Ceci n'a pas eu lieu [ft.Quetz] [Terminé]

rédigé par Lykos Fjÿng le Dim 26 Aoû - 2:37
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Ceci n'a pas eu lieu
C'était une journée comme les autres - au début. Un cours comme les autres - ennuyant, où l'on te regardait trop. Où l'on te jugeait trop.
Tu détestais les cours de sport - pas à cause de la matière, mais à cause des gens. Toi, on t'avait appris à être endurant, à être doué - tu avais passé des années à danser, patiner, défiler, et plus encore. Tu pouvais donc supporter un cours d'éducation physique. Mais le regard des autre, ça t'était insupportable - leur présence même t'exaspérais. Tu savais qu'ils te regardaient, qu'ils te jugeaient - qu'ils marmonnaient dans ton dos. Et ça te donnait juste envie de partir - de quitter les lieux, et de t'enfermer dans ta chambre pour être seul.
Tu n'aimais pas non plus les cours de sport, car il y avait toujours un moment où tu devais être en groupe - pour les échauffements, ou autre. Tu avais beau essayer d'éviter le regard des gens et de fuir parmi la foule en espérant te retrouver seul, il faut croire que le professeur se débrouillait pour que tout le monde ait au moins un partenaire - réduisant ainsi tes espoirs à néant. Tu devais alors te coltiner quelqu'un trop ébahi pour se concentrer - tentant de te faire parler, en vain. Tu devais te montrer dur, avec eux - comme ça, ils étaient déçus et te laissaient tranquille. Tu devais te montrer détestable, froid et distant - comme ça, l'image qu'ils avaient de toi était brisée, et on ne viendrait plus te déranger.
Telle était la dure loi de ton masque.

Le cours terminé - après deux longues heures à ignorer d'ingrates personnes - tu te rues dans les douches des vestiaires, histoire que personne ne te voie rentrer, et tu te caches dans une cabine. Là, tu attends. Tu n'aimes pas te changer devant les autres - ton corps t'appartiens, après tout, et tu ne veux pas qu'ils voient ton tatouage, tu ne veux pas leur donner raison sur ce que tu es. Car pour toi, tu n'es pas ce qu'ils prétendent. De toutes façons, tout ce qu'ils pensent de toi n'est que mensonges.
Tu attends alors - tu les entends parler, échanger. Tu entends des pas qui s'éloignent, et tu attends une nouvelle fois, jusqu'à ne plus rien entendre. Tu tends l'oreille, puis sort la tête de ta cabine - tu ne vois plus personne dans le vestiaire. Alors tu t'y renfermes, et te douches rapidement - histoire d'enlever la crasse qui s'est incrustée durant le cours.

Une fois ta toilette terminée, tu te sèches, posant ensuite ta serviette autour de ta nuque et remettant tes sous-vêtements, avant de te diriger vers les vestiaires pour récupérer tes affaires de rechange.
Mais là, tu t'arrêtes lorsque tu remarques quelqu'un sur le banc. Tu aurais pu sursauter, même, si tu n'avais pas ton masque - mais à la place, tu te figes juste, telle une statue de pierre observant Méduse. D'une main lente, tu attrapes ton sac - avant de faire doucement marche arrière. Une fois de nouveau dans les douches, tu t'enfermes à nouveau dans une cabine - maudissant ta propre personne. Tu étais pourtant sûr que tout le monde était parti - comme quoi, il y avait certains retardataires, ou juste quelques élèves glauques qui t'attendaient - et que tu fuirais aussitôt.
Tu te changes donc, avant de poser ton sac sur ton épaule - puis tu sors en vitesse des douches pour te ruer vers la porte des vestiaires. Là, tu poses ta main sur la poignée et tu l'actionnes, poussant la porte.
Mais rien ne se passe.
Tu actionnes alors la poignée à nouveau - donnant de grands coups frénétiques, frappant à la porte métallique - mais elle ne bouge pas d'un pouce. Elle est verrouillée, tu es coincé ici.
Tu te tournes alors vers la mystérieuse personne - puis tu l'oublies sur le champ, cherchant une quelconque fenêtre dans la salle à toute allure. Et puis, comme tu n'en  trouves pas - et que tu ne supportes pas la présence d'autrui - tu retournes au niveau des douches à toutes vitesse.
Ça te dérange, car il t'a vu. Il a vu ta peau, ton corps - il a vu quelque chose qui t'appartiens, et qu'il n'aurait pas dû voir. Tu ne sais pas pourquoi il est là, mais dans tous les cas, tu feras comme si tu ne l'avais jamais remarqué.

Tu vas alors au fond des douches, sous la petite fenêtre à travers laquelle tu ne pourras certainement pas passer, et tu t'assieds contre le mur. Peut-être qu'il va disparaître - telle une araignée à l'instant où on en détourne son regard. Peut-être as-tu halluciné, et que la porte était juste coincée. Tu réessaieras plus tard, on va bien se rendre compte qu'un élève manque - même si c'était ton dernier cours. Le professeur a bien dû compter que certains élèves n'étaient pas sortis, non ?
Car si tu devais passer la nuit enfermé dans cet endroit, le cauchemar ne ferait que commencer.
rédigé par Quetz Ophion le Dim 26 Aoû - 17:55
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I remove myself from sight.

Ceci n'a pas eu lieu.

S o l i t u d e ;
Vents égarés,
Pensifs,
Transportant ton âme d’un passage à un autre.

Tu flânes, cherche de nouveau un port où jeter l’ancre ; tous les autres sont accaparés par des bancs de poissons nuisibles ; autrui. Tu es donc là, à marcher calmement mais assurément. Attirant les regards sur ta personne, certains se décalent, d’autres te défigurent. Tu les ignores, ne perd guère ton temps à leur adresser un air glacial dont ils ne sont à peine digne.

Tu flânes, à la recherche d’un point de secours, tous les autres étant surchargés par des fourmis trop envahissantes ; autrui. Tu te stoppes, t’accoles dos un à mur, laisses tes prunelles flavescentes parcourir les cieux. Le ciel est lourd aujourd’hui. Comme s’il jugeait chaque être autour de toi. Comme s’il te lorgnait, te renvoyait ta question.

Que fais-tu ici?
Que fais-tu ici,

Avec eux?

Ils ne sont que des nuisibles.
Ils nuisent à ta tranquillité.
Ils t’ennuient.


Tes doigts se resserrent autour de ton bouquin, ton autre main rajustant ta cravate. Ton perroquet n’était point avec toi aujourd’hui. Ton servant avait sa vie et ses cours. Tu avais la tienne et tes moments seul. Il était expansif, un peu trop perché. Il était appréciable. Tu prenais simplement congé de lui quand cela te chantait.

Tu te délestais du mur, reprenant ta marche, tes pupilles scrutant les horizons, ton esprit passant à cent à l’heure toutes les éventualités de lieu où tu pourrais t’isoler pour terminer ton chapitre. Frustré, tu l’étais. Pensais-tu l’être. Tu avais horreur d’être interrompu en plein cours d’un chapitre. Tu avais tout bonnement envoyé balader les manants qui étaient venus te voir ; pour tu ne sais quelle raison ; ils n’existaient point.

Ils n’étaient qu’ombres,
Qui inlassablement te suivaient sur les murs blancs de la vie.
S’adaptaient à chaque angle et recoin,
Ne t’abandonnaient guère.

Tu étais tel cet astre, ce soleil mystique qui les attiraient tous puis les brûlait de ces rayons trop brillants. Ils étaient tels Icare, à se brûler les ailes en voulant t’atteindre. Force de tourner en rond, une idée prenait forme dans ton esprit. Les salles de sport. Après tout, cet endroit était désert dès la tempête hybride passée. Tu t’y dirigeais donc, ne sachant guère sur quoi tu allais tomber. Tu observerais et attendrais au cas inverse. Tu étais patient, si cela pouvait te permettre de fuir ce monde encore un peu.

Tu flânais, à la recherche d’un endroit où tu pourrais t’y amarrer, détaillant les fines silhouettes charbonnées au loin. Celles-ci s’agitaient ; danse frénétique que tu ne saisissais point, se pliaient aux ordres d’un enseignant tyrannique. Tu étais bien heureux de ne plus avoir ces cours-ci. L’éducation physique t’ennuyait. Être avec autrui t’agaçait. Tu ne faisais donc rien. Te contentais d’être parfait et renvoyait chaque être un peu trop collant dans son antre.

Vraiment,
Ils te dégoûtent.


Ils flânaient, te toisaient de leurs robes nébuleuses, ces nuages. Tu avais fini par t’allonger, gardant un oeil sur les silhouettes lointaines, attendant patiemment. Tu étendais un bras vers les cieux. Pouvais-tu les atteindre? Tu n’en savais rien. Étaient-ils cotonneux? Tu n’en savais rien.

Ils flânaient, se séparaient les uns des autres, pareillement aux silhouettes carbonées qui ; dans un dernier élan extatique, se ruaient vers les vestiaires. Tu patientais donc, leur emboîtais le pas silencieusement, gardant une distance de sécurité pour n’être guère découvert. Le pas léger, porté par les brises fraîches, tu sentais à peine l’herbe sous tes semelles anthracites.

Tu flânais, à la découverte de ton point de secours, les silhouettes ayant enfin délaissé le lieu. Tu flânais, tes fines mains sur le revêtement carrelé du vestiaire, te perdant un instant dans ton monde. Tu flânais, l’esprit tranquille, venant te déposer silencieusement sur un banc qui donnait face aux cabines de douche.

Tu soufflais, savourant ce silence ambiant, les yeux clos.
Tu inspirais, délicieuse quiétude que voici.
Chère solitude tant manquée.

Tu reprenais ton bouquin, t’adonnant aux lignes écrites de celui-ci. Aux idées qu’il t’annonçait, expliquait. Tu en oubliais ton environnement. Tout ne devenait plus qu’information, bruit de fond dont tu te moquais éperdument. Tout n’était plus qu’immatériel. Et toi, tu étais ailleurs. Ici sans l’être.

Tu n’étais plus de ce décor.

Tu revenais, tes prunelles ambrées arrêtées sur un fantôme blême. Un cierge précieux et laiteux, figé. Qui te détaillait. Inquiet. Surpris. Un livre ouvert. Ton regard ne le quittait guère, impassible. Tu voyais bien au-delà de lui. Tandis que le fantôme aux allures presque divines tant celui-ci était d’une blancheur pure ; se reculait pour se saisir de ce qui semblait être ses affaires, toi, tes pupilles s’affinaient, attirées par le tatouage qui ornait l’épaule de l’émanation immaculée.

Tu te fichais de lui, de sa présence. Toute ton attention ; fixe, était sur ce tatouage. Un originel? Peu commun. Finalement, aussi glaciales étaient telles, d’un mouvement désintéressé, tes prunelles retournaient à leur lecture. Ignorant la poupée de porcelaine qui traçait son chemin jusqu’à la sortie.

Tu serais seul.
Parfait.

Elle s’acharne la poupée. Tire la porte.
Qui ne bouge guère.

Tu n’aimes point cela. Pas plus décontenancé que cela, tu te replonges dans ta lecture, ne te questionnant à peine sur la présence du fantôme. Peut-être un retardataire. Peut-être un qui chassait la solitude aussi. Celui-ci disparaissait d’où il était apparu ; dans les douches.

Alors,
Tu flânais, l’esprit encombré par une présence non-désirée.
Tu flânais, à la recherche d’une solution pour le calvaire présent, toutes tes solutions dissoutes dans l’immensité du monde.

Tu flânais, l’amertume au coeur.

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rédigé par Lykos Fjÿng le Dim 26 Aoû - 23:23
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Ceci n'a pas eu lieu
Tu veux fuir.
Tu ne sais pas si la personne t'as vue - ni même si elle était vraiment réelle - mais tu veux fuir. Car à bien y réfléchir, si la personne existait bel et bien, elle t'avait probablement vue - vu que tu t'étais figé pour la regarder, et qu'ensuite tu avais désespérément tenté d'ouvrir la porte, en vain. Tu irais bien réessayer - la porte était peut-être juste coincée - mais tu avais déjà eu l'air idiot devant quelqu'un, autant ne pas aggraver ton cas. Ce quelqu'un n'était peut-être qu'un fantôme, qui ne pourrait pas te juger - mais ça t'embêtait tout de même. Les êtres vivants t'insupportaient déjà - qu'est-ce que cela serait si les morts venaient te hanter aussi. Tu ne voulais pas d'un esprit collé à toi - il serait trop embêtant de le faire fuir.

Tu soupire - voilà que tu commences à divaguer. Bien sûr que les esprits n'existent pas - tu avais juste tenté de trouver une excuse pour ne pas avoir à affronter la présence d'un être de chair. Cela pouvait toujours être ton imagination - mais tu en doutais.
Tu restes donc adossé contre le mur, la minuscule fenêtre au-dessus de toi. Après une longue journée comme celle-ci, tu aimerais juste te reposer sur ton lit - mais tu ne peux pas. Tu ne peux même pas te laisser t'assoupir, tu ne connais pas l'autre - ni ses intentions.
Tu fouilles ton sac - tu n'as rien d'intéressant dedans. Quelques affaires de cours, tes affaires de sport, une bouteille d'eau. Tu n'as même pas de quoi passer le temps. Certes, tu pourrais effectuer des pas de danse ou chauffer ta voix - mais tu aimes le faire seul, encore une fois, or ce n'est pas ta condition actuelle.

Tu soupires et te lève - te mettant sur la pointe des pieds pour essayer d'atteindre la fenêtre. Tu ouvres le minuscule carré comme tu le peux et t'y hisses. L'ouverture est à peine assez grande pour y laisser passer ta tête - c'est fait exprès pour qu'il n'y ait pas de voyeurs. Tu tiens comme tu peux, cherchant du regard quelqu'un aux alentours - en vain. Tout le monde a dû rentrer dans sa résidence, et les professeurs doivent déjà être repartis.
Tu te laisses alors retomber gracieusement, t'époussetant, et soupire à nouveau. Tu vas sûrement devoir attendre que quelqu'un repasse par là - si quelqu'un passe un jour. Enfin, quelqu'un passera sûrement - mais pas avant le lendemain. Et l'idée de passer ta nuit enfermée dans des vestiaires avec un inconnu ne te plaisait pas vraiment.
Tu te diriges cependant vers les vestiaires, et passe la tête à travers l'ouverture de la porte qui sépare les deux pièces. Tu balayes les vestiaires des yeux - et ils ne sont définitivement pas vide. Tu retournes alors au fond des douches, et t'adosses à nouveau contre le mur. Tu fais quelques étirements - histoire de ne pas avoir de courbatures - avant de te rasseoir. Tu somnoles un peu, mais tu ne veux pas t'endormir - alors tu essayes de t'occuper l'esprit, pour ne pas piquer du nez.
Tu repenses aux mains sales qui t'ont touchées - au cauchemar qui te poursuit - et ça te donne la nausée. Certes, mais au moins maintenant, tu n'es plus sur le point de t'endormir. Tu ramènes alors tes genoux pour les resserrer contre toi, et tu refermes tes ailes sur ta coquille vide.
Tu n'as plus qu'à attendre que le temps passe.
rédigé par Quetz Ophion le Lun 27 Aoû - 0:28
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T r o u b l e s ;
Poids éphémères allant et venant sur ta poitrine,
Nuages de suie au-dessus de ton esprit.


Il n’est guère ressorti, ce fantôme immaculé. Peut-être ; tout être immatériel était-il, s’était-il volatilisé dans les airs, t’offrant cette paix intérieure que tu pourchassais depuis quelques heures déjà. Les pages lisses glissaient entre tes doigts, traçant une voie vers un monde imaginaire, que tu ne demandais qu’à emprunter. Tu pouvais enfin terminer ce chapitre. T’y plonger corps et âme.

Tu cours, l’esprit en vadrouille d’un être intrusif derrière les murs. Tu cours, les pensées fixes sur les scribes d’une présence anodine. Tu te questionnes. Que faisait-il ici? Pourquoi fallu-t-il qu’il ait la même idée que toi? Autrui était-il stupide à ce point? Tu connaissais déjà la réponse. Tu soupirais, tes épaules lasses d’êtres tendues par ton dos plaqué contre la matière rigide et métallique des casiers. Tu décroches ; quelques secondes à peine, rapide tour de pièce à la recherche de l’émanation laiteuse.

Envolée.
Disparue.
Enfin tranquille.

Un vague sourire venait étirer tes commissures, t’adonnant de nouveau à ton bouquin. Dévorant les lignes d’une traite, l’esprit en paix. Cette journée n’avait pas était si terrible. Tu avais simplement couru. Flâné. A la recherche de ports où t’arrêter et te recueillir. Tu préviendrais  ton perroquet domestique de ton retard. Il était habitué, n’avait point son mot à dire. Il était tien. Ta possession. Tu l’avais acheté, jamais rendu sa liberté pour autant. Il n’en avait guère besoin sous tes ordres. Te trouvais-tu horrible? Tu ne saisissais pas. Tout ce qui t’importais était l’avenir. Il te fallait rester droit dans tes pompes.

Te pensais-tu seul.
Le bruit d’une fenêtre que l’on ouvre venait à tes oreilles.

Un soupire t’échappait des lippes, tes doigts se resserrant sur ton livre. Tu n’étais guère agacé. Simplement ennuyé. Tu ne désirais qu’une seule chose. Prendre le spectre divin et le faire passer à travers le mur ; ou ici, fenêtre. Immatériel ou non. Ne pouvait-il point se contenter de rester dans sa cabine, qu’il hante si amoureusement? Tu te redressais doucement, laissant ton crâne glisser contre la froideur métallique.

Tu cours, l’esprit vagabond, en quête de solutions, les miroirs éclatants dans le dos, de cet esprit que trop ennuyeux. Tu cours, l’agacement se faufilant dans tes quêtes, cet individu trop ennuyeux.

Autrui.
Voilà pourquoi ils t’insupportent.
Une donnée variable,
Aléatoire,
Fade.

Toujours pareille.
Jamais changeante.

Ennuyeuse.

Ils t’ennuient, Quetz.

Tu cours, tes doigts tapotant la couverture cuirée.
Que faire?
Tes paupières recouvrent de leurs voiles sombres tes prunelles ambrées, un dernier souffle s’extirpant de tes lèvres cireuses.

Inspire.
Expire.


Tu te sais bloqué, l’acharnement du cierge sur pattes te l’avait prouvé. Tu te sais coincé, condamné à passer ta nuit avec lui.
Tu cours, lignes et fonctions mathématiques t’accablant. Rationalité foudroyante. Tu n’avais guère le choix, plus un bruit n’était émis.

Avait-il disparu pour de bon?
Si oui, quel bonheur.
Si non, quel plaie.


Tu inspires une fois encore, gonflant le thorax, englobant tout l’air que tu peux. Expires. Chauffe lentement ta voix. Laisse les notes sortir de tes lippes, danseuses aux ailes carmines, balayant de leurs mélodies le silence pesant de la pièce.

« Ghosts in the photograph,
Never lie'd to me.
I'd be all of that.
I'd be all of that.
A false memory,
Would be everything.
A denial my eliminent... »


Tu cours, les mélodies accolées aux souliers, l’esprit en cavale. Tu cours, les notes se déliant une à une, sereines. Tranquilles. Tu cours, l’atmosphère dansante, l’esprit en proie aux vagues déferlantes sur lui. Un univers entier s’ouvre à toi. Tu l’oublies, ce monde matériel. Tu oublies.

Tu cours, les croches plein les poches, l’esprit sur une partition.
Tu cours, coeur amer et pensées légères,
Aussi loin que tu puisses du monde.

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rédigé par Lykos Fjÿng le Lun 27 Aoû - 12:14
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Le temps est long - trop long. Tes yeux fermés, le silence pesant, tu as presque l'impression d'être mort.
Tu inspires longuement pour te donner tort - et expire. Tes ailes refermées sur toi, tu pourrais ressembler à un gigantesque œuf de plumes.
Le néant t’accapare - en contraste parfait avec ta blancheur éternelle. Tu ne sombres pas dans le sommeil - tu sombres juste dans ton propre être, dans le vide de ton esprit. Tu oublies tout - tu oublies que tu es enfermé, tu oublies l'autre, tu oublies le monde extérieur.
Il n'y a plus que toi. Toi, dans ce chaos intersidéral - toi, dans ce silence absolu. Toi, dans l'abîme du monde. Tu ralentis ta respiration - pour te détendre - et tu as l'impression d'être une poupée de cire, sans vie.
Mais ça te plaît. Ça te plaît, de n'être rien - de ne plus exister. De ne pas avoir à te soucier du monde, de ne plus représenter une lumière, une divinité. Ça te plaît, d'être inexistant - de faire partie du néant, du chaos. Ça te plaît, d'être mort - à l'intérieur de ta coquille.
Et parfois, tu aimerais l'être à l'extérieur aussi.

Tu restes donc ainsi - mort - dans ton espace privé. Replié sur toi-même, comme un nouveau-né mort à la naissance. Tu cherches peut-être une chaleur quelconque, mais tu es aussi froid que ton masque. Alors tu flottes - tu flottes dans le vide de ton esprit. Tu vogues dans le néant de l'univers - tu te laisses couler dans l'illusion de l'air, ton esprit s'envole, ton âme s'échappe.
Tu es mort - perdu dans le chaos éternel. Perdu dans un trou noir qui absorbe tout - lumière, son, sensations.
Tu es mort, dans ta coquille.

Lentement, tu commences à entendre une mélodie. Tu la cherches, dans ton chaos - tu te tournes dans ce vide infini, à la recherche de la provenance de cet air - en vain. Il vient peut-être de ton for intérieur - ou d'au-delà des murs du néant. Tu ne le sens pas vibrer dans tes veines - alors la chanson doit venir de derrière.
Tu voles alors - bravant le chaos, bravant le vide. C'est long - tu as l'impression de passer des années à voler pour atteindre ces murs. Et lorsque tu les touches - tu ne les brises pas. Tu les acceptes juste - et ils te laissent passer, t'engloutissant de l'autre côté.
Ce sont tes murs, après tout - c'est toi qui les dirige.

Tu n'es plus mort - mais tu n'es pas vivant pour autant. Tu écoutes la mélodie, et tu la captures pour la laisser entrer au plus profond de toi. Et là, tu la répètes.
C'est léger, petit, mais tu fredonnes cette mélodie qui te vient de l'au-delà. Tu la fredonnes au rythme qu'elle passe, au rythme qu'elle vibre. Et petit à petit, elle t’insuffle l'air que tu avais renié.
Petit à petit, tu fredonnes - et le monde s'ouvre à toi, le néant disparais. Le monde revient, les sens aussi.

Tu chantes discrètement - pour toi. Tu as oublié que le monde était là - tu as oublié qu'il y avait un extérieur à ta coquille.
Tes plumes blanches apparaissent dans ton champ de vision - frémissant au rythme de ton souffle.
Plumes qui te chatouillent le nez, le visage.

Tu chantes pour toi - silencieusement, dans ta cage métallique. Et tu étires tes ailes pour reprendre conscience du monde qui t'entoure - une bouffée d'air, avant de replonger.
Peut-être t'es-tu assoupi, au final.
rédigé par Quetz Ophion le Lun 27 Aoû - 14:58
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M é l o d i e s ;
Envoûtantes,
Hypnotiques
Tu te perds.

T’adonnes aux sons et lumières. T’abandonne dans le vide harmonieux, notes après notes, les croches aux souliers. Tu en oublies le monde extérieur.  Te rappelles à toi-même. Tasses cette chose.

Cette chose, là.
Qui te prenait au coeur.
Qui te faisait vibrer de tout ton être.


Point le démon de la musique, tu l’aurais accueilli à bras ouverts. Quelque chose de plus néfaste. Quelque chose que tu ne saisis guère. Quelque chose qui te serre l’estomac, réveille cette hypervigilance longtemps endormie pour le journée.


I n q u i é t u d e .


Qu’est-ce-donc?
Cela t’effraies. Tu n’identifies pas.
Tu chantes, parcours les champs orphéons, t’assourdissant des croches sèches qui viennent à toi. Tu chantes, les yeux toujours clos pour ne pas céder à cette incompréhension qui doucement, te ronge.

Tu détestes ne pas comprendre.
Ce qui n’est pas à ta portée, t’agace.


Tu veux taire cela, serre un peu plus fort tes doigts autour de la couverture cuirée de ton bouquin. Laisse ceux-ci la parcourir, sentir les nervures douces sous leurs pulpes. Essayes vainement d’apaiser ton esprit pris dans une symphonie lacunaire où les couplets de l’indifférence résonnent au plus fort.

Tu chantes, masque ce début cette chose dérangeante, qui rampe sous ta peau. Qui ne cherche qu’à s’en extirper pour s’exprimer. Tu ne comprends guère. Tu ne peux comprendre. Tu ne désires que comprendre. Alors pourquoi? Pourquoi es-tu si étranger à toi-même, toi qui te barde de te connaître mieux que personne?

Tu chantes, les notes s’essoufflant, disparaissant en échos lointains, répercutés contre les dalles blanchâtres de la pièce. Tu chantes, le coeur à la fois lourd et léger. Creux. Entouré d’une coquille d’incompréhension. Un miroir que tu ne peux saisir, un reflet inconnu. Autre que ta propre personne.

Il chante ; fredonne, ce spectre aux allures porcelaines. Joint sa mélodie à la tienne, dégageant tes paupières de tes prunelles vaguement éveillées. Il chante, d’une voix faible, à peine inaudible. A lui-même. Tu n’existais point pour lui. Vous n’existiez point l’un pour l’autre. Il chante, les notes blessées entassées dans sa gorge. Une hymne personnelle, propre porte de fuite à son univers.

Tu le comprends, très étrangement. Tais peu à peu ta mélodie pour le laisser s’exprimer ce cierge neigeux. Tu te fais silence, te laisse emporter par les voiles ombrageux du néant, coule lentement dans ses flots apaisants. Tu te concentres, oublies cette chose qui te ronge en arrière plan. La rejette loin, très loin derrière toi.

T’accapares de cette porte ouverte qu’il te laisse. Te laisser porter par la mélodie de sa voix  ; bien que discrète, qui n’en restait pas moins vivante. Tu savais, qu’elle manquait de coeur. Quelque chose au fond de toi te soufflait qu’elle pourrait être bien plus vivante. Pareillement à un violon. Un archet sans volonté ne fera qu’une mélodie plate. Ce fantôme avait une part de cette volonté. Néanmoins les spectres de la peur la taisait.

Désirait-il vraiment être seul, avec cette angoisse insidieuse?
Ne désirait-il que cela?
Ou fuyait-il ce monde?

Pareillement à toi.

Tes pupilles coulent vers le plafond, tes bras venant se poser sur tes genoux, tes doigts toujours agrippés à ton livre. Tu inspires, le regard placide. Puis dardes de ta langue bifide l’atmosphère, laisse les goûts et les odeurs venir à toi. Analyse ton environnement. Clos de nouveau les yeux, laissant un doux sifflement t’échapper. Guère agacé comme on pourrait le croire; Vaguement satisfait ; peut-être bien amusé.

« Que crains-tu? »

Ta voix retentissait dans la pièce. Ferme. Calme. Laissant paraître ta nonchalance. Tu supposais qu’à rester coincé ici avec un fantôme chanteur, il était préférable d’en apprendre le plus possible. Comprendre ton environnement, se faire une idée.

Tu chantes, dans ton esprit, les lourds clairons de l’anxiété mêlés aux partitions de la fuite.
Tu chantes, pour toi, adressé à toi, symphonie curieuse et étrange.

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rédigé par Lykos Fjÿng le Lun 27 Aoû - 22:07
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Ceci n'a pas eu lieu
Que crains-tu ?
Les mots de l'autre résonnent dans ton crâne - mots auxquels tu ne t'attendais pas. Tu avais oublié sa présence - souvenir perdu au loin dans ton néant. Tu avais même oublié son existence - comme celle de tout autre êtres en ce monde. Tu te pensais seul - enfin - mais ce n'était pas le cas. La solitude ne viendrait que lorsque tu quitterais définitivement ce monde - qu'une fois que ton corps serait véritablement poussière, et que ton âme aura rejoint le chaos.

Mais pourquoi t'avait-il adressé la parole ? Avais-tu rêvé ? Pourtant, sa voix résonnait encore dans ton esprit. Son ton, calme et ferme, semblait encore retentir dans la pièce vide. Peut-être avais-tu des hallucinations - peut-être que la faucheuse venait te tester avant de te récupérer. Tu l'accueillerais alors à bras ouvert - déclarant que tu ne crains pas sa présence. Que tu ne crains pas de la suivre - et qu'au contraire, tu crains son absence.
Tu recherches la Mort - tu recherches son état. Tu poursuis sa compagnie, tu cherches à la rejoindre. Depuis toujours, tu t'es dis que tu n'étais pas fait pour vivre. Que tu te sentirais bien mieux hors de ce monde - que tout ne reposerais plus sur tes épaules. Tu n'aurais plus à affronter ces mécréants qui te prennent pour un dieu - tu n'aurais plus à croiser ceux qui pensent tout savoir de toi. Tu pourras juste voguer librement dans le vide - ton âme serait enfin libre. Libre comme l'air - libre de vivre, dans sa mort. Tu serais libéré - mort, mais plus emprisonné derrière cette prison de glace. Et tu flotterais dans le néant ainsi - pour l'éternité - observant les futiles problèmes de la vie et du monde. Tu pourrais lui rire au nez - lui montrer que tu es très bien sans elle.
Que tout est mieux, sans elle. Et que la Mort est beaucoup plus douce, plus belle. Qu'elle t'accueille, te réconforte - qu'elle est généreuse, et en rien cruelle. Que c'est la Vie qui est d'une grande Cruauté - et que tu n'as nullement besoin d'elle.
Tu ferais éclater la vérité - et jamais tu ne retournerais dans un corps. Voguer éternellement dans le néant de l'espace serait, pour toi, une meilleure expérience.
Ne pas exister serait donc la meilleure des existences ?

Tu sors de tes réflexions - ne sachant combien de temps tu t'es égaré. L'autre attend sûrement une réponse de ta part - même si, selon toi, le silence est la meilleure des paroles.
Tu soupires - tu ne sais que lui répondre. La Mort ne te fais pas peur - pas plus que la vie, elle te dérange juste. Et les gens, tu les ignorais. Tu n'avais que faire d'eux - ils ne t'intéressaient point. Certes, ils te dérangeaient parfois - mais tu n'avais qu'à ignorer leur existence, tu n'avais qu'à les négliger.
Ils n'étaient pas - tout simplement.

Tu soupires alors - étirant délicatement tes longs membres pour ne pas te sentir engourdis - et tu poses ton regard sur l'encadrement de la porte séparant douches et vestiaires. Tu ne vois pas ton interlocuteur, d'ici - c'est comme si tu parlais à un mur, comme si tu parlais au vide ou à toi-même.
Comme si l'autre n'existait pas.

« Je ne crains rien. », finis-tu par déclarer de ton habituel ton froid et posé. C'est ton masque, qui parles - ton masque qui répond. Ce n'est jamais toi, de toutes façons - c'est ton masque, qui a les rênes. Ton masque, sûr de lui.

Tu ne sais pas s'il cherche à faire la discussion - tu préfères le son du silence. Mais l'atmosphère est pesante, maintenant qu'il a parlé - tu as l'impression que tu dois ajouter quelque chose. Que tu ne peux plus te murer dans ton mutisme, dans ta solitude.

« Que cherches-tu ? »

Ta question sert lui demande ce qu'il fait en ces lieux déserts et inattendus - à savoir ce qu'il cherche dans cette prison. A savoir, aussi, ce qu'il cherche dans ce monde - et à renchérir sur sa précédente phrase, aussi mystérieuse soit-elle.
Ta question, elle veut dire beaucoup de choses - mais tu n'attends cependant pas de réponses. Tu ne serais pas surpris s'il ne répondait pas - ni même indigné. Peut-être lui serais-tu reconnaissant, car tu pourrais l'oublier à nouveau - et partir à la recherche de ton propre objectif.
Toi, tu cherches à t'évader de ton corps pour traverser ces murs de pierre, et ainsi t'enfuir au loin - dans le vide.
Tu pourrais tendre ta main à nouveau vers la Mort pour tenter de l'atteindre.
rédigé par Quetz Ophion le Mar 28 Aoû - 2:46
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I remove myself from sight.

Ceci n'a pas eu lieu.

I n t r é p i d e ( s ) ;
Mots emplis de bravoure traversant les froides dalles,
Virgules lancées dans les airs,
Confiantes.

Le rideau de carne qui couvrait tes prunelles ambrées s’était une fois de plus retiré, laissant celles-ci lorgner le plafond crasseux d’un air perplexe. Le bruit sourd du vent s’engouffrant dans la climatisation. Le froid allait être rude en cette soirée. Tu y penserais plus tard. Te voici seul à seul avec toi-même, devant ce même miroir si singulier et méconnu. Face à cette silhouette calcaire, fissurée par à coups, sur laquelle est peinte ton faciès. Elle te ressemble, indéniablement. Se questionne avec toi. Sans être toi.

Ne rien craindre?
N’est-ce pas là les paroles d’un homme qui craint tout?

Tu n’y croyais guère, malgré ce ton froid et tranché. Cela te laissait fort indifférent, c’était dans tes habitudes, cette tonalité. Tu savais parfaitement comment jongler avec. Tu profitais du silence pesant laissé par le spectre immaculé pour faire le tri dans tes pensées. Moult réflexions y fleurissaient, tantôt lys aux pétales éclot, tantôt amarantes aux pétales balayés. S’envolant au gré d’un vent glacial soufflant sur ton être.  

Tu penses, ton esprit voguant de réflexions en réflexions, ce fantôme neigeux accosté à sa barque. Tu penses, l’esprit à présent clos, seul en mer.

Peut-on ne rien craindre?
Était-il comme toi?

Toi, que craignais-tu, Quetz?
Tu ne t’étais jamais questionné sur cela.


Tu ne ressentais guère. Ne comprenais guère. Pourquoi t’encombrer de choses qui sont hors de ta portée quand bien même cela te frustre au plus haut point? Tu n’avais jamais craint quoi que ce soit. Tant cet Oncle et ses manières méprisables que ce monde aux systèmes tordus. Rien, rien ne t’atteignait. Pas même cet autrui bardé de blanc, qui, dans sa cage de dalles glacées, priait que tu disparaisses. Pareillement à toi.

Un troisième miroir.
Intrigué.

Pouvait-il...?

Tes prunelles coulent vers ton livre, pensif. Impossible. Tu te fais des idées. Tu en tournes les pages, reviens à celles-ci, la figure placide. Intense réflexion que voici. Tu lis quelques lignes, retiens quelques virgules charbonnées par-ci, par-là. Reviens en ce monde, un trait de réponse lentement esquissé.

Que cherches-tu?
Un sourire venait tordre tes commissures, cynique.

Ce que tu cherchais, réellement?
Tu ne pu t’empêcher de darder de la langue tellement cela te paraissait absurde comme question. Il y avait tant à répondre. Tant à redire. Ce n’était point précis. Trop flou. Attendait-il que tu ne répondes guère? Que tu te perdes et à jamais te taises? Tu pourrais lui offrir ce plaisir. Néanmoins, quelque chose au fond de toi, dans sa tonalité et ses gestes, sonnait faux. Irrémédiablement creux.

Un appel à l’aide.

Tu te dis que tu déconnes, que ton esprit pousse bien trop loin sa réflexion. Et pourtant. Tu n’y échappes pas.

Tu laisses le lourd silence étendre un peu plus ses sombres ailes, oppressantes. Mûris tes pensées, le regard toujours dédié aux nervures plâtrées du lambris. Laisses tes doigts parcourir les pages lissées de ton bouquin, dessiner une rapide caresse.

Que cherches-tu?
Tu pourrais répondre maintes et maintes choses.
Tes lippes laissaient alors s’échapper quelques mots, toujours aussi calmes et fermes.

« A être libre. »

Libre de tout. De ce que tu es, de ce monde. De cette vie. Tu désirais que la vivre, à ta manière, hors des jougs sociétaux. Tu penses, l’étendard de la volonté s’agitant au vent, les pleurs du passé résonnant encore en toi. Tu penses, le drapeau de l’ambition entre les mains, secoué par les vents de l’individualité.

De la liberté.
Et tu souris, de ce sourire si ambigu qui est tien.
Déplace ton regard sur l’encadrement de la porte.

« Si tu ne crains rien, alors pourquoi ne me fais-tu guère face? Nous ne désirions point la présence de l’un et l’autre, pourtant tu es le seul à te cacher. Alors que crains-tu, toi qui es intrépide? »

Questionnement. Tu t’occupais l’esprit avec ce que tu avais, ici un fantôme porcelaine qui ne pouvait point passer au travers la matière. Tu t’occupais, comptant les réflexions, tâtonnant les choses comme elles venaient.

Tu t’occupais simplement, ni méchanceté, ni arrogance. Simplement tu t’occupais, fidèle à toi-même, posé et sans arrières pensées.
Tu t’occupais pour fuir.
Être libre à ton tour.

Des fanfares sourdes de tes émotions.

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rédigé par Lykos Fjÿng le Mer 29 Aoû - 0:51
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Ceci n'a pas eu lieu
Tu te mures dans ton silence - dans ton coin isolé.
Vide de sens, vide de vie - tu es seul sur le sol froid cimenté. Le reste n'existe pas - le monde est limité à tes sanitaires. Derrière l'encadrement de la porte, il n'y a rien - c'est le néant, le vide absolu, le chaos. Tes murs s'arrêtent là - au-delà, il n'y a qu'une abîme infinie - un trou noir béant dans lequel tu coulerais.
C'est comme si tu ne voyais pas au-delà de cet encadrement - comme si tu n'entendais pas, même. Mais cela ne vient que de ton esprit, que de ta volonté - car en prêtant l'oreille, tu sens la vie, derrière les portes du vide. Tu sens la présence de l'autre - tu ne veux juste pas l'accepter.
Tu l'ignores, la renie - pour toi, cela serait bien mieux si vous passiez la nuit chacun de votre côté, sans faire attention à l'autre.

Tu te demandes un instant comment il a pris ta réponse, et ta question - puis tu oublies, cela ne t'intéresse guère. Peut-être avait-il simplement lancé une phrase comme cela, à lui-même, et que tu avais répondu sans qu'il ne s'y attende. Toi, tu ne t'attendais pas à ce qu'il te réponde.
Tu ne voulais pas, même. Que le silence perdure, c'était ta seule volonté - ton seul désir. Un silence et une ignorance éternelle - jusqu'au matin, où on viendrait alors vous ouvrir.
Tu penses presque qu'il ne va pas répondre - et qu'il n'a jamais été là, même. Qu'il n'était que le fruit de ton imagination - qu'une voix dans ton esprit venue te déranger ou te sortir de ton néant éternel. Tu pensais presque qu'il n'existait pas - tu avais presque oublié.
Mais ses mots te sortent de tes pensées - ses mots brisent le silence pourtant si bien installé. Il vole en éclats - comme un miroir que l'on fait éclater. Ça te tranche presque, ce soudain changement - comme si les bris de verre venaient te couper. Mais tu ne réagis point.

A être libre ? Est-ce tout ce qu'il cherche ? Qu'entend-il par là ?
Mais après tout, tu es le même. Tu cherches à être libre, toi aussi - libéré de ta vie, libéré de cette prison qui te servait de corps.
Libéré de tout.
Mais alors, serait-il identique à toi ? Ou serait-il un écho de ton âme ?
Un écho du plus profond de ton être - ressorti pour discuter avec toi. Peut-être pour te parler à travers ton masque.
Peut-être te parlais-tu à toi-même - que tu ne faisais plus la différence entre le réel et l'irréel. Que tu n'arrivais plus à discerner le vrai du faux - le toi des autres. Peut-être étais-tu toujours assoupi, enroulé dans ta coquille de plumes, perdu dans ton néant - et que ton être te parlais.
Peut-être, peut-être pas.
Ou peut-être que la faucheuse était venue tester si tu étais digne de la suivre.

La voix reprend alors - te demandant pourquoi te caches-tu si tu ne crains rien. Pourquoi tu ne lui fais guère face - lui n'a point besoin de se cacher.
Mais peut-être qu'il accepte plus ta présence que tu n'acceptes la sienne. Ou peut-être est-ce un test, encore une fois, de la Mort - une épreuve, pour voir si tu es apte à l'accompagner, dans les méandres du chaos.
Tu soupires alors et te relève, prenant ton sac sur le chemin. Tu te diriges vers l'encadrement de la porte, te tenant droit comme un pic en fixant l'autre - le messager de la faucheuse. Tu le toises de ta position - t'appuyant contre la bordure.
Tu es maintenant dans son espace - au-delà du mur. Tu dois reconsidérer ton milieu - mais il y est. Tu ne peux te créer des limites sans l'y inclure.
Tu le fixes alors, croisant les bras - adossé à ton coin de mur.

« Je ne me caches point. », tu déclares froidement. Ton masque de glace sur le visage, tu es imperturbable - une véritable statue.
Tu le fixe de ton regard glacial, perçant - de ton regard vide, aussi. Ton regard sans vie, mais qui représente tout de même le mépris que le monde extérieur t'inspires.

« Et je ne crains rien. Toi, qui semble t'y connaître, que crains-tu ? »

Vérité ou mensonge, toi-même tu ne sais pas. Ton masque ne crains rien - il n'est que dérangé ou ennuyé, exaspéré par la vie et les autres.
Mais toi, au fond - que crains-tu ?
Crains-tu de t'attacher ? Crains-tu que tout se réitère ?
Crains-tu la vie?
rédigé par Quetz Ophion le Mer 29 Aoû - 17:24
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Ceci n'a pas eu lieu.

C r a i n t e ;
Étendant ses voiles sombres,
Couvrant les étincelles lumineuses
D’espoirs à peine esquissés.


Le plafonnier ne quitte point tes prunelles, pris dans un abîme de réflexions, tes pensées s’entremêlant, connexions compliquées et intrinsèques. Avais-tu bien fait? Que de le questionner, ce spectre neigeux? Qu’en tirerais-tu? Si ce n’est qu’il se montrerait à toi si ta perche était saisie. Tu n’irais pas nier que tu l’as fait quelque peu volontairement. Tu l’avais compris bien assez tôt. Qu’il s’agissait d’un miroir ; un énième, aux reflets nets et bien éloignés des tiens. Et tout à la fois terriblement similaires. Tu jouais donc, avançais tes pions lentement ; un à un sur cet échiquier qu’était votre conversation.

Si tu pouvais nommer cela conversation. Il s’agissait là plutôt de constats jetés dans les airs. De mots sans sens, balancés aux vents. Tu dardais une fois de plus de la langue, laissant ton échine s’assouplir un peu plus, épousant les formes brisées du casier sur lequel tu étais adossé. Tu te détendais. Avais accepté tout de cet autrui dérangeant. Il n’était rien. Lumière implicite dans ton champ de vision. Il te suffisait de mieux la regarder. Mieux la voir. Pour l’accepter. Et l’oublier aussitôt.

Craignais-tu une chose en ce monde?
Toi qui étais si imperméable à toutes choses?
A toutes émotions?

Tu ne pouvais répondre sincèrement.
Sans esquisser ce sourire de cire.
Sans aborder ce masque fallacieux,
Creux et faux.


Simulacre de toute une vie pour comprendre.
Faire semblant.
Que tu es comme eux.
Pour qu’autrui t’oublie.

Pour simplement faire ce que tu veux d’eux.
Ne le faisais-tu pas actuellement avec lui?
Ce fantôme au regard morne qui te toisait?

Tu lui rendais son regard, froid.
Impassible.
Hermétique à toute chose.

Il était ton égal.
Rares étaient ceux à qui tu octroyais ce statut.
Un égal, une statue calcaire, qui finalement venait à ta simple demande.
Entourée de son halo duveteux, voici l’idole de tous et toutes.
Une divinité, parfaite, imperfectible.
Inatteignable.

Une icône oui.
C’était exactement cela.
Une icône sainte, immaculée.

Tu te tenais face à elle, calme. Tes pupilles ambrées la transperçant. Tu voulais voir par delà. Tu la lisais, ce n’était pas ce que tu voulais d’elle, cette icône. Tu voulais ce qui s’y lovait derrière. Les apparences et les masques ne t’intéressaient point.

Elle ne se cachait donc point.
Te prenant de tout son haut, tu aurais pu être ce ver que les divinités exècrent.
Tu aurais pu te sentir ainsi.
Si tu en étais capable.

Tu te redressais simplement, glissant le livre au creux de tes jambes en tailleurs, tes mirettes ne lâchant guère la sainte icône qui de son jugement, attendait ta réponse.

Tour à tour,
Chacun posait ses constats.


Tu ne pouvais prétendre t’y connaître tant cela t’était étranger. Quoi de plus étranger et singulier que la crainte? La peur? L’amour? La haine. Tous, te glissaient dessus, sans jamais laisser une infime particule entre tes écailles irisées. Toi, tu n’étais pas une icône. Toi, tu étais hors de ce monde. Là, à observer et juger. A noter les faits et gestes de tous. A les analyser. A te jouer d’eux. Toi, tu étais le joueur derrière cet univers réduit à un plateau de jeu. L’astre sombre que tous oublient et qui pourtant régit leurs vies. Et leurs heures les plus tourmentées.

Ta réflexion tracée, tu suivais ses traces dans ton esprit.
Tu marchais, les méandres oniriques de ton for intérieur prenant forme.
Tu marchais, les routes sinueuses te menant face à cette icône.

Qui n’attendait que toi.
Ou plutôt ta réponse.

« Je suppose donc que ma présence t’était aussi indésirable que l’était la tienne pour ma personne. »

Tes lippes cessaient un court instant de se mouvoir, dardant rapidement l’atmosphère de ta langue. La fraîcheur pointait peu à peu le bout de son nez. Pour ton plus grand désarroi.

« Je ne ressens guère et ne suis aucunement un expert dans le domaine. Ma seule crainte serait de ne jamais craindre quoi que ce soit. »

Tes pupilles se rétrécissaient, profondément enfoncée dans les azures neigeuses de l’émanation.

« Que caches-tu? »

Ses mots s’extirpaient de tes lèvres comme une question à toi-même. Une réflexion à peine poussée, dont les pétales n’étaient point ouverts.

Tu marchais, couloir d’incertitudes derrière toi.
Tu marchais, chemins pavés de pensées face à toi.

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Silence.
Le Silence était tout ce que tu désirais - avec la solitude. Et voilà que tu n'avais aucun des deux - que tu te retrouvais coincé avec quelqu'un, à parler.
Parler.
Pourquoi lui répondais-tu, si cela t'étais aussi désagréable ? Peut-être ne voulais-tu tout simplement pas laisser des paroles voler en l'air.
Tu ne voulais pas qu'elles errent sans raison - sans jamais trouver de but ou de réponses. Tu voulais qu'elles puissent aller en paix - qu'elles remplissent leur destinée, au lieu de se métamorphoser en un vent mauvais qui souffle à l'infini, à la recherche de sa destination.
Ou peut-être était-ce juste un réflexe. Tu devrais essayer de te taire - de l'ignorer, de l'oublier. Voire ce qu'advienne de ces paroles virevoltantes - de ces mots inaboutis.

L'autre te répond - supposant que sa présence t'es aussi indésirable que la tienne pour lui. Tu ne sais pas à quel point il méprise ton essence - mais tu aurais aimé ne pas connaître son existence même. Tu le regardes alors - plantant tes iris de glace dans son regard et tu acquiesces, silencieusement.
Il parle à nouveau - tu ne l'écoutes que d'une oreille. Il ne ressens point - ni n'est expert en la matière comme tu l'avais présumé. Tu hausses les épaules d'un air détaché - tu aurais pu te dispenser de cette information. Elle ne t'étais pas nécessaire.
Mais est-ce que la moindre chose t'es nécessaire ? Tu pourrais même te dispenser de t'alimenter - tu pourrais te dispenser d'exister.
Mais tu dois vivre. Vivre pour eux. Honorer leur volonté - venger leur disparition. Et ensuite, tu pourras à ton tour sombrer dans le chaos et abandonner la vie.
Qu'est-ce que vivre, après tout ? N'est-ce pas là qu'une série de coïncidences ? Qu'une série de souffrance, d'accidents ? N'est-ce pas fatigant, de vivre ?
La mort, elle, est bien plus tranquille - un sommeil éternel, ainsi qu'un voyage infini dans le néant du monde. Un repos sans fin.
Pourquoi as-tu l'impression de la connaître sur le bout des doigts ?

Au final, tu as à peine entendu la dernière phrase de ton interlocuteur.
Tu retrouves tout de même ses mots en plongeant dans ta conscience - craindre de ne jamais craindre.
Tu te demandes un instant s'il te provoque suite à ta précédente réponse, où s'il dit vrai. Mais s'il est honnête, ne serait-ce pas là contradictoire ? Car s'il craint de ne rien craindre, alors jamais il ne craindra rien.
Mais qu'est-ce que Craindre ?
Qu'est-ce que la peur, la terreur ? Quelles en sont les limites ?

Il te fixe - vos regards se sondent mutuellement.
Que caches-tu, il te demande. Tu restes alors silencieux.
Tu réfléchis un instant, mais tu te rends compte que tu ne veux pas lui répondre.
Tu ne le connais point - tout comme il ne sait rien de toi. Pourquoi te livrerais-tu alors à lui ?
Tu hésites entre laisser parler le silence, ou dévier le sujet.
Mais le silence aura-t-il raison de toi ?
Les mots ne sont-ils pas trop élancés dans leur route ? Que vont-ils faire, s'ils n'ont pas leur réponse? Que vont-ils faire, si tu les ignore eux aussi - les empêchant ainsi d'atteindre leur but, l'essence même de leur existence ?
Mais qu'est-ce qu'un mot ?
Qu'est-ce que le silence ?
Les deux parlent - les deux ont un sens. Sont-ils véritablement différents, ou ne sont-ils que synonymes éloignés ?

Tu soupires - ne bougeant point de ton mur.
Tu soupires - avec cet espoir qu'il te vide de ton dernier souffle - en vain.

« Pourquoi cacherais-je quelque chose ? »

Mais une question plus importante encore:

« Qu'est-ce qui fait croire cela ? »

Tu toises ton interlocuteur de ton regard perçant. Tu ne caches rien, te dis ton masque. Tu es ce que les autres doivent voir - tu es ce masque, c'est devenu ton être.
Ce qu'il y a derrière n'est plus.
Ce qu'il y a derrière est mort - étouffé, oppressé. Et tu ne cherches qu'à le rejoindre - qu'à rejoindre cette partie anéantie de toi. Cette partie oubliée - ces ruines de ton existence.
La rejoindre dans le néant.
Tu ne caches donc rien - puisqu'il n'y a plus rien à cacher.
rédigé par Quetz Ophion le Sam 6 Oct - 15:21
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Ceci n'a pas eu lieu.

P o u  r q u o i ;
Question indécise,
Mot perdu,
Qui peine à trouver son sens.
A tout questionner.

Pourquoi?
Ce mot, jamais il n’avait quitté ton esprit. Sans cesse il le harassait, tournant en boucle avec ces choeurs tortueux. Questionnant chaque futilité de ta plate vie. Pourquoi sont-ils ainsi, ces autres? Pourquoi es-tu ainsi? Pourquoi cette vie a-t-elle débutée ainsi? Pourquoi pas autrement? Pourquoi, cette vie est aussi... Médiocre? Tu ne montrais rien, te renfermais dans ta bulle, mûrissant ta réflexion et ta réponse.

Cette icône attendait,
Impassible.
Statue immaculée aux traits glacés.
Telle une entité supérieure,
Qui peut te toiser de tout son haut.

Tu n’en avais cure. Tu ne croyais en rien de tout cela. Une entité supérieure? Un Dieu? Une icône sainte pour vous sauver de vos tourments? Si tu pouvais rire de façon désabusée, à t’en rendre aphone, tu le ferais. C’est en cela que tu trouves autrui stupide. A se conforter dans une présence inexistante, un Dieu qui se fiche bien de leurs maux. S’il était vraiment là, ne les aurait-il pas déjà aidé après tous ces prières? Les croyances n’étaient pour toi que simulacres, façades déguisées des malheurs de chacun dont ils ne pouvaient faire face. Échappatoire sinueuse, où les réponses sont toutes trouvées.

Cela te sidérait.
Autrui te sidérait.


Alors pourquoi te cacherait-il quelque chose, ce spectre aux allures divines? Il semble si sûr de lui, si droit, qu’est-ce qui te disait l’inverse?

Tout.
Absolument tout.

Tu restais imperméable à son regard de glace, le soutenant toujours de tes ambres, froides. Perçantes. Tu analysais, notais chaque détail. Des battements de cil de l’icône, à sa respiration. Aux mouvements de ses lippes. Tu l’observais sous tous ses angles, sans la moindre gêne. Aucune. Tu n’existais guère pour lui. Tout comme elle, cette icône sainte, n’existait guère pour toi. Ce qui t’intriguait, retenait toute ton attention, était cette chose.

La chose derrière l’icône.
Celle qui tire les ficelles.
Celle qui porte le rôle,
Le joue sur la scène,
Aux lumières de tous.


C’était cela, ce que tu désirais voir.
Tu te fichais de l’avis de l’icône quant à cela.
Tu te fichais de tout.

Tes doigts relâchaient lentement ton bouquin, venant se refermer autour de tes bras qui, entre temps étaient venus se lover contre tes jambes que tu avais ramenées vers ta personne. Le froid pointait. S’immisçait dans tout ton être. Étendait ses voiles glacées jusqu’aux tréfonds de ton âme. Rongeait tes os. Tu ne tremblais point. Ne laissais rien paraître si ce n’est que les légers frissons qui parcouraient ton échine. Réflexe biologique contre lequel tu ne pouvais lutter, aussi doué dans la maîtrise de toi-même étais-tu.

Tu posais lentement ton menton sur tes bras, tes prunelles flavescentes n’ayant guère quittées leur interlocuteur. Tu ne changeais point de cap, conservais la même voie. Que celle de lui répondre. Il était ton miroir. Tu l’ennuyais et à la fois, il te répondait, curieux de savoir. Il t’ennuyait et t’intriguait. Vous étiez face à face, à vous refléter mutuellement, sans jamais vous atteindre.

« Personne n’est parfait, pas même la sainte icône que tous voudraient que l’on soit. »

Tes lippes laissaient les mots s’extirper avec calme, un calme plus catatonique. Trahissant le froid qui commençait peu à peu à te fatiguer. Tu n’étais point fier, que de finir ainsi devant lui. Puis t’en fichais aussi vite. Cela ne concernait que ta personne.

« Ton attitude. Ce rôle que tu interprètes actuellement. Rien de plus. »

Un léger soupir remontait le long de ta gorge, laissant tes épaules s’affaisser doucement.
Tu le lorgnes, les ambres froides, tes réflexions en plein acheminement.
Tu le lorgnes, défi implicite que de te prouver l’inverse.
Orgueil que de savoir.
Orgueil que de ne pouvoir nier.


Tu lis,
Là est tout ton Orgueil.

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rédigé par Lykos Fjÿng le Sam 6 Oct - 17:03
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Ceci n'a pas eu lieu
Il t'observe.
Il t'observe trop.
Tu veux fuir son regard - tu veux repartir dans ton néant. Tu veux oublier son existence - oublier celle du monde entier - et mourir à nouveau.
A nouveau ?
Veux-tu dire par là retourner à ton chaos, où réitérer une expérience qui semble pourtant unique ?
Pourquoi la mort t'attires autant ?
Pourquoi la faucheuse te semble être comme une bonne vieille amie - et la vie comme une ennemie jurée ?

Tu souffles - tes propres pensées t'embrouillant. Tu as l'impression que quelque chose t'échappes - sans trop savoir pourquoi. Tu as l'impression que ces questions se sont déjà posées dans ton esprit - mais dans une autre vie.
Tu as l'impression d'avoir déjà subit la mort - tout simplement. Mais peut-être est-ce seulement parce que ton existence est tellement vide que l'éliminer te paraît plus intéressant.

Il est différent - te sondes, et ne cèdes pas à ton influence.
Ça te perturbes, ça t'irrites. Mais d'un côté, ça t'intrigue. Et t'intéresse un minimum - une personne qui, pour une fois, n'a l'air de que faire de ta nature.
Tu te demandes même s'il en a conscience - mais tu n'en as que faire. Il n'est pas à jouer les petits chiens, comme les autres, ni à essayer de t'amadouer et d'obtenir quelque chose de ta personne.
Il t'ignores, tout simplement - et ne désire point ton existence. Tout comme toi, pour lui.
Et tu aimes ça - au fond.

Tu ne bouges pas - restant immobile, adossé contre ton mur carrelé. Tu le sondes en retour - mais sans véritable intérêt. Il t'intrigue plus qu'autre chose, c'est tout.
Il te lance une phrase - une phrase sur la perfection qui n'existe point. Que personne ne peut être parfait - pas même derrière une icône.
Tu tiques - sa phrase semble te piquer, comme pour attiser un feu. Imperceptiblement, tes sourcils se froncent - des micro-expressions se forment sur ton visage de glace, sur ton masque - mais en un coup de gomme, tu les estompes, les effaces, les fais disparaître.
Tu retrouve un visage froid - sans émotions. Un masque de théâtre.

Sa pique t'as perturbée, mais le pire est qu'il a raison. Tu le sais, au fond de toi, que tu n'es pas parfait.
Tu as juste décidé de le devenir - de montrer une image parfaite, comme on l'attendait. Mais ton masque ne serait-il pas alors la perfection que tu cherches tant à incarner ?
Aurais-tu une faille, quelque part, dans ton interprétation ?
Sûrement. Après tout, tu n'es pas parfait. Ce sont les autres qui le pensent - c'est tout. Mais lui, l'autre, semblait différent - il semblait discerner ton faux visage, et avait l'air de vouloir voir ce qui se cachait derrière.
Il voulait te le retirer, le briser - et découvrir ta vérité. Mais tu ne pouvais le laisser faire.
Car toi-même tu avais peur de ce qu'il y avait derrière - même si tu ne savais pas ce qu'il s'y trouvait.

L'autre te lance une autre phrase - comme quoi ton attitude et le rôle que tu interprètes te trahissent, tout simplement.
Tu le toises, alors qu'il se replie sur lui-même - semblant souffrir du froid s'insinuant dans la salle. Pour ta part, tu ne sens rien.
Tu n'as pas l'impression d'avoir senti quelque chose depuis ce funeste jour - comme si toutes tes émotions étaient parties d'un coup, comme si tu avais utilisé tout ce que tu pouvais pour une vie. Peut-être ne fais-tu tout simplement pas attention - peut-êtres es-tu tout simplement occupé à autre chose pour t'en rendre compte.
Ou peut-être avais-tu véritablement perdu toutes sensation, toutes émotions - toi, poupée de cire.

« Quelle est mon attitude ? »

Tu demandes, froidement. Quelle est la faille, la fissure dans ta statue ? Qu'est-ce qui fait fondre goutte à goutte ta glace, pour qu'il ait pu y voir à travers, pour qu'il ait pu imaginer qu'au fond, il s'y trouve autre chose ?
Tu ne peux le laisser voir, de toutes façons. Tu ne peux te laisser à l'air libre - ce toi, derrière. Tu ne sais pas qui tu es - qui il est. Tu ne sais pas si c'est dangereux ou non.
Tu ne sais même pas s'il existe encore.
Et au fond, tu as peur de lui - peut-être.
Sûrement, même.
Tu as peur de toi.

« Je n'ai aucun rôle à interpréter. »

Tu te justifies - tu ne veux pas qu'il voie.
Tu ne veux pas qu'il le sorte - qu'il brise le mur, le masque.
Ton masque, c'est Toi.
Et tu as peur de l'autre, derrière. De lui.
De « toi ».
rédigé par Quetz Ophion le Sam 6 Oct - 19:46
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Ceci n'a pas eu lieu.

F r o i d ;
Étreinte glaciale,
Hydre de cristal s’enroulant,
Enserrant ta personne contre lui.
Lovée dans son antre polaire.

Tu écoutes vaguement, sent le froid s’immiscer dans toutes les pores de ton corps. Faire de lui leur terrain de jeu, terrain neigeux, poudreuse soufflée au vent gelant ton âme. Lentement tes doigts s’enfoncent au travers le tissu de ta veste, atteignant ta carne porcelaine, pourtant vêtue d’ébène. Tu étais toi aussi immaculé, autant que cette sainte icône qui, visiblement touchée par tes paroles, durcissait le ton.

Mais toi,
Toi,
Toi.

Tu t’en fichais.

Déconnectais.
Emmené dans une danse dérangeante par les brumes hivernales.
Où pensées et esprit se rencontraient pour la première fois en cet instant qui t’avait paru des éternités. Des éternités où ce spectre ciré n’ouvrait qu’à peine les lippes pour répondre par à coups à tes demandes. Tu faisais de lui ce que tu te désirais. Pourtant cela faisait une éternité. Une longue éternité. Tes pensées flanchaient, s’agrippaient au peu d’esprit qui te restait, paralysé peu à peu par l’atmosphère languissante. Tu ne ressentais rien.

Rien,
Sauf cela.


Sauf ce froid dévorant, arrachant pan par pan ta chair, fleurissant tes muscles de lys glacés dont les reflets irisées renvoyait ton corps tremblotant. Rien. Rien ne paraissait sur ton faciès. Pas même une expression souffrante. Tu en étais incapable. Avec ou sans ton don, la douleur t’était devenue si familière, si proche, que tu ne la ressentais plus. Elle était ta plus vieille amie, ta plus fidèle compagne. Jamais elle ne t’avait abandonné. Encore moins délaissé. Même quand tu ne désirais que cela du plus profond de ton être.

Tu avais tout perdu.
De ce froid qui traversait ta peau,
Au gel pénétrant, se frayant un chemin dans tes membres.

Tu avais tout perdu,
Du toucher rugueux du banc sur lequel tu choyais,
Au métal frigide le long de ton échine.

Tu avais tout perdu,
Des sourires anodins d’autrui,
Aux regards compatissants que tu éprouvais.


Vide.
Tu étais si vide Quetz. Cette réflexion t’arrachait un soupir interne, tes doigts serrant un peu plus le tissu charbonné de ton blazer. Tu aurais voulu crier, te frapper sans jamais t’arrêter le crâne contre la surface lisse du sol, te déchirer la voix à en perdre tes cordes vocales.

Juste ressentir.
Ressentir autre chose que ce froid,
Ambiant,
Psychologique.

Car tu le sais, Quetz.
Non, tu le sais?
Que tout est dans ta tête.
C’est seulement dans ta tête.


Alors tu ris, face à toi-même.
Face à ce miroir grotesque jouant une silhouette albâtre si parfaite. Cette sainte icône.
Tu ris, dans ton esprit, dans ta tête.
Tout est dans ta tête, n’est-ce-pas?
C’est ce que l’on t’a toujours dit.
C’est ce qu’ils t’ont toujours dit.


Ouais, c’est ce qu’ils t’ont toujours dit.
Alors quoi, tu lui réponds quoi au saint ange aussi blanc qu’un cadavre sortant de la morgue?
Tu lui réponds quoi, à cette divinité inquisitrice?
Elle n’attends que toi, Quetz.

Réponds donc,
Puisque que tu le sais,
Que tout est dans ta tête.

T’en ris à en crever,
T’en cracherais même tes tripes,
Le goudron jais s’écoulant de tes lippes.
T’en deviens un cauchemar, un putain de cauchemar.
Car elle résonne trop en toi, cette icône.
Car elle, elle te regarde de haut. Te prends à ton propre jeu. T’as envie de lui arracher les yeux, hein, Quetz?

Parce que c’est toi, non?
Juste parce que c’est toi.


Allez, crie lui donc dessus.
Ne soit pas timide.
Tu veux ressentir, non?

Autre chose que ce froid.
Tu veux de la nouveauté?
Fait-le donc.

Lève-toi,
Crache lui au nez ce que tu en penses de son jeu à deux cens,
Ce que t’en vois de ce masque brisé, faussement parfait et froid.
Des coups de pinceau jetés dessus, pour parer la misère,
Ne la rendre que plus belle.

Parce que c’est toi.
Il est toi, Quetz.
Regarde les choses en face.


C’est tout dans ta tête.


Tu souffles, soudain.
Retour brutal à la réalité, toujours figé dans ton écrin de glace, les lèvres fermement cousues par les fils du silence. Pas un mot, pas un souffle.

Tout est dans ta tête.
C’était tout dans ta tête.


Alors à ton tour; tu durcis le regard, auparavant perdu dans des abysses effrayantes. Vide(s).
Tu le lorgnes, le sondes. Le transperces et l’observes. Revêts une moue imperméable, fermée à toutes émotions qui auraient pu s’offrir une voie dessus. Le détailles. Le  fais tien. Fais de lui un objet. Données compilées dans ta caboche.

Aucun rôle.
Ce qui te fait penser cela?
Vraiment.
Te prenait-il pour un idiot ce miroir?
Les divins ne sont-ils pas censés tout savoir?

Tes crochets entament la carne de ta lèvre inférieure, calmant à leur manière le tumulte qui fait rage dans ton être. Apaisant la tempête que de voir qui tu es face à toi. Que de cet échange en tête à tête avec ta propre personne.

Tu délires.
C’est tout dans ta tête.
C’est juste un gars comme les autres,
Aussi blanc qu’un cachet d’aspirine.
Un peu hautain,
Au masque défectible.

Il n’est pas toi, Quetz.
Cesses de t’y voir.
Il n’est pas toi.

C’est dans ta tête.

Tu dardes une fois encore de la langue, devant lui, te fichant qu’il la remarque ou non. Tu te fiches de tout. Tu rêves déjà à un lendemain plus calme. Aux aurores tièdes caressant ton visage. A tout sauf ici.

« Le simple fait d’assurer que tu ne joues rien d’un rôle est la preuve flagrante que tu en interprètes un. Celui de cette icône parfaite, inatteignable. Que tous observent, adulent et craignent. Celui d’un être brisé, dont le destin a déjà été décidé sans son avis. Reclus dans sa forteresse de pierres polies, il se cherche. Se perd. Se demande qui il est. Où il va, sous l’emprise d’un rôle duquel il ne peut se défaire... »

A qui parlais-tu?
Pour qui étaient ces mots, si ce n’est que lui?
Que lui,
Lui,
Lui,

Celui derrière tes prunelles ambrées.
Celui devant celles-ci.
Au visage impassible.

Tu parlais,
Lui parlais.
A lui.
Et lui.


Tout est dans ta tête, Quetz.
Et une fois encore, au long des chemins sinueux de ton esprit,
Tu as perdu ta lanterne.

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rédigé par Lykos Fjÿng le Sam 6 Oct - 21:54
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Ceci n'a pas eu lieu
Silence.
Silence que tu aimes tant - silence qui te nourris. Silence qui te fais vivre - voilà tout ce que tu demandes. Voilà tout ce que tu désires - un éternel silence.
Silence dans lequel tu peux t'entendre crier - toi - au fond de ton âme. Est-ce pour ça que tu aimes le silence ? Était-ce parce que tu voulais voir cette partie de toi disparaître, sombrer dans le désespoir, que tu appréciais le silence?
Ou était-ce parce que, la plupart du temps, cette voix au fond de toi se taisait, elle aussi ?
Tu n'en a pas souvenir - tu as l'impression que ce cri a toujours été là. Ou qu'il n'a jamais été là.
Tu ne sais même pas si ton être crie au désespoir. Peut-être entends-tu seulement des voix, des souvenirs anciens.
De vies passées qui te hantent - même si tu n'as pas souvenir d'avoir vécu.
Pas pour l'instant.

Le silence que tu apprécies tant te devient insupportable.
Tu n'entends que toi - crier, hurler de tes entrailles, au fond de ton être.
Tu n'entends que lui, appeler à l'aide - essayant de nager dans ton océan de néant - tentant de s'y sauver de la noyade. Mais il sombre, il sombre dans la mer de vide - il sombre dans ton chaos éternel. Il sombre dans ton désir de mort, qui te ronge de l'intérieur, te dévores les entrailles.  
Il sombre, englouti par tes morts passées.
Passées ?
Il vogue sur le Styx qui coule dans tes veines - parcourt ton corps, faisant hurler chacune de tes cellules. Il voyage dans ton corps pour le faire vibrer à chaque cri - ne te quittant point.
Il est toujours là - même quand tu ne le sens pas, quand tu ne le vois pas, quand tu ne l'entends pas.
Mais là, il te fait ressentir sa présence. Peut-être en a-t-il marre d'être au fond de ce puits interminable. Peut-être en avait-il marre de se cacher derrière toi - derrière le masque, la statue.
Peut-être voulait-il voir le monde, goûter à l'air frais de l'extérieur - vivre sans observer.
Qu'il était Naïf.
Il pensait pouvoir vivre - il pensait rater quelque chose, à croupir au fond. Il pensait qu'il pourrait se débrouiller - qu'il survivrait, qu'il réussirait.
Mais le sort que tu lui attribuais était bien doux par rapport à ce qui l'attendais dehors - lui qui ne connaissait rien, lui qui était aussi fragile que lorsque tu l'y avais enfermé.
Lui qui n'était qu'un simple enfant. Un enfant perdu, emprisonné, qui n'avait pas pu grandir. Un enfant qui ne survivrait pas dans le monde extérieur. Pas plus d'une minute.

Mais toi - ton masque - est diabolique.
Tu fonds, et lui laisse l'accès aux ficelles un court instant - pas plus d'une seconde. Et c'est assez pour le traumatiser, le dissuader.
Traumatisme, douleur, horreur.
Souffrance, mort, monde dévasté.
Désespoir. Désespoir tout autour - désespoir à chaque coin, à chaque souffle.
Supplice que de se tenir debout - martyre que de respirer. Déchirement de vivre.
La mort - la mort, il l'a appelé, l'a cherchée des yeux. Il aurait bien pu mettre fin à ses jours sur le champ par n'importe quel moyen, si tu lui avais laissé les ficelles plus longtemps. Mais tu préfères le laisser au fond de sa cage - à attendre.
Tu le sais traumatisé - tu le vois, accroupi, à se balancer dans sa geôle. Il souffre - il panique, il hurle à nouveau. Tu pensais que lui montrer l'horreur du monde l'aurait calmé - mais ce n'est qu'un enfant.
Il n'en est que plus paniqué.
Il n'en est que plus désespéré.
Alors il hurle à la mort - et tu veux mettre tes mains sur tes oreilles pour le faire taire, pour ne plus l'entendre - et apprécier le silence à nouveau.
Mais ça vient de l'intérieur - et tu amplifies alors ses répercussions.
Il hurle encore et encore - et tu veux te frapper la tête contre le mur.
Tu veux te fracasser la tête contre le mur - faire voler ton crâne en éclats. Faire taire cette voix - faire cesser ces cris dans ta tête.
Tu veux retrouver le silence - le silence éternel.

L'autre te répond - et tu sors de ta perdition avec toi-même, tu sors de ta transe. C'est comme si on te réveillait d'un sommeil trop profond.
Ta tête vrille toujours autant - un vacarme d'hurlements résonne dans ton esprit. Mais tu as repris conscience de ce qui t'entoures.
Tu a repris conscience de ton existence - et de celle de l'autre. Qui te dit d'ailleurs que le fait d'assurer que tu ne joues aucun rôle prouverait que tu en interprète un - un rôle, d'une image parfaite. Tu l'écoutes alors.
Il à tort. Et raison.
Car toi - ton masque, du moins - ne joue aucun rôle. C'est ce qu'il est. C'est ainsi qu'il a grandi - c'est ce qu'il est devenu.
Mais toi - au fond - tu es celui qui porte ce masque. Tu es celui qui joues le rôle. Tu es celui qui hurle à l'aide - et dont la voix est étouffée par ses propres murs.
Tu hausses alors les épaules - secouant la tête en même temps. Cette facette de toi - au fond - est morte. Elle est trop faible, trop détruite pour le monde extérieur. Elle n'existe pas.
Alors que toi, tel qu'on te connaît - toi, avec ton masque - est la véritable facette de ta personne à ce jour.
Tu es comme une coquille d'œuf cassée. L'intérieur a disparu, mais l'extérieur demeure.

Tu observes ton interlocuteur - gardant ton habituel regard de glace. Tu cherches à savoir si tu vas lui répondre ou non. Tu désires mettre fin à la discussion et t'en aller - mais tu ne peux non plus le laisser effleurer ton masque, ni encore moins le laisser le fissurer.
Tu devais protéger cette statue qui t'entourait.
Tu l'observes alors - réfléchissant. Tu remarques qu'il a froid - que l'environnement n'a pas l'air adapté pour lui. Qu'il se bat pour ne pas le montrer, mais que c'est un véritable supplice.
Tu pourrais rester là, à le regarder. Oui, tu pourrais. Mais tu n'es pas comme ça.
Tu soupires, puis t'avances vers lui - ouvrant ton sac sur le chemin.

« Ce n'est pas moi qui joues un rôle. Je suis tel que je suis. » Tu parles, ton masque de pierre collé à ton visage.

Tu arrives à la hauteur de l'autre et laisse tomber ta veste de sport - ainsi que celle que tu portes - sur le banc à côté de lui. Il a l'air d'en souffrir plus que toi - et tu as toujours ton manteau de plumes pour te couvrir du froid.
Tu baisses alors la tête, fixant le carrelage froid au sol.

« Et moi, je n'ai que faire d'une image parfaite. Ce n'est pas moi qui la désire. »

Sur ces paroles, tu reprends ton air inexpressif et glacial - te retournant pour regagner ton mur. Peut-être l'avais-tu laissé parler, sur le coup. Parfois, tu lui laissais une réplique.
Ça permettait d'arrêter les cris.

Tu t'assieds donc sur le banc à l'opposé du sien - face à lui. Tes ailes se referment sur tes épaules - t'empêchant ainsi d'avoir froid.
Même si tu n'as pas l'air de ressentir ce qu'est le froid ni ce qu'est la chaleur.
Pire, même. Tu voudrais être glacial. Tu voudrais être gelé.
Tu voudrais que tout ton corps n'ai plus aucune chaleur - qu'il ne soit qu'une coquille raide et froide.
Sans vie, sans couleur, sans bruit et sans cris.
Mort.
rédigé par Quetz Ophion le Dim 7 Oct - 11:48
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All alone beside myself ;
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as the day turns into night ;
I remove myself from sight.

Ceci n'a pas eu lieu.

C e  n ' e s t  p a s  m o i  q u i  l a  d é s i r e

T o u r b i l l o n ;
Vagues violentes, s’éclatant contres les rochers asphaltes.

Elle résonne,
Fait échos,
T’enlace de chaînes aux chevilles,
Te noie.

Ses mots hurlent en toi,
Dans ta tête,
Dans ton esprit.

Tu te perds.
Te recroquevilles sur toi-même.
Ne l’écoute plus.
Oublie tout ce qu’il vient de t’avouer.
Ne prête plus attention ni à son visage ni à cette mimique triste et torturée.
Celle qui te criait à l’aide.
Celle qui, de sa voix déchirée de crier à la lune, te suppliait.
Pensait avoir trouvé son miroir.

Non,
Non,
Non,
Il ne peut être toi.

Car toi,
Toi,
Toi...
T’es déjà là.


Là, dans ta tête, à observer un spectacle que tu ne saisis guère. Là, derrière les barreaux d’un esprit tronqué, bloqué dans une même boucle temporelle, torrent d’émotions tues et tuées. Fleuves anthracites liant ton sang à ton corps. Liant ces écrits et souvenirs à ta carne.

Toi,
T’es là.
Là, le regard morne, peint de cernes arrachées aux pinceaux. Là, couvert de tâches disparates, le corps maigre et fluet. Tu en sens chacun de tes os sous tes doigts filiformes. T’en sens même tes écailles, dont les couleurs fondent entre les pulpes de tes doigts. T’as mal. Respirer te tues.

Tu ne sais pas où t’es.
L’idole immaculée,
Envolée.
Les murs carrelés et inhospitaliers,
Effacés.

Seul ce souffle glacial, point ancré dans l’arrière de ta nuque, langue perverse la frôlant, te fait acte de présence. La lumière te brûle les rétines, tu dardes de la langue, grondes faiblement, enfouissant ton visage dans la saleté cendrée de tes mains.

Une odeur métallique te remonte aux narines, ramenant avec elle une vive douleur, acariâtre ; étreinte non désirée autour de ta gorge. Une ligne de chair détachée, parfaitement circulaire, marquée de croûtes marrons et noires. Cachant le sang séché que tu viens de t’étaler sur la figure pour fuir cette réalité.

Pour fuir leurs regards,
Leurs orbites vides qui te jugent.
Leurs frêles corps, os luisant, face à toi.
Sans vies,
Leurs âmes te hantant dans cette geôle.
Fuir cette atmosphère pesante, plongée dans la pénombre où seule la mort, d’une aura puissante, se fait entendre et souhaitée.

Elle emmène avec elles leurs pleurs et cris,
Lances acérées jetées dans ta direction, entamant ta chair, transperçant tes organes. Laissant les amarantes s’extirper de leurs plaies, fleurir sur ta peau porcelaine.
Livide.

Pourquoi toi tu vis encore?
Pourquoi toi t’es encore là?
C’est de ta faute.
Tout est de ta faute.
Parce que t’es pas comme eux.


Tout est de ta faute.
Si tu n’étais pas ainsi,
Tout cela n’aurait jamais eu lieu,
Numéro sept.

Sept.

Échos lointain,
Distordu.

Elle s’étire,
S’enroule,
Balaye les murs insalubres et sordides,
Dessinant un vide.
Si noir, si profond,
Qu’irrépressiblement, tu es attiré.

Entraîné par cette main décharnée, cireuse teintée de gris morose,
Ses griffes fermement plantées dans tout ton corps.
Lentement elles te lacèrent, te découvrent de ce pan de tissu troué et déchiré qui te couvrait.
Expose ta carne atrophiée aux vents cristallins.
Laisse entendre ta voix, faible, gorge en peine, jouer de triste notes.

Elles s’enfoncent en toi, ces aiguilles de la souffrance, prunelles contractées, mâchoires serrées. Mal, tu as si mal,
T’en deviens dingue, Sept.

Sept.
Sept,
C’est qui?

T’es qui déjà, toi?
Là?

T’es où?
Pourquoi tu cries la mort ainsi?
Parce qu’eux, ne l’ont pas criée peut-être?
Et Neuf, et Huit, et Six?
Ils ne l’ont pas crié eux aussi?


Alors d’où tu brailles, toi?
Pourquoi t’es ainsi,
Si faiblard?

Pourquoi finalement tu ris, les joues creusées de cristaux de sel?
Car t’as pas eu le choix.
Car c’est pas ce que t’as désiré.

Dur retour que voici.
D'enfant, tu chutes à adulte,
Vois les murs du vestiaires se planter un à un devant toi, cage carrelée que voici.
Aperçois cette statue de neige revenir, t’adresser de nouveau ces paroles que tu avais oublié.

T’as pas crié.
T’en as même pas eu la force
.
T’as juste les mains qui tressautent, s’agitent follement tandis que tes crocs ont entamé la carne de tes lèvres.

« Sept... »

Sept.
C’est quoi ce chiffre?
C’était quoi ces images?
C’était bien toi.
Tu ne pouvais pas nier.
Trop, bien trop réel.

Tout s’embrouille, tu secoues la tête afin de faire un peu d’ordre. Calme la folle course dans de ton coeur.

« Ce n’est pas ma faute... »

Murmures adressés à ta propre personne, oubliant l’autre. Autre qui t’offre cette veste de laquelle tu te saisis sans la moindre gêne, t’enroulant instinctivement dedans pour te cacher. Cacher cette chose, ce chiffre honteux. Cette façade honteuse, incompréhensible que tu ne comprends pas. Tu te fermes, rebouches la fissure, la barde de brique de cuivre, y laisse fleurir un champ de bitume, là où personne ne pourra la voir. Et l’ouvrir encore. Tu reviens à ton monde ; ce monde, où l’être divin te fait face, enveloppé de ces ailes, te lorgnant. Tu lui rends un regard, perdu, froid. Dérangé. Dérangeant.

« Alors entendez-vous. Jouez le rôle qui vous plaît, effacez cette image parfaite qui à la fois vous sied et vous dégoûte. »

Soupir,
Las,
Froid immortel,
Routes de la perdition.
L’esprit de neige t’emmène à ses côtés, main dans la main, il te guide.
Ce sourire écarlate aux lèvres.
Un Sept s’y reflétant,

Immortel.

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rédigé par Lykos Fjÿng le Dim 7 Oct - 17:45
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Ceci n'a pas eu lieu
Mort.
Froid.
Seul.
Silencieux.
C'est tout ce que tu désirerais être. Disparaître aux yeux de tous - disparaître aux yeux du monde. Disparaître au regard de la vie.
Être effacé - rayé de la carte, rayé du monde. Que les moires se décident à couper ton fil, ou tu le feras toi-même. Et tu le brûleras ensuite - tu le fera disparaître, et tu dispersera les cendres dans l'espace.
Ainsi, jamais on ne pourra en refaire un, jamais on ne pourra le rattacher. Tu disparaîtrais pour de bon.
Et enfin, tu serais libre.

L'autre semble déstabilisé - il semble t'avoir quitté après tes mots. Tu l'as vu, dans son regard. Tu as vu qu'il étai parti, loin. Tu te demandais certes où il était, et ce qui l'avait fait partir - mais tu n'en avais que faire, au final. Ce n'était qu'une curiosité qui ne t'apporterais rien - un questionnement futile, auquel tu n'avais pas besoin d'avoir de réponse.
Tu le vois, tressauter. Tu pourrais faire partie de ces gens, et t'asseoir à ses côtés - être à son écoute. Mais tu es différent - alors tu le regardes juste, comme s'il était une bête de foire. Après tout, toi aussi, on te regardait comme si tu n'étais qu'un jouet, alors pourquoi devrais-tu traiter les autres différemment ?
Il parle - il délire. Tu écoutes à peine ce qu'il raconte, sachant que ça ne t'es pas adressé. Tu ne pourrais rien lui répondre, de toutes façons - tu ne le connais pas. Tu ne sais pas ce qu'il a vécu. Tu ne peux pas  répondre à ses délires sur les chiffres, ni lui dire que tout ira bien - car tu ne sais rien. Tu restes alors silencieux, à l'observer depuis ton banc, tes ailes te recouvrant.

Il revient alors, et te répond - à toi. Tu gardes ton regard fixé au sien - ne bougeant pas d'un pouce. On pourrait presque croire que tu as rendu l'âme, ainsi immobile. Mais cela serait bien trop beau.
Jouer le rôle qui te plaît ? Abandonner la perfection ? Cela serait si simple, si tu pouvais tout simplement abandonner cette notion - abandonner ton masque, et retourner vivre ta vie.
Sauf qu'à l'intérieur, tu étais mort.

« Je ne peux pas. », tu réponds tout simplement, sans rien ajouter de plus.

Pourquoi ne pouvais-tu pas abandonner ce masque ? Pourquoi ne pouvais-tu donc pas être qui tu voulais ?
Était-ce parce que tu étais mort ? Était-ce parce que tu n'avais plus de raison, plus de volonté ? Comment en étais-tu venu à porter cette image de perfection - à devenir cette notion ? La réponse était là -  toute simple :
C'était la volonté de tes parents.
Et la volonté des autres, aussi.

C'était pour honorer tes parents, que tu étais devenu parfait - pour honorer leur souvenir, honorer leur souhait.
C'était pour te laver de tes souillures et oublier ton passé, que tu étais devenu parfait - effaçant tes souvenirs, effaçant l'histoire pour la réécrire.
C'était pour te venger, que tu étais devenu ainsi. Une punition qui mettait du temps à se construire, et qui s’abattrait sur celui qui t'as tout pris : Tes parents, ton enfance, ta vie, ton innocence.
Il t'a volé ton souffle, volé ton sang - pour tout remplacer par du vide et de la douleur.

Ce jour funeste te reviens alors en mémoire. Jour où on t'as tout dérobé - jour où tu as perdu confiance en la vie, où tu a perdu espoir en toute chose.
Tu revois le sourire carnassier de l'inconnu - tu revois leurs visages.
Tu sens ses mains sur ton corps - ses mains sales et ignobles, ses mains grasses et terreuses.
Tu sens sa chaleur désagréable, son haleine fétide. Tu sens la douleur qui revient te poignarder.
Tu revois tout - tu ressens tout.
Une nausée t'assaillit alors, et tu fermes violemment les yeux. Tu trembles, sous ton masque.
Il essaie de te maintenir, mais tu es parti loin dans ton souvenir.
Tu es pris de haut-le-cœur, et tu enfouis ton crâne dans tes genoux pour te calmer - refermant tes ailes sur toi comme un cocon.
Tu respires profondément, tentant de faire disparaître ces images de ton esprit.
Tu veux mourir.
Tu veux rejoindre la mort.
Tu veux la retrouver.

Tu te retrouves alors au confins de ton esprit - une nouvelle fois - pour ta propre sécurité.  
Dans un néant infini - un chaos éternel. Tu y discernes une porte, ouverte. Mais tu ne peux la traverser, c'est comme si un mur invisible t'en empêchait - comme si elle était faite de verre, et que tu ne pouvais la traverser.
Derrière, il y avait quelque chose de familier. Une pièce manquante. Quelque chose que tu ne parvenais pas à atteindre - qui étais là, mais que tu ne pouvais toucher. Tu avais beau frapper le mur, essayer de le pousser, de le contourner - en vain. Tu ne pouvais le traverser, et tu ne pouvais atteindre cette partie qui t'appelait.
Tu as l'impression qu'elle est reliée à la mort qui te fait tant languir - mais qu'il manque également quelque chose, pour y accéder.
Une pièce du puzzle - que tu ne trouveras probablement jamais.
A moins que tu ne sombres dans ce sommeil éternel - et que tu rejoignes enfin la faucheuse qui te manques tant.
A nouveau.
rédigé par Quetz Ophion le Ven 12 Oct - 17:13
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Ceci n'a pas eu lieu.

B a t t e m e n t s  ;
Monotones,
Réguliers.
Familiers.

Tu t’y loves, t’y berces, y trouve un certain réconfort dans cet enfer de glace. Laisse tes doigts refermés sur tes avants-bras, blotti dans ta grotte -de fortune- cotonneuse ; cadeau de l’illustre idole qui te faisait toujours face.

Tu l’avais presque oubliée, un court instant, un court et simple instant.
Où ils étaient revenus,
Ces démons d’un temps résolu.
De remords enfouis,
Imperceptibles.
Incompréhensibles.


Ils étaient revenus, ces regards tirés et mornes,exaltés de la souffrance qu’ils subissaient au quotidien.
Revenus, ces juges qui de lourdes balances, t’apposaient le poids de la vie. Te blâmaient de t’en être tiré, toi, chiffre perdu dans l’immense monde de données qui t’entoure. Toi, information déraillante et défaillante ; dont le seul but était de servir sans penser. Mais toi, oui toi, tu pensais. Toi, tu étais déjà condamné par ton esprit. Une vivacité que beaucoup reprochaient. Tu étais un mauvais chiffre, une mauvaise grille tirée au mauvais tirage. Un chiffre inutile, remplaçable.

Pourtant c’est toi qu’ils ont gardé.
Pourtant toi, tu vis encore.
Pourtant eux, qui y croyaient tant, se mutilaient l’âme et l’esprit pour aspirer à une liberté feinte, ne sont plus.

Seules leurs poussières te couvrent, fait de ta peau porcelaine une tombe vivante, mouvante.
Épitaphe solitaire et dotée d’une volonté, flânant au gré des ères macabres, l’astre lunaire pour unique compagne.

Tes démons grognent, grattent tes tripes pour s’exprimer un peu plus.
Tu nies, glisses finalement tes mains contres tes oreilles après avoir brièvement capté la réponse de la statue de cire. Statue et exact miroir de ta personne, elle aussi prostrée, emportée au loin par ses propres ténèbres.

Deux survivants,
Ramant sur les eaux du Styx,
Les regard vides,
Orbites de cristal
Ne désirant que silence.

Priant que Dame Mort vienne les cueillir pour les alléger de ce fardeau qu’était la vie.
L’idole, elle ne désirait que cela. Tout son être le criait, de ces ailes immaculées à ce regard trouble et perçant. La Mort était tout ce qui s’y dessinait. Elle la poursuivait sans cesse ; danse nocturne où la belle, lassée de cette balade, délaissait le cygne pour conquérir qu’autres âmes à ses côtés.

Toi,
Tu te contentais simplement d’observer. De l’accompagner, ombre onirique dont les fumées lointaines se perdaient dans les cieux étoilés. La Mort ne t’intéressait point. Tu ne désirais guère mourir. Tu ne savais guère ce que tu désirais si ce n’est qu’en cet instant précis, que tes démons se taisent. Que ces voix ; leurs voix, ne deviennent qu’une avec le ronronnement languissant des bouches d’aération de la pièce.

Que ce passé ne fusse jamais tien.
Que ce sourire, tordu,
Ces cris atroces,
Ne soient plus tiens.


Que jamais,
Tu n’aies ressenti tout cela.

Un simple rêve éveillé.
Voilà ce qu’était ta vie,
Chiffre que tu étais.

Sept,
Sept,
Sept,


Comptes-tu encore?
Espères-tu encore?
Chantes-tu encore,
Dans ces champs pourpres aux allures illusoires?
Souris-tu,
Quetz (Sept)?


Je

Ne

Peux

Pas

.

.

.

.


Lentement, ils reviennent à toi ces mots.
Nuages portés par un vent inconnu,
Froid perçant entamant ta carne.

Tu te concentres,
Force le contact entre chaque fibre de ton organisme.
Secoue ton esprit.
Tu ne dois pas (plus) sombrer.
Tu dois rester ici.

Avec lui,
Que cela te plaise ou non.

Lui répondre,
Te concentrer sur ses paroles, ses gestes, son visage, le contour de chacune de ses plumes.
Le faire tien.
Tu le jetteras contre le mur plus tard.
Lui offrira son aller pour Dame Mort un autre jour.

Il ne pouvait pas.
Avait-il déjà perdu?
Se voilait-il la face?

Réfléchis Quetz.
Ne laisse pas le froid et tes démons te ramollir.
Reviens, Quetz.


R

e

v

i

e

n

s

.
.
.


Doucement tes paupières se ferment, ton menton atteignant tes bras ;
Boule de tissus sous la veste d’un Dieu qui en fait de même.
Doucement le temps ne devient plus que donnée, information futile dont tu n’as que faire.
Doucement le froid t’emmène avec lui, ballade mélodieuse au sein des vents nordiques.

Doucement,

Cliquetis métallique,
Bruit d’une poignée que l’on actionne.

Tu relèves vivement la tête, alerte, tes pupilles se rétrécissant.
Des voix te parviennent, faibles,
Ton esprit n’est pas encore là.

Peu présent.
Un adulte et ce que tu suggères comme un « camarade » discutent de l’autre côté de la paroi de faire qui vous tien prisonniers.

Une histoire d’affaire perdue. Oubliée.
Tu ne comprends qu’un mot sur deux,
Te contentes de darder de la langue pour flairer le danger.
Dessine un plan pour fuir la porte à peine ouverte.

Fuir loin,
Loin de tout.

D’eux,
Lui,
Ces chiffres aberrants,
Toi.

Toi.

Ton regard coule vers la statue neigeuse, pointant d’un air placide la porte qui s’agite ; comme prise de soubresauts.

« Tu n’es pas le seul à ne pas pouvoir. »

Lâches-tu de façon nonchalante, étouffée.
Écho perdu entre les murs carrelés.

Écho d’une âme en résonance avec son miroir interne.
Idole perdue coursant la mort.
Chiffre désabusé payant sa vie.


Pêchés oubliés,
Jamais effacés,
Dans la carne à jamais gravés.

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rédigé par Lykos Fjÿng le Ven 12 Oct - 18:25
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Ceci n'a pas eu lieu
Tu cherches, tu creuses dans ton esprit, à la recherche de cette pièce de puzzle.
Tu sais qu'elle est là, quelque part - derrière un mur invisible. Sous une masse de souvenirs, de pensées - d'informations. Tu sais qu'elle est là, dissimulée parmi le reste.
Elle te nargue, te prend de haut - car tu sais qu'elle existe, tu le sens. Et tu ne peux pas l'ignorer, comme tu le fais avec tout le monde.
Car tu as besoin d'elle - tu en as besoin pour terminer le puzzle, pour atteindre une partie de toi. Pour retrouver ce que tu as perdu, connaître ce que tu avais oublié. Mais d'un côté, ça te perturbait - tu te souvenais de tout, depuis que tu étais né. Comment aurais-tu pu laisser passer une information qui te semblait aussi primordiale ? Comment aurais-tu pu perdre quelque chose d'aussi important sur toi, en rapport avec la mort - et qui pourrais répondre à tous tes questionnements ?
Tout se bouscule, dans ta tête - questions, demandes, énigmes. Tu ne sais plus si tu dois partir en quête de cette pièce manquante, ou si tu dois t'évertuer à rejoindre la Faucheuse.

Tu restes replié sur toi-même, perdu dans tes pensées. Ton esprit t'engloutis, il t'avale petit à petit - te dévore. Tu sombres, cherchant toujours plus loin, plongeant dans le lac sans fond de ton être. Tu nages, encore et encore, cherchant dans les tréfonds de ton âme. Tu nages, nages - mais à force de chercher le fond, tu n'as plus d'air et tu te noies, tu étouffes - tu es asphyxié par l'eau de tes pensées, qui te noie les poumons.
Alors, le chaos semble brouiller ta réflexion - le vide semble t'emporter, l'air te manque. La sensation est à la fois désagréable et agréable - tu suffoques, l'air ne passe plus. Mais d'un côté, c'est ce que tu as toujours voulu.
Vas-tu enfin rejoindre la faucheuse ? Vas-tu enfin découvrir quelle est cette pièce manquante ? Est-ce le cadeau de bienvenue que la fossoyeuse t'offrira aux portes de la mort ? Ou est-ce que cette pièce de puzzle restera à tout jamais inconnue ?

Alors que tu es au bord de l'inconscience, ton corps réagit et t’insuffle de l'air à nouveau - contre ton gré. Surpris par cette initiative, cette action que tu pensais impossible - tu sursautes légèrement, sortant de ta forme d’œuf. Tu toussotes et halète, reprenant alors ta respiration - clignant des yeux.
Où es-tu ?
Cette salle grise en béton, ces bancs, l'autre face à toi.
Ah, oui. Les vestiaires. Tu avais oublié.
Comme si tout s'était effacé, autour de toi. Qu'il n'y avait plus que cet océan, et toi.
Qu'il n'y avait plus que le chaos et le néant qui t'attiraient.
Tu maudissais alors les réflexes de ton corps - qui t'avaient arrachés à cet olympe, alors que tu étais si proche du but. Lassé, exaspéré - tu reprends donc ton visage de glace.

Tu reprends donc conscience des lieux - ne sachant pas combien de temps tu t'étais absenté. Tu ne sais pas si l'autre t'avais parlé, avant - mais peu après que tu sois revenu d'entre les morts, il avait répondu.
Tu n'étais pas le seul à ne pas pouvoir. Que voulait-il dire ? Ses mots t'embrouillent, tu ne sais pas, tu ne sais plus. As-tu seulement réellement besoin de savoir ce qu'il voulait dire, ou de l'écouter ?
Ne pouvais-tu pas l'ignorer, comme tous les autres ?
Pourtant, quelque chose - là - captait ton attention. Quelque chose de mince, de léger, d'invisible presque. Il était là, comme un fil, et tu avais l'impression que ce fil était important.
Pourtant, tu avais envie de le couper, et de l'ignorer.

« Qu'est-ce que... »

Mais tu t'arrêtes, regardant ce qu'il pointe de la main.
La porte.
Porte qui est secouée, porte qui émet des sons.
Porte qui s'ouvre.
Tu regardes l'autre - puis de nouveau la porte. Tu attrapes alors ton sac et te lève, te dirigeant vers la porte. Ton regard se pose un instant sur l'autre, qui porte toujours tes vestes. Tu n'en a que faire, tu veux t'en aller - et ton regard laisse sous-entendre que tout ce qui a eu lieu ici ne s'est jamais passé.
Tu passes la porte, toisant le professeur et l'élève qui te regardent, incrédule. Ta prestance les laisse sans voix, et tu en profites pour fuir - ignorant les questions de l'adulte, jouant le sourd.
Tu t'en vas alors, de tes longs pas élégants.
Tu t'en vas alors, de cette prison - cette cage de béton.
Tu t'en vas alors, retrouver ton silence et ta mort.
rédigé par Quetz Ophion le Dim 14 Oct - 11:34
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Ceci n'a pas eu lieu.

L i e n ;
Indiscutable,
Invisible
Pourtant si présent.

Il y avait ce quelque chose entre vous.
Entre cette idole poudreuse,
Et toi,
Toi,
Toi,


Ce chiffre qui perdait la raison.

Il y avait quelque chose,
Incroyablement fort et ténu.
Ce lien, ce fil d’Ariane, qui aux poignets vous liait.

L’être divin comme toi, n’en saisissait guère le point. Le pourquoi. Vous l’aviez simplement senti.
Ressenti.

Tu avais ressenti,

Toi.

Après ces errances nocturnes et sordides dans ton monde interne, tu ressentais. Le monde se fichait de toi? Lui, il ne se questionnait guère. Se contentait de son blanc regard de te miroiter, implicite ; rien de tout cela n’a eu lieu.

Rien n’est réel.
Tout est dans ta tête.
Même lui le dit.


Alors, en ton for intérieur, tu étirais un sourire étrange, tiré aux oreilles.
Dérangeant.
Face à lui, une façade de marbre, reflétant son regard.

Rien n’avait eu lieu.
Tout ce qui importait était cette porte,
A présent ouverte.

Tout ce qui importait était de fuir. Retourner dans ta bulle, ton cocon, au chaud, loin de tout ceci. Loin de ces ombres qui t’enlassaient, te proposaient une balade sous la lune montante. Tu t’en passais fort bien.

Lentement les brumes de ton esprit te délaissaient, s’évaporaient au fur et à mesure que les spectres lointains ; méconnus, se déplaçaient sur les murs. Entonnés de voix, tu savais. Tu savais que derrière cette porte, se trouvaient une ou deux personnes. Élèves ou professeur. Peut-être bien les deux. Tu t’en moquais. Ne pensais plus qu’à ton échappatoire, ta piste vers ton eldorado de paix. D’un geste automatique, à peine les prunelles cristallines de l’idole acquiescées, tu suivais. Emboîtais le pas, mains fermement serrées autour des vestes. Ce froid sinistre ne te quittait point. Élisait domicile dans tout ton être.

Talonnant l’autre, tu passais à ton tour la porte, ignorant les yeux interloqués des deux personnes qui l’avaient ouverte. Surprises de voir deux élèves aux visages de glace en sortir. Toi, tu te fichais de ta prestance. De ta position et gestes. Toi, tu te fermais derrière un mur impassible, ne montrait qu’une moue dure. Fermée. Des mirettes perçantes, desquelles on pouvait aisément comprendre l’idée suivante ; « pas un mot de tout cela» .

Tu t’enfonçais, pas déterminés, esprit gelé, dans les ténèbres ambiantes de la nuit.
Disparaissais, cette mauvaise passe loin derrière toi.
Disparaissais, dans les tréfonds d’une âme que trop secouée,
Que d’un chiffre aux multiples questions,
Dont les nombreux visages le hantaient encore.

Disparaissais,
Tout simplement.
Poussière retourne à la poussière,
Chiffre insensé.

@Tagname
UNE BRIQUE POUR LYLY D'AMUR.
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