Manque de confiance ? [PV Carl]

rédigé par Misha Lewis le Ven 6 Juil - 23:48
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Manque de confiance ?
@CARL SECERMAN Labyrinthe fleuri
Comme à mon habitude, je me promenais dans les jardins du pensionnat. J'aimais y flâner tôt le matin, avant que d'autres étudiants bruyants n'y pointent leur nez. Contemplant cette flore magnifique et diversifiée qui s'offrait à moi, j'étais à la recherche d'inspiration pour de potentiels futurs clichés.

J'errais, tel un fantôme, dans le labyrinthe. Au rythme de mes pas, mon esprits vagabondait et ressassait quelques souvenirs du passé. Certaines fleurs me rappelaient les jours d'hier... Tantôt joyeux, tantôt tristes, mais toujours teintés de couleurs ternes et délavées.

C'est en face de trois coquelicots que je m'arrêtais. M'agenouillant, je tendais ma main vers leurs pétales douces et rougeoyantes. Ils me rappelaient cette personne... qui aimait tant les coquelicots.

La première personne douce et gentille que j'avais connu, elle me rendait parfois visite à l'orphelinat quand j'étais petit. Elle me faisait sourire, elle me racontait des histoires, elle m'apportait un peu de joie et de couleurs dans mon monde grisâtre.

Mais aussi gentille pouvait-elle l'être, elle était partie. Elle était partie, elle aussi...

Le regard dans le vide, je regagnais petit à petit le moment présent. Penchant la tête, j'observais le pétale que je venais d'octroyer à la pauvre plante. J'avais beau m'illusionner, me forcer à croire que je pouvais pardonner tout le monde, j'avais toujours cette amertume, cette déception, coincée au fond de la gorge.

Je gardais le pétale en main, me redressant. Je regardais de droite et de gauche, me demandant si la botaniste pointilleuse se trouvait dans les parages. Je redoutais le fait qu'elle m'ait vu abîmer son coquelicot et veuille m'arracher les yeux avec une petite cuillère. Ma comparaison était peut-être exagérée, mais pas si loin de la vérité.

Je remarquai alors, la présence d'un autre étudiant. Depuis combien de temps m'observait-il ? Cette simple question en tête me fit grimacer à l'égard de l'inconnu. J'étais aussi froid et fermé qu'une porte blindée.

Ce n'était pas très poli ou courtois, mais c'était bien plus fort que moi. Combien de temps allait-il rester planter là...

- Bonjour... Qu'est-ce que tu veux ?...


@DDS
rédigé par Invité le Lun 9 Juil - 17:18
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La journée sera agréable et chaude. Les fleurs qui s'élèvent lentement se préparent pour subir l'assaut tempétueux et épuisant du soleil, qui frappera toute la journée la terre comme un forgeron forcené et têtu bat sa lame sans cesse pour arriver à lui donner forme. Mes pas légers frappent le pavé du jardin de l'école, et mon regard volette comme un insecte sur les fleurs, qui se pavanent et dansent dans les couleurs roses et les chaleurs encore timides de l'aube. J'ai déjà couru, je n'attends que d'avoir faim pour aller prendre mon déjeuner. Alors, au lieu de regarder les médias, qui de toute façon ne font que parler de la chaleur étouffante qui embêtera tout le monde pendant toute la journée, comme si personne n'avait remarqué que depuis quelques jours déjà la canicule jetait ses chaleurs écrasantes et étouffantes sur le monde, et qu'il n'y avait rien d'autre - ni meurtre, ni crime, ni rien - dont on pourrait informer la population. L'été est toujours une période dangereuse. Tout brûle facilement, les gens sont cloisonnés chez eux à cause de la chaleur, c'est le cadre idéal pour le crime parfait. Et pour couronner le tout, les affaires sont éclipsées par le reste. On retiendra facilement un bandit de l'automne, il ne se passe rien d'autre de toute façon, alors on parlera de lui pendant plusieurs semaines, on ira décrire ses horreurs, interroger ses proches, le faire détester par le monde entier. Mais un meurtrier estival passera entre les mailles du filet. On parlera de lui dans une émission, on dira que c'est un bonhomme dangereux avant de passer à la suite, de montrer des choses plus douces et légères, puisque tous les gens sont à la plage ils veulent profiter de l'été, pas comprendre le danger rôde toujours, que lui ne prend pas de vacances.

Sur ces pensées exaspérantes, je m'amuse à regarder les fleurs - elles sont magnifiques. Je ne suis que très peu sensible à la beauté de la nature, d'habitude. Je préfère le complexe des hybrides, les sentiments qui se cachent derrière une toile, une sculpture, tout cela forme un art, une perfection, une subtilité que la nature, aussi belle soit-elle, ne peut pas égaler. Je suis de ceux qui pensent que la nature est la nature, et que malheureusement pour elle, elle n'a rien à nous apprendre. Un carré de roses sauvages ne cache rien, elles ne sont que des fleurs, elles éclosent, se courbent dans le vent, vivent et meurt et puis rien. Ce même carré de fleur, peint par un artiste, dévoile un sentiment d'attachement à la nature, efface les défauts de cette dernière d'un habile coup de pinceau. J'ai toujours eu cette idée que ce que fait l'hybride est toujours - ou presque- mieux que ce que fais la nature. J'ai tout à fait conscience de l'incohérence de cette pensée, et je sais que certain trouveront aberrant que je puisse penser quelque chose comme ça, mais de toute façon personne ne lit dans mes pensées. Cependant, je dois avouer que même pour quelqu'un comme moi, qui trouve difficilement la beauté dans la nature, ce jardin est un chef d'oeuvre.Bien évidemment, un hybride est derrière tout ça, mais ce tableau est - je le concède, une preuve irréfutable qu'une beauté complexe et merveilleuse peut exister dans la nature. On pourrait croire en voyant ces alignements de chélidoines, de roses et d'hortensias, qu'on se trouve en face d'un bal de la nature, qu'on surprend quelques fleurs à valser sous l'aube, et à envoyer toutes leurs couleurs, le bleu des myosotis, le rouge des coquelicots, le rose des orchidées, le vert des menthes, le violet des lavandes, le blanc des jasmin, et à les organiser, à les faire bouger, à faire apparaitre quelques esprits sylvestres dans ces reflets éphémères. Les grappes généreuses de cytises s'élancent courageusement dans le ciel, pour essayer d'attraper peut être les couleurs pastels de l'aube, et retombent gracieusement dans les amaryllis et les pavots, qui forment un tapis floral d'un rouge impérial qui rendrait les empereurs les plus prestigieux jaloux de cette couleur parfaite, mêlant la pureté écarlate du sang et la clarté voluptueuse de feu. Plus loin, un autre tapis s'étale de façon plus discrète, mais pourtant plus éclatante. Il s'agit peut être de la pièce maitresse du jardin, cachée par un rideau de glaïeuls tendus et furieux, protégeant les dernières fleurs du jardin, les plus brillantes. Dans ce coeur rayonnant, les narcisses chantent de leurs trompes fragiles une mélodie timide qui accompagne le réveil tendre de la nature. Il y a, dans le blanc des lys et des eucharis, des reflets qui ruissellent des grappes colorées qui surplombent le jardin, et qui viennent former des éclats sourds et vaporeux, faisant apparaître des pétales rouges, bleus, là où il n'y en a pas. Ces lueurs spectrales et fantastiques ravissent l'oeil, et je reste muet devant un spectacle si coloré et organisé. Cependant, je ne suis pas le seul à en profiter.

Le jeune homme doit être légèrement plus vieux que moi, il observe un pétale qu'il a attrapé dans sa main de ses yeux joliment fatigués, avec une expression que j'ai du mal à analyser. Le garçon est plutôt classique dans son ensemble. Planté devant trois coquelicots tristement oubliés par le festival de couleurs et de lumières que se déroulent à quelques pas de là, il semble terriblement commun physiquement : taille et corpulence moyenne, cheveux noirs d'encre qui encadrent un visage muet, qu'un rayon de lumière vaporeux rend curieusement pâle. Habillé de noir, il pourrait paraître terriblement lambda, mais je remarque que lui aussi porte une casquette. J'ai de la sympathie pour les gens qui, comme moi, portent souvent des casquettes, la mienne d'ailleurs, que je n'ai pas oubliée pour une fois, est fièrement posée sur ma tête. Je ne peux m'empêcher de me demander à quoi il pense, en regardant ce petit pétale qui n'a rien demandé. Malheureusement, son visage est difficilement déchiffrable. Aucune ride ne semble indiquer sa colère, c'est certain. Je crois approximativement déceler un sentiment assez serein, sur la courbure de ses lèvres et dans le calme de ses yeux, mais il semble compliqué d'établir un véritable pronostic. Le calme dans ses yeux peut également correspondre à de la lassitude, qui irait bien avec son air fatigué. Mmh, je tiens peut-être quelque chose, une sorte d'insatisfaction, peut être liée à cette fleur, ou bien...

- Bonjour... Qu'est-ce que tu veux ?...

Je cligne des yeux deux fois de suite, surpris. Je le regarde comme si je sortais d'un rêve, avant de me reprendre. Il m'a vu. Je dois avoir l'air bizarre à ses yeux. Je n'aime pas qu'on me surprenne, et j'avoue être particulièrement désappointé du fait qu'il m'ait surpris sans que je ne le remarque. Pris de court, ma réponse est brouillonne :

"Je... Rien, je regardais juste les fleurs. J'aime bien le rouge de ces coquelicots. Euh... Toi aussi ?"

Le but était de changer de sujet, mais je suppose que j'ai l'air trop louche pour calmement discuter des fleurs et du beau temps à ce garçon, maintenant. Au mieux, il pensera que je suis timide. Au pire, il me trouvera louche. Un de plus.



rédigé par Misha Lewis le Sam 14 Juil - 21:47
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@CARL SECERMAN Labyrinthe fleuri
Le pétale froissé chauffait doucement au creux de ma main serrée, alors que je me tournais vers mon interlocuteur matinal. Je me permis de l'examiner attentivement de la tête aux pieds, ne cachant guère ma méfiance et mon retrait. L'apprenti mentaliste était plus petit que moi en terme de taille et semblait plus jeune. Son visage ne m'évoquait aucune connaissance du passé, peut-être était-il d'une autre classe au pensionnat ?

De mes pupilles ambrées, j'observais le jeunot perdre son sang-froid, très certainement sous l'effet de la surprise. Il pensait échapper à mon attention en manquant autant de discrétion ? Il était vrai que je ne savais pas depuis combien de temps il me scrutait, mais...

Face à son attitude confuse, ma méfiance baissa d'un cran, s'atténuant au fil des secondes. Sa réaction était même... amusante. Face à un ton aussi froid et inhospitalier comme celui qui s'immiscait dans chacune de mes paroles, n'importe qui aurait passé son chemin, me toisant avec amertume et marmonnant ce qui pourrait bien ressembler à un "bonjour". Curieusement, le brun n'agissait pas de cette manière. Intriguant.

Suite à sa réponse maladroite, je jetai un rapide coup d'oeil aux coquelicots rayonnant de si bon matin, avant de poser à nouveau mon regard doré sur le jeune brun.

- Les coquelicots... Je n'aime pas ces fleurs. Leur rouge me donne la nausée. Mais si toi, tu les aimes bien, tant mieux...

Un mensonge teinté d'un soupçon de vérité... Du bout des doigts, je baissais minutieusement ma casquette, comme pour me cacher. Je mentais mal et j'en étais bien conscient.

- C'est rare de voir quelqu'un intéressé par la flore du pensionnat... Tu me fixais parce que j'ai arraché un pétale par mégarde ?

Doucement, ma main se déserra, laissant respirer son prisonnier.


@DDS
rédigé par Invité le Ven 20 Juil - 2:16
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Le jeune homme se tourne tranquillement vers moi, et je peux en déduire tout à fait certainement qu'il ne s'agit pas de quelqu'un que je connaisse. Pourtant, j'ai la mémoire des visages, mais je dois avouer que pour le coup, je flanche. Non, je ne pense vraiment pas le connaître. Il a ce type de visage que j'aime bien, avec une sorte de douceur timide d'enfant, mais des traits fin et longs tout de même bien affirmés, qui mettent une harmonie rare et farouche sur les visages de quelques adolescents chanceux. Ce genre de visage, fin et pâle comme si on l'avait dessiné trop vite, et qu'on avait oublié d'y mettre de la couleur, semblent également faire fit de beaucoup de défauts. Des pommettes trop grosses, des yeux vilains, fouineurs, enfoncés ou au contraire globuleux, tous ces défauts sont corrigés par ce genre de mélanges si précieux, mais si éphémères aussi. Enfin, ce ne sont pas des visages qui plaisent à tout le monde, à cause de leurs traits un peu discret, peut être même féminin pour ceux que ça dérangent. Enfin, je n'ai pas la chance d'avoir un tel visage malheureusement, et au final j'en suis plutôt content, parce qu'il est assez facile de lire sur un visage sur lequel aucun trait trompeur ne peut égarer l'oeil, sur lequel aucune rougeur fugace, aucun pli rapide ne peut échapper à un regard attentif. Ces visages qui ont la chance de tenir à la fois la beauté de la jeunesse et l'audace de la maturité, ont la faiblesse d'être trop plat, trop incolore, trop pur et féérique pour que la moindre imperfection, la moindre pulsion électrique qui trahisse le parjure puisse échapper à l'oeil d'un observateur un tant soit peu aguerri - ici, mon oeil. La déduction finale est simple, ne vient pas que du visage, mais aussi de l'attitude, de la pose, du regard et, je dois dire, d'un soupçon d'intuition. Mon interlocuteur semble méfiant.

La déduction était terriblement facile, en vérité. Le mouvement de recul, le regard un poil rapide, oui, c'était un jeu d'enfant, seulement il me fallait me plonger dans l'analyse et la réflexion pour me reprendre. Je n'aime pas échapper le fil fragile de la raison, et laisser place à l'improvisation, parler au fil de ma pensée comme je l'ai fait juste avant. Aussi, cela n'arrivera plus. Et pourtant, aussi étonnant que cela puisse paraître, il semble que je puisse faire confiance à mon inconscient pour me sortir de la situation. Il ne semble pas plus méfiant, ni surpris. Je n'arrive pas bien à interpréter les changements discrets de son visage, mais je ne crois pas avoir fait mauvaise impression. Et d'un coup, il se dérobe. Il coule son regard vers les coquelicots, qui dansent dans la poussière d'or de l'aube, balançant tranquillement leurs pétales incarnats dans l'alizé matinale. Je ne crois pas me tromper, mais je crois qu'il ne sait pas quoi dire. Ce n'est pas vraiment difficile de deviner qu'il s'agit d'un jeune homme plutôt timide. Il m'a semblé réservé dès la première approche, certainement, mais je préfère déduire ce genre d'informations plutôt que de les deviner sans vraiment savoir d'où. Je ne suis pas encore assez expérimenté pour pouvoir faire confiance à mon inconscient. Il finit cependant par se tourner vers moi, et par me répondre :

- Les coquelicots... Je n'aime pas ces fleurs. Leur rouge me donne la nausée. Mais si toi, tu les aimes bien, tant mieux...

Quel dommage, de se priver d'une si belle couleur que celle des coquelicots. Ne pas aimer au point de donner la nausée, ou bien c'est une hyperbole; mais dans quel but ? Se donner un air détaché et désabusé, style "la vie me dégoûte, les fleurs c'est dépassé" ? Donc, il serait une sorte de gothique timide ? ça me parait un peu tiré par les cheveux comme conclusion, il peut tout aussi bien être hémophobe, et détester le rouge des coquelicots pour une raison tout à fait valide, ou même avoir associé ce rouge à une mauvaise personne, un mauvais souvenir, peut être même simplement le souvenir d'un séjour à l'hôpital, c'est très fréquent comme syndrome. On tombe malade pour la première fois de sa vie, on va à l'hôpital pour la première fois également, et à la fin on en retient souvent une odeur, une image, un son parfois, qu'on associe à cet épisode difficile, et donc par association, on se met à fuir cette image. Mmh, je tiens une hypothèse. Ici, l'image serait celle d'un bouquet de fleur rouge, peut être même de coquelicot, posé sur le bord du lit, qu'il voyait de façon récurrente à chacun de ses réveils. Enfin, ce n'est qu'une hypothèse parmi d'autres, au fond peut être qu'il n'aime tout simplement pas les coquelicots parce qu'il ne voulait pas avoir l'air sociable, parce que je le dérange et qu'il aimerait bien méditer sur sa vie tranquillement. Ou alors, sans aucune hypothèse, peut être qu'il trouve que cette fleur est objectivement moche. Oui, peut être que je pense trop, parfois, ça pourrait même me faire rater certains détails, qui m'aiderait bien plus à comprendre le pourquoi du comment que quelques hypothèses farfelues...

- C'est rare de voir quelqu'un intéressé par la flore du pensionnat... Tu me fixais parce que j'ai arraché un pétale par mégarde ?

Involontairement, je souris. Parce que la question est plus subtile qu'elle en à l'air, je crois que mon interlocuteur est intelligent. La question est bien amenée, elle est logique, il semble sur la défensive, et surtout, elle semble être une interrogation toute simple et niaise. Pourtant, la question camouflée derrière tout ça, c'est un "pourquoi tu me fixais ?". Sacrément habile, je dois m'incliner. Je ne peux même pas lui répondre par un simple "non", c'est suspect. Je suis bien embêté, le pire étant qu'il sous-entend par la même occasion qu'il a compris que je mentais en disant que je regardais simplement les fleurs. Il est malin, oui. Mais je peux encore simplement éluder.

"Ce n'est pas parce que tu n'aimes pas ces fleurs que tu dois priver les autres de leur beauté, c'est injuste. Le rouge est élégant et symbolique; la volupté du feu, l'ivresse du vin, l'horreur du sang, ou encore la beauté simple des coquelicots. Le rouge est une belle couleur, de moi point de vue."

J'évite sa question, en répondant à sa précédente remarque, s'il est malin il le remarquera. Mais pour éviter qu'il insiste, je vais essayer d'insister sur les fleurs :

"Tu as raison, peu de gens s'intéressent à ces jardins, mais aujourd'hui, j'en fais partie. Et pourtant, je suis loin d'être quelqu'un de romantique, dans les deux sens du terme; mais ce matin, il faut le dire, les fleurs sont belles."
rédigé par Misha Lewis le Ven 27 Juil - 12:20
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@CARL SECERMAN Labyrinthe fleuri
Suite à mes brèves explications, le brun devint songeur quelques instants. Je haussais un sourcil, curieux. Il semblait réfléchir à une réponse adéquate. Je ne pensais pas qu'un si petit mensonge sans importance prendrait une telle envergure et ferait travailler les méninges de cet inconnu.

Par ailleurs, une drôle de sensation me parcourait la moelle épinière, maintenant ma méfiance à un niveau stable. Je me sentais observé... J'avais cette impression qu'on essayait de voir au travers de moi, de me rendre transparent. C'était bizarre et... Pas très agréable, à vrai dire. Malgré son apparence d'adolescent un minimum sympathique, ses pupilles étaient perçantes. Était-ce un hybride rapace ou félin ? Difficile à dire avec sa casquette bleue et blanche sur la tête.

Heureusement, la conversation dériva, plus ou moins, vers les fleurs de manière générale. Ce sentiment désagréable se fit plus petit et plus supportable.

- Certes, je n'aime pas les coquelicots, mais il n'est pas dans mes intentions de priver quiconque de ces plantes. De quel droit pourrais-je priver quoi que ce soit à autrui ? Je n'aime pas faire aux autres ce que je n'aime pas qu'on me fasse....

Cette phrase tombait sous le sens à mes yeux. C'était bien pour cette raison que je ne comprenais pas beaucoup ceux qui m'entouraient ainsi que leur superficialité et leur hypocrisie toxique.

- J'imagine que tu te méprends un peu, je n'ai pas autant de haine pour ces fleurs rouges, je crois, poursuivis-je en forçant un léger sourire d'ironie. Si tout ce que je déteste venait à disparaître, le monde serait bien ennuyeux... Non ?

Il était bien rare que je ne parle autant, notamment à une personne que je venais à peine de croiser le chemin. Cependant, je ne pouvais nier le fait que ce jeunot m'intriguait un peu. Que... Que cherchait-il vraiment ? Et pourquoi ? Ma question restait sans réponses, tout du moins, sans réponse claire et nette. Tant pis.

- Apprécier la beauté florale que nous offre si gentiment Mère Nature ne signifie pas nécessairement que l'on est romantique. Moi non plus je ne le suis pas et c'est bien bas comme réflexion... Je trouve plutôt que ces fleurs offrent un cadre calme et relaxant, en plus d'une harmonie des couleurs incomparable. En fonction de la lumière du soleil et de l'inclinaison de celui-ci, on pourrait presque se croire dans un autre monde.

Ah. Tiens. Mes paroles sortaient d'elle même sans que je ne m'en aperçoive. Je parlais, vraiment, beaucoup trop. Il était indéniable que la botaniste du pensionnat fournissait un travail d'exception et de goût. Pourquoi se précipiter à aller à l'autre bout de la planète, quand on a une pareille merveille à quelques pas de chez soi ?

- J-J'aime bien venir ici pour une petite promenade ou prendre des photos... C'est tout, concluais-je tout en me grattant doucement l'arrière de la nuque. Il n'y avait rien de honteux dans mes propos, mais... Je ressentais comme un malaise, comme si je m'ouvrais un peu trop.

Je laissais s'échapper un petit soupire.

- Pardon de m'être montré aussi brusque, je n'ai pas l'habitude qu'on... m'observe. J'ai cru que tu avais de mauvaises intentions ou que j'avais fait quelque chose de mal.


@DDS
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