Celui qui devait trouver un oiseau pas si gris [pv Lykos + Libre ]

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Sam 9 Juin - 16:00


(   Je me permet de mettre ce RP avec Lyrkos en Libre car étant un endroit public vous pouvez interagir et vous incruster logiquement à tout moment du rp !!)


Celui qui devait trouver un oiseau pas si gris.



Spoiler:
 


La nuit tout les chats sont gris, Ceci dit les oiseaux aussi. Cette expression utilisée pour définir une situation où les gens peuvent cacher  ce qui les différencies des autres, arrangeait bien  Ledelweiss Ankh. Il savait ainsi  qu'il pourrait le trouver ici. Pourquoi maintenant me direz-vous ? Celui qu'il cherchait, était pourtant arrivé il y a quelques années, en même temps que lui dans cette académie.
Pourquoi vouloir l'accoster ce soir, pourquoi attendre un moment où il serait sûr de le trouver seul.

Et bien … Ledelweiss Ankh avait un plan ! Tout simplement.

Mais un plan pourquoi ? Peut être le saurait vous plus tard, mais il est évident que cela concernait directement la vie du paon.
Il avait donc parcouru rapidement la ville en sachant qu'il n'avait que peu de chance de le trouver là, puis c'était dirigé vers l'extérieur. Son choix s'était alors porté sur le lac scintillant. C'était un endroit calme et il était encore trop tôt dans la saison pour que lieu soit fréquenter le soir par les élèves ou les habitants. L'endroit idéal pour le croiser. D'ailleurs cela faisait plusieurs soirs que le jeune Ankh surveillait l'endroit. Pourtant Ledelweiss n'était pas quelqu'un qui allait naturellement vers les gens. Ce n'était pas qu'il n'aimait pas ça mais il était bien trop méfiant pour s'approcher comme ça.... oui .... comme dit, la nuit tout les chats son gris, et n'importe qui pourrait avoir envie de se faire un petit pique nique.

Il s'approcha du bord du lac, laissant l'air doux du printemps,  brasser ses long cheveux mauves, presque noirs de nuit, dans son dos. Il ne comptait pas faire semblant de le croiser pas hasard, Ledelweiss n'était pas un menteur. Un cachotier oui surement mais  un menteur non. Il resta donc ainsi debout seul dans la nuit  se recouvrant de son tissus blanc, en attendant que son « invité » pointe le bout de son nez

« Dans l'eau gazeuse un paon déplie la rumeur et les yeux de sa queue. »
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Sam 9 Juin - 22:21
  • Lykos Fjÿng
  • Ledelweiss Ankh
Celui qui devait trouver un oiseau pas si gris
La nuit - la douce nuit, véritable, honnête, reposante. C'était la seule à te connaître, la seule à voir derrière ton masque - car tu avais souvent montré ton véritable visage à la lune qui ne te jugeais point, à la nuit qui avais vu tes secrets les plus profonds et tes faiblesses les plus enfouies - et elle t'avais toujours tendu la main. Elle était la seule à t'accepter comme tu étais, et la seule à qui tu pouvais te confier. Et puis, la nuit, tu pouvais réfléchir - tu pouvais te relaxer. Tu pouvais même faire comme si tu étais mort.
La nuit, tout était possible - et c'est pour ça que tu la préférais au jour..

Il t'était donc coutume, lorsque tu avais des insomnies, de faire un tour en extérieur, pour observer le ciel et paysage nocturne - pour observer la lune et les étoiles, et peut-être faire un vœu. Tu te disais qu'un jour, tu ferais peut-être partie de ses étoiles - que ton âme rejoindrais les autres, et que tu pourrais enfin être serein. Peut-être même que tes parents étaient des étoiles, eux-aussi, et qu'ils veillaient sur toi.
Enfin, tu te dis ça - mais tu sais très bien que ce ne sont que de fausses idées créées pour espérer.

Ce soir-là, une insomnie de plus - une envie de sortir. Tu t'étais donc éclipsé. Depuis combien de temps étais-tu ici ? Tu avais oublié. Le temps filait trop vite - et tu avais l'impression d'être arrivé là il y a une éternité. Mais des souvenirs douloureux te prouvaient le contraire. `
Tu avais marché pendant un petit moment - errant, sans trop savoir où aller, laissant tes fines jambes te guider dans la nuit. Dans l'obscurité, à errer comme ça, tu ressemblais presque à un fantôme - une âme égarée, sans vie.
Une fois éloigné du pensionnat et de toute forme de vie, tu baissa ta garde un instant, laissant ton masque retomber. A cette heure, dans ce coin, tu ne croiserais sûrement que des animaux nocturnes - les hybrides sûrement endormis à poings fermés dans les bras de Morphée.

Tu arrivais enfin au lac - endroit particulier, que tu appréciais. La nuit, c'est comme si deux ciel se rejoignaient - deux réalité rattachées par un portail. C'était comme si, au fond de l'eau du lac, se trouvait des milliers d'astres, et une autre dimension - dimension où tu rêverais plonger.
Mais au moment où tu arrivas, tu te braquas immédiatement - te revêtant de ton masque froid, distant, inexpressif.
Il y avait quelqu'un, debout. Tu avais presque la sensation qu'il attendait. Tu avais presque l'impression qu'il était là pour toi - tu aurais presque pu espérer qu'il s'agissait de la mort, qui attendait que tu te montres pour te tendre la main et t'emporter avec elle dans le monde tapis au fond du lac.
Mais il ne devait s'agir que d'un habitant, élève ou autre, qui était venu se recueillir. Ton toi profond ne pouvait pas lui en vouloir - même si ton masque méprisait sa présence, méfiant.

Cependant, d'un mouvement de tête, tu décidas de l'ignorer - et de tes longues jambes fines, tu fis des grands pas pour te retrouver à l'opposé lui. Là, tu t'assieds à même le sol, ramenant tes genoux contre ton torse pour y poser ta tête et observer le lac.
Mais tu gardes ton masque - et reste de marbre.
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Dim 10 Juin - 4:55



Et il apparut ,  Un Originel, pas moins que ça . Voila qui Ledelweiss attendait et bien que celui ci se soit montré malgré l'absence d'invitation , l'hybride aux long cheveux n'avait pas encore le temps de ce réjouir car celui ci l'avait superbement ignoré. Mais ça il s'y attendait. Maintenant tout aller être une question de stratégie de ruse mais aussi bizarre que cela puisse paraître, également d'honnêteté.  La paon savait qu'il aller essayer de gagner  la confiance, de quelqu'un qui se saurait manipuler. Et cela il ne pouvait pas le cacher.. le problème était, comment manipuler quelqu'un qui se sait manipuler. Il fallait franchement avoir du cran et de la motivation pour se lancer dans un plan aussi foireux que celui ci et pourtant, Ledelweiss Ankh avait préparé ses arguments et si lui y croyait , il arriverait à convaincre  l'originel, surtout dans l'état de fragilité dans laqu'elle il se trouvait.

Le jeune homme avait entendu l'histoire de cette personne , son kidnapping , la mort de ses parents et son accueil dans la famille royale. Quand ce genre de chose arrive à un originel, l'information circule vite même jusqu'au pays des Paons. Cela faisait trop d'événements d'un coup pour rester ouvert au monde qu'il l'entoure. Parfait c'était le contraire de ce que souhaitait Ledelweiss. Il fallait que cet originel soit aussi fermé  qu'il l'était pour suscité son intérêt.

Il marcha le long du lac en direction de l'autre. Assis comme il l'était, recroquevillé dans sa coquille, il ne bougerait surement pas à son approche et au contraire se renfermerait surement sur lui même. Enfin ce n'était qu'une hypothèse. Pourtant il essaya. Il s'approcha de plus en plus de l'endroit où il se trouvait  en gardant plusieurs mètres de distance. Le but n'étant pas d'instaurer une tension encore plus grande sur le dos de celui qui était tout blanc.  Il resta  sur le coté  un peu plus loin en prenant soin de diriger son regard vers l'eau étoilée pour ne pas le fixer.

«  Bonsoir, navré de vous déranger mais j'ai à vous parler. Cela fait plusieurs soirs que je vous attend ici dans l'espoir de vous croiser et j'ose espérer que cela vous face comprendre l'importance que j'accorder à cette entrevue. »

Comme à son habitude Ledelweiss utilisait une voix relativement basse ( tu dis pas que tu as rien entendu ok ! ) et neutre. Mais cette fois c'était calculé. Ce soir Le paon avait décidé de jouer au même  jeu du masqué que son «  coéquipier » car oui quelqu'un d'aussi retranché que lui même avait forcément quelque chose à cacher.


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Dim 10 Juin - 16:40
  • Lykos Fjÿng
  • Ledelweiss Ankh
Celui qui devait trouver un oiseau pas si gris
Tu observes la surface scintillante du lac - le ciel couché sur l'eau, le portail vers le monde miroir. Une brise vient te caresser le visage, et tu fermes les yeux - te laissant emporter un court instant par sa douceur, appréciant le contact.
Mais tu te souviens que tu n'es pas seul, et ton masque revient immédiatement. Tu entends d'ailleurs du mouvement, et d'un coup d’œil, tu observes que l'inconnu s'est rapproché de toi. Tu hausses un sourcil - te refermant un peu plus sur toi même. Peut-être repart-il tout simplement dans cette direction, mais tu ne peux t'empêcher de te braquer. Tu as la soudaine envie de fuir - te battre des ailes et de t'envoler loin. Mais le lac t'appelait - tu avais envie de tendre la main, et d'y couler jusqu'à son fond.

L'hybride s'arrête à une distance raisonnable de toi - n’entachant pas ton espace personnel. Tu le remercies silencieusement pour ça, mais tu méprises toujours sa présence. Tu essayes d'ignorer le fait qu'il soit là, mais il semble vouloir converser avec toi - alors tu tournes la tête vers lui. Il évite de te regarder - comme si tu possédais le regard de pierre. Puis, il se décide à parler - d'une voix basse, neutre, calme.
Lorsqu'il a fini, tu retiens un rire. Un rire faux, un rire hypocrite, moqueur, sec. Pour qui se prenait-il - à venir ici, à t'attendre, à te parler ainsi ? Encore un qui n'est intéressé que par ton statut d'Originel. Il accorde beaucoup trop d'importance à ce que tu es. Il t'apporte beaucoup trop de respect.
Ce respect te dégoûte - tu ne peux, en revanche, réprimer la moue de dégoût qui se dessine sur ton visage. Ce sont les seules émotions que tu laisses paraître, le dégoût, la moquerie, et tout ce qui est détestable. Peut-être parce que tu pensais qu'on arrêterait de te croire parfait.
Il te vouvoie, pourtant il à l'air plus grand. Tu as l'impression qu'il fait face à un roi, à un dieu. Ça te dépasses - tu détestes la façon dont les gens te traitent sans te connaître.

Tu soupires - un soupir long, fatigué, las. Pendant un instant, tu es tenté d'ignorer l'homme, et de ne pas lui répondre. Il a clairement énoncé qu'il t'attendait depuis plusieurs nuits - et ce n'est pas vraiment rassurant. Un nouveau kidnappeur ? Ou est-ce autre chose, qu'il cherche ? Tu ne sais pas - mais autant l'écouter pour qu'il te laisse tranquille. De toutes façons, que ton tatouage soit caché ou non, il sait déjà qui tu es.

Tu déplies alors tes jambes et relève la tête pour l'observer - ton visage restant de marbre.

« Ne m'accorde pas un respect démesuré et infondé sans me connaître. Qu'est-ce que tu me veux ? »

Peut-être cherchait-il la gloire ? Le respect ? La reconnaissance ? tu n'en savais rien - et tu t'en fichais. Tu voulais juste qu'il dise ce qu'il a à dire, et qu'il parte. Tu soupires alors - et détourne le regard.

« Et dépêches-toi, je n'ai pas toute la soirée. »

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Lun 11 Juin - 4:16


Ses yeux s'élargir à l'écoute de l'originel. Il était donc quelqu'un comme çà. Bien que l'hybride ne s'attendait pas à quelqu'un de très sociale et de très agréable, il avait espéré tomber sur quelqu'un d'un minimum  compréhensif. Pour le coup, au vu de la tournure de ses phrases, c'était encore pire que ce à quoi il s'attendait. Bien qu'il ne l'avait pas encore regardé  ni analysé physiquement, Ledelweiss était déjà en train de recalculer son plan.Il devait agir le plus intelligemment possible afin , soit de réussir, soit de se laisser une porte de sortie.

Le principe était simple, il devait gagner ni la confiance ni l'amitié de l'originel, juste son soutien , juste des mots bien placés au moment venu, rien d'autre. Cela ne demandait aucun effort pour un être comme cet oiseau blanc et cela en coûtait à ledelweiss de devoir autant réfléchir pour un truc aussi futile pour l'autre, mais si important pour lui. La vie est parfois injuste...

Toujours sans le regarder Le jeune Ankh s'assit dans le mélange d'herbe de terre et de sable si caractéristique des bord de lacs. Il voulait montrer ainsi qu'il comptait bien sur une discussion qui irait plus loin qu'un «  bonjour, ça va , cool , je me casse. ». Il en profita d'ailleurs pour répondre , absolument incertain de ce qu'il devait dire, et totalement méfiant et inconfiant de lui même par rapport à ce qu'il était en train de faire.

«  Sans vouloir vous vexer, les personnes qui viennent s'isoler en pleine nuit pour contempler de l'eau en ce demandant comment ils sont sensés réagir à la vie , on je pense beaucoup plus de temps que ceux qui sont occupé à ronfler dans leurs lits.»
Ledelweiss hésita et continua «  Pour ce qui est du respect que je vous réserve, sachez qu'il n'est pas personnel...»

Il ne continua pas sa phrase, mieux valait attendre d'entendre la réaction de l'autre avant de continuer. Pourtant il hésitait à continuer, il ne voulait pas faire perdre patience à celui qui devait l'écouter, pourtant n'était ce pas déjà le cas? décidément cette conversation était trop risqué. Il fallait jouer fin. Et à défaut d'être plus intelligent que la moyenne, Ledelweiss devait jouer avec sa logique, sa force de méthodologie et sur une grande méfiance naturelle, plutôt innée chez lui à son grand soulagement.

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Lun 11 Juin - 20:19
  • Lykos Fjÿng
  • Ledelweiss Ankh
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L'homme sembla réfléchir un instant - peut-être l'avais-tu déstabilisé. Peut-être étais-tu trop froid pour lui, et qu'il partirais - du moins, c'est ce que tu espérais. Tu espérais être tranquille, seul, avec la lune comme unique compagnie. Mais malheureusement, tes espérances ne seraient pas atteintes tout de suite: au lieu de s'éloigner, l'homme s'assit au bord du lac, après une longue réflexion. Tu lui jettes un regard noir, un regard méprisant. D'un côté, tu espères lui faire peur : Il te dérange, et tu n'es pas là pour discuter - contrairement à lui.

L'homme te réponds - et tu tiques, fronçant les sourcils. Qui est-il, pour oser te juger comme ça ? Pour oser te donner une étiquette, et pour penser savoir quelle genre de personne tu es ? Qui est-il, pour dire que tu as largement le temps de l'écouter ? Pour penser te connaître, pour penser te comprendre ? Tu avais envie de le laisser là - de te lever et partir. Ce n'est pas avec de belles paroles - pensant pouvoir t'atteindre en racontant qu'il sait que tu es là « pour te demander comment réagir à la vie ». Il ne l'a pas dit, mais tu aurais parié qu'il commencerait à te raconter pourquoi il venait se recueillir au lac, lui aussi - tentant de gagner ta confiance avec une histoire au lourd passé.
Il ajoute ensuite que le respect qu'il te porte n'est pas personnel - bien sur qu'il n'est pas personnel, tout le monde te porte ce respect inconsidéré sans même prendre le temps de savoir qui tu es. Une moue se dessine sur tes lèvres à nouveau - tu méprises ces gens, tu méprises tout ce monde qui ne sait de toi que ton statut d'Originel, qui ne souhaites que la gloire à tes côtés.

Tu soupires, relevant la tête d'un geste las pour observer le ciel - le visage toujours aussi froid. Il t'agace déjà, et tu ne vas pas le cacher - après tout, tu ne le caches que pour les dîners mondains, pour être « Parfait ». Mais autrement, tu ne cachais pas ton mépris - au contraire, ça te permettais de renforcer ton masque.

« Ce n'est pas parce ton respect n'est pas personnel qu'il est fondé. Tu suis juste la culture et la société comme un vulgaire mouton. »

Tu fais une pause, ramenant ton regard vers l'homme.

« Tu ne me connais pas. Certes, j'ai peut-être du temps si je viens ici - mais cela n'implique pas que je réfléchis misérablement à ma vie, ou que ce dont tu veux me parler sera plus intéressant qu'un débat sur les pieds de notre prof de SVT. »

Tu le prends de haut - ton masque aime faire ça, quand les gens t'agacent. Tu relèves même la tête d'un geste hautain, baissant le regard vers lui - montrant explicitement que tu méprise sa présence.

« Mais parle. Dis moi ce qui est si intéressant que je devrais arrêter ma balade nocturne ou ne pas retourner me coucher, je t'écoute. »

Ton visage n'exprime rien, mais tu es hautain, arrogant - tu te moques même de lui, tu es ironique, et on peut clairement l'entendre à la façon dont tu as prononcés tes mots.
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Mar 12 Juin - 8:29


« contrairement à vous je n'ai pas utilisé le mot « misérablement » ...»



Ledelweiss se retourna enfin vers son interlocuteur forcé, le fixant de ses yeux jaunes perçants, bien que peut être dans la nuit cela ne se voyait absolument pas. Il avait un petit sourire en coin qui tenait plus de l'amusement que de la moquerie. Pourtant, il se sentait si inconfortable dans cet échange. Il détestait personnellement qu'on lui impose des choses, une présence et il faisait pourtant exactement pareil à quelqu'un d'autre. En fait le paon contrairement à ce que son entourage pouvait penser, n'avait jamais valu plus que n'importe qui et le garçon couleur hermine en face de lui avait l'air d'être dans la même situation que lui . Mais ce qui l'énervait le plus c'était de savoir que quelqu'un qui a assez d'influence pour faire valoir des idées, ne faisait que se plaindre d'un statut qui lui était inné et qu'il n'avait donc pas forcément mérité.
* Pourquoi dans notre monde aujourd'hui, plus personne n'est capable de dire merci *


 « Qu'il soit personnel ou non un respect n'est fondé que sur des points de vue. Et de part sa définition nous ne pouvons pas choisir le respect que les gens nous donnent ou nous refuse. Quand je dis que je n'ai personnellement aucun respect pour vous, c'est parce que je pense que vous êtes quelqu'un qui se pense faible, qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez, on dit de vous que vous êtes froid, distant, méchant tout simplement et que cela soit dû à votre passé ou non je m'en contrefiche. Et pourtant même si cela me dégoutte j'ai besoin de vous »

L'hybride fronça les sourcils et se corrigea

« non pardon, je n'ai pas besoin de vous .. j'ai besoin de l'image que les gens vous donnent. .. cela veut dire ... que ce n'est pas vous.. ce n'est pas à la personne qui est derrière votre statut d'Originel que je m'adresse. Vous n'avez pas à craindre quoi que ce soit de ma part je ne peux pas faire de mal à une image... d'autant plus que vous n'avez pas l'air d'y tenir non plus à cette image. »


Ledelweiss était toujours focalisé sur le jeune Originel. Il respira un bon coup. Parler autant n'était pas dans ses habitudes. Pour lui le poids du silence et de l'écoute avait toujours eu plus de valeur. Pourtant, cette fois il ne demandait que cela ! Qu'on l'écoute pour une fois qu'il ouvrait le bec ! Avoir la chance de pouvoir rencontrer un Originel, de sa branche animale en plus mais qu'il soit d'un caractère aussi détestable ce n'était vraiment pas un cadeau. C'était comme recevoir un énorme présent avec à l'intérieur un cadeau aussi petit qu'inutile.

Mince, le paon venait de s'apercevoir qu'il avait toujours les sourcils froncés et cela devait nettement trahir le fait qu'il réflechissait et que de ce fait il ne maîtrisait absolument pas la conversation. Quand on a besoin de tout calculer c'est que l'on est sûr que quelque part on a aucune confiance en soi

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Mer 13 Juin - 0:52
  • Lykos Fjÿng
  • Ledelweiss Ankh
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Aux premiers mots de sa réplique, tu fronces les sourcils. Il n'avait peut-être pas utilisé le mot « misérablement », mais tu n'avais pas non plus impliqué que tu parlais de toi - loin de là, même. Jamais tu ne dirais à quelqu'un que tu te trouves misérable - jamais tu ne le penseras, même, lorsque ton masque est porté. Jamais tu n'aurais parlé de toi de cette manière - et jamais tu ne le feras avec ta protection de pierre. Tu méprisais alors cette assurance qui l'habitait - tu méprisais qu'il pense subitement tout savoir, parce que tu as utilisé un mot de trop. Tu soupires - un soupir long et fort, qui démontre ton exaspération.

L'homme se tourne vers toi, et tu n'aimes ni la façon dont il te regarde, ni la façon dont il te parle. Tu as l'impression qu'il te défie, qu'il joue avec toi - peut-être même qu'il se moque, et tu n'aimes pas ça. Tu détestes ça, même. Tu te renfrognes - tu plisses les yeux. Tu deviens encore plus froid - glacial, ton visage n'est plus qu'un mur de fer auquel il se heurtra.
Tu n'aimes pas ses mots. Tu as l'impression qu'il essaie de te faire tomber, pour te regarde de haut - à son tour. Peu importe ce qu'il dit, si tu estimes que le respect de quelqu'un est infondé - alors tu le refusera.
Il t'avoue qu'il n'a réellement aucun respect personnel pour toi - qu'il pense te connaître, savoir ce que tu penses, savoir ta propre estime de toi-même. Il te balance ce que les gens disent de toi - et tu le sais, car c'est toi qui t'es créé cette image, ce masque. C'est toi qui l'a monté de toutes pièces. C'est ce que tu veux des gens - c'est ce que tu veux qu'ils voient.
Mais lorsqu'il énonce que ça le dégoute, tu tiques : l'hypocrisie chez les gens, tu ne supporte pas ça. Tu ne supportais déjà pas devoir être hypocrite, sourire aux dîners mondains pour être « parfait » - mais lorsque ce sont les autres, qui jouaient la comédie tout en te méprisant parce qu'ils avaient besoin de toi, tu détestais ça encore plus.

Il se reprend, mais tu ne veux déjà plus l'écouter. Il dit qu'il a besoin de l'image que les gens te donnent - seulement de ton image. De ton statut d'Originel. Et il insinue que tu n'y tiens pas - il n'as pas tort, tu détestes être idôlatré de tous juste pour ce statut. Mais même si tu te détestes, c'est tout de même toi - et tu ne sais pas ce qu'il veut faire de ton image. Ton image d'Originel parfait - ton masque que tu portes tous les jours. Tu as mis du temps à peaufiner ce visage, tu ne peux le laisser à n'importe qui.

Serrant les poings, le visage aussi glacial qu'une rafale de neige, tu te lèves - prenant ainsi plus de hauteur pour le regarder, pour te sentir plus grand. Tu peux véritablement le regarder de haut, ainsi. Tu le méprises du regard, il te dégoutes - lui qui cherche à t'attirer pour que tu lui offres ton image.

« Ne penses pas me connaître. Et n'implique pas que chaque mot que je dis me décris. Je ne me pense ni misérable, ni faible. Le point de vue des autres est peut-être faussé, c'est pour ça que je n'ai que faire de leur stupide respect. Je n'ai que faire de ce qu'ils disent de moi. Je suis ce que j'ai décidé d'être, point. Si ça te dégoûtes tant, ne joue pas les beaux sourires et va-t-en. »

Tu craches tes mots comme un serpent cracherais son venin. Tu fais une petite pause - en général, tu ne parles pas autant. Tu t'en tiens à des phrases courtes, simples, tu ne vas pas dans le détail. Mais il est tant qu'on lui explique que tu n'es pas là pour te soumettre à lui et pleurer comme un enfant.

« Mon image m'appartient. Et tu ne me connais pas, ne me juges pas sur les on-dit et ce que tu peux voir. J'ai passé du temps à la consolider, je ne vais pas la livrer à un inconnu pour qu'il la salisse comme un porc.»

Tu le toises, le regard dur et froid.

« Maintenant, si tu es juste là pour faire semblant de savoir qui je suis et me juger sans me connaître pour me faire perdre mon temps, sans me dire ce que tu veux clairement, alors la discussion est terminée. »

Et sur ces mots, tu lui tournes le dos - montrant alors que s'il n'a rien de plus à ajouter, le dialogue est clos.
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Ven 15 Juin - 14:44
Les alentours boisés du lac scintillant laissaient échapper dans l'air nocturne leurs senteurs boisées et les arômes des fleurs de la nuit. Le chant des criquet et les lignes merveilleuses du vent accompagnaient en cette symphonie le ballet odorant des humeurs de la nuit. Ce même spectacle semblait encadrer la rencontre exceptionnelle entre le divin et l'humble profane, une union peu convaincante dans laquelle l'élément le plus faible se fait rapidement souffler tant physiquement que verbalement. Qu'est-ce que le divin ou l'immortalité pouvait donc bien valoir auprès des nombreux mais humbles profanes? Pourquoi tant s'agiter envers un être exceptionnel qui se révélait aussi aimable qu'un chihuahua excité? Ce fut un mystère qui trouvera surement plusieurs éléments de réponses sans jamais proposer une réponse exacte. Ainsi, même dans la nature harmonieuse rassemblant les êtres vivants de toutes sortes, il résidait encore les affres d'une pensée sacrée et pourtant si sombre dans son adulation... comme si un monde animal avait besoin d'un nouveau rang d'élite... surtout pour un être au plus bas de la chaîne alimentaire.

Et pourtant, John Jackson Purple ne semblait pas vouloir se laisser écraser par cette fatalité ou cet ordre établi. "Ordre"... voilà bien un mot qu'il aurait écrasé sous ses bottes avant de lui pisser dessus si cela avait été possible. C'est bien l'ordre qui avait fait en sorte de laisser le respect à des pouffiasses et des connards mal dans leur peau et mis au rejet des gamines et des mioches trop gentils au niveau des latrines. Cela était plus facile de se cantonner à l'ordre établi. On y vit certes médiocrement mais avec l'assurance de se lever le lendemain. On cherche la survie quand on avait quelque chose à perdre... C'était loin d'être le cas de ce classe 4 qui avait tout perdu de son ancienne vie et qui n'avait strictement rien eu dans ce nouvel enfer. Il avait pu rencontrer des figures amicales mais aucune qui n'eut réussi à lui imposer la prudence. Il restait le punk aux tendances anarchistes, le blond qui s'évadait par l'alcool, la clope, la fenêtre.... et surtout par la musique qui fut son plus beau moment de liberté... mais une liberté qu'il préférait garder pour lui seul.

C'est cela qui le conduisit, après un long trajet, aux rives du lac scintillant. Il avait écouté les bruits de couloir, avait entendu parlé de l'arrivée de plusieurs êtres exceptionnels appelés "originels"... mais surtout entendu parler du lac scintillant qui avait le plus de chance de voir passer un de ses êtres distants, car le lac était peu fréquenté en cette période de l'année. "Peu fréquenté" était resté aux oreilles de John comme une douce promesse de tranquillité, la possibilité de s'éloigner un soir de l'école et rester tranquille. Quoi l'originel? Qu'avait-il à foutre de l'originel? Un n-ième hybride qui appuiera encore plus sa souveraineté par son caractère unique qui échappait encore au britannique? Il pouvait se baigner à poil dans le lac, faire ses rituels à la con ou il ne savait quoi, John s'en foutait. Il voyait une opportunité de s'accorder une soirée tranquille, à laisser l'odeur de sa cigarette se mêler à la douceur des jasmins de nuits... écouter le crépitement de la braise incandescente dans l'air calme de la nuit, se marier au bruissement des feuilles des arbres voisins. Pour le coup, le crocodile put comprendre pourquoi le choix d'un être qui souhaitait se retirer s'était posé sur cet endroit... mais il devra faire avec. John aussi voulait en profiter... et puis avec un peu de chance, cette histoire d'hybride légendaire serait du vent et il ne trouvera sur les rives du lac rien d'autre que le calme absolu.

Ce fut pour cette raison qu'il arriva à la lisière de la forêt, s'approchant des rives du lac, gardant l'étui de sa guitare accrochée sur le dos. S'il n'y avait personne, peut-être cela l'inspirera pour jouer un morceau, histoire de parfaire cette expérience. Mais en arrivant, son sourire disparu en constatant la présence de deux hybrides qui étaient déjà sur place.
*Merde! Et moi qui espérait être tranquille!* pensa John alors qu'il grommelait un juron dans le silence de la nuit. Deux mecs en pleine nuit. L'un semblait retourné vers le lac alors que l'autre semblait s'adresser à lui. Celui tourné vers l'eau semblait dégager une sensation particulière de son être. Etait-ce sa chevelure d'argent ou son visage impassible emprunt d'une certaine beauté qui faisait cet effet? Etait-ce un hybride dangereux? En tout cas, l'hybride à la longue chevelure noire semblait bien plus humble devant cet être candide. Peut-être était-ce un couple de gays qui avaient du mal à assumer... Monokuro n'était peut-être pas exempt d'homophobie, ce qui pouvait expliquer pourquoi ils s'étaient retrouvés à cet endroit. La conversation fut close lorsque John était arrivé, et la possibilité d'une relation entre ces deux hommes lui semblait plausible en un sens. Personnellement il n'avait rien contre les homos... mais il fut hors de question qu'ils viennent leur tenir la chandelle. Il allait oublier les arpèges au clair de Lune et se contenter juste de prendre l'air.

Les brindilles craquèrent sous ses bottes alors qu'il s'avançait vers le lac et révélait sa présence sans gêne aucune. Sa queue reptilienne remuaient alors que les pupilles animales de ses lentilles spéciales se dilataient pour s'accoutumer à l'obscurité. Près de l'eau, il posa son étui et retira ses bottes, venant se retrouver pieds nus. La morsure fraiche de l'eau au contact de sa peau lui provoqua un brusque frisson proche de l'extase. A ce même moment, John chercha dans sa poche, son paquet de cigarette pour en sortir une et se l'allumer. Lorsque la flamme du briquet jaillit, éclairant son visage dans l'obscurité de la nuit, ses pupilles s'étaient rapidement rétractées avant de se dilater de nouveau lorsque que la flamme disparu au même moment que disparaissait la pression du pouce sur la gâchette du briquet. Une première inhalation fit entendre le léger et doux crépitement du tabac incandescent avant de lâcher dans un soupir la fumée se libérer dans l'air, souhaitant étreindre la lune... avant de disparaître comme un mirage duveteux. L'extase était parfaite: la fraicheur de l'eau, la chaleur du tabac venant alanguir ses pensées et le plonger dans un état proche de la plénitude. Il avait prit soin de demeurer à distance des deux autres hybrides mais sans plus. Ce coin était parfait. Ce qu'ils avaient comme histoire ne le regardait pas. Et pourtant, ironie est de constater pour l'observateur de cette étrange pièce, l'arrivée d'un élément plus modeste que l'humble profane face à l'adoration de son idole... le médiocre et misérable humain. Celui-ci ne porta pas de considération particulière à l'un ou à l'autre.


[HRP: désolé pour mon retard Lykos, j'ai été rapidement dépassé au cours de la semaine, en espérant que tu apprécies la réponse et que je n'arrive pas trop tard]
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Noblesse

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Mer 20 Juin - 3:53


Le Paon se murait derrière son silence. Les dagues assassines lançait par la langue de l'être blanc avait atteint leur cible. Comment une seule personne pouvait t'elle avoir autant de haine, une haine si naturelle envers les autres. Bien qu'insistant et dérangeant, Ledelweiss n'estimait pas mériter autant de mépris de la part d'un individu qui ne le connaissait pas non plus.

Avant que celui-ci ne se tourne, il avait remarqué tous ses petits indices sur son visage, ce dégoût qui se traduisait aussi bien verbalement que physiquement. Jamais quelqu'un n'avait regardé l'hybride coloré comme cela. Non pas que personne n'avait osé, mais plutôt que personnes n'en avait eu l'occasion.

Le jeune Ankh défronça les sourcils, et c'est une expression d'incompréhension que ses traits dessinèrent alors. Il baissa le regard se focalisant sur l'eau légèrement mouvante de la rive et sur le l'image plutôt flou de lui-même qui lui était renvoyée. Pourquoi fallait t'il que la majesté de l'hybride paon soit toujours liée qu'à son physique, pourquoi tout les regards se tournait vers lui dans les couloirs alors qu'il ne faisait aucun effort pour cela … Et alors pourquoi, pourquoi n'avait t'il pas cette majesté de caractère qui aurait pu accompagner son physique et faire de lui quelqu'un de crédible... Dès que le paon ouvrait la bouche, il perdait toute confiance, il ne maitrisait pas les subtilités du langage et se trouvait donc toujours dans une situation de malaise lorsqu'il devait s'exprimer. C'était injuste.

C'était d'ailleurs pour cela que sa meilleure défense, du moins celle qu'il utilisait le plus, avait toujours, était le silence. En vérité, cela n'était pas vraiment un choix vu que la rhétorique n'était pas son fort, il n'avait que cela pour lui. Parfois, cela marchait. Le silence avait la capacité, par son absence de donnée de pousser les autres à la réflexion et à l'imagination. Il pouvait être un outil redoutable quand il était bien utilisé. Ainsi, dans un conflit, on ne pouvait savoir, ni sa position sur des sujets, ni comment il se sentait vis à vis de la situation. Cela lui allait bien, lui qui avait toujours mit un point d'honneur à rester neutre et à ne pas avoir l'air de juger les gens.

Le souci étant qu'a ce moment, face à l'originel acerbe, son silence se transformait en mutisme. L'outil alors si efficace se transformait un panneau lumineux indiquant la défaite cuisante et le manque d'argument du jeune Ankh .

Touché coulé.

Bien qu'il le cachait et que pourtant, il jugeait les gens naturellement, il ne le faisait jamais avec un regard de haut. Selon lui, personne ne pouvait s'empêcher de juger autrui, mais ce n'était pas une excuse pour ne pas le faire intelligement. Hélas, sa non-maîtrise du dialogue et son envie de dominer la conversation venait de montrer de lui tout l'inverse. Et l'originel avait raison de le penser. Vraiment, Leldelweiss avait échoué...

Ses pensées commençaient alors à être désordonnées. Plongé dans son mutisme tête baissée, il n'arrivait pas à trouver de solution pour se rattraper. Il ne répondit donc à aucune des remarques de son interlocuteur et le laissa se retourner. Quand on fait un mauvais départ comme celui-là, il faut savoir accepter l'idée que l'on n'arrivera pas premier. Et assumer devant le public son erre. Ledelweiss Ankh déclarait forfait.

Cela lui coûtait en estime, surtout qu'il n'était plus seuls à présent, et il se demandait si cette autre personne aller le mépriser autant. L'hybride lança un regard furtif au nouvel arrivant et déviât aussitôt le regard. Le voir avec sa cigarette lui avait également donné envie. Il fouilla donc dans son vêtement pour en sortir une mais après quelques secondes de recherche ne trouva rien pour l'allumer. Et zut, mauvaise soirée, lui qui voulait prendre le temps de respirer et de se perdre et se cacher derrière un écran de fumée, c'était encore raté N'ayant plus très envie d'ouvrir le bec et de demander quoi que ce soit à quelqu'un, il rangea l'infâme cigarette avec ses congénères.

« Dans l'eau gazeuse un paon déplie la rumeur et les yeux de sa queue. »
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Ven 22 Juin - 16:01
  • Lykos Fjÿng
  • Ledelweiss Ankh
Celui qui devait trouver un oiseau pas si gris
Tu attends une réponse de l'homme - réponse qui ne vient pas. Seul son silence te répond - silence qui semble nuancé avec les bruissements de feuilles et les crissements d'insectes. Tu soupires - agacé d'avoir été dérangé pour rien. Tu serres tes poings - tentant de te calmer. Tu ne jettes même pas un regard à l'autre - il a perdu l'échange. S'il veut te parler à nouveau, qu'il te présente des arguments digne de ce nom.

En plus de ça, il y a un autre arrivant. Tu tentes de l'ignorer - même s'il dégage une fumée âcre qui te dégoûtes. Tu lui jette un regard - une moue sur le visage. Tu ne comprends pas comment on peut supporter cette odeur - mais peut-être est-ce juste toi qui ne la supporte pas. Ça te rappelle un peu l'odeur de l'homme qui t'avais souillé.
Tu secoues la tête - chassant cette image de ton esprit. Tu portes ton masque, tu ne peux te laisser aller à de futiles souvenirs.

Tu commences alors à t'éloigner, refermant tes ailes sur toi. On t'as dérangé, tu n'as plus rien à faire ici. Ou alors, tu n'as qu'à aller de l'autre côté, mais ça donnerait aux autres une possibilité de revenir te parler. Tu n'auras qu'à les renvoyer une nouvelle fois, jusqu'à qu'on t'offre des arguments valables pour venir te déranger et te demander de l'aide.
Lorsque tu passes au niveau du nouvel arrivant, tu caches ton nez de ta main - l'odeur de cigarettes t'es vraiment insupportable. Elle te fait tourner la tête, t'empoisonne le souffle, te rend nauséeux. Une nouvelle fois, tu ne sais pas comment les autres peuvent la supporter.
Des images te reviennent - et tu as l'impression de voir trouble. Tu t'efforces alors de te concentrer sur ta respiration - tu dois garder ton masque, tu dois le porter avec fierté et élégance, tu dois le porter comme s'il s'agissait de ton véritable visage. Tu ne peux laisser place à l'hésitation, aux souvenirs ou aux émotions. Tu dois rester de glace.

Tu es agacé. Troublé. Tout ce que tu désires, c'est un peu de tranquillité - et si tu rentres dormir maintenant, c'est ton esprit qui viendra t'embêter. Mais si tu restes ici, l'homme reviendra à la charge alors que tu observes la beauté du lac.
Tu t'assieds donc à l'autre bout de la berge, réfléchissant à ce que tu pourrais faire. Tu fixes la surface lisse et brillante - tu fixes la fausse lune dans les entrailles du lac, attendant une réponse de sa part. Le clone astral t'appelles - il t'appelles à le rejoindre dans les entrailles glacées de la surface d'eau. Tu te relèves donc, retire ton haut, et pénètre dans l'eau glacée.
Un léger frisson te parcourt, mais tu le caches - et avance dans cette eau qui se fond avec ton masque, qui est de même température que ton attitude.
Ainsi, tu nages gracieusement le long du lac - avant de paisiblement te retrouver sur le dos. Là, couché sur le miroir, tu peux apprécier le monde véritable d'en haut.


HRP:
 
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Humain

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Ven 6 Juil - 23:18
La situation vint presque à en être agaçante lorsqu'il observa le regard et les manières du garçon à la chevelure d'argent. Il semblait déjà bien plus hautain que l'autre garçon qui n'avait de hautain que l'apparence, semblant bien manquer de cette assurance propre aux gosses de riches. Bien au contraire, le brun semblait perdu autant par son regard que par son attitude indécise. John n'avait pas manqué son regard dévié plutôt rapidement, comme s'il redoutait le regard du crocodile. Etrange. Il n'avait pourtant pas menacé ce mec au bahut et certes il était agacé de ne pas trouver ce point vide de tout hybride mais il ne pensait pas que son simple regard pouvait dissuader ce jeune homme de le regarder. Les apparences étaient peut-être trompeuses et sûrement ce garçon se révélait-il timide. Le crocodile n'avait pas non plus manqué l'hésitation de ce jeune homme a s'allumer une clope. Il l'avait vu sortir ce charmant bâton de cancer, le saisir entre l'index et le majeur, prêt à le mettre en bouche avant de se raviser.

Au vu de la réaction du mec aux cheveux d'argents, John sembla comprendre pourquoi il se raviser. Ce jeune homme semblait bien moins timide et bien plus assuré malgré ses manières de noble froissé. Ce dernier semblait visiblement incommodé par la fumée de la cigarette de John. "Sembler visiblement" n'était d'ailleurs pas le terme exact: il faisait clairement comprendre à John que cela l'incommodait autant par son regard boudeur sur le visage qu'au pincement de nez qu'il fit alors qu'il venait le dépasser pour se diriger vers un autre endroit du lac. Que ce fut la fumée de la cigarette ou la compagnie d'un punk et d'un mec qui avait perdu ses moyens, le garçon aux cheveux d'argent ne semblait guère emporté par une telle compagnie. John n'allait pas vraiment lui en vouloir pour ça, lui non plus n'était pas grandement emballé à l'idée de partager la tranquillité d'une soirée au bord du lac à apprécier un moment de calme. Cependant, bien que ce fut légitime car les deux jeunes hommes étaient arrivés avant lui, il n'allait pas se montrer tendre et conciliant, surtout en montrant un visage blasé et en faisant autant de manières... cela n'était guère une entrée en matière appréciée du reptile qui prit rapidement une posture légèrement hostile lorsque l'oiseau de la nuit le toisa avec sa moue. John n'avait pas baissé son regard et l'avait même fixé dans les yeux, de ses deux pupilles reptiliennes dilatées au vu de la faible luminosité de la nuit. Il fronça les sourcils avant de maugréer un audible:


Fait pas tant de manières ducon!

L'insulte était venue naturellement sans véritablement réfléchir, plutôt comme une simple nomination péjorative qui montrait rapidement le positionnement d'idée du blond face à l'attitude marquée du jeune homme aux cheveux d'argent. S'il aurait ouvert sa bouche pour lui demander car il aimait pas la fumée ou qu'il avait des problèmes de poumons, John aurait quand même fait l'effort d'écouter et se décaler. Mais non, il s'était juste contenté de le regarder comme s'il fut un tas de merde indisposant avant de se pincer le nez. Il fut alors normal pour le blond de ne pas se montrer un tant soi peu aimable (déjà qu'il ne l'était que rarement) envers le garçon. Au moins, ce dernier pouvait déjà étiqueter John comme rustre, il se le cachait pas, mais aussi brutalement honnête en un sens, n'hésitant pas à montrer et dire son mécontentement.

Le crocodile observa longuement cet hybride s'éloigner. Tous deux semblaient avoir des attributs propres aux oiseaux avec un plumage plutôt particulier et surtout imposant, ignorant encore que cela fut replié et qu'il n'en voyait qu'une faible partie. Après avoir fait attention à ce détail, il concentra son attention à ses pieds dans l'eau, s'étant légèrement enfoncés dans la fange du bord de lac. Il pouvait presque sentir la boue se refermer sur ses pieds et venir les isoler de la fraicheur de l'eau en cette soirée d'été. Cette sensation d'un indescriptible et modeste plaisir semblait rapprocher John de sa soirée idéale, rêvant de son être, semblable à ses pieds nu, fondant dans la boue au point même d'ignorer l'eau, d'ignorer la fraicheur et la vie aquatique. C'était un échantillon de paix qu'il ne voulait pas s'épuiser à faire comprendre à autrui, songeant bien que sa vision du monde (notamment grâce à la musique) était bien différentes d'autres personnes dont la majorité définissent le bonheur dans le coup d'un soir après avoir été rempli d'une bouteille de Scotch pour se donner de la vigueur et oublier le visage de sa partenaire. Ou encore simplement passer par la bouffe et en exagérer les saveurs, "la bouffe c'est la vie"... et il ne comptait pas les saletés de "Carpe diem" que les jeunes de son âge aiment sortir à tout va, ceux là même étant loin de profiter pleinement de chaque minute de leur vie.

Il tourna le regard vers le centre du lac scintillant. Le jeune homme à la chevelure d'argent était entré dans l'eau et s'était mis à faire la planche, venant se baigner dans un océan étoilé. A ce spectacle, John songea que le nom même du Lac Scintillant lui allait comme un gant avec des nuits aussi dégagées que celles-ci. Les cheveux argentés du garçon se mêlaient harmonieusement à l'ondée du lac, venant enlacer le reflet des étoiles dans leur courbes. Son regard semblait pensif au delà de sa contemplation, comme s'il cherchait une réponse logique dans un spectacle aussi vaste qu'une voute lactée. Ou peut-être fut-ce la fatigue qui attaquait ce jeune toxico de John Purple. Quoi qu'il en fut, il tourna de nouveau son regard vers le brun à l'air désemparé. Il avait définitivement abandonné l'idée de fumer; par dépit vraisemblablement. Le crocodile soupira et sortit son paquet plutôt léger cette semaine. Il fut dépité à l'idée d'être limite pour se fournir en clope, commençant à être à court d'idée pour se trouver des clopes. Il n'allait pas faire le coursier jusqu'à la fin de sa vie. Il devra surement trouver un travail sur le long terme. La moitié de sa cigarette et il pensait déjà à la prochaine. Non... il fera un effort pour se la griller seulement quand il sera rentré dans sa piaule. Voyant que le garçon aux cheveux argentés fut dans le lac, John songea que le brun n'avait plus de raison de s'empêcher de fumer. Il retira son briquet au symbole d'un groupe américain (celui des Twisted Sister). Heureusement, peu d'animaux de Monokuro ne connaissaient la culture humaine, et il put faire passer cela pour un garage band peu connu... bien qu'en y réfléchissant, une grande majorité des groupes avaient commencé comme ça. Il finit par interpeller le brun et attendit d'avoir toute son attention pour lui montrer le briquet et le lui envoyer pour qu'il l'attrape.


Hey! ... Tu peux me dire ce qu'il a ton mec? Il a ses règles?

Si John restait vulgaire, il semblait quand même vouloir établir un semblant de dialogue, se disant qu'il ne pouvait pas être pire et hautain que le mec qui baignait dans le lac... ou la peste qui lui avait empoisonné la vie à la fête du noblion de monokuro. Par ailleurs, il n'avait pas manqué de faire la confusion ouvertement comme une question indirecte formulé comme une affirmation: à savoir qu'il avait pensé, de loin, qu'il s'agissait de deux hommes sortant ensembles.

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Mer 18 Juil - 9:02




On pouvait reprocher bien des chose et ce jeune homme ailé, mais pas le fait d’être disgracieux. Son allure se fondait parfaitement avec l’environnement lacustre. Peut-être était ce l’effet nocturne et scintillant, mais c’était contrairement a son caractère, un spectacle agréable.

Ce qui fit aussi plaisir à Ledelweiss en ce moment troublé, fut que le nouvel arrivant  n’avait pas l’air d’apprécier non plus ce caractère-là. Au moins il était sûr que ca ne venait pas qu'entièrement de lui, mais que c’était avec le peuple en général que ce blanc-bec de volatil se montrait si froid… Si froid… Autant que le lac dans lequel il se baignait tient ! Ca lui ferait bien les pieds !

L’hybride se tourna alors vers son prochain interlocuteur, et avec un signe de tête accepta et rattrapa le briquet des deux mains.  Juste avant d’allumer  sa cigarette il ajouta comme réponse :

«Je crois qu’un jour quelqu’un a dit quand un arbre n'a pas de fruits, ses branches se dressent, arrogantes et hautaines. De même, l’imbécile se croit toujours meilleur que son prochain. J’ignore son histoire, contrairement à ce que tu insinues, je ne le connais que de nom… Mais un caractère est un caractère et le sien n’est pas vraiment excusable… »

Maktub -
Paulo Coelho


Ledelweiss regardait de ses yeux jaunes, (ou presque marron avec l’obscurité), le jeune homme , il était évident qu’il avait des attributs de reptiles… Mais le paon ne s’y connaissait pas assez pour déterminer plus le nom d’une espèce particulière, même si cela avait l’air d’un reptile plutôt imposant. Et tout en savourant sa cigarette, il s’adressa une nouvelle fois au garçon, fatigué de rester en retrait de tout dialogue.

« Et vous qui êtes vous ? Un hybride reptile non ? Je me demande à quoi ressemblent les différents pays des reptiles cela doit être magnifique non ? »

Ledelweiss Ankh avait toujours était très curieux  des différentes cultures. S'il n’était pas un noble, il aurait adoré être professeur ou chercheur dans ce domaine. D’ailleurs à quoi ressemblait la terre natale d’un être comme l’originel de ce soir ? Le paon jeta un nouveau regard vers le lac et au fond de lui il espérait que cette contrée soit aussi belle que le lac dans lequel il baignait.

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Sam 28 Juil - 18:30
  • Lykos Fjÿng
  • Ledelweiss Ankh
Celui qui devait trouver un oiseau pas si gris
Calme et sérénité - voilà ce qu'il te fallait. Ainsi allongé sur la surface d'eau, tu pouvais être seul et tranquille. Tu avais ignoré l'autre au bord du lac, avec sa cigarette - à quoi bon lui porter un quelconque  intérêt, lorsque tu pouvais tout simplement te relaxer en fixant le ciel étoilé. Lorsque tu pouvais observer la lune - la lune qui t'avais appelé en ces eaux. Tu la regardais attentivement, lui posant des tas de questions silencieuses - le reste n'importait plus. Tout ce qui t'entourait n'était plus que flou et néant - c'est comme si tu étais seul, seul dans ce monde, seul dans cette dimension miroir offerte par le lac. Seul parmi les étoiles, seul dans l'obscurité. Au fond, c'est peut-être ce que tu désirais - la solitude.
Mais c'était aussi ce que tu redoutais le plus.

Tu restes ainsi, sans te soucier du monde, lorsque tu sens quelque chose t'accrocher la cheville. Tu ne t'en préoccupes pas vraiment - pensant qu'il s'agissait d'une longue feuille, ou d'une autre chose inoffensive. Cependant, l'accroche semble se resserrer et tirer vers le fond du lac - tu as alors à peine le temps d'être surpris que tu te retrouves sous l'eau, sans avoir eu le temps de prendre ta respiration.
Tu te débats alors, essayant de remonter à la surface - tandis que ton pied se fait tirer. Tu tentes de donner des coups - en vain, seule l'eau est brassée par tes mouvements. Tu as beau essayer de remonter,  rien n'y fait - et tu commences à épuiser le peu d'air que tu as emmagasiné.
Tu réfléchis à toutes vitesse, la panique t'envahissant un instant. Tu as un moment de doute - ne voulais-tu pas mourir ? Ne voulais-tu pas disparaître de ce monde ? Oui, tu le désirais. Mais tu sentais que tu avais encore des choses à faire dans ce monde - et que bien que ça ne ramènerait pas tes parents, ni ta vie d'avant, tu avais ce désir de vengeance envers le Roi.
Tu utilises alors ton pouvoir pour ramollir ta cheville au maximum - celle-ci passe donc dans l'étreinte de ce qui t'as attaqué, et tu arrives à glisser hors de ce piège. Tu nages rapidement vers la surface, prenant un grand bol d'air frais, avant de te hâter vers la rive. Là, haletant, tu te laisses tomber sur le bord - tentant de retrouver ton souffle. Tu secoues tes ailes pour les faire sécher, avant de les replier sur toi-même pour te recouvrir. Ta cheville te fait mal - très mal. Elle te lance, comme si elle avait été brisée - et c'est peut-être le cas, mais tu penses plutôt que c'est un contre coup de ton pouvoir. Tu auras du mal à marcher avec ce pied pendant quelques heures, si tu veux rentrer il te faudra boiter ou trouver un bâton - hors de question de demander de l'aide à quelqu'un.

Trempé et le souffle encore court, tu décides d'ignorer toute possible personne alentour et de te replier encore plus sur toi-même, attendre de voir si la douleur passe ou non - et attendant de te sécher un minimum avant de rentrer.


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Jeu 2 Aoû - 19:10
Une nouvelle bouffée venait apposer une caresse ardente dans la gorge du blond pendant que son regard se laissait dériver sur l'obscurité ambiante. Il pouvait voir l'autre garçon continuer à flotter sur la surface de l'eau, comme s'il se reposait, pensif, sur un lit d'étoiles. La réponse du garçon brun vint extirper John de cette contemplation et de ce moment de silence. Il sembla citer un écrivain, un philosophe, peut-être un chanteur pour donner un élément de réponse à la question précédemment posée. En tout cas, John n'avait pas la référence, il n'était guère un grand lecteur, surtout pas de la littérature pompeuse de sa nation d'origine. Au moins, quelque fut l'individu qui avait prononcé ces mots, il devait avouer que cela sonnait juste. Un moment, il avait eu peur d'être tombé sur un n-ième premier de la classe à la syntaxe prosélyte pour faire chavirer le coeur des filles un peu niaises et intellectuelles. "Comme le disait untel sur l'amour... Selon le grand philosophe..." John ne supportait pas ce genre de personne qui ne faisait que citer les artistes au lieu de répondre par eux-même, juste pour étaler leur culture et faire paraître leur auditoire plus idiot. Heureusement pour John, bien qu'il aie pu citer quelqu'un, le garçon semblait posé et loin d'être prétentieux à première vue. Il savait parler juste le bougre. Par ailleurs, l'hybride volatile lui apprit qu'il ne connaissait pas personnellement cet autre hybride qui se baignait dans le lac. Intérieurement, John prit note qu'il avait fait erreur en pensant de prime abord qu'ils se connaissaient. En effet, rien de précis n'indiquaient qu'ils pouvaient ce connaître hormis une logique qui s'était installé dans la majorité des esprits, qu'ils soient humains ou hybrides. Cependant, malgré la différence de langage et de statut social (sans compter la race réelle) qui pouvaient séparer John de son interlocuteur, le crocodile ne put qu'acquiescer la pensée de l'hybride oiseau: le comportement de l'autre garçon n'avait rien d'excusable. John avait bien put remarquer que le garçon à la chevelure argentée cherchait avant tout à s'éloigner de toute compagnie, se montrait froid et trahissait un renfermement sur lui-même. S'il avait pu le cacher au garçon, cela n'était pas passé inaperçu à John. C'était une sensation qu'il connaissait parfaitement: la souffrance d'un événement passé et dont la blessure n'a pas réussi à se fermer.

Il finit par s'extirper cette idée en tête, laissant ces réflexions dans un coin de son cerveau. Il n'allait pas prendre la défense de cet hybride hautain même s'il pouvait entrevoir les raisons de ce comportement, c'était pas au monde d'en subir les conséquences. Par ailleurs, John trouvait cela faible de la part de cet hybride qui aurait pu montrer plus de résistance face à ce qui pouvait le travailler, aussi tragique que ce fut. Le crocodile tourna son regard vers l'oiseau alors que ce dernier lui demandait qui était-il et lui posait des questions vastes sur son "pays". Si John gardait contenance, cette question avait le mérite de le mettre mal à l'aise. "Moi? j'suis un humain et je viens précisément d'un trou paumé appelé Wakefield, du pays des rosbifs". Voilà une réponse qui n'était pas loin de la vérité. S'il s'était documenté rapidement sur le pays des Crocodiles et de leur mode de vie, il n'y avait encore jamais mis les pieds, n'étant arrivé à Monokuro que depuis quelques mois. Il savait juste que le pays des crocodiles avait la particularité par deux types de climats distinct: un climat aride et sec et un autre chaud mais bien plus humide. Mais ce qui réunissait le royaume était un long fleuve qui baignait la province et devenait ainsi le lieu de rencontre de tous les types de crocodiles qui avaient la particularité (comme tout reptiles) d'instaurer deux heures de siestes obligatoires dans tout le royaume. Ce détail avait fait sourire John car cela lui rappelait une anecdote qu'il avait connu sur les horaires de travail des espagnols. Cela s'expliquait surtout pour la régulation de la température sanguine nécessaire aux reptiles qui sont des animaux à sang froid. Ainsi, entre midi et trois heures de l'après-midi, les crocodiles se prélassent dans les rues et souvent sur les rives du fleuve. D'autres royaumes de reptiles adoptaient cette mesure, mais pas tous. Mais revenant à la question de son compagnon de fumette, John se mit à réfléchir un instant avant de répondre simplement:


Jm'appelle John et, ouais je suis un reptile, un crocodile plus précisément... Par contre désolé, mais j'suis pas le mieux placé si tu veux causer voyage au pays des crocos...

Les excuses de John étaient sincères, l'oiseau pouvait l'entendre à sa voix et en constatant du léger remuement de sa queue reptilienne. Ce garçon ne lui avait rien fait de mal, si ce n'était qu'ouvrir une simple conversation. Pour une fois, un autre élève, surtout noble, venait s'adresser à lui comme un égal. Et bien qu'il ne le montrait peut-être pas, John appréciait sincèrement cette réaction. Il soupira longuement et tira une bouffée de sa cigarette pour en recracher la fumée dans le ciel en un semblant de nuage venant se dissoudre sous la lumière des astres.

Te méprends pas hein? C'est pas que j'ai pas envie de faire causette avec toi mais... comment dire... Prenons ton exemple, tu viens du pays de je sais pas quel piaf, excuse j'suis une quiche en géo et en races...Bref! Tu es intrigué par les autres royaumes, des contrées que tu connais pas... que t'as envie de découvrir... et la prochaine destination qu'on puisse avoir c'est ton pays d'origine. Moi je trouverais surement ça magnifique... mais pour toi ce sera surement déjà vu, tu pourras dire que c'est beau mais pas kiffer comme je kiffe la nouveauté... tu vois? Après, la maison c'est pas synonyme de trop de bons trucs. Enfin! si ça t'intéresse tant que ça, ouais... c'est plutôt sympa à aller visiter si tu supportes la chaleur et plus de 700.000 mecs et meufs faisant la sieste l'aprem...

Même sans le connaître, on pouvait comprendre aisément que John avait concédé à son interlocuteur d'accepter de répondre à sa question même s'il semblait moins habile au niveau des mots et de la syntaxe raffinée de l'autre garçon... et ce malgré une gêne apparente à parler du sujet. John, tout comme le garçon aux cheveux blancs, était généralement tenté d'éviter les gens, préférant porter le masque de la brute qu'on se plaisait à lui coller à cause de l'air amer qui semblait empreint sur son visage... il tentait d'éviter d'avoir de l'affection pour quelqu'un afin d'éviter à nouveau de devoir souffrir de terribles pertes. Cependant, le fait qu'il fut plus rustre et brutal que foncièrement mauvais ne lui permettait pas de faire preuve de méchanceté gratuite comme moyen de défense. Et cela résultait d'une difficulté première d'établir le dialogue. Une difficulté qu'on pourrait expliquer par une première méfiance. Il y a quelques mois, une punkette avait réussi l'exploit de le sortir de sa coquille, venant lui rappeler qu'il n'était pas seul notamment parce qu'elle fut humaine aussi. Mais voilà depuis quelque temps qu'il n'avait plus entendu parlé d'elle, venant à penser amèrement qu'elle s'était faite attraper et boulotter. Il essayait de ne pas trop y penser s'il voulait survivre un trimestre supplémentaire.

Chassant ces pensées de son esprit, John posa de nouveau son regard sur le lac. Ce qu'il observa lui fit froncer les sourcils... ou plutôt ce qu'il ne put observer: le garçon aux cheveux d'argent avait disparu. Possédait-il un pouvoir de téléportation? Les bulles qui ne tardèrent pas à remonter de l'eau ne permirent pas cette explication. Instinctivement John redouta le pire et réprima un juron avant d'éteindre rapidement sa clope grâce à l'eau et jeter rapidement le mégot pour tenter de remonter le garçon qui devait surement rencontrer des difficultés. Le crocodile s'apprêta à plonger dans les eaux obscures du lac mais le garçon fut plus rapide et finit par remonter à la surface. Cependant, il semblait bien affaibli par le manque d'air et la stupeur du danger de noyade. Peut-être en état de choc. John n'attendit pas pour aller l'aider. Certes il s'était montré hautain et exécrable mais cela ne justifiait pas de l'indifférence de la part de John ou de l'autre garçon. Il avait besoin d'aide et John ne voulait pas le laisser face aux difficultés après avoir couru un tel danger. Le reptile s'approcha de l'oiseau qui commençait à établir une protection naturelle à l'aide de ses plumes. Certes, l'été dominait la saison mais la légère fraicheur de la nuit assimilé à l'humidité pouvait être suffisant pour qu'il attrape quelque chose. Le garçon était torse nu, il était nécessaire de le couvrir sans attendre. Le crocodile s'était accroupi à ces côtés.


Merde! Mec ça va? Qu'est-ce qui s'est passé?

Il en profita alors pour observer le reste de son corps visible. S'il devait le bouger loin du lac, il devait prendre en compte une éventuelle blessure pour ne pas l’aggraver. Après avec un peu de chance, l'hybride avait juste eu une crampe qui s'était déclarée au mauvais moment et qui avait été la cause du petit voyage de l'oiseau dans les abysses ténébreuses.
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