour lui.

- Merci infiniment pour toutes ces belles choses, Aidan, répondis-je en souriant tout en ayant un petite rire d’imbécile heureux ainsi que les larmes aux joues. Merci d’être là… Tes mots me touchent énormément et me font un bien fou, tu ne sais pas à quel point… Tu ne sais pas à quel point j’attendais qu’on me dise ça un jour… Et … Et c’est curieux… On se ressemble beaucoup dans le fond, comme tu l’as si bien dit ahah… Faisons des efforts ensemble et cessons de nous dénigrer, malgré ce que disent les autres de nous et même si c’est dur… Après tout, nous ne sommes plus seuls…

Je lui caressais le dos tout en serrant légèrement sa main contre ma joue, fébrile et tremblante.

- D’accord… Je penserai à te donner à boire tout à l’heure… N’oublie pas non plus de te reposer un peu… Dors si tu en as besoin… Je resterai là pour te faire office de doudou, sinon n’hésite pas à me pousser du lit si tu n’as pas assez de place ahah…

J’essayais de ne pas trop bouger. Un lit une place pour deux personnes, c’était quand même un peu juste, difficile de dire le contraire.

- Ta présence seule suffit à me réconforter… Tes paroles m’ont beaucoup aidé… Et je vois bien que ça t’a demandé beaucoup d’effort, alors… Relaxe toi. C’est tout ce qui compte pour moi maintenant. On discutera de tout quand tu iras mieux…

Prenant un instant pour retirer mes chaussures, je me glissais sous la couverture pour venir lui tenir chaud plus efficacement, chauffant aussi la couette. Mes bras ne le quittait plus. Silencieusement, je l’observais attendri. J’avais tellement de chance de le connaître et d’être si proche de lui. Je ne m’en rendais compte que maintenant.
Je me blottis un peu plus contre lui, poussant quelques mèches de mes doigts et dégageant son front pour venir y déposer mes lèvres dans un baiser léger et bref. J’ignorais pourquoi j’avais agit de la sorte… C’était venu naturellement et j’évitais de trop y réfléchir. Mon visage face au sien et à moitié sur son oreiller, je fermais les yeux.

- C’est si confortable que je risque de m’endormir un peu. J’espère que ça ne te dérange pas… Juste, rester comme ça, le temps que l’infirmière viennent me tirer du lit par les oreilles.

Je ris doucement et amèrement en m’imaginant la scène. Ca allait piquer un peu… Mais c’était pour une bonne cause.

- Enfin ce n’est pas certain que je dorme… Je ne le ferais que si tu t’endors toi aussi. Alors n’hésite pas à te laisser aller au sommeil. Tu en as grandement besoin… Après je te donnerai à boire… Je t’émietterai le mille feuille… Je t’aiderai dans tes révisions si tu veux… Je… continuais-je d’énumérer tout en comptant les choses possibles à réaliser. Je m’occuperai de toi, quoi qu’il arrive, alors reprends des forces rapidement… Que je puisse te serrer à nouveau dans mes bras sans avoir peur de te faire mal… Qu’on puisse rire sans que cela ne t’épuise… Promis ?

J’ouvris un peu les yeux, lui souriant. Je me sentais plus apaisé désormais… J’osais espérer qu’il en était de même pour Aidan...



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rédigé par Aidan Pszczynwa le Dim 14 Oct - 7:13
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Misha

Please, don't leave me alone...
Tu restes au creux des bras de Misha - paralysé, incapable de bouger. Ton corps est tellement douloureux que tu es parfois pris de spasmes, qui ne font qu'aggraver ta douleur. Mais tout ça n'a peu d'importance, car tu es avec Misha. Tu es dans ses bras, blottis contre lui - et tu le réconfortes. C'est tout ce qui t'importes - d'être là pour lui, et qu'il soit là pour toi. Tu pourrais presque en oublier ta fatigue, ta souffrance - ça t'as permis de l'ignorer pendant un long moment, d'ailleurs, jusqu'à que tu ais  trop donné de toi-même.

Tu garde les yeux fermés - tu n'arrives même plus à les ouvrir. Tu as beau réunir toutes tes forces, tu arrives juste à faire trembler tes paupières. Ça t'embête, car tu aurais aimé voir le visage de Misha - tu aurais aimé le regarder, encore et encore. À la place, il n'y a que le vide, le noir, les ténèbres affamées, aspirantes.
Mais alors que tu pensais être appelé par cette froide obscurité, ta main - celle qui est tenue par Misha - viens se poser sur la joue encore humide de ce dernier. Cette action ne vient pas de toi, car tu es tel une poupée de chiffon, incapable de bouger. C'est donc Misha, qui a dû poser ta main sur sa pommette. Tu bouges le bout des doigts - seulement le bout - pour la caresser doucement. Le simple fait de réussir cette infime action te fait alors sourire, tu es heureux de réussir à bouger pour lui - même si ce n'est qu'un minimum.

Misha te remercie alors, et tu sens sa joue s'étirer en un sourire, alors qu'un doux rire parvient à tes oreilles. Ça fait relever un peu plus les commissures de te lèvres - tu es heureux de le savoir ainsi, de le savoir en meilleure forme. De savoir que tu as réussi à faire disparaître ses craintes.
Il te remercie encore - déclarant que tes mots le touchent, lui font du bien. Que ça faisait longtemps qu'il attendait qu'on lui dise ça...
Ça te fait plaisir, de savoir que tu le rend heureux - que tu lui offres ce qu'il a toujours voulu.
Tu captes ses mots qui, de temps en temps, se font plus lointain - la faiblesse te gagnant. Tu veux te blottir encore plus contre lui, mais tu ne peux pas - alors tu continue de lui caresser la joue du bout des doigts. Tu l'entends reprendre tes mots pour dire que vous êtes similaires - et tu semble comprendre qu'il déclare qu'ensemble, vous pourriez faire des efforts pour mieux vous appréciez - que vous n'étiez plus seul. Et malgré ton état, ton sourire s'élargissait à chacun de ses mots.

Il caresse alors ton dos en serrant ta main sur sa joue - un geste si doux, si attentionné. Ne pouvant rien faire, tu te laisses aller - immobile. Tu tentes une nouvelle fois de papillonner des paupières, en vain - seule l'obscurité t'entoure. Mais avec la présence de Misha, elle se fait plus douce, plus chaleureuse, plus accueillante.
Ton ami déclare alors qu'il pensera à te donner à boire tout à l'heure - mais que tu devais te reposer, et que tu pouvais même dormir, il resterait à te servir de peluche. D'accord... Si Misha te gardait dans ses bras, alors peut-être considérerais-tu de sombrer dans ceux de Morphée - histoire d'enfin te reposer.
Il énonce la possibilité que tu ne veuilles plus de sa présence dans le lit, et tu arrives seulement à exprimer un gémissement d'enfant boudeur pour exprimer ton désaccord en tentant de t'accrocher à lui - hors de question qu'il s'en aille.

Il reprend alors la parole, déclarant que ta présence suffit à le réconforter, et que tu l'as déjà beaucoup aidé. Comment auparavant, ses mots te font sourire - encore et encore. Il observe bien que cela t'as épuisé - et te conseille de te relaxer, que c'est tout ce qui lui importait pour l'instant, que vous reprendriez la discussion quand tu seras en état. Tu arrives à dodeliner légèrement de la tête pour imiter un acquiescement - ne pouvant pas bouger, tu fais comme tu le peux pour exprimer des réponses plus ou moins claires.
Tu le sens alors bouger - puis se glisser sous la couverture avec toi. Sa chaleur t'envahis, et tu arrives à te blottir un tout petit peu plus contre lui, tandis qu'il te serrait un petit peu plus. Ton sourire s'élargit à nouveau, tu étais confortable, apaisé, serein. Tu avais définitivement l'impression de nager en plein rêve...
Tu sens alors quelque chose de chaud et de doux se poser sur ton front - et le rose te monte aux joues. Es-tu en train de délirer ? T'es-tu déjà endormi ? Ou as-t-il bel et bien posé un baiser sur le haut de ton crâne ? Tu ne sais pas, mais.. C'est agréable. Et ça te réchauffe encore plus - et... ça te rend heureux. Tu as l'impression de pouvoir guérir plus vite, avec ce « bisou magique ».

Il pose alors sa tête près de la tienne, sur l'oreiller, et déclare que c'est si confortable qu'il s'endormirait presque. Ça te fait rire - un rire léger, faible, qui s'éteint en une toux étouffée. Te déranger ? Pas le moins du monde - tu voudrais que le temps s'arrête, et passer le restant des tes jours comme ça. Tu voudrais te retrouver ainsi chaque nuit - pour effrayer les cauchemars qui te hantaient.
Il ajoute que ce n'est cependant pas certain qu'il dorme - ou plutôt, qu'il le fera seulement si tu le fais également. Cela ne risquait pas de poser problème, car tu étais aux portes du sommeil. Certes, tu n'aurais pas pu t'endormir quelques instants plus tôt - mais ayant donné toute ton énergie à réconforter Misha, tu avais besoin de recharger tes batteries.
Misha déclare d'ailleurs qu'une fois que tu te seras reposé, il te donnera à boire, t'émietterait les pâtisseries, t'aiderais dans tes révisions... Il sera là pour s'occuper de toi, tu avais juste à reprendre des forces rapidement - pour qu'il puisse te serrer dans ses bras sans craindre de te blesser. À nouveau, tu ris - puis étouffe ton rire dans une toux étranglée. Mais tu gardes le sourire, les yeux toujours fermés - et tu te blottis encore un peu plus contre lui.
Tu lui réponds - d'une voix soudainement faible et éteinte, presque un murmure.

« Promis... Je vais me reposer... Et guérir rapidement pour qu'on puisse parler, rire, se serrer dans les bras, haha... »

Tu souris, soufflant un peu - parler est maintenant une épreuve que tu n'aurais pas imaginé si difficile.

« Derien... Je suis heureux d'être là pour toi, et de... de te faire sentir mieux... Merci, aussi... Merci pour tout... Merci de... de t'occuper de moi, et de rester à mes côtés... De m'accepter... Je me sens tellement mieux, sans ce poids sur mes épaules... »

Tu sens les ténèbres t'aspirer petit à petit - mais tu ne veux pas sombrer sans avoir dit tout ce que tu voulais à Misha - tu ne veux pas sombrer au beau milieu d'une phrase.

« Je...je vais dormir, mais... Reste avec moi... Même si l'infirmière arrive... Je ne veux pas que tu partes... Je veux rester comme ça...»

Tu souris encore une fois légèrement - ton visage serein d'une personne sur le point de s'endormir.

« Merci... Pour ta présence... Je vais aller mieux, pour qu'on puisse passer du temps ensemble... Dors, toi aussi, si tu veux... On peut dormir tous les deux, haha... »

Tu souris - restant silencieux un petit moment, histoire d'attendre sa réponse. Mais les ténèbres t'aspirent de plus en plus - et tu as l'impression qu'il y a encore tant à dire, en si peu de temps.
Tu te serres un peu plus contre lui - ta voix s'abaissant encore, pour garder quelques secondes de plus d'éveil - ce qui te permettrait de continuer à lui parler.

« Misha...Je... - »


Mais au final, tu t'endors avant de finir ta phrase, malgré toi - les ténèbres rendues chaleureuses par Misha ayant eu raison de toi. Tu t'endors alors calmement contre lui, le visage serein, accompagné d'un mince sourire. Et peut-être qu'au final, c'était la fièvre qui te faisait parler - car à ton réveil, tu auras oublié ces mots qui te semblaient si importants à dire avant que le sommeil ne t'emporte.
Ou peut-être jugeras-tu simplement que le temps n'est plus le bon pour les sortir.


HRP:
 
rédigé par Misha Lewis le Dim 14 Oct - 23:00
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Contre moi, je sentais Aidan s’affaiblir de plus en plus, se laissant glisser doucement dans mes bras qui remplaçaient temporairement ceux de Morphée. Le manchot, malgré la fatigue, émit un petit rire entre quelques quintes de toux. Les paupières closes et le sourire léger, il me promit de se reposer et d’essayer de guérir le plus vite possible. Ses murmures étaient si faibles que je devais y prêter toute mon attention pour ne pas en perdre une miette.

Alors qu’il me remerciait encore, je remarquais que l’espace entre ses phrases se faisaient de plus en plus grand. Je le serrai un peu plus dans mes bras, par réflexe, comme pour l’aider à s’accrocher à la réalité quelques instants de plus. Aidan me demanda de rester auprès de lui, même une fois endormi, ce à quoi j’hochais la tête bien que j’étais conscient qu’il ne verrait pas mon geste.

Doucement, je l’observais s’endormir alors qu’il m’autorisait à dormir à ses côtés si je le souhaitais. Un sourire se dessina sur mes lèvres.

- Ne t’inquiète pas, quoi qu’il arrive, je resterai là jusqu’à ce que tu ne te portes mieux. Après on pourra passer autant de temps ensemble que tu veux… Il n’y a pas de soucis. Les vacances arrivent bientôt, après tout…

Je caresse sa main posée contre ma joue alors qu’il m'étreignit une dernière fois. Ses lèvres bougèrent un instant avant de se figer en un doux sourire. Fatigué, il venait de s’endormir au milieu de sa phrase… D’une phrase qui désormais était tombée dans les méandre de l’oublie.

Silencieusement, je contemplais son petit minois endormi. Il paraissait encore plus inoffensif et enfantin qu’à l’accoutumé. Son visage insouciant me réconforta, satisfait de voir que, malgré nos secrets, Aidan était devenu plus serein. Même si je n’avais pas fait grand chose en soi, j’étais bien heureux d’avoir pu aider mon ami, ne serait-ce qu’un peu…

Mon ami, n’est-ce pas ?... Aidan était un ami… N’est-ce pas ?

Il m’arrivait parfois de me poser la question, alors que la réponse était pourtant si claire. Que pouvait-il bien être d’autre à mes yeux qu’un ami proche et précieux ?...

Une idée me traversa l’esprit, mais je la balayais d’une léger secouement de tête. Même si je sentais qu’au fond de moi, un facteur bien plus fort que l’amitié entrait en jeu dans notre relation, je ne voulais pas ruiner notre belle amitié. Pas maintenant, pas après tout ça…

Devant cette bouille endormie, je laissais mes paupières se fermaient doucement. J’ignorais pourquoi, mais l’envie de dormir m’avait prise petit à petit. Nous n’étions qu’à la pause du midi… Était-ce les évènements qui m’avaient fatigué à mon insu ? Je ne voyais que cela comme explication… Même si elle s’avérait assez bancale.

A mon tour, je me laissais porter par l’appel du sommeil, m’endormant à point fermé aux côté d’Aidan. Il ne s’était écoulé qu’une dizaine de minutes entre nos deux endormissements. C’était impressionnant… Loin de la réalité, je ne comptais plus les minutes, ni même les heures qui s’écoulaient sans attendre.

Le repos eut raison de moi…

… Et cinq heures passèrent.

Un bruit lointain vint éveiller mes oreilles. Inconsciemment, elles bougèrent à leur guise, tentant vainement de trouver la source du bruit et d’y mettre une image mentale. Désormais à moitié éveillé, j’emmergeais peu à peu. Aidan en face moi dormait toujours… Les bruits ne venaient donc pas de lui…

La poussière du réveil embrumait mon regard alors que j'entendais une voix féminine. Avais-je des hallucinations ? Tournant légèrement la tête, j’osais regardais par dessus mon épaule… Grave erreur, peut-être ?

- Ssie....Is…. Mon...eu… E...vis…

Je ne comprenais rien… Une silhouette se pencha vers moi et vint claquer des doigts pile devant mes yeux. Ce geste brusque eut pour effet de me réveiller efficacement. Ma vue s’éclaircit, tout devint clair à nouveau. J’écarquillais les yeux en constatant que j’avais en face de moi… L’infirmière adjointe….

Les carottes étaient cuites comme on le disait si souvent...

- Non mais ça va pas ?! rétorqua-t-elle tout en me tirant l’une de mes oreilles. Qu’est-ce que vous avez dans la tête Lewis, un pois chiche ? Vous ne voyez pas que votre camarade est malade ? Et ce n’est pas l’endroit pour vous faire des papouilles, on est à l’infirmerie ici ! Les jeunes, je vous jure...

Ah. Mon oreille. Aie. aie. aie….

Ne pouvant guère me défendre face à cette femme et cédant à la douleur, je m’exécutais à sortir du lit pour me lever. Ca faisait si mal… J’étais bien content de récupérer mon oreille après cela.

- P-Pardon madame, je n’ai pas fait attention, je voulais juste prendre soin de lui…

Et je fus partie pour un petit quart d’heure de sermonnage. C’était à la fois fatiguant, mais aussi amusant. L’adjointe n’osait pas trop lever le ton, de peur de réveiller Aidan - qui, je supposais, dormait encore. Finalement, dans un long soupire, elle me fit la morale comme quoi il était grave de se lover contre un malade, même de se lover tout court dans un lieu public.

La tête baissée, je l’écoutais sans vraiment tout entendre. A moitié réveillé, je n’avais pas compris le début de son monologue, je m’étais donc plutôt attardé sur la fin de son discours, hochant la tête à quelques moments. J’avais vraiment du mal à suivre ce qu’on me disait… J’étais un peu à l’ouest… C’était très rare que je me sente ainsi au réveil. Quand elle repartit vaquer à ses occupations, je soupirais de soulagement et revint m’installer au chevet du petit manchot…

- Des papouilles et une chambre, hein… répétais-je pour moi-même en secouant la tête, les joues un peu roses. On a juste dormi, je ne vois pas ce qu’il y a de grave… Enfin…

Le fessier sur ma chaise, je me penchais vers le lit pour y poser mes bras et ma tête. J’occupais à nouveau ma place perdue au bord du matelas… Mais je n’étais plus allongé en face de lui. Pour une raison que j’ignorais ça m’attristait un peu. Je sentais mes membres un peu engourdis et lourd… Pour du repos… C’était pas trop ça…

J’observais un peu Aidan, ne pouvant m’empêcher de le trouver mignon. Son air dormeur était irrésistible… Je ne pus m’empêcher de souffler un peu sur son nez, pour voir sa réaction, tel un grand gamin.

- Qu’il est adorable le petit Aidounet quand il dort, marmonnais-je en pouffant un peu, ne m’imaginant pas un seul instant qu’une oreille distraite aurait pu m’entendre.

Je recommençais une deuxième fois, avant de finalement me dire… Que c’était quand même pas terrible et pas très respectueux de faire ça… Je soupirais, ne me doutant pas un seul instant que le petit Aidan n’était plus aussi endormi que je ne le pensais.



[HRP : aller... Je teste une suite. Si tu n'es pas assez inspirée, n'hésite pas à me le signaler. Et si besoin je modifie pour cloturer le rp, si vraiment on y arrive pas ahah]


@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Lun 15 Oct - 2:52
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Misha

Please, don't leave me alone...
Tu dors, tu dors profondément - un sommeil long, sans rêves, un sommeil lourd et réparateur. Tu es trop épuisé pour rêver, ou trop épuisé pour t'en rendre compte. Tu flottes dans un éternel vide de ténèbres, immobile, paralysé.
Mais tu n'es pas perdu - la chaleur de Misha continue de se répandre en toi, elle t'enlace, te réchauffe, t’habite - elle ne te quitte point. Tu es alors heureux, serein - confortable.
Le temps ne se mesure plus - tu as l'impression que des années passent, tout en ayant l'impression qu'il ne s'écoule plus une seconde.
Et la chaleur - la chaleur, elle ne te quitte plus. Tu n'es plus seul, dans ces sombres ténèbres glaciales - la lumière chaleureuse te guide, et te tiens compagnie.

Et puis, la chaleur, elle disparaît - comme ça, d'un coup.
Tu gémis dans ton sommeil, dans ton antre de ténèbres - tu gémis pour de vrai, aussi. Tu bouges - tu bouges ? Oui, tu bouges, dans ton lit. Tu gigotes, une moue sur le visage - cherchant cette chaleur qui a disparue, cherchant cette présence qui n'est plus.
Tu es seul - les ténèbres glaciales te rattrapent. Tu fronces les sourcils, toujours endormi -  cherchant à retrouver cette présence, remuant dans le lit, en vain. Elle a disparue - elle t'a quittée.
Ton sommeil s'agite alors - tu paniques, les sombres bras des ténèbres t'emprisonnant. Tu geins, le visage tordu, tournant dans les couvertures. Tu as froid, tu es seul - ce n'est pas normal.
Où est passé la chaleureuse présence qui te tenait compagnie, qui te protégeait du mal ?
Où est passé Misha ?

Ton sommeil est dérangé - tu commences à percevoir les alentours, à moitié endormi. Tu perçois du bruit, des éclats de voix, du mouvement - sans en comprendre le sens. L'extérieur se mêle à ton sommeil - tu as l'impression de rêver tout cela, mais ça te dérange, et tu sais alors que ça ne vient pas de ton esprit.
Tu te remplies alors sur toi-même - recroquevillé comme un fœtus, tentant de garder les restes de chaleur contre toi. Ça marche, un peu - et tu t'apaises, un peu. Mais tu sens toujours ce manque grandissant, en toi.

Tu sens soudainement un souffle sur ton nez - quelque chose de léger, de doux. Tu remues alors tes narines, cherchant d'où provient la brise - tes yeux papillonnant avec lourdeur, comme si tes paupières étaient faites de plomb.
Tu redeviens alors petit à petit conscient, les yeux toujours fermés - quittant pour de bon ces ténèbres terrifiantes, alors que des mots doux te parviennent aux oreilles - te faisant rougir. Mignon ? Aidounet ?
Étais-tu  encore sous l'emprise du sommeil, à moitié en train de rêver ?
Le souffle reviens - et tu remues le nez à nouveau, comme si tu allais éternuer. Puis, tu papillonnes encore des yeux - et arrive enfin à lever tes paupières pour observer ce qu'il y a face à toi.
Misha.

Instinctivement, tu souris - et tu es surpris, car ça ne te fait pas mal. Tu clignes des yeux, regardant ton interlocuteur - un poil triste de ne plus être contre lui.
Pendant un instant, tu te demandes si tu n'as pas rêvé tout ce qui vient de se passer.

« Salut, haha... »

Le sourire aux lèvres, tu tends ta main vers son visage pour lui caresser la joue - geste si simple, qui te semblait pourtant si compliqué, un peu plus tôt. Tu avais envie de rattraper tout le temps perdu, de faire tout ce que tu n'avais pas pu - mais chaque chose en son temps. Tu n'allais pas l’assaillir de câlins dès ton réveil - peut-être avait-il besoin de calme.

« Merci d'être resté auprès de moi... J'ai dormi combien de temps ? »

Tu sentais que ce n'était plus l'heure de déjeuner - mais il te serait impossible de dire précisément quelle heure de l'après-midi il était. Peut-être même était-il le soir, ou bien même le lendemain ? Tu ne savais pas - ton sommeil avait été si profond qu'il t'était impossible de mettre une durée dessus.
Tu souris alors - te redressant légèrement. C'est si bon, de pouvoir à nouveau bouger - même si tu étais encore un peu fatigué. Tu n'avais plus mal, c'était déjà ça - et tu n'étais plus paralysé. Tu ressentais juste une profonde fatigue - mais tu ne saurais dire si tu avais encore beaucoup de fièvre ou non.
Tu regardes alors Misha - gardant un sourire sincère.

« Merci de t'être occupé de moi, aussi... Je me sens beaucoup mieux... Encore un peu fatigué, mais beaucoup mieux, haha... »

Tu tends ta main à nouveau vers lui pour lui caresser le haut de la tête, avant de venir attraper sa main. Ça te fait tellement de bien, de pouvoir bouger de toi-même.
Tu souris, et allais reprendre la parole - mais un grondement t'interromps dès que tu ouvres la bouche. Tu rosis, puis rit légèrement - un rire léger, heureux, joyeux. Un rire délicat, qui s'échappe de ta gorge sans te faire souffrir, sans te blesser.

« Excuse-moi... On dirait que j'ai faim, haha... C'est plutôt une bonne nouvelle... Je vais boire un peu, aussi... »

Ta bouche est un peu pâteuse, sèche - tu en déduis alors que tu as dû dormir plus longtemps que tu ne le pense. Mais ça ne te dis toujours pas pour combien d'heures tu t'es assoupi.
Tu t'assis alors lentement sur le lit - testant tes membres et ton corps. Ta vision ne se brouille pas, et tu n'as pas l'air de t’affaisser sur le matelas. Aucune nausée ne te viens, aussi - tu es donc un peu plus serein à l'idée de manger, même si tu as toujours peur de tout rendre quelques heures après.
Cependant, tu as toujours froid - horriblement froid. Comme si les ténèbres glaciales s'étaient ancrées dans ton corps. Tu tires alors la couverture vers toi, puis - le sourire élargi jusqu'aux oreilles - tu te tournes alors doucement vers Misha et l'enlace doucement, le serrant contre toi. Tu souris, encore, encore, et encore - tu es heureux de pouvoir le faire, maintenant.

« Pardon... Je profites, maintenant que j'arrive à bouger, haha... Merci... Merci d'avoir été là... »

Tu relâches doucement ton étreinte, et regarde alors ton ami.

« Tu m'as l'air un peu fatigué... Ça va ? J'espère que tu n'as pas tout simplement passé des heures à me regarder dormir, et que tu t'es reposé aussi... »


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rédigé par Misha Lewis le Lun 15 Oct - 22:44
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Avachi sur le bord du lit aux draps blancs, je continuais d’observer la bouille endormie d’Aidan. Contemplant son visage paisible et innocent, je remarquais que son nez bougeait légèrement. Je clignais alors des yeux, attendant patiemment de le voir ouvrir les siens. Je ne me fis pas prier plus longtemps. Le manchot battait doucement des paupières, balayant, très certainement, la brume dû à son réveil. Ses iris violets croisèrent les miens et je lui rendis son fin sourire ainsi que son salut d’un bref “coucou”.

Désormais éveillé, Aidan tendit alors sa main vers moi pour me caresser la joue. Je réprimais un possiblement mouvement de recul qui était devenu chez moi, au fil des années, un réflexe démesuré. Je fermais mes yeux, appréciant la caresse…

Le noiraud me demanda alors l’heure qu’il était, tout en se redressant doucement. J’étais content qu’il puisse à nouveau se mouvoir et soulagé de le voir en meilleure forme que tout à l’heure. J’étais tout simplement heureux qu’il aille mieux… L’imitant, je me redressais sur ma chaise à mon tour. Mon dos me faisait un peu mal… J’en conclus que je devais être mal positionné lorsque je dormais.

Aidan continuait de me regarder, toujours avec son sourire aux lèvres. Il me remercia une énième fois de m’être occupé de lui et m’assura que seule la fatigue le pesait encore.

Il me caressa alors la tête, d’un geste doux dont je ne pouvais plus me lasser, avant de reprendre ma main. Étrangement, cela me rendait nostalgique… Alors que je l’avais tenue une bonne partie de la journée. Le ventre d’Aidan se mit soudainement à grogner. Il avait retrouvé l’appétit… Ce qui me rappelait que moi aussi… Bah j’avais un peu faim… N’ayant mangé que quelques bouchées de mon sandwich laissé de côté, mon estomac n’était pas très satisfait. Je me rendais compte que je n’avais, d’ailleurs, pas touché une seule fois à mon café. Il devait être si froid maintenant…

A la demande d’Aidan, je pris le verre d’eau que j’avais préparé avant de me glisser dans son lit cinq heures plus tôt. Le verre en main, je ne m’attendais pas un câlin surprise de la part du manchot, du moins pas à l’instant-même. C’était doux et chaleureux… Je le laissais faire, tout en prêtant attention à ne pas renverser une goutte du verre. De ma main libre, je lui caresse délicatement la tête, le laissant m’éteindre à sa convenance.

Il me fit remarquer mon air fatigué. J'écarquillais les yeux, surpris par sa phrase. Il était vrai que je me sentais un peu fatigué, malgré mes heures de sommeil et je ne pouvais guère voire les cernes qui s’étaient dessinées sous mes paupières… Enfin, il devait bien y avoir une explication derrière tout ceci.

- Je ne sais pas trop… avouais-je tout en levant les yeux pour réfléchir. Je devais sûrement être en plein rêve quand l’une des infirmières m’a tiré du lit et m’a réveillé… Je ne sais pas pour toi, mais généralement quand je me réveille au beau milieu d’un rêve ou d’un cauchemar, je me suis claqué pour le reste de la journée.

Je ris doucement avant de poursuivre.

- Et ne t’inquiète pas pour moi, je vais bien. J’en ai profité pour dormir un peu, aussi. Je ne sais plus à quelle heure nous nous sommes endormis… Mais vu l’heure qu’il est - soit bientôt 19h -  j’imagine que ça doit faire cinq ou six heures…

Je souris légèrement, fuyant du regard, les joues roses.

- En tout cas, c’est bien la première fois que je dors avec quelqu’un et… Et ce n’était pas désagréable…

Je lui tendis finalement son verre, pensant qu’il serait capable de le boire par lui-même. Après tout, quand on était malade ou en mauvaise forme, on ressentait une certaine satisfaction à pouvoir faire certaine chose sans être tout le temps assisté.

- Bois tranquillement, tu en as grand besoin. Je vais te préparer le mille feuille, je pense que c’est le plus simple à manger quand on a la mâchoire un peu engourdie… Je crois…

Je pris alors le plateau et le posais soigneusement sur mes genoux. Je commençais à défaire les différentes parties du dit mille-feuilles, le sucre glacé ayant un peu fondu avec la température ambiante. Maladroit que j’étais, je mis du sucre et de la crème un peu partout sur mes doigts…

- Tu veux que je te casse les étages du mille-feuilles en petits morceaux ou tu arriveras à manger ?--

Alors que je lui posais la question, mon attention s’égara sur le linge qui aurait dû resté sur le font du manchot malade. A vu d’oeil, la serviette ne semblait plus être mouillée. J’avais complètement oublié que le pauvre Aidan avait forcement souffert de sa fièvre tout à l’heure. Je me demandais si elle était redescendue…

Mon regard se posa alors sur mes doigts couverts de sucre… Même en les léchant, je ne pouvais pas me permettre de poser des mains pareilles sur le front de quelqu’un d’autre. Je cherchais un évier du regard… Je n’en trouvais point… Les serviettes qui accompagnaient mon casse-croûte étaient couvertes de sauce… Bon… L’infirmière non plus ne semblait pas se profiler à l’horizon lorsque je regardais autour de moi. Je me retrournai vers Aidan et une option un peu étrange apparu à mon esprit. Ce n’était sans doutes pas la meilleure des solutions, mais…

- J-J’aimerais juste vérifier que tu n’as plus de fièvre avant, donc… Hm… Ne sursaute pas trop…

Suite à mon avertissement, j’approchais doucement mon visage du sien, baissant un peu la tête pour venir coller mon front contre le sien. Afin d’éviter tout embarras et pour me concentrer, je fermais les yeux. Son front n’était plus aussi chaud, il était même un poil plus frais que le mien… J’hochais doucement du chef, satisfait.

- Ouf, tu ne sembles plus en avoir, c’est bon à savoir… Il ne te reste plus qu’à passer une bonne nuit de sommeil pour dissiper cette fatigue et… affirmais-je tout en ouvrant un peu les yeux.

Grave erreur, le feu me monta instantanément aux joues, alors que j’avais tenté tant bien que mal à ne pas être embarrassé par ma propre bêtise. Croisant son regard, je finis par reculer et toussoter brièvement.

- Pardon… Maintenant que je sais que tu vas beaucoup mieux, revenons à nos pâtisseries… J-J’ai proposé le mille-feuilles, mais il y a aussi un éclair au chocolat et quelques chouquettes… J’ai pensé que ça ne serait pas trop dur à manger ou digérer… Quoi que, je crois que la crème du mille-feuilles est plutôt lourde… Je peux toujours l’enlever, justement… Enfin, tu pourras avoir ton petit quota de sucres rapides et un peu lents…

Continuant de parler pour ne finalement rien dire, j’osais espérer que ma diversion allait me ternir ces vilaines rougeurs. La tête baissée, je fixais le plateau, redoutant un peu la réaction d’Aidan. Encore une fois, j’étais allé trop loin en pensant bien faire ahah… Entre le lit et ça… Enfin, ce n’était pas comme si c’était la première fois que j’observais le visage d’Aidan d’aussi près aujourd’hui… Si ?


@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Mar 16 Oct - 4:12
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Misha

Please, don't leave me alone...
Tu étais heureux, de te sentir mieux - tu pourrais maintenant profiter de Misha. Tu espérais juste ne pas l'embêter, à l'obliger à rester à tes côtés - et même s'il t'avait déjà assuré qu'il était là de lui-même, tu avais plusieurs fois insisté pour qu'il reste avec toi, alors... Peut-être qu'il en avait marre, mais qu'il restait pour te faire plaisir.
Tu secoues la tête pour chasser ces idées de ton esprit - voulant croire qu'il était bel et bien là parce qu'il le désirait, et qu'il partirait s'il s'embêtait vraiment. Même si, au fond de toi, tu espérais qu'il ne parte jamais.

Misha avait d'ailleurs pris ton verre lorsque tu avais évoqué que tu allais boire - son contenu manquant de peu de se renverser quand tu avais subitement câliné ton ami. Mais c'était plus fort que toi - tu étais heureux d'enfin pouvoir bouger. Peut-être même pouvais-tu tenir debout ? Tu essaierais plus tard - ou peut-être pas du tout. Cela serait embarrassant de s'écrouler devant Misha... Enfin, il a vu pire - maintenant.
Il te caresse doucement la tête, et ça te fait sourire - ton moral a nettement augmenté, maintenant que tu vas mieux. Si ton corps n'était pas encore aussi fatigué, tu aurais pu courir un marathon, tellement tu as la pêche - enfin, sur quelques mètres seulement, car tu n'es pas sportif lorsqu'il s'agit de courir.

Lorsque tu lui demanda s'il était fatigué, il te répondit qu'il ne savait pas vraiment - déclarant qu'il devait être en plein rêve, quand l'une des infirmières l'a réveillé pour le tirer du lit. C'était donc pour ça qu'il t'avait quitté ? Tu réprimes une petite moue boudeuse - si la dame en question avait été là, tu lui aurais tirée la langue. Non mais pour qui elle se prend, à te retirer Misha comme ça ?
Il reprend alors la parole - te demandant de ne pas t'inquiéter et qu'il allait bien. Il en avait profité pour dormir, lui aussi. Et bien qu'il ne savait pas vers quelle heure vous vous étiez endormi, mais à la vue de l'heure actuelle, il pensa que cela devait bien faire cinq ou six heures que vous roupilliez comme des marmottes. Tu écarquilles légèrement les yeux - tu ne pensais pas avoir dormi aussi longtemps... Mais, après tout, tu as déjà fait bien pire. En fait, tu devrais plutôt être surpris de ne pas avoir dormi jusqu'au lendemain - voire même plus. Il t'était déjà arrivé de dormir trois jours consécutifs, à cause de ta maladie - et une fois, c'était même allé jusqu'à une semaine. Donc six heures, au final... Ce n'était pas grand chose.

Il ajouta alors que c'était la première fois qu'il dormait avec quelqu'un, et que ce n'était pas désagréable. Le rouge te monte alors légèrement aux joues, qui te picotent un peu. Toi aussi, c'était la première fois - enfin, plus ou moins. Lorsque tu étais malade à l'Orphelinat et que les autres te rendaient visite, il t'était arrivé de dormir lorsqu'ils arrivaient, ou de tomber de fatigue lorsqu'ils étaient là - accrochés à ton cou. Mais tu n'es pas sûr qu'ils dormaient avec toi - tu ne penses pas que l'hôpital l'aurait accepté. Il y avait une heure pour les visites, après tout.
Tu finis par acquiescer - c'était agréable, pour toi aussi, de dormir avec quelqu'un. En fait, tu pourrais même faire ça toute les nuits - car même si ta peluche à l'écharpe à damiers ne t'a jamais quittée, elle est rattachée à un passé que tu ne connais pas. Alors que si c'était quelqu'un - comme Misha, par exemple - tu aurais une réelle attache, et tu pourrais dormir paisiblement.
Tu secoues la tête - les joues en feu. Mais à quoi donc pensais-tu ?

Misha te tend ton verre et tu le prends, alors te conseille de boire doucement, pendant qu'il préparerait le mille-feuille qui serait le plus simple à manger. Tu acquiesces et bois quelques gorgées doucement, soupirant - ça te fait du bien. Et ton corps à l'air d'accepter ce que tu avales. Et puis, ça rafraîchit un peu tes pensées, au moins. Tu es encore gêné par l'absence de limites de ton esprit...
A peines finis-tu tes gorgées qu'il te dit vouloir vérifier ta fièvre - te demandant de ne pas sursauter. Tu le regardes alors avec des yeux ronds, penchant la tête sur le côté. C'est à ce moment qu'il approche son visage du tien pour venir coller son front au tien - tu te figes alors, le visage virant au rouge. Il ferme les yeux - et toi aussi.Tu pouvais sentir son souffle contre toi, alors qu'il parlait, déclarant que tu n'avais plus l'air d'en avoir. Tu souris légèrement - ta maladie avait l'air d'être partie plus rapidement que prévue, même s'il allait falloir que tu te reposes les jours à venir. Comment allais-tu faire pour les examens ? Peut-être pouvais-tu te présenter en classe juste pour les contrôles, et retourner te reposer ensuite.. Tu verrais bien, mais tu ne veux pas faire une rechute comme aujourd'hui. Tu détestes paraître aussi faible, surtout devant des personnes que tu aimes.
Tu rouvres alors les yeux - oubliant que Misha était toujours collé à ton visage. Il rouvre alors les yeux au même moment. Le rouge te monte alors aux joues - tandis qu'il se recule doucement.

Il est rassuré, maintenant qu'il sait que tu vas mieux - et te demande si tu préfères autre chose, à la place du mille-feuille. Il pensait que ce dernier ne serait pas trop dur à manger, mais se dit qu'au final, la crème est plutôt lourde. Il dit qu'il peut toujours l'enlever si tu le veux.
Tu le regardes - tu n'as pas envie qu'il s'inquiète pour rien. Alors tu revêtis ton sourire - mais il n'est pas dessiné, il est sincère.

« Ne t'en fais pas, Misha... Le mille-feuille sera parfait, merci énormément... Ça sera plus simple à manger en petits morceaux, en effet.»

Tu gardes le sourire, faisant une petite pause - avant de reprendre.

« J'ai dormi longtemps, haha... Mais j'ai déjà fait pire... Désolé de t'avoir imposé ça, tu voulais peut-être faire autre chose de ta journée...»

Tu baisses légèrement les yeux, jouant alors avec tes doigts, murmurant:

« Je, euh... Ce n'était pas désagréable pour moi non plus... Mais tu dois t'en douter, j'aime bien le contact, haha... »

Tu relèves la tête rapidement avec un grand sourire pour changer de sujet.

« E-enfin bon ! Ne te surmènes pas trop si tu es fatigué, d'accord ? Tu m'avais l'air un peu chaud chaud, mais c'est peut-être moi qui ait un peu froid, haha... »

Tu regardes l'assiette de morceaux de mille-feuille, et en prend un morceau dans chaque main.

« Et puis, tu as intérêt à manger, toi aussi ! A cause de moi, tu ne l'as pas fait, tout à l'heure... Donc maintenant, toi aussi, tu t'occupes un peu de toi ! Sinon, je vais finir par jouer les infirmières ! ~ »

Tu ris légèrement et souris de ton habituel air joueur, tendant un morceau de mille-feuille devant ses lèvre - grignotant l'autre. Tu le mâches lentement, puis avales doucement.
Tu pousses alors un soupir de soulagement - ça à l'air de passer.


HRP:
 
rédigé par Misha Lewis le Mar 16 Oct - 23:22
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@aidan pszczynwa L'infirmerie
Alors que j’avais bien du mal à débarrasser mes joues de leurs belles rougeurs, Aidan m’assura d’un grand sourire que le mille-feuilles lui convenait parfaitement, ajoutant qu’il serait certainement plus simple de le manger en petits morceaux. Prenant en compte sa demande, je commençais à casser successivement les étages de la savoureuse pâtisserie, faisant attention à ne pas les réduire en bouillis.

Aidan s’excusa alors de m’imposer ainsi sa convalescence, semblant culpabiliser et souhaitant savoir si je n’aurais pas préféré faire autre chose de ma journée. Silencieux, je l’observais du coin de l’oeil. Dans le fond, il n’avait pas tout à fait tort… J’aurais bien plus apprécié cette journée en la compagnie d’un Aidan bien portant que d’un Aidan souffrant… Mais ainsi allait la vie, on y pouvait pas grand chose, lui comme moi. Malgré tout, il avait pu s’ouvrir à moi et me faire part de ses craintes. Il m’avait confié son terrible secret et me faisait confiance… Et ça, ça n’avait pas de prix.

Finissant de casser le deuxième étage du mille-feuilles, je portais mon attention sur le manchot, de temps à autres, guettant ses réactions. Je poursuivais ma tâche tout en écoutant ses quelques murmures… D’une petite voix, il avoua que l’expérience n’avait pas été désagréable, bien au contraire. Je rosissais légèrement en l’entendant, alors qu’il appuyait le fait qu’il aimait le contact. J’avais bien conscience de ce penchant bisounours qui le caractérisait tant… C’était surprenant au début, mais Aidan était une petite boule de plumes si adorable et si attachante… Comment dire non à un câlin avec une frimousse pareille ? Il parvenait à briser la glace qui entourait les gens de sa belle chaleur et de son optimisme enfantin… J’imaginais qu’il faisait cela avec tout le monde, après tout, il était si gentil… Je me sentais un peu moins privilégié à cette pensée… D’où venait cette légère amertume ? Pourquoi ressentais-je une certaine frustration ?... Beaucoup de mes réactions et de mes sentiments restaient énigmatiques aujourd’hui… Ou peut-être que je m’obstinais à me voiler la face ?...

Aidan enchaîna alors d’un ton à la fois enjoué et concerné. Il s’inquiétait pour moi, pour mon état et pour ma fatigue. Je secouais négativement la tête en l’écoutant. Il était vrai que je semblais plus chaud qu’Aidan lors de cette prise de température, mais il ne fallait pas oublier mon embarras présent à ce moment là qui devait fausser les résultats, tout du moins, me concernant. Ayant enfin fini de casser les étages du mille-feuilles, je tendis l’assiette dans laquelle il se trouvait, au noiraud. Il l’entama sans plus attendre. Je le regardais un instant manger, avant de reposer mon attention sur mon sandwich délaissé.

- Tu ne m’as rien imposé Aidan, rétorquais-je, le regard dans le vide. Je suis resté pour toi et de mon plein gré. Je m’en serai voulu, si je t’avais laissé seul dans un état pareil… Même si je suis impuissant face à la maladie et à ce genre de situation… Ahah… Les bisous magiques ne fonctionnent malheureusement pas dans ces cas-là, ahah…

Sur ce rire légèrement forcé, je me léchais délicatement les doigts, appréciant les petites notes sucrées et plaisantes de la pâtisserie qui ne m’était pas destinée aujourd’hui. Mon regard s’illumina à chaque petite bouchée, alors que j’essayais de déterminer les ingrédients de ce fabuleux mélange. C’était merveilleusement bon. Les restaurateurs du pensionnat étaient plutôt doué pour faire exploser de fantastiques saveurs au palais. Mes pâtisseries n’égaleront jamais les leurs.

- C’est trop bon… marmonnais-je pour moi-même avant de me reprendre, après avoir lécher mon dernier petit doigt avec gourmandise. Que je sois fatigué ou pas, c’est toi qui reste le convalescent Aidan. Mon cas ne doit inquiéter personne et je ne veux vraiment pas que tu t’embêtes avec ça pour le moment. Et même si je devais tomber malade à mon tour, je ne serais jamais aussi arrangé que tu ne l’as été tout à l’heure… Je… Alors ne t’inquiète pas pour une simple fatigue passagère. Et puis, même si je parais aussi fatigué, ce n’est pas le bout du monde, j’arrive encore à bouger ou à me tenir debout. Et si vraiment ça ne va pas, j’irais me reposer… Promis.

Je souris à Aidan, bien que je me sentais étrangement épuisé, comme si je sortais d’une séance de sport et que j’étais courbaturé d’un peu partout. Heureusement, il n’y avait rien de grave. Rien de grave…

Aidan me conseilla alors de manger à mon tour, prétextant que c’était de sa faute que j’avais le ventre vide. Bien entendu, la véritable raison était toute autre, mon estomac s’étant fait capricieux quelques heures auparavant. Le sandwich en main, je continuais de le manger. Désireux de notes sucrées, mon repas me laissait perplexe… Le manchot déclara vouloir que je m’occupe désormais de ma petite personne, me menaçant de jouer les infirmières si jamais j’allais trop loin… J’écarquillais les yeux, ma surprise me faisant avaler un morceau de mon sandwich de travers. Je toussais bruyamment avant de regarder ailleurs, hautement gêné. Qu’est-ce que je venais encore de m’imaginer là… Alors que je posais à nouveau mon regard sur Aidan, la main devant la bouche, je ne pus m’empêcher de le visualiser quelques instant dans une tenue… assez particulière. Reprends toi Misha, qu’est-ce qu’il t’arrive là ?!

- A-Attends… toussais-je encore un peu avant de finalement me calmer. Pardon… Je sais prendre soin de moi, sûrement beaucoup plus que tu ne prends soin de toi-même… A-Alors tu n’as pas besoin d’aller si loin pour moi… C’est ridicule. Toi ? Jouer les infirmières ? Ahaha ?!

Rouge pivoine, je riais faussement, essayant de balayer cette image de mon esprit. C’était pathétique de ma part… Était-ce la fatigue qui me jouait des coups bas pareils ? Je repris.

- J-Je ne veux vraiment pas t’inquiéter… Je vais bien… J’irais bien… Je n’ai mal nulle part et je ne suis pas si fatigué que ça… Tout va bien, voire même mieux grâce à toi. Grâce à toi et ton écoute bienveillante Aidan… Même si… Même si, ça me ferait beaucoup plaisir que tu sois au petit soin avec moi… Je ne veux pas que tu te forces à quoi que ce soit. J’agis aujourd’hui de mon plein gré et je n’attends rien en retour…

Indirectement, j’essayais de me convaincre que mon état ne s’était en rien dégradé, bien qu’au fond, je savais que la fatigue m’avait beaucoup gagnée. C’était donc, un demi-mensonge bercé d'innocence que je lui racontais. Disons que je n’étais pas encore conscient de la dure réalité qui se cachait derrière tout cela...
Je le regardais manger son mille-feuilles, un peu plus calme et avec une légère envie de sucrerie, alors que je croquais dans mon sandwich sans saveurs. Je secouais la tête, c’était les pâtisseries d’Aidan, pas les miennes.

- Le mille-feuilles est bon ? demandais-je le regard intéressé. J’espère que le sucre glace n’a pas trop fondu… Je peux toujours aller voir s’il y en a encore, si tu veux…


[HRP : Je te rassure, je suis pire en blablatage xD]

@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Mer 17 Oct - 4:51
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Misha

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Le mille-feuille était délicieux - tu le grignotais doucement et prudemment, ne voulant pas risquer de te sentir brutalement mal. Même si, avouons-le, ça te frustrais un peu de devoir manger aussi lentement - mais au moins, tu avais le temps de savourer chaque bouchée délicieusement sucrée.
Tu prenais alors ton temps pour déguster ta friandise - voulant être sûr que toi, tout comme ton corps, l'apprécierait comme il se doit.

Misha te réponds alors que tu ne lui as rien imposé - qu'il était resté pour toi, et de plein gré. Tu ne saurais pas décrire le sentiment qui te parcourt à ces mots - ça te fait chaud au cœur ? Non.. C'est autre chose, c'est plus fort. Ça te soulage et te rassure, oui, mais il y a autre chose - quelque chose de plus fort, sur lequel tu n'arrives pas à mettre des mots. Peut-être que ça te viendra, plus tard.
Il ajoute qu'il s'en serait voulu de te laisser dans un état pareil - même s'il ne pouvait pas faire grand chose, les bisous magiques ne fonctionnant pas vraiment dans ces cas-là. Tu souris - il faudrait essayer, qui sait ? Et puis, même s'il ne pouvait pas faire grand chose, au moins il était à tes côtés et te tenais compagnie, ne te laissais pas seul - même si tu n'aimais pas qu'on te voie dans un tel état. Au moins, tu étais accompagné - et guérir paraissait moins long.

Tu grignotes un nouveau petit morceau de mille-feuille - à défaut d'un manchot, on pourrait plutôt te prendre pour un hamster. Imitant alors cet animal en train de manger, tu regardes Misha qui - après avoir léché le sucre de ses doigts - déclare que peu importe qu'il soit fatigué ou non, tu restais le convalescent. Que son cas ne devait inquiéter personne, et que tu n'avais pas à t'embêter avec ça pour le moment. Tu fis alors une légère moue - Misha était un ami précieux à tes yeux, il était normal que tu t'inquiète de sa santé... Mais bon, tu vas le croire, car comme il le dit, il ne risque pas d'être aussi mal en point que toi quelques heures auparavant - et puis, il t'assure qu'il ira se reposer s'il va vraiment mal, donc tu ne peux que lui faire confiance.

Il manque d'ailleurs de s'étouffer à une de tes phrases - et tu penches la tête sur le côté, clignant des yeux. Qu'est-ce que tu as dis de mal ? Tu l'écoutes te répondre, et tu restes ainsi, le regardant avec de gros yeux. Bah quoi ? Qu'y avait-il de mal, à jouer les infirmières ? Certes, tu étais souvent malade, mais ça ne voulait pas dire que tu ne savais pas prendre soin de toi - pas totalement, en tous cas. Et puis, si c'est quelqu'un que tu apprécies, tu es sûr de ne pas le lâcher des yeux une seule seconde - alors tu ferais une parfaite infirmière ! Tu ne voyais vraiment pas ce qui allait, dans tout ça - et tu esquissais alors une petite mine boudeuse. Bien sûr, que tu pouvais être une infirmière - tu lui prouverais, même !
Il reprend alors - déclarant qu'il allait vraiment bien, que tu n'avais vraiment pas à t'inquiéter. Il déclara que tu l'avais même fait se sentir mieux, grâce à ton écoute - et ça te fit légèrement rosir. Ça te rendait heureux, de l'avoir aidé à se sentir mieux - ça te comblait d'un sentiment encore plus fort, une joie incommensurable.
Une euphorie chaleureuse.

Tu finis de l'écouter en grignotant encore ton mille-feuille. Puis, tu fais une pause - attendant de voir si tout ce que tu as ingéré est digéré par ton estomac ou non, même si tu as à peine mangé un quart de la part de gâteau. Ça te peine presque, de le voir tout seul, dehors, ne demandant qu'à être mangé. Si tu n'avais pas peur d'être malade devant Misha, tu l'aurais probablement déjà englouti.
Tu souris alors et lèches doucement le bout de tes doigts pour en retirer le sucre - ne remarquant pas qu'un peu de crème s'était logée au coin de tes lèvres. Puis, tu regardes Misha - gardant un air serein sur le visage.

« Le mille-feuille est très bon, oui ! Ne t'en fais pas, pour le sucre glace, ça va aller, haha... Ah, tu veux goûter ? Ne t'embête pas, hein... ! Je vais faire une petite pause et je ne suis pas sûr de manger toutes les pâtisseries, et ça serait dommage de les gâcher, les pauvres... »

Tu ris légèrement, conscient que ce que tu viens de dire est étrange. Comment pouvait-on plaindre quelque chose qui ne se fait pas manger ? Au contraire, l'objet devrait être heureux de ne pas mourir mâché et digéré, non ? A moins qu'il ne veuille absolument se faire dévorer - ce qui était bizarre.
Tu secoues légèrement la tête - même si Misha avait dit que tu n'avais plus de fièvre, tu devais encore en avoir quelques séquelles, vu tes pensées.
Tu finis alors par arborer un sourire sincère, poussant un léger soupire.

« D'accord... Je vais te faire confiance et ne pas m'inquiéter...Mais ne crois pas que je me forcerais si je devais m'occuper de toi ! Je... Ça me ferait très plaisir... Enfin, d'un côté, non, car je ne veux pas que tu sois malade, quand même... Mais si tu es mal en point, je...je me ferais un plaisir de m'occuper de toi, haha... »

Ton sourire s'élargit inconsciemment, alors que tu tritures la couette de des doigts, regardant le sol. Certes, tu as plus souvent été à la place du patient que de la personne attentionnée, mais tu y arriveras, non? Surtout si c'est pour quelqu'un que tu apprécies comme Misha... Tu donnerais tout pour qu'il aille mieux, quitte à faire des recherches dans des livres de médecine s'il le fallait. Après tout, quoi de mieux que de se renseigner sur les maux pour mieux les combattre ?
A y réfléchir, peut-être devrais-tu faire ça pour ta maladie - et ainsi, tu pourrais trouver comment l'arrêter définitivement ? Maintenant que tu y pensais, tu te sentais bête de ne pas avoir regardé plus tôt - et si Misha n'était pas là à veiller sur toi, tu aurais sûrement ignoré l'infirmière pour courir jusqu'à la bibliothèque. Enfin, si jamais ton corps te permet de te tenir debout - elle aurait été belle, la chute, sinon.
Tu relèves donc la tête vers Misha, gonflant subitement les joues - une mine boudeuse sur le visage.

« Et puis, ne crois pas que je ferais une mauvaise infirmière, hein ! C'est pas parce que je suis souvent malade que je prends mal soin de moi... Ça n'a aucun rapport, même ! Et puis, même si c'était le cas, ça ne veut pas dire que je ne saurais pas m'occuper de quelqu'un ! Surtout si c'est quelqu'un que j'aime beaucoup, je serais aux petits soins, haha... »

Tu finis par rire et par retrouver un sourire éclatant, comme un rayon de soleil, avant de te calmer à nouveau. Tu souffles doucement, tes lèvres toujours étirées en un large sourire.

« Et puis, tu sais, tu n'es pas tout à fait impuissant... Rien que le fait que tu sois là m'aide beaucoup, et me permet de me sentir moins seul... La solitude doit vraiment me faire paniquer et me fatiguer, haha, j'ai toujours guéri plus vite quand j'étais entouré... Ta présence m'a fait beaucoup de bien et m'a apaisé... Et puis, tu t'es quand même bien occupé de moi, c'est peut-être pour ça que je me sens déjà mieux... Merci... »

Tu le regardes dans les yeux, affichant un visage éclatant - murmurant alors :

« Et puis tu sais, on a jamais testé les bisous magique contre ma maladie pour voir si ça marchait, hein, donc je suis pas contre...» 

Tu te rends compte te tes propres mots et vire au rouge - secouant la tête. Non, tu n'as pas dit ça ? Tu l'as dit si bas... Peut-être n'a-t-il pas entendu ? Pries donc pour qu'il n'ait pas entendu - ça serait tellement embarrassant.
Tu retrouves un sourire sincère, essayant de changer de sujet.

« P-pardon... Tu... tu veux faire quelque chose ? A moins que tu ne préfères te reposer ? Pour ma part, même si je suis encore fatigué, la sieste de cinq heures m'a suffit pour l'instant, haha... Je ne penses pas pouvoir me rendormir tout de suite...»
rédigé par Misha Lewis le Mer 17 Oct - 23:55
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PLEASE, DON'T LEAVE ME ALONE...
@aidan pszczynwa L'infirmerie
Cessant de grignoter sa délicieuse pâtisseries, Aidan me proposa de goûter le mille-feuilles. Mes yeux s’illuminèrent à sa question, trahissant mon fort intérêt pour la dite douceur. J’avais beau me montrer le plus sérieux possible, mon regard témoignait de ma difficulté à désormais retenir ma gourmandise. J’avais beaucoup de scrupule à piquer dans l’assiette de quelqu’un d’autre… Mais c’était plus fort que moi...

- Merci... murmurrais-je tout en prenant un petit morceau de mille-feuille, le savourant de quelques petites bouchées et posant mon sandwich à moitié dévoré sur le plateau.

J’écoutais tranquillement ce que me disait Aidan, relevant le fait qu’il ne pensait pas arriver au bout de sa pâtisserie, bien qu’elle était bonne. Mes oreilles se baissèrent à l’entente de ces mots. C’était si rare de le voir aussi peu affamé… Cela me faisait mal au coeur, alors que je savais pertinemment qu’Aidan aimait manger.

Le manchot sourit et soupira légèrement, m’affirmant qu’il me ferait davantage confiance et qu’il éviterait de s’inquiéter inutilement. Je répondis à son sourire. Cependant, il mit tout de même un point d’honneur à préciser qu’il ne s’occuperait pas de moi par obligation, mais pour simplement pouvoir être aux petits soins avec moi - pouvoir me chouchouter malgré mon état de faiblesse, en quelques sortes. Bien que je le réfutais depuis tout à l’heure de vive voix, une part de moi était bien curieux de se laisser entre les petites mains d’Aidan. J’étais rassuré…

Jusqu’à ce qu’Aidan ne relève soudainement sa tête vers moi, affichant une mine boudeuse, alors que je venais tout juste de finir mon morceau de mille-feuilles. Il remit le sujet de l’ “infirmière” sur le tapis, ce qui eut pour effet de me faire rosir à nouveau. Je voulu protester, mais Aidan poursuivit et sortit que j’étais… Quelqu’un qu’il aimait beaucoup. Je ne restais pas de marbre et, les joues rouges, je détournais le regard. Ce n’était pas que je ne voulais pas qu’il prenne soin de moi, mais… Je ne voulais pas l’embêter avec mes soucis de santé dérisoirs. Après tout, le noiraud avait des journées bien chargée. Si les rôles étaient inversés, j’aurais été heureux qu’il soit là, mais triste qu’il se donne autant de mal alors qu’il y avait les examens en ce moment, soit, quelque chose de très important pour lui.

Le manchot me fit remarquer que ma simple présence l’avait rassuré et beaucoup aidé dans son rétablissement. Je ne voyais pas trop en quoi et il m’était difficile de le croire.... A part essayer de le rassurer et le replonger dans sa détresse, je n’avais pas fait grand chose… Vraiment pas grand chose… Lorsque je le regardais à nouveau, Aidan plongea ses yeux dans les miens, son sourire éternel au coin des lèvres. Il me remercia.

Puis… Le noiraud marmonna quelque chose d'inattendu. Ce n’était qu’un faible murmure, mais il était assez fort pour que je puisse entendre ses paroles. J’avais tout entendu, et bien TOUT entendu. Je piquais un fard lorsque l’information monta à mon cerveau. Des bisous magiques pour le soigner de sa maladie ? Mais enfin, ce genre de chose ne guérissait jamais rien ! Et où est-ce que j’étais supposé lui donner ce fameux bisous magique ? Sur le front ? Sur la joue ? Ailleurs ? Décidément, cette histoire me montait à la tête. Il était tant de te ressaisir mon petit Misha, et vite ! Je me donnais une petite claque mentale à ces pensées.

Je levais les yeux vers Aidan et m’aperçus que lui aussi était rouge tomate. Je ne pus m’empêcher de rougir un peu plus en retour, pris dans ce cercle vicieux de malaise. Qu’est-ce qu’il se passait ? Pourquoi la situation venait de prendre ce genre de tournure ? Aidan tenta de changer de sujet, me demandant si je voulais faire quelque chose ou me reposer, m’affirmant qu’il était tout à fait capable de faire quoi que ce soit et qu’il ne comptait pas se rendormir tout de suite.

Malgré sa tentative brave que je ne pouvais que saluer, je ne savais plus trop où me mettre, entre cette fichue image d’infirmière et cet aveu des plus surprenants.

- T-Tu entends quoi par bisous magiques ? bafouillais-je tout en me triturant les doigts. Hm… Euh… Si tu penses que ça peut te rassurer, ça ne me dérange pas de t’en faire un… Mais je doute fortement de son efficacité, ça ne soignera rien… Et puis, je le fais où ton bisous ?... T-Tu n’as pas de blessures externes… Euh.. Je…

Je secouais vivement la tête, dans l’espoir de remettre de l’ordre dans mes idées et essayant désespérément de me ressaisir.

- Pardon, je divague beaucoup… Q-Qu’est-ce que je voudrais faire ? Je n’y ai pas songé…. Qu’est-ce qu’on pourrait faire ?... Euh… Tant que tu ne te déguises pas en infirmière, ça me convient… Enfin…

Je regardais Aidan, un peu à la ramasse. Je ne cessais de creuser ma tombe couverte de honte.

- J-Je peux toujours te masser la tête ou les épaules, ce sera toujours plus efficace qu’un baiser magique... Q-Qu’un bisous magique, je veux dire…

Dans la précipitation, j’appliquais mes paroles. Je m’essuyais les mains avant de faire pivoter Aidan sous sa couverture, de telle sorte à ce qu’il se trouve face à l’autre côté du lit et qu’il soit dos à moi. Maladroitement, je lui massais les épaules, plus pour cacher ma gêne actuelle que pour lui apporter une séance de bien-être.

- V-Voilà, on va déjà faire ça… Ca te détendra et ça me détendra aussi, soupirais-je, soulagé de ne plus faire face à Aidan avec des rougeurs pareilles.

Je ne comprenais pas mes réactions… Depuis quand je rougissais aussi facilement face à lui et pour aussi peu ? Pourquoi ce n’était qu’avec lui ? Je pensais effleurer ma réponse, ce devait être… Malheureusement, je continuais de me voiler la face. Aidan était et resterait un précieux ami que je ne voulais perdre sous aucun prétexte… Avais-je le droit de ressentir quelque chose de plus fort que de la simple amitié à son égard ? Pourquoi était-il la seule personne dont le contact me réchauffait et m’était agréable ? Pourquoi sa présence m’apportait autant de joie et me manquait tant ? Pourquoi avais-je une sensation de chaleur au creux de ma poitrine lorsqu’il me parlait avec autant d’attention ? Je… Avais-je une quelconque attirance à son égard ? Étais-je... amoureux ?...

Alors que je pensais mettre un doigt sur ces sensations chaleureuses et agréables, je tentais de balayer cette pensée qui me semblait bien absurde. Il m’était impossible d’éprouver ces sentiments… Je n’y avais pas droit… Et je ne voulais pas gâcher une si belle amitié. C’était stupide et ridicule…

Malaxant doucement ses épaules, je revenais à la réalité. J’étais moins tendu. Je réfléchissais un instant, terre à terre,  les joues toujours chaudes.

- De quoi pourrait-on discuter… Hm… Il me semble t’avoir déjà dit que, plus tard, je souhaiterai devenir photographe, mais toi ? Tu aimerais faire quoi comme métier ? Dans quel domaine ? Tu travailles si dur que je me posais la question… D’ailleurs je me rends compte, aussi, que je ne connais pas grand chose à ton sujet. Je ne sais pas si tu as des passions, des endroits que tu aimes, des envies particulières… Je ne connais que tes peurs et tes craintes…Et ton penchant évident pour la bonne bouffe, les sucreries et le poisson, ahah... J’aimerais savoir ce qui te fait sourire tout le temps avec tout le monde. Quel est ton secret, ahah ?


Alors que je continuais de lui masser tranquillement les épaules, je sentais ma gêne se dissiper.

- D’ailleurs, si tu as des questions toi aussi, n’hésite pas à les poser…



@DDS
rédigé par Aidan Pszczynwa le Jeu 18 Oct - 5:57
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Aidan

Misha

Please, don't leave me alone...
Tu étais encore gêné par les quelques mots qui t'avaient échappés - et tu tentais tant bien que mal de changer de sujet et de cacher ta gêne, en vain. C'est alors le visage rouge que tu regardais Misha, attendant une réponse de sa part à ta proposition. Tu aurais aimé pouvoir faire quelque chose pour détourner l'attention - attraper un gobelet, par exemple, et le jeter à l'autre bout de la salle. Ou par la fenêtre, pendant que tu y es, ou autre encore - tant que l'action était assez surprenante pour vous faire oublier tes paroles déplacées.

C'est mal parti, car Misha te demande ce que tu entends par bisou magique, et tu as envie de faire l'autruche dans l'assiette de mille-feuille pour fuir cette question, fuir tes paroles. Au final, toi-même tu ne sais pas ce que tu entendais par là - tu avais parlé sans réfléchir. Certes, l'idée d'avoir un bisou de la part de Misha te rendait heureux, mais de là à prononcer ses mots ?
Tu secoues la tête - à quoi tu penses, encore ? Pourquoi apprécierais-tu un bisou de la part de Misha en particulier ? C'est vrai que tu aimais les câlins avec tout le monde - même si ceux de Misha étaient meilleurs - mais un bisou, tu le verrais mieux venu de la part de Misha.
Tu te frappes mentalement - décidément, quelque chose ne vas pas, chez toi. Peut-être que la fièvre est revenue, ou qu'elle t'a laissée beaucoup de séquelles. Beaucoup trop, même.

Misha à l'air aussi embarrassé que toi, et tu t'en veux de vous avoir mis dans cette situation. Il dit divaguer - mais c'est toi qui a commencé, au final. Il essaie de changer de sujet, disant qu'il ne sait pas quoi faire, et que tant que tu ne te déguisais pas en infirmière, tout lui convenait.
Le rouge aux joues, tu ne comprends pas vraiment ce qui ne va pas. Tu penches la tête sur le côté. Est-ce qu'il pense qu'une tenue d'infirmière ne t'irait pas ? Ton visage rouge se transforme doucement en une moue boudeuse - tu iras le voir à Halloween en infirmière, il verra bien si ça te va ou non !

Misha finit par dire qu'il peut toujours te masser la tête ou les épaules, qu'au moins ça sera plus efficace que des baisers - enfin, que des bisous magiques. Tu venais à peine de retrouver une couleur normale que le rouge te remonta instantanément aux joues - rester calme, rester calme... Ça arrivait à tout le monde d'avoir la langue qui fourche comme ça... Mais est-ce que ça te dérangerait ?
Tu te pinces discrètement sous la couette à défaut de te frapper violemment la tête sous ses yeux, histoire de retrouver tes esprits - il fallait vraiment que tu te calmes.
De toutes façons, tu n'as pas le temps de réagir ou de dire quoi que ce soit qu'il te fait pivoter sur ton lit pour que tu te retrouves dos à lui. Bien trop surpris, tu le laisses faire, ne réagissant pas, alors qu'il commençait à te masser les épaules. Tes joues prennent une couleur plus écarlate, alors qu'il déclare qu'au moins, ça te détendra et lui avec. Tu ne relèves pas, beaucoup trop concentré à essayer de faire taire tes joues en feu - toi qui est un animal polaire, tu trouves qu'il fait soudainement extrêmement chaud, dans cette pièce.

Tu le laisses donc te masser les épaules, fixant le mur. Tu sens ton cœur qui semble prêt à sortir de ta poitrine, tellement il bat fort. Est-ce une nouvelle forme de ta maladie ? Te donnait-elle maintenant des arythmies cardiaques ? Cela n'était jamais arrivé auparavant, cela serait étrange que ça tombe pile maintenant... Mais qu'était-ce donc ? Était-ce Misha, qui te rendait comme ça ? Mais pourquoi ?
Tu ne savais vraiment pas ce qui t'arrivais - ni d'où te venait toutes ces idées et pensées étranges.
Tu finis par soupirer - t'abandonnant dans les bras de Misha qui malaxe tes épaules. Oublier, tout oublier... Voilà ce qu'il fallait faire. Te détendre, de relaxer - et revenir sur ces pensées plus tard, quand ton esprit sera moins fatigué.

Tu l'écoutes, alors qu'il recommence à parler - cherchant un sujet de discussion. Il déclara avoir déjà énoncé son désir de devenir photographe, mais te demande ce que tu voudrais faire - que tu travaillais si dur, qu'il se demandait quel métier pourrait t'intéresser.
Il déclare alors ne pas savoir grand chose à ton sujet - qu'il ne connaît pas tes passions,  ni les endroits que tu aimes, ni ce qui te fait sourire jour après jour. Que tout ce qu'il sait pour toi, c'est tes craintes et que tu aimes la nourriture, les sucreries, et le poisson. Cette dernière phrase te fait lâcher un petit rire, ce qui te détend un peu plus. Il ajoute ensuite - toujours en te massant les épaules - que tu peux lui poser des questions, toi aussi. Tu vas peut-être déjà répondre aux siennes, et tu verras.

« Tu m'avais dit, oui... Hm, pour ma part, je ne sais pas vraiment... Je n'ai jamais réfléchi à ce que je voulais faire plus tard, haha... »

Enfin, pour être honnête, tu n'y avais jamais réfléchis car tu ne pensais pas atteindre l'âge adulte, à cause de ta maladie qui allait et venait - même si tu n'avais jamais perdu espoir. Au fond, elle te terrifiait toujours, et selon les docteurs tu aurais dû mourir il y a bien longtemps - alors même si ça te paralyse de peur, tu te dis que tu peux mourir à tout moment.
Mais tu ne vas pas inquiéter Misha avec ça - autant profiter des bons moments, après tout. C'est pour ça qu'en général, tu évites d'y penser et que tu souris.
Tu souris alors, reprenant la parole :

« Peut-être que je devrais y réfléchir plus sérieusement... Pour l'instant, si j'ai autant travaillé, c'est pour rendre mes parents fiers, haha... »

Il est vrai que même si tu étais intelligent de base, tu ne te serais pas donné autant de mal si tes parents n'étaient pas déçus par ta personne. Tu te rends compte, qu'en fait, tu es vide - tu n'as pas de passion. Tu pourrais faire magicien, mais même ça, ça t'es venu pour les autres - pour qu'on t'apprécie. Il n'y a rien que tu es allé cherché de toi-même, pour toi - c'était toujours pour que les autres te portent un intérêt particulier.

« Hmm, j'aime bien m'amuser... Que ça soit des jeux vidéos, ou des jeux de plateau... Ou même des jeux de rôles... J'aime bien les costumes, aussi ! C'est marrant, de se déguiser... J'aime bien les livres, aussi... Et les films... Tout ce qui peut m'occuper, haha... Ah ! J'aime bien les échecs, même si ça demande un peu de réflexion. J'aime bien blaguer, aussi, et jouer des tours aux autres... Peut-être pourrais-je faire humoriste ? Ah, mais je ne suis pas si marrant, haha...»

Tu ris légèrement, réfléchissant à la suite, avant de reprendre 

« Je pense avoir un peu peur du noir et du vide, pourtant, j'adore la nuit, le ciel étoilé... Ça me rend nostalgique, je sais pas trop pourquoi. J'aime bien le jour aussi, c'est joyeux quand y'a du soleil - mais la nuit, je sais pas... C'est à la fois effrayant et attirant... J'aimerais pouvoir resté éveillé pendant des heures pour observer le ciel. »

Tu te remets alors à sourire, relevant un peu la tête que tu avais baissée lors de tes paroles :

« J'aime bien l'hiver, aussi - mais c'est normal, pour un manchot comme moi, haha... Mais j'aime beaucoup jouer dans la neige ! L'été est sympa aussi, mais il fait trop chaud, j'ai du mal à tenir, haha... Après, c'est une bonne excuse pour se baigner ! Ah oui, j'adore me baigner, aussi, mais je pense que tu étais au courant ! ~ »

Tu ris légèrement, baissant de nouveau le regard.

« Pourquoi je souris tout le temps ? C'est une bonne question... Peut-être que j'ai envie que les gens m'apprécient. Peut-être que j'ai envie de les rendre heureux... Peut-être que j'essaie juste d'oublier les soucis... Si je souris, alors je suis heureux - et je peux répandre la bonne humeur, et rendre les autres heureux, et au final, ça me rend vraiment heureux... Enfin, je ne sais pas, j'ai l'impression d'avoir toujours sourit naturellement, donc je ne sais pas vraiment, haha... »

Tu te rends compte que tu parles beaucoup trop - beaucoup, beaucoup trop. Tu fixes alors le sol un instant, revenant sur ce que Misha t'avait dit un peu plus tôt. Ton esprit profites de l'occasion pour te faire dire ce que tu penses - tu marmonnes alors :

« Pour le bisou magique, la tête ou la main, c'est très bien, tu sais...  Mais le massage aussi. Et puis, tu penses vraiment que ça m'irait si mal que ça, une tenue d'infirmière ? »

Tu rougis légèrement, ne te rendant pas vraiment compte de ce que tu dis. Tu secoues la tête comme pour chasser ces mots de la pièce, et les faire disparaître à tout jamais - les efface de vos mémoires.

« Hm, je me rends compte qu'en fait, je ne suis pas très intéressant, haha... Si tu veux me poser des questions plus précises, vas-y, peut-être que sur le coup, je ne pense pas à un truc... Mais sinon, je me demandais... C'est quoi ton pouvoir, à toi ? »

C'est vrai que tu t'étais posé la question, vu que tu n'arrivais pas à mentir à Misha - et aussi, qu'il arrivait à te faire sentir mieux. Tu t'étais dit que ça devait venir de son pouvoir, mais tu voulais lui demander quand même.

« Ah et, dis-m'en un peu plus sur toi aussi... Je sais que tu aimes la photographie, haha... Mais je ne connais pas tes autres passions, ni toutes tes peurs... En fait, je ne sais pas grand chose sur toi non plus...Et j'aimerais vraiment en apprendre plus. »

Tu finis par sourire, te disant que tu as peut-être trop parlé - cependant, tu es heureux de cette conversation. Tu te confies énormément à Misha sans vraiment faire attention - c'est presque naturel, à ce stade. C'est comme si tu savais, au fond de toi, que tu pouvais tout lui dire. Et tu étais heureux, aussi, d'avoir l'occasion de mieux le connaître - car tu voulais vraiment mieux le connaître, et que ta curiosité n'étais jamais assez satisfaite.


HRP:
 
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